Genre : Fantastique Réalisateur : P. Jackson Acteurs : M. Freeman,   R. Armitage Année de production 2013 Pays : US, Nouvelle-Zélande Durée : 2h41 Note spectateur : Note presse :
Synopsis (Source Allociné) : Les aventures de Bilbon Sacquet, paisible hobbit, qui sera entraîné, lui et une compagnie de Nains, par le magicien Gandalf pour récupérer le trésor détenu par le dragon Smaug. Au cours de ce périple, il mettra la main sur l'anneau de pouvoir que possédait Gollum...
Ma critique : Une première remarque pour commencer : 16 euros pour une séance de cinéma, cela devient délirant. Bon d’accord les places sont numérotées, la salle est très agréable, le 4k et le son Dolby Atmos c’est super. Et cerise sur le gâteau, j’ai croisé Philippe Conticini à l’entrée de la salle mais pour 16 euros, pas de part de Paris-Brest (bon là je plaisante…).
Ce qui m’a plu dans ce film, c’est que la 3D ne se fait pas remarquer et pour une fois je n’ai pas eu de problème de vision (cela doit être l’habitude). J’ai trouvé que les critiques en avaient fait des tonnes en disant qu’il y a de l’action tout au long du film. Ce n’est pas vraiment le cas, c’est quand même un peu long tout ça même si je ne me suis pas ennuyé. Peter Jackson a l’art de distiller cent pages en trois heures et l’on se demande par moments s’il n’a pas un peu rajouté quelques scènes au livre (la dernière fois que je l’ai lu, c’était il y a si longtemps que j’ai du mal à m’en souvenir). C’est le cas de Tauriel, elfe femme ; comme dans le « Seigneur des anneaux » où le cinéaste donne une place plus importante à Arwen que dans le livre, on sent le coup marketing destiné à attirer un peu plus de public féminin. Tauriel est une pure invention de l’auteur.
Les scènes de combat sont impressionnantes, peut-être un peu moins que dans le premier opus mais c’est quand même très bien fait, notamment les deux grandes scènes de bataille entre les Orques, elfes et nains sur le fleuve et surtout l’affrontement avec le dragon Smaug. Et le cinéaste rajoute une petite dose d’humour qui fait du bien.
Alors, alors… Bien sûr j’irai voir le troisième volet et j’achèterai probablement le Blu-ray. Mais ce film reste un film d’action et fantastique bien fait sans toutefois avoir le côté magique du livre.
Genre : Drame Réalisateur : C. Offenstein Acteurs : F. Cluzet,   S. Seghir Année de production 2013 Pays : France Durée : 1h36 Note spectateur : Note presse :
Synopsis (Source Allociné) : Yann Kermadec voit son rêve se réaliser quand il remplace au pied levé, son ami Franck Drevil, au départ du Vendée Globe, le tour du monde à la voile en solitaire. Habité par une farouche volonté de gagner, alors qu'il est en pleine course, la découverte à son bord d'un jeune passager va tout remettre en cause.
Ma critique : Alors, est-ce que François Cluzet allait en faire des tonnes en prenant son ton de mec super énervé comme il sait si bien le faire (voir par exemple dans « Les petits mouchoirs ») ? Et bien non, et c’est rassurant. Je trouve qu’il joue très juste tout au long du film, il est très crédible en vieux loup de mer même si je n’y connais pas grand-chose à la voile. En fait, si je classais ce que j’ai préféré par ordre décroissant, il y aurait d’abord les images, puis François Cluzet et enfin l’histoire.
Les images sont superbes, cela donne vraiment envie d’aller faire un tour en mer, on vit la course, la mer calme, les creux impressionnants… La seule chose qui est un peu décevante, c’est le Cap Horn. On s’attend plutôt à une mer déchainée, une pluie battante, et là tout est calme. Cela me rappelle mon premier contact avec le Loch Ness, je voulais voir un lac embrumé cachant ses trésors aux touristes, j’ai trouvé une mer d’huile, sans une seule vaguelette. Déceptif !
Autre reproche que l’on pourrait faire au film, c’est que l’on ne se rend pas compte que c’est une course autour du monde, cela va un peu trop vite. Fallait-il rallonger le film d’une demi-heure pour montrer la solitude du marin face à l’océan ? Je n’en suis pas sûr. C’est vrai que l’on a l’impression qu’il se passe toujours quelque chose : coup de téléphone, problème électrique, endormissement… mais au moins cela permet de ne pas s’ennuyer et même si je revendique le droit à l’ennui dans un film, je comprends que le cinéaste ait voulu toucher un large public en rendant ce film accessible.
L’histoire est quant à elle assez banale avec une fin très morale mais ce n’est pas si important que cela, on passe un très bon moment d’évasion sans se prendre la tête et c’est déjà très bien.
Genre : Fantastique Réalisateur : M. Carné Acteurs : Arletty,   F. Ledoux Année de production 1942 Pays : France Durée : 1h50 Note spectateur : Note presse :
Synopsis (Source Allociné) : Satan délègue, sous l'apparence de ménestrels, deux de ses suppôts, Dominique et Gilles, pour semer malheur et destruction sur Terre en l'an de grâce 1485. Alors que Dominique réussit sa mission en soumettant à son emprise séductrice le baron Hugues et Renaud, le fiancé de sa fille Anne, Gilles faillit à sa tâche en succombant amoureusement devant la pureté d'Anne à laquelle il ne devait apporter que tourments. Leur amour déchaîne le courroux de Satan qui intervient en personne pour achever son œuvre de désolation comme il l'entend.
Ma critique : Un film en costume dont l’action se déroule au Moyen-âge, ce n’était pas très engageant. Mais Marcel Carné, Prévert et Arletty étaient des bons arguments pour que j’achète le DVD. Et malheureusement, ce film a été à la hauteur de mes premières attentes : décevant. Je n’ai pas retrouvé la poésie de Prévert des « Enfants du Paradis », du « Jour se lève » ou bien encore de « Quai des brumes » ; sauf peut-être à la fin lorsque les cœurs des deux amants transformés en pierre battent encore au grand désespoir du diable.
C’est vrai qu’il n’est pas forcément facile de faire un film ayant un aspect moderne lorsqu’il se passe au Moyen-âge, la palme revenant à « Perceval le Gallois » de Rohmer qui est peut-être une prouesse ou plutôt une expérience mais un peu trop longue à mon goût pour ne pas provoquer l’hilarité. Si la modernité n’est pas dans l’action, les décors, les costumes, le cinéaste souhaitant coller au mieux à la réalité, il faut alors travailler sur la mise en scène et surtout l’image, la lumière, les mouvements de caméra. Mis à part la transformation d’Arletty en femme (ou tout au moins en habit de femme) qui est amusante mais sans plus, il n’y a pas grand-chose à se mettre sous la dent. C’est de l’archi-classique, bien fait mais finalement assez ennuyeux. Là où Murnau, Eisenstein, Fritz Lang, Vertov ont réussi, Marcel Carné a échoué.
En y repensant, il y a quand même un autre moyen non technique de rendre attrayant un film au premier abord désuet, il faut y mettre beaucoup, beaucoup de poésie et là un autre grand poète y a réussi : il s’agit de Cocteau dans « La belle et la bête » que j’ai revu récemment avec un immense plaisir.
Voilà, désolé d’avoir descendu un grand classique du cinéma français mais les monuments sont faits pour être détruits quand leur beauté n’est plus que dans le monumental.
Genre : Science-fiction Réalisateur : A. Cuaron Acteurs : C. Owen,   J. Morre Année de production 2006 Pays : US, UK Durée : 1h50 Note spectateur : Note presse :
Synopsis (Source Allociné) : Dans une société futuriste où les êtres humains ne parviennent plus à se reproduire, l'annonce de la mort de la plus jeune personne, âgée de 18 ans, met la population en émoi. Au même moment, une femme tombe enceinte - un fait qui ne s'est pas produit depuis une vingtaine d'années - et devient par la même occasion la personne la plus enviée et la plus recherchée de la Terre. Un homme est chargé de sa protection...
Ma critique : Je ne goûte pas vraiment les films qui se passent dans un monde post-apocalyptique probablement parce que je pense aussi que ce monde est possible. Notre monde est le résultat d’une lente mutation peuplée de sauts comme l’invention de l’agriculture ou la révolution industrielle. Ces sauts sont toujours allés dans le sens du progrès mais ce qui s’est passé par exemple pour les Mayas pourrait toucher toute notre civilisation. En une génération nous pourrions nous trouver au même stade que les acteurs des « Fils de l’homme » ; une des plus grandes qualités de l’espèce humaine étant l’adaptabilité aussi bien dans le progrès que dans la régression, ce nouvel équilibre est tout à fait probable. Ce n’est pas parce je crains ce monde que je ne veux pas le voir décrit dans un film, c’est plutôt parce que ce qui m’intéressait vraiment ce serait la description de la transition d’un monde à l’autre un peu comme dans le roman « Malevil » de Robert Merle (dont la transposition à l’écran n’est pas vraiment réussie).
J’ai lu sur « Allociné » que ce film comportait de nombreux plans séquence, la caméra étant comme un autre personnage du film reproduisant le regard du héros principal. Je ne l’ai remarqué que vers la fin lors d’une des nombreuses séquences de violence, il y a du sang sur la caméra qui continue à tourner autour de l’action, là cela devient vraiment crétin. Est-ce important ou non de remarquer qu’un film est fait de nombreux plans séquence ? Non, si c’est uniquement une prouesse technique un peu comme dans « Irréversible » car cela devient plus un argument marketing qu’autre chose. Mais bien évidemment oui lorsque la caméra caresse lentement l’action en battant suivant le même rythme que l’action ou la réflexion du spectateur. En bref, un plan séquence doit être discret mais pas trop. L’équilibre est ténu entre la grosse ficelle commerciale ou l’exploit technique comme dans « L’arche russe » et l’absence totale de perception du spectateur. Le réalisateur des « Fils de l’homme » est passé alternativement par les deux extrêmes sans jamais trouver l’équilibre.
Et je n’ai toujours pas parlé de l’histoire. Pourquoi ? Parce qu’elle est insignifiante, inintéressante et complètement prévisible et réchauffée. Et j’ai oublié de parler du thème de l’immigration qui est omniprésent. C’est bien pensant mais cela sent trop la récupération pour pouvoir m’intéresser. C’est un grand ratage où même si je ne me suis pas ennuyé, je n’y ai pris qu’un tout petit plaisir.
Genre : Fantastique Réalisateur : J. van Dormael Acteurs : J. Leto,   S. Polley Année de production 2009 Pays : France, UK, Belgique Durée : 2h17 Note spectateur : Note presse :
Synopsis (Source Allociné) : Un enfant sur le quai d'une gare. Le train va partir. Doit-il monter avec sa mère ou rester avec son père ? Une multitude de vies possibles découlent de ce choix. Tant qu'il n'a pas choisi, tout reste possible. Toutes les vies méritent d'être vécues.
Ma critique : Mr. Nobody fait partie de ces films auxquels j’accroche tout de suite et je finis par les noter quatre étoiles en me disant qu’il faudrait que je les revoie. Pourquoi les revoir ? Probablement parce que je n’ai pas saisi toute leur complexité ni leur message du premier coup. Mais c’est peut-être là que le bât blesse, à force de vouloir multiplier les messages, le cinéaste ne dépasse pas le rase-mottes ; c’est ce que j’ai souvent écrit à propos de Woody Allen. Cette suite de « concept droping » peut facilement dériver vers le pseudo intellectualisme. Ces films ne laissent que peu de temps pour respirer, digérer un peu comme si on lisait les aphorismes de Nietzsche à la chaîne sans prendre le temps de faire une courte pause entre chacun de ses petits paragraphes pour en apprécier toute la finesse. Les longs plan séquences de Tarkovski ou d’Angelopoulos (encore eux !) sont au contraire un moyen de ne pas finir en complète asphyxie. D’un autre côté je suis le premier à dénoncer les livres monoconceptuels ; les auteurs arrivent à tirer quelques centaines de pages d’une seule idée. C’est peut-être un peu par jalousie, j’ai du mal à broder, pour moi chaque mot compte. Je préfère la façon de boire le cognac de Talleyrand : « On prend le verre, hume les parfums, on repose le verre et puis on en parle ». Du moins c’est mon idéal car il m’arrive aussi de pratiquer la lecture au kilomètre, c’est surtout dû à ma grande gourmandise et je regrette par moments de rater les meilleures saveurs.
Il est bien difficile de trouver l’équilibre entre l’orgie et la contemplation. Je ne sais pas si je peux regarder pendant une heure le jardin zen de Ryoan-ji, compter chaque raie tracée dans les graviers, regarder un à un les trois amas de pierre et de mousse mais je sais qu’en le quittant ma frustration était grande, je n’étais pas seul. Le processus associatif est lent à mettre en place, en tout cas pour moi, savoir se libérer des stimuli environnants pour concentrer sa conscience sur ces quelques cailloux me demande un sacré effort.
Bien sûr le film tourne autour d’un de mes thèmes préférés : le déterminisme et c’est pourquoi il m’a plu. A ce thème s’accroche les concepts d’augmentation de la complexité, de la causalité, de l’immortalité de la matière. Les petites séquences où Nemo explique l’entropie, la création concomitante du temps et de l’univers sont plutôt pas mal faites. Même si je pense qu’il aurait pu éviter l’allusion à la théorie des cordes qui a dû perdre pas mal de spectateurs. On ne se sent pas intelligent parce qu’un film débite des termes soi-disant intelligents mais parce qu’on le comprend.
J’ai déjà écrit sur le déterminisme à propos de l’excellent film de Kieslowski : « Le hasard ». Il commence comme « Mr. Nobody », la destinée du héros dépend du fait qu’il arrive ou pas à attraper un train. Mais il va beaucoup plus loin que « Le hasard » qui est plutôt marqué par un pessimiste comme dans une tragédie grecque. Le libre-arbitre est complètement gommé, tous les chemins mènent à la même issue dramatique comme si ce qui se passait entre le point de départ et de fin n’étaient que des stériles gigotements. « Mr. Nobody » nous embrouille volontairement mêlant le rêve à la réalité et à la fin on en sait plus si tout ceci n’était pas les mondes crées par un adolescent comateux. Si ma propre réalité n’est pas une réalité alors pourquoi mon rêve ne serait pas une réalité aussi valable que celle qui tente de s’imposer à mes yeux. Et on revient encore et toujours à Platon. Toutefois, je pense que le cinéaste aurait pu s’affranchir de passer trop rapidement d’une séquence à une autre, comme pour expliquer que tout ceci n’est pas vraiment simple. Ou bien était-ce pour illustrer un nouveau concept, sous-jacent, qui transpire à travers toutes les images du film : les univers parallèles. Ces mondes se séparent lorsque le petit garçon hésite entre suivre sa mère ou rester avec son père. Ils déroulent alors chacun leurs fils à partir de cette causalité initiale. La vie n’est alors qu’une suite de déterminismes ponctués de quelques choix ou plutôt d’un seul choix initial. Chacun de ces univers est bien réel. Ou bien encore ce film ne serait-il qu’un prétexte pour illustrer un moment de libre-arbitre parmi tant d’autres rompant ainsi complètement avec le déterminisme ? C’est la fin qui permet de saisir la pensée du cinéaste : Nemo âgé dit avec la voix du petit enfant « Aux échecs, on appelle ça le Zugzwang, quand le seul coup valable pour s'en sortir... serait de ne pas jouer ». J’ai pu penser alors que balance penchait alors complètement du côté du déterminisme. Maintenant, un jour après avoir vu le film je ne sais plus trop. Et c’est cela qui me fait hésiter dans mon jugement un peu comme comme pour « The fountain » d’Aronofsky qui de visionnage en visionnage m’a fait écrire tout et son contraire, une fois je criais au génie et la fois d’après à l’honteuse supercherie intellectuelle.
La leçon de tout ça ? Ne pas confondre complication et complexité. Les problèmes abordés sont complexes, la complication ne sert qu’à les rendre plus inintelligibles. A vouloir se prendre pour Kant, le cinéaste glisse irrémédiablement vers Woody Allen et ça c’est mal ! Je lui conserve néanmoins ses quatre étoiles car il m’a permis de passer quelques heures agréables notamment en écrivant ces quelques lignes même si j’ai l’impression de ne pas avoir avancé d’un millimètre dans ma réflexion.
Genre : Comédie Réalisateur : C. Autant-Lara Acteurs : D. Darrieux,   J. Desailly Année de production 1949 Pays : France Durée : 1h42 Note spectateur : Note presse : -
Synopsis (Source Allociné) : Amélie, une cocotte entretenue par Milledieu, se prête à un mariage blanc pour aider Marcel, un ami de son amant, à toucher un héritage. Mais une idylle naît entre les faux mariés.
Ma critique : Un film inspiré d’une pièce de Feydeau cela ne promettait pas vraiment. Comment peut-on faire d’un vaudeville (quel que soit sa qualité intrinsèque) un grand film ? Et bien, Claude Autant-Lara a trouvé la solution. Ce n’est ni du théâtre filmé, ni du cinéma. Ici, tout se mélange : la scène de théâtre devient scène de cinéma puis le rideau nous fait revenir au théâtre, les acteurs rentrent dans leur loge, accueillent les spectateurs qui eux-mêmes vont participer et troubler l’intrigue. L’idée est excellente, elle donne de la vie à la pièce. La différence entre le cinéma et le théâtre c’est que le metteur en scène de cinéma force l’œil du spectateur alors que celui de théâtre lui laisse la liberté de faire errer son regard sur les différentes parcelles de la scène. Mais, malheureusement, la conséquence c’est que la vue d’ensemble devient statique, limité au cadre de la scène ; alors que le cinéaste peut donner de la vie en faisant bouger sa caméra. Claude Autant-Lara se débrouille très bien dans ce domaine d’ailleurs. Dès la première scène le travelling arrière sur l’acteur courant dans la rue annonce la couleur, il est magnifique. Le cinéaste a bien travaillé ses plans pour rompre avec la monotonie du cadre fixe du théâtre. Mais il nous rappelle toujours que c’est du théâtre notamment lors des scènes d’extérieur (dans la caserne par exemple) puisque le décor mélange le naturel et le carton-pâte.
Et le reste ? C’est du Feydeau : c’est amusant, facile à suivre, avec des petits rebondissements, des gags (un peu trop à rallonge pour certains). Mais il y aussi des lourdeurs comme le jeu un peu trop surjoué de Jean Desailly. Je sais que cela fait partie des canons du vaudeville mais bon, c’est un peu trop vieillot à mon goût.
Genre : Science-fiction Réalisateur : R. Scott Acteurs : M. Fassbender,   N. Rapace Année de production 2012 Pays : US Durée : 2h03 Note spectateur : Note presse :
Synopsis (Source Allociné) : Une équipe d’explorateurs découvre un indice sur l’origine de l’humanité sur Terre. Cette découverte les entraîne dans un voyage fascinant jusqu’aux recoins les plus sombres de l’univers. Là-bas, un affrontement terrifiant qui décidera de l’avenir de l’humanité les attend.
Ma critique : L’avantage de voir un film sur un petit écran c’est que cela permet de se concentrer plus sur l’histoire que sur les effets spéciaux. Je veux bien croire que sur grand écran et en 3D le spectacle vaille le coup mais là, je me suis cru en face d’une série B. L’autre inconvénient du petit écran, c’est que l’on se laisse facilement déconcentrer, mon Mac est à portée de main donc dès que je lâche un film, j’ai tendance à surfer pour voir tout et n’importe quoi au gré des mes inspirations. Je suis même parti cinq minutes vers la fin du film et j’ai complètement perdu le fil (cela devait être la seule scène importante de l’intrigue !) que je n’ai retrouvé qu’en revisionnant ce bout du film une fois celui-ci terminé.
Bref, bref… Un méga-ennui. Quand je pense qu’il y a trois jours j’ai revu pour au moins la cinquième fois un film où il ne se passe pas grand-chose, la même musique revient tout le temps, il y a moins de 200 plans et pas un seul effet spécial et cerise sur le gâteau Brigitte Bardot qui n’est pas mon actrice préférée. Ce film c’est « Le Mépris » de Jean-Luc Godard et comme à chaque fois il m’a complètement conquis. Il faut dire, je l’avais vu sur grand écran !
Tout ceci pour conclure à deux choses :
- Premièrement, le cinéma c’est d’abord une bonne histoire. Alors si vous voulez voir toujours le même film hyper-formaté, bourré d’effets spéciaux avec une histoire digne de « Oui-oui va à la plage », allez plutôt voir le nième épisode d’« Expandables », c’est pareil (du moins je crois car je n’ai pas vu un seul épisode)
- Deuxièmement, télévision et cinéma ne font pas bon ménage. Si vous croyez qu’il suffit de se mettre à cinquante centimètres d’un grand écran plat pour avoir les mêmes sensations qu’au cinéma, vous vous trompez. Il faut être entouré par l’image pour vraiment apprécier un film.
Genre : Documentaire Réalisateur : C. Lanzmann Acteurs : -,   - Année de production 1974 Pays : FR Durée : 9 h 30 Note spectateur : Note presse : -
Synopsis (Source Allociné) : Claude Lanzmann fait revivre le voyage des Juifs europeens vers la mort au cours de la derniere guerre. Pas une image d'archives, pas une ligne de commentaire: un film d'histoire au present.
Ma critique : J’ai écrit une première version de ce texte sous le coup de l’émotion après une conversation qui m’avait beaucoup énervée. A table, un des convives relatait ses maigres et récentes connaissances de la Shoah ; c’était un peu à la façon de « Martine découvre Auschwitz », naïf montrant plus d’attachement aux détails morbides qu’à la recherche de la compréhension de ce qui est pour moi un des faits majeurs du vingtième siècle. Ce n’est pas une crise créant une rupture dans la linéarité de l’histoire et conduisant à un nouvel ordre comme pouvait l’être la seconde guerre mondiale prise dans son intégralité. Mais c’est un événement majeur de l’histoire de l’humanité. Parce que, pour moi, ce génocide est à part. Il est bien différent des autres, non pas par le nombre des morts, ni par son côté systématique. Non, c’est surtout par la façon dont il a été mené : de manière scientifique, industrielle, organisée. C’est la seule fois à ma connaissance où un génocide a été conçu comme une entreprise, planifié, régi par une administration spéciale même si l’on voit toutes les hésitations, atermoiements, luttes entre administrations pour arriver à la solution finale ; mais une fois la machine lancée, plus rien ne l’a arrêtée. La haine n’est peut-être pas bien différente de celle exacerbée par les autres génocides mais elle a été détournée pour construire une froide organisation qui au lieu de produire des voitures, s’est mise à produire des morts. Lorsque l’on lit « La destruction des juifs d’Europe » de Raul Hilberg, détaillant schématiquement tous les rouages de cette industrie, on comprend toute la spécificité de la Shoah. Jamais l’humanité n’est tombée aussi bas.
Moi aussi, je me suis intéressé aux détails morbides dévorant tous les livres de Christian Bernadac (qui portent principalement sur les camps de concentration et non pas les camps d’extermination et ne s’intéressent quasiment pas au sort des juifs), j’ai vu les films montrant les horreurs découvertes par les américains lors de la libération des camps… je détestais « Shoah » de Claude Lanzmann, œuvre monumentale de plus de neuf heures rassemblant de façon un peu désordonnée des témoignages des rescapés des camps, d’abord parce que cinématographiquement, cela n’avait rien à voir avec un film, ensuite parce que je ne comprenais pas pourquoi il avait été encensé par la foule des bien-pensants. Je lui préférais nettement « Nuit et brouillard » d’Alain Resnais, plus visuel et surtout beaucoup moins long qui lui ne montre que des images d’archives commentées par Michel Bouquet, le texte étant de Jean Cayrol.
Et c’est là qu’arrive la pornographie, à force de vouloir tout voir, on en veut toujours un peu plus. Pourtant c’est malheureusement toujours un peu la même chose. Il y a bien sûr des variantes comme les pitreries de la mini-série « Holocauste » où on a l’impression que les détenus d’Auschwitz sont habillés pour un défilé de mode ou bien encore la scène polémique des douches dans « La liste de Schindler ». D’ailleurs, pour continuer un peu avec ce film, malgré l’utilisation noir et blanc qui n’est là que pour apporter un côté esthétisant et souligner la robe rouge de la petite fille, il a néanmoins un apport majeur au delà de ses images violentes ; il souligne la déshumanisation des victimes. Et c’est là le point important de la Shoah. La scène qui m’a le plus marquée c’est lorsque Amon Göth prend sa carabine et abat des détenus pour son petit déjeuner du haut de la terrasse de sa maison surplombant le camp. Comme ça, par hasard, par plaisir, par ennui. Tous ces détenus qui grouillent devant lui ne sont rien pour lui, que des numéros qu’il doit affamer et exploiter au mieux la force de travail. Il est comme le petit enfant qui ne reconnaît de conscience que la sienne, petit roi de son univers clos. Ce ne sont plus des êtres humains, ce sont des fourmis qui s’agitent devant lui. C’est un peu maigre pour un film de plus de deux heures car je ne suis pas sûr que cela soit le principal message qu’ait voulu transmettre le Spielberg, moi c’est le seul qui m’ait intéressé.
Pour moi, rien ne remplacera le témoignage d’Abraham Bomba dans « Shoah » de Claude Lanzmann. Tout en coupant les cheveux d’un client dans son salon de coiffure il décrit comment il coupait les cheveux des détenus juste avant leur entrée dans les chambres à gaz. Puis il s’arrête, Claude Lanzmann lui demande de continuer, on sent tout le désespoir d’Abraham. Jamais un film de fiction n’arrivera à rendre ce sentiment, cette impression. Ce n’est pas uniquement la mort du corps des hommes qu’il faut montrer, c’est la mort de leur esprit, et là cela devient beaucoup plus compliqué. Dans les camps d’extermination, l’avilissement de l’âme était un préalable à l’extermination physique, les détenus se faisant alors amener docilement jusqu’aux chambres à gaz. Le pire crime n’est-il pas l’ « espricide », c’est-à-dire dans une vision dualiste de la nature humaine, la torture morale conduisant l’homme à perdre toute son humanité pour retourner vers sa nature animale. Pour reprendre les mots de Raul Hilberg, l’attitude des nazis vis-à-vis des juifs est passée de « vous ne pouvez plus vivre parmi nous » à « vous ne pouvez plus vivre » et je rajouterai « vous ne faites plus partie du genre humain ».
J’ai retrouvé la même sensation dans « Naufragés et des rescapés » de Primo Levi, c’est son dernier livre, publié peu avant de mourir ; il y montre tout son désespoir d’avoir réchappé aux camps, ce livre m’a vraiment bouleversé bien plus que « Si c’est un homme » qui avait le principal mérite d’être un des premiers livres de témoignage. Est-il mort accidentellement ou s’est-il suicidé ? En lisant ce livre, je comprends qu’il n’a jamais pu vaincre le sentiment de culpabilité que lui avait infligé ses tortionnaires, ils ont tué et supprimé les morts mais ont aussi détruit l’âme des survivants. Une partie de lui est restée dans les camps.
Alors tous les détails : la différence entre camps de concentration et d’extermination, savoir quels camps utilisaient le Zyklon B, lire « Arbeit macht frei » à l’entrée du camp d’Auschwitz ne sont pas importants, pas plus que les descriptions de mort. Ce qui compte le plus pour moi, ce sont les témoignages vidéos, oraux ou écrits. Mais surtout les témoignages vidéos. Rien ne pourra remplacer le regard d’un homme ou d’une femme racontant son histoire. Ni l’ « adoption » d’un enfant déporté, ni la visite d’un camp.
Je crois que tout montrer n’est pas la bonne solution, nous sommes tellement habitués aux images violentes qu’il n’est peut-être plus possible aux jeunes générations de faire la différence. Montrer la violence est une forme de pornographie alors que la raconter est nettement plus touchante. Je poursuis mon parallèle avec le cinéma : quelle différence entre la clitoridectomie d’ « Antichrist » et le corps torturé des « Mémoires de nos pères ? » Dans le premier on voit tout et la seule réaction est le dégoût qui nous fait détourner la tête. Dans le second, on ne voit rien, ou plutôt seulement le regard dégoûté des soldats américains et là l’imagination bat son plein, si le cinéaste ne le montre pas, c’est que cela doit être vraiment terrible. C’est toute la différence entre la pornographie et l’érotisme, le pouvoir de suggestion est nettement plus fort. Peut-on imaginer des images de fiction permettant de rendre toute l’horreur des camps, peut-être un jour ? « La liste de Schindler » le fait en partie. Mais pour moi, cela ne restera qu’un film qui, surtout s’il est commercial, risque rapidement de sombrer dans le pathos comme « La rafle » qui n’est là que pour arracher des larmes aux spectateurs.
La mémoire ne peut être cultivée que par les témoignages, j’en suis de plus en plus convaincu. Tous les voyages, documentaires sur les camps, les chambres à gaz ne sont rien s’ils ne sont pas couplés à la parole des vivants mais aussi aux écrits des morts. Primo Levi a dit que c’étaient surtout les « privilégiés » qui s’en étaient sortis, d’où son sentiment de culpabilité. Peut-être… C’est pour cela qu’il faut aussi lire les manuscrits des déportés des Sonderkommandos (équipes de détenus qui s’occupaient des chambres à gaz et étaient régulièrement liquidées) qui ont été retrouvés près des chambres à gaz d’Auschwitz. Ils étaient au plus près de l’horreur et leur témoignage est essentiel.
Alors oui, grâce à cet enchaînement de témoignages, le film « Shoah » est un monument, monument au pire de ce que peut-être l’être humain lorsqu’une la foule suit quelques fous furieux comme des moutons. Non pas que je crois à la méchanceté naturelle de l’homme, ni à sa bonté naturelle d’ailleurs ; je pense que rien n’est écrit, c’est à chacun de choisir sa voie, le plus grand écueil étant d’oublier qui faut aussi savoir se rebeller. La rébellion n’est pas dans la nature du plus grand nombre comme l’ont montré les expériences de Milgram sur la soumission à l’autorité, il est bien plus simple de suivre le chemin tracé par quelques bergers, quelle que soit cette voie, même si elle conduit à des actes en contradiction avec la morale universelle (notion qui d’ailleurs n’est pas très claire pour moi, il faudrait plutôt parler du système moral du plus grand nombre à un moment donné de l’histoire).
Ce film ne brille pas par ses qualités esthétiques, il est monté de façon bizarroïde, Claude Lanzmann est parfois énervant lorsqu’on le voit insister pour tirer quelques paroles supplémentaires à ses interlocuteurs mais c’est cette image animée qui (me) permet de comprendre tout ce qui s’est passé là-bas. J’aurais pu donner comme titre de cette critique : « La Shoah en images : érotisme ou pornographie ? ». Et la réponse est érotisme bien sûr car aucune fiction n’arrivera à rentrer dans l’être conscient des victimes et de leurs bourreaux.
« Il y a de cinéastes qui montrent le monde tel qu’il est et ceux qui le montrent tel qu’ils le voient ». Cette citation de Tarkovski est un peu manichéenne tellement il y a de degrés entre l’hyperréalisme d’un film de guerre Hollywoodien comme par exemple dans la première scène d’ « Il faut sauver le soldat Ryan » qui n’est là que pour provoquer des hauts le cœur et le monde spirituel de Tarkovski dans « Le sacrifice ». Aujourd’hui je veux parler ce cinéma de l’imaginaire que j’ai apprécie tant. J’ai revu récemment « La montagne sacrée » de Jodorowsky et je me suis posé la question suivante : est-ce une vision métaphorique de notre monde ou une vision complètement libérée de tout jugement conduisant pour paraphraser Soulages à une outre-réalité, une sorte d’épochè husserlienne (Wikipedia : Chez Husserl et dans la phénoménologie, l'épochè désigne la « mise entre parenthèses » de la thèse naturelle du monde, c'est-à-dire la croyance à la réalité extérieure du monde). Il ne faut pas chercher à traduire chaque scène en message : la critique de la société capitaliste moderne à travers les neuf hommes et femmes des neuf planètes mais plutôt à y voir une incursion dans le subconscient du cinéaste. Ou bien dans son conscient ? Lorsque je pense aux œuvres de Giacometti, je suis toujours étonné de son discours : pour lui ses portraits et sculptures ne sont pas des visions psychanalytiques ou cachées de ses modèles, c’est vraiment ce qu’il voit (et sans abuser de substances illicites à part un peu trop de cigarettes et de café !). Il a peint et sculpté des centaines de fois Diego et Annette, détruisant incessamment son œuvre, ne finissant jamais ou bien plutôt renonçant à finir en envoyant ses statues à la fonte, lorsque ce n’est pas ses modèles qui renonçaient. C’est comme si Jodorowsky et Giacometti vivaient dans une autre caverne que la mienne. Moi-même, je ne me vois pas en face d’un miroir comme sur une photographie ou un film, mes cheveux fantômes me jouent des tours. Mais ma réalité subjective (car je n’arrive pas à éliminer tout jugement surtout lorsqu’il s’agit de moi !) n’est pas bien différente de la réalité objective d’un objectif photographique. Si tenté qu’il soit vraiment objectif ! La différence entre MA réalité et LA réalité est bien ténue contrairement à celle de Jodorowksy et Giacometti. Alors si ma réalité n’est pas bien différente de la vraie réalité (qui n’existe pas), comment puis-je entrer dans la leur ? En ne faisant surtout pas référence au réel, en pratiquant l’épochè bien sûr !
Mais, en considérant le cinéma comme un art, je me demande toujours comment on peut rendre sa réalité à travers une pellicule, de la lumière, comme pourrait le faire un sculpteur avec ses mains dans la terre glaise ? Finalement ce n’est pas très important de le savoir puisque chacun d’entre nous va poser un œil différent sur cette réalité, seul l’artiste pourrait répondre à cette question. C’est terrible de penser cela : un artiste ne peut toucher le monde comme il le souhaiterait, il est soumis au prisme déformant du spectateur qu’il ne peut contrôler.
Et moi qu’est-ce que je vois dans « La montagne sacrée » ? Ma première impression du monde de Jodorowsky est assez négative comme pouvait l’être mon attitude lorsque j’ai visionné ce film. Je vais encore citer un de mes textes préférés : "Vanité des vanités, dit l'Ecclésiaste, vanité des vanités, tout est vanité." Les gesticulations des neuf hommes et femmes pour remplacer les neuf sages et conquérir l’immortalité ne sont qu’une illusion stérile comme le montre la fin du film, tout ceci n’était que du cinéma, c’est pour de faux comme diraient les enfants. Alors, est-ce que « l'homme sait enfin qu'il est seul dans l'immensité indifférente de l'univers d'où il a émergé par hasard. Non plus que son destin, son devoir n'est écrit nulle part. A lui de choisir entre le royaume et les ténèbres. » Le pessimisme de Monod est tentant mais autant se jeter par la fenêtre. Ce que je n’aime pas c’est sa vision déterministe du monde, comme si tout était dû à des séquences de nucléotides. Je préfère voir dans ce film une fable existentialiste ; le vagabond c’est moi, les autres sont l’autre. Le vagabond se fait balloter au début du film puis se prend en main pour devenir comme l’autre, un membre de la communauté, afin de donner une essence à son existence. Ce n’est pas son déterminisme qui le conduit à la montagne sacrée, c’est sa volonté ou plutôt son libre arbitre. Il est ce qu’il fait. Ce que veut dire ce film (selon moi toujours !), c’est que le salut vient de la normalité, non de l’exceptionnel. Le vagabond n’est pas un futur prophète dont le destin est d’embrigader une bande d’orphelins, ce n’est qu’un homme parmi tant d’autres qui retrouve sa place dans la société tout comme le marchand d’armes, la fabricant de lits ou l’artiste.
Evidemment cette vision n’a rien à voir avec le film, ce n’est qu’un jeu de l’esprit. Ou pas !
Genre : Comédie dramatique Réalisateur : W. Allen Acteurs : D. Wiest,   M. Farrow Année de production 1987 Pays : US, Brésil Durée : 1h22 Note spectateur : Note presse : -
Synopsis (Source Allociné) : Six personnes sont reunies dans une maison de campagne du Vermont a la fin de l'ete. Entre chacune d'elles des liens intenses et affectifs et une impossibilite totale a communiquer.
Ma critique : Cela a mal commencé. Au bout de dix minutes je me suis dit : « encore un Woody Allen où ça parle trop. Stop ! Arrête la caméra une minute. Laisse-nous un peu souffler Woody !». C’est comme si la parole n’était que la seule forme de langage. Pour moi, le début du film ressemble trop à du théâtre et pas assez à du cinéma. Woody Allen n’exploite pas toutes les possibilités de cet art. Et cela s’enlise progressivement. Heureusement que le film est court !
Puis les personnages commencent à s’installer : l’homme mûr amoureux de la dépressive amoureuse de l’écrivain, amoureux lui-même de la femme déçue par son mariage. Et tout ce petit monde entouré d’une ancienne star égocentrique accompagnée par son nième mari aux ordres. Les personnages sont assez tranchés mais le traitement est tout en finesse. J’ai pensé à un moment à Bergman, surtout quand la crise explose. Elle dure peu de temps, quelques minutes à peine. Mais tout d’un coup le monde de Lane s’écroule : elle découvre que sa meilleure amie est avec l’écrivan, sa mère ne veut plus vendre la maison. Et la scène se poursuit avec les acheteurs potentiels de la maison qui ne pensent qu’à leur petit confort et ajoutent un côté comique à l’action. Cette courte crise finie, chacun va revenir à son petit train-train habituel, trouver des occupations pour meubler sa vie et vaquer son chemin.
Je parlais de Bergman, ce film n’en a pas la force ni l’intensité dramatique. De plus, comme souvent avec Woody Allen, j’ai peu apprécié sa manière de balancer des réflexions métaphysiques au milieu de tout le reste. C’est pseudo-intello, ne dure pas assez longtemps, on reste vraiment sur sa faim avec la scène sur l’univers qui n’est là que pour meubler quelques minutes du film. Enfin, je trouve que le film démarre un peu trop lentement à mon goût, ce qui est étrange pour une durée de seulement 1 h 20.
Alors, Woody Allen grand cinéaste ou philosophe de comptoir ? Je suis assez partagé. Pour moi, il y a quand même un peu trop de déchets à l’intérieur de ses films et au sein de son œuvre.
Genre : Thriller Réalisateur : M. Haneke Acteurs : N. Watts,   T. Roth Année de production 2007 Pays : US Durée : 1h51 Note spectateur : Note presse :
Synopsis (Source Allociné) : Ann, George et leur fils Georgie sont en route vers leur résidence secondaire pour y passer l'été. Leurs voisins, Fred et Eva, sont déjà arrivés et ils décident de se retrouver tous le lendemain matin pour une partie de golf. Tandis que son mari et son fils s'affairent sur leur voilier récemment remis en état, Ann commence à préparer le dîner. Tout à coup, elle se trouve face à face avec un jeune homme extrêmement poli, Peter, un des invités de ses voisins, venu, à la demande d'Eva, lui emprunter quelques oeufs. Ann s'apprête à les lui donner quand soudain, elle hésite. Comment Peter est-il entré dans leur propriété ? Les choses prennent vite un tour étrange et débouchent sur une explosion de violence.
Ma critique : J’ai vu les deux versions : l’originale de 1997 et le remake (toujours de Haneke) de 2007. Elles sont quasiment identiques mise à part le début où quelques dialogues permettent à un spectateur un peu distrait de s’y retrouver. Alors passé l’énervement de voir que Michael Haneke ne s’est pas trop foulé et a succombé au roi dollar ou plutôt de constater une fois encore que pour toucher un public américain il faut absolument parler sa langue et présenter des acteurs connus, j’ai revu avec très grand plaisir ce très bon film.
Ce film est dérangeant comme pouvait l’être « Orange mécanique » en son temps. Haneke n’a pas choisi les artifices de Kubrick qui rendent ce film indémodable, c’est-à-dire son univers futuriste et s’est concentré sur la violence. Pourtant, dans ce film on ne voit aucune violence, ou presque. On vit deux heures haletantes, perturbantes, où l’on voit déambuler les deux prédateurs imperturbables torturer mentalement et physiquement leurs proies. C’est provocateur mais c’est d’abord pour moi une expérience cinématographique très réussie. C’est une réaction au cinéma américain devenu hyper-violent et hyper-réaliste montrant que la violence n’est pas devenue une chose banale comme semble le montrer le nombre de morts accumulés dans chacun des films Hollywoodiens.
Enfin, comme pour insister sur le fait que ceci n’est que du cinéma, je trouve que la trouvaille de la télécommande est excellente (je n’en dirai pas plus). De même, plusieurs fois dans le film un des deux tortionnaires s’adresse au spectateur comme pour lui dire : « Alors, ça vous plait tout ce que vous voyez sur vos écrans à longueur de journée ». Non ! (sauf peut-être dans les films de Sam Peckinpah mais j’en parlerai probablement un jour…).
Genre : Drame Réalisateur : L. Carax Acteurs : D. Lavant,   E. Scob Année de production 2012 Pays : France, Allemagne Durée : 1h55 Note spectateur : Note presse :
Synopsis (Source Allociné) : De l'aube à la nuit, quelques heures dans l'existence de Monsieur Oscar, un être qui voyage de vie en vie. Tour à tour grand patron, meurtrier, mendiante, créature monstrueuse, père de famille... M. Oscar semble jouer des rôles, plongeant en chacun tout entier - mais où sont les caméras ? Il est seul, uniquement accompagné de Céline, longue dame blonde aux commandes de l'immense machine qui le transporte dans Paris et autour. Tel un tueur consciencieux allant de gage en gage. À la poursuite de la beauté du geste. Du moteur de l'action. Des femmes et des fantômes de sa vie. Mais où est sa maison, sa famille, son repos ?
Ma critique : Ah ! Le plaisir de retrouver Monsieur Merde de « Tokyo ! », jubilatoire. Ce film est un OFNI (Objet Filmique Non Identifié) comme je les aime tant. Je viens de lire la fiche Wikipédia du film et même si j’ai craint d’être influencé, je l’ai lue jusqu’à la section « Interprétation ». Rien n’en a été puisque mon interprétation est toute différente.
Pour moi, Monsieur Oscar est un ange de la même veine que les anges des « Ailes du Désir ». Il joue la comédie pour lui-même (notamment lorsqu’il tue son sosie) mais surtout pour les autres afin de réaliser leurs rêves, leurs fantasmes (revoir son oncle sur son lit de mort, être réconfortée par son père après une soirée entre ados ratée). Mais il va plus loin que le film de Win Wenders ou peut-être est-il plus accessible, je ne sais trop (la première fois que j’ai vu « Les ailes du désir », j’avais vingt ans et je l’ai trouvé bien ou plutôt la jolie fille qui m’accompagnait. Je l’ai revu récemment – le film, pas la fille – et il m’a déçu. Je n’ai pas réussi à rentrer dans l’univers du cinéaste).
En fait, ce film est tellement riche qu’il mérite d’être revu afin d’approfondir son point de vue. Chaque scène peut être vue séparément, avec un état d’esprit différent, et provoquer une nouvelle interprétation, un autre réaction. C’est ce que je vais faire bientôt.
La fin est éloquente, Monsieur Oscar rentre « chez lui » pour retrouver « sa famille » dans une banlieue uniformisée et déshumanisée. Sa famille n’est pas humaine, ce sont des chimpanzés. Léos Carax nous rappelle que nous ne sommes que des animaux et que tout ce qui a précédé cette séquence n’est qu’une (la) comédie de la vie.
Genre : Drame Réalisateur : J. Audiard Acteurs : M. Cotillard,   M. Schoenaerts Année de production 2012 Pays : France, Belgique Durée : 2h Note spectateur : Note presse :
Synopsis (Source Allociné) : Ça commence dans le Nord.
Ali se retrouve avec Sam, 5 ans, sur les bras. C’est son fils, il le connaît à peine. Sans domicile, sans argent et sans amis, Ali trouve refuge chez sa sœur à Antibes. Là-bas, c’est tout de suite mieux, elle les héberge dans le garage de son pavillon, elle s’occupe du petit et il fait beau.
A la suite d’une bagarre dans une boîte de nuit, son destin croise celui de Stéphanie. Il la ramène chez elle et lui laisse son téléphone.
Il est pauvre ; elle est belle et pleine d’assurance. C’est une princesse. Tout les oppose.
Stéphanie est dresseuse d’orques au Marineland. Il faudra que le spectacle tourne au drame pour qu’un coup de téléphone dans la nuit les réunisse à nouveau.
Quand Ali la retrouve, la princesse est tassée dans un fauteuil roulant : elle a perdu ses jambes et pas mal d’illusions.
Il va l’aider simplement, sans compassion, sans pitié. Elle va revivre.
Ma critique : Je vais écrire ce que j’écris chaque année : je vois les films de Cannes un an après. J’avais déjà vu « Amour » dès sa sortie mais pas d’autres films de la sélection. Puis en une semaine, j’ai vu « De rouille et d’os » et « Holy Motors » et mes avis sont assez tranchés.
Commençons par le premier (la critique » d’« Holy Motors » suivra). Je pense que ce film a un dénominateur commun avec un autre film de Jacques Audiard (je veux parler de « De battre mon cœur s’est arrêté ») : je ne me suis pas senti du tout concerné. C’est peut-être parce qu’étant en déplacement je l’ai vu sur un petit écran (et en deux fois, mais généralement cela ne me pose pas de problèmes) mais toujours est-il que le destin de ces deux personnages ne m’a pas du tout intéressé. Pas parce qu’ils étaient à mes antipodes, c’est justement cela qui fait le succès d’un cinéaste : il arrive à créer un lien émotif avec ses personnages. Je ne suis pas un vagabond amoureux d’une fleuriste aveugle et pourtant « Les lumières de la ville » me touche tout particulièrement (toujours et encore je reviens à Chaplin, cela devient une maladie !). Je préfère un bon film d’action Hollywoodien : la psychologie des personnages est celle d’un scolopendre, le scénario est complètement prédictif mais au moins on passe un bon moment en en prenant plein les yeux.
Alors, Jacques Audiard, vous m’avez encore fait perdre deux heures et cela a tendance à m’énerver. Donc, et même si je suis du genre boulimique de cinéma qui voit tout ou presque, je ne suis pas sûr de m’attarder sur votre prochain film, quelle que soit la critique.
Genre : Comédie dramatique Réalisateur : M. Gondry Acteurs : R. Duris,   A. Tautou Année de production 2013 Pays : France Durée : 2h05 Note spectateur : Note presse :
Synopsis (Source Allociné) : L’histoire surréelle et poétique d’un jeune homme idéaliste et inventif, Colin, qui rencontre Chloé, une jeune femme semblant être l’incarnation d’un blues de Duke Ellington. Leur mariage idyllique tourne à l’amertume quand Chloé tombe malade d’un nénuphar qui grandit dans son poumon. Pour payer ses soins, dans un Paris fantasmatique, Colin doit travailler dans des conditions de plus en plus absurdes, pendant qu’autour d’eux leur appartement se dégrade et que leur groupe d’amis, dont le talentueux Nicolas, et Chick, fanatique du philosophe Jean-Sol Partre, se délite.
Ma critique : Je n’avais pas aimé la première version de 1967. Alors, allais-je aimer celle de 2013 ? Je pensais que Michel Gondry était un bon candidat pour rentrer dans l’univers de Boris Vian.
La réponse est oui et non. D’où mes deux étoiles. J’ai beaucoup aimé la première partie en y retrouvant avec grand plaisir le surréalisme du livre. Mais il y avait une chose en trop : les effets spéciaux un peu trop spéciaux à mon goût. Moins de budget aurait peut-être fait du bien au film. Et quelque chose en moins : les jeux de mots. Est-ce que le cinéaste les a évité afin de rendre son film plus universel (et donc distribuable à l’étranger) ? Peut-être… Mais c’est bien dommage car c’est ce qui fait la force du livre.
Au bout d’un moment, mon mal de cinéma m’a pris : mal assis, mal aux jambes, je me suis retourné cent fois sur mon fauteuil. Bref, les premiers signes de l’ennui se sont manifestés et j’ai été assez tenté de sortir du cinéma pour profiter d’un des rares soleils du printemps. Je suis resté jusqu’au bout pour voir l’enterrement de Chloé. Je ne sais pas encore pourquoi je me suis ennuyé pendant cette deuxième heure, il se passe pourtant pas mal de choses. C’est probablement parce qu’une fois l’univers découvert lors des premières minutes du film, il ne se renouvelle plus. Gondry ne fait plus que dérouler l’histoire en perdant toute la poésie du livre. Un bout quart d’heure en moins aurait peut-être fait du bien.
Genre : Drame Réalisateur : H. Hsiao-Hsien Acteurs : Y. Hitoto,   T Asano Année de production 2004 Pays : Japon, Taïwan Durée : 1h49 Note spectateur : Note presse :
Synopsis (Source Allociné) : Yoko revient d'un séjour à Taïwan. La jeune femme visite une librairie à Jimbocho, le quartier des bouquinistes de Tokyo. C'est Hajime qui dirige la boutique. Ce garçon silencieux enregistre le bruit des trains qui traversent la ville.
Après le divorce de ses parents, Yoko avait été élevée par son oncle devenu aveugle, à Yubari, dans l'île d'Hokkaido, au nord du pays. Aujourd'hui, elle reprend contact avec son vrai père et sa nouvelle épouse.
Yoko fait une recherche sur le compositeur taïwanais Jiang Ewn-Ye, qui travailla un certain temps au Japon. Hajime aide Yoko dans ses travaux. Ils s'entendent bien et fréquentent ensemble les nombreux cafés de Tokyo...
C'est la fête d'Obon, Yoko est de retour chez son père. Elle lui annonce qu'elle est enceinte d'un Taïwanais et qu'elle souhaite garder l'enfant pour l'élever seule. Son père et sa belle-mère semblent inquiets...
Ma critique : Il est indiqué que ce film est un hommage à Ozu. Et c’est vrai que l’on retrouve l’atmosphère des films d’Ozu dont je connais toutefois mal la filmographie. Mais cette retenue, ces non-dits du père qui semble ouvrir la bouche pour parler mais ne parle pas est assez proche de « Voyage à Tokyo ». Ce qu’il manque et qui m’a fait retirer une étoile, c’est que ce mutisme n’est compensé par aucune gestuelle comme on peut le retrouver dans Ozu, la retenue est là trop poussée à mon goût. Mais la culture japonaise est probablement trop éloignée de la mienne pour que je puisse saisir toutes ses subtilités (et c’est ce qui fait que j’ai toujours un peu de mal avec le cinéma japonais – en fait ce n’est pas tout à fait du cinéma japonais puisque le réalisateur est Taïwanais mais il est le réalise à la manière d’un japonais).
Ce qui m’a surtout plu dans ce film, c’est son deuxième thème : les trains. Yoko passe son temps dans les trains, son ami Hajime est obsédé par le bruit des trains et les enregistre. Comme dans un immense jeu de trains électriques, on voit les trains se croiser, circuler dans tout l’écran, les passages à niveau s’actionner (particularité Tokyoïte). La vie de cette ville ce ne sont pas les gens grouillants dans les rues mais ces trains.
Le film n’a pas vraiment de fin, le réalisateur a supprimé des scènes montrant le retour de Yoko à Hokkaido qui auraient pu être mises à la fin du film. Il n’y a aucune réponse aux questions ni de la part du père, ni de la part de Yoko. Le spectateur reste tout comme les acteurs, plein de doutes.
Genre : Western Réalisateur : D. Miller (K. Douglas) Acteurs : K. Douglas,   G. Rowlands Année de production 1962 Pays : US Durée : 1h47 Note spectateur : Note presse :
Synopsis (Source Allociné) : Au Nouveau-Mexique, Jack Burns, authentique cowboy perdu dans notre monde moderne, retourne volontairement en prison pour aider son ami Paul à s'échapper. Mais comme celui-ci a décidé de purger sa peine jusqu'au bout, Jack s'évade tout seul mais est poursuivi par le shérif Johnson...
Ma critique : Le western n’est pas mon genre de prédilection mais peut-on encore parler de Western ? Peut-être pendant la première minute : on voit le désert, un homme qui dort puis un bruit de fond, l’homme lève la tête, ce sont des avions à réaction. On est loin de la conquête de l’Ouest du 19ème siècle ! Puis l’homme prend son cheval et se retrouve à devoir traverser une route où les voitures roulent à toute allure. C’est le thème de tout le film : la fin d’une époque, du grand Ouest et de ses immenses prairies sans clôtures. Kirk Douglas vit dans un monde qui n’est plus fait pour lui. C’est l’opposition entre le monde moderne et ses codes (carte d’identité, domicile fixe) et le monde du Far West (liberté, courage, amitié). Le choix du noir et blanc est excellent et rapproche le film des grands Westerns de John Ford.
Ce qui m’ensuite marqué c’est l’apparition de Kirk Douglas sur le seuil de la maison de son amie : rien que son regard, sa posture ; il dégage une présence sur l’écran impressionnante. Cela change des films actuels où l’on demande aux acteurs de n’être que des marionnettes bourrées de capteurs tournant derrière un écran vert. La réussite ici ce sont les acteurs et non pas les effets spéciaux qui détournent toute l’attention du reste. D’ailleurs ce film est complètement porté par Kirk Douglas qui a même viré le réalisateur pour prendre sa place.
Même le choix de la fin est excellent. Ce film est une tragédie et comme dans toute tragédie on sait que le héros va mourir. Tout son destin est tracé depuis le début. En fait, il n’en est rien, ou presque. Dans un premier temps, on croit à un happy end, Kirk Douglas réussit à échapper à ses poursuivants et se retrouve à la limite du Mexique symbole de la liberté retrouvée. Mais alors surgit un camion vu plusieurs fois auparavant lors de scènes entrecoupées, je l’avais presque oublié. Ce camion c’est le destin irrémédiable qui poursuit le cow-boy tout au long du film. C’est l’ère moderne contre la nostalgie des temps anciens, elle est là pour prouver que le cow-boy n’a plus rien à faire dans cette époque. Et bien évidemment (désolé pour ceux qui n’ont pas vu ce film), elle renverse le héros. Le sheriff qui est à la poursuite du cow-boy arrive mais feint de ne pas le reconnaître. Il est blessé mais sauvé. Sauvé par ce sheriff qui semble regretter lui aussi ces temps anciens.
Merci à Didier de m’avoir fait découvrir ce film, moi qui n’aimais pas trop les films Hollywoodiens et surtout pas les Westerns, cela m’a permis de nuancer (un peu) mon point de vue. Il y a encore beaucoup de choses pour moi à découvrir dans le cinéma, c’est plaisant.
Genre : Comédie Réalisateur : A. de La Patellière, M. Delaporte Acteurs : P. Bruel,   C. Berling Année de production 2011 Pays : France Durée : 1h49 Note spectateur : Note presse :
Synopsis (Source Allociné) : Vincent, la quarantaine triomphante, va être père pour la première fois. Invité à dîner chez Élisabeth et Pierre, sa sœur et son beau-frère, il y retrouve Claude, un ami d’enfance.
En attendant l’arrivée d’Anna, sa jeune épouse éternellement en retard, on le presse de questions sur sa future paternité dans la bonne humeur générale... Mais quand on demande à Vincent s’il a déjà choisi un prénom pour l’enfant à naître, sa réponse plonge la famille dans le chaos.
Ma critique : « Allez » me disais-je en allant voir ce film, « c’est la comédie frenchie de l’année, il faut bien y jeter un coup d’œil ». Et finalement, j’ai été très heureusement surpris.
D’abord, cela commence mal : un début à la Amélie Poulain avec présentation des personnages et alternances de petites images encyclopédiques. C’est franchement très éculé, l’intérêt c’est que cela évite les dialogues artificiels de début de film nécessaires à la compréhension des ressorts des personnages principaux. Pour ma part, j’aurais choisi un procédé plus novateur (je ne sais pas lequel d’ailleurs, je ne suis pas cinéaste !).
Une fois passée cette première partie un peu imposée, cela devient drôle, très drôle (sauf peut-être le premier jeu de mots dont je ne me souviens plus sauf qu’il n’était pas drôle), on passe d’une séquence à une autre (le prénom, la mort du chien, l’égoïsme, le surnom de Claude et ses conséquences), c’est très bien fait et donne beaucoup de rythme au film. On part d’une petite dispute débile pour arriver aux révélations très embarrassantes. Ce crescendo est très bien fait et à la fin on se sent comme les acteurs : sonnés par toutes ces secrets dévoilés.
Ai-je un regret (mise à part la séquence du début ? Mais je n’en parle plus, c’est promis !). Oui ! C’est qu’une fois de plus ce film à succès est inspiré d’une pièce de théâtre elle aussi à succès. Comme « Le dîner de cons » ou « L’emmerdeur ». Cela voudrait-il dire que nos scénaristes n’ont plus d’idées ou bien plutôt qu’ils ont tellement peur de prendre des risques qu’ils se contentent d’adapter des œuvres qui ont bien marché, c’est plutôt cela et c’est bien dommage.
Genre : Drame Réalisateur : C. Duguay Acteurs : G. Canet,   M. Hands Année de production 2012 Pays : France Durée : 2h10 Note spectateur : Note presse :
Synopsis (Source Allociné) : Au début des années 80, abandonnant une carrière d’avocat prometteuse, Pierre Durand se consacre corps et âme à sa passion, le saut d’obstacle. Soutenu par son père, il mise tout sur un jeune cheval auquel personne ne croit vraiment : Jappeloup. Trop petit, trop caractériel, trop imprévisible, il a de nombreux défauts mais une détente et des aptitudes remarquables. De compétition en compétition, le duo progresse et s’impose dans le monde de l’équitation. Mais les JO de Los Angeles sont un terrible échec et Pierre prend alors conscience de ses faiblesses. Avec l’aide de Nadia, sa femme, et de Raphaëlle, la groom du cheval, Pierre va regagner la confiance de Jappeloup et construire une relation qui va les mener aux JO de Séoul en 1988.
Ma critique : Je ne suis pas allé voir ce film pour mon amour du cheval, j’ai un peu fait d’équitation adolescent et ai assisté à quelques concours hippiques mais sans un enthousiasme débordant. C’est plutôt parce que dans mon quartier, un jeudi de l’Ascension, c’était ça ou « Iron Man 3 ». Le choix a été vite fait.
Comme je connais à peu près l’histoire (et la bande-annonce permet de combler en deux minutes toutes les lacunes), c’était raté pour l’effet dramatique. Et même pire, ce film est bourré de musique pompier juste là pour arracher quelques larmes. Ce manque de subtilité m’a pas mal énervé, on se croirait dans une comédie romantique américaine.
Je continue par les scènes de concours hippiques : les ralentis sur les sauts d’obstacles, c’est bien une fois mais pas dix, voire vingt. On a l’impression que le cinéaste a trouvé une manière de filmer et, content de son effet, n’a pas cherché à aller plus loin. Cela devient lassant… Comme quoi filmer du sport n’est pas une chose évidente et demande pas mal de créativité. Mes références dans ce domaine resteront encore « L’enfer du dimanche » d’Oliver Stone et la scène du combat de boxe des « Lumières de la ville » de Charles Chaplin (et oui, j’arrive encore à caser Chaplin dans une de mes critiques. C’est bien le maître absolu. En tout cas le mien !).
Et l’histoire de l’enfant gâté, égoïste, qui n’arrive pas à trouver son chemin dans la vie ? Ok, c’est pas mal fait même si Guillaume Canet en rajoute des tonnes. Ce mec qui passe la moitié du film à tirer la gueule, il en devient détestable mais c’était l’effet voulu.
Allez, je continue. Mais qu’allait faire Jacques Higelin dans cette galère ? Une gueule ne suffit pas pour faire du cinéma. Il faut savoir jouer vrai (ou jouer faux volontairement comme chez Truffaut ou Bresson). Dès qu’il parle, cela ne va plus.
Et une toute dernière pour achever ce film : son rythme. Il est assez soutenu. C’est plutôt bien car cela évite de s’ennuyer. Mais moi, je revendique le droit à m’ennuyer, cela permet de réfléchir un peu (cela fait du bien), rentrer plus dans le film ou plutôt tourner autour. Là, on passe d’une scène intense à un autre sans avoir toujours le temps de respirer. La meilleure illustration en est une des dernières scènes. Le van transportant les chevaux de l’équipe de France est en feu, Durand sauve Jappeloup. Et hop, on passe directement aux JO de Séoul. Pas le temps de respirer.
Je suis sorti du cinéma, il faisait jour, la lumière était belle, j’étais un peu sonné comme lorsque je sors du cinéma en plein jour. Et plus je suis allé voir « Seuls sont les indomptés » qui est un vrai chef d’œuvre (critique à suivre). Comme quoi il faut toujours remonter à cheval quand on a fait une chute.
Genre : Biopic Réalisateur : M. von Trotta Acteurs : B. Sukowa,   A. Milberg Année de production 2012 Pays : Allemagne, France Durée : 1h53 Note spectateur : Note presse :
Synopsis (Source Allociné) : 1961
La philosophe juive allemande Hannah Arendt est envoyée à Jérusalem par le New Yorker pour couvrir le procès d’Adolf Eichmann, responsable de la déportation de millions de juifs.
Les articles qu’elle publie et sa théorie de “La banalité du mal” déclenchent une controverse sans précédent.
Son obstination et l’exigence de sa pensée se heurtent à l’incompréhension de ses proches et provoquent son isolement.
Ma critique : Evidemment ce film vaut tout particulièrement pour son message historique et non pas pour ses qualités cinématographiques. J’ai lu il y a quelques années « Eichmann à Jérusalem, la banalité du mal », j’avais trouvé la première partie sur le personnage Eichmann très bien faite et novatrice. La thèse d’Hannah Arendt est à rapprocher de l’expérience de Milgram qui a eu lieu en même temps. Pour ceux qui ne l’ont pas en tête je rappelle le principe de l’expérience : un sujet doit insuffler à un autre sujet un choc électrique en cas de mauvaise réponse à une question simple. Les chocs montent jusqu’à 450 volts. A un moment le « cobaye » ne réagit plus et semble mort mais les professeurs demandent au sujet de continuer l’expérience. Près de deux tiers des sujets (sujets américains de toute originale sociale je précise) vont jusqu’au bout. Lors d’une variante le sujet n’appuie pas sur le bouton qui déclenche le choc électrique mais demande à un autre d’appuyer sur le bouton, l’obéissance monte alors à 80%.
En fait le choc électrique est complètement bidon, le « cobaye » ne reçoit aucune décharge, c’est un comédien. Cette expérience a été mise en place pour étudier la soumission à l’autorité d’un individu moyen. Et cela marche ! Elle a été très bien relatée dans une séquence du film « I comme Icare » d’Henri Verneuil.
Le film montre bien comment la philosophe comprend au fur et à mesure l’insignifiance d’Eichmann, bête exécutant ne réfléchissant plus et qui a complètement renversé son point de vue moral. C’est effrayant et dérangeant car on aurait bien mieux vu Eichmann en brute sanguinaire.
La seconde partie du livre est plus classique et relate l’histoire de la Shoah. Il y a des livres bien mieux faits sur le sujet et c’est finalement quelques jugements de cette partie qui vont entraîner la polémique racontée dans le film. Pour ma part, j’aurais passé beaucoup plus de temps à raconter la thèse de la « banalité du mal » que le reste. Je comprends que le film aurait perdu de son intensité dramatique et n’aurait intéressé que quelques mordus d’histoire. Ce film a été fait pour un plus large public (même s’il ne passe que dans une dizaine de salles à Paris alors qu’ « Iron Man 3 » y truste les écrans) et c’est finalement son mérite.
Genre : Drame Réalisateur : N. Companeez Acteurs : M. Lescot,   D. Blanc Année de production 2010 Pays : France Durée : 3h40 Note spectateur : Note presse : -
Synopsis (Source Allociné) : En 1900, un jeune homme, né au sein d'une famille aisée, souffre depuis l'enfance de crises nerveuses et de suffocations. Après un premier chagrin d'amour, il part pour Balbec respirer le grand air de la mer. 20 ans plus tard, après la 1ère Guerre Mondiale, de plus en plus malade, il entreprend de puiser dans son passé toute l'inspiration de son oeuvre littéraire...
Ma critique : J’attendais depuis longtemps une belle adaptation de mon roman préféré. C’est en partie fait.
La cinéaste a pris le parti d’ignorer « Autour de Swann » ce que je comprends, le film durant près de quatre heures. Mais j’aurais bien voulu retrouver l’atmosphère de Combray et les premières amours avec Gilberte. En fait, la partie qu’il aurait fallu ignorer c’est « Un amour de Swann » qui peut se détacher du reste du livre même si c’est une de ses plus belles parties. On retrouve bien cette atmosphère fin d’époque où le faubourg Saint-Germain vit ses derniers moments avant la première guerre mondiale. Lire en voix-off des extraits de livre est aussi une bonne idée car jamais une image ne pourra rendre la beauté des textes de Proust. C’est d’ailleurs ce que j’avais écrit à propos d’ « Un amour de Swann » de Schlöndorff qui est un ratage complet. On comprend tout le cheminement de l’auteur qui se sent inutile et n’arrive pas à exprimer son talent, puis enfin trouve sa voie avec « Le temps retrouvé ».
Alors qu’est-ce qui ne va pas dans ce film ? Bien évidemment Micha Lescot ! C’est dommage car c’est lui qui joue le rôle de Marcel. En lisant le livre de Proust, j’imagine quelqu’un de précieux, hyper-sensible, amoureux des arts et de la langue mais pas un efféminé à la voix de fausset. Je pense que la cinéaste a beaucoup trop forcé le trait, c’est probablement son interprétation de l’auteur, pas la mienne. Alors au début, ça dérange, énerve puis on s’habitue pour retrouver avec plaisir ce très beau livre.
Genre : Drame Réalisateur : S. Kramer Acteurs : S. Tracy,   M. Dietrich Année de production 1961 Pays : US Durée : 3h06 Note spectateur : Note presse : -
Synopsis (Source Allociné) : En 1948, le juge Haywood est envoyé à Nuremberg pour présider le procès de quatre magistrats allemands accusés de trop de complaisance à l'égard du régime Nazi. L'un d'eux, Janning, se renferme dans un silence méprisant et, en écartant les témoignages et les films sur les camps de concentration, dit qu'il n'a fait qu'appliquer la loi en vigueur...
Ma critique : L’intérêt de ce film n’est pas cinématographique : le noir et blanc ne sert à rien (on est en 1961, je ne comprends plus alors le choix du noir et blanc s’il n’est pas pour renforcer l’esthétique, peut-être pour faire comprendre au spectateur que c’est un film historique donc fondé sur des faits réels. C’est bien sûr un moyen de raccrocher des images d’archives en noir et blanc afin de souligner les réalisme du film, mais bon le réalisme ne m’intéresse pas), j’ai détesté les zooms rapides façon Visconti, ils sont là pour renforcer l’intensité dramatique mais c’est un procédé beaucoup trop banal. Enfin la pléiade de stars (Burt Lancaster, Richard Widmark, Marlene Dietrich, Montgomery Clift, Maximilian Schell, Judy Garland,… on se croirait dans « Le jour le plus long ») est plutôt faite pour glaner le plus d’Oscars possible qu’autre chose (ce film en a eu deux)
Ce qui m’a surtout (et uniquement) intéressé dans ce film, c’est la notion de culpabilité. Tout tourne autour du fameux « bouclier et épée » (De Gaulle aurait été l’épée défendant l’avenir de la France et Pétain le bouclier défendant à force de compromissions le quotidien des français pendant l’occupation). Alors faillait-il résister, démissionner ou se compromettre pour éviter le pire ? Le jugement est sans appel : il n’y a pas de compromission possible et même l’attitude de Janning est condamnable. Il a tenté de limiter les effets néfastes de la « justice » nazie mais en condamnant des innocents, il a commis l’impardonnable. C’est tout du moins ce que pense le juge Haywood qui est impitoyable jusqu’à la fin. Est-ce que j’adhère à cette position ? La plupart du temps : oui. Même si ne peux m’empêcher de me poser la question : qu’aurais-je fait à la place de Janning ? Cela peut paraître ridicule et stérile, je ne le crois pas. Et pour moi c’est tout l’intérêt de l’histoire ou de cette histoire en particulier : savoir que des êtres humains sensés, responsables, intelligents peuvent tomber dans le pire.
Genre : Espionnage Réalisateur : E. Rochant Acteurs : J. Dujardin,   C. de France Année de production 2012 Pays : France Durée : 1h43 Note spectateur : Note presse :
Synopsis (Source Allociné) : Grégory Lioubov, un officier des services secrets russes est envoyé à Monaco afin de surveiller les agissements d’un puissant homme d’affaires. Dans le cadre de cette mission, son équipe recrute Alice, une surdouée de la finance. Soupçonnant sa trahison, Grégory va rompre la règle d’or et entrer en contact avec Alice, son agent infiltré. Naît entre eux une passion impossible qui va inexorablement précipiter leur chute.
Ma critique : On ne peut pas gagner à tous les coups ! J’ai enchaîné la même journée deux films qui n’ont provoqué en moi qu’une seule émotion : l’ennui. Il s’agit des « Adieux à la reine » et « Möbius ». Pour le premier, il ne mérite même pas une critique, j’étais complètement absent. J’ai écrit que j’aimais bien les films lents, ouverts qui laissent une place au spectateur pour faire errer son esprit. Mais, je voulais dire « errer son esprit » autour du film, de ses questionnements, pas penser à ma prochaine recette de cuisine, ou à mes vacances (ce ne sera pas à Versailles, c’est sûr).
Alors parlons un peu de « Möbius ». Un film d’espionnage à la française, cela promettait (un peu). Et puis cela commence par un défilé de termes techniques financiers qui font peut-être chics auprès d’un public béotien mais qui se révèlent totalement absurdes. Et puis c’est lent, lent, il ne se passe rien. J’ai lu sur Allociné quelques critiques qui reprochaient la complexité du scénario. Quel scénario ? Il n’y a aucune intensité dramatique, on se fout complètement des personnages. L’idée de départ aurait pu donner de bons résultats mais là tout est convenu, sans surprise, mou du genou. Je suis peut-être passé à côté du vrai thème de l’histoire : l’amour entre les deux héros. Et bien, je ne suis pas le seul. Mes co-spectateurs l’ont trouvée aussi invraisemblable que moi.
Enfin, histoire d’enlever la dernière étoile du film : l’image est sale, je n’aime pas. Le cinéaste a fait le choix du 35mm plutôt que le numérique afin d’être plus « authentique ». Mais ce n’est pas beau. Il fallait alors un peu plus d’audace dans les mouvements de caméra, la lumière pour mettre à profit ce choix. Ce n’est pas le cas. Et hop, 0 étoile (cela faisait longtemps).
Genre : Drame Réalisateur : E. Khoo Acteurs : T. Chan,   L. Yong Année de production 2005 Pays : Singapour Durée : 1h30 Note spectateur : Note presse :
Synopsis (Source Allociné) : Un mariage d'histoires construites autour des thèmes de l'amour, de l'espoir et du destin. Les personnages de Be with me mènent des vies séparées, mais sont liés par un même désir : vivre auprès de l'être aimé.
Ma critique : Avant d’abandonner ce blog pendant plus d’un an, j’avais écrit que le salut provenait peut-être du cinéma asiatique. Je m’attendais à découvrir un joyau japonais, coréen ou chinois mais du tout un film singapourien !
Le film commence comme je l’aime bien, sans une parole, on voit juste défiler la vie de personnages sans rapports les uns avec les autres. Je me suis demandé où le cinéaste voulait en venir, sont-ce trois histoires séparées qui vont se mêler au fur et à mesure façon Lelouch ou bien la description de l’amour à trois stades de la vie : l’adolescence, l’âge adulte, la vieillesse, trois amours différentes : l’homosexualité, l’amour contrarié, le souvenir de l’être aimé.
En fait, au bout d’un long moment l’histoire se concentre sur Theresa Chan, c’est elle l’héroïne du film qui lui donne toute sa force. Au fur et à mesure c’est sa vie qui défile devant nous. Le procédé d’Eric Khoo est ingénieux, on lit la vie de Theresa sous fond d’images qui n’ont pas de rapport avec le texte. Cela change des biopics bas de gamme (ils le sont presque tous) emmêlant les flash-backs. Au tout premier moment on est troublé, je me suis demandé s’il n’y avait pas un problème de sous-titres puis j’ai compris le procédé et l’ai apprécié.
Les trois histoires ne se lient qu’à la fin, était-ce nécessaire ? Oui, sûrement afin de donner une unité au film.
Genre : Drame Réalisateur : F. Lang Acteurs : H. von Twardowski,   B. Donlevy Année de production 1943 Pays : US Durée : 2h20 Note spectateur : Note presse : -
Synopsis (Source Allociné) : Dans Prague occupée par les Nazis. Le 27 mai 1942, le Reich Protektor Heydrich est grièvement blessé par une bombe (il meurt une semaine plus tard). L'auteur de l'attentat, le professeur Svoboda, se réfugie par hasard chez le professeur Novotny. Celui-ci est arrêté comme otage par la Gestapo. Marcia, la fille du professeur se rend à la Gestapo. Elle a l'intention de dénoncer Svoboda pour faire libérer son père. Mais Svoboda, devenu héros national, est aidé par les résistants tchèques. Elle se tait mais attire l'attention des S.S. qui la font suivre par l'Inspecteur Grüber. Svoboda feint d'être l'amant de Marcia, pour détourner les soupçons de Grüber qui les suit dans la chambre où se cache le chef de la résistance, blessé. Jan Horek, le fiancé de Marcia, se rend compte du subterfuge et joue également la comédie à Grüber. Par la suite, il rejoint Svoboda à temps et ils tuent Grüber...
Ma critique : Enfin, un film qui me plaît ! Et je l’ai vu tout à fait par hasard. Evidemment il a été réalisé par un de mes cinéastes préférés : Fritz Lang. Il ne fait pas partie de ses films les plus célèbres mais paraît-il (lu dans « Le Guide du cinéma » de Télérama), c’était son deuxième film préféré après « M Le Maudit » et je suis tout à fait d’accord avec lui. Dans ce film on retrouve tous les « ficelles » classiques de Lang : des très beaux jeux d’ombres (avec encore les barreaux de la prison comme dans « J’ai le droit de vivre » réalisé six ans plus tôt), la minutie de l’enquête policière – l’inspecteur Gruber rappelant le commissaire Lohmann de « M le Maudit », la machination machiavélique des habitants de la ville contre le collaborateur (désolé pour ceux qui n’ont pas vu le film… j’en dis peut-être un peu trop). C’est un film de propagande (avec notamment sa fin très patriotique) qui évoque l’enquête policière après l’assassinat d’Heydrich à Prague en 1942, et alors ! J’ai souvent écrit que j’aimais bien les films de propagande (ceux des réalisateurs soviétiques des années vingt, pas ceux des nazis bien sûr, sauf quand ils glissent trop dans le naïf pro-communiste comme dans « Aelita » de Protazanov qui est une pâle copie de « Metropolis ») et là encore je suis conquis. Et cerise sur le gâteau, Bertolt Brecht a participé au scénario. Dommage qu’il n’ait pas continué sa collaboration avec Hollywood. Ça fait du bien enfin de découvrir du beau cinéma. J’ai encore quelques espérances dans ma pile de DVD conseillés par des cinéphiles dont les goûts sont bien différents des miens, cela me permettra peut-être d’élargir un peu mon univers et rendre vie à ce blog.
Qu’il est difficile de reprendre la plume après près de quatre mois d’absence. Quand on me demande les bons films que j’ai vus récemment, j’avoue avoir vraiment du mal à me prononcer. Comme à mon habitude, je continue à visionner trois, quatre films par semaine (voire plus !) mêlant art et divertissement, réflexion et identification, rires et compassion. Ce n’est pas la première fois que je me retrouve dans cette situation, et c’est grâce à une bonne (ou mauvaise) surprise que j’arrive à m’en sortir.
Je n’ai même pas été surpris par mon deuxième Fassbinder : « Le mariage de Maria Braun », il est aussi décevant que « Lili Marleen ». Pourtant j’insiste, j’ai enregistré deux de ces films qui passaient sur Arte la semaine dernière. J’ai vu quelques scènes du second. Il a l’air prometteur, du moins du point de vue esthétique. On verra bien…
Je n’ai pas été surpris par « Mean Streets » que je n’avais jamais vu. Ou du moins devrais-je dire, que j’ai vu au moins dix fois. J’en ai un peu marre de ces films sur la mafia peuplés de voix-off où il ne se passe pas grand-chose et on s’en fout d’ailleurs très vite.
Je n’ai pas été surpris de l’avant-dernier lauréat de la palme d’or à Cannes. Je veux parler de « Tree of life », ce film est un peu comme « The fountain », j’hésite toujours en le voyant entre crier à la supercherie et le génie.
Je n’ai pas été surpris par « Intouchables » qui est loin d’être un chef-d’œuvre mais plutôt la comédie de l’année.
En fait, je me demande si le cinéma européen n’est pas complètement mort. Angelopoulos n’est plus, Béla Tarr ne fera plus de films (j’ai revu avec un immense plaisir « Le cheval de Turin il y a peu de temps), on ne verra plus les coups de patte de Chabrol contre la bourgeoisie provinciale, personne ne remplacera jamais Chaplin et le cinéma muet et certainement pas « The artist » qui tient plutôt de la machine marketing qu’autre chose même s’il comporte quelques qualités.
Allez, j’ai eu quelques bons moments avec « Polisse » qui méritait nettement plus que les quelques miettes récoltées dans les festivals. J’ai adoré « Tetro », comme quoi les américains savent encore faire de bons films. Mais est-ce vraiment un film américain ? En tout cas, certainement pas Hollywoodien !
Les années 2010 verront-elles le triomphe des films de super-héros Hollywoodiens reléguant tous les autres au seul genre encore peu couteux et régional (voire régionaliste) : la comédie ? Le cinéma européen est à l’image de son économie : en mauvais état. Rien qu’à voir le festival de Cannes, on comprend tout. Il ne reste de ce cinéma que quelques artistes ayant dépassé la soixantaine et plus personne pour les remplacer. De temps en temps, un cinéaste est touché par la grâce et un bon film émerge mais c’est tellement rare.
Alors, quoi faire ? Je ne vais pas revoir « Les lumières de la ville » en boucle ! En fait, il y a encore un cinéma qui résiste toujours et encore à l’envahisseur du moins je l’espère. C’est le cinéma asiatique. Je le connais très mal, je n’ai vu que quelques films mais j’ai encore en tête « Vivre », « La forêt de Mogari », « Ivre de femmes et de peinture », « L’anguille ». Que des films magnifiques. C’est la pléthore d’offre et surtout la grande différence culturelle qui m’effraient le plus. Mais c’est certainement là qu’est l’issue.
Avec mon sens habituel du contrepoint, j’ai choisi, une semaine après les Césars et les Oscars, de parler… du festival de Cannes. Non pas qui je ne sois pas ravi de la victoire écrasante de « The artist », je m’en suis déjà expliqué. Pour avoir remis au goût du jour (ou tout au moins pour quelques semaines) cet art magnifique et complètement à part qu’est le cinéma muet, j’applaudis des deux mains. J’ai en revanche beaucoup plus de mal avec l’unanimité autour de la musique et là aussi je m’en suis expliqué. Pour moi, elle est totalement ratée…
J’ai récemment écrit à propos du « Vent se lève » de Ken Loach, qu’avec une palme d’or cannoise on pouvait rarement se tromper. Alors je suis allé faire un tour sur le net pour évaluer ma culture cannoise. Sur les soixante quatorze films primés depuis 1949 (oui, cela fait plusieurs films par an, il y a eu plusieurs fois deux lauréats et le festival n’a pas eu lieu en 1950 et 1968), je n’en ai vu que trente-cinq soit un peu moins de la moitié. Mais bon, sur les vingt dernières années, j’en ai vu quatorze.
La note moyenne que j’ai donnée à ces films est de 2,6 (je vous rappelle que je note les films de 0 à 4 étoiles) soit à peine plus que la note moyenne de ma base de films comportant plus de mille sept cent films qui est de 2,5. Tout cela n’est pas très engageant et finalement j’en reviens à regretter ma petite phrase sur la qualité des lauréats du festival de Cannes. J’ai quand même décidé de pousser un peu plus loin l’investigation en tentant de classer les palmés en huit catégories :
- Les chefs-d’œuvre (4)
- Presque au top (13)
- Ouais, bon… (6)
- Je me suis ennuyé et même endormi par moments (3)
- Vieux (2)
- Je ne me souviens plus de rien (4)
- Les films que la plupart aiment mais pas moi (2)
- Hors-catégorie, tellement ce film est une nullité (1)
Les chefs d’œuvre (4)
Je vais faire un petit classement dans mon classement, en tête de cette catégorie, je mets bien évidemment « L’éternité et un jour » de Theo Angeloupoulos. C’est tout ce que j’aime dans le cinéma : poésie, beauté, réflexion… Mais bon, allez lire mon article sur Angelopoulos, je ne vais pas réécrire ce que j’ai écrit il y a un mois.
« La chambre du fils » de Nanni Moretti m’a aussi touché par sa simplicité, le traitement tout en finesse du deuil d’un fils, rien à voir avec les gros machins pompiers Hollywoodiens. Ici, c’est le thème qui porte le film, la réalisation est beaucoup plus discrète et moins virtuose que celle d’Angelopolos, elle se fait presque oublier, cela ne m’a pas génê, le thème est tellement fort. Il n’y a vraiment que « Tois couleurs – bleu » de Kieslowski qui puisse rivaliser dans le même genre.
« If… » de Lindsay Anderson où j’ai retrouvé avec plaisir le Malcom McDowell d’ « Orange mécanique ». Ce film a été une vraie surprise pour moi. Je ne savais pas du tout à quoi m’attendre et j’ai été conquis par ce mélange de nihilisme et de burlesque.
Enfin, « Le vent se lève », le film qui m’a conduit à écrire cet article. Pour avoir un peu développé ma culture historique sur l’Irlande mais surtout pour la manière de filmer le déchirement entre compatriotes d’une manière si poignante, je ne peux que remercier Ken Loach de m’avoir fait passer un grand moment
Presque au top (13)
Je vais aller un peu plus vite sur cette catégorie qui comporte douze films. Ils ont tous en commun de m’avoir conquis mais il y manquait toujours ce petit quelque chose qui en font des grand films, un peu plus de beauté ou d’humanité, je ne sais trop, une œuvre d’art ne peut se juger suivant des critères purement objectifs, d’où la difficulté d’en faire la critique.
Je vais quand même parler de deux de ces films :
« Blow up » d’Antonioni. J’ai commencé la filmographie d’Antonioni avec « L’avventura », il avait tout pour me plaire, notamment la collaboration avec le grand scénariste Tonino Guerra (qui a contribué aux scénarii pour Angelopoulos, Tarkovski, Fellini…) et pourtant je n’ai trouvé aucun intérêt à ce film, relent du néo-réalisme italien qui n’est pas du tout ma tasse de thé. Je me suis donc un peu forcé pour « Blow up » et je n’ai pas regretté. Ce film est un Ovni, tellement à part des autres et malgré son ambiance seventies (pourtant il a été réalisé en 1966), il ne s’y passe pas grand-chose, mais j’ai aimé les aventures du dandy photographe apprenti détective. Il faudra quand même que j’aille explorer les autres films d’Antonioni
« La leçon de piano ». D’abord pour la musique revenant incessamment tout au long du film, il mérite toute sa place ici. Puis ensuite pour la prestation d’Harvey Keitel qui est génial dans un rôle très ambigu qui fait toute la force du film. Les histoire d’amour improbables sont légion dans le cinéma mais elles tombent souvent dans la mièvrerie pour sombrer dans les poncifs des romances hollywoodiennes (ils se rencontrent par hasard, s’aiment tout de suite, se séparent ; puis vient une longue scène où l’on voit chacun des personnages vivre séparément sa vie sous fond de musique mièvre, pour enfin dépasser leurs différences et se retrouver… snif, ça donne envie de pleurer !).
Un petit mot pour les onze autres « élus » :
- M*A*S*H : ah, lèvres en feu, tout un programme !
- Taxi driver : pour tout sauf « Are you talking to me »
- Paris, Texas : (Ry Cooder + Wim Wenders) > Ry Cooder + Wim Wenders
- The mission : belle épopée humaniste
- Sous le soleil de satan : pourquoi Gérard Depardieu a tourné dans « Astérix » ?
- Le goût de la cerise : original à ne pas recommencer (je veux parler de « Ten » bien évidemment).
- L’anguille : un modèle de tragédie
- Yol : une découverte du cinéma turc
- Dancer in the dark : quand Lars von Trier ne dit pas de conneries, il fait des bons films.
- Le pianiste : la scène de mime au piano est fantastique.
- Le ruban blanc : pour le beau travelling au début du film.
Ouais, bon… (6)
Ni bons, ni mauvais, ces films font partie du gros ventre mou des films que je note deux étoiles, un peu par paresse. Cela se voit mais ne laisse pas de grand souvenir, de la consommation courante.
Je distinguerai encore trois films :
« Orfeu Negro », c’est le mythe d’Orphée et d’Euridyce au pays de la samba et du futchball. C’est bien fait mais j’aurais préféré un peu moins de musique et de danse qui nuisent selon moi à l’atmosphère tragique du film. J’avoue nettement préférer « L’Orphée » de Jean Cocteau. Il n’y avait qu’un poète pour revisiter aussi magnifiquement ce mythe.
« Apocalypse now » : j’aurais pu aussi le classer dans la catégorie : « Les films que la plupart aiment mais pas moi » mais en fait je ne déteste pas vraiment ce film. Il est assez ennuyeux à mon goût. Ce film a probablement été distingué car il a été un des (le ?) premiers films traitant de la guerre du Vietnam et à cause des frasques de Marlon Brando. Ce n’est plus qu’une petite chose maintenant.
« Kagemusha » : déçu, déçu, déçu… voilà les trois mots qui me viennent à l’esprit lorsque je parle de ce film. C’est brouillon, sale, pas très captivant. Bref, à ne pas ranger au top de la filmographie de Kurosawa.
Et pour les autres… « Entre les murs », « Elephant », « Quatre mois, trois semaines et deux jours », je n’ai rien à dire mis à part : bof !
Je me suis ennuyé et même endormi par moments (3)
La palme revient à « Quand passent le cigognes » où je me suis effectivement endormi. Ce film fait aussi partie de ceux pour lesquels je ne me souviens plus de rien (j’ai vraiment dû dormir beaucoup !).
Les deux autres (« La dolce vita » et « Le guépard ») outre le fait qu’ils sont tous les deux réalisés par un italien tombent dans la catégorie des films longs et chiants. « La dolce vita » n’est qu’un papillonnage infiniment long où l’on attend finalement que la scène de la fontaine de Trévi. Quant au « Guépard », j’ai essayé de le revoir récemment, j’ai tenu une demi-heure. Je ne suis pas sûr de réitérer l’expérience.
Vieux (2)
Deux films très différents constituent cette catégorie. D’abord « Le monde du silence » qui avait probablement le mérite d’être innovant à son époque mais est complètement dépassé par des films récents comme « Atlantis » (et oui, il y a des films de Luc Besson que j’aime mais bon, la scène de la raie manta nageant avec « La somnanbule » de Bellini en musique de fond, c’est magnifique) ou bien encore « Océans » (même si ce film n’est franchement pas terrible).
« Sexe, mensonges et vidéos » qui ne présente plus aucun intérêt aujourd’hui. Vingt ans c’est court comme durée avant péremption pour un film !
Je ne me souviens plus de rien (4)
« Le salaire de la peur », je l’ai vu il y a bien longtemps et j’ai tendance à mélanger le film et le livre. C’est la même chose pour « Porté disparu » que j’avais vu à sa sortie en 1982 ainsi que pour « Barton fink » vu en 1991 (je me souviens seulement que je l’avais bien aimé mais bon, c’était peut-être parce que je ne voulais pas contredire la personne avec qui je l’ai vu – dont je ne me souviens pas non plus !). Pour « le troisième homme », c’est bien pire parce que je l’ai vu en 2007…
Les films que la plupart aiment mais pas moi (2)
« Pulp fiction » : le problème des films qui deviennent cultes à cause d’une petite scène de deux minutes (je veux parler du concours de danse où Uma Turman et John Travolta twistent ensemble), c’est qu’il y a deux heures et demie de film autour. Pendant longtemps j’ai cru que je n’aimais pas les films de Tarantino qui dépassaient les quatre-vingt dix minutes. En effet, tous ses films ne sont que des successions de sketches environnés de musique poussée à fond. Au bout d’un moment ça lasse. Heureusement il y a eu « Inglourious basterds » pour me prouver le contraire.
« Sailor et Lula » : dans le même genre que « Pulp fiction », c’est-à-dire pas beaucoup de liant dans le film et un peu trop de sang à mon goût. Dommage, David Lynch aurait pu faire un beau film un peu déjanté comme il sait le faire. Là, il a voulu sombrer dans le gore. Bouh, c’est laid !
Hors-catégorie, tellement ce film est une nullité (1)
Et la palme des palmes revient à… « Fahrenheit 9/11 ». Ce film est d’une extrême nullité, c’est d’ailleurs le seul zéro étoile de ma sélection cannoise d’aujourd’hui. Je ne parle même pas des qualités artistiques du film, ce n’était pas son intention et même si me lisant de temps en temps vous pouvez croire que je suis un obsédé des longs plans séquence de dix minutes, il n’y a pas que cela qui me plaît. J’aime bien aussi les mises en scène simples, dépouillées où on est pas toutes les deux minutes en train d’ouvrir la bouche béatement en disant « que c’est beau ». Ce que je critique ici, c’est son message. Cette diatribe anti-Bush devient très vite ridicule, Michael Moore force trop le trait, c’est un dossier à charge mais le cinéaste aurait pu le faire avec un peu plus de finesse. George Bush en devient sympathique et pourtant je suis loin d’être un aficionado. Ce qui m’a le plus énervé, c’est qu’à la fin de la projection toute la salle a applaudi (sauf moi et peut-être quelques autres…). J’en ai marre de cette soi-disant élite soi-disant bien pensante qui se permet de dicter à une masse ce qu’elle doit penser. Ce film n’est qu’un vulgaire film de propagande, c’est même le pire de la propagande. C’est bête, mal fait, Cannes s’est vraiment égaré ce jour là. Alors Monsieur Moore, allez (re ?)voir un peu les films soviétiques des années vingt, vous verrez ce qu’est un beau cinéma de propagande et puis… un peu plus de finesse s’il vous plaît. Arrêtez de penser que tous les autres sont des imbéciles !
Ce n’est pas facile de conclure après cela. Mais finalement, mieux vaut des films qui font réagir que toute cette multitude qui me transforme en vache regardant passer les trains. Ce que j’apprécie tout particulièrement dans le palmarès du festival de Cannes, c’est qu’il me permet de découvrir des films auxquels je ne me serai pas forcément intéressé. Je veux parler de « L’éternité et un jour » , « L’anguille », « Yol », « If… », « Le vent se lève »… Alors je continuerai à suivre avec plaisir les deux semaines cannoises et à suivre le palmarès en direct (je me souviens que pour le dernier palmarès j’étais à Vienne, heureusement qu’une amie m’envoyait régulièrement par SMS les résultats du jury, je pouvais presque me croire devant ma télévision).
Genre : Drame Réalisateur : C. Eastwood Acteurs : M. Freeman,   M. Damon Année de production 2009 Pays : US Durée : 2h12 Note spectateur : Note presse :
Synopsis (Source Allociné) : En 1994, l'élection de Nelson Mandela consacre la fin de l'Apartheid, mais l'Afrique du Sud reste une nation profondément divisée sur le plan racial et économique. Pour unifier le pays et donner à chaque citoyen un motif de fierté, Mandela mise sur le sport, et fait cause commune avec le capitaine de la modeste équipe de rugby sud-africaine. Leur pari : se présenter au Championnat du Monde 1995...
Ma critique : En regardant ce film je me suis dit : « est-ce que Clint Eastwood est un grand réalisteur ? », puis j’ai repensé à « Mystic river », « Million dollar baby », « Impitoyable » et les autres ; et la réponse est évidemment OUI. Mais au milieu de cette filmographie impressionnante il y a quand même quelques accidents, surtout lorsque le cinéaste fait de la science-fiction comme avec « Space cowboys » ou « Firefox » ou bien encore lorsqu’il glisse dans le pathos facilo-facile comme dans « Gran Torino ». Pour « Invictus », c’est un peu le cas. En fait ce film aurait pu s’appeler « L’apartheid au pays des bisounours ». J’avoue ne pas connaître du tout les détails de la transition de l’Afrique du Sud dans les années 90 et même si le grand mérite du film est de montrer le rôle prédominant de Nelson Mandela dans ce processus, je trouve tout ceci un peu trop lisse, on a l’impression que tout se passe relativement bien, sans trop d’accrocs, grâce seulement à un match de rugby.
Enfin, si l’on parle de rugby, c’est là ma terrible déception. J’ai détesté la manière de filmer d’Eastwood. Elle était peut-être destinée à un public de béotiens, voulant rapprocher ce sport avec le football américain bien connu de la cible commerciale de ce film. Mais franchement, c’est sale, mal fait, le montage est très bizarre par moments. Bouh que c’est laid ! Allez voir « L’enfer du dimanche » (qui lui parle du football américain), vous verrez ce que c’est de bien filmer un sport. En fait, les scènes de rugby sont réduites au minimum et je le comprends bien, ce n’était pas le but du film mais cela n’aurait pas dû empêcher le cinéaste de faire quelques efforts !
Genre : Historique Réalisateur : A. Sokurov Acteurs : S. Dreiden,   M. Kuznetsova Année de production 2002 Pays : Russie Durée : 1h35 Note spectateur : Note presse :
Synopsis (Source Allociné) : Invisible pour ceux qui l'entourent, un réalisateur contemporain se retrouve comme par magie dans le musée de l'Ermitage à Saint-Pétersbourg au début du XVIIIe siècle. Il y rencontre un cynique diplomate français du XIXe siècle. Les deux hommes deviennent complices au cours d'un extraordinaire voyage dans le temps, à travers le turbulent passé de la Russie, qui les conduit jusqu'à nos jours.
Ma critique : J’hésite beaucoup en écrivant sur ce film. Est-ce seulement un animal de cirque ou au-delà de cela comporte-t-il une certaine valeur ? Côté animal de cirque c’est bien évidemment la prouesse de réaliser un film en un seul plan séquence. Et ici, ce n’est pas comme « La corde » d’Hitchcock où il y a un changement de plan grâce à un gros plan dans le dos uni des acteurs. J’aime beaucoup les plan séquence, Tarkovski et Angelopoulos ont excellé dans ce style, Sokurov pousse selon moi la virtuosité un peu trop loin, notamment au début du film où les plans sont beaucoup trop serrés à mon goût, le plan devient alors très artificiel. Puis, le cinéaste libère un peu l’espace et excelle vraiment dans les deux séquences finales : le bal, très approprié pour un long plan, où la caméra virevolte au milieu des danseurs puis la sortie du bal et la caméra qui recule parmi la foule, là, c’est du grand art. Côté sujet, c’est assez décousu, le cinéaste nous présente trois siècles d’histoire russe à travers quelques unes des scènes de la vie quotidienne, ce n’est pas forcément très facile de suivre pour quelqu’un comme moi qui ne connaît pas vraiment l’histoire russe mise à part celle du 20ème siècle. Mais il y a surtout le parcours dans les salles du musée de l’Ermitage qui donne vraiment envie d’aller y errer un jour. Enfin, la manière de présenter la succession de l’action à travers le discours de la caméra et d’un diplomate français parcourant tout comme les personnages des « Chasseurs » d’Angelopoulos est amusante et bien faite. Alors, fallait-il absolument réaliser ce film en un seul plan ? De mon côté, je n’en suis pas si sûr, je l’aurai vu quoiqu’il arrive. Pour moi, c’est plus un argument commercial qu’artistique.
Genre : Drame Réalisateur : T. Angelopoulos Acteurs : O. Antonutti,   E. Kotamanidou Année de production 1980 Pays : Italie, Grèce Durée : 3h50 Note spectateur : Note presse : -
Synopsis (Source Allociné) : En 1900, à Athènes, un brigand échappé de prison répondant au nom d'Alexandre séquestre des diplomates anglais. Il exige que ses compagnons et lui-même soient amnistiés en échange de quoi il libérera ses otages.
Ma critique : Je profite de l’écriture de la critique du dernier long métrage d’Angelopoulos pour parler un peu de technique. Il s’agit bien évidemment du plan séquence. Et plus particulièrement du panoramique horizontal. Traditionnellement lorsque l’on voit un personnage regarder devant lui, il y a un contre-champ dévoilant ce qu’il regarde. Plus récemment, un Lars von Trier fait naviguer rapidement sa caméra d’un lieu à l’autre de la scène, le pano n’est pas fluide, il est saccadé, à la fois vertical et horizontal. Encore plus récemment, dans les films d’action US, la caméra bouge tellement vite que l’on ne voir plus rien sauf un grand flou qui donne mal au cœur.
Angeloupoulos privilégie les longs panoramiques horizontaux, très fluides et qui se transforment en plan à 360 degrés. Cela laisse le temps d’imaginer ce que sera le cadre qui se dévoile peu à peu devant nos yeux rajoutant un peu de mystère et de poésie à la scène. C’est très beau, harmonieux, en fait le seul reproche que je ferai à Angelopoulos c’est d’en abuser un peu trop. Un petit contre-champ de temps à temps, cela donnerait un peu plus d’intensité dramatique à ses films mais peut-être avait-il peut d’y perdre toute la poésie et l’unité de ses films.
Bon maintenant parlons un peu du film. Il fait d’abord référence à l’autre Alexandre, avec Bucéphal, son casque, son épée et ses crises d’épilepsie. Puis le cinéaste montre l’émergence d’une société idéale où tout est partagé par la communauté. C’est l’utopie communiste. Mais, le libérateur devient tyran, Staline, et s’oppose et détruit l’idéal Trotskiste pour sombrer dans le despotisme. Alexandre est à la fois un pantin dépassé par ses troupes n’émettant aucune parole en public et un dictateur gouvernant son village d’une main de fer. Evidemment cela se finit mal, l’utopie n’est pas atteignable.
Genre : Drame Réalisateur : T. Angelopoulos Acteurs : M. Chronopoulou,   K. Sefanakis Année de production 1977 Pays : Grèce Durée : 2h46 Note spectateur : Note presse : -
Synopsis (Source Allociné) : Un groupe de riches chasseurs grecs fait une macabre découverte lors d'une chasse de routine : le cadavre d'un maquisard de la guerre civile.
Ma critique : Lors de la première vision des trois premiers films d’Angelopoulos (il s’agit de « La reconstitution », « Jours de 36 » et « Le voyage des comédiens »), j’avais décrit ma difficulté à entrer dans ces films faisant beaucoup trop référence à l’histoire de la Grèce du 20ème siècle que je ne connaissais (à part le fait qu’il y avait eu la dictature des colonels, un peu comme tout le monde…). En les revoyant récemment, c’était déjà un peu mieux et puis j’ai (un peu) lu sur l’histoire de la Grèce pour mieux la comprendre. Je continuai malgré cela à préférer les films plus récents d’Angelopoulos, plus universels même s’ils font toujours référence à l’histoire de la Grèce.
Avec « Les chasseurs » mon point de vue a changé. D’abord parce que je commence à peu près à me repérer dans la période 1936-1974 comportant une guerre civile, une guerre mondiale et plusieurs dictatures. Mais c’est surtout la manière de traiter l’histoire qui est si originale et intéressante : les protagonistes sont là, dans la salle des fêtes, avec le corps du maquisard étendu sur une table, et par moments l’un deux se détache des autres et rentre dans le passé ou bien encore c’est l’histoire qui se déroule là, devant leurs yeux. J’ai bien aimé d’ailleurs une transition à la manière d’Hitchcock dans « La corde » où la caméra s’arrête dans le dos d’un des personnages, puis repart mais cette fois-ci on est dans le passé.
On voit alors toutes les complicités des personnages aux différents régimes qui se sont succédés depuis l’après-guerre. A la fin du film, on revient en arrière, au tout début du film lorsque les chasseurs découvrent le cadavre. Finalement, il ne le ramènent pas à la salle des fêtes mais l’enterrent comme pour gommer ce passé si gênant.
Je ne sais pas si je suis triste parce que le plus grand cinéaste vivant s’est éteint (ou plutôt le plus grand en activité puisque Béla Tarr a indiqué que « Le cheval de Turin » serait son dernier film) ou à cause du maigre traitement accordé par les médias à sa disparition, toujours la même dépêche reprise par tous les sites internet, factuelle, laconique, juste un moyen de remplir quelques lignes sur un écran ou dans un journal. Il est vrai qu’actuellement la Grèce intéresse plus pour sa dette que pour ses artistes mais je trouve dommage que la presse n’en ait pas profité pour essayer de faire découvrir l’œuvre , soi-disant difficile d’accès, de ce cinéaste. Ce qui m’a achevé c’est de voir la page culture d’une chaîne d’information le soir de la mort d’Angelopoulos : cinq minutes sur les nominations aux Oscars de « The artist » et puis une interview de Jude Law à propos du dernier Sherlock Holmes. C’est vrai qu’en ne tentant pas de relever le niveau, cette chaîne ne prend aucun risque de zapping…
Mon premier contact avec Angelopoulos, c’était en 1995 lors de la cérémonie de clôture du festival de Cannes où il avait montré toute sa déception de n’avoir eu que le Grand Prix. Il disait : « J’avais préparé un discours pour la palme d’or, je l’ai oublié maintenant, merci beaucoup » en tirant une tronche d’enterrement. Je l’ai trouvé hyper-prétentieux, arrogant, et m’en suis complètement désintéressé. Puis, trois ans plus tard, ce fut enfin la consécration avec « L’éternité et un jour », il avait l’air toujours aussi peu joyeux, je n’ai compris que bien plus tard que cette attitude tenait plus de la réserve, la conscience de sa valeur (et alors ? c’est un défaut quand c’est vraiment le cas ?). Je l’ai encore oublié.
C’est à peu près à cette période que je suis sorti du carcan des films commerciaux Hollywoodiens pour aller voir ailleurs ce qui se faisait. J’ai commencé par Tarkovski, Bergman, Eisenstein, Fritz Lang et finalement j’ai mis beaucoup de temps avant d’aborder l’œuvre d’Angelopoulos. C’était à l’occasion de la sortie d’un double DVD comprenant ses deux films primés à Cannes : « Le regard d’Ulysse » et « L’éternité et un jour ». Je me suis dit, « on verra bien, si cela ne me plaît pas, je m’arrête là ». Et là, j’ai compris ! J’ai compris pourquoi il avait fait la gueule pour le grand prix à Cannes, compris que je découvrais enfin un cinéaste hors pair.
Après la joie, la frustration. Il n’y avait que ces deux films édités en DVD. J’ai réussi quand même à dénicher pratiquement tous ses films, c’était un immense plaisir lorsque mes recherches aboutissaient. Pourtant, ses premiers films (« La reconstitution », « Jours de 36 ») m’ont troublé, je ne me sentais pas concerné par ces histoires fortement inspirées par l’histoire grecque. Esthétiquement, c’était très beau mais pour le reste, je restais sur ma faim. Heureusement qu’au milieu de tout ça, il y avait de vrais bijoux comme « Voyage à Cythère » et surtout le sublissime « Pas suspendu de la cigogne » dont la scène du mariage me reste toujours en tête. C’est avec la scène de la fonte de la cloche d’ « Andréi Rublev » de Tarkovski la scène qui m’a le plus marquée au cinéma.
Pour son dernier film « Dust of time », j’ai attendu désespérément sa sortie en salle en France. Il n’est jamais sorti mais j’ai réussi à le voir. C’était encore un beau moment de cinéma. Je ne savais pas qu’il avait un film en préparation et je redoutais qu’à son âge, avec les difficultés de financement de ce type de cinéma, il y renonce. Malheureusement, c’est une moto qui a mis fin à ce projet.
Je parlais encore de lui au moment de son accident, on m’a offert récemment le coffret de ses sept premiers films, j’ai revu avec plaisir ses trois premiers. Les trois suivants, seuls films d’Angelopoulos que je n’ai pas vus, m’attendent dans ma pile de DVD.
Alors, c’est quoi le cinéma d’Angelopoulos ? C’est tout ce que j’aime ! D’abord de très longs plans séquence. J’ai déjà écrit que pour moi, le changement de plan était souvent un renoncement, une fuite devant l’effort, une facilité. Le plan séquence, c’est exploiter au maximum le décor, les personnages, l’action. Eisenstein montre toute la difficulté de l’exercice dans « Leçons de mise en scène » en imposant à ses élèves de filmer la scène de l’assassinat de la veuve par Raskolnikov en un seul plan et sans mouvement de caméra. Mais évidemment, ce qui rajoute de la beauté à ces plans, c’est le lent mouvement de la caméra qui caresse les personnages, les décors, c’est notre œil qui erre parmi l’action environnante. Ils sont d’autant plus beaux lorsque l’on en sent pas que c’est un seul long plan, on est alors absorbé par l’image et non par la technique.
Ce sont aussi des films très ouverts, c’est-à-dire que le cinéaste demande au spectateur de s’impliquer dans le film pour le comprendre. Il n’y a pas qu’une seule façon de comprendre ses films, ce ne sont pas des films à clés, chacun a la sienne et c’est ce qui fait toute la richesse de ce type d’œuvre. Le risque, c’est que le spectateur ne rentre pas tout à fait dans le film et c’est le cas pour les films d’Angelopoulos qui s’inspirent d’une culture qui n’est pas la mienne. Mais lorsque la sauce prend, et c’est souvent le cas, c’est un vrai moment de bonheur.
Enfin, ce sont les thèmes des films d’Angelopoulos : la nostalgie, la mélancolie, l’histoire des balkans, les racines du cinéma… Tous ses thèmes sont traités avec finesse, à la hauteur de la réserve du cinéaste, ces petites touches me font progressivement passer de la contemplation à la réflexion. Il n’y a que peu de cinéastes qui me procurent cette impression et je les en remercie grandement.
Si je n’avais qu’un souhait, c’est que son œuvre soit un peu mieux connue, les médias accordent un peu plus de place à autre chose que le dernier blockbuster US, c’est un doux rêve… J’espère seulement vous avoir donné envie d’aller voir un de ses films, vous verrez, ces moments rares de cinéma sont une belle expérience.
Genre : Drame Réalisateur : K. Loach Acteurs : C. Murphy,   P. Delaney Année de production 2005 Pays : UK Durée : 2h04 Note spectateur : Note presse :
Synopsis (Source Allociné) : Irlande, 1920. Des paysans s'unissent pour former une armée de volontaires contre les redoutables Black and Tans, troupes anglaises envoyées par bateaux entiers pour mater les velléités d'indépendance du peuple irlandais.
Par sens du devoir et amour de son pays, Damien abandonne sa jeune carrière de médecin et rejoint son frère Teddy dans le dangereux combat pour la liberté...
Ma critique : Pour moi, Ken Loach est un cinéaste qui fait des films sociaux sur l’Angleterre post-industrielle à la dérive (j’ai dû être maqué par « The Navigators » que je n’ai jamais vu !), pourtant ses deux seuls films que j’ai vus sont « Looking for Eric » et « Sweet sixteen » ce qui n’a pas grand-chose à voir avec les aventures des cheminots de Sheffield. Mais bon, je me suis dit « Une palme d’or, ça se regarde » ; je ne fais pas partie des ces snobinards qui boudent les palmes d’or sous je ne sais quel fallacieux prétexte, en fait je crois bien que je n’ai jamais été déçu mis à part peut-être avec « Quand passent les cigognes » qui m’est passé complètement par-dessus la tête.
Ce film c’est d’abord le bel accent irlandais, les paysages et surtout un petit détour vers l’histoire de la constitution de la république irlandaise que je ne connaissais pas vraiment (j’en ai profité pour faire un petit tour sur internet afin de combler quelques lacunes). C’est bien évidemment la deuxième partie du film qui est la plus forte lorsque l’on voit les deux frères se déchirer symbolisant l’opposition des jusqu’au-boutistes et des pragmatiques (du moins c’est comme cela que je les appelle) après les premières concessions du Royaume-Uni envers l’Irlande. C’est assez ubuesque de voir les anciens alliés, voisins et compatriotes se trucider en s’appelant par leurs prénoms et les larmes dans les yeux. Cela montre toute l’horreur de ce que peut être un guerre civile où les convictions politiques dépassent toute l’amitié ou l’amour que peuvent ressentir les adversaires. Ken Loach montre tout ceci sans pathos avec une réalisation très sobre (il n’y a pas de longs travelling sur les landes irlandaises, cela peut faire rigolo dans « Highlander », - je sais c’est en Ecosse mais c’est le même type de paysages – cela aurait été tentant pour un réalisateur médiocre mais ici cela aurait fait très tarte).
Genre : Comédie dramatique Réalisateur : C. Belmont Acteurs : J. Perrin,   A. Buron Année de production 1967 Pays : France Durée : 1h50 Note spectateur : Note presse : -
Synopsis (Source Allociné) : Colin et Chloé vivent un amour fou. Mais la jeune fille est bientôt victime d'une étrange maladie : un nénuphar pousse dans ses poumons, l'empêchant peu à peu de respirer.
Ma critique : Comment rendre la richesse d’un livre, de son vocabulaire, de ses phrases, ses jeux de mots, il faut être un grand cinéaste et s’appeler Jean Cocteau (je pense à son « Orphée), en bref, il faut être poète pour rendre toute la poésie d’une œuvre aussi riche que « L’écume des jours ». Ce n’est pas le cas de Charles Belmont (que je ne connaissais pas et dont la filmographie est plutôt limitée) et mise à part la partie de tennis à la grenade (qui ne m’avait pas marquée dans le roman), il n’y a pas grand-chose de bien passionnant dans ce film, je me suis ennuyé, me suis presque endormi. De plus, il manque tout un pan du roman : la maison qui rétrécit au fur et à mesure de la maladie de Chloé, l’assassinat de Jean-Sol Partre, l’enterrement.. mais bon, je n’en suis même plus sûr, à la fin je n’ai plus beaucoup regardé l’écran, ce n’étaient que des traces de couleurs (très moches par ailleurs) sur un pan de mur.
Genre : Drame Réalisateur : S. Eisenstein Acteurs : N. Tcherkassov,   N. Okhlopov Année de production 1938 Pays : Russie Durée : 1 h 52 Note spectateur : Note presse : -
Synopsis (Source Allociné) : Dans la Russie du XIIe siecle, Alexandre Nevski, prince pacifique d'un peuple de pecheurs, prend le commandement d'une armee pour repousser les hordes barbares qui ont envahi son pays.
Ma critique : Ce n'est que la deuxième fois que je vois ce film m'étant plus concentré sur les films d'Eisenstein des années 20. Ce qui m'a surtout surpris ici, c'est la mise en scène, c'est une succession de plans fixes un peu comme aux débuts du cinéma mais Eisenstein semble laisser de côté le montage intellectuel comme si l'apparition du parlant rendait obsolète cette forme d'expression (en fait, j’ai lu par la suite qu’on lui avait interdit le montage intellectuel). Il faut attendre de nombreuses minutes avant de voir un travelling, il est très court et parcourt les premières lignes de l'armée russe puis un autre qui dévoile les morts sur le champ de bataille après la victoire des russes et enfin une succession de très beaux travellings lors du défilé des héros morts et du prince vainqueur. Cette manière de présenter un cadre statique n'est pas vraiment gênante, elle est même excellente surtout parce le cinéaste maîtrise à perfection la composition du cadre et utilise la succession de plans fixes comme s'il nous détaillait un tableau, par petites touches. Le cinéaste utilise aussi beaucoup les gros plans et notamment les contre-plongées pour souligner l’aspect héroïque de ses personnages. Mais c'est surtout pendant les scènes de bataille qu'il excelle, tout s'agite dans le plan, on voit la marée noire submerger les capes blanches des chevaliers teutoniques puis une série de gros plans sur chacun des héros frappant de leurs épées les alentours. Eisenstein montre qu'il sait se renouveler, adapter sa forme d'expression au parlant, c'est vraiment de la très belle ouvrage. Evidemment, derrière tout cela il y a un message de propagande, un an avant le pacte germano-soviétique, alors que les deux pays sont en froid, le cinéaste avertit les allemands : si vous venez chez nous en ennemis, vous subirez le même sort que les chevaliers teutoniques au 13ème siècle.
Genre : Drame Réalisateur : B. Tarr Acteurs : E. Bok,   M. Kormos Année de production 2011 Pays : France, Suisse, Hong Durée : 2h26 Note spectateur : Note presse :
Synopsis (Source Allociné) : A Turin, en 1889, Nietzsche enlaça un cheval d'attelage épuisé puis perdit la raison. Quelque part, dans la campagne : un fermier, sa fille, une charrette et le vieux cheval. Dehors le vent se lève.
Ma critique : Je l’attendais depuis des mois… Le dernier film de Béla Tarr ! Et peut-être malheureusement le dernier tout court selon son réalisateur puisqu’il peine de plus en plus à financer ses films. Il faut dire que ne sortant que dans deux salles à Paris, il a peu de chances de faire beaucoup d’entrées. En même temps, je comprends un peu, ce genre de film est bien loin des blockbusters qui peuplent nos écrans et peut en rebuter plus d’un. « Le cheval de Turin » part de l’histoire de Nietzsche qui un jour de 1889 à Turin étreint un cheval en pleurs et sombre dans la folie pour ne plus en sortir, c’est le destin de ce cheval et de ses propriétaires dont parle le film. Alors que Dieu a crée le monde en six jours, on voit le monde se détruire en six jours, le cinéaste montre ces six journées identiques (du moins au premier abord) du père et de sa fille, le lever, chercher l’eau dans le puits, regarder le monde par la fenêtre et manger une pomme de terre, le coucher. Chaque journée est filmée sous un angle différent mais avec toujours ces magnifiques plans séquence maîtrisés à la perfection par Béla Tarr. La caméra, par ses lents mouvements, distille l’action où chaque parole est rare – mis à part l’irruption d’un voisin débitant comme une mitraillette des textes Nietzschéen. Il faut regarder, réfléchir, s’évader, revenir à l’écran, penser, ce film laisse une place immense au spectateur mais l’amène irrémédiablement vers l’obscurité et la fin du monde. Comme toujours au cinéma, au bout d’une heure je me sens mal dans mon fauteuil et les mouvements des voisins – ou plutôt des gens qui rentrent cinq minutes dans la salle pour s’apercevoir peu après qu’ils se sont trompés de film – me troublent un peu, c’est dommage, j’attends avec impatience le DVD (mon canapé est plus confortable !) car tout ceci a un peu nui à l’évasion de mon esprit. La musique, toujours la même, répétitive, lancinante nous conduit lentement vers la dernière scène qui est merveilleuse, l’éclairage est magique, on sent qu’il a été réglé au millimètre, les deux personnages glissent vers le néant, puis le générique, sans musique, la salle qui ne s’éclaire pas (le projectionniste n’était plus dans sa pièce), nous plonge à notre tour dans ce néant. C’est bien difficile après de revenir à la surface de la rue de Rennes et de ses décorations de Noël.
Genre : Drame Réalisateur : A. Gonzales Inarritu Acteurs : J. Bardem,   M. Alvarez Année de production 2010 Pays : Espagne, Mexique Durée : 2h18 Note spectateur : Note presse :
Synopsis (Source Allociné) : C’est l’histoire d’un homme en chute libre. Sensible aux esprits, Uxbal, père de deux enfants, sent que la mort rôde. Confronté à un quotidien corrompu et à un destin contraire, il se bat pour pardonner, pour aimer, pour toujours…
Ma critique : Enfin ! Inarritu change de style ! Ce n’est pas que je déteste sa manière de traiter trois histoires croisées (« 21 grammes », « Amours chiennes » et « Babel ») mais je pense qu’il risquait à la longue de décevoir. Il s’est arrêté un peu avant de lasser avec le superbe « Babel ». C’est en effet toujours un risque de rester enfermé dans un style de réalisation, Claude Lelouch en est la meilleure preuve, lui qui pour un « Roman de gare » fabrique dix navets. Sa description d’un homme à la dérive m’a fait penser à Béla Tarr mais en beaucoup moins fort. En lisant le synopsis du film, je m’attendais à voir un petit escroc profitant de la misère humaine, ici le personnage principal est bien proche de la misère qu’il exploite, il semble profiter à peine de l’exploitation du travail d’immigrés clandestins et vit misérablement. Lorsqu’il veut enfin faire le bien, sachant sa fin proche, tout rate et aboutit à la mort des clandestins chinois (désolé je raconte tout le film…), il se laisse complètement entraîner par son destin comme une marionnette. Son destin, c’est d’être un minable, un moins que rien malgré tout son amour pour ses enfants, malgré sa volonté de bien faire. Bref, c’est un film bien pessimiste qui ressemble à une petit tragédie grecque. C’est une très belle réalisation et Inàrittu montre enfin qu’il peut faire plein de choses différentes (bon, je ne suis pas sûr quand même qu’il soit prêt à faire une comédie…), cela promet !
Nouveau (petit) livre : « Réflexions sur 7 films »
Et bien voilà, je le mets en ligne aujourd’hui. Il est court (30 pages), m’a pris pas mal de temps mais cela a toujours été un grand plaisir de commenter ces sept films, de m’en servir comme point de départ pour laisser errer mon esprit. Alors que dire de plus, sinon bonne lecture, j’espère seulement qu’il vous fera réfléchir même si vous n’adhérez pas à ma vision.
Genre : Policier Réalisateur : F. Truffaut Acteurs : F. Ardant,   JL. Trintignant Année de production 1983 Pays : France Durée : 1h55 Note spectateur : Note presse : -
Synopsis (Source Allociné) : Une femme et son amant sont assassinés. Le mari, Julien Vercel, suspect n°1 decide de s'enfuir et de se cacher quelque temps. Sa secrétaire, Barbara Becker, éprise de son patron, mène sa propre enquête.
Ma critique : J’ai écrit dans mon e-book sur mes réflexions sur 7 films (à paraître très bientôt sur ce site) que je trouvais plutôt ratées les incursions modernes dans le noir et blanc. Surtout parce que les cinéastes actuels ne savaient pas jouer avec la lumière et les contrastes du noir et blanc comme l’avaient faits leurs prédécesseurs. Je ne trouve pas que François Truffaut transcende esthétiquement le noir et blanc avec « Vivement dimanche ! », mais le noir et blanc colle très bien à l’atmosphère du film, c’est un peu difficile à décrire… Ici le noir et blanc s’adapte complètement au genre film noir à qui Truffaut rend hommage (ainsi qu’à Alfred Hitchcock) avec ce film. C’est pourtant un style que je suis loin d’apprécier vraiment mais ici Truffaut y rajoute une dose d’humour, de fraîcheur (notamment grâce à Fanny Ardant), cela virevolte dans tous les sens et j’ai été captivé par les aventures de l’apprentie détective. Enfin, j’ai beaucoup aimé la dernière scène du générique où l’on voit les pieds d’enfants jouant avec le pare-soleil d’un objectif. C’est le dernier plan de Truffaut puisque c’est son dernier film et cela synthétise bien la vie de ce cinéaste passionné par le cinéma (et pas seulement le sien).
Bon, mon petit livre avance, j'en suis à la troisième version mais je ne suis pas encore tout à fait content de moi. Voici un premier aperçu avec les deux premières pages (il s’agit de l’introduction).
Le cinéma est pour nous, de tous les arts, le plus important – Lénine
Commencer par une phrase de Lénine peut paraître un brin provocateur, je ne l’ai pas insérée parce que je pense être en total accord avec elle, les autres formes d’expressions artistiques sont aussi pour moi une source d’émotions. Ce que j’aime dans cette phrase, c’est qu’elle montre qu’au delà de l’esthétique, le cinéma véhicule un message ; les soviétiques ont compris que cet art pouvait atteindre facilement une grande masse un peu comme les chapiteaux de nos églises destinés à enseigner la religion aux illettrés. Grâce à ce soutien, les cinéastes russes des années vingt ont engagé un immense travail de recherche conduisant par exemple à l’effet Koulechov ou le montage intellectuel d’Eisenstein, concurrençant alors le cinéma Hollywoodien naissant plus orienté vers le réalisme.
C’est aujourd’hui l’objet de ce texte, étudier les messages portés par le cinéma mais pas seulement les messages bruts comme j’ai tenté de le décrire dans mon livre sur l’expression cinématographique, ce sont surtout les réflexions provoqués par ces messages. Je parle plus dans une des discussions de catalyseur. Pour moi, le cinéma, tout comme la littérature, déclenche un processus associatif permettant à mon esprit de dériver, de me faire réfléchir, de trouver de nouvelles idées. C’est d’autant plus vrai qu’il est ouvert et donc me laisse un peu de place.
J’ai choisi sept films ou plutôt sept thèmes, oui c’est plutôt dans cet ordre que j’ai travaillé, qui m’intéressent tout particulièrement. Il n’y a que peu de rapport entre ces films, cela va d’Avatar au Sacrifice en passant par Les lumières de la ville. Ils ne m’ont pas tous plu de manière égale et les critiques écrites sur mon site ne sont pas toujours très élogieuses. Ce n’est pas leurs qualités artistiques, esthétiques qui m’ont conduit à les choisir, c’est d’abord leur capacité à m’interroger. J’ai choisi de les présenter les uns après les autres, d’abord un synopsis puis une discussion. Et même, s’il y a une certaine linéarité entre mes discussions, elles se renvoient les unes aux autres et aboutissent à ma vision provoquée par toutes celles de ces cinéastes.
Tout au long du document, je fais référence à d’autres films dont le lecteur trouvera le synopsis et ma critique sur mon site www.cinerss.fr. Mes réflexions proviennent aussi du croisement de mes lectures avec la vision de films, j’ai préféré les citer en notes en bas de page plutôt que de les rassembler dans une bibliographie à la fin du document.
Les sept films – sept thèmes
Avatar – La preuve de Dieu
Malevil – La non linéarité de l’histoire
The fountain – L’homme machine
Le hasard – Le libre arbitre
eXistenZ – Le mythe de la caverne
Les lumières de la ville – Le langage
Le sacrifice – Le spiritualisme laïc
Genre : Comédie dramatique Réalisateur : M. Hazanavicius Acteurs : J. Dujardin,   B. Bejo Année de production 2011 Pays : France Durée : 1h40 Note spectateur : Note presse :
Synopsis (Source Allociné) : Hollywood 1927. George Valentin est une vedette du cinéma muet à qui tout sourit. L'arrivée des films parlants va le faire sombrer dans l'oubli. Peppy Miller, jeune figurante, va elle, être propulsée au firmament des stars. Ce film raconte l'histoire de leurs destins croisés, ou comment la célébrité, l'orgueil et l'argent peuvent être autant d'obstacles à leur histoire d'amour.
Ma critique : J’attendais depuis longtemps qu’un cinéaste relève le défi de faire un film muet, c’est une forme de cinéma qui a disparu pour des raisons techniques et parce que le public s’en est détourné le considérant comme obsolète. C’est bien dommage car c’est une forme d’expression cinématographique bien à part qui mérite qu’on l’utilise encore.
C’est donc avec impatience et appréhension que je suis allé le voir. Appréhension car je craignais que les acteurs exagèrent, fassent la grimace pour faire passer leurs émotions. Passé les premiers énervements de quelques spectateurs qui faisaient des commentaires à voix haute – c’est un muet, ce n’est donc pas grave pensaient-ils – j’ai d’abord apprécié le format 4/3 lui aussi abandonné pour des raisons commerciales (la télévision concurrençait le cinéma et pour attirer toujours les spectateurs, Hollywood a crée l’écran large), du côté des expressions j’ai trouvé les premiers sourires de Jean Dujardin un peu trop forcés, je les trouve drôle dans la série des OSS 117, moins ici. Mais en fait, c’est surtout la musique qui m’a gêné, je l’ai trouvé en contrepoint et surtout beaucoup trop forte par moments. Je me suis alors rappelé que Chaplin écrivait la musique de ces films et c’est cet assemblage de la musique et de la pantomime qui fait de tous ces films des chefs-d’œuvre. Autre gêne, les personnages parlent trop, je veux dire que les dialogues où l’on voit les lèvres des acteurs bouger sont un peu trop nombreuses. L’art du muet, c’est justement de trouver une autre manière de communiquer pas de meubler des scènes avec des personnages parlant dans le vide entrecoupées de longs intertitres (heureusement fort peu nombreux dans ce film).
Côté esthétique, pas grand-chose à dire, il y a une tentative de plan géométrique lors de la scène dans l’escalier des studios de cinéma, quelques reflets intéressants, c’est à peu près tout.
Alors, verdict ? Une belle tentative, plutôt réussie, mêlant le comique (grâce au chien notamment) et le dramatique ne tombant pas dans l’écueil des intertitres à foison ni de mimiques des acteurs qui s’en sortent plutôt bien même si je pense qu’un acteur de parlant n’est pas adapté à cette forme de cinéma, il faut d’abord maîtriser la pantomime pour exceller dans cet art. Enfin, un mauvais point pour la musique qui gâche un peu ce film mais trois étoiles quand même, c’est peut-être mon amour pour le muet qui me rend si indulgent…
Ah, j’oubliais une erreur historique qui m’a énervée : le film évoque les débuts du parlant en 1929, or le premier film parlant de l’histoire (très beau d’ailleurs), c’est « Chanteur de Jazz » qui est sorti en 1927 et non en 1929.
Genre : Drame Réalisateur : D. Aronosky Acteurs : J. Leto,   E. Burstyn Année de production 2000 Pays : US Durée : 1h50 Note spectateur : Note presse :
Synopsis (Source Allociné) : Harry Goldfarb est un junkie. Il passe ses journées en compagnie de sa petite amie Marion et son copain Tyrone. Ensemble, ils s'inventent un paradis artificiel. En quête d'une vie meilleure, le trio est entraîné dans une spirale infernale qui les enfonce toujours un peu plus dans l'angoisse et le désespoir.
La mère d'Harry, Sara, souffre d'une autre forme d'addiction, la télévision. Juive, fantasque et veuve depuis des années, elle vit seule à Coney Island et nourrit dans le secret l'espoir de participer un jour à son émission préférée. Afin de satisfaire aux canons esthétiques de la télévision, elle s'astreint à un régime draconien. Un jour, elle le sait, elle passera de l'autre côté de l'écran.
Ma critique : Je pourrais encore critiquer l’aspect « show-off » des films d’Aronofsky comme je l’ai déjà fait pour « The foutain ». L’aspect esthétique est poussé à fond ainsi que la musique pour emporter le spectateur dans le délire du cinéaste. Mais ici, je trouve que c’est très approprié. Alors oui, vivent les split screen, le montage nerveux, la répétition des micro-séquences de shoot (la pupille que si dilate, le billet de banque, la cellule). Tout ceci sert à merveille l’histoire et c’est comme cela que je vois l’esthétique d’un film. Il nous montre la lente déchéance d’une mère et de son fils, tous les deux accros à la drogue. Cela finit dans une apothéose de violence et de sexe et dénonce avec justesse toutes les drogues modernes : la télévision et le besoin de reconnaissance (le quart d’heure de gloire de Warhol), la malbouffe. Ce que j’apprécie chez Aronofsky, tout au long de sa filmographie, c’est son éclectisme : de « The fountain » à « Black Swan » en passant par « Pi » et « The wrestler », il vole d’un sujet à l’autre avec brio. C’est aussi parce que ces films m’interpellent même s’ils ne me plaisent pas totalement, c’est pour moi une fonction importante du cinéma, pouvoir me faire réagir et réfléchir, Aronofksy y réussit parfaitement (avec moi !).
Genre : Drame Réalisateur : M. Scorsese Acteurs : R. De Niro,   C. Moriarty Année de production 1981 Pays : US Durée : 2 h 09 Note spectateur : Note presse :
Synopsis (Source Allociné) : Raging Bull retrace les moments forts de la carrière flamboyante de Jack La Motta, champion de boxe poids moyen. Issu d'un milieu modeste, il fut le héros de combats mythiques, notamment contre Robinson et Cerdan. Autodestructeur, paranoïque, déchiré entre le désir du salut personnel et la damnation, il termine son existence, bouffi, en tant que gérant de boîte de nuit et entertainer. Quand l'ascension et le déclin d'une vie deviennent épopée...
Ma critique : Comme beaucoup, je n’avais qu’en tête une seule phrase en pensant à ce film, le fameux « You fuck my wife ? ». C’est terrible de ne résumer un film qu’à une seule réplique comme si tout le reste était assez inutile. Et bien malheureusement, après avoir revu ce film, c’est un peu mon sentiment. Pourtant cela avait bien commencé, notamment grâce au premier combat et un magnifique travelling avant sur De Niro assis sur son tabouret à un bout du ring. Avant de voir le film, le présentateur indiquait que Scorsese avait passé plus d’un mois à réaliser les dix minutes de combats qui peuplent le film, ne voulant le filmer qu’avec une seule caméra, il avait aussi choisi le noir et blanc pour trancher avec « Rocky » sorti peu auparavant et éviter de montrer trop de rouge à l’écran. Mis à part ce tout début de combat, je n’ai pas vraiment été emballé par ces scènes qui m’ont rappelé « Rocky » et sa violence à outrance bien loin des rares combats de boxe que j’ai vus à la télévision. Ici tout les coups portent, le sang gicle, le boxeur attend sagement les coups avant de mettre KO son adversaire par une série de coups assassins. Le noir et blanc ? Et bien, bof, bof, je trouve que Scorsese n’arrive pas vraiment à le maîtriser, à jouer avec la lumière, les contrastes ; c’est bien loin de « Citizen Kane » ou des expressionnistes allemands ! Il pourrait rester l’histoire. Pourtant je n’ai pas senti l’intensité dramatique de la déchéance du boxeur. Pour moi, cela se résume à un boxeur hyper violent, tout autant sur le ring que dans sa vie personnelle. Pas vraiment de quoi me captiver.
Je ne poste pas trop de critiques pour l'instant. Je vois pourtant des choses intéressantes mais j'ai envie d'écrire un peu plus que ma dizaine de lignes habituelle. Je suis en train de préparer un nouveau livre : il sera assez court, une trentaine de pages je pense mais il me prend pas mal de temps. Le titre : "Sept films, sept thèmes" ou quelque chose comme ça. L'idée est de partir de sept films, pas forcément mes préférés, et d'y disséquer un de ses thèmes principaux. Par exemple, "Malevil" et la non-linéarité de l'histoire. Date de sortie cible : je ne sais pas trop, j'espère dans un mois... ou deux !
Genre : Thriller Réalisateur : A. Corneau Acteurs : K. Scott-Thomas,   L. Sagnier Année de production 2009 Pays : France Durée : 1h44 Note spectateur : Note presse :
Synopsis (Source Allociné) : Dans le décor aseptisé des bureaux d’une puissante multinationale, deux femmes s’affrontent… La jeune Isabelle travaille sous les ordres de Christine, une femme de pouvoir qu’elle admire sans réserve.
Convaincue de son ascendant sur sa protégée, Christine entraîne Isabelle dans un jeu trouble et pervers de séduction et de domination.
Ce jeu dangereux va trop loin… jusqu’au point de non retour.
Ma critique : Tout sonne faux dans ce film : le jeu des acteurs, la description de la vie dans l’entreprise, le maquillage du meurtre à la « Omar m’a tuer ». On se dit que les scénaristes n’ont jamais mis les pieds dans une entreprise, non pas par le comportement des acteurs mais plutôt dans la description de la vie au jour le jour, c’est difficile à expliquer mais tout ces petits riens sont assez ridicules et cliché : la cantine, le portier qui ouvre la porte de la voiture à l’entrée de l’entreprise (au début, j’ai cru que Kristin Scott-Thomas arrivait dans un hôtel), les bureaux immaculés où on a l’impression que les gens ne travaillent pas… Et l’histoire du meurtre ? On ne sent vraiment pas la haine entre les deux héroïnes, leurs relations hiérarchiques se transforment en rivalité, humiliation mais heureusement dans la vraie vie tout ne se finit pas en meurtre, il en faudrait un peu plus… Dans le même genre, je préfère nettement « Eve » de Mankiewicz. Alain Corneau peut se targuer d’être le seul cinéaste à n’avoir pas montré Ludivine Sagnier nue à l’écran (je me trompe peut-être, n’étant pas un spécialiste de sa filmographie), il a peut-être voulu montrer qu’il était différent des autres et qu’il voulait construire son film sur autre chose, c’est raté. Comment gâcher le potentiel de ses actrices (surtout Kristin Scott-Thomas), Corneau a trouvé la recette !
Genre : Drame Réalisateur : N. Kawase Acteurs : S. Uda,   M. Ono Année de production 2007 Pays : Japon Durée : 1h37 Note spectateur : Note presse :
Synopsis (Source Allociné) : Shigeki vit dans une petite maison de retraite sous le regard bienveillant d'une aide-soignante, Machiko. Sans le savoir, tous deux partagent un lourd secret : la perte d'un être cher.
A la suite d'un accident de voiture, Shigeki et Machiko se retrouvent seuls et désemparés. Lorsque le vieil homme s'enfonce dans la forêt voisine, Machiko n'a d'autre choix que de le suivre. C'est là, au coeur de cette nature protectrice, qu'ils vont à nouveau se sentir vivants.
Ma critique : C’est ma seule vraie belle découverte de cette quinzaine et pourtant j’en ai vu des films : « Des hommes et des dieux » m’a captivé, j’ai été amusé par le dernier Harry Potter bien plus énergique que le précédent (bon, ils ont cédé à la mode du 3D qui n’apporte ici pas grand-chose à part de me faire mal aux yeux) mais durant ces deux semaines, je me suis pas mal embêté devant le petit et le grand écran. Il fallait un film japonais pour me sauver.
Le film commence sans parole, on voit des artisans à l’œuvre, un cortège dans la campagne, puis cela démarre un peu comme un documentaire. Shigeki a perdu sa femme il y a trente-trois ans, Machiko qui s’occupe de lui dans une maison de retraite a perdu son jeune enfant, ils vont se retrouver, se contrer, se supporter pour arriver enfin dans la forêt afin de faire le deuil de leur deuil. Les scènes dans la forêt sont très belles mais j’ai surtout retenu la poursuite entre les deux acteurs principaux au milieu des plantations de thé (du moins je crois que c’est du thé), ces longues langues vertes au milieu de la campagne, c’est superbe (on les voit sur l’affiche du film).
Genre : Comédie dramatique Réalisateur : W. Allen Acteurs : G. Rowlands,   M. Farrow Année de production 1988 Pays : US Durée : 1h20 Note spectateur : Note presse : -
Synopsis (Source Allociné) : Parce qu'elle surprend par hasard les confidences dramatiques d'une jeune femme, Hope, avec son psychiatre, Marion, intellectuelle de cinquante ans, a la vie reglee comme papier a musique, va tout remettre en question. Elle va s'interroger sur elle-meme et demeler ses souvenirs embrouilles pour decouvrir en elle-meme une autre femme qui la stupefie.
Ma critique : Et bien voilà, c’est la fin de mon cycle Woody Allen, je n’ai même pas pris la peine de commenter « La rose pourpre du Caire » tellement il m’a déçu. Mais bon, au moins je finis en beauté et avec une question : les films sans Woody Allen ne sont-ils pas ses meilleurs ? Je crois bien que ses vérités pseudo-intellos énoncées avec un débit de mitraillette m’énervent, je préfère nettement la diction de Gena Rowlands qui est excellente dans ce rôle de femme ayant passé la cinquantaine et qui finit par se questionner sur sa vie. Ici tout est en finesse, les choses arrivent lentement pour enfin aboutir à la révélation de Mia Farrow volée grâce au système d’aération de l’immeuble où travaille Gena Rowlands (désolé, c’est peut-être un peu elliptique pour ceux qui n’ont pas vu le film). La fin est optimiste, reflétant probablement l’état d’esprit du metteur en scène qui vient à peine de franchir la cinquantaine lorsqu’il réalise ce film, elle n’est toutefois par artificielle. Woody Allen a fait près de cinquante films, j’en ai vu une dizaine, j’en ai aimé trois ou quatre, cela ne me donne pas tout à fait envie de continuer…
Genre : Comédie Réalisateur : W. Allen Acteurs : W. Allen,   D. Keaton Année de production 1993 Pays : US Durée : 1h48 Note spectateur : Note presse : -
Synopsis (Source Allociné) : L'éditeur Larry Lipton et son épouse Carol logent dans un luxueux appartement de Manhattan où ils se lient rapidement d'amitié avec leur voisins de palier, Paul et Lillian House. Un jour, cette dernière décède d'une crise cardiaque. Une mort étrange, la vieille dame n'ayant jamais eu de problèmes de santé majeurs. Petit à petit, l'idée d'un meurtre se précise et Carol Lipton est bien décidée à élucider ce mystère.
Ma critique : Amusant, c’est selon moi le mot qui illustre le mieux ce film. On sourit plus que l’on ne rit. Il y a bien sûr le célèbre mot de Woody Allen : « Quand j’écoute trop Wagner, j’ai envie d’envahir la Pologne ». Mais cela ne suffit pas et comme toujours Woody Allen tombe dans le travers de la parlotte à tout va, j’aurais préféré qu’il utilise un peu plus le comique de situation comme il le fait bien lors de la séance de casting et le coup de fil au criminel où les protagonistes s’embrouillent avec leurs magnétophones… Allez, il y a quand même un belle scène : c’est à la fin lorsque l’assassin tente du tuer son assistante, la multiplication des miroirs (un peu comme dans « L’homme au pistolet d’or » je crois bien mais aussi dans « Le cirque » de Chaplin) rend la scène amusante. J’ai encore un dernier Allen dans ma pile de DVD et je crois bien que je vais m’arrêter là (il faut quand même que je revois « La rose pourpre du Caire ») car je pense que ce cinéma n’est pas vraiment fait pour moi.
Genre : Drame Réalisateur : A. Resnais Acteurs : G. Depardieu,   N. Garcia Année de production 1980 Pays : France Durée : 2h05 Note spectateur : Note presse : -
Synopsis (Source Allociné) : Le professeur Laborit part de l'exemple de trois destinées pour illustrer ses théories scientifiques sur le comportement humain.
Ma critique : Cela faisait bien longtemps que je n’avais pris autant de plaisir à voir un film. Je n’avais jamais vu ce film et comme souvent c’est lorsque je ne m’attends à rien que j’ai les plus belles surprises. Depardieu, Roger Pierre, ce n’était pas très engageant, et que vient le professeur Laborit dans tout cela ? Un très beau film disséquant la psychologie humaine en faisant le parallèle avec le comportement animal. Le début commence un peu comme « Amélie Poulain » (c’est le premier film qui me vient en tête) présentant l’histoire des trois personnages et du professeur. Cela dure longtemps, on se demande si tout le film va être comme cela puis, l’action démarre. J’ai adoré tout au long du film le parallèle entre Depardieu et Gabin et Nicole Garcia et Jean Marais, le cinéaste met en parallèle des images des films de ces acteurs pour illustrer l’état d’esprit de ses personnages. C’est une belle trouvaille. Et bien sûr, le parallèle entre les rats et les hommes, l’homme devenant peut à peu rat, poussé par le stress à ne faire fonctionner que son cerveau animal. Ce film m’a tellement impressionné que j’en ai parlé à plusieurs personnes autour de moi, c’est rare… Donc allez le voir !
Genre : Drame Réalisateur : P. Jackson Acteurs : S. Ronan,   M. Wahlberg Année de production 2009 Pays : US, UK, Nouvelle-Zél Durée : 2h08 Note spectateur : Note presse :
Synopsis (Source Allociné) : L'histoire d'une jeune fille assassinée qui, depuis l'au-delà, observe sa famille sous le choc de sa disparition et surveille son meurtrier, ainsi que la progression de l'enquête...
Ma critique : En parcourant mes anciennes critiques, je m’aperçois que j’ai été par moments probablement très généreux, notamment lorsque j’ai écrit des critiques à la chaîne l’année dernière pour finir mon e-book sur ma sélection de films préférés. En fait, la vraie question, c’est : « Peut-on mettre au même niveau l’Age de glace, Le dîner de cons et Andreï Rublev ? ». A l’époque, je n’avais pas envie de donner l’image d’un intello de base qui se complaît dans les films d’Angelopoulos, Tarkovski et Bela Tarr. En mettant ces cinéastes au même niveau que les autres, j’avais envie de susciter l’intérêt pour des cinéastes réputés « difficiles ». Y aurait-il deux cinémas ? Un cinéma de divertissement qui peut être d’excellente qualité et un cinéma plus tourné sur la réflexion, le plaisir intellectuel. Faudrait-il mettre en place deux systèmes de notation pour ces deux genres totalement non fongibles ? Le cinéma de masse ne peut-il être qu’un divertissement ?
La technique de base est la même mais c’est comme si l’on choisissait de comparer Proust et Agatha Christie. Ils sont tous les deux faits de mots, j’aime l’un par la beauté de l’association de toutes ces lettres et l’autre par la manière de raconter une histoire… En fait, ce n’est pas tout à fait vrai, je ne lis que des œuvres réputées littéraires ou alors des livres d’histoire ou des essais philosophiques. Je crois bien que cela tient à la longueur de l’investissement : pour un film, il ne s’agit que de maximum deux heures, pour un livre cela peut être beaucoup plus. Alors quand il est mal écrit, long et même si l’intrigue est un peu captivante, je préfère me tourner vers le cinéma. Je crois bien que tout ceci veut dire que je pense effectivement qu’il y a deux cinémas, les deux me captivent mais pour des raisons bien différentes.
Pourquoi écrire tout ceci aujourd’hui ? Et surtout à propos de « Lovely bones » ? C’est parce que ce film est l’illustration de ce que je n’aime pas du tout dans le cinéma de divertissement. C’est esthétique à outrance, les images sont belles, la musique un peu trop pesante mais surtout c’est le vide de l’histoire qui m’a déçu. Il n’y a rien dans ce film, on n’y comprend pas grand-chose, c’est trop pompier pour être un beau film onirique. Peter Jackson est doué pour utiliser les effets spéciaux et filmer les scènes de guerre ou d’action mais lorsqu’il s’agit de faire dans la finesse, il n’y a plus personne. C’est un peu comme « The fountain », ce film est une supercherie jouant sur le mystérieux pour se donner des faux airs d’œuvre d’art. Faire des belles images, beaucoup de gens y réussissent, les mettre en accord avec une histoire, c’est une toute autre gageure et Peter Jackson s’y est complètement planté.
Genre : Aventure Réalisateur : R. Scott Acteurs : R. Crowe,   C. Blanchett Année de production 2010 Pays : US, UK Durée : 2h20 Note spectateur : Note presse :
Synopsis (Source Allociné) : À l’aube du treizième siècle, Robin Longstride, humble archer au service de la Couronne d’Angleterre, assiste, en Normandie, à la mort de son monarque, Richard Coeur de Lion, tout juste rentré de la Troisième Croisade et venu défendre son royaume contre les Français.
De retour en Angleterre et alors que le prince Jean, frère cadet de Richard et aussi inepte à gouverner qu’obnubilé par son enrichissement personnel, prend possession du trône, Robin se rend à Nottingham où il découvre l’étendue de la corruption qui ronge son pays. Il se heurte au despotique shérif du comté, mais trouve une alliée et une amante en la personne de la belle et impétueuse Lady Marianne, qui avait quelques raisons de douter des motifs et de l’identité de ce croisé venu des bois.
Robin entre en résistance et rallie à sa cause une petite bande de maraudeurs dont les prouesses de combat n’ont d’égal que le goût pour les plaisirs de la vie. Ensemble, ils vont s'efforcer de soulager un peuple opprimé et pressuré sans merci, de ramener la justice en Angleterre et de restaurer la gloire d'un royaume menacé par la guerre civile. Brigand pour les uns, héros pour les autres, la légende de "Robin des bois" est née.
Ma critique : Encore un Robin des Bois de plus ? Non, selon Russel Crowe que j’ai entendu lors d’une interview télévisée. Cette version est la vraie version, la vraie histoire, pas les pitreries en collant ou les plans tournés comme des vidéo-clips (dixit Ridley Soctt) des opus précédents… Et c’est vrai qu’au début, je me suis souvenu que Richard cœur de lion était bien mort à Châlus (c’est facile, c’est près de chez mes parents, il y a la route Richard cœur de lion qui commémore tout son périple dans la région). On m’aurait menti ? Le retour du roi pour délivrer l’Angleterre du joug du félon Jean et de sa clique et pour marier la belle Marianne au sauveur de la royauté ne serait qu’une vulgaire pitrerie Hollywoodienne ?
Eh bien, pas tout à fait. Richard est bien mort à Châlus mais… plusieurs années après son retour en Angleterre et non pas sur le chemin du retour des croisades. Aïe ! Première erreur historique ! Dommage pour un film rétablissant soi-disant toute la vérité. Alors, je suis allé regarder de plus près l’Affaire Robin des bois sur le web. On s’aperçoit vite que la vie de ce personnage de légende suscite beaucoup de questions : on n’est pas sûr qu’il ait vécu pendant le règne de Richard mais probablement beaucoup plus tard, sa filiation avec la famille Locksley n’a été évoquée que bien après sa mort…
Tous les discours de messieurs Crowe et Scott ne sont donc que des arguments marketing à deux sous pour essayer d’attirer des clients et vendre un film d’action très banal qui n’apporte absolument rien au genre. Je ne suis même pas déçu, le point positif de ce film, c’est qu’il m’a donné envie de prendre un peu de temps pour connaître mieux l’histoire de cette époque, c’est déjà pas mal ; mais j’aurais pu me contenter de la bande annonce.
Je me fais assez rare ces temps-ci, je n’ai pas rédigé de critique depuis plus de trois mois (j’ai toujours quelques critiques d’avance, c’est pourquoi j’ai fait illusion jusqu’à mi-mars). Je n’ai pas cessé de visionner des films, bien entendu mais je crois bien que je suis en panne d’inspiration. J’ai besoin de renouveler ma façon d’écrire mes critiques, les premières faisaient part de mes découvertes esthétiques, de l’art de philosopher avec des images mais aujourd’hui mes découvertes sont de plus en plus rares. J’ai bien essayé en regardant « Satantango » de Bela Tarr, en découvrant Chris Marker avec « La Jetée » et surtout le très beau « Sans soleil », j’ai vu aussi avec plaisir « L’heure suprême » de Borzague… Mais pour aucuns de ces films, je ne me suis dit « Waouh ! Quel film, je n’ai jamais rien vu de pareil ». Ah si, quand même, il y a eu « Blow up » d’Antonioni. Je n’ai pas du tout aimé « L’avventura » mais là, j’ai été étonné par l’univers de ce dandy photographe, les agrandissements successifs des photos distillent peu à peu la réalité comme lors d’une enquête policière. Il faut dire qu’il y a du Tonino Guerra derrière (le scénariste de plusieurs films d’Angelopoulos, de Fellini, de « Nostalghia » de Tarkovski mais aussi de « L’avventura » !).
Alors je me mis à revoir mes préférés : « Voyage à Cythère » de Theo Angelopoulos, « Madame Bovary » de Chabrol, « La double vie de Véronique ». Il y a des gens qui ne veulent jamais revoir un film, croyant avoir fait le tour de la question en un seul visionnage, c’est probablement vrai pour « Iron Man 2 », ce ne l’est pas du tout pour Chaplin, Bergman, Fritz Lang et les autres…
J’ai aussi continué à cultiver mon éclectisme en regardant au hasard des énormes nanards comme « Skyline », « Le vilain », vu un peu en retard des films à gros budgets avec des grosses déceptions (« Gainsbourg, vie héroïque » démontrant que le biopic est un genre purement commercial produisant la plupart du temps de beaux échecs cinématographiques ou bien encore « Le discours d’un roi » faisant vraiment pâle figure à côté du « Soleil » de Sokourov) mais aussi de belles découvertes comme « District 9 », « Inception » et même « L’arnacoeur ».
Alors un peu de patience, je vais revenir, il me suffit seulement de trouver le déclic, je n’ai pas envie de me forcer à « pisser » des lignes de texte sur mon Mac, je sais qu’en continuant à regarder un peu au hasard, sans a priori, je trouverai bien la perle rare qui me donnera envie de retourner à mon traitement de texte. Mon fondeur de cloche n’est pas loin, j’en suis sûr !
Thibaut
PS : le fondeur de cloche fait référence à mon film préféré de Tarkovski « Andrei Rublev » qui montre comment Rublev retrouve foi en l’humanité et retourne sur la voie de la création en observant les efforts insensés d’un jeune fondeur de cloche.
Genre : Fantastique, Aventure Réalisateur : L. Leterrier Acteurs : S. Worthington,   L. Neeson Année de production 2010 Pays : US Durée : 1h46 Note spectateur : Note presse :
Synopsis (Source Allociné) : La dernière bataille pour le pouvoir met en scène des hommes contre des rois et des rois contre des dieux. Mais la guerre entre les dieux eux-mêmes peut détruire le monde. Né d'un dieu mais élevé comme un homme, Persée ne peut sauver sa famille des griffes de Hadès, dieu vengeur du monde des Enfers. N'ayant plus rien à perdre, Persée se porte volontaire pour conduire une mission dangereuse et porter un coup fatal à Hadès avant que celui-ci ne s'empare du pouvoir de Zeus et fasse régner l'enfer sur terre. A la tête d'une troupe de guerriers courageux, Persée entreprend un périlleux voyage dans les profondeurs des mondes interdits. Luttant contre des démons impies et des bêtes redoutables, il ne survivra que s'il accepte son pouvoir en tant que dieu, qu'il défie son destin et crée sa propre destinée.
Ma critique : Ce film est la meilleure illustration de ce que faire de pire le cinéma lorsqu’il se réduit uniquement à des effets spéciaux. Lorsque je le compare au premier opus, il n’y a pas photo : bien évidemment en 1980 les effets spéciaux ne ressemblaient qu’à du carton pâte mais au moins il y avait un scénario, cela avait vraiment l’air d’une fable épique. Ici, seuls les effets spéciaux ont été améliorés en déshabillant le film de tout le reste, il ne reste donc plus que le néant qui ne vaut pas une seule étoile.
Genre : Drame Réalisateur : X. Giannolli Acteurs : F. Cluzet,   E. Devos Année de production 2008 Pays : France Durée : 2h10 Note spectateur : Note presse :
Synopsis (Source Allociné) : Philippe Miller est un escroc solitaire qui vit sur les routes.
Un jour, il découvre par hasard un chantier d'autoroute abandonné, arrêté depuis des années par des écologistes qui voulaient sauver une colonie de scarabées.
L'arrêt des travaux avait été une catastrophe économique pour les habitants de cette région.
Philippe y voit la chance de réaliser sa plus belle escroquerie. Mais son mensonge va lui échapper.
Ma critique : Canal+ a présenté à la fin du film un reportage sur l’histoire vraie du « héros », bien différente du film mais l’ayant transformé (après avoir vu le succès du film, il passe lui aussi du statut de petit escroc à celui de « héros » local lors des inondations en Charente-Maritime) mais j’avoue que je préfère le côté romancé du film et même si à l’origine ce n’est que par amour pour la mairesse que tout arrive, l’histoire d’amour n’occulte pas toute l’aventure humaine relatée par le film. François Cluzet est excellent dans son rôle de paumé devenant un bienfaiteur malgré lui. Cela m’a rappelé avec plaisir un autre très beau film : « Ne le dis à personne ».
Genre : Drame Réalisateur : S. Mendes Acteurs : K. Spacey,   A. Bening Année de production 1999 Pays : US Durée : 2 h 02 Note spectateur : Note presse :
Synopsis (Source Allociné) : Une maison de rêve, un pavillon bourgeois discrètement cossu dissimule dans une banlieue résidentielle, c'est ici que résident Lester Burnhamm, sa femme Carolyn et leur fille Jane. L'agitation du monde et sa violence semblent bien loin ici. Mais derrière cette respectable façade se tisse une étrange et grinçante tragi-comédie familiale ou désirs inavoués, frustrations et violences refoulées conduiront inexorablement un homme vers la mort.
Ma critique : Je ne l’avais pas vu depuis bien longtemps, c’est vraiment un excellent film sur l’Amérique désenchantée où se mêlent réalité et rêves ponctués de roses. C’est un film sur le déclin du rêve américain à l’aube de la quarantaine : Kevin Spacey renonce à son travail, se met à cultiver son corps, fumer des joints et draguer les petites jeunettes, en fait, à la première vue d’Angela il réalise toute la nullité de sa vie et commence alors sa lente descente vers la mort dont on sait depuis le début (puisque le héros le dit en voix-off) qu’elle est inéluctable. Bref, une vision très pessimiste de l’Amérique contemporaine.
Genre : Comédie dramatique Réalisateur : S. Hicks Acteurs : C. Zeta-Jones,   A. Eckhart Année de production 2007 Pays : US Durée : 1h43 Note spectateur : Note presse :
Synopsis (Source Allociné) : Kate règne sur les cuisines du 22 Bleecker, un des restaurants les plus cotés de Manhattan. Inventive et exigeante, précise et rigoureuse, elle mène sa petite équipe à la baguette et accomplit chaque soir de nouveaux prodiges dans une ambiance studieuse et concentrée. Consciente de ses mérites, elle se veut irréprochable et ne s'autorise aucun relâchement. Son perfectionnisme fait l'admiration de tous, mais intimide les hommes et décourage les avances. Fréquemment levée avant 5 heures, jamais couchée avant minuit, Kate mène une existence quasi monacale...
Après la mort soudaine de sa soeur cadette, Kate recueille et prend en charge sa nièce, Zoe, 9 ans, en faisant de son mieux pour l'aider à surmonter l'épreuve. Mais la fibre maternelle lui fait cruellement défaut, et ses efforts les plus méritoires se heurtent à la résistance polie de la fillette, qui lui reproche d'en faire trop.
De retour au restaurant après une semaine d'absence, Kate a la désagréable surprise de trouver en cuisine un nouveau sous-chef : Nick, blagueur et exubérant, braillant à pleins poumons des airs de Verdi et Puccini pour la plus grande joie du personnel...
Ma critique : J’ai regardé ce film pour une seule raison : il parlait de cuisine. Et j’ai perdu mon temps… Ce n’est encore et toujours qu’une comédie romantique toujours formatée de la même manière : ils s’aiment, sortent ensemble, se fâchent, se séparent, on voit alors le vie de chacun défiler sous fond de musique où les violons grincent (du moins je crois, je ne me souviens plus très bien, mais c’est généralement le cas) et finalement se retrouvent. Quelle pitrerie !
Genre : Biopic, Drame Réalisateur : J. Taymor Acteurs : S. Hayek,   A. Molina Année de production 2002 Pays : US Durée : 2h Note spectateur : Note presse :
Synopsis (Source Allociné) : Frida retrace la vie mouvementée de Frida Kahlo, artiste peintre mexicaine du XXe siècle qui se distingua par son oeuvre surréaliste, son engagement politique en faveur du communisme et sa bisexualité. Le film se concentre également sur les relations tumultueuses de Frida avec son mari, le peintre Diego Rivera, et sur sa liaison secrète et controversée avec Léon Trotski.
Ma critique : Enfin un biopic de qualité ! En regardant ce film, j’ai eu un immense regret, c’est de ne pas avoir réservé mon billet pour l’exposition Frida Kahlo à Berlin en août dernier. J’y suis allé naïvement le dernier jour, la queue faisait le tour de la moitié du bâtiment ! J’ai renoncé. Le film fait un bonne place aux œuvres de Frida Kahlo en les mettant en scène et puis toutes ces petites séquences animées rajoutent un peu de vie et d’originalité. C’est ça le grand atout du film mais c’est aussi la belle prestation de Salma Hayek et l’absence de tout épisode trop larmoyant comme c’est souvent le cas dans ce genre de film. Un bon exemple pour tous les navets retraçant la vie des célébrités qui remplissent nos écrans régulièrement.
Genre : Drame Réalisateur : C. Eastwood Acteurs : S. Penn,   K. Bacon Année de production 2002 Pays : US Durée : 2h17 Note spectateur : Note presse :
Synopsis (Source Allociné) : Jimmy Markum, Dave Boyle et Sean Devine ont grandi ensemble dans les rues de Boston. Rien ne semblait devoir altérer le cours de leur amitié jusqu'au jour où Dave se fit enlever par un inconnu sous les yeux de ses amis. Leur complicité juvénile ne résista pas à un tel événement et leurs chemins se séparèrent inéluctablement.
Jimmy sombra pendant quelque temps dans la délinquance, Sean s'engagea dans la police, Dave se replia sur lui-même, se contenta de petits boulots et vécut durant plusieurs années avec sa mère avant d'épouser Celeste.
Une nouvelle tragédie rapproche soudain les trois hommes : Katie, la fille de Jimmy, est retrouvée morte au fond d'un fossé. Le père endeuillé ne rêve plus que d'une chose : se venger. Et Sean, affecté à l'enquête, croit connaître le coupable : Dave Boyle...
Ma critique : Je l’ai vu à sa sortie et je n’ai vraiment pas accroché, je ne sais plus pourquoi… Parce que là, j’ai trouvé ce film magnifique. C’est un peu compliqué afin de pouvoir distiller lentement la vérité mais pas trop, Sean Penn est comme très souvent merveilleux dans son rôle, même Kevin Bacon s’en sort pas trop mal. C’est filmé sobrement, la mise en scène se fait oublier pour se concentrer sur l’intrigue, je ne m’attendais pas à des beaux mouvements de caméra de la part de Clint Eastwood donc pas de déception de ce côté là. Enfin, aspect amusant, c’est le cinéaste lui-même qui a composé la musique, je ne savais pas qu’il avait cette corde supplémentaire à son arc, comme quoi cet artiste m’étonnera toujours. Passer de Sergio Leone à « Dirty Harry » pour finir avec « Mystic River » ou « Million Dollar Baby » et écrire la musique de ses films, quel artiste !
Genre : Comédie dramatique Réalisateur : W. Allen Acteurs : W. Allen,   D. Keaton Année de production 1977 Pays : US Durée : 1h33 Note spectateur : Note presse : -
Synopsis (Source Allociné) : A l'aube de ses quarante ans, Alvy Singer fait le bilan de la situation. Une introspection sur sa dernière rencontre, Annie Hall, qui vient de le quitter, et un hommage à la ville qu'il aime, New York.
Ma critique : Je suis persévérant donc j’ai encore essayé de voir encore un Woody Allen. Comme toujours, j’y ai retrouvé tout ce qui a tendance à m’énerver chez ce cinéaste : ça parle, ça parle et ça se regarde le nombril. Finalement, je me sens assez loin du New-Yorkais addict de son psy. Et au bout d’un moment, ça devient vraiment beaucoup trop long et ennuyeux. Mais, mais… il y a de vraies innovations dans ce film qui m’ont beaucoup plu : lorsque Woody Allen prend à partie les spectateurs, parle à la caméra et enfin fait appel à un expert pour corroborer ses propos, amusant ; lorsqu’on voit ce que pensent l’homme et la femme sous forme de sous-titres ; la scène à l’école où on voit Allen adulte assis sur son banc commenter la scène ; le passage du dessin animé… Toutes ces petites trouvailles donnent du rythme au film, une certaine fraîcheur qui le rend bien différent des autres. Il y a même les split screen, généralement je déteste ça, mais là ils se parlent l’un l’autre, j’adore.
Genre : Drame Réalisateur : P. Ferran Acteurs : M. Hands,   JL. Coulloc'h Année de production 2006 Pays : France Durée : 2h38 Note spectateur : Note presse :
Synopsis (Source Allociné) : Dans le château des Chatterley, Constance coule des jours monotones, enfermée dans son mariage et son sens du devoir.
Au printemps, au coeur de la forêt de Wragby, elle fait la connaissance de Parkin, le garde-chasse du domaine. Le film est leur histoire.
Le récit d'une rencontre, d'un difficile apprivoisement, d'un lent éveil à la sensualité pour elle, d'un long retour à la vie pour lui. Ou comment l'amour ne fait qu'un avec l'expérience de la transformation.
Ma critique : L’avantage avec ce très – trop – long film, c’est que l’on peut s’échapper un moment sans perdre le fil. Je ne comprends pas encore comment il a pu rafler les Césars à son époque, la concurrence devait être bien maigre. C’est long, long, l’éveil aux sens de la femme délaissée, finalement on s’en fout un peu, ça sent l’Harlequin à plein nez. Vous allez croire que je suis un gros macho qui n’aime pas les histoires romantiques. Non, je n’aime pas quand le cinéma m’ennuie, j’aime bien lorsque sa lenteur me permet d’évader mon esprit et de réfléchir à ce qui est derrière le film pas lorsque je pense à faire ma liste de courses pour le lendemain. Ok, il y a la petite séquence sous forme de film de vacances, les intertitres à la Kubrick, qui sont des petites ruptures de style, là pour montrer que l’on a à faire avec de l’art mais bon, c’est pas nouveau comme idée. Pour un film des années vingt, on peut se dire que c’est de l’histoire de l’art, là c’est du pseudo-esthétisme. Allez, j’arrête de déblatérer sur ce film, il ne m’a pas plu du tout, un point c’est tout !
Genre : Policier Réalisateur : F. Lang Acteurs : R. Klein-Rogge,   G. Maurus Année de production 1928 Pays : Allemagne Durée : 2h23 Note spectateur : Note presse : -
Synopsis (Source Allociné) : Un homme s'acharne à capturer le chef d'une organisation d'espionnage.
Ma critique : Je finis ma série de trois films muets de Fritz Lang, la seule chose qui m’a vraiment gêné, ce sont les intertitres en allemand, cela allait un peu trop vite pour ma toute relative maîtrise de la langue de Goethe. Donc, cela veut aussi dire que tout le reste était superbe. Le cinéaste maîtrise parfaitement les films policiers, c’est rythmé, on ne sent pas la longueur (près de deux heures trente), on n’oublie vite que c’est du muet pour rentrer dans l’histoire. J’ai souvent écrit que j’aimais le cinéma muet car c’est un moyen de créer un nouveau mode d’expression tellement différent de la réalité. Ici, on est beaucoup plus proche du cinéma réaliste qui généralement ne m’inspire pas trop et pourtant, je me laisse entraîner avec grand plaisir.
Genre : Science-fiction Réalisateur : R. Scott Acteurs : H. Ford,   R. Hauer Année de production 1982 Pays : US Durée : 1h57 Note spectateur : Note presse : -
Synopsis (Source Allociné) : Dans les dernières années du 20ème siècle, des milliers d'hommes et de femmes partent à la conquête de l'espace, fuyant les mégalopoles devenues insalubres. Sur les colonies, une nouvelle race d'esclaves voit le jour : les répliquants, des androïdes que rien ne peut distinguer de l'être humain. Los Angeles, 2019. Après avoir massacré un équipage et pris le contrôle d'un vaisseau, les répliquants de type Nexus 6, le modèle le plus perfectionné, sont désormais déclarés "hors la loi". Quatre d'entre eux parviennent cependant à s'échapper et à s'introduire dans Los Angeles. Un agent d'une unité spéciale, un blade-runner, est chargé de les éliminer. Selon la terminologie officielle, on ne parle pas d'exécution, mais de retrait...
Ma critique : Pour beaucoup, c’est un film culte, c’est pourquoi je me suis un peu forcé pour le voir dans son intégralité. Je ne suis pas sûr d’ailleurs que le mot « intégralité » soit approprié, j’étais bien là physiquement devant mon écran mais mon esprit s’est souvent évadé ailleurs. Tout ça pour dire que je me suis passablement ennuyé. J’ai mis un 0 étoile pour illustrer l’énorme différence entre ce que l’on dit généralement de ce film et ce que j’en ai pensé.
Genre : Comédie dramatique Réalisateur : G. Canet Acteurs : F. Cluzet,   M. Cotillard Année de production 2010 Pays : France Durée : 2h34 Note spectateur : Note presse :
Synopsis (Source Allociné) : A la suite d'un événement bouleversant, une bande de copains décide, malgré tout, de partir en vacances au bord de la mer comme chaque année. Leur amitié, leurs certitudes, leur culpabilité, leurs amours en seront ébranlées. Ils vont enfin devoir lever les "petits mouchoirs" qu'ils ont posés sur leurs secrets et leurs mensonges.
Ma critique : Ce film de potes est gâché par deux choses : sa longueur extrême qui frise l’ennui surtout vers la fin. Tout au long du film, Guillaume Canet sait distiller des situations comiques hilarantes pour faire respirer le spectateur mais sur la fin, on sent qu’il manque d’inspiration. Et surtout, la scène finale, multipliant le pathos à l’infini est un vrai supplice, on n’a qu’une hâte, c’est que tout cela s’arrête. Et puis tout ça, c’est bien trop conventionnel, j’aurais préféré voir sortir Jean Dujardin de son cercueil habillé en Brice de Nice en nous servant son inimitable rire d’OSS 117 (désolé pour ceux qui n’ont pas vu le film). C’est bien dommage car les acteurs sont formidables notamment François Cluzet, excellent dans son rôle très caricatural et Benoît Magimel tout en sensibilité. Même le thème est bien choisi : l’amitié d’une bande d’adultes partagée entre leurs liens et leurs petits égoïsme. Dommage, dommage. Une petite demi-heure de moins n’aurait pas empêché au spectateur de rentrer dans l’ambiance et aurait laissé au film toute sa force. Il semblerait que Guillaume Canet n’a pas voulu choisir et se séparer d’une partie de sa matière, je sais que c’est difficile, mais c’est ce qui fait un bon cinéaste.
Genre : Drame Réalisateur : B. Tarr Acteurs : P. Fritz,   L. Rudolph Année de production 2000 Pays : Italie, Allemagne, F Durée : 2h25 Note spectateur : Note presse :
Synopsis (Source Allociné) : Le pays est en proie au désordre, des gangs errent dans la capitale. Valushka, un postier, s'extasie sur le miracle de la création et se bat contre l'obscurantisme. Dans un café, il tente d'entraîner les clients ivres dans ses visions cosmologiques, puis, à travers la ville, chez Monsieur Eszter, un vieil homme occupé à accorder un piano pour retrouver l'harmonie du clavecin qui a été brisée par l'invention Werckmeister.
Un mystérieux cirque est installé sur la grande place où la foule muette se rassemble.
Valushka court sous un ciel de plomb, le vent souffle, on est en novembre et c'est déjà l'hiver, le brouillard se répand, plus épais que jamais, la lumière est glacée, brutale, irréelle, les rues couvertes de détritus, les immeubles délabrés, des vitrines ont été brisées ; plus de médecins, plus d'écoles, l'heure du Jugement dernier serait-elle arrivée ?
Ma critique : C’est mon troisième Béla Tarr. Je m’attendais à découvrir un cinéaste comme Tarkovski ou Angelopoulos. Il y a beaucoup de ressemblances mais je dirai que ses films sont encore moins accessibles. Ils sont extrêmement ouverts, on erre en même temps que les personnages courent face à la caméra. Il ne faut pas voir ce film comme une histoire, c’est d’ailleurs le cinéaste lui-même qui le dit dans l’interview présente dans les bonus du DVD. C’est une réflexion sur la misère humaine, ses excès, il n’y pas presque plus d’humanité dans ce film mise à part la scène fantastique de hommes jouant le soleil et les planètes. En visionnant ce film, j’ai pensé à tous les autres films « philosophiques » que j’avais déjà vus, c’était comme lire un livre à moitié écrit et tenter (difficilement je l’avoue) de le compléter. Bref, du grand, du très grand cinéma de réflexion comme je l’affectionne. Une petite remarque sur la technique : j’ai été étonné par tous les longs travelling arrière tournés en plan séquence. Je me suis demandé comment le cinéaste avait fait : visiblement pas avec des rails, avec une steadycam probablement mais je ne savais pas que l’on pouvait faire une image aussi stable. Cela a un peu gâché mon plaisir intellectuel car j’ai eu l’esprit un peu détourné par cette interrogation…
Genre : Thriller, Drame Réalisateur : L. von Trier Acteurs : W. Dafoe,   C. Gainsbourg Année de production 2008 Pays : France, Italie, Polo Durée : 1h44 Note spectateur : Note presse :
Synopsis (Source Allociné) : Un couple en deuil se retire à " Eden ", un chalet isolé dans la forêt, où ils espèrent guérir leurs coeurs et sauver leur mariage. Mais la nature reprend ses droits et les choses vont de mal en pis...
Ma critique : J’ai été partagé pendant toute la vision de ce film mais ce n’est en fin de compte seulement à la fin que je me suis fait mon opinion. Rien qu’à cause d’une petite phrase au début du générique final : « dédié à Andreï Tarkovski ». Là, cela m’a passablement énervé. Ce film n’a rien de l’univers Tarkovskien qui est presque complètement orienté vers la spiritualité. C’est comme si Max Pécas avait dédié un film à Chaplin. Cela sent la récup à plein nez : comme si Lars von Trier avait voulu se servir de cette caution pour justifier tout son film alors que tout au long de sa vision son côté provocateur m’a fait penser à Pasolini et son « Salo » ou bien encore aux accrochages entre êtres humains de Bergman. Mais en fait, en fait, c’est une des dernières scènes qui ancre complètement le film : la clitoridectomie de Charlotte Gainsbourg n’est que le reflet de « L’empire des sens », on s’attend tellement à cette scène de mutilation, transformant tout ce film en vulgaire porno esthétisant. Alors oubliée la première scène très léchée et filmée au ralenti environnée de la musique de Haendel, oubliée le thème de la persécution des femmes au cours des âges. Je comprends maintenant pourquoi Canal+ ne diffuse ce film qu’après minuit comme tout ses pornos, ce n’est qu’un Marc Dorcel à plus gros budget avec des acteurs célèbres. Quel dommage que deux grands acteurs comme Willen Dafoe et Charlotte Gainsbourg soient allés se fourvoyer dans cette farce : ils avaient probablement envie d’aller explorer les films d’auteur (Dafoe le fait souvent d’ailleurs) et tourner avec un grand cinéaste, ils se sont trompés. Enfin, en lisant un peu autour du film, j’ai appris que c’était le favori d’Isabelle Huppert pour la palme d’or alors qu’elle était présidente du jury. Moi qui croyais qu’elle avait choisi Haneke par amitié… Je comprends que ce type de film l’attire et elle aurait été d’ailleurs excellente dans le rôle principal mais je préfère encore son choix consensuel.
Genre : Drame Réalisateur : V. De Sica Acteurs : L. Maggiorani,   E. Staiola Année de production 1948 Pays : Italie Durée : 1h30 Note spectateur : Note presse : -
Synopsis (Source Allociné) : Chômeur depuis deux ans, Antonio trouve un emploi de colleur d'affiches, mais il se fait voler sa bicyclette, outil indispensable dans le cadre de son nouveau métier.
Ma critique : J’essaye une nouvelle incursion dans le néo-réalisme italien que je n’affectionne guère. Ici, j’ai pourtant bien aimé. C’est un drame tout simple assez pessimiste : quoique fasse le héros du film, il n’arrivera jamais à s’en sortir et retombe inéluctablement dans la précarité. C’est probablement pour le cinéaste un moyen d’illustrer les difficultés de l’Italie d’après-guerre. J’ai noté quelques très belle scènes comme le plan sur les étagères remplies à craquer de draps mis au clou. C’est tout ce qu’il reste aux prolétaires italiens, quelques draps provenant du trousseau qu’ils se résolvent enfin à gager. Il y a aussi la scène où le héros hésite à voler une bicyclette : on sent qu’il se dit qu’après ce n’est qu’un juste retour des choses puisqu’il s’est fait voler la sienne, on voit en quelques secondes tout le débat de sa conscience. Enfin, la dernière scène avec le père et l’enfant qui marchent ensemble et ne se parlent pas est très belle.
Genre : Comédie dramatique Réalisateur : A. Desplechin Acteurs : C. Deneuve,   JP. Roussillon Année de production 2008 Pays : France Durée : 2h30 Note spectateur : Note presse :
Synopsis (Source Allociné) : À l'origine, Abel et Junon eurent deux enfants, Joseph et Elizabeth. Atteint d'une maladie génétique rare, le petit Joseph devait recevoir une greffe de moelle osseuse. Elizabeth n'était pas compatible, ses parents conçurent alors un troisième enfant dans l'espoir de sauver Joseph. Mais Henri qui allait bientôt naître, lui non plus, ne pouvait rien pour son frère - et Joseph mourut à l'âge de sept ans. Après la naissance d'un petit dernier, Ivan, la famille Vuillard se remet doucement de la mort du premier-né. Les années ont passé, Elizabeth est devenue écrivain de théâtre à Paris. Henri court de bonnes affaires en faillites frauduleuses, et Ivan, l'adolescent au bord du gouffre, est devenu le père presque raisonnable de deux garçons étranges. Un jour fatal, Elizabeth, excédée par les abus de son mauvais frère, a "banni" Henri, solennellement. Plus personne ne sait exactement ce qui s'est passé, ni pourquoi. Henri a disparu, et la famille semble aujourd'hui dissoute. Seul Simon, le neveu de Junon, recueilli par sa tante à la mort de ses parents, maintient difficilement le semblant d'un lien entre les parents provinciaux, la soeur vertueuse, le frère incertain et le frère honni...
Ma critique : Je n’aime pas spécialement Catherine Deneuve et les films dans lesquels elle a tourné, mais là… Quel beau film ! Pas grâce à Deneuve mais à deux autres superbes acteurs : Mathieu Amalric excellent dans son registre de paumé, mal aimé, un peu limite limite et magouilleur ; ainsi qu’Anne Consigny, discrète et sensible. Ce qui m’a surtout plu, c’est que ce film sort des films choral classiques mettant en scène des retrouvailles familiales le temps d’un week-end. Ici, c’est tout à fait différent, avec un petit grain de folie indescriptible, une manière de filmer (lorsque les personnages s’adressent aux spectateurs) qui rendent ce film attachant. Tout au long du film, on voit la lutte indirecte entre le frère et la sœur pour être celui qui a sauvé sa mère grâce au don de moelle épinière. Enfin, la démonstration sur l’espérance de vie en continue d’Hyppolite Girardot m’a amusé même s’il en fait un peu trop en intégrant sa loi exponentielle (alors qu’il suffit de calculer l’inverse de lambda pour avoir l’espérance de la loi…).
Genre : Drame, Policier Réalisateur : F. Lang Acteurs : A. Abel,   R. Klein-Rogge Année de production 1922 Pays : Allemagne Durée : 4h05 Note spectateur : Note presse : -
Synopsis (Source Allociné) : Les crimes diaboliques du docteur Mabuse finalement capture et enferme dans un asile d'alienes. Mais il continuera de sevir parmi les fous.
Ma critique : Oui, le film est un peu long (près de quatre heures). Oui, il y a une profusion d’intertitres qui a tendance à m’énerver. Malgré cela, Fritz Lang montre encore ses talents de conteur d’intrigue policière. Il y a des rebondissements, des poursuites en voiture, en voyant ce film, on se dit qu’il a tout inventé. On ne trouve malheureusement pas encore les superbes plans influencés par le mouvement expressionniste allemand comme dans « M » ou « Metropolis ». J’ai bien aimé aussi le début du film, montrant le premier coup de Mabuse : une manipulation de cours boursiers un peu comme dans « Un fauteuil pour deux » (qui a dû s’en inspirer je suppose), c’est très bien fait et très actuel.
Genre : Drame Réalisateur : E. Rohmer Acteurs : T. Karyo,   P. Ogier Année de production 1984 Pays : France Durée : 1h42 Note spectateur : Note presse : -
Synopsis (Source Allociné) : Louise joue dangereusement avec les sentiments de ceux qu'elle séduit et Rémi, son compagnon, est le premier à en souffrir. Elle sera prise à son propre jeu le jour où Rémi en découvrira la clé.
Ma critique : Ce film, c’est un peu l’arroseur arrosé. A force de vouloir chercher la solitude afin de mieux vivre sa vie de couple, Louise perd son amour. C’est une ingénue qui passe son temps à jouer, avec la vie, les gens, mais qui finalement ne peut vivre sans les autres. Rémi n’arrive pas à la suivre dans ce jeu et quand il va finalement rencontrer une autre femme, cette fois-ci c’est pour de bon.
Comme toujours avec Rohmer, c’est filmé simplement, sans digression autour du thème central et avec des appartements peuplés de livres.
Genre : Drame Réalisateur : G. Paquet-Brenner Acteurs : K. Scott Thomas,   M. Mayance Année de production 2010 Pays : France Durée : 1h51 Note spectateur : Note presse :
Synopsis (Source Allociné) : Julia Jarmond, journaliste américaine installée en France depuis 20 ans, enquête sur l'épisode douloureux du Vel d'Hiv.
En remontant les faits, son chemin croise celui de Sarah, une petite fille qui avait 10 ans en juillet 1942.
Ce qui n'était que le sujet d'un article devient alors, pour Julia, un enjeu personnel, dévoilant un mystère familial.
Comment deux destins, à 60 ans de distance, vont-ils se mêler pour révéler un secret qui bouleversera à jamais la vie de Julia et de ses proches ?
La vérité issue du passé a parfois un prix dans le présent...
Ma critique : Lorsque j’ai écrit la critique de « La rafle », j’ai dis que ce n’était pas du cinéma et je persiste, j’avais mis quatre étoiles pour le devoir de mémoire. Aujourd’hui, je suis tenté de lui enlever ses quatre étoiles pour lui donner un zéro plus conforme à sa valeur cinématographique. Pourquoi ? Parce que j’ai vu « Elle s’appelait Sarah », pas parce qu’il n’est pas larmoyant, il l’est à peine moins et utilise aussi un peu trop de violons à mon goût. Mais parce je pense que le devoir de mémoire est beaucoup mieux traité ici et surtout parce que c’est vraiment du cinéma, pas du show-off manichéen. L’alternance des scènes d’époque et contemporaines donnent une respiration au film et permettent de relâcher un peu la tension et puis, il y a une vraie actrice : Kristin Scott Thomas (bon là, je suis méchant, Mélanie Laurent est superbe dans « La rafle »). La seule petite faute de goût, c’est d’avoir fait jouer une femme américaine par actrice bristish à l’accent bien identifiable Tout en regardant ce film, je suis revenu sur mes réflexions sur le devoir de mémoire et le rôle du cinéma. J’ai souvent écrit que je n’aimais pas « Shoah » car je trouvais qu’au delà du témoignage nécessaire, c’était brouillon. Je me repose la question : faut-il tout montrer au cinéma ? Est-ce que finalement, le choix de Lanzmann n’était pas le meilleur : la vérité froide, glaçante des témoins plutôt que des images compatissantes jouées par des stars du cinéma. Est-ce qu’une image, même la plus horrible possible et Dieu sait si aujourd’hui c’est la tendance, arrivera à traduire ce qu’ont vécu tous les déportés ? C’est peut-être plus accessible et c’est pourquoi, cela est certainement nécessaire. Enfin, mon regret, c’est que malheureusement ce film est sorti après « La rafle », j’ai lu une critique disant que ça sentait le réchauffé, dommage pour ce film, s’il était sorti juste avant, il l’aurait complètement éclipsé.
Genre : Drame, Historique Réalisateur : A. Sokourov Acteurs : I. Ogata,   R. Dawson Année de production 2005 Pays : France, Suisse, Ital Durée : 1h50 Note spectateur : Note presse :
Synopsis (Source Allociné) : Eté 1945 : le Japon est occupé. L'empereur Hiro Hito est au coeur de l'intrigue. Le Soleil retrace les événements intervenus entre deux décisions historiques prises par cet éminent personnage : la reddition sans condition de son pays face aux Alliés et la renonciation à son ascendance divine.
Ma critique : Ce film montre un empereur complètement dépassé par les événements, tout s'écroule autour de lui et il consacre plus de temps à l'océanographie qu'à ses ministres. C'est un pantin manipulé par son entourage que l'on voit incessamment remuer les lèvres à la recherche de ses mots. On voit un MacArthur prendre l'empereur pour un enfant et tentant lui aussi de le manipuler. Mais en fait, la question essentielle est toute différente : il s'agit pour l'empereur de se décider ou non à conserver le droit divin, s'il refuse il met fin à l'empire et abandonne son peuple aux américains, s'il accepte il trahit des siècles de tradition. En France, après la chute de Napoléon III, Henri V avait préféré dire non et la République s'est installée. Hiro-Hito montre dans ce film toute sa faiblesse et accepte l'humiliation pour sauver son peuple et sa famille.
Je n'ai pas beaucoup parlé de la réalisation, elle est discrète, mais j'ai beaucoup aimé les scènes de destruction.
Genre : Drame Réalisateur : D. Fincher Acteurs : J. Eisenberg,   J. Timberlake Année de production 2010 Pays : US Durée : 2h Note spectateur : Note presse :
Synopsis (Source Allociné) : Une soirée bien arrosée d'octobre 2003, Mark Zuckerberg, un étudiant qui vient de se faire plaquer par sa petite amie, pirate le système informatique de l'Université de Harvard pour créer un site, une base de données de toutes les filles du campus. Il affiche côte à côte deux photos et demande à l'utilisateur de voter pour la plus canon. Il baptise le site Facemash. Le succès est instantané : l'information se diffuse à la vitesse de l'éclair et le site devient viral, détruisant tout le système de Harvard et générant une controverse sur le campus à cause de sa misogynie. Mark est accusé d'avoir violé intentionnellement la sécurité, les droits de reproduction et le respect de la vie privée. C'est pourtant à ce moment qu'est né ce qui deviendra Facebook. Peu après, Mark crée thefacebook.com, qui se répand comme une trainée de poudre d'un écran à l'autre d'abord à Harvard, puis s'ouvre aux principales universités des États-Unis, de l'Ivy League à Silicon Valley, avant de gagner le monde entier...
Cette invention révolutionnaire engendre des conflits passionnés. Quels ont été les faits exacts, qui peut réellement revendiquer la paternité du réseau social planétaire ? Ce qui s'est imposé comme l'une des idées phares du XXIe siècle va faire exploser l'amitié de ses pionniers et déclencher des affrontements aux enjeux colossaux...
Ma critique : Je suis ressorti enchanté du cinéma en ayant vu ce film, je n’ai pas vu le temps passer ! Je n’aime pas toujours l’utilisation de flash-backs mais ici, en mettant en parallèle deux linéarités, ils donnent du rythme au film. On peut contester l’histoire, assez orientée contre Mark Zuckerberg le décrivant comme un vrai nerd qui ne veut jamais partager le pouvoir mais ce que j’ai aimé, c’est la description de l’ascension fulgurante d’une entreprise web 2.0, c’est un peu malgré lui, par hasard en profitant du d’idées glanées de droite et de gauche qu’il a construit facebook. D’une idée assez ringarde à la base, grâce à un sens aigu des besoins des utilisateurs et une rapidité dans l’exécution, il a construit le plus grand réseau social mondial. Rappelez-vous il y a quelques années, Myspace qui devait bouffer facebook, vous en entendez encore parler ? Enfin, j’ai noté une très belle scène lors de la course d’aviron en Angleterre, Fincher utilisant une faible profondeur de champ montre toute sa maîtrise du flou-net, tout cela agrémenté de la musique de Peer Gynt, magnifique !
Genre : Drame Réalisateur : O. Stone Acteurs : M. Douglas,   S. LaBeouf Année de production 2010 Pays : US Durée : 2h10 Note spectateur : Note presse :
Synopsis (Source Allociné) : Wall Street, New York : en plein krach boursier de 2008, un jeune trader, Jacob Moore, est prêt à tout pour venger son mentor, que d'obscures tractations financières ont poussé au suicide. Il demande de l'aide à Gordon Gekko, le meilleur - et le pire - des gourous de la finance, qui vient de sortir de 20 ans de prison pour délit d'initié. Jacob va apprendre à ses dépens que Gekko reste un maître de la manipulation, et que l'argent ne dort jamais.
Ma critique : Il paraît que la différence génétique entre l’homme et le singe n’est que de 5%. Mais ces 5% font toute la différence. C’est un peu le même cas pour ce film. Cela commence par un très très beau plan séquence de New-York, la caméra monte lentement et tourne le long des buildings. Inédit (à ma connaissance) et superbe puis il y a les split screen, dommage, je n’aime pas ça. Oliver Stone a essayé de les moderniser depuis le dernier opus mais cela ne passe pas. Puis, il y a une très belle explication de l’éclatement de la bulle (avec la très tarte illustration des bulles de savon dans Central Park, on aurait pu mieux trouver). Le méchant est encore plus vorace que Gekko des années 80, il bouffe à tous les râteliers et on est enchanté, mis à part encore ce très moche fondu à l’iris avec la musique de Carmen (pourquoi Carmen pour illustrer la chute, franchement pas bien trouvé). Mais bon jusque là, je me suis dit que je n’ai pas très bien compris les mauvaises critiques du film et même si l’intrigue me rappelle une très mauvaise semaine d’octobre où j’étais pas mal exposé aux actions, ça me plaît plutôt. Bon, il y a aussi l’allusion aux énergies vertes, un peu tarte, Stone a voulu surfer sur la vague de tonton Cameron avec « Avatar »… Puis, patatras ! Il y a cette histoire d’argent en Suisse (désolé pour ceux qui n’ont pas vu le film mais ils peuvent quitter la séance à ce moment-là) et Gekko jaloux de n’être pas le plus pourri de la terre retrouve sa nature carnassière et devient le pourri des pourris. Ouf, l’honneur est sauf ! Et ça finit comment ? Bien et c’est là toute l’erreur du film, une fin morale, dans un monde amoral (attention je n’ai pas dit immoral), c’est nul, crétin. J’aurais préféré une fin où Gekko contemple la ville du haut de son milliard enfermé dans son égoïsme. Quel ratage ! Voilà mes 5% d’erreur (ou même plus) qui gâchent tout. Et pour clore l’ensemble, que dire du générique où l’on voit un sablier évoquer le temps qui passe (puis une montre IWC, on est quand même dans le monde de Wall Street). Hé, Oliver, vos métaphores à deux sous, ça vaut pas tripette !
Genre : Drame, Romance Réalisateur : J. von Sternberg Acteurs : M. Dietrich,   G. Cooper Année de production 1930 Pays : US Durée : 1h31 Note spectateur : Note presse : -
Synopsis (Source Allociné) : Sur le point de s'engager avec un peintre, Amy Jolly, une chanteuse de cabaret, tombe amoureuse d'un légionnaire, Tom Brown, alors qu'elle se produit dans un établissement marocain. Celui-ci refuse d'abord ses avances...
Ma critique : C'est un peu comme pour "L'ange bleu" (du même Sternberg avec toujours Marlene Dietrich), l'histoire a beaucoup, beaucoup vieilli. Le coup de foudre, les amants qui se séparent pour mieux s'aimer ; tout cela sent la naphtaline à plein nez. La réalisation ne m'a pas inspiré non plus, j'ai noté par exemple un travelling très saccadé au début, c'est bien loin du superbe plan d'introduction du "Dernier des hommes" réalisé par Murnau à peu près au même moment. En fait, il n'y a que Marlene Dietrich qui tire son épingle du jeu, elle est superbe comme toujours. Il y a aussi une scène qui m'a amusée, ce sont les femmes qui suivent de loin leur amant lors de leurs expéditions dans le désert et qui conclut le film.
Genre : Drame Réalisateur : S. Wood Acteurs : G. Cooper,   I. Bergman Année de production 1943 Pays : US Durée : 2h50 Note spectateur : Note presse : -
Synopsis (Source Allociné) : Robert, americain, est venu combattre pour la Republique espagnole. Il est charge de faire sauter un pont que gardent les fascistes. Il est conduit dans les montagnes a un petit groupe de republicains qui l'aidera. Le chef Pablo est peu combatif et c'est sa femme Pilar qui prend le commandement. Robert rencontre une jeune fille recueillie par Pilar, Maria. Entre Maria et Robert vont se derouler de breves et lumineuses amours. "Une fidele transposition du livre que nous croyons sans exemple dans les annales du cinema."
Ma critique : Je me souviens d’avoir lu un tome de la Pléiade des œuvres romanesques d’Hemingway allongé dans un hamac au bord de l’océan à Playa del Carmen (c’est au Mexique au sud de Cancun). C’était un moment très agréable. Mais, je me souviens aussi que ces romans ne m’avaient pas vraiment captivé, quand je les compare à des romans d’aventures de la même époque comme ceux de Kessel par exemple, je me dis qu’il n’y a pas photo. C’est peut-être dû à la traduction française qui est difficilement comparable à la langue tellement belle de simplicité de Kessel. Finalement, je m’aperçois que ce que j’aime dans ce type de roman ce n’est pas l’histoire mais les mots et les phrases, cela doit être pour cela que j’affectionne tout particulièrement l’œuvre de Proust. J’ai dû aller vérifier que j’avais bien lu « Pour qui sonne le glas » pour me souvenir de l’avoir lu, ce n’était pourtant pas il y a si longtemps que cela. Mis à part le cadre général – la guerre d’Espagne – je n’en avais aucun souvenir et j’ai fait un petit tour sur Wikipedia pour vérifier que le film collait bien au roman. C’est le cas, et c’est pourquoi le film m’a déçu. Cette petite histoire au milieu de la guerre m’a laissé assez indifférent et comme la réalisation très Hollywoodienne n’apporte rien – comme souvent – je n’ai mis qu’une petite étoile très indulgente…
Genre : Drame, Aventure Réalisateur : D. Hopper Acteurs : D. Hopper,   J. Nicholson Année de production 1968 Pays : US Durée : 1h30 Note spectateur : Note presse :
Synopsis (Source Allociné) : Deux motards traversent les Etats-Unis pour en découvrir les charmes cachés... Les côtés pile et face de l'Amérique.
Ma critique : Mon avis sur ce film est contrasté : j’ai trouvé le début assez maladroit ; cette chevauchée très seventies de deux marginaux à travers l’Amérique profonde ne m’a pas vraiment inspirée, ça a pris beaucoup de rides et j’ai trouvé la succession de plans rapides un peu ringarde et la métaphore de la liberté lorsqu’un des motards jette sa montre un peu convenue. Ce qui m’a gêné aussi, c’est la VF, c’est rare sur Arte et je n’ai pas bien compris pourquoi ils ne l’ont pas passé en VO comme ils le font habituellement. Enfin, le road-movie devient un genre un peu trop utilisé et peu renouvelé, à force d’en voir, ça fait un peu trop réchauffé. Cela valait peut-être le coup dans les années soixante-dix, maintenant ça a tendance à me lasser. Et j’ai mis trois étoiles. Et oui ! A cause d’une scène ! Celle du délire sous acide (ou autre chose je ne sais pas) de deux motards et de leurs compagnes. Là, la succession d’images rapides prend vraiment tout son sens. Il aurait fallu cela tout au long du film, un petit brin de folie pour relever mon intérêt.
Genre : Fantastique Réalisateur : F. Lang Acteurs : R. Klein-Rogge,   O. Wernicke Année de production 1932 Pays : All Durée : 1 h 40 Note spectateur : Note presse :
Synopsis (Source Allociné) : Le Dr Mabuse dirige, de l'asile psychiatrique où il est interné, un gang de malfaiteurs et le docteur Baum, directeur de l'établissement, grâce à ses pouvoirs hypnotiques. Le commissaire Karl Lehmann et le bandit repenti Kent parviendront après nombre de rebondissements à démanteler le réseau.
Ma critique : Dans ce film, on retrouve avec plaisir le commissaire Lohmann de « M le maudit » ainsi que le sens du détail et du suspense au cours de l’enquête policière. Ce film a été interdit par les autorités nazies tout juste au pouvoir et on comprend pourquoi : il dénonce la manipulation de tout un peuple par un savant fou qui sème le chaos pour obtenir le pouvoir ; ça rappelle quelqu’un, non ? Comme pour « M » ce film n’a pas vieilli d’un pouce et se laisse voir avec très grand plaisir. Il n’y a pas que les effets spéciaux qui font un grand film et Fritz Lang le prouve encore grâce à ses œuvres.
Genre : Comédie Réalisateur : M. Carné Acteurs : F. Rosay,   M. Simon Année de production 1937 Pays : France Durée : 1h45 Note spectateur : Note presse : -
Synopsis (Source Allociné) : Londres 1900. Le très sérieux professeur de botanique Irwin Molyneux n'est autre que Felix Chapel, auteur de romans policiers. L'évèque de Bedford, cousin d'Irwin, n'apprecie guère ce genre de littérature et le déclare bien fort lors d'un souper où il est invité chez les Molyneux. L'absence de Margaret, la femme de Molyneux, à ce souper, va déclencher une série de quiproquos fort amusants.
Ma critique : « Bizarre, bizarre, j’ai dit bizarre », évidemment cette réplique est éminemment connue mais je pense n’avoir jamais vu ce film dans son intégralité. Ce qui m’a surtout marqué dans ce film, c’est le jeu d’acteurs et notamment Jean-Louis Barrault qui est superbe et complètement à contre-courant dans son rôle de tueur de bouchers sanguinaire. Sinon, la petite histoire est amusante mais sans plus…
Genre : Drame Réalisateur : B. Tarr Acteurs : M.B. Szekely,   V. Kerekes Année de production 1987 Pays : Hongrie Durée : 1h56 Note spectateur : Note presse :
Synopsis (Source Allociné) : Dans un paysage dévasté, Karrer vit depuis des années coupé du monde, passant son temps à contempler des bennes qui disparaissent dans le lointain et à errer sous une pluie incessante. Ses seuls liens sociaux sont un bar " Le Titanic ", où il échoue chaque soir, et son patron, Willarsky.
Attiré par une chanteuse qui s'y produit, il s'arrange pour la séduire. Mais les élans affectifs des personnages sont changeants et leurs sentiments provoquent entre eux des conflits et des rapprochements désespérés. Karrer est le grand perdant de cette histoire. Son calvaire ne le conduira pas vers la rédemption, mais vers une solitude absolue où il se fondra dans la désolation du décor.
Ma critique : La première fois que j’ai tenté de voir ce film, je me suis demandé au bout d’une heure ce qui vraiment se passait. Alors, j’ai laissé passer un peu de temps et je l’ai revu dans un environnement moins propice à la distraction. Et cela vaut le coup ! Ce film est assez difficile d’accès mais lorsqu’on y arrive, il révèle alors toute sa richesse. Je ne parle pas seulement de son côté esthétique avec par exemple le long plan séquence à travers la fenêtre sur les chariots de la mine puis le plan sur les verres du bar lors de la discussion entre deux hommes ou bien encore les bruits de la ville omniprésents. On sent que le cinéaste aime bien jouer avec sa caméra en multipliant les plans séquences et les longs et lents travelling. Il y a une autre scène qui m’a marqué, c’est le plan sur les gens dans le bar tirant la gueule avec un fond musical est superbe. On sent toute la misère du monde grâce à ce plan. Et c’est un peu le sujet de tout le film : la déshumanisation d’un homme plongé dans un milieu misérable. Il finit comme un animal avec le chien.
Genre : Western Réalisateur : H. Hawks Acteurs : J. Wayne,   D. Martin Année de production 1959 Pays : US Durée : 2h21 Note spectateur : Note presse : -
Synopsis (Source Allociné) : Un shérif arrête le frère de l'homme le plus puissant de la région. Il n'a pour alliés qu'un adjoint ivrogne, un vieillard boiteux, un gamin, une joueuse de pocker et un hôtelier mexicain, et contre lui une armée de tueurs.
Ma critique : J'ai acheté ce blu-ray car ce film faisait partie de la liste très restreinte des films notés quatre étoiles par Télérama dont le point de vue est souvent assez proche du mien. J'ai été déçu et je pense que le Western n'est pas un genre adapté à mes goûts mis à part peut-être ceux de Leone. Je suis toujours impressionné par les critiques de cinéma s'extasiant devant un Western, soi-disant un des meilleurs révélateurs de l'âme humaine dans le cinéma. Là je me suis embêté beaucoup, beaucoup, beaucoup ! C'est long, chiant, même la musique se fait toute petite et c'est bien dommage ; et que dire de l'épisode country destiné probablement au public américain, navrant... Bref, je ne suis pas prêt de me faire avoir à nouveau en regardant un Western.
Genre : Comédie Réalisateur : N. Ephron Acteurs : M. Streep,   A. Adams Année de production 2009 Pays : US Durée : 2h03 Note spectateur : Note presse :
Synopsis (Source Allociné) : Julia Child est la femme qui a changé pour toujours la façon de cuisiner de l'Amérique. Mais en 1948, elle n'est encore qu'une Américaine anonyme vivant en France. Le travail de son mari les a amenés à s'installer à Paris, et Julia cherche activement une occupation. C'est alors qu'elle se prend de passion pour la cuisine française...
Cinquante ans plus tard, Julie Powell a l'impression d'être dans une impasse. Elle va avoir 30 ans, et pendant que ses amies connaissent bonheur et succès, elle végète dans son travail. Julie se lance alors un défi complètement fou : elle se donne exactement un an, 365 jours pour cuisiner les 524 recettes du livre de Julia Child - Mastering the Art of French Cooking, et elle crée un blog pour relater son expérience...
Ma critique : Un film sur la cuisine : évidemment tout pour me tenter. Et bien, bof… bof. D’abord la voix de Meryl Streep dans la version française qui est odieuse, je sais que cela a été fait exprès mais je n’aime pas. En fait, après coup, ce film m’a fait penser à cette horreur qu’est l’émission « Masterchef » sur TF1. Ce n’est pas une émission (ni un film) sur la cuisine mais plutôt sur les à-côtés et dans le cas du film c’est proche de la télé-réalité à deux balles. Sans égaler le degré zéro de nullité de « Masterchef » mais presque. J’en profite pour écrire quelques lignes sur l’émission : j’ai regardé la première. J’ai trouvé cela pitoyable et même immoral : faire rêver des gens sur un changement de vie possible, pourquoi pas, il faut avoir des rêves et des ambitions dans la vie mais faire croire que parce qu’ils sont éliminés, ils ne changeront pas leur vie, voir des hommes et des femmes à la dérive quitter le plateau car on leur fait croire qu’ils ont tout raté (« si t’as pas gagné Masterchef, t’as raté ta vie ! »), je trouve cela scandaleux et extrêmement dangereux. J’ai vu hier la fin d’une nouvelle émission ; un ami m’avait dit que comme les candidats étant moins nombreux, il y avait plus de place pour la cuisine. Je n’ai pas trop vu la différence. La seule chose que j’ai retenue de cette émission, c’est que je ne serai jamais qu’un cuisinier amateur. Pour moi, il faut que cela reste un plaisir alors qu’un cuisinier professionnel doit souvent travailler sous la pression et être toujours constant, ce qui est loin d’être mon cas.
Genre : Drame Réalisateur : A. Sokurov Acteurs : E. Rufanova,   L. Mosgovoi Année de production 1999 Pays : France, Italie, Alle Durée : 1h42 Note spectateur : Note presse :
Synopsis (Source Allociné) : Allemagne, printemps 1942. Une forteresse inquiétante perchée au-delà des nuages. Une femme seule danse nue le long d'imposantes esplanades. Elle attend l'arrivée d'"Adi", son bien-aimé, le Führer. "Les chrétiens considèrent que l'amour nous sauve. Mais se sauve-t-on en aimant un monstre ? C'est la question centrale de ce projet. Selon les souvenirs de l'époque, Eva Braun était une femme capable de se sacrifier par amour. C'est ainsi qu'elle est devenue un pesonnage de tragédie. Elle est le personnage principal du film."
Ma critique : Ça commence par la "Mort de Siegfried" de Wagner, assez classique mais toujours plaisant vu mon goût pour cette musique. Puis cela glisse sur la description de la petite cour d'Hitler montrant les rivalités entre Boorman et Goebbels. Ceux qui ont critiqué "La chute" montrant le côté soi-disant humain d'Hitler vont être servis : ici alternent les scènes présentant Hitler dans sa vie de tous les jours à la limite du ridicule par moments et ses grosses colères révélant tous ses aspects démoniaques. J'ai été étonné par la petite séquence sur Auschwitz où Hitler feint (?) de ne pas connaître ce nom mais c'était en 1942. C'est mon premier film de Sokourov, je m'attendais à un peu plus de jeux avec la caméra, c'est plutôt très sobre ; il n'y a qu'avec la lumière que l'on sent tout le travail du cinéaste avec notamment ses visages faiblement éclairés de vert un peu comme dans "Citizen Kane" (sauf le vert bien entendu !).
Genre : Guerre, Drame Réalisateur : S. Spielberg Acteurs : T. Hanks,   T. Sizemore Année de production 1998 Pays : US Durée : 2h43 Note spectateur : Note presse : -
Synopsis (Source Allociné) : Alors que les forces alliées débarquent à Omaha Beach, Miller doit conduire son escouade derrière les lignes ennemies pour une mission particulièrement dangereuse : trouver et ramener sain et sauf le simple soldat James Ryan, dont les trois frères sont morts au combat en l'espace de trois jours. Pendant que l'escouade progresse en territoire ennemi, les hommes de Miller se posent des questions. Faut-il risquer la vie de huit hommes pour en sauver un seul ?
Ma critique : J'ai parlé dans mon livre sur l'expression cinématographique de l'hyperréalisme de ce film. La séquence du début est impressionnante et probablement plus conforme à la réalité que celle du "Jour le plus long" qui ressemble plus à une balade de stars sur Hollywood boulevard. Je n'ai pas poussé les watts à fond, histoire de ne pas me fâcher avec mes voisins et ma version blu-ray n'était pas super bien encodée donc on voyait pas trop la différence du HD mais cela a suffit à me donner des hauts le coeur. Pour dénoncer les horreurs de la guerre et son absurdité, j'avoue que je préfère le comique des Marx brothers dans "Soupe au canard" qui comparent la guerre à un jeu imbécile entre deux adultes qui n'ont pas grandi. Mais bon, ça vaut le coup de voir jusqu'où peut aller le cinéma. Le reste n'est que du grand classique Hollywoodien vantant les qualités héroïques des soldats US et leur sacrifice pour la paix dans le monde.
Genre : Policier, Thriller Réalisateur : A. Hitchcock Acteurs : C. Grant,   I. Bergman Année de production 1946 Pays : US Durée : 1h42 Note spectateur : Note presse :
Synopsis (Source Allociné) : Alicia, fille d'un espion nazi, mène une vie dépravée. Devlin lui propose de travailler pour les Etats-Unis afin de réhabiliter son nom. Elle épouse donc un ancien ami de son père afin de l'espionner. Devlin et elle s'aiment sans oser se l'avouer, attendant chacun que l'autre fasse le premier pas. Lorsque le rôle qu'elle tient est découvert, son mari décide de l'empoisonner.
Ma critique : Pas mal, pas mal grâce à une fin à suspense mais malheureusement conclue par un happy end. On ne voit pas assez le déchirement d’Ingrid Bergman entre Cary Grant et son mari qu'elle doit espionner et elle se fait piéger un peu trop facilement à mon goût. J'ai été aussi surpris par un plan très court de Cary Grant à la terrasse d'un café : on le voit à peine deux secondes et on passe à un plan radicalement différent, cela ressemble un peu à une erreur de montage... Enfin comme dans toutes mes critiques des films d'Hitchcock, j'ai bien noté l'apparition du cinéaste, elle est très rapide et on ne le voit que de dos buvant une coupe de champagne lors de la réception chez Sebastian.
Genre : Thriller, Drame Réalisateur : J. Mankiewicz Acteurs : L. Olivier,   M. Caine Année de production 1972 Pays : UK Durée : 2h18 Note spectateur : Note presse :
Synopsis (Source Allociné) : Sir Andrew Wyke, un riche auteur de romans policiers anglais, a invité Milo Tindle, un coiffeur londonien d'origine plus modeste, à lui rendre visite dans sa somptueuse résidence, aménagée et décorée avec un art consommé du trompe-l'oeil. Maniaque de l'énigme et de la mystification, cachant mal son mépris pour ce parvenu dont il connaît la liaison avec son épouse Marguerite, Andrew lui propose de simuler un cambriolage pour toucher l'argent de l'assurance. Milo, impressionné par Wyke, accepte...
Ma critique : C'est le dernier film de Mankiewicz et il est bien différent de tous ses autres films que j'ai déjà vus. Le cinéaste transforme ce qui aurait pu être du théâtre filmé en du vrai cinéma grâce à des successions de gros plans des jeux de Wyke et notamment la statue de Poe qui est omniprésente semblant rappeler qu'il s'agit d'une petite histoire extraordinaire comme les écrivait Poe. Le thème de l'humiliation et de l'arroseur arrosé est bien rendu mais je regrette la deuxième partie sans surprise à mon goût mis à part le début. On voit tout de suite que c'est Milo qui est grimé en inspecteur de police et la fin est assez évidente ; j'aurais préféré un peu plus de mystère et de suspense un peu comme dans les histoires de Poe.
Genre : Comédie musicale Réalisateur : S. Donen Acteurs : G. Kelly,   D. Reynolds Année de production 1952 Pays : US Durée : 1h42 Note spectateur : Note presse :
Synopsis (Source Allociné) : Don Lockwood et Lina Lemont sont le couple star du moment à Hollywood. Mais lorsque le parlant arrive, la voix de crécelle de Lina menace la carrière du duo...
Ma critique : Je ne suis pas un grand fanatique des comédies musicales et encore moins de la danse mais j'ai pourtant adoré ce film que je n'avais jamais vu dans son intégralité. Je pense que comme tout le monde, je n'avais en tête que la célèbre scène de "Singing in the rain". Au-delà des très grandes scènes de danse dont les chorégraphies sont impressionnantes, c'est bien évidemment aussi le thème du passage au cinéma parlant qui m'a captivé. Le film l'aborde de deux façons : d'abord du point de vue technique, c'est intéressant de voir les efforts de créativité pour capter la voix des acteurs ; il fallait enfermer les caméras dans des salles isolées pour ne pas capter le bruit du défilement de la pellicule et ruser pour cacher d'énormes micros sur la scène. C'est aussi le questionnement sur la fin du muet, la fin d'un art à part qui a disparu pour des raisons économiques. J'ai lu récemment dans la fameux livre de Gilles Deleuze sur le cinéma que le muet intégrait déjà le parlant qui ne serait en fait que son aboutissement naturel. Je ne le pense pas comme je l'ai souvent écrit. Pour moi, le muet reste un art à part, une forme d'expression tellement différente du parlant que l'on a malheureusement sacrifié à la rentabilité. Enfin le film parle du choc lors de la sortie du "Chanteur de jazz", c'est vrai que ce film est une vraie étape dans le cinéma un peu comme pourrait l'être "Avatar" de nos jours mais pour moi ces évolutions seront très différentes du passage à l'impressionnisme ou au cubisme car elles ne partent pas d'une démarche artistique mais d'un progrès technique, elles ne devraient donc pas effacer ce qui les précède comme c'est malheureusement le cas.
Genre : Thriller Réalisateur : A. Hitchcock Acteurs : T. Hedren,   R. Taylor Année de production 1963 Pays : US, UK Durée : 2h Note spectateur : Note presse : -
Synopsis (Source Allociné) : Melanie, jeune femme quelque peu superficielle, rencontre chez un marchand d'oiseaux un brillant et séduisant avocat qui recherche des inséparables. Par jeu, Melanie achète les oiseaux et les apporte a Bodega Bay. Dés son arrivée, elle est blessée au front par une mouette...
Ma critique : Ce film démontre encore une fois que rien ne vaut le grand écran pour apprécier un film. J'avais un souvenir un peu moyen de mon premier visionnage télévisuel mais là, sur grand écran, la tension est poussée au maximum, on tremble en même temps que les héros et on en vient à détester les oiseaux. Ce qui est aussi une grande réussite c'est de ne pas avoir cherché à donner aucune explication aux attaques des oiseaux : vengeance contre l'industrialisation du monde humain (un peu comme dans "Phénomènes" de Shyamalan mais en mille fois mieux), symbole du rejet de la mère pour Mélanie, je ne sais trop, c'est à chacun de se faire son idée et c'est la grande force du film. Un petit clin d'oeil pour l'apparition de Hitch (comme dans tous ses films) : au début du film on le voit sortir du magasin d'animaux trimbalant plusieurs chiens en laisse. Amusant comme toujours.
Genre : Policier Réalisateur : H. Verneuil Acteurs : J. Gabin,   L. Ventura Année de production 1969 Pays : FR Durée : 2 h Note spectateur : Note presse : -
Synopsis (Source Allociné) : Vittorio Malanese, chef du clan des Siciliens, organise l'évasion du truand Roger Sartet pour l'aider a réaliser un audacieux hold-up.
Ma critique : Jean Gabin est toujours aussi bon dans ses rôles de patriarche débonnaire et il est bien entouré. C'était l'époque où Henri Verneuil arrivait à concurrencer le cinéma américain en réalisant d'excellents films policiers. Evidemment le film est soutenu par la musique archi-connue d'Ennio Morricone. Et l'histoire ? Elle date peut-être un peu mais j'aime bien l'évasion du début avec son aspect un peu documentaire, pour le reste, il n'y que la fin qui révèle le côté sicilien de Malenese qui est prêt à tout perdre pour venger l'honneur bafoué de son fils.
Genre : Western, Drame Réalisateur : H. Hawks Acteurs : K. Douglas,   D. Martin Année de production 1952 Pays : US Durée : 2h02 Note spectateur : Note presse : -
Synopsis (Source Allociné) : Deux jeunes cow-boys, embauchés par des trappeurs français, s'engagent dans une expédition marchande. Ils doivent remonter le Mississippi et s'enfoncent malgré eux dans le territoire indien. Ils tenteront de déjouer les plans malfaisants d'une compagnie de fourrure concurrente. Ils ne résisteront pas aux charmes d'une ravissante Indienne, enlevée par une autre tribu à son chef, et qu'ils essayeront d'aider. Coups de feu et de foudre assurés.
Ma critique : Ce film m'a permis de réviser ma géographie, tout en le regardant je consultai la carte des US montrant le long cheminement du Missouri de Saint-Louis vers le Nord. En fait, c'est le seul intérêt que j'y ai trouvé et le Western (ou ici plutôt le "Northtern") est encore pour moi un genre généralement mineur, l'histoire est assez banale et les relations entre les héros assez plates même dans leurs oppositions pour conquérir l'indienne. Enfin, j'ai trouvé l'image assez laide, le noir et blanc se prête mal à ce type de film, il manque de tout : pas assez de profondeur de champ ni de contraste et encore moins de lumière.
Genre : Drame Réalisateur : B. Tarr Acteurs : M. Krobot,   T. Swinton Année de production 2007 Pays : France, UK, Hongrie, Durée : 2h12 Note spectateur : Note presse :
Synopsis (Source Allociné) : Maloin mène une vie simple et sans but, aux confins de la mer infinie; c'est à peine s'il remarque le monde qui l'entoure. Il a déjà accepté la longue et inévitable détérioration de sa vie, et son immense solitude.
Lorsqu'il devient témoin d'un meurtre, sa vie bascule et le voilà confronté au péché, à la morale, au châtiment, écartelé à la frontière de l'innocence et de la complicité. Et cet état de scepticisme l'entraîne sur le chemin de la réflexion, sur la signification de la vie et du sens de l'existence.
Le film touche à cet indestructible désir des hommes pour la vie, la liberté, le bonheur, les illusions jamais réalisées, à ces riens qui nous apportent l'énergie, pour continuer à vivre, à s'endormir, à s'éveiller, jour après jour. L'histoire de Maloin est la nôtre, celle de tous ceux qui doutent et qui peuvent encore s'interroger sur leur pâle existence.
Ma critique : C'est mon premier Béla Tarr, j'étais tout excité de découvrir un nouveau cinéaste. Cela commence par un très long plan-séquence où l'on voit toute la scène de l'altercation entre deux hommes à travers les vitres sales de la cabine de contrôle de Maloin, c'est superbement réalisé. Puis tout le film se développe avec une lenteur incroyable, les gens marchent lentement, ils parlent lentement et n'élèvent que rarement la voix, c'est comme si on était rentré dans une autre dimension de temps. Malheureusement, cet "artifice" ne m'a pas permis de m'évader comme avec les films contemplatifs de Tarkovski et d'Angeloupoulos (oui, encore eux !), je ne suis pas vraiment rentré dans le film. Allez, comme j'ai acheté un coffret de trois DVD, il m'en reste encore deux à voir, j'espère que cela va aller crescendo.
Genre : Thriller, Action Réalisateur : J. Frankenheimer Acteurs : R. De Niro,   J. Reno Année de production 1998 Pays : US Durée : 2 h 02 Note spectateur : Note presse : -
Synopsis (Source Allociné) : Cinq hommes et une femme qui ne se connaissent pas se rencontrent dans un entrepôt de la banlieue parisienne. Ces hommes de l'ombre sont d'anciens soldats de la guerre froide qui survivent en louant discrètement leurs services à des commanditaires anonymes. La jeune Irlandaise qui les a réunis manque d'experience. Leur mission est d'affronter une équipe adverse, solidement armée d'une douzaine d'hommes pour lui arracher une précieuse mallette dont ils ignorent le contenu. Une chose est claire : tous devront tuer pour mener à bien leur mission, certains y laisseront leur peau.
Ma critique : C'est un des tous premiers DVD que j'ai acheté, je n'en avais pas gardé un grand souvenir mais comme j'étais à court de films, je suis allé piocher dans ma DVDthèque. Bon, il y a les scènes de poursuite en voiture, la spécialité de Frankenheimer je crois bien mais je ne connais pas très bien sa filmographie ; mais c'est aussi un bon thriller avec pas mal de rebondissements. Un petit regret, j'aurais laissé planer un peu plus le mystère sur le rôle exact de Robert De Niro, car cela devient évident assez vite.
Genre : Thriller, Fantastique Réalisateur : R. Howard Acteurs : T. Hanks,   E. McGregor Année de production 2009 Pays : US Durée : 2h20 Note spectateur : Note presse :
Synopsis (Source Allociné) : Une antique confrérie secrète parmi les plus puissantes de l'Histoire, les "Illuminati", qui s'était juré autrefois d'anéantir l'Eglise catholique, est de retour. Cette fois, elle est sur le point de parvenir à son but : Robert Langdon, expert en religions d'Harvard, en a la certitude.
Langdon a peu de temps pour comprendre ce qui se trame contre le Vatican et déjouer ces nouveaux crimes. Une course contre la montre et contre les tueurs qui démarre tel un jeu de piste : des églises romaines aux cryptes enfouies, des catacombes les plus profondes aux majestueuses cathédrales...
Pour l'aider à comprendre toutes ces énigmes, Langdon va rencontrer Vittoria Vetra, une scientifique aussi belle que mystérieuse.
Cette fois, il sait à qui il se confronte. Cette enquête diabolique est un piège, chaque secret est une clé, chaque révélation un danger...
Ma critique : Je n'ai toujours pas lu les livres de Dan Brown et je n'ai toujours pas l'intention de le faire, je préfère les livres plus littéraires ou philosophiques. Je n'ai pas envie de perdre mon temps avec un thriller américain. En revanche, j'apprécie les films qui sont tirés de ses livres. Ici, c'est un thriller à énigme halentant, finalement bien mieux que "Da Vinci code", il montre toutes les luttes de pouvoir au sein de l'Église ; quelle est la part de vérité ? En fait, je m'en fiche un peu, pour moi c'est surtout l'action qui compte. Il y a bien aussi quelques tentatives autour du thème de la réconciliation entre la science et l'Église mais cela ne va pas très loin, c'est quand même avant tout un blockbuster américain !
Genre : Romance, Comédie Réalisateur : W. Kar-Wai Acteurs : N. Jones,   J. Law Année de production 2007 Pays : France, Chine, Hong- Durée : 1h35 Note spectateur : Note presse :
Synopsis (Source Allociné) : Après une rupture douloureuse, Elizabeth se lance dans un périple à travers l'Amérique, laissant derrière elle une vie de souvenirs, un rêve et un nouvel ami - un émouvant patron de bar - tout en cherchant de quoi panser son coeur brisé. Occupant des emplois de serveuse, Elizabeth se lie d'amitié avec des clients dont les désirs sont plus grands que les siens : un policier tourmenté et sa femme qui l'a quitté, une joueuse dans la déveine qui a une affaire à régler.
A travers ces destins individuels, Elizabeth assiste au spectacle du véritable abîme de la solitude et du vide, et commence à comprendre que son propre voyage est le commencement d'une plus profonde exploration d'elle-même.
Ma critique : Visuellement, j'ai retrouvé une partie de l'univers de Wong Kar-Wai comme dans "In the mood for love" mais il y a deux éléments qui manquent : la musique qui est ici assez discrète, je ne connais pas très bien la filmographie de Wong Kar-Wai mais je trouvais qu'elle portait magnifiquement la lenteur et la poésie de ses autres films ; et aussi il n'y a plus les magnifiques robes colorées qui renforcent l'esthétisme de ses autres films mais qui étaient inappropriées dans un univers américain. Enfin, la fin est beaucoup trop prévisible et fait un peu trop ressembler le film aux comédies romantiques américaines, c'est bien dommage.
Genre : Aventure, Drame Réalisateur : J. Frankenheimer Acteurs : O. Sahrif,   J. Palance Année de production 1971 Pays : US Durée : 1h49 Note spectateur : Note presse : -
Synopsis (Source Allociné) : A Kaboul s'affrontent les meilleurs cavaliers d'Afghanistan. Uraz tombe et se casse la jambe, tandis que son coéquipier sauve l'honneur en gagnant le concours. Uraz doit se faire amputer, et par fierté veut encore montrer ses talents de cavalier.
Ma critique : Ce film m'a un peu déçu, il y a évidemment le célèbre plan d'hélicoptère qui ouvre le film mais à part cela, je n'ai pas retrouvé la magie du livre de Joseph Kessel. Kessel a la faculté de faire évader ses lecteurs et les plonger complètement dans un pays lointain. Avec le film, ce n'est pas le cas, c'est peut-être dû à sa trop courte durée, on n'a à peine le temps de se retrouver dans cet univers, peut-être un peu lors du voyage de retour à travers les montagnes mais cela ne suffit pas. Enfin, la scène finale, climax dramatique de toute l'histoire est amenée trop rapidement et perd ainsi toute son intensité.
Genre : Guerre Réalisateur : Q. Tarantino Acteurs : B.Pitt,   M. Laurent Année de production 2008 Pays : US, Allemagne Durée : 2h33 Note spectateur : Note presse :
Synopsis (Source Allociné) : Dans la France occupée de 1940, Shosanna Dreyfus assiste à l'exécution de sa famille tombée entre les mains du colonel nazi Hans Landa. Shosanna s'échappe de justesse et s'enfuit à Paris où elle se construit une nouvelle identité en devenant exploitante d'une salle de cinéma.
Quelque part ailleurs en Europe, le lieutenant Aldo Raine forme un groupe de soldats juifs américains pour mener des actions punitives particulièrement sanglantes contre les nazis. "Les bâtards", nom sous lequel leurs ennemis vont apprendre à les connaître, se joignent à l'actrice allemande et agent secret Bridget von Hammersmark pour tenter d'éliminer les hauts dignitaires du Troisième Reich. Leurs destins vont se jouer à l'entrée du cinéma où Shosanna est décidée à mettre à exécution une vengeance très personnelle...
Ma critique : Je m'attendais à un Tarantino classique : de la musique poussée à fond et une succession de saynètes assez violentes. Côté violence, on est servi dès le début notamment avec le scalpage des soldats allemands. Mais le reste m'a heureusement surpris, on retrouve l'humour au-delà de la violence de "Kill Bill", la bande de Brad Pitt est hilarante lorsqu'elle se retrouve à l'avant-première du film. Mais c'est évidemment Christopher Walz qui est excellent dans son rôle de nazi sadique, rien que la première scène est géniale et révèle tout son talent. Il mérite amplement toutes les récompenses qu'il a obtenu grâce à ce film. Donc je remercie Fabio de m'avoir poussé à voir ce film qui me réconcilie avec les films de Tarantino.
Genre : Réalisateur : E. Rohmer Acteurs : F. Luchini,   A. Dussolier Année de production 1978 Pays : France Durée : 2h20 Note spectateur : Note presse : -
Synopsis (Source Allociné) : Le jeune Perceval rêve de devenir chevalier. Il quitte le château de sa mère, et se rend à la cour du roi Arthur. Il apprend le maniement des armes, venge la reine d'une offense et décide de retourner chez lui. Sur son chemin surgit un bien étrange château ou il est invité à demeurer.
Ma critique : J'ai failli faire aujourd'hui ce que je n'ai jamais fait auparavant : abandonner un DVD en cours de route pour le ranger définitivement dans mon placard. Il m'est arrivé d'arrêter de regarder un film en cours de route lorsqu'il passait à la télévision mais jamais dans une salle ou lors du visionnage d'un DVD. J'essaye généralement de m'accrocher et arrive toujours à trouver un aspect positif au film. Ici, c'était limite, limite. Il y a la forme qui est très intéressante : c'est extrêmement dépouillé, les décors sont en carton pâte, on a l'impression de retrouver le cinématographe de Robert Bresson. Puis, il y a les très beaux octosyllabes de Chrétien de Troyes mais là cela fait un peu trop pour moi, l'histoire devient très difficile à suivre et j'avoue que la durée (près de 2 heures 20) du film m'a enlevé un peu de courage et j'ai décroché par moments et presque totalement sur la fin me contentant surtout de regarder les images. Il faut voir ce film comme une expérience intéressante mais toute la différence avec de grands films expérimentaux comme par exemple "L'homme à la caméra" de Dziga Vertov, c'est que le cinéaste aurait dû être plus synthétique pour éviter de perdre son public (en tout cas moi !).
Genre : Comédie dramatique Réalisateur : N. Mikhalkov Acteurs : M. Mastroianni,   M. Keller Année de production 1987 Pays : Russie, ITL Durée : 1h57 Note spectateur : Note presse : -
Synopsis (Source Allociné) : Les souvenirs du tendre et faible Romano devenu serveur à bord d'un paquebot au début du siècle. Le jour de l'anniversaire de sa femme, la belle Elisa, il apprend qu'il est ruiné et s'enfuit dans une ville d'eau. Là, il rencontre Anna, jeune et timide Russe qui finit par céder à ses pressantes avances. Effrayée par sa faute, elle rentre brusquement en Russie. Romano, devenu fou d'amour, décide de la retrouver.
Ma critique : Celui-là, je l'attendais depuis longtemps. Il était sur ma liste de films à voir mais n'est pas encore sorti en DVD. Alors lorsque j'ai vu qu'il passait sur Arte je me suis précipité pour le voir. A force de trop attendre, on s'attend à tout ou plutôt à rien, et j'avoue que j'ai été un peu déçu. C'est un film bien fait sur la vie d'un gros nul, un peu lâche et ridicule qui ne voulant faire des choix se retrouve serveur dans un bateau. Là, je raconte la fin mais bon on s'y attend un peu mais ce qui est encore plus prévisible c'est qu'il retrouve la femme de ses rêves aussi à la fin du film. Bof ! Bon d'accord, il y a des beaux travelling et la réalisation est bien maîtrisée mais cela ne suffit pas à m'emballer.
Genre : Drame Réalisateur : W. Kar-Wai Acteurs : T. Leung Chiu Wai,   G. Li Année de production 2004 Pays : HK Durée : 2h09 Note spectateur : Note presse :
Synopsis (Source Allociné) : Hong Kong, 1966. Dans sa petite chambre d'hôtel, Chow Mo Wan, écrivain en mal d'inspiration, tente de finir un livre de science-fiction situé en 2046. A travers l'écriture, Chow se souvient des femmes qui ont traversé son existence solitaire.
Passionnées, cérébrales ou romantiques, elles ont chacune laissé une trace indélébile dans sa mémoire et nourri son imaginaire. L'une d'entre elles revient constamment hanter son souvenir : Su Li Zhen, la seule qu'il ait sans doute aimée. Elle occupait une chambre voisine de la sienne - la 2046...
Ma critique : Comme "In the moood for love", ce film est lent, très lent. Mais cette lenteur n'est pas un inconvénient, elle permet de mieux se glisser dans la peau du personnage principal qui papillonne à la recherche de l'âme soeur. On le voit croiser la route de Gong Li (qui est merveilleusement belle dans ce rôle), hésiter pour finalement choisir une autre route (désolé pour ceux qui n'ont pas vu le film mais l'intérêt principal n'est pas dans la fin, elle est plutôt dans son cheminement). Wong Kar-Wai abuse du vert qui est partout, ce qui rajoute à mon attrait pour le film ainsi que les beaux extraits de La Calls chantant Norma.
Genre : Comédie dramatique Réalisateur : W. Allen Acteurs : D. Wiest,   W. Allen Année de production 1986 Pays : US Durée : 1h46 Note spectateur : Note presse : -
Synopsis (Source Allociné) : Le destin de trois soeurs abîmées par la vie, autour desquelles s'entrecroisent dans un imbroglio sentimental les existences et les amours compliquées d'une douzaine de personnages.
Ma critique : Je continue ma série de Woody Allen mais j'ai bien peur de la terminer par ce film. En fait, et c'est ce que je craignais, on a l'impression de voir toujours le même film : la musique de jazz, les plans de Manhattan, la parlotte ininterrompue… A vouloir trop en faire, trop en dire, le cinéaste nous perd dans les méandres de sa réflexion. Souvent les mêmes thèmes reviennent mais c'est surtout cet aspect zappeur qui a tendance à m'énerver. Une très bonne illustration est la petite tirade de je ne sais plus qui sur la télévision, deux phrases et hop c'est fini. A force de tout voir d'un point de vue superficiel, Woody Allen a tendance à sombrer dans les lieux communs. Est-ce parce qu'il n'a rien d'autre à dire ? Cela se veut intello mais n'est-ce pas uniquement une succession de poncifs ? Tout cela manque de contemplation, de pauses (je crois bien que je l'ai déjà écrit à propos de "Manhattan") et finalement on en ressort avec presque rien.
Genre : Science-fiction Réalisateur : R. Emmerich Acteurs : J. Cusak,   C. Ejiofor Année de production 2009 Pays : US Durée : 2h40 Note spectateur : Note presse :
Synopsis (Source Allociné) : Les Mayas, l'une des plus fascinantes civilisations que la Terre ait portées, nous ont transmis une prophétie : leur calendrier prend fin en 2012, et notre monde aussi. Depuis, les astrologues l'ont confirmé, les numérologues l'ont prédit, les géophysiciens trouvent cela dangereusement plausible, et même les experts scientifiques gouvernementaux finissent par arriver à cette terrifiante conclusion.
La prophétie maya a été examinée, discutée, minutieusement analysée. En 2012, nous saurons tous si elle est vraie, mais quelques-uns auront été prévenus depuis longtemps...
Lorsque les plaques tectoniques se mettent à glisser, provoquant de multiples séismes et détruisant Los Angeles au passage, Jackson Curtis, romancier, et sa famille se jettent à corps perdu, comme des millions d'individus, dans un voyage désespéré. Tous ne pourront pas être sauvés...
Ma critique : Un film catastrophe utilisant toutes les ficelles du genre. Malheureusement l'histoire des neutrinos se transformant en micro-ondes réchauffant le coeur de la terre est nettement plus loin de la réalité (ou de notre réalité) que d'autres sources de catastrophe comme celle évoquée dans "Le jour d'après" par exemple. Le film ne devient alors qu'un banal film de science-fiction avec des effets spéciaux époustouflants (c'est magnifique en Blu-ray), les petites histoires de personnages anonymes (du moins au début), ses sacrifices. Bref, rien de nouveau.
Genre : Comédie Réalisateur : L. McCarey Acteurs : G. Marx,   H. Marx Année de production 1933 Pays : US Durée : 1h10 Note spectateur : Note presse : -
Synopsis (Source Allociné) : Les caisses de la Freedonie sont à leur niveau le plus bas. Une fois de plus le Conseil des ministres fait appel à la richissisme Mme Teasdale qui accepte à une condition : que le gouvernement se dote d'un nouveau chef, Rufus T. Firefly. En Sylvanie, pays voisin qui convoite la Freedonie, la nouvelle est accueillie avec mauvaise humeur. Trentino, ambassadeur en Freedonie, courtise Mme Teasdale mais celle-ci est entichée de Firefly. Trentino engage deux espions, Pinky qui est le chauffeur de Firefly et Chicolini, et leur assigne pour mission de discréditer son rival.
Ma critique : On peut voir ce film uniquement comme un film comique avec des blagues un peu potaches mais aussi avec des scènes magnifiques comme le scène où trois des acteurs s'échangent leurs chapeaux ou bien surtout celle où le vrai et faux Groucho se regardent à travers un glace qui n'existe pas. Mais au-delà de ça, ce film est un vrai éloge de l'anarchie où le nouveau dirigeant choisi soi-disant pour sauver son pays de faillite n'est finalement qu'un dilettante ne comprenant rien aux affaires d'état. C'est enfin une critique acerbe de la guerre qui est réduite à une baston de cours de récréé entre deux enfants gâtés qui n'ont pas dépassé le stade du concours de celui qui a la plus longue. C'est extrêmement bien fait et conclut ce film en apothéose.
Genre : Drame, Guerre Réalisateur : J. von Sternberg Acteurs : M. Dietrich,   V. McLagen Année de production 1931 Pays : US Durée : 1h31 Note spectateur : Note presse : -
Synopsis (Source Allociné) : Une veuve se voit contraite de se prostituer pour subvenir à ses besoins, elle est alors sollicitée par les Services Secrets Autrichiens pour devenir agent secret. A l'aide de son charme et sa beauté, elle arrive à obtenir toutes les confidences des ennemis. Elle fait alors la connaissance de l'agent russe Kranau, son rival.
Ma critique : Ce qui peut paraître être un banal film d'espionnage pas toujours facile à suivre (pourtant je ne me suis pas assoupi) est finalement transcendé par la présence d'une actrice : Marlene Dietrich. Sa froideur, son détachement par rapport à l'action comme si elle semblait vivre dans un rêve rendent le film captivant. La dernière demande de la condamnée, pouvoir jouer une dernière fois du piano, en est la meilleure illustration. Il y a deux très belles scènes qui m'ont marquées : lors de la fête à Vienne où les personnages masqués s'affrontent à coups de langues de belle-mère. Hilarant et frais ! Mais il y a aussi la scène finale de l'exécution (désolé pour ceux qui n'ont pas vu le film, je casse le suspense), l'ombre des canons de fusil sur le tambour, l'absence de toute peur de Marlene Dietrich, c'est bien fait. En fait, il n'y qu'une chose qui m'ait vraiment gênée : ce sont les surimpressions entre deux plans, peu lisible et assez mal fait.
Genre : Drame Réalisateur : D. Aranofsky Acteurs : M. Rourke,   M. Tomei Année de production 2008 Pays : US Durée : 1h45 Note spectateur : Note presse :
Synopsis (Source Allociné) : A la fin des années 80, Randy Robinson, dit The Ram ("Le Bélier"), était une star du catch. Vingt ans plus tard, il ne se produit plus que dans des salles de gym de lycées ou des maisons de quartier... Brouillé avec sa fille, il est incapable d'entretenir une relation durable avec quiconque : il ne vit que pour le plaisir du spectacle et l'adoration de ses fans.
Mais lorsqu'il est foudroyé par une crise cardiaque au beau milieu d'un match, son médecin lui ordonne d'abandonner le catch : un autre combat pourrait lui être fatal. Contraint de se ranger, il tente de renouer avec sa fille et, dans le même temps, entame une liaison avec une strip-teaseuse vieillissante. Pourtant, son goût du spectacle et sa passion pour le catch risquent bien de reprendre le dessus et de le propulser de nouveau sur le ring...
Ma critique : La tête de Mickey Rourke ! C'est impressionnant comment on peut se détruire ! Comme le héros, il a tout détruit (ou reconstruit) pour son sport. L'intrigue est assez classique : un catcheur sur la fin fait son comme-back malgré les risques encourus, il réalise finalement qu'il n'a plus que ça dans la vie. Et alors, pourquoi ai-je mis trois étoiles ? Un peu comme tout le monde pour saluer le come-back de Mickey Rourke ? Peut-être mais je pense aussi parce que toute l'intrigue est bien menée, linéaire, simple mais assez touchante.
Genre : Drame Réalisateur : I. Bergman Acteurs : R. Atzom,   C. Buccheger Année de production 1980 Pays : All, Suède Durée : 1h30 Note spectateur : Note presse : -
Synopsis (Source Allociné) : Peter Egerman a etrangle une prostituee sur la scene d'un theatre pour voyeurs. Le psychanalyste Mogens Jensen est charge du dossier d'expertise. Peter, alors son ami, etait venu le consulter pour lui avouer son desir trouble d'assassiner sa femme Katerina.
Ma critique : Le film commence avec ces belles couleurs que j'aime tant chez Bergman ; on voit la scène du meurtre se dérouler dans une pièce rouge renforçant le côté violent de la scène. Puis on passe au noir et blanc pour ne le quitter qu'à la fin. Récemment j'ai écrit que ce que je n'aimais pas chez Woody Allen, c'est que cela parlait beaucoup trop. Et pourtant ici, ça parle beaucoup et j'adore. Peut-être (même sûrement) parce que cela vole beaucoup plus haut. Le héros croit qu'il n'est qu'un amas de cellules et que son âme peut-être soignée par des médicaments (des "hormones" comme il le dit). Cette reconstitution quasi-documentaire de l'avant et après meurtre tente de nous fai
Genre : Comédie dramatique, Romance Réalisateur : A. Lee Acteurs : H. Ledger,   J. Gyllenhaal Année de production 2004 Pays : US Durée : 2h14 Note spectateur : Note presse :
Synopsis (Source Allociné) : Eté 1963, Wyoming.
Deux jeunes cow-boys, Jack et Ennis, sont engagés pour garder ensemble un troupeau de moutons à Brokeback Mountain.
Isolés au milieu d'une nature sauvage, leur complicité se transforme lentement en une attirance aussi irrésistible qu'inattendue.
A la fin de la saison de transhumance, les deux hommes doivent se séparer.
Ennis se marie avec sa fiancée, Alma, tandis que Jack épouse Lureen.
Quand ils se revoient quatre ans plus tard, un seul regard suffit pour raviver l'amour né à Brokeback Mountain.
Ma critique : Et bien oui, je ne le vois que maintenant. En fait, je n'avais pas trop envie de le voir à l'époque. J'avais peut-être peur d'un film un peu militant, ou je ne sais pas trop. Le début m'a un peu déçu, on comprend mal comment naît l'amour entre ces deux cow-boys a priori hétéros. C'est après que le film est superbe. Chacun des deux cow-boys semble avoir une vie de couple hétéro assez banale mais leur retrouvailles fait renaître immédiatement leur amour. Comme dirait un des deux cow-boys après leurs premiers ébats : "je ne suis pas gay" mais finalement, l'âme soeur dans leur cas, c'est un autre homme ; c'est comme ça et ils l'acceptent et essayent de vivre malgré tous les interdits de leur époque. C'est ça la grande originalité et intérêt de ce film.
Genre : Thriller Réalisateur : H. Verneuil Acteurs : P. Deweare,   M. Ferrer Année de production 1981 Pays : FR Durée : 2 h 12 Note spectateur : Note presse : -
Synopsis (Source Allociné) : Paul Kerjean dénonce dans les colonnes de La Tribune, le journal pour lequel il travaille, un homme politique corrompu. Ne supportant pas ces accusations, le politicien, innocent, se suicide. Kerjean, pris de remords, approfondit ses recherches et découvre que les services secrets américains sont impliqués dans l'affaire...
Ma critique : C’était encore du temps où le cinéma français pouvait rivaliser avec Hollywood. Maintenant ce n’est plus possible, si le spectateur ne voit plus des dizaines de millions de dollars d’effets spéciaux étalés sur l’écran, il passe son chemin. Le cinéma français comme tous les autres cinémas non-américains en est réduit aux comédies.
Le parallèle entre les activités de la multinationale pendant la guerre et à l’époque actuelle est bien fait, et la dénonciation du pouvoir des grands conglomérats dont le pouvoir peut-être plus fort qu’un état est très bien vue, surtout pour l’époque. Dans la lutte du pot de terre contre le pot de fer, Patrick Deweare campe excellemment un journaliste un peu sûr de lui et de son noble métier.
Genre : Science-Fiction Réalisateur : S. Spielberg Acteurs : T. Cruise,   K. Morris Année de production 2002 Pays : US Durée : 2 h 25 Note spectateur : Note presse :
Synopsis (Source Allociné) : A Washington, en 2054, la société du futur a éradiqué le meurtre en se dotant du système de prévention / détection / répression le plus sophistiqué du monde. Dissimulés au coeur du Ministère de la Justice, trois extra-lucides captent les signes précurseurs des violences homicides et en adressent les images à leur contrôleur, John Anderton, le chef de la "Précrime" devenu justicier après la disparition tragique de son fils. Celui-ci n'a alors plus qu'à lancer son escouade aux trousses du "coupable"...
Mais un jour se produit l'impensable : l'ordinateur lui renvoie sa propre image. D'ici 36 heures, Anderton aura assassiné un parfait étranger. Devenu la cible de ses propres troupes, Anderton prend la fuite. Son seul espoir pour déjouer le complot : dénicher sa future victime ; sa seule arme : les visions parcellaires, énigmatiques, de la plus fragile des Pré-Cogs : Agatha.
Ma critique : Ce que j’aime tout particulièrement dans ce film, c’est la description de la société du futur. Surtout l’utilisation interactive de la publicité. C’est le rêve de tout marketeur de pouvoir identifier automatiquement un client passant devant un magasin et de puiser dans l’immense base de son CRM pour lui proposer le produit lui convenant le mieux. Cela existe presque déjà puisque la RATP a installé quelques écrans plats dans ses couloirs réagissant et s’adaptant au nombre de personnes s’arrêtant devant l’écran. J’ai vu aussi il y a quelque temps des solutions de panneaux publicitaires équipés de bornes Bluetooth et envoyant un message push sur les personnes passant devant. Toutes ces expériences sont dénoncées comme intrusives et c’est ce que dénonce aussi le film où l’on voit tous les excès d’une vie contrôlée continuellement.
Ce qui est dommage, c’est la prestation de Tom Cruise, Monsieur deux expressions, qui montre toute l’absence de talent dramatique. En fait, il n’est bon que pour les scènes d’action où cela castagne dur.
Genre : Comédie dram. Réalisateur : C. Chaplin Acteurs : C. Chaplin,   M. Raye Année de production 1947 Pays : UK Durée : 2 h Note spectateur : Note presse :
Synopsis (Source Allociné) : Monsieur Verdoux, bon père et bon époux, séduit puis assassine douze femmes…
Ma critique : Chaplin va mettre sept ans avant de sortir son film suivant, Monsieur Verdoux. Il n’a jamais connu auparavant une période de carence aussi longue. Mis à part ses ennuis avec la justice, il a longtemps hésité sur le thème de son prochain film. Il marque pour moi aussi le début du déclin du cinéma de Chaplin, déclin tout relatif car ce film est évidemment de très grande qualité. Ici le personnage principal joué par Chaplin est complètement parlant mais je ferai deux reproches au film : sa longueur et son manque de créativité. Les gags, le mélange du comique et du dramatique sont excellemment maîtrisés mais on sent que Chaplin surfe sur la vague des ses œuvres précédents et n’invente rien de vraiment nouveau.
Genre : Documentaire Réalisateur : A. Resnais Acteurs : M. Bouquet,   - Année de production 1955 Pays : FR Durée : 0 h 32 Note spectateur : Note presse : -
Synopsis (Source Allociné) : 1955 : Alain Resnais, à la demande du comité d'histoire de la Seconde Guerre mondiale, se rend sur les lieux où des milliers d'hommes, de femmes et d'enfants ont perdu la vie. Il s'agit d'Orianenbourg, Auschwitz, Dachau, Ravensbruck, Belsen, Neuengamme, Struthof. Avec Jean Cayrol et l'aide de documents d'archives, il retrace le lent calvaire des déportés.
Ma critique : Nuit et Brouillard, c’est l’anti-Shoah (de Claude Lanzmann). Il dure à peine plus de trente minutes alors que Shoah dépasse les neuf heures. Shoah ne fait que suggérer par des témoignages des survivants des camps, Nuit et Brouillard ne montre aucun personnage, juste des images des camps. On sent que le montage est très travaillé alors que Shoah est assez brouillon. Tout ceci me le fait préférer même si Shoah est un monument pour le mémoire et reste essentiel à la compréhension du génocide juif mais… ce n’est pas du cinéma.
Une anecdote intéressante sur le film : une des images a été longtemps censurée et retirée du film. Il s’agit de la vue du camp de Pithiviers avec en premier plan l’uniforme d’un… gendarme français. Rien que cette image montre l’utilité d’un tel film.
Genre : Historique Réalisateur : S. Eisenstein Acteurs : V. Nikandrov,   N. Popov Année de production 1927 Pays : Russie Durée : 1 h 52 Note spectateur : Note presse : -
Synopsis (Source Allociné) : Petrograd, octobre 1917: les dix jours qui allerent ebranler le monde.
Ma critique : C’est mon film préféré d’Eisenstein devant le très célèbre Potemkine et notamment les escaliers d’Odessa, scène souvent reprise au cinéma comme par exemple dans "Les Incorruptibles".
Pour moi, c’est la meilleure illustration du cinéma soviétique des années vingt, de son montage intellectuel et de l’utilisation de l’effet Koulechov. J’ai lu un livre ne parlant que des premiers plans du film et essayant de disséquer le langage du montage d’Eisenstein. On comprend alors toute la force de ce montage, toute la réflexion qu’a menée le cinéaste pour faire passer son message. Je ne suis pas sûr que les foules, auxquelles ce cinéma était destiné, ont saisi toute la puissance du film, c’est peut-être un peu l’erreur du cinéaste ; il touche à l’universalité comme la plupart des films muets mais ici elle est réservée à une élite.
Genre : Science-Fiction Réalisateur : S. Kubrick Acteurs : M. McDowell,   P. Magee Année de production 1972 Pays : UK Durée : 2 h 16 Note spectateur : Note presse : -
Synopsis (Source Allociné) : Au XXIème siècle, ou règnent la violence et le sexe, Alex, jeune chef de bande, exerce avec sadisme une terreur aveugle. Après son emprisonnement, des psychanalystes l'emploient comme cobaye dans des expériences destinées à juguler la criminalité…
Ma critique : Comme pour Full Metal Jacket, ce film comporte deux parties et c’est surtout la première que j’aime. Rien que la première scène est fantastique ; le travelling dévoile la bande d’Alex dans un bar branché, puis on entend la voix de Malcom McDowell, un brin vicieuse et complètement en accord avec le personnage. Kubrick montre encore avec ce film qu’il est un touche-à-tout de génie ; pour tous les thèmes qu’il a abordés il crée la référence, après en voyant d’autres films, on peut se dire qu’il y a un peu d’Orange mécanique à l’intérieur.
La description de la violence gratuite d’une jeunesse désenchantée qui ne veut se fondre dans la société avec la musique classique en fond sonore, mêlant l’humour et le sadisme, n’est plus aussi dérangeante que tous les films plus ou moins gore tombant dans l’ultra-violence qui lui ont succédé. Ce film est unique !
Genre : Policier Réalisateur : H. Verneuil Acteurs : JP. Belmondo,   C. Denner Année de production 1974 Pays : FR, ITL Durée : 2 h 05 Note spectateur : Note presse : -
Synopsis (Source Allociné) : Après plusieurs appels téléphoniques anonymes, plusieurs femmes sont tuées. Le commissaire Letellier enquête, et grâce à un oeil de verre brisé, il retrouve la piste de l'assassin.
Ma critique : Ah, ce film c’est la grande époque de Bébél où il arrivait avec son camarade Alain Delon à remplir les salles. Il montre son excellente reconversion de la Nouvelle Vague vers le cinéma d’action à la française où le principal argument marketing tenait dans le fait qu’il réalisait lui-même ses cascades. On a droit ainsi à une poursuite sur les toits de Paris, une course de voiture dans les rues de la capitale. Tout ceci est très classique et aurait pu très bien se situer à New-York ou San Francisco, mais est aussi très bien fait.
Le seul truc un peu ringard, ce sont les vues subjectives de Minos où une partie de l’écran est masquée par un œil simulant son œil de verre. Le scénario comporte quelques incohérences et on se demande par moments comment Belmondo ne voit pas que le meurtrier le nargue en allant jusqu’à aller le voir, mais ce n’est pas ça le plus important.
Genre : Drame, Historique Réalisateur : PP. Pasolini Acteurs : P. Bonacelli,   G. Cataldi Année de production 1975 Pays : ITL Durée : 2 h Note spectateur : Note presse :
Synopsis (Source Allociné) : Durant la République fasciste de Salo, quatre seigneurs élaborent un règlement pervers auquel ils vont se conformer. Ils sélectionnent huit représentants des deux sexes qui deviendront les victimes de leurs pratiques les plus dégradantes. Tous s'enferment alors dans une villa près de Marzabotto afin d'y passer 120 journées en respectant les règles de leur code terrifiant.
Ma critique : Il ne faut pas voir dans ce film l’évocation de l’histoire de la république de Salo. C’est d’abord une expérience qui va de plus en plus loin. Cela commence par le cycle du sexe, un peu du style de La trilogie de la vie du même Pasolini, puis le cycle de la merde et là on tombe dans l’uro ; pratique jamais montrée au cinéma (mis à part dans le cinéma pornographique peut-être), puis le cycle du sang avec des pratiques d’auto-mutilation. On commence par rire de façon grivoise, puis détourner la tête et enfin regarder tout cela avec dégoût.
Pasolini montre ici jusqu’où on peut aller au cinéma, ce film est fait pour choquer. C’est une expérience à ne réaliser qu’une fois (je ne l’ai jamais revisionné) juste pour voir ce que peut un cinéaste.
Genre : Policier, Thriller Réalisateur : J. McNaughton Acteurs : D. Richards,   N. Campbell Année de production 1997 Pays : US Durée : 1 h 50 Note spectateur : Note presse : -
Synopsis (Source Allociné) : Sam Lombardo est enseignant sportif sur le campus de la petite communauté de Blue Bay en floride. Les étudiantes ne sont pas insensibles à son charme. Un jour l'une d'entre elles, Kelly, l'accuse de l'avoir violée. Quand tout n'est qu'une gigantesque manipulation...
Ma critique : Ce film ne vaut pas uniquement pour la poitrine généreuse de Denise Richards, l’action est pleine de rebondissements un peu trop d’ailleurs car cela a tendance à s’emballer sur la fin et toutes les deux minutes on découvre un nouveau méchant. J’aime bien quand même ces histoires de manipulation où les manipulateurs se retrouvent manipulés et finalement le plus improbable se produit puisque c’est celle qui paie le moins de mine qui se trouve être la plus redoutable.
Genre : Animation Réalisateur : A. Adamson Acteurs : M. Myers,   A. Chabat Année de production 2001 Pays : US Durée : 1 h 29 Note spectateur : Note presse :
Synopsis (Source Allociné) : Shrek, un ogre verdâtre, cynique et malicieux, a élu domicile dans un marécage qu'il croit être un havre de paix. Un matin, alors qu'il sort faire sa toilette, il découvre de petites créatures agaçantes qui errent dans son marais.
Shrek se rend alors au château du seigneur Lord Farquaad, qui aurait soit-disant expulsé ces êtres de son royaume. Ce dernier souhaite épouser la princesse Fiona, mais celle-ci est retenue prisonnière par un abominable dragon.
Il lui faut un chevalier assez brave pour secourir la belle. Shrek accepte d'accomplir cette mission. En échange, le seigneur devra débarrasser son marécage de ces créatures envahissantes.
Or, la princesse Fiona cache un secret terrifiant qui va entraîner Shrek et son compagnon l'âne dans une palpitante et périlleuse aventure.
Ma critique : Je me souviens l’avoir montré à la fille d’amis. Vers la fin, sa mère qui n’avait pas vu le film lui dit « Et tu vas voir, elle va se transformer en belle princesse ». Et patatras ! L’ogresse reste ogresse et la petite fille s’est mise à pleurer. C’est peut-être la seule erreur marketing du film, les scénaristes ont oublié que toutes les petites filles rêvent d’être une princesse.
Evidemment, moi j’adore ! Cette histoire d’anti-héros faisant des dizaines d’allusions à des films connus, est prenante, on ne s’ennuie pas un seul moment. Le personnage de l’âne est très bien vu, c’est un peu comme le copain un peu bavard et vantard qu’on a tous mais qu’on aime bien quand même.
Genre : Science-Fiction Réalisateur : G. Lucas Acteurs : H. Christensen,   E. McGregor Année de production 2004 Pays : US Durée : 2 h 20 Note spectateur : Note presse :
Synopsis (Source Allociné) : La Guerre des Clones fait rage. Une franche hostilité oppose désormais le Chancelier Palpatine au Conseil Jedi. Anakin Skywalker, jeune Chevalier Jedi pris entre deux feux, hésite sur la conduite à tenir. Séduit par la promesse d'un pouvoir sans précédent, tenté par le côté obscur de la Force, il prête allégeance au maléfique Darth Sidious et devient Dark Vador.
Les Seigneurs Sith s'unissent alors pour préparer leur revanche, qui commence par l'extermination des Jedi. Seuls rescapés du massacre, Yoda et Obi Wan se lancent à la poursuite des Sith. La traque se conclut par un spectaculaire combat au sabre entre Anakin et Obi Wan, qui décidera du sort de la galaxie.
Ma critique : C’est le seul épisode de la deuxième trilogie qui je distingue surtout à cause de la fin et de l’émergence de Darth Vador. Je me souviens encore, lorsque le masque se pose sur la tête d’Anakine, on entend ensuite sa respiration si caractéristique et toute la salle a applaudi.
Sinon, je trouve que cette deuxième trilogie est un peu maladroite, elle montre une profusion d’effets spéciaux et George Lucas essaye désespérément de la raccrocher à la première trilogie avec notamment les clones et les croiseurs interstellaires qui semblent bien obsolètes par rapport au déluge de technologie montré à l’écran. Enfin, je trouve que la lente glissade d’Anakine vers le côté obscur est un peu artificielle, le « c’est pas juste, puisque c’est comme ça, je vais devenir méchant » sonne assez faux. En fait, Lucas n’arrive pas à rendre compte de la crise de la jeunesse de Skywalker.
Allez, il y a quand même des très belles scènes comme la scène finale de combat sur la planète volcanique : impressionnant.
Genre : Fantastique Réalisateur : P. Verhoeven Acteurs : D. Richards,   C. Van Dien Année de production 1997 Pays : US Durée : 2 h 15 Note spectateur : Note presse : -
Synopsis (Source Allociné) : Au XXIVe siècle, une fédération musclée fait régner sur la Terre l'ordre et la vertu, exhortant sans relache la jeunesse à la lutte, au devoir, à l'abnégation et au sacrifice de soi. Mais aux confins de la galaxie, une armée d'arachnides se dresse contre l'espèce humaine et ces insectes geants rasent en quelques secondes la ville de Buenos-Aires. Cinq jeunes gens, cinq volontaires à peine sortis du lycée, pleins d'ardeurs et de courage, partent en mission dans l'espace pour combattre les envahisseurs. Ils sont loin de se douter de ce qui les attend.
Ma critique : Ce film est une vraie satire des films de science-fiction, les monstres sont de redoutables insectes tueurs, le monde est dirigé par une sorte de dictature où le summum est l’accès à la citoyenneté. Il faut donc le voir avec beaucoup de recul et d’humour. C’est plein de bons sentiments à l’américaine, il y a tout le cocktail habituel : le sacrifice d’un des héros, l’éloignement des amants qui fait disparaître leur amour mais qu’ils semblent retrouver sur la fin, le succès du soldat de base auparavant redoutable sergent instruction à la Full Metal Jacket…
Genre : Comédie dram. Réalisateur : A. Corneau Acteurs : S. Testud,   K. Tsuji Année de production 2002 Pays : FR Durée : 1 h 47 Note spectateur : Note presse :
Synopsis (Source Allociné) : Amélie, une jeune femme belge, vient de terminer ses études universitaires. Sa connaissance parfaite du japonais, langue qu'elle maîtrise pour y avoir vécu étant plus jeune, lui permet de décrocher un contrat d'un an dans une prestigieuse entreprise de l'empire du soleil levant, la compagnie Yumimoto. Fascinée par la hiérarchie d'entreprise japonaise, précise et méthodique, la jeune femme l'est d'autant plus par sa supérieure directe, l'intrigante et fière Mademoiselle Mori.
Pourtant, Amélie va rapidement déchanter à la découverte d'une culture qu'elle ne connaît absolument pas. Ses fréquentes initiatives sont régulièrement sujettes aux réprobations de ses supérieurs. Face à cet acharnement, la jeune femme se plie à leurs exigences. Jusqu'à être mutée dans les toilettes.
Ma critique : Je n’ai pas lu le livre, je n’ai d’ailleurs jamais lu de livre d’Amélie Nothomb et ce film ne m’a pas encore donné envie de le lire contrairement à d’autres, pourtant j’aime beaucoup le film. C’est peut-être parce que le personnage aux chapeaux bizarres mangeuse de fruits pourris me semble complètement éloignée de l’image que renvoie Sylvie Testud. C’est elle l’atout du film avec son côté rêveuse un peu déjantée et incapable de faire une addition.
La description du mode de fonctionnement à la japonaise est telle que l’on pourrait se l’imaginer : hiérarchique au possible où le pire est de perdre la face. Ce n’est pas l’aperçu que j’en ai eu en allant là-bas mais je ne l’ai découvert qu’en touriste…
Enfin, la vue du jardin Zen du Ryoan Ji, portant à la médiation, m’a rappelé de très bons souvenirs.
Genre : Comédie, Comédie musicale Réalisateur : J. Landis Acteurs : J. Belushi,   D. Aykroyd Année de production 1980 Pays : US Durée : 2 h 10 Note spectateur : Note presse : -
Synopsis (Source Allociné) : Dès sa sortie de prison, Jake Blues est emmené par son frère Elwood chez Soeur Mary Stigmata, qui dirige l'orphelinat dans lequel ils ont été élevés. Ils doivent réunir 5 000 dollars pour sauver l'établissement, sinon c'est l'expulsion.
Ma critique : Celui-là, je le connais par cœur. Ils sont rigolos les deux frères ringards habillés comme des croque-mort roulant dans leur vieille guimbarde achetée dans les surplus de la police. Carrie Fisher, actrice connue pour avoir joué Leia dans la première trilogie Star Wars, est amusante dans le rôle de l’épouse délaissée qui revient en fil rouge tout au long du film tentant désespérément d’exploser son mari.
Et puis évidemment, il y a la musique, le Blues, supportée par une pléiade de stars : Aretha Franklin, Ray Charles, Cab Calloway, James Brown… Cela transforme le film en un immense concert, dommage que le son n’ait pas été remasterisé dans ma version.
Genre : Comédie dram. Réalisateur : P. Weir Acteurs : J. Carrey,   L. Linney Année de production 1998 Pays : US Durée : 1 h 43 Note spectateur : Note presse : -
Synopsis (Source Allociné) : Truman Burbank mène une vie calme et heureuse. Il habite dans un petit pavillon propret de la radieuse station balnéaire de Seahaven. Il part tous les matins à son bureau d'agent d'assurances dont il ressort huit heures plus tard pour regagner son foyer, savourer le confort de son habitat modèle, la bonne humeur inaltérable et le sourire mécanique de sa femme, Meryl. Mais parfois, Truman étouffe sous tant de bonheur et la nuit l'angoisse le submerge. Il se sent de plus en plus étranger, comme si son entourage jouait un rôle. Pis encore, il se sent observé.
Ma critique : Comme quoi Jim Carrey ne fait pas que des films débiles où on le voit faire un concours de grimaces avec lui-même. Ici, il en fait quand même, il ne peut s’en empêcher. C’est le thème du film qui m’a intéressé : en nous montrant la vie de Truman organisée en grand show télévisé, Peter Weir nous fait aussi nous interroger sur notre propre vie un peu à la manière d’ExistenZ ou de Matrix. Notre vie ne serait-elle pas aussi un immense show stérile et ne devrions-nous pas comme Truman traverser la mer et sortir de notre bulle ?
Genre : Court métrage Réalisateur : L. Bunuel Acteurs : L. Bunuel,   P. Batcheff Année de production 1928 Pays : FR Durée : 0 h 17 Note spectateur : Note presse : -
Synopsis (Source Allociné) : Tout commence sur un balcon ou un homme aiguise un rasoir... La suite est une serie de metamorphoses surrealistes.
Ma critique : Ce film est surtout connu pour la célèbre scène de l’œil coupé qu’illustre l’affiche ci-dessus. C’est fait pour provoquer le dégoût et cela marche très bien. En fait, quand on y regarde de plus près, on voit qu’il s’agit d’une tête de veau prise en gros plan. Bravo pour la supercherie !
Ce film est le fruit de l’écriture automatique de deux génies du surréalisme : Luis Bunuel et Salvator Dali. Ils se sont fâchés par le suite je ne sais plus pourquoi et c’est bien dommage tant le résultat de leur collaboration est intéressant. En fait, ici il ne faut pas à chercher à comprendre l’histoire, comme je l’ai écrit, c’est le résultat d’une écriture automatique, c’est-à-dire lorsque l’on écrit tout ce qui nous passe par la tête en essayant de ne pas se censurer. Il faut donc seulement voir les images et les rapprocher de ses propres rêves.
Genre : Comédie, Policier Réalisateur : C. Crichton Acteurs : JL. Curtis,   M. Palin Année de production 1988 Pays : US Durée : 1 h 48 Note spectateur : Note presse : -
Synopsis (Source Allociné) : Un avocat fort coincé, Archie Leach, flanqué d'une épouse snob, une belle americaine sexy, Wanda, aux jambes qui n'en finissent pas, son fougueux "latin lover" Otto, ex-agent de la CIA, un grand timide et ami des bêtes, Ken Pile, un poisson exotique nomme Wanda qui finit tristement dans l'estomac d'Otto et, enfin, George, minable gangster dans l'esprit duquel germe le enième hold-up du siècle. Tel est l'équipe de gagnants qui composent cette comédie policière, dans laquelle chacun d'entre eux va essayer de tirer profit de l'autre.
Ma critique : Excellente comédie avec des personnages caricaturés avec soin. Il y a l’avocat anglais prout-prout (John Cleese), le tueur à gages américain se faisant passer pour un intellectuel en lisant Nietzsche (Kevin Kline), l’américaine un peu sophistiquée (Jamie Lee Curtis). Le film montre l’opposition entre deux mondes : le Royaume-Uni et les Etats-Unis, c’est peut-être rempli de poncifs mais c’est toujours très drôle. L’histoire passe un peu en mineur mais ce n’est pas très gênant.
Même le générique de fin est amusant, présentant ce que sont devenus chacun des héros, un peu comme dans ces biopics ou films historiques américains à deux sous.
Genre : Policier, Drame Réalisateur : J. Audiard Acteurs : T. Rahim,   N. Arestrup Année de production 2008 Pays : FR Durée : 2h35 Note spectateur : Note presse :
Synopsis (Source Allociné) : Condamné à six ans de prison, Malik El Djebena ne sait ni lire, ni écrire. A son arrivée en Centrale, seul au monde, il paraît plus jeune, plus fragile que les autres détenus. Il a 19 ans.
D'emblée, il tombe sous la coupe d'un groupe de prisonniers corses qui fait régner sa loi dans la prison. Le jeune homme apprend vite. Au fil des " missions ", il s'endurcit et gagne la confiance des Corses.
Mais, très vite, Malik utilise toute son intelligence pour développer discrètement son propre réseau...
Ma critique : Comme l'année dernière, je vois les primés de Cannes avec un an de retard. En voyant Un prophète puis Le ruban blanc, j'ai voulu me faire mon idée. Est-ce que la palme d'or n'est en finalement que la palme d'Isabelle Huppert pour son ami Michael Haneke ? Est-ce qu'après m'avoir profondément déçu avec De battre mon coeur s'est arrêté, Jacques Audiard va enfin me toucher ?
La (ou Ma) réponse est qu'il s'agit de deux bons films très différents du point de vue esthétique et de l'histoire mais… ce ne sont pas deux excellents films. Je les ai notés tous les deux trois étoiles. Parlons d'abord d'Un prophète. En allant au-delà de la description du milieu carcéral cette histoire est surtout le récit de la maturation, de l'éducation du jeune beur par un Corse un peu débonnaire sous ses aspects bourrus. Le deuxième père, c'est le fantôme du détenu tué par Malik. Malik va sur la fin s'affranchir de son père Corse en le "tuant" lui aussi et en retournant vers ses origines.
Le côté onirique du fantôme, la scène de rêve filmée avec des effets stroboscopiques rajoutent un effet poétique au film. En revanche, j'ai moins compris les scènes filmées avec des effets d'iris, à quoi cela rime ? Je ne sais pas trop...
Genre : Action Réalisateur : R. Cohen Acteurs : V. Diesel,   SL. Jackson Année de production 2002 Pays : US, Tchéquie Durée : 2 h 04 Note spectateur : Note presse :
Synopsis (Source Allociné) : Après une série de tests, Xander "XXX" Cage, un spécialiste des sports extrêmes couvert de tatouages, est recruté par Augustus Gibbons, un agent de la National Security Agency (NSA), pour s'infiltrer dans une organisation criminelle et mettre fin à ses agissements. Dirigée par un certain Yorgi, celle-ci se fait appeler "Anarchie 99" et son siège se situe à Prague, en République tchèque. Gibbons est persuadé que Xander Cage réussira là où les espions conventionnels ont échoué.
Ce dernier insiste toutefois pour accomplir cette mission à sa façon. Il se présente alors directement à Yorgi et se lie rapidement d'amitié avec lui, l'occasion pour Xander Cage de découvrir les terribles desseins de l'organisation.
Ma critique : Et bien oui, j’ai aimé ce film ! Pas pour son côté film d’action, il y en a plein d’autres aussi bien fait que celui-ci. C’est le côté anti-James Bond que j’ai adoré. XXX n’est pas politiquement correct, il est trop musclé, a des tatouages, porte des manteaux de fourrure, mais c’est cela qui le rend drôle et attachant ; on est lui aussi du héros américain propre sur lui. C’est à la fois la synthèse du héros et du anti-héros. Un beau cocktail !
Genre : Animation Réalisateur : A. Stanton Acteurs : F. Dubosc,   S. Naceri Année de production 2003 Pays : US Durée : 1 h 41 Note spectateur : Note presse :
Synopsis (Source Allociné) : Dans les eaux tropicales de la Grande Barrière de corail, un poisson-clown du nom de Marin mène une existence paisible avec son fils unique, Nemo. Redoutant l'océan et ses risques imprévisibles, il fait de son mieux pour protéger son fils. Comme tous les petits poissons de son âge, celui-ci rêve pourtant d'explorer les mystérieux récifs.
Lorsque Nemo disparaît, Marin devient malgré lui le héros d'une quête unique et palpitante. Le pauvre papa ignore que son rejeton à écailles a été emmené jusque dans l'aquarium d'un dentiste. Marin ne s'engagera pas seul dans l'aventure : la jolie Dory, un poisson-chirurgien bleu à la mémoire défaillante et au grand coeur, va se révéler d'une aide précieuse. Les deux poissons vont affronter d'innombrables dangers, mais l'optimisme de Dory va pousser Marin à surmonter toutes ses peurs.
Ma critique : Le film préféré de mon neveu, à chaque fois qu’il vient à la maison, il veut voir Nemo. Conclusion, je ne connais pas cœur. Ma séquence préférée, c’est celle du club de requins ayant fait le vœu de ne plus manger de poissons.
Je sais que ce genre de film est une belle machine marketing qui a été longuement étudiée pour convenir au public le plus large, c’est bourré de morale à deux sous, et alors ? Je passe un bon moment et cela me va très bien.
Genre : Aventure Réalisateur : JJ. Anaud Acteurs : S. Connery,   C. Slater Année de production 1986 Pays : FR, ITL, All Durée : 2 h 11 Note spectateur : Note presse : -
Synopsis (Source Allociné) : En l'an 1327, dans une abbaye bénédictine, des moines disparaissent. Un franciscain, Guillaume de Baskerville aidé du jeune novice Adso von Melk mène l'enquête. C'est l'époque ou l'Eglise, en pleine crise, se voit disputer son pouvoir spirituel et temporel. C'est aussi l'apogée de l'inquisition. Un thriller moyenageux très attendu préparé avec soin pendant trois ans, respectant le mieux possible l'époque et qui a coûté la bagatelle de dix-neuf millions de dollars. C'est également un film de Jean-Jacques Annaud toujours passionnément entraîné par ses sujets.
Ma critique : Un film policier dans le milieu des moines du 14ème siècle, c’est une idée originale et qui change de tous ces films se passant Los Angeles ou San Francisco. L’histoire est bien faite, le suspense est total jusqu’au bout. Mais ce qui est très bien surtout, c’est tout ce qui tourne autour de l’enquête : la lutte entre les différents ordres monastiques qui vont définir l’orientation et les dogmes de l’Eglise pour les siècles à venir, et aussi l’immense bibliothèque du monastère et le débat sur les écrits anciens. J’aurais moi aussi aimé pouvoir déambuler dans les escaliers de la bibliothèque pour aller de pièce et pièce et découvrir tant de livres rares.
Je n’ai pas lu livre d’Umberto Ecco (je n’ai d’ailleurs jamais lu un seul de ses livres) et je ne pense pas que le film ait pu reproduire toute la richesse et l’érudition du livre mais je trouve cet aperçu très bien fait.
Genre : Drame, Historique Réalisateur : R. Polanski Acteurs : A. Brody,   T. Kretschmann Année de production 2001 Pays : FR, UK, All Durée : 2 h 28 Note spectateur : Note presse :
Synopsis (Source Allociné) : Durant la Seconde Guerre mondiale, Wladyslaw Szpilman, un célèbre pianiste juif polonais, échappe à la déportation mais se retrouve parqué dans le ghetto de Varsovie dont il partage les souffrances, les humiliations et les luttes héroïques. Il parvient à s'en échapper et se réfugie dans les ruines de la capitale. Un officier allemand, qui apprécie sa musique, l'aide et lui permet de survivre.
Ma critique : Le début est assez classique, on voit les scènes de constitution du ghetto de Varsovie puis son évacuation, c’est toujours aussi impressionnant mais n’apporte pas grand-chose car ces scènes ont été tournées cent fois par d’autres cinéastes. C’est la deuxième partie qui est la meilleure notamment toutes les scènes où le pianiste (son nom est trop difficile à écrire !) se retrouve seul dans un appartement, enfermé et isolé du monde. Et suprême torture, il y a un piano dans la pièce dont il ne peut jouer sans se faire remarquer et arrêter, on voit le pianiste mimer ses gestes à quelques centimètres au dessus des touches.
Le générique où défilent les notes de Chopin est lui aussi très beau, je ne peux pas dire qu’il m’ait réconcilié avec Chopin, compositeur que j’ai du mal à apprécier, mais je me suis quand même laissé entraîner.
Genre : Drame, Action Réalisateur : Y. Boisset Acteurs : M. Piccoli,   G. Lanvin Année de production 1982 Pays : FR, Yougoslavie Durée : 1 h 40 Note spectateur : Note presse : -
Synopsis (Source Allociné) : Dans une société futuriste, "le prix du danger" est le nouveau jeu d'une chaine de télévision. Un homme doit rejoindre un endroit secret en évitant cinq hommes venus pour le tuer. S'il réussit, il empoche beaucoup d'argent, mais François Jacquemard, nouveau participant, réalise très vite que le jeu est truqué...
Ma critique : Yves Boisset réalise un film à l’américaine et ça marche. Tellement bien d’ailleurs que le scénario a été repris par Hollywood pour en faire une très mauvaise copie avec Stallone en vedette.
Près de trente ans après, on n’en est pas encore aux combats de gladiateurs mais par moments la télé-réalité atteint des limites pas tellement éloignées de ce film vraiment visionnaire. Le choix des acteurs est excellent : Piccoli en animateur peu scrupuleux, Gérard Lanvin en rebelle et Marie-France Pisier campe une démon à gueule d’ange excellente.
Genre : Drame Réalisateur : M. Haneke Acteurs : C. Friedel,   E. Jacobi Année de production 2009 Pays : All, Autriche, ITL, Durée : 2h24 Note spectateur : Note presse :
Synopsis (Source Allociné) : Un village protestant de l'Allemagne du Nord à la veille de la Première Guerre mondiale (1913/1914). L'histoire d'enfants et d'adolescents d'une chorale dirigée par l'instituteur du village et celle de leurs familles : le baron, le régisseur du domaine, le pasteur, le médecin, la sage-femme, les paysans... D'étranges accidents surviennent et prennent peu à peu le caractère d'un rituel punitif. Qui se cache derrière tout cela ?
Ma critique : Donc après "Un prophète", voici "Le ruban blanc". Je continue ma découverte du podium du festival de Cannes 2009. Ce film frappe d'abord par son esthétisme, le noir et blanc bien sûr mais aussi par ses beaux plans comme par exemple le travelling sur la sage-femme marchant dans la rue au début du film. Je pourrai aussi parler du plan des deux fiancés dans la calèche, la caméra est braquée sur leurs visages nous faisant partager complètement leurs expressions. Ce film décrit une micro-société, quasi-autarcique comme pouvaient l'être beaucoup de villages du début du vingtième siècle, à travers différentes familles : l'instituteur, le pasteur, le régisseur, le médecin, le paysan et enfin le baron régnant sur tout ce petit monde. C'est une société dure où les enfants sont élevés à la trique, où on leur inculque très tôt le sens du bien et du mal. Cette société est aussi dure par la difficulté de nourrir des familles toutes aussi nombreuses les unes que les autres. Sortant de ce carcan, un nouvel acteur apparaît, ce sont les enfants qui se transforment en punisseurs et martyrisent tous les acteurs d'actes inavouables de cette société. Comme le dit Michael Haneke dans la conférence de presse de présentation du film à Cannes, il ne faut pas voir uniquement une évocation du fascisme. En fait, moi aussi j'y vois autre chose, c'est l'émergence d'un nouvel acteur de la société qui jusque là n'avait pas voix au chapitre : la jeunesse ou plutôt ici l'adolescence.
Genre : Dessin animé, Fantastique Réalisateur : R. Bakshi Acteurs : C. Guard,   M. Caccia Année de production 1978 Pays : US Durée : 2 h 15 Note spectateur : - Note presse : -
Synopsis (Source Allociné) : Dans les Terres du Milieu, l'Anneau unique forgé par Sauron le maléfique pour dominer les hommes, les elfes et les nains est tombé par inadvertance dans les mains de Frodon, paisible hobbit. Ce n'est qu'une question de temps avant que les sinistres Cavaliers Noirs, les Servants de l'Anneau, retrouvent sa trace. Sous la direction de Gandalf le magicien, une expédition est alors montée avec pour mission une tâche quasi-impossible : détruire l'Anneau, en le jetant dans le feu de la Montagne du Destin, au coeur du territoire de l'ennemi...
Ma critique : Ici, c’est le dessin animé, première tentative de mise en images de la trilogie de Tolkien. Il était prévu une deuxième partie qui ne s’est pas faite faute de budget et à cause de l’échec du premier volet (il y a eu une sorte de suite que j’ai vue un jour à la télévision aux Etats-Unis mais c’était un vrai désastre). A sa sortie, ce film a beaucoup déçu par sa forme ceux qui ne connaissaient pas le livre, les autres n’étaient peut-être pas assez nombreux pour en faire un succès.
En fait, ce film est sorti un peu trop tôt, la technique ne permettait pas de faire un film, les réalisateurs se sont alors tourné vers le dessin animé mais partiellement car certaines scènes proviennent de la colorisation de personnages réels. Les réalisateurs ont pas mal tâtonné, et ont dépensé pas mal d’argent en essais plus ou moins fructueux.
Et au delà de la forme ? Le film est assez fidèle à l’histoire, plutôt bien fait et accompagné d’une très belle musique, bien meilleure que celle de la trilogie de Peter Jackson. A la fin de ce film, on ne peut que se dire « Dommage… ».
Genre : Action, Epouvante-Horreur Réalisateur : S. Spielberg Acteurs : R. Scheider,   R. Shaw Année de production 1975 Pays : US Durée : 2 h 04 Note spectateur : Note presse : -
Synopsis (Source Allociné) : A quelques jours du début de la saison estivale, les habitants de la petite station balnéaire d'Amity sont mis en émoi par la découverte sur le littoral du corps atrocement mutilé d'une jeune vacancière. Pour Martin Brody, le chef de la police, il ne fait aucun doute que la jeune fille a été victime d'un requin. Il décide alors d'interdire l'accès des plages mais se heurte à l'hostilité du maire uniquement intéressé par l'afflux des touristes. Pendant ce temps, le requin continue à semer la terreur le long des côtes et à dévorer les baigneurs...
Ma critique : Comment tourner un problème de budget et une technique pas encore au point (il n’y a qu’à voir les plans montrant le requin pour se rendre compte qu’il valait mieux le montrer le moins possible) en une superbe réussite de suspense ? La réponse est dans ce film. On attend de longues minutes avant de voir la bête, elle fait d’autant plus peur, à chaque fois que l’on voit du fond de la mer des jambes trempées dans l’eau, on en vient à craindre que le requin n’arrive.
Le reste est plus classique montrant l’entêtement mercantile des commerçants de l’île, l’opposition entre les deux vieux briscards de la chasse au requin et le héros triomphant qui réussit à vaincre ses peurs.
Genre : Comédie dram. Réalisateur : J. Dahl Acteurs : M. Damon,   E. Norton Année de production 1998 Pays : US Durée : 2 h Note spectateur : Note presse :
Synopsis (Source Allociné) : As du poker, Mike McDermott perd toute ses économies en une seule nuit. Ce revers de fortune le décide à tourner le dos au jeu. Encouragé par sa femme Jo il se remet à ses études de droit et se tourne vers la réussite sociale. Mais quand Worm, son vieil ami, sort de prison, Mike doit définitivement choisir. Pour le sauver, par fidélité, il va être obligé de replonger. Retrouver le goût des cartes, jouer gros, fréquenter les rounders, les implacables joueurs de poker professionnels...
Ma critique : Je ne suis pas joueur et n’ai quasiment jamais joué au poker pourtant j’aime bien ce film. Il montre tout l’aspect psychologique du poker qui ne se contente pas d’être un jeu de hasard ; en multipliant les donnes, on arrive à supprimer quasiment tout aléa, le gagnant est alors vraiment le meilleur. Il y aussi un peu d’allusions aux probabilités qui régissent ce jeu quoique pas assez à mon goût, mais cela aurait fait probablement trop compliqué.
Ce qui est dommage, c’est que l’on ne voit pas vraiment le démon du jeu (peut-être n’existe-t-il pas ?) et je trouve que Matt Damon retombe un peu trop vite dans ses anciens travers.
Genre : Comédie Réalisateur : C. Chaplin Acteurs : C. Chaplin,   P. Goddard Année de production 1936 Pays : US Durée : 1 h 27 Note spectateur : Note presse :
Synopsis (Source Allociné) : Charlot est ouvrier dans une gigantesque usine. Il resserre quotidiennement des boulons. Mais les machines, le travail à la chaîne le rendent malade, il abandonne son poste, recueille une orpheline et vit d'expédients. Le vagabond et la jeune fille vont s'allier pour affronter ensemble les difficultés de la vie...
Ma critique : En 1936 ! Faire encore un film muet ! Quelle obstination ? Oui, bien sûr et heureusement ! Ce film est je pense le plus universel de Chaplin, il traverse les âges en conservant toute sa force comique et dramatique. C’est le manifeste du film muet. Ici, seul le directeur de l’entreprise parle, il représente l’autorité, la technique, les temps modernes qui cherchent à imposer le cinéma parlant ; Charlot lui, c’est la poésie, le bonheur simple libéré des contraintes du matérialisme. C’est à la fin que le film prend toute sa dimension et son sens : Charlot doit chanter devant le public du café où il travaille comme serveur, il a noté les paroles de la chanson sur ses manchettes pour ne pas les oublier. Au début de son numéro, il lève les bras en l’air et envoie les manchettes en l’air. Malheur ! Il n’a plus les paroles. C’est alors qu’il se met à chanter dans une langue inventée et incompréhensible en agrémentant son chant de sa danse et ses mimiques. La salle est écroulée de rire et moi aussi. Au delà de l’aspect comique, cette scène est là aussi pour nous dire : « Regardez ce que vous allez perdre en utilisant le cinéma parlant : l’universalité ; alors qu’il suffit d’une musique, de pantomime et de paroles incompréhensibles pour provoquer une émotion. Le parlant enlève au cinéma tout son pouvoir poétique, il devient trop explicite et son combat désespéré pour coller à la réalité lui faire perdre toute son âme ».
Genre : Policier Réalisateur : F. Lang Acteurs : P. Lorre,   O. Wernicke Année de production 1931 Pays : All Durée : 1 h 45 Note spectateur : Note presse :
Synopsis (Source Allociné) : Un sadique assassine des petites filles. La pègre et la police se mettent à le rechercher.
Ma critique : Ah celui-là ! Je l’adore ! D’abord par sa forme : c’est le sommet de l’expressionisme avec ses jeux d’ombres et de lumières, les reflets dans les vitrines des magasin mais aussi l’économie du son, l’air de Peer Gynt sifflé par le meurtrier, la suggestion du ballon de la petite fille s’échappant dans les airs.
C’est aussi un scénario complètement actuel (cela parle d’un tueur d’enfants), une enquête policière originale puisqu’elle est menée de front par la police et la pègre qui souhaite éloigner le plus vite possible la police de la rue pour pouvoir vaquer à leurs occupations. C’est enfin la merveilleuse scène finale montrant le « procès » de M par la pègre avec ses très beaux plans suggestifs sur l’assemblée.
Genre : Thriller Réalisateur : J. Schlesinger Acteurs : D. Hoffman,   L. Olivier Année de production 1976 Pays : US Durée : 2 h 05 Note spectateur : Note presse : -
Synopsis (Source Allociné) : Babe, étudiant en histoire, s'entraîne dans Central Park pour le marathon de New York. Son frère Doc, membre d'une organisation gouvernementale secrète, est assassiné sous ses yeux. On apprend que le Dr Szell, un criminel de guerre nazi, serait venu récupérer un trésor de guerre qu'il avait confié autrefois à son frère...
Ma critique : « C’est sans danger ? », cette petite phrase a dû tous vous marquer. On découvre au fur et à mesure la collusion entre l’ancien criminel nazi et les services secrets américains. Malheureusement, je trouve l’intrigue un poil trop complexe, et l’histoire du quidam qui se retrouve mêlé à des faits qui le dépassent un peu trop classique. En fait, le film est tenu grâce au rythme haletant du marathonien qui a donné son titre.
Genre : Science-Fiction, Comédie Réalisateur : T. Burton Acteurs : J. Nicholson,   P. Brosnan Année de production 1996 Pays : US Durée : 1 h 46 Note spectateur : Note presse : -
Synopsis (Source Allociné) : Effervescence sur la planète Terre. Les petits bonshommes verts ont enfin décidé de nous rendre visite. Ils sont sur le point d'atterrir dans leurs rutilantes soucoupes. La fièvre des grands jours s'empare de l'Amerique dans une comédie de science-fiction nostalgique des années cinquante.
Ma critique : Une superbe parodie des films de science-fiction où l’on voit une équipe improbable de ratés tenter d’échapper à la destruction tandis qu’un jeune et sa grand-mère détruisent l’attaquant. A côté de cela, on voit un gouvernement américain complètement dépassé entre les va-t-en-guerre et le président hyper-politicien qui croit tout résoudre avec des beaux discours.
Mais au-delà cela, c’est surtout l’univers visuel de Tim Burton qui est comme toujours superbe. L’aspect des martiens, leur langage (« Kraa, kraa, ka… !! »), leurs vaisseaux spatiaux sont poussés à l’extrême. Et que dire de l’arme détruisant les envahisseurs : une musique de country à deux sous. Quelle trouvaille ! Il paraît que les américains ont détesté que l’on s’attaque à leur sacro-sainte musique, moi j’ai trouvé ça complètement dans la ligne de tout le film et certainement aussi crédible que certains autres films où les extra-terrestres meurent terrassés par un virus terrien (bon, là j’exagère un peu !).
Genre : Drame Réalisateur : A. Parker Acteurs : B. Davis,   I. Miracle Année de production 1978 Pays : UK Durée : 2 h Note spectateur : Note presse : -
Synopsis (Source Allociné) : Billy Hayes est arrêté à Istambul pour avoir sur lui quelques grammes de hashisch. Condamné à perpétuité, il est enfermé dans des géôles d'une extrême inhumanité.
Ma critique : : Ce film est la pire publicité pour la Turquie, ça ne donne pas envie d’y aller ! Cette descente aux enfers est impressionnante : alors qu’il arrive à peu près à s’adapter à sa nouvelle « vie », William se retrouve précipité de plus en plus bas jusqu’à se retrouver chez les fous. Il est d’ailleurs étonnant de le voir remonter si vite la pente pour trouver les forces d’abattre son geôlier et de s’échapper.
La musique, mondialement connue, a peut-être un peu vieillie et peu paraître ringarde en comparaison de la musique électronique d’aujourd’hui, c’est toujours le danger lorsque l’on utilise les musiques du moment.
Genre : Drame, Fantastique Réalisateur : D. Fincher Acteurs : B. Pitt,   C. Blanchett Année de production 2008 Pays : US Durée : 2h35 Note spectateur : Note presse :
Synopsis (Source Allociné) : "Curieux destin que le mien..." Ainsi commence l'étrange histoire de Benjamin Button, cet homme qui naquit à 80 ans et vécut sa vie à l'envers, sans pouvoir arrêter le cours du temps. Situé à La Nouvelle-Orléans et adapté d'une nouvelle de F. Scott Fitzgerald, le film suit ses tribulations de 1918 à nos jours. L'étrange histoire de Benjamin Button : l'histoire d'un homme hors du commun. Ses rencontres et ses découvertes, ses amours, ses joies et ses drames. Et ce qui survivra toujours à l'emprise du temps...
Ma critique : En le revoyant, il m’a tout de suite fait penser à Forrest Gump. C’est exactement le même scénario : un homme simple traverse la vie en vivant des aventures peu communes et passe sa vie à courir après son amour d’enfance. Cela m’a déçu sur le moment mais avec le recul de quelques jours, je commence à voir plus les différences et à bien apprécier ce film. Evidemment, il y a le thème principal, un homme qui remonte le temps à l’envers, c’est original et donne une vision bien différente de la vie, se retrouver dans un corps jeune avec un esprit expérimenté, cela ouvre de nouvelles perspectives, malheureusement le cinéaste ne tire pas assez partie de cette situation et l’histoire est trop centrée à mon goût uniquement sur l’histoire d’amour de Button. C’est peut-être ce qui fait que l’on reste un peu sur sa faim.
Genre : Documentaire Réalisateur : D. Vertov Acteurs : M. Kaufman,   - Année de production 1928 Pays : Russie Durée : 1 h 05 Note spectateur : Note presse : -
Synopsis (Source Allociné) : Une journee de la vie quotidienne a Odessa: un operateur filme, une monteuse visionne ses images, des spectateurs regardent le film qui est fait.
Ma critique : Ce film expérimental peut paraître rebutant au premier abord, il faut le voir comme une expérience esthétique, comme si vous alliez voir une exposition de tableaux. Comme indiqué au début, il n’y a pas de scénario, pas d’acteurs, il faut donc regarder, admirer la géométrie des images, s’émerveiller devant le très beau travelling suggestif pris d’une voiture, décoder les surimpressions. On ressort alors convaincu de la puissance narrative des images grâce à la découverte d’un nouveau mode d’expression.
Genre : Drame Réalisateur : E. Molinaro Acteurs : A. Delon,   M. Darc Année de production 1976 Pays : FR Durée : 1 h 30 Note spectateur : Note presse : -
Synopsis (Source Allociné) : Collectionneur d'art et homme d'affaires avisé, Pierre Niox mène une vie trépidante et que conçoit la vie comme un sprint.
Ma critique : Ce film peut paraître un peu caricatural : le caractère de Pierre Niox est poussé à l’extrême, notamment lorsqu’il demande Edwige en mariage sur un coup de tête et la fin est relativement prévisible. Néanmoins, cette exagération est probablement nécessaire pour saisir la fuite en avant de cet homme pour qui la vie n’est qu’un jeu qui consiste à posséder juste pour posséder quitte à se lasser de ses acquisitions quelques minutes plus tard.
Genre : Drame, Historique Réalisateur : O. Hirschbiegel Acteurs : B. Ganz,   J. Kohler Année de production 2003 Pays : All Durée : 2 h 30 Note spectateur : Note presse :
Synopsis (Source Allociné) : Berlin, avril 1945. Le IIIe Reich agonise. Les combats font rage dans les rues de la capitale. Hitler, accompagné de ses généraux et de ses plus proches partisans, s'est réfugié dans son bunker, situé dans les jardins de la Chancellerie.
A ses côtés, Traudl Junge, la secrétaire particulière du Führer, refuse de l'abandonner. Tandis qu'à l'extérieur la situation se dégrade, Hitler vit ses dernières heures et la chute du régime.
Ma critique : Ce film a été décrié lors de sa sortie : il montrerait Hitler sous un beau jour, caressant son chien, embrassant des enfants. Comme si un monstre devrait être un monstre total. Je suis vite passé là-dessus et l’ai regardé comme un film historique montrant comment s’accroche à petit groupe d’hommes aux derniers débris de pouvoir qui leur reste. Le film montre des hommes qui n’ont aucun doute, pour qui le suicide est l’issue évidente de la perte de la guerre et qui jamais n’expriment le moindre regret. Les plus fanatiques ne lâchent jamais comme si cela remettrait en cause tous leurs actes passés.
Genre : Comédie Réalisateur : C. Serreau Acteurs : V. Lindon,   P. Timsit Année de production 1992 Pays : ITL, FR Durée : 1 h 35 Note spectateur : Note presse : -
Synopsis (Source Allociné) : Crise d'amour, crise d'amitié, crise existentielle de quelques personnages, sur le ton de la comédie.
Ma critique : Vincent Lindon peut faire des bons films comme celui-ci ou l’excellent Welcome. Il est très bon dans ce rôle de mec un peu paumé dès qu’un grain de sable vient gripper sa vie bien calibrée. La confrontation avec un homme simple interprété par Patrick Timsit et leur épopée à travers la France vont lui faire comprendre toute la nullité de sa vie orientée par le matérialisme et l’égoïsme. C’est peut-être assez banal mais je trouve cela très bien fait et le ton de la comédie permet de faire passer le message très facilement.
Genre : Comédie, Guerre Réalisateur : G. Oury Acteurs : Bourvil,   L. De Funès Année de production 1966 Pays : FR Durée : 2 h 12 Note spectateur : Note presse : -
Synopsis (Source Allociné) : En 1942, un avion anglais est abbatu par les Allemands au-dessus de Paris. Les trois pilotes sautent en parachute et atterissent dans différents endroits de la capitale. Ils sont aidés par deux civils français, un chef d'orchestre et un peintre en bâtiment qui accèptent de les mener en zone libre; ils deviennent ainsi, malgré eux, acteurs de la Résistance.
Ma critique : Comme tout le monde j’ai dû le voir dix fois, mais à chaque fois c’est le même plaisir. Ce film n’a pas vieilli d’un poil. On rigole toujours autant en attendant le prochain gag. Allez je vous rappelle les meilleurs : « Tea for two » chanté par Louis De Funès et Bourvil aux bains turcs suivi par la scène de quiproquo « But you are French »… Le mitrailleur allemand qui louche et se trompe de tonneau et à la fin du film, d’avion… Et il y en a plein d’autres !
Genre : Fantastique Réalisateur : R. Polanski Acteurs : J. Depp,   F. Langella Année de production 1999 Pays : Esp, FR Durée : 2 h 12 Note spectateur : Note presse :
Synopsis (Source Allociné) : Dean Corso est un chercheur de livres rares pour collectionneurs fortunes. Sa reputation lui vaut d'etre engage par un eminent bibliophile, feru de demonologie, Boris Balkan, qui lui demande de traquer les deux derniers exemplaires du legendaire manuel d'invocation satanique, "les Neuf Portes du royaume des ombres". Corso releve le defi. De New York a Tolede, de Paris a Cintra, il s'enfonce dans un labyrinthe seme de pieges et de tentations. Il va peu a peu decrypter les enigmes du livre maudit et decouvrir le veritable enjeu de sa mission.
Ma critique : Comme j’aime les livres, ce film avait tout pour me conquérir et cela a été le cas. Malgré la prestation assez moyenne de Johnny Depp, cette quête d’un livre à travers l’Europe est passionnante, elle me rappelle à toute petite échelle mes recherches de livres d’histoire dans les librairies spécialisées parisiennes. Allez ! Je parle encore de moi, j’ai pris moi aussi le train de nuit Madrid-Lisbonne, cela m’a rappelé des bons souvenirs, notamment le bar qui ressemble à un vrai bar et non pas aux gargottes moches de la SNCF.
Après ça, toute l’histoire autour du diable n’est pas trop passionnante (en tout cas pour moi), et est un peu ridicule par moments.
Genre : Guerre, Drame Réalisateur : A. Litvak Acteurs : O. Sharif,   P. O'Toole Année de production 1967 Pays : FR, UK Durée : 2 h 28 Note spectateur : Note presse : -
Synopsis (Source Allociné) : Trois généraux nazis soupçonnés du meurtre d'une prostituée polonaise et l'enquêteur chargé de l'affaire se retrouvent à Paris la veille du débarquement. Cette fois, c'est Hitler que certains veulent assassiner.
Ma critique : Comme je m’intéresse beaucoup à l’histoire de la seconde guerre mondiale, j’ai tendance à bien noter les films qui abordent cette époque. Ici la grande histoire est racontée en fil rouge d’une enquête policière allant du nettoyage du ghetto de Varsovie au complot contre Hitler organisé notamment de Paris. Le major Grau ne s’intéresse pas à la grande histoire, seule compte son enquête, il ne voit même plus le monde s’écrouler autour de lui, obsédé qu’il est par l’arrestation du coupable.
Le regard bleu fixe de Peter O’Toole est l’atout principal du film, il est excellent dans son rôle de général génie de la guerre mais complètement fou, comme si un grand guerrier ne pouvait être qu’un névrosé.
Genre : Comédie Réalisateur : T. Gilou Acteurs : R. Anconina,   V. Elbaz Année de production 1996 Pays : FR Durée : 1 h 40 Note spectateur : Note presse : -
Synopsis (Source Allociné) : Edouard Vuibert est au bout du rouleau. Victor Benzakem, entrepreneur prospère du quartier du Sentier, le prend sous son aile quand une bagarre l'oppose a deux joueurs de bonneteau. Le prenant pour un juif, il décide de l'embaucher comme manutentionnaire. Eddie laisse le quiproquo s'installer sur ses origines et il va faire son chemin dans une communauté chaleureuse jusqu'à séduire Sandra, la fille de son patron. Mais au cours de la préparation du mariage, Eddie se démasque involontairement. Il n'est pas juif ! Il déchaine alors le scandale et la colère de la belle Sandra.
Ma critique : Le premier de la série et le seul qui vaille le coup, la suite et les exploitations comme Coco ne sont que des redites insipides. Bon, il y a le thème gentillet de la tolérance représentée par Richard Bohringer mais c’est surtout la description de la communauté du Sentier qui est hilarante, tout en exagération, superlatif, ridicule. C’est un très bon moment de comédie.
Genre : Drame Réalisateur : L. Malle Acteurs : P. Blaise,   A. Clément Année de production 1974 Pays : FR-ITL Durée : 2h15 Note spectateur : Note presse : -
Synopsis (Source Allociné) : Lucien Lacombe, un jeune paysan du Sud-Ouest travaillant à la ville, retourne pour quelques jours chez ses parents en juin 1944. Son père a été arrêté par les Allemands et sa mère vit avec un autre homme. Il rencontre son instituteur, devenu résistant, à qui ii confie son désir d'entrer dans le maquis. Il essuie un refus. De retour en ville, il est arrêté par la police et après un habile interrogatoire dénonce son instituteur. Il est engagé par la Gestapo.
Ma critique : Dans L’existentialisme est un humanisme, Jean-Paul Sartre parle de l’engagement dans la Résistance. Ici, le jeune paysan est en mal d’action et a besoin de donner un sens à son existence. Il tombe par hasard dans la Gestapo, cela aurait pu être la Résistance, mais pas de chance, il est allé du mauvais côté.
Ce qui est un peu dommage et j’y avais fait moins attention lors du premier visionnage, c’est que la seconde partie du film montre surtout les relations entre Lucien et la famille juive dont il est tombé amoureux de la fille. C’est alors un tout autre film qui montre le pouvoir de manipulation d’un gros bêta sur une famille se cachant des autorités. On sent le père tous les jours prêt à exploser, il ne le fait qu’une fois et c’est contre sa fille, ne pouvant s’attaquer à Lucien. Elle aussi est en mal d’action et tombe dans les bras de Lucien par ennui, besoin de compagnie, pour sortir du cercle de son piano et de sa grand-mère. Le film n’est plus alors un film sur la guerre mais plutôt une réflexion sur la jeunesse cherchant à trouver sa voie.
Genre : Epouvante-Horreur Réalisateur : R. Wiene Acteurs : C. Veidt,   W. Krauss Année de production 1919 Pays : All Durée : 1 h 16 Note spectateur : Note presse : -
Synopsis (Source Allociné) : Dans une fête foraine, un mystérieux docteur prédit un avenir tragique a un jeune étudiant…
Ma critique : Ce film est LE manifeste du cinéma expressionniste allemand. C’est avec le cinéma soviétique des années vingt et son montage intellectuel, le mouvement majeur du cinéma muet. J’avoue moins connaître ce qui s’est fait en France à cette époque et du côté d’Hollywood, c’est surtout Chaplin qui sort du lot. En revoyant ce film, je regrette toujours et encore la fin du muet tuant un style d’expression unique et faisant du cinéma un art. Chaplin l’avait très bien compris et c’est pour cela qu’il a résisté pendant longtemps face au parlant.
Il y a quelques années, il y avait une exposition à la Cinémathèque Française sur l’expressionnisme allemand présentant une reconstitution des décors de Caligari. J’ai adoré me retrouver dans l’univers onirique des lignes courbes et torturées du film. Ce mouvement est essentiellement esthétique où la formule « peindre avec de la lumière » prend tout son sens. On ne retrouvera par la suite cette maîtrise que dans des films comme Citizen Kane.
L’histoire du rêve du jeune homme m’a moins marquée (la première je n’avais même pas remarqué que c’était un rêve tellement j’étais absorbé par la forme du film), elle est pourtant bien faite.
Genre : Science-Fiction Réalisateur : L. Besson Acteurs : B. Willis,   M. Jovovitch Année de production 1996 Pays : FR, US Durée : 2 h 06 Note spectateur : Note presse : -
Synopsis (Source Allociné) : Au XXIII siècle, dans un univers étrange et coloré, ou tout espoir de survie est impossible sans la découverte du cinquieme élément, un héros affronte le mal pour sauver l'humanité.
Ma critique : Je me souviens d’une interview de Luc Besson lors de la sortie du film. Il prédisait un échec aux US car, selon lui, son scénario était trop complexe pour un public américain. Il s’est trompé sur toute la ligne : j’ai trouvé un classement des films français au box-office US, il est le premier de la liste bien devant Le Pianiste et Amélie Poulain. Et le scénario est basique et manichéen comme tous les scénarios de Besson.
Si on oublie tout ça, on constate que c’est un bon film de science-fiction, visuellement intéressant (notamment les costumes avec par exemple l’apparition de Mathieu Kassovitz vêtu d’une tenue assez improbable), avec de l’action, des rebondissements, du suspense, une morale simplette. Donc, du bon grand spectacle familial.
Je pense que Besson a compris car avec la création d’Europa Corp il s’est lancé dans le cinéma grand public pour ado, et il y réussit plutôt bien. Il ne rentrera pas dans le Panthéon du cinéma d’auteur mais au moins il a le mérite de concurrencer Hollywood.
Genre : Comédie Réalisateur : G. Oury Acteurs : Bourvil,   L. De Funès Année de production 1964 Pays : ITL, FR Durée : 1 h 50 Note spectateur : Note presse : -
Synopsis (Source Allociné) : Saroyan, un trafiquant, utilise un honnête commerçant, répondant au nom d'Antoine Maréchal, pour emmener de Naples à Bordeaux une Cadillac remplie d'héroïne.
Ma critique : Ah, le couple Bourvil – De Funès est toujours aussi détonnant ! Rien que la première séquence montrant l’accident entre la grosse limousine et la 2 CV est mythique. « Mais qu’est-ce que je vais devenir maintenant ? » dit Bourvil. « Un piéton » répond Louis De Funès.
Ce road-movie d’un français moyen à travers l’Italie, tombant amoureux de toutes les jolies filles et échappant à chaque fois par miracle à ses poursuivants n’a pas vieilli d’un pouce.
J’ai seulement une question en tête : mais qui peut donc bien dire Du Funès à Bourvil dans la scène finale ?
Genre : Thriller Réalisateur : A. Hitchcock Acteurs : G. Kelly,   R. Milland Année de production 1954 Pays : US Durée : 1h45 Note spectateur : Note presse :
Synopsis (Source Allociné) : Tony Wendice, une ancienne gloire du tennis, s'est marié avec Margot pour sa richesse. Mais celle-ci le trompe depuis peu avec Mark Halliday, un jeune auteur de romans policiers.
Craignant que sa femme le quitte et le laisse sans le sou, Tony fait appel au capitaine Lesgate et le charge d'assassiner Margot en échange d'une grosse somme d'argent.
Ma critique : C’est un très grand classique que je connais presque par cœur. J’aime sa simplicité, sa linéarité. J’aime progresser avec les enquêteurs, même si je connais déjà le coupable, j’aime la façon dont l’énigme est résolue ; complètement par hasard, grâce à cette clé. Pourtant elle prend toute la place sur l’affiche (cf. ci-dessus).
A noter que le remake avec Michael Douglas, Gwyneth Paltrow et Vigo Mortensen est plutôt bien fait. Au début le film est assez conforme à l’original puis il s’en écarte complexifiant un peu l’intrigue mais lui donnant aussi un peu plus de piment.
Genre : Comédie dramatique Réalisateur : P. Greenaway Acteurs : R. Bohringer,   H. Mirren Année de production 1989 Pays : Hollande, UK, FR Durée : 2h Note spectateur : Note presse : -
Synopsis (Source Allociné) : Laissons la parole au realisateur le plus intello-esthetisant du 7e art. "Le modele de l'histoire est la tragedie classique de la vengeance, avec un accent mis sur les fonctions du corps humain: manger, boire, defequer, copuler, roter, vomir, se devetir, saigner... Le titre du film suggere son intrigue: une liste de quatre personnages formant l'eternel triangle amoureux avec le cuisinier dans le role de l'outsider. Le film s'articule autour du voleur, incarnation parfaite du mechant. Il ne possede aucune qualite."
Ma critique : La première fois, j'ai commencé à m'endormir au bout de dix minutes, je me demandais où voulait en venir ce film. Il faut dire, j'avais fait une bêtise, je l'avais mis sur ma TV. Ce film doit être vu sur grand écran, c'est ce que j'ai fait la seconde fois. Ce qui frappe évidemment en voyant ce film, c'est son esthétisme. Pas uniquement la musique comme dans par exemple "Meurtre dans un jardin anglais" mais aussi les beaux travelling passant de pièce en pièce, les couleurs dominantes de chaque pièce : le rouge pour la salle à manger, le vert pour la cuisine et le blanc pour les cabinets dans lesquels même la robe rouge d'Helen Mirren change de couleur et devient blanche. Ce ne pourrait être qu'un banal vaudeville mais le mystère du début de la relation où l'amant ne dit pas un mot et surtout le final baroque au possible rendent ce film étonnant et assez plaisant.
Genre : Historique Réalisateur : S. Guitry Acteurs : S. Guitry,   L. Marconi Année de production 1948 Pays : FR Durée : 2 h Note spectateur : - Note presse : -
Synopsis (Source Allociné) : Evocation, avec tout l'esprit de Guitry mais aussi celui de Talleyrand, de la vie de ce dernier, qui passe du service de la republique à celui de Bonaparte et de celui de Napoleon à celui de la royauté, avec pour seul but la grandeur de la France.
Ma critique : J’ai lu beaucoup de livres sur Talleyrand qui était pendant un moment mon personnage fétiche, je le trouvais étonnant, intriguant (dans tous les sens du terme) et me suis toujours posé la question s’il servait vraiment d’abord la France plutôt que ses intérêts personnels. Il y a un autre film sur Talleyrand, Le Souper, qui décrit l’entrevue entre les deux frères ennemis de la Révolution, Talleyrand et Fouché, au lendemain de la chute de Napoléon. Mais celui-là est ennuyeux et comporte quelques erreurs historiques.
Guitry colle complètement à la peau de son personnage avec sa voix condescendante et son amour des jeux de mots. Comme Flaubert, il aurait pu dire « Talleyrand, c’est moi ». Une seule réplique pour vous donner tout l’esprit du film. Talleyrand rendre chez lui, il est accueilli par ses quatre valets et leur dit : « Messieurs, j’ai décidé de vous augmenter », on voit alors la mine réjouie des valets puis vient « Vous étiez quatre, désormais vous serez cinq » ! C’est cela qui fait toute la qualité de cette biographie.
Genre : Comédie Réalisateur : C. Chaplin Acteurs : C. Chaplin,   J. Oakie Année de production 1940 Pays : US Durée : 2 h 06 Note spectateur : Note presse :
Synopsis (Source Allociné) : Dans le ghetto juif vit un petit barbier qui ressemble énormément à Adenoid Hynkel, le dictateur de Tomania qui a décidé l'extermination du peuple juif. Au cours d'une rafle, le barbier est arrêté en compagnie de Schultz, un farouche adversaire d'Hynkel...
Ma critique : Chaplin craignait que Charlot ne meure en utilisant la parole et il avait raison. Dans Le dictateur, le petit barbier juif ne parle pas ou peu tout au long du film alors que tous les autres personnages le font, y compris Hynkel interprété tout comme le barbier par Chaplin.
La confrontation d’un personnage muet évoluant dans un monde parlant a tendance à l’isoler, le distinguer mais donne aussi au personnage une dimension poétique, attachante beaucoup plus forte. Jacques Tati a aussi par la suite utilisé avec réussite cette technique en mettant en scène Hulot. Mise à part la critique acerbe du régime nazi – qui était assez osée dans une Amérique isolationniste mais a été reconnue après Pearl Harbour – ce film mêle toujours à la perfection des gags évolués et le drame.
Mais ici, c’est aussi « La mort de Charlot » car Chaplin a fait ce qu’il n’avait jamais voulu faire auparavant : faire parler son personnage. C’est la seule manière qu’il a trouvé pour faire passer son message de paix et d’humanité, il ne pensait probablement pas pouvoir la faire passer autrement. En fait, ce n’est plus Charlot qui parle, c’est Chaplin qui s’adresse au monde. Chaplin dit dans son autobiographie avoir regretté que l’on ait attaqué ce discours auquel il tenait beaucoup. Moi aussi, la première fois que j’ai entendu ce discours il m’a étonné par son côté un peu naïf, plein de bons sentiments, mais n’est-ce pas un peu ce qui remplit l’essentiel des longs métrages de Chaplin ? Avec ce discours Chaplin renonce à Charlot, au muet, face aux horreurs nazies il ne voit que la parole pour tenter de les dénoncer et c’est là vraiment le chant du cygne de Charlot. Le monde n’est plus alors à la poésie.
Genre : Comédie Réalisateur : F. Veber Acteurs : J. Villeret,   T. Lhermite Année de production 1997 Pays : FR Durée : 1 h 20 Note spectateur : Note presse : -
Synopsis (Source Allociné) : Tous les mercredis, Pierre Brochant et ses amis organisent un dîner où chacun doit amener un con. Celui qui a trouvé le plus spectaculaire est declaré vainqueur. Ce soir, Brochant exulte, il est sur d'avoir trouvé la perle rare, un con de classe mondiale: Francois Pignon, comptable au ministère des Finances et passionné de modèles réduits en allumettes. Ce qu'il ignore c'est que Pignon est passe maître dans l'art de déclencher des catastrophes.
Ma critique : L’inconvénient de transposer des pièces de théâtre à succès au cinéma, c’est que cela ressemble souvent à du théâtre filmé, c’est statique. C’est le cas pour ce film. Mais si l’on oublie la mise en scène un peu molle, on trouve une comédie très sympa remplie de gags et jeux de mots plus excellents les uns que les autres. Francis Huster est un peu un ton au-dessous des autres, on sent que son rire est beaucoup trop forcé. C’est Jacques Villeret qui est le meilleur, j’adore la séquence où il joue un producteur belge. Il est excellent dans son rôle de crétin (mais pas si crétin que ça) hypersensible.
Genre : Comédie Réalisateur : C. Chaplin Acteurs : C. Chaplin,   C. Miller Année de production 1921 Pays : US Durée : 1 h 10 Note spectateur : Note presse : -
Synopsis (Source Allociné) : Un pauvre vitrier recueille un enfant abandonné par sa mère victime d'un séducteur. L'enfant casse des carreaux pour aider son père adoptif, qui l'arrache à des dames patronnesses, puis le rend à sa mere, devenue riche.
Ma critique : C’est le premier long métrage de Chaplin, c’est ici que selon moi il commence à montrer tout son génie. Il y avait bien eu Le Pèlerin où la durée permettait d’avoir un scénario un peu plus construit mais dans le Kid, Chaplin arrive à mélanger le comique et le dramatique donnant ainsi toute la puissance émotionnelle à son film. C’est une des rares fois aussi où le personnage qui accompagne Charlot n’est pas cantonné à un rôle de faire-valoir mais rivalise avec le maître. C’est peut-être parce que cette fois-ci c’est un enfant et non pas une femme.
La séquence du rêve où tout le monde porte des ailes et finit par la bagarre avec la brute est étonnante dans l’univers de Chaplin et c’est un vrai petit bijou.
Genre : Espionnage Réalisateur : G. Hamilton Acteurs : S. Connery,   G. Frobe Année de production 1964 Pays : UK Durée : 1 h 52 Note spectateur : Note presse : -
Synopsis (Source Allociné) : L'agent secret 007 est chargé d'enquéter sur les revenus d'Auric Goldfinger. La banque d'Angleterre a découvert qu'il entreposait d'énormes quantités d'or, mais s'inquiète de ne pas savoir dans quel but. Quelques verres, parties de golf, poursuites et autres aventures galantes plus loin, James Bond découvre en réalité les préparatifs du "crime du siècle", dont les retombées pourraient amener le chaos économique sur les pays développés du bloc Ouest...
Ma critique : Alors, c’est lequel votre James Bond préféré ? Beaucoup préfèrent ceux de la période de Sean Connery. La série Connery est pour moi la plus pure : on y voit James Bond comme on l’aime bien, un peu prout prout et ringard, macho à 200%, très classe à l’abri de la profusion de gadgets de la période Roger Moore. Par la suite, les films sont devenus de plus en plus des films d’action exploitant la marque James Bond mais sans trop de lien avec la série originelle. Le comble de l’ultra-violence étant atteint par Daniel Craig avec Quantum of Solace qui est une vraie bouse. J’en viens à être content de l’abandon du prochain épisode faute de budget. En fait, seul Pierce Brosnan a réussi à peu près à retrouver l’esprit de James Bond. Et George Lazenby dans tout ça ? Rappelez-vous, il a joué dans un seul épisode Au service de sa majesté et a été viré suite au relatif échec du film. C’est bien dommage, car j’aime bien cet épisode, il montre le côté « sensible » du redoutable espion.
Et Goldfinger ? Je pense aussi que c’est le meilleur de la série : il y a tous les ingrédients de James Bond avec une intrigue un peu plus fouillée que Dr No ou Bons baisers de Russie et l’action est bien plus prenante.
Genre : Western Réalisateur : S. Leone Acteurs : H. Fonda,   C. Bronson Année de production 1969 Pays : US, ITL Durée : 2 h 45 Note spectateur : Note presse : -
Synopsis (Source Allociné) : Alors qu'il prépare une fête pour sa femme, Bet McBain est tué avec ses trois enfants. Jill McBain hérite alors des terres de son mari, terres que convoite Morton, le commanditaire du crime (celles-ci ont de la valeur maintenant que le chemin de fer doit y passer). Mais les soupçons de portent sur un aventurier, Cheyenne...
Ma critique : Sergio Leone a été pendant longtemps mon cinéaste préféré avant de découvrir Bresson, Tarkovski et les autres… J’aime son style à la fois baroque et dépouillé, ses célèbres gros plans, l’utilisation de la musique plutôt que la voix. Il nous fait traverser tout le mythe de la conquête de l’Ouest par le chemin de fer en suivant l’histoire de l’homme à l’harmonica. Comme pour une grande partie de ses films, il y a une histoire de vengeance qui se règle dans les pures règles de l’Ouest, par un duel au pistolet avec la musique à fond et l’avalanche de très gros plans. On pourrait dire que c’est toujours un peu le même film, surtout lorsqu’on le compare avec la série de Dollars mais c’est tout ce qui tourne autour de ces « figures imposées » du Western Leonien qui est superbe.
Genre : Policier Réalisateur : A. Arcady Acteurs : P. Bruel,   I. Ferrari Année de production 1996 Pays : FR Durée : 2 h 15 Note spectateur : Note presse : -
Synopsis (Source Allociné) : Sam, inspecteur de police, joue régulièrement aux échecs avec son ami Joseph Katz, vieux brocanteur rescapé des camps. Un matin, Katz abat de sang froid sous ses yeux un touriste allemand rentré par hasard dans sa boutique. Il a reconnu le Waffen SS responsable, il y a cinquante ans, du massacre de sa famille. Incapable de l'arrêter, Sam laisse son ami partir. Pour Sam et la fille de la victime, qui s'avèrera être un communiste et non pas un nazi, commence une enquête encore plus complexe qu'une partie d'échecs.
Ma critique : Les films d’Alexandre Arcady sont assez souvent similaires en décrivant presque toujours la vie des pieds noirs. Ici, c’est encore une histoire tournant autour de l’histoire juive mais sur un thème bien plus universel et grave : la Shoah. Si l’on passe sur la critique de l’islamisme, on trouve un film policier bien fait, réservant une vraie surprise (en tout cas pour moi). Patrick Bruel ne marquera pas l’histoire par ses grands talents d’acteur mais il s’en sort plutôt bien.
Genre : Action Réalisateur : Q. Tarantino Acteurs : U. Thurman,   L. Liu Année de production 2003 Pays : US Durée : 1 h 52 Note spectateur : Note presse :
Synopsis (Source Allociné) : Au cours d'une cérémonie de mariage en plein désert, un commando fait irruption dans la chapelle et tire sur les convives. Laissée pour morte, la Mariée enceinte retrouve ses esprits après un coma de quatre ans.
Celle qui a auparavant exercé les fonctions de tueuse à gages au sein du Détachement International des Vipères Assassines n'a alors plus qu'une seule idée en tête : venger la mort de ses proches en éliminant tous les membres de l'organisation criminelle, dont leur chef Bill qu'elle se réserve pour la fin.
Ma critique : Je n’aime généralement pas les films de Tarantino, pour moi ils ne ressemblent qu’à des longs clips ultra-violents qui sont trop saucissonnés pour retenir mon attention. En fait, dès qu’il dépasse les deux heures, Tarantino devient ennuyeux. C’est le cas de Pulp Fiction dont certaines séquences sont célèbres mais mériterait une bonne demi-heure de coupe.
Ici, cela dure moins de deux heures, la violence, les jets de sang sont poussés à l’extrême et provoquent finalement le rire. Je me rappelle l’avoir vu avec une amie qui a passé une grande partie du film à se cacher les yeux, moi je riais à gorge déployée. Je n’étais pas le seul ! La scène de tuerie au sabre dans le restaurant est hilarante précédant le calme du duel avec Lucy Liu ponctué par le bruit du bambou descendant sous le poids de l’eau. Une très belle parodie.
Le volume 2 retombe dans les penchants de Trantino, il dure plus de deux heures, ça parle, ça parle et on s’endort.
Genre : Espionnage Réalisateur : J. Mankiewicz Acteurs : J. Mason,   D. Darrieux Année de production 1952 Pays : US Durée : 1h48 Note spectateur : Note presse :
Synopsis (Source Allociné) : En 1944, Diello sert un ambassadeur anglais à Ankara, en Turquie. Il en profite pour livrer des photographies de documents secrets alliés aux Nazis sous un nom de code : Cicéron. La comtesse polonaise Anna Staviska fait mine de l'aider...
Ma critique : Est-ce Joseph Mankiewicz est le premier réalisateur américain que j'apprécie vraiment (je rappelle que Chaplin était anglais et n'a jamais eu la nationalité américaine ce qui lui a causé des ennuis d'ailleurs…) ? Probablement. Après "Eve", "La comtesse aux pieds nus", voilà encore un excellent film. C'est plein de suspense, de rebondissements, James Mason est excellent dans le rôle de majordome très stylé et apprenti espion plutôt doué. La fin aussi (je n'en dirai pas plus) est surprenante, excellente et rajoute une belle touche d'humour et de moralité au film. Un petit regret sur un détail qui tue : une mauvaise ombre sur le nez de Mason à un moment du film, c'est assez brouillon et je ne peux pas croire que cela soit volontaire, mais là je chipote…
Genre : Comédie, Animation Réalisateur : C. Wedge Acteurs : R. Romano,   J. Leguizamo Année de production 2001 Pays : US Durée : 1 h 21 Note spectateur : Note presse :
Synopsis (Source Allociné) : Vingt mille ans avant notre ère, lorsque Scrat, un rongeur obstiné, fend la banquise et déclenche un nouvel Age de Glace, une vaste cohorte de mammifères s'assemble et commence à émigrer vers le sud. Manny, un mammouth solitaire qui n'en fait qu'à sa tête, choisit d'aller vers le nord et se voit bientôt rejoint par Sid, un petit paresseux volubile en quête de protecteur.
Ce dernier l'oblige bientôt à recueillir un bébé humain, Roshan, que sa mère leur a confié avant de mourir, et à ramener celui-ci à son père, chasseur nomade parti vers le nord. Sur leur chemin, les deux compères devront protéger Roshan de Diego, un tigre aux dents de sabre chargé par son chef Soto de capturer le bébé.
Ma critique : Excellent ! La meilleure façon de passer une soirée après une journée remplie de stress, on change directement d’univers. Chacun des personnages est attachant mais c’est évidemment surtout le crétin au grand cœur, Sid, qui est le plus incroyable de cette association contre nature.
Après, on peut dire que l’histoire est classique, bêta, basique, mais bon, c’est simple et drôle et ça fait du bien. La trouvaille du film, c’est Scrat le rongeur obsédé par le gland qui revient régulièrement tout au long du film comme pour donner une respiration.
Genre : Drame, Policier Réalisateur : B. Tavernier Acteurs : M. Gillain,   O.Sitruk Année de production 1995 Pays : FR Durée : 1 h 55 Note spectateur : Note presse : -
Synopsis (Source Allociné) : Tiré d'un fait divers qui s'est produit il y a quelques années, "L'Appât" raconte l'histoire de deux garcons et d'une jeune fille qui assassinent froidement des hommes pour réunir dix millions afin de réaliser leur rêve : faire fortune aux Etats-Unis.
Ma critique : Cette histoire est incroyable, il est assez difficile de comprendre comment trois jeunes en sont arrivés là. C’est une amère critique de la génération télé abreuvée de films comme Scarface pour qui tuer quelqu’un n’est pas immoral tant que cela leur permet d’arriver à leurs fins. « Pan, t’es mort. Mais non, c’est pour de faux », voilà qui pourrait résumer cette jeunesse qui n’a pas grandi.
Marie Gillain est excellente dans le rôle de petite pétasse admiratrice sans limites de son petit copain, c’est peut-être elle la pire, elle ne se rend même pas compte de ce qu’elle fait ou laisse faire. Je ne sais pas quelle est la part de vérité dans les description des ressorts des trois personnages principaux mais ça fait froid dans le dos.
Genre : Comédie dram. Réalisateur : C. de Chalonge Acteurs : M. Serrault,   C. Brasseur Année de production 1978 Pays : FR Durée : 1 h 45 Note spectateur : - Note presse : -
Synopsis (Source Allociné) : Henri Rainier, fonde de pouvoir dans une importante banque parisienne, est implique malgre lui dans un scandale financier.
Ma critique : Ce film montre comment un petit banquier insignifiant qui sait bien « déjeuner » essaye d’échapper aux gros poissons qui veulent lui mettre toute la responsabilité d’un scandale sur la tête. Il passe de l’acceptation passive conforme à son caractère au combat. Ce combat est désespéré comme dans une tragédie et le film finit sur une note très pessimiste. Les acteurs sont superbes, les rôles leur collent à la peau, il y a Michel Serrault le banquier sans scrupule, Claude Brasseur en escroc fin de race et enfin le magnifique Jean-Louis Trintignant dont la voix calme et douce révèle toute sa faiblesse.
Genre : Drame Réalisateur : JP. Melville Acteurs : L. Ventura,   S. Signoret Année de production 1969 Pays : FR, ITL Durée : 2 h 24 Note spectateur : Note presse :
Synopsis (Source Allociné) : Les activités et la vie extrêmement difficiles d'un réseau de résistants sous l'occupation allemande.
Ma critique : C’est un très beau film décrivant l’organisation d’un réseau de résistance, un peu amateur par moments, ne commettant pas d’actions d’éclat mais essayant de grignoter peu à peu l’occupation allemande. Le film commence par la scène de descente des Champs-Elysées par l’armée allemande, ça a dû rappeler des mauvais souvenirs à certains mais c’est la meilleure façon de planter le décor, on n’est pas dans La Grande Vadrouille.
J’ai lu le livre il y a peu et revu le film après, c’est assez fidèle mais il est toujours difficile de rendre la qualité littéraire et de narrateur de Kessel ; je ne me suis donc pas senti comme dans certains livres, transporté dans l’atmosphère du film.
Genre : Comédie Réalisateur : C. Klapisch Acteurs : R. Duris,   C. De France Année de production 2001 Pays : FR Durée : 2 h Note spectateur : Note presse :
Synopsis (Source Allociné) : Xavier, un jeune homme de vingt-cinq ans, part à Barcelone pour terminer ses études en économie et apprendre l'espagnol. Cette langue est nécessaire pour occuper un poste, que lui promet un ami de son père, au ministère des finances. Mais pour ce faire, il doit quitter sa petite amie Martine, avec qui il vit depuis quatre ans.
En Espagne, Xavier cherche un logement et trouve finalement un appartement dans le centre de Barcelone qu'il compte partager avec sept autres personnes. Chacun de ses co-locataires est originaire d'un pays différent.
Ma critique : Lors de son premier visionnage j’ai adoré ce film et je suis retourné le voir une semaine après ce qui est plutôt rare. Evidemment, la confrontation des cultures européennes à travers la description de la vie de deux français, d’une anglaise, d’une espagnole, d’un italien et d’un allemand n’est pas originale mais c’est réalisé avec beaucoup d’humour (notamment le frère de Wendy qui est excellent dans sa parodie anti-allemande) et de rythme.
C’est aussi le seul film de Romain Duris que j’apprécie après c’est allé de Charybde en Scylla avec la suite, Les Poupées russes, puis Arsène Lupin. Après ça, j’ai craqué et je crois bien avoir toujours fui ses films.
Genre : Drame Réalisateur : FW. Murnau Acteurs : G. O'Brien,   J. Gaynor Année de production 1927 Pays : US Durée : 1h37 Note spectateur : Note presse :
Synopsis (Source Allociné) : Un pêcheur s'éprend d'une citadine aux allures de vamp. Sous l'influence de celle-ci, il décide de noyer son épouse, mais change d'avis une fois sur la barque. Effrayée, la femme fuit en ville. Elle est bientôt rejointe par son mari, désireux de se faire pardonner.
Ma critique : Waouh !!! C'est une vraie découverte. Je connaissais déjà Murnau et j'ai apprécié "Le dernier des hommes" mais là, c'est tout à différent et non moins fantastique. Je croyais que seul Chaplin était arrivé à maîtriser aussi bien l'expression du muet et le mélange du comique et du dramatique. L'histoire est simple : un homme trompe sa femme et rejoint finalement le foyer familial. Ce sont les regards qui sont magnifiques : ceux de la femme qui a compris que son mari voulait la tuer, celui du mari qui n'ose la regarder. Il y a peu d'intertitres - et j'aime ça - tout est dans les gestes et les regards. En voyant ce film, je regrette vraiment la fin du muet, c'est un art qui a disparu au profit d'autre chose et c'est bien dommage qui personne n'ait repris le flambeau (il y a quand même Tati…).
Genre : Comédie dram. Réalisateur : O. Stone Acteurs : A. Pacino,   C. Diaz Année de production 1999 Pays : US Durée : 2 h 25 Note spectateur : Note presse :
Synopsis (Source Allociné) : C'est la descente aux enfers pour les Miami Sharks, une equipe de football americain qui subit une serie de revers. Pour se maintenir a son poste, l'entraineur qui commence a etre serieusement conteste fait jouer un debutant talentueux. A travers cette fresque sur les enjeux du football americain, le realisateur dresse un bilan des nevroses de l'Amerique.
Ma critique : Il ne faut pas croire le synopsis de ce film, je n’ai pas eu vraiment l’impression qu’il fasse le bilan des névroses de l’Amérique ou alors je n’ai pas compris grand-chose. Je pense que c’est pour faire passer le film auprès d’un public français, peu adepte du football américain. Mais moi, le football américain, j’aime ça. Ce sport peut paraître simple et basique mais en fait c’est extrêmement tactique. Tout se passe lors d’assauts très courts où il faut tout prévoir, un peu comme le Sumo ou le blitz aux échecs. Quand on connaît les règles, c’est très intéressant. Mon seul regret c’est que le Superbowl passe très tard dans la nuit du dimanche et chaque année, je pense à la semaine de boulot qui va venir et je passe mon tour.
Le film est aussi porté par Al Pacino qui est grandiose, comme quoi les choses (ou les personnes) se bonifient avec le temps.
Genre : Aventure, Drame Réalisateur : P. Kaufman Acteurs : S. Shepard,   S. Glenn Année de production 1983 Pays : US Durée : 3 h 07 Note spectateur : Note presse :
Synopsis (Source Allociné) : L'histoire de spationautes, aventuriers et intrépides, dont le destin fut intimement lié à celui d'une des plus extraordinaires aventures qu'ait connu l'humanité : la conquête spatiale.
Ma critique : Ce film est presque construit comme un documentaire sur l’aventure spatiale, les petites histoires en marge et les records de Chuck Jaeger en fil rouge sont traités en mineur. Je ne sais pas quelle est la part de vérité, les difficultés des débuts sont réelles, ça je le sais, et ce qui est intéressant c’est aussi de voir que ce sont les savants allemands embarqués par les américains et les russes à la fin de la guerre qui sont à l’origine de tout. Cela montre l’avance technologique qu’avait l’Allemagne à la fin de la seconde guerre mondiale.
Genre : Guerre Réalisateur : W. Petersen Acteurs : J. Prochnow,   E. Leder Année de production 1981 Pays : All Durée : 3 h 29 Note spectateur : Note presse : -
Synopsis (Source Allociné) : Das Boot nous raconte une extraordinaire odyssée: celle d'un U-Boot allemand durant l'automne et l'hiver 1941. Il s'agit de parcourir l'océan Atlantique, de s'infiltrer en Méditerranée, en coulant le plus possible de navires ennemis. Mais bien souvent on est soi-même l'objectif, la proie: Il faut affronter chasseurs et bombardiers, plonger au-delà de la profondeur raisonnable pour échapper aux grenades, aux bombes, pour se cacher, pour réparer les avaries. Et soudain éclatent des tempêtes, dont la violence inouïe se joue du sous-marin!Das Boot nous raconte une extraordinaire odyssée: celle d'un U-Boot allemand durant l'automne et l'hiver 1941. Il s'agit de parcourir l'océan Atlantique, de s'infiltrer en Méditerranée, en coulant le plus possible de navires ennemis. Mais bien souvent on est soi-même l'objectif, la proie: Il faut affronter chasseurs et bombardiers, plonger au-delà de la profondeur raisonnable pour échapper aux grenades, aux bombes, pour se cacher, pour réparer les avaries. Et soudain éclatent des tempêtes, dont la violence inouïe se joue du sous-marin!
Ma critique : J’ai déjà écrit que j’aimais l’ambiance des films de sous-marins, la promiscuité génère de la tension et la tension de l’intérêt. Je pense que Das Boot est mon film de sous-marins préféré. A cause de la musique, de l’ambiance rétro où l’on sent que même la machine est un élément naturel difficile à dompter, la prestation de Jürgen Prochnow… Mais, au-delà de l’aspect réducteur du qualificatif « film de sous-marins préféré », c’est un très bon film tout court. Il montre l’acharnement d’un groupe non plus pour une cause ou une nation mais uniquement pour le groupe. La fin en est le meilleur révélateur : c’est à sa bateau que le commandant est attaché pas à son pays.
Genre : Science-Fiction Réalisateur : S. Kubrick Acteurs : K. Dullea,   G. Lockwod Année de production 1968 Pays : UK Durée : 2 h 21 Note spectateur : Note presse :
Synopsis (Source Allociné) : A l'aube de l'Humanité, dans le désert africain, une tribu de primates subit les assauts répétés d'une bande rivale, qui lui dispute un point d'eau. La découverte d'un monolithe noir inspire au chef des singes assiégés un geste inédit et décisif. Brandissant un os, il passe à l'attaque et massacre ses adversaires. Le premier instrument est né.
En 2001, quatre millions d'années plus tard, un vaisseau spatial évolue en orbite lunaire au rythme langoureux du "Beau Danube Bleu". A son bord, le Dr. Heywood Floyd enquête secrètement sur la découverte d'un monolithe noir qui émet d'étranges signaux vers Jupiter.
Dix-huit mois plus tard, les astronautes David Bowman et Frank Poole font route vers Jupiter à bord du Discovery. Les deux hommes vaquent sereinement à leurs tâches quotidiennes sous le contrôle de HAL 9000, un ordinateur exceptionnel doué d'intelligence et de parole. Cependant, HAL, sans doute plus humain que ses maîtres, commence à donner des signes d'inquiétude : à quoi rime cette mission et que risque-t-on de découvrir sur Jupiter ?
Ma critique : Pour beaucoup ce film se réduit à quelques scènes comme celle des primates découvrant le premier outil ou bien encore la scène de fin assez délirante ; c’est aussi des musiques connues comme Ainsi parlait Zarathoustra et la station spatiale se mouvant au rythme du Beau Danube bleu. Après le reste paraît assez confus. Telle a été en tout cas ma première impression. Ce n’est qu’après avoir lu le livre que je pense avoir un peu plus compris le film. C’est un peu dommage et même si j’aime voir un film après avoir lu le livre éponyme ou vice-versa, je pense que l’un et l’autre doit se suffire à lui-même.
Grâce au livre on comprend mieux la rencontre avec les extra-terrestres, la prise de conscience de l’ordinateur HAL. Et je pense que c’est assez essentiel pour apprécier ce film un peu trop ouvert à mon goût, même si c’était la volonté du cinéaste. Car le risque est que la vision de ce film ne se limite qu’à une expérience visuelle.
Genre : Fantastique, Drame Réalisateur : FF. Coppola Acteurs : G. Oldman,   W. Ryder Année de production 1992 Pays : US Durée : 2 h 10 Note spectateur : Note presse : -
Synopsis (Source Allociné) : En 1492, le prince Vlad Dracul, revenant de combattre les armées turques, trouve sa fiancée suicidée. Fou de douleur, il défie Dieu, et devient le comte Dracula, vampire de son état. Quatre cents ans plus tard, désireux de quitter la Transylvanie pour s'établir en Angleterre, il fait appel à Jonathan Harker, clerc de notaire et fiancé de la jolie Mina Murray. La jeune fille est le sosie d'Elisabeta, l'amour ancestral du comte...
Ma critique : En général, je n’aime pas trop les films de vampires, en fait je les évite plutôt. Le pire étant pour moi représenté par Blade (je n’ai pas vu les suites) et Underwold (là, j’ai vu la suite un soir de grande faiblesse). Cela devient vite sanguinolent et se rapproche vite du film d’horreur, genre que je déteste complètement, ce genre se rapproche alors du porno, proche de la série B et d’une créativité proche de zéro.
Le Dracula de Coppola n’est en fait pas un film de vampires, c’est d’abord un drame amoureux, avec de très belles scènes fantastiques. Dracul est déchiré entre sa nature maléfique et le souvenir de son amour perdu, il ne veut faire partager son état avec Mina provoquant ainsi sa perte.
Genre : Fantastique Réalisateur : D. Lynch Acteurs : K. MacLachlan,   F. Annis Année de production 1984 Pays : US Durée : 2 h 20 Note spectateur : Note presse : -
Synopsis (Source Allociné) : L'empereur Shaddam IV règne sur l'univers. Se sentant menacé par le pouvoir mystérieux des Atréides, il extermine sur la planète Dune ce peuple fier et valeureux. Paul, héritier des Atréides, échappe au massacre.
Ma critique : Je ne suis pas un aficionado de la série des Dune. Je ne lis pas beaucoup les livres de science-fiction, pourtant c’est un genre qui permet de réfléchir sur notre monde en s’affranchissant des contraintes du réalisme, mais j’ai toujours un peu peur que la beauté de la langue ne soit pas au rendez-vous. J’ai lu Dune et du Messie de Dune pendant mes classes au service militaire, je n’avais pas envie de passer pour un intello. J’ai bien aimé mais cela ne m’a pas convaincu de continuer et je suis vite passé à des livres plus « littéraires ».
C’est peut-être pourquoi j’ai bien aimé le film, c’est vrai qu’il n’est pas tout à fidèle au livre, David Lynch s’est senti obligé de rajouter des gadgets science-fiction pour essayer de ratisser un peu plus large. Il reste toujours l’histoire de l’épice, ressource rare qui est la source de (presque) tout le développement de la civilisation de cet univers, un peu comme notre pétrole aujourd’hui…
Genre : Science-Fiction Réalisateur : S. Spielberg Acteurs : H. Thomas,   D. Barrymore Année de production 1982 Pays : US Durée : 2 h Note spectateur : Note presse :
Synopsis (Source Allociné) : Une soucoupe volante atterrit en pleine nuit près de Los Angeles. Quelques extraterrestres, envoyés sur Terre en mission d'exploration botanique, sortent de l'engin, mais un des leurs s'aventure au-delà de la clairière où se trouve la navette. Celui-ci se dirige alors vers la ville. C'est sa première découverte de la civilisation humaine. Bientôt traquée par des militaires et abandonnée par les siens, cette petite créature apeurée se nommant E.T. se réfugie dans une résidence de banlieue.
Elliot, un garçon de dix ans, le découvre et lui construit un abri dans son armoire. Rapprochés par un échange télépathique, les deux êtres ne tardent pas à devenir amis. Aidé par sa soeur Gertie et son frère aîné Michael, Elliot va alors tenter de garder la présence d'E.T. secrète.
Ma critique : A force de trop produire, Spielberg est capable du meilleur comme du pire, comme je l’ai déjà écrit à propos de Munich. Ici, on a droit au meilleur. Quand Spielberg devient poète, il me ravit. L’aspect ridicule d’E.T. et de son vaisseau spatial ne comptent plus, il est excellent lorsqu’il décrit le monde de l’enfance même si l’opposition avec les adultes est assez classique et un peu trop manichéenne. Bref c’est un film émouvant qui nous entraîne avec plaisir dans le rêve du cinéaste.
Genre : Comédie dramatique Réalisateur : S. Soderbergh Acteurs : J. Roberts,   A. Finney Année de production 1999 Pays : US Durée : 2h11 Note spectateur : Note presse :
Synopsis (Source Allociné) : Mère élevant seule ses trois enfants, Erin Brockovich n'avait vraiment pas besoin d'un accident de voiture. D'autant que le responsable sort du tribunal financièrement indemne. Obligée de trouver rapidement un travail pour couvrir tous ses frais medicaux et de justice, Erin obtient de son avocat de l'employer comme archiviste dans son cabinet. Son allure et son franc-parler ne lui valent pas des débuts faciles mais elle apprend vite. En classant des documents, Erin déterre une affaire louche d'empoisonnement et décide de se jeter dans la bataille.
Ma critique : L’intérêt du film réside surtout dans l’interprétation pétillante de Julia Roberts. Je ne suis pas sûr qu’il aurait autant retenu mon attention si cela avait été une autre actrice. Parce que finalement ce film montrant l’opposition entre le petit avocat et la grosse entreprise chimique, n’est pas très original et ne brille pas par son inventivité. Soderbergh aurait dû montrer un peu plus de créativité dans sa mise en scène pour pallier la (relative) platitude du scénario, comme il l’a montré par la suite avec Traffic.
Genre : Historique, Aventure Réalisateur : J. Boorman Acteurs : N. Terry,   H. Mirren Année de production 1980 Pays : US Durée : 2 h 20 Note spectateur : Note presse : -
Synopsis (Source Allociné) : Uter Pendragon reçoit de Merlin l'Enchanteur l'épée mythique Excalibur. A la mort d'Uter, l'épée reste figée dans une stèle de granit. Seul le jeune Arthur, fils illégitime d'Uter parvient à brandir l'épée Excalibur et devient par ce geste le roi d'Angleterre. Quelques années plus tard, il épouse Guenièvre et réunit les Chevaliers de la Table Ronde. Mais sa demi-soeur, la méchante Morgane, parvient à avoir un fils d'Arthur qui va le pousser à sa perte...
Ma critique : Je ne connais pas la version originale de la légende, à force d’avoir vu des films plus ou moins différents, j’en viens à me faire probablement de fausses idées mais cette version est pour moi la plus attrayante et la plus cohérente. Elle montre un Arthur partagé entre ses royales responsabilités et ses aspirations d’homme. J’aime bien l’atmosphère fin de règne de la deuxième moitié du film, Arthur n’est plus qu’un roitelet faiblard entouré de seulement quelques fidèles qui règne à peine sur un immense château vide. C’est assez différent de l’Arthur triomphateur qui règne dans mon inconscient collectif.
Et évidement, il y a le très judicieux choix musical, l’air très connu de Carmina Burana mais surtout le magnifique thème de la Mort de Siegfried de Wagner.
Genre : Dessin animé Réalisateur : W. Disney Acteurs : -,   - Année de production 1940 Pays : US Durée : 1 h 54 Note spectateur : Note presse : -
Synopsis (Source Allociné) : Fantasia est une suite de huit dessins animes dont le premier theme est la musique tels "Une nuit sur le mont chauve" de Moussorgski, "l'Ave Maria" de Schubert, "la Pastorale" de Beethoven, "L'Apprenti Sorcier" de Paul Dukas, "le Sacre du Printemps" de Stravinski. Pour sa sortie de 1990, Fantasia a ete entierement restaure, a partir du negatif original en nitrate. Le public d'aujourd'hui peut desormais eprouver le meme emerveillement visuel que celui de 1940.
Ma critique : Est-ce que Fantasia n’est qu’un film pour enfants ? Peut-être à cause de son aspect pédagogique et la célèbre partie montrant Mickey en apprenti sorcier ? Mais comme me l’a dit plusieurs fois un de mes amis, il faut que je retrouve un peu plus mon âme d’enfant, donc c’est avec plaisir que je revois ce film. Le choix musical peut paraître très orienté pour un public américain mais c’est tout de même de beaux morceaux de musique classique. Alors faites comme moi, retrouvez votre enfance et venez rêver en revoyant le ballet des hippopotames et des crocodiles ou en vous abreuvant à la fontaine de Bacchus. Mais surtout… évitez le remake : Fantasia 2000 qui n’est qu’une pâle copie assez insipide.
Genre : Policier Réalisateur : A. Hitchcock Acteurs : G. Kelly,   J. Stewart Année de production 1954 Pays : US Durée : 1 h 50 Note spectateur : Note presse :
Synopsis (Source Allociné) : Un reporter immobilisé par un plâtre observe de sa fenêtre les allées et venues de ses voisins. Le comportement bizarre d'un représentant de commerce l'intrigue à un point tel qu'il le croit meurtrier de sa femme. Fantasme ou réalité ?
Ma critique : Je ne l'avais pas vu depuis longtemps. Je me souvenais surtout d'une des scènes finales où James Stewart éblouit son agresseur avec sa lampe flash. Je trouvais cela artificiel, je le trouve encore. Je me souviens encore de l'apparition d'Hitchcock remontant une pendule dans l'appartement du pianiste. Je ne me souvenais plus de cette caméra qui se balade comme l'oeil du voyeur observant le petit manège de ses voisins : c'est très fluide, beau, donne du rythme à ce film qui aurait pu paraître de prime abord ennuyeux. C'est aussi une intrigue très bien menée : comme les héros, on hésite entre les deux hypothèses : coïncidence ou véritable meurtre. Tout est fait pour troubler le spectateur jusqu'à la fin.
Genre : Comédie dram. Réalisateur : R. Zemeckis Acteurs : T. Hanks,   R. Wright Penn Année de production 1994 Pays : US Durée : 2 h 20 Note spectateur : Note presse : -
Synopsis (Source Allociné) : Quelques décennies d'histoire américaine, des années 1940 à la fin du XXème siècle, à travers le regard et l'étrange odyssée d'un homme simple et pur, Forrest Gump.
Ma critique : Il ne faut pas voir dans ce film qu’un aperçu de l’histoire américaine à travers la vie d’un homme simple comme le décrit le synopsis ci-dessus. C’est d’abord et surtout l’itinéraire d’un crétin qui vit le rêve américain sans jamais le rechercher comme si la poursuite du bonheur, but ultime de la nation américaine, n’était qu’une vaine quête. Ici c’est plutôt la plus belle illustration de la Bible : « Heureux les simples d’esprit, le royaume des cieux leur appartient ». Forrest Gump vit sa vie au jour le jour, suivant seulement ses instincts, ne recherchant pas la fortune ni la gloire même s’il les obtient finalement, il ne trouve le bonheur qu’assis sur son tondeuse, à soigner son amie d’enfance et à élever son fils. C’est frais, simple, optimiste, c’est un petit moment de bonheur à partager.
J’ai revu très récemment Benjamin Button que j’avais bien apprécié lors de son premier visionnage et je me suis aperçu avec amertume que ce film était exactement construit sur la même trame, cela m’a déçu.
Genre : Guerre Réalisateur : S. Kubrick Acteurs : M. Modine,   A. Baldwyn Année de production 1987 Pays : US Durée : 1 h 56 Note spectateur : Note presse : -
Synopsis (Source Allociné) : Pendant la guerre du Vietnam, la préparation et l'entrainement d'un groupe de jeunes marines, jusqu'au terrible baptême du feu et la sanglante offensive du Tet a Hue, en 1968.
Ma critique : Ce qui est étonnant avec ce film, c’est que je connais par cœur la première partie que j’ai dû voir une bonne dizaine de fois alors que je n’ai qu’un vague souvenir de la seconde. En fait, il m’est souvent arrivé d’arrêter le film après sa première partie. C’est son aspect documentaire avec ses caractères poussés au maximum (le sergent instructeur vicieux, le crétin grassouillet qui débarque de sa campagne) qui me captive à chaque fois. C’est peut-être qu’il me rappelle mon service militaire et l’adjudant instructeur qui m’avait un jour dit que je n’avais qu’un bulbe (je n’avais pas relevé à l’époque, j’étais docile, ça a changé, mais heureusement que je n’ai qu’un bulbe… comme tout le monde) parce que j’avais du mal avec le parcours du combattant. Ce que je veux dire ici, c’est que son côté réaliste a souvent été copié comme par exemple dans Officier et gentleman reprenant même les petites phrases du type : « Au Texas, il n’y a que des bovins et des pédés, comme tu n’es pas un bovin… » mais jamais égalé.
NB : En regardant dans ma base de données, je m’aperçois que Kubrick a fait son film cinq ans après Officier et Gentleman, donc toutes mes excuses. Comme quoi même les plus grands s’inspirent des séries B.
Genre : Aventure Réalisateur : P. Hunt Acteurs : R. Moore,   S. York Année de production 1974 Pays : US Durée : 2 h Note spectateur : - Note presse : -
Synopsis (Source Allociné) : L'or est une adaptation superbe de roman de Wilbur Smith. Le traçage concerne un groupe d'hommes d'affaires avarice-greed-driven conspirant à inonder une mine d'or sud-africaine.
Ma critique : Ce film peut paraître un peu ringard avec sa musique de supermarché à deux balles et l’absence totale de la moindre allusion à l’apartheid, pourtant je l’aime bien. D’abord grâce à la description du fonctionnement d’une mine d’or mais aussi parce que l’intrigue est assez captivante. C’est un bon divertissement pour s’évader un peu lors des longues soirées d’hiver.
Genre : Comédie Réalisateur : JY. Pitoun Acteurs : E. Mitchell,   T. de Montalembert Année de production 1998 Pays : FR Durée : 1 h 32 Note spectateur : Note presse : -
Synopsis (Source Allociné) : Parce qu'il ne peut pas se payer une ecole de cuisine, Loren Collins apprend le metier comme chef dans les cuisines de la marine americaine. Il perd son sang-froid face a un officier mal embouche et finit par lui ecraser son poing sur le visage. Adieu la Navy. Il echoue a Dijon avec une vague promesse d'embauche dans un des quatre-etoiles les plus prestigieux, celui de Louis Boyer, qui terrorise tout le monde par ses sautes d'humeur. Apprentissage cruel pour ce bleu tout de suite surnomme Nouillorque et rien ne lui est epargne. Mais Loren aime la perfection.
Ma critique : Cette petite comédie bien sympathique est surtout attrayante pour une raison : la cuisine ! Je trouve la description de l’ambiance d’une cuisine d’un grand restaurant très intéressante même si je n’y connais pas grand-chose (j’ai visité un jour la cuisine du Ritz mais c’était plutôt calme). Eddy Mitchell est très bon dans son rôle de grand chef tyrannique et bougon. Enfin, je crois bien avoir reconnu le restaurant « Les Caryères » à Reims comme lieu de tournage, cela m’a rappelé de très bons souvenirs culinaires et aussi le début de mon goût pour les repas au champagne.
Genre : Policier Réalisateur : W. Petersen Acteurs : C. Eastwood,   J. Malkovich Année de production 1993 Pays : US Durée : 2 h 10 Note spectateur : Note presse : -
Synopsis (Source Allociné) : Frank Horrigan, agent des services secrets americains, est hanté par le souvenir d'un échec douloureux. Il faisait partie de la brigade chargée de la protection de John Fitzgerald Kennedy. Trente ans plus tard, il est a nouveau appelé à faire partie de la brigade de protection du président des Etats-Unis qui entre en campagne de ré-élection.
Ma critique : Clint Eastwood est très bon dans les rôles de vieux routard faisant partager son expérience aux petits jeunes, il faut dire qu’actuellement il ne peut plus jouer des rôles de flic musclés et impitoyables. J’aime bien ce genre de policier où l’on connaît dès le début le coupable, on sait comment ça va finir mais c’est intéressant de voir comment l’enquêteur va s’en sortir.
Evidemment, il y a la petite histoire d’amour entre Clint Eastwood et Rene Russo aussi improbable que sans intérêt, elle est probablement faite pour diversifier la cible marketing potentielle.
Genre : Drame Réalisateur : R. Rossellini Acteurs : F. Gruger,   E. Meschke Année de production 1947 Pays : ITL, FR Durée : 1 h 18 Note spectateur : Note presse : -
Synopsis (Source Allociné) : A travers l'histoire tragique d'une famille dont le pere est socialiste et le fils nazi, l'Allemagne au lendemain de la defaite.
Ma critique : J’aime bien ce genre de film : un petit drame tout simple, une vraie tragédie puisque l’on connaît dès le début l’issue. C’est vraiment là que j’aime le néo-réalisme italien de Rossellini, lorsqu’il le film a une vertu documentaire, car lorsqu’il s’agit de pure fiction, j’ai tendance à trouver ce genre de films plat et banal. D’ailleurs j’ai vite arrêté de voir les films de Rossellini (après Voyage en Italie) et il en est de même avec Antonioni, je n’ai vu que l’Avventura mais cela m’a suffit.
Genre : Comédie dram. Réalisateur : M. Forman Acteurs : T. Hulce,   FM. Abraham Année de production 1984 Pays : US Durée : 2 h 59 Note spectateur : Note presse :
Synopsis (Source Allociné) : A Vienne, en novembre 1823. Au coeur de la nuit, un vieil homme égaré clame cette étonnante confession : "Pardonne, Mozart, pardonne à ton assassin !" Ce fantôme, c'est Antonio Salieri, jadis musicien réputé et compositeur officiel de la Cour.
Dès l'enfance, il s'était voué tout entier au service de Dieu, s'engageant à le célébrer par sa musique, au prix d'un incessant labeur. Pour prix de ses sacrifices innombrables, il réclamait la gloire éternelle. Son talent, reconnu par l'empereur mélomane Joseph II, valut durant quelques années à Salieri les plus hautes distinctions.
Mais, en 1781, un jeune homme arrive à Vienne, précédé d'une flatteuse réputation. Wolfgang Amadeus Mozart est devenu le plus grand compositeur du siècle. Réalisant la menace que représente pour lui ce surdoué arrogant dont il admire le profond génie, Salieri tente de l'évincer.
Ma critique : Dans ce film il y a une chose que je n’aime pas du tout, c’est le côté romancé de l’opposition entre Mozart et Salieri. En fait, cette opposition n’a jamais existée, elle a été rajoutée pour donner un peu plus de piment à l’intrigue. C’est un classique des biopics, il faut toujours un fil rouge pour montrer au spectateur que la vie d’un grand homme a été influencée par un fait majeur. De même, la soi-disant commande du Requiem par Salieri est complètement inventée, la commande a été faite secrètement par le Comte von Walsegg qui aurait voulu s’attribuer l’œuvre. Ce que je trouve vraiment dommage c’est que des milliers de personnes ne connaîtront la vie de Mozart qu’à travers ce film et en auront donc une vue déformée.
Ce que j’aime plus c’est la démystification de Mozart. Ce n’est pas le génie froid que l’on aurait pu s’imaginer. Dès le début, il était présenté comme un volage qui fait des jeux de mots imbéciles et ne pense qu’à courir les filles. Ça, c’est plus représentatif de la réalité.
Enfin, il y a la musique. Je n’apprécie pas l’œuvre de Mozart en général que je trouve trop émotionnellement facile, parfaite mais un peu trop simple par moments. Et est-ce que la perfection est la meilleure représentation du beau ? Je n’en suis pas sûr. Heureusement, il y a beaucoup de place attribuée aux œuvres que je préfère : les opéras en allemand, la Flûte enchantée et le Requiem.
Genre : Guerre Réalisateur : FF. Coppola Acteurs : M. Brando,   M. Sheen Année de production 1979 Pays : US Durée : 3 h 22 Note spectateur : Note presse :
Synopsis (Source Allociné) : Cloîtré dans une chambre d'hôtel de Saïgon, le jeune capitaine Willard, mal rasé et imbibé d'alcool, est sorti de sa prostration par une convocation de l'état-major américain. Le général Corman lui confie une mission qui doit rester secrète : éliminer le colonel Kurtz, un militaire aux méthodes quelque peu expéditives et qui sévit au-delà de la frontière cambodgienne.
Ma critique : Un monument du cinéma. Il est surtout connu pour la scène de l’attaque à l’hélicoptère avec la Walkyrie en musique de fond. Mais il y a près de trois heures de film autour de cette scène. Et alors ? C’est un peu long par moments notamment toutes les scènes du bateau sur le fleuve, c’est fait pour rentrer dans l’ambiance mais bon, j’aurais raccourci un peu. En fait, les plus belles scènes du film sont celles montrant la folie de Marlon Brando : « J’ai observé un escargot qui rampait le long d’un rasoir... C’est mon rêve... C’est mon cauchemar. Ramper, glisser le long du fil de la lame d’un rasoir et survivre. » Eloquent !
Quand au débat sur la fin du film, je ne sais pas quoi en penser. Il l’a tué ou pas ? En fin de compte, c’est à chacun de choisir celle qu’il préfère.
Genre : Science-Fiction Réalisateur : M. Bay Acteurs : B. Willis,   BB. Thornton Année de production 1997 Pays : US Durée : 2 h 28 Note spectateur : Note presse : -
Synopsis (Source Allociné) : Un astéroide se dirige vers la Terre à la vitesse de 35.000 kilomètres a l'heure. Harry S. Stamper, grand spécialiste du forage pétrolier, est recruté par le directeur de la NASA pour tenter de le détruire. Lui et son équipe de têtes brulées devront se poser sur l'astéroide et placer en son coeur une charge nucléaire.
Ma critique : Un film catastrophe respectant tous les genres : une partie des héros meurt assez vite mais ce ne sont que des personnages secondaires, on n’a pas eu le temps de s’attacher à eux. Puis, il y a l’apothéose : le sacrifice du père pour sa fille et son fiancé. C’est larmoyant, tout le monde se dit je t’aime. Et alors, pourquoi j’aime bien ce film ? Parce que c’est un des meilleurs représentants du genre grâce à ses effets spéciaux, son humour, les premières scènes d’entraînement au centre spatial… C’est aussi le film qui m’a décidé à acheter un système 5.1 il y a bien longtemps. J’avais eu le droit à une démonstration, c’était époustouflant. Je me rappelle avoir passé souvent à des amis la scène de la pluie de météorite sur New-York. On est envahi par le son. Maintenant je n’ose plus vraiment, j’ai peur de déranger mes voisins !
Genre : Comédie Réalisateur : A. Chabat Acteurs : G. Depardieu,   C. Clavier Année de production 2001 Pays : FR Durée : 1 h 47 Note spectateur : Note presse :
Synopsis (Source Allociné) : Cléopâtre, la reine d'Egypte, décide, pour défier l'Empereur romain Jules César, de construire en trois mois un palais somptueux en plein désert. Si elle y parvient, celui-ci devra concéder publiquement que le peuple égyptien est le plus grand de tous les peuples. Pour ce faire, Cléopâtre fait appel à Numérobis, un architecte d'avant-garde plein d'énergie. S'il réussit, elle le couvrira d'or. S'il échoue, elle le jettera aux crocodiles.
Celui-ci, conscient du défi à relever, cherche de l'aide auprès de son vieil ami Panoramix. Le druide fait le voyage en Egypte avec Astérix et Obélix. De son côté, Amonbofis, l'architecte officiel de Cléopâtre, jaloux que la reine ait choisi Numérobis pour construire le palais, va tout mettre en oeuvre pour faire échouer son concurrent.
Ma critique : La meilleure adaptation cinématographique de la BD ! La seule regardable d’ailleurs. Alain Chabat a eu l’intelligence de coller presque intégralement à la BD éponyme. Alors que d’autres ont essayé de faire un scénario original (Astérix et Obélix contre César) ou dénaturer le scénario de la BD (Axtérix aux JO) à grands renforts de sportifs connus qui débarquent à la fin on ne sait comment si ce n’est pour attirer une jeune audience. Il faut être sacrément prétentieux pour oser rivaliser avec Goscinny, un des plus grands scénaristes de BD. Alain Chabat ne l’a pas été, il s’est contenté de rajouter quelques jeux de mots (comme Itineris) pour rajeunir le scénario et de bien mettre en scène. Bravo !
Genre : Documentaire Réalisateur : L. Besson Acteurs : -,   - Année de production 1991 Pays : FR Durée : 1 h 20 Note spectateur : Note presse : -
Synopsis (Source Allociné) : Un film sans autres acteurs et decors que les fonds sous-marins.
Ma critique : Ce film a été réalisé dans lignée du Grand Bleu, Besson voulait montrer son amour de la mer. Le film fut un échec commercial, les spectateurs s’attendaient à revoir une histoire à l’eau de rose du style du Grand Bleu. Je me rappelle l’avoir vu au Kinopanorama, j’étais arrivé assez tôt afin d’éviter de faire trop la queue. En fait la salle était aux trois quarts vide. Et le Kinopanorama a fermé depuis souffrant de la trop forte concurrence des multiplexes.
Le film est superbe, renouvelant complètement le genre. Les Cousteau font bien pâle figure en face. Ici c’est un vrai ballet aquatique, c’est très poétique, on passe un beau moment environné d’images et de musique. C’est ici que j’ai découvert le superbe air de la Somnambule de Bellini chanté par La Callas. Depuis j’ai acheté le CD.
Genre : Drame, Guerre Réalisateur : V. Fleming Acteurs : V. Leigh,   C. Gable Année de production 1939 Pays : US Durée : 3h58 Note spectateur : Note presse : -
Synopsis (Source Allociné) : En Georgie, en 1861, Scarlett O'Hara est une jeune femme fière et volontaire de la haute société sudiste. Courtisée par tous les bons partis du pays, elle n'a d'yeux que pour Ashley Wilkes malgré ses fiançailles avec sa douce et timide cousine, Melanie Hamilton. Scarlett est pourtant bien décidée à le faire changer d'avis, mais à la réception des Douze Chênes c'est du cynique Rhett Butler qu'elle retient l'attention...
Ma critique : Je ne revois pas ce film très souvent malgré le fait qu’il repasse très souvent à la télévision. J’ai toujours peur d’affronter sa durée. Pourtant c’est un très beau film sur la vie d’une ambitieuse un peu écervelée au début mais qui sait toujours là où elle veut arriver. C’est aussi l’histoire de la guerre de sécession vue du Sud montrant la perte d’un mode de vie auquel s’accroche désespérément quelques riches planteurs. Et évidemment, c’est la très belle scène de l’incendie d’Atlanta. Tout ceci me donne envie de le revoir mais sur grand écran cette fois-ci.
Genre : Drame, Action Réalisateur : R. Howard Acteurs : K. Russell,   W. Baldwin Année de production 1991 Pays : US Durée : 2 h 12 Note spectateur : Note presse : -
Synopsis (Source Allociné) : Deux frères, Stephen et Brian McCaffrey, se destinent au métier de pompiers après avoir assisté à la mort tragique de leur père, officier d'élite de la 17e caserne des sapeurs-pompiers de Chicago. Vingt ans plus tard, si Stephen est devenu un pompier émérite, Brian vit de petits boulots. De retour à Chicago, il décide néanmoins de reprendre son entrainement sous l'oeil sceptique de son frère.
Mais celui-ci doit également se concentrer sur une nouvelle vague d'incidents criminels qui frappent la ville : des flammes éclairs, des backdraft, ces incendies qui s'éteignent d'eux-mêmes dans le propre souffle de leur explosion, terrassent un à un d'anciens collaborateurs du maire...
Ma critique : C’est du grand classique : l’opposition des deux frères entre amour et jalousie, le complot des méchants spéculateurs aux dépens de la sécurité des pompiers… On pourrait se dire que c’est toujours le même scénario transposé dans un milieu différent. Aujourd’hui les pompiers, demain les gendarmes ou les médecins. C’est un peu vrai mais j’avoue que les scènes de combat du feu, le suspense relatif de l’enquête policière sont assez plaisants. Du bon spectacle à regarder le dimanche soir.
Genre : Historique, Comédie dram. Réalisateur : S. Kubrick Acteurs : M. Berenson,   R. O'Neal Année de production 1975 Pays : UK Durée : 3 h 07 Note spectateur : Note presse : -
Synopsis (Source Allociné) : De l'Irlande à la Prusse, l'histoire d'un jeune intriguant et de son ascension dans la fastueuse société du XVIIIème siècle…
Ma critique : Encore un très grand film du génial touche-à-tout Stanley Kubrick. Tout est magnifique dans ce film : la musique, les décors, la très belle lumière notamment dans les scènes d’intérieur donnant une atmosphère orangée au film grâce à des objectifs à très grande ouverture que Kubrick avait dénichés à la NASA permettant de se contenter d’un éclairage à la bougie.
Ce film, c’est une tragédie où chaque début d’acte est indiqué par un intertitre. On voit tous les efforts de Barry, d’abord balloté par les hasards de la guerre, pour grimper les échelons de la société. Lorsqu’il est enfin arrivé, tout cet équilibre instable s’écroule et c’est la chute bien plus rapide que l’ascension. Cela me rappelle Le rouge et le noir de Stendhal.
La phrase finale en épitaphe est très révélatrice de la distance que le cinéaste nous fait prendre avec ses personnages : It was in the reign of George III that the aforesaid personages lived and quarrelled; good or bad, handsome or ugly, rich or poor, they are all equal now.
J'envoie beaucoup de critiques d'un coup sur mon site. C'est parce que je suis en train de préparer un livre présentant ma sélection de films préférés. J'en profite donc pour mettre à jour les fiches de certains de mes films.
Genre : Péplum, Historique Réalisateur : W. Wyler Acteurs : C. Heston,   S. Boyd Année de production 1959 Pays : US Durée : 3 h 32 Note spectateur : Note presse : -
Synopsis (Source Allociné) : Judas Ben-Hur, prince de Judée, retrouve son ami d'enfance Messala, venu prendre la tête de la garnison de Jérusalem. Mais leur amitié ne peut résister à leurs caractères différents.
Alors qu'une pierre tombe du balcon de la maison familiale de Ben-Hur, manquant de tuer le gouverneur qui paradait plus bas, Messala trahit son ami qu'il sait innocent en l'envoyant aux galères et en jetant en prison sa mère et sa soeur. Ben-Hur jure alors de reconquérir sa liberté et prépare sa vengeance.
Ma critique : C’est difficile d’écrire une critique sur un film aussi archi-connu et archi-diffusé à la télévision. Au delà du grand spectacle magnifiquement illustré par la scène du combat de galères ou bien encore la mythique scène de courses de char, c’est un film sur le pardon et la tolérance vertus que devraient défendre les religions mais qui sont en perte de vitesse actuellement. C’est l’anti-Monte Cristo, pendant tout le film Judas ne vit plus que par sa haine et pour sa vengeance mais finalement il y renonce suivant l’exemple de Jésus crucifié permettant ainsi de sauver sa famille. Ce n’est pas hyper-puissant mais ça a le mérite d’être positif et de donner une vision optimiste de la nature humaine.
Genre : Fantastique, Comédie Réalisateur : T. Burton Acteurs : M. Keaton,   A. Baldwin Année de production 1988 Pays : US Durée : 1 h 32 Note spectateur : Note presse : -
Synopsis (Source Allociné) : Pour avoir voulu sauver un chien, Adam et Barbara Maitland passent tout de go dans l'autre monde. Peu après, occupants invisibles de leur antique demeure ils la voient envahie par une riche et bruyante famille new-yorkaise. Rien à redire jusqu'au jour où cette honorable famille entreprend de donner un cachet plus urbain à la vieille demeure. Adam et Barbara, scandalisés, décident de déloger les intrus. Mais leurs classiques fantômes et autres sortilèges ne font aucun effet. C'est alors qu'ils font appel à un "bio-exorciste" freelance connu sous le sobriquet de Beetlejuice.
Ma critique : Bettlejuice n’est pas politiquement correct : il est sale, dit des gros mots, trimbale plein de saloperies dans ses poches, ne pense qu’aux filles et c’est ça qui est amusant. C’est le anti-héros poussé au maximum. Les décors rayés à la Bettlejuice sont superbes et m’ont fait penser un peu aux peintures torturées des peintres expressionnistes allemands dans Le cabinet du docteur Caligari.
La scène du repas où les convives se mettent à danser et chanter malgré eux est hilarante, la fin ménage un peu de suspense. Bref, un beau spectacle où Tim Burton montre tout son énergie créative.
Genre : Comédie dram. Réalisateur : L. von Trier Acteurs : E. Watson,   S. Skarsgard Année de production 1996 Pays : Danemark, NTL, FR Durée : 2 h 38 Note spectateur : Note presse : -
Synopsis (Source Allociné) : Au debut des années soixante-dix sur la côte nord-ouest de l'Ecosse, la communauté d'une petite ville célèbre à contrecoeur le mariage de Bess, jeune fille naïve et pieuse, et de Jan, homme d'âge mûr qui travaille sur une plate-forme pétrolière. Leur bonheur va être brisé par un accident qui va paralyser Jan.
Ma critique : Ce film a partagé le public : scandaleux pour les uns, faisant pleurer pour les autres. Moi, je le trouve superbe. Lars von Trier montre jusqu’où peut aller l’amour d’une femme, ici c’est jusqu’à la prostitution et la mort. Evidemment, Bess est une grenouille de bénitier un peu limitée intellectuellement et peut-être que le cinéaste a un peu forcé le trait mais il faut y voir l’histoire d’une personne simple réagissant de façon surprenante à un événement de sa vie. C’est un peu comme pour Dancer in the dark du même cinéaste, une tragédie très linéaire et impitoyable.
Genre : Documentaire Réalisateur : W. Wenders Acteurs : C. Segundo,   I. Ferrer Année de production 1998 Pays : All, FR, US Durée : 1 h 40 Note spectateur : Note presse :
Synopsis (Source Allociné) : Ry Cooder a compose la musique de Paris Texas et de The End of Violence. Au cours du travail sur ce dernier film, il parlait souvent avec enthousiasme a Wim Wenders de son voyage a Cuba et du disque qu'il y avait enregistre avec de vieux musiciens cubains. Le disque, sorti sous le nom de "Buena Vista Social Club", fut un succes international. Au printemps 1998, Ry Cooder retourne a Cuba pour y enregistrer un disque avec Ibrahim Ferrer et tous les musiciens qui avaient participe au premier album. Cette fois, Wim Wenders etait du voyage avec une petite equipe de tournage.
Ma critique : Je n’ai pas grand-chose à dire par ce film car c’est surtout un film musical et j’ai un peu de mal à critiquer de la musique sauf à dire qu’elle superbe. Sur mon DVD, dès que l’on passe d’un dialogue à un extrait d’un concert, la qualité de la bande son change, le son devient chaud et envoûtant. C’est prenant.
Ce film m’a tout de même permis de découvrir Ry Cooder génial compositeur de Paris Texas et rien que cela, ça vaut le coup.
Genre : Aventure Réalisateur : R. Harlin Acteurs : S. Stallone,   M. Rooker Année de production 1993 Pays : FR, US Durée : 1 h 52 Note spectateur : Note presse : -
Synopsis (Source Allociné) : Gabe Walker, alpiniste chevronné mais déçu par la cruauté de la montagne, reprend néanmoins du service lorsque son amie Jessie lui demande de se joindre à une équipe de secours des montagnes Rocheuses lors du crash d'un avion.
Ma critique : Un Stallone noté trois étoiles, et bien oui ! Probablement parce que les scènes de montagne sont impressionnantes, c’est un cadre assez original pour un film d’action donc ça change des Stallone classiques où tout se passe dans la jungle ou sur un ring. C’est un film idéal quand on est un peu fatigué et que l’on veut se vider la tête, cela ne veut pas dire que c’est un mauvais film, c’est un pur moment de divertissement dépaysant.
Genre : Comédie, Romance Réalisateur : R. Michell Acteurs : J. Roberts,   H. Grant Année de production 1998 Pays : US, UK Durée : 2 h 03 Note spectateur : Note presse :
Synopsis (Source Allociné) : Quand un matin, Anna Scott, l'actrice la plus célèbre d'Hollywood, pousse la porte de la librairie de William Thacket, située dans le charmant quartier de Notting Hill, à l'ouest de Londres, le libraire ignore que commence une grande aventure. Par une série de hasards comme seul le destin peut en mettre en scène, William et Anna vivent une rencontre étonnante, attachante. Lorsque la star le rappelle quelque temps plus tard, William n'ose y croire.
Ma critique : Ce film, c’est un peu Cendrillon à l’envers, la célèbre actrice d’Hollywood va tomber amoureuse du petit libraire anglais de Notting Hill. Hugh Grant maîtrise bien les expressions de l’anglais un peu prout avec son unique expression de chien battu. Mais dans le genre comédie romantique assez classique où les héros s’aiment puis se séparent et se retrouvent au dernier, c’est plutôt pas mal fait.
Genre : Comédie dramatique Réalisateur : C. Berri Acteurs : M. Simon,   A. Cohen Année de production 1966 Pays : FR Durée : 1h30 Note spectateur : Note presse : -
Synopsis (Source Allociné) : Durant le second conflit mondial, un petit garçon juif est recueilli par deux personnes âgées.
Ma critique : Claude Berri n'a pas été qu'un producteur prolifique et éclairé, il a aussi réalisé de très beaux films, comme le rappelle le film d'aujourd'hui. Ce film, c'est un thème : "l'antisémitisme ordinaire des gens de la campagne" qui n'ont pourtant pas vraiment eu l'occasion de fréquenter des juifs. Mais c'est aussi la relation entre un enfant un peu tapageur avec ce vieil homme attachant qui lui fait découvrir la vie. Enfin c'est surtout un immense acteur : Michel Simon. Je ne le connaissais vraiment que dans "L'atalante" où j'étais gêné par cette voix assez bizarre servie par une bande son plutôt médiocre. En trente ans, on an l'impression qu'il n'a pas changé ("L'atalante" a été tourné en 1934). Son jeu d'acteur est impressionnant, on ne voit que lui, le film c'est lui.
Genre : Romance, Thriller Réalisateur : L. Colombani Acteurs : A. Tautou,   S. Le Bihan Année de production 2001 Pays : FR Durée : 1 h 40 Note spectateur : Note presse :
Synopsis (Source Allociné) : Angélique, une jeune fille insouciante, partage sa vie entre ses études aux Beaux-Arts et son travail de serveuse dans un bar. Un jour, elle tombe amoureuse de Loïc, un cardiologue dont l'épouse attend un enfant, et tente l'impossible pour séparer le couple.
Ma critique : Ce film vaut pour sa construction symétrique qui après nous avoir piégé montre un tout autre point de vue qui révèle ainsi l’érotomanie de l’héroïne nous démontrant ainsi qu’il est possible de se tromper sur l’autre. Le jeu d’Audrey Tautou n’a pas la force d’Isabelle Carré dans Anna M. dont la critique figure aussi dans ce site (elle joue aussi dans ce film mais ici, c’est l’épouse dont le mari est victime des assauts d’Audrey Tautou) mais elle illustre bien la folie simple d’une jeune femme un peu perdue.
Genre : Aventure, Action Réalisateur : J. McTiernan Acteurs : S. Connery,   A. Baldwin Année de production 1990 Pays : US Durée : 2 h 15 Note spectateur : Note presse : -
Synopsis (Source Allociné) : En 1984, l'URSS lance un sous-marin de conception revolutionnaire. Tous les services secrets americains sont sur les dents. Le capitaine Ramius, l'as de la marine sovietique, charge des premiers essais en mer, execute l'officier politique charge de la surveillance du batiment et met le cap sur les Etats-Unis. Les marines des deux grandes puissances sont a sa poursuite, et personne ne connait ses intentions, revanche, provocation, geste de demence ou de paix ?
Ma critique : J’aime bien les films de sous-marins, c’est un genre assez particulier. L’enfermement permet de générer une tension comme dans les huis clos. Le côté technique, les chronomètres, le sonar peuvent paraître un peu ridicules mais moi je trouve cela amusant. Après, c’est un film assez classique où quelques russes et américains éclairés, contrairement à la plupart de leurs dirigeants, permettent à l’entreprise de réussir.
Genre : Documentaire Réalisateur : J. Vigo Acteurs : -,   - Année de production 1930 Pays : FR Durée : 0 h 45 Note spectateur : Note presse : -
Synopsis (Source Allociné) : Une promenade dans Nice ou l'on voit le decor et son envers.
Ma critique : Vigo n’a pas eu le temps de faire beaucoup de films et j’avoue que j’ai un peu de mal à saisir le génie de cet artiste tellement adulé par la critique. L’Atalante ne pas vraiment inspiré peut-être à cause de la mauvaise bande son de ma version. Une seule scène de son autre long métrage, Zéro de conduite, m’a vraiment captivée (il s’agit de la scène de bataille d’oreillers dans le dortoir). Il n’y a qu’A propos de Nice qui ait retenu mon attention. Son côté mécanique et géométrique me rappelle L’homme à la caméra (ce qui est un peu normal puisque l’opérateur de ce film est Boris Kaufman qui a dû être inspiré par son frère Dziga Vertov, le réalisateur de L’homme à la caméra).
Genre : Science-Fiction Réalisateur : J. Cameron Acteurs : E. Harris,   ME. Mastrantonio Année de production 1989 Pays : US Durée : 2 h 40 Note spectateur : Note presse : -
Synopsis (Source Allociné) : Malgre l'opposition de Bud Brigman, commandant de la plate-forme de forage Deepcore, les dirigeants de la societe Benthic Petroleum acceptent de preter Deepcore a la marine americaine afin de sauver le sous-marin nucleaire "Montana" immobilise sur le rebord de la faille Caiman, un abysse de plus huit mille metres de profondeur...
Ma critique : Ce film peut paraître un peu culcul et gentillet utilisant tous les ressorts d’un film Hollywoodien comme la musique à fond quand il faut pleurer ou le sacrifice du héros pour sauver ses semblables. C’est aussi vingt ans avant Avatar du même James Cameron une critique de la dérive de l’industrialisation et de la course aux armements. En fait, comme souvent avec e type de film ce sont les effets spéciaux qui sauvent l’ensemble et notamment la célèbre colonne d’eau.
Genre : Drame Réalisateur : P. Granier-Deferre Acteurs : L. Ventura,   P. Deweare Année de production 1975 Pays : FR Durée : 1 h 31 Note spectateur : Note presse : -
Synopsis (Source Allociné) : Un candidat républicain, Lardette, défend l'ordre et la morale. Ses hommes de main attaquent des colleurs d'affiches de gauche. L'un deux meurt. Le commissaire Verjeat et l'inspecteur Lefèvre mènent l'enquête, avec des méthodes qui déplaisent fortement à Lardette.
Ma critique : Le film est porté par deux grands acteurs : Lino Ventura et Patrick Deweare mais aussi par une intrigue policière bien ficelée surtout dans les scènes finales lorsque Ventura se fait inculper de corruption afin de pouvoir terminer son enquête. Jusqu’à la fin, ne connaissant pas son point de vue, on sombre dans l’erreur comme tous les autres, cela renforce le suspense (désolé encore une fois pour ceux qui n’ont pas vu le film).
Genre : Science-Fiction Réalisateur : R. Scott Acteurs : S. Weaver,   T. Skerritt Année de production 1979 Pays : UK, US Durée : 1 h 56 Note spectateur : Note presse :
Synopsis (Source Allociné) : Le vaisseau commercial Nostromo et son équipage, sept hommes et femmes, rentrent sur Terre avec une importante cargaison de minerai. Mais lors d'un arrêt forcé sur une planète déserte, l'officier Kane se fait agresser par une forme de vie inconnue, une arachnide qui étouffe son visage.
Après que le docteur de bord lui retire le spécimen, l'équipage retrouve le sourire et dîne ensemble. Jusqu'à ce que Kane, pris de convulsions, voit son abdomen perforé par un corps étranger vivant, qui s'échappe dans les couloirs du vaisseau...
Ma critique : C’était l’avantage de cette époque, les moyens financiers et techniques étaient moins importants, comme cela a été aussi le cas pour Les dents de la mer, il fallait donc plus se concentrer sur le scénario à défaut d’en prendre plein la vue. C’est l’illustration qu’il vaut mieux suggérer que montrer pour générer du suspense. C’est dommage qu’il n’y ait actuellement plus de films de science-fiction comme cela, le public n’est plus capable d’adhérer si le film n’a pas été réalisé avec un écran vert.
Genre : Comédie dramatique Réalisateur : W. Allen Acteurs : W. Allen,   D. Keaton Année de production 1979 Pays : US Durée : 1h36 Note spectateur : Note presse :
Synopsis (Source Allociné) : Isaac Davis est un auteur de sketches comiques new-yorkais de 42 ans que son épouse Jil vient de quitter. Celle-ci vit maintenant avec une autre femme, Connie, et écrit un livre sur son ancienne vie conjugale. Isaac, quant à lui, entretient avec une collégienne de 17 ans, Tracy, une liaison dont il lui rappelle le caractère éphémère. Il l'abandonne bientôt pour se mettre en ménage avec Mary Wilke, la maîtresse de Yale Pollack, son meilleur ami.
Ma critique : Je me suis enfin résolu à découvrir l'univers de Woody Allen que je connais tellement peu. Et bien, je suis encore perplexe. Le début est plutôt bien avec la succession de plans fixes de Manhattan sur fond de musique de Gerschwin. Mais après, on se demande où veut aller le cinéaste. Cela m'a fait penser à Fellini dans "Dolce Vita", il n'y a pas de finalité, juste une succession de saynètes. On comprend enfin par la suite, le destin de cet homme qui n'arrive pas à se fixer et finit par se retrouver seul. C'est pas mal mais il y a un énorme problème : ça parle beaucoup trop ; en fait, cela ne s'arrête quasiment jamais. On est inondé d'un flot de paroles, on n'a pas le temps de respirer. Il manque tout l'art d'un Tarkovski qui sait nous faire reprendre notre souffle grâce à un magnifique plan séquence. Ici, il ne reste qu'un sentiment de confusion, on se dit bien que le cinéaste veut dire plein de choses très intéressantes mais c'est trop brouillon pour faire carton plein.
Genre : Comédie Réalisateur : H. Lachman Acteurs : S. Laurel,   O. Hardy Année de production 1936 Pays : US Durée : 1h13 Note spectateur : Note presse : -
Synopsis (Source Allociné) : Laurel et Hardy découvrent l'existence de leurs frères jumeaux respectifs, Alfie et Bert.
Ma critique : Je n'ai pas vu de films de Laurel et Hardy depuis très, très longtemps. J'en étais resté aux courts métrages que je voyais étant enfant. Ici, ce film dure un peu plus d'une heure. Evidemment, je trouve que ce film n'a pas la puissance poétique d'un Chaplin qui sait associer l'humour et la poésie mais tout de même il comporte quelques gags excellents. C'est par exemple la première scène du petit déjeuner où les quatre acteurs réalisent un ballet avec leurs tasses, pots de confiture… C'est aussi la dernière scène où les deux héros sont transformés en culbutos géants : hilarant. L'histoire croisée des deux jumeaux conduit à un enchaînement de quiproquos qui peuvent paraître un peu désuets mais finalement très amusants.
Genre : Comédie, Romance Réalisateur : H. Hawks Acteurs : C. Grant,   K. Hepburn Année de production 1938 Pays : US Durée : 1h42 Note spectateur : Note presse :
Synopsis (Source Allociné) : David Huxley, un paléontologue, est fiancé à sa secrétaire Alice. Susan, rencontrée lors d'une partie de golf, est également sensible au charme félin de David. Hélas, M. Bébé ne quitte pas la jeune femme d'une semelle. Enfin, d'une patte, car M. Bébé est un léopard...
Ma critique : En introduction de ce film, le présentateur de la chaîne de cinéma sur laquelle je le visionnais soulignait toute sa modernité, montrant que les comédies modernes n'avaient rien inventé. Et c'est bien vrai. Cary Grant est excellent dans son rôle de naïf sous l'emprise de la femme catastrophe, il en fait trop mais on rit beaucoup quand même à cette succession de scènes aussi cocasses qu'improbables.
Genre : Science-fiction, Aventure Réalisateur : E. Brevig Acteurs : B. Fraser,   J. Hutcherson Année de production 2008 Pays : US Durée : 1h32 Note spectateur : Note presse :
Synopsis (Source Allociné) : Personne ne croit plus le professeur Trevor Anderson lorsqu'il affirme être sur le point de faire une extraordinaire découverte. Ses hypothèses révolutionnaires l'ont mis au ban de la communauté scientifique. Pourtant, au cours d'une expédition en Islande, Trevor et son neveu, le jeune Sean, sous la conduite de leur guide islandaise Hannah, vont se retrouver plongés dans l'inconnu.
Dans leur périple vers les profondeurs de la Terre, ils rencontreront des mondes inexplorés, des merveilles extraordinaires, des dangers mortels et des créatures fabuleuses... Une seule chose est certaine : à 6 km sous la surface, tout peut arriver.
Ma critique : Ce remake n'a été fait que pour promouvoir la 3D mais bon, il fait bien pâle figure par rapport à "Avatar". C'était un premier essai avant le film qui marquera le renouveau du 3D. Je l'ai vu en 2D mais on voit directement les effets fait pour le 3D comme lorsque le héros tend un livre vers l'écran ou lorsque la voile du bateau monte dans le ciel. Peux-être qu'"Avatar" apparaîtra aussi artificiel lorsque je le verra en 2D (le DVD sort mi-avril, je l'attends avec impatience). Quoiqu'il en soit, ce film est assez brouillon, tout va un peu trop vite comme si le réalisateur cherchait à en finir vite et à se débarrasser de l'histoire. Par rapport à l'orignal, on perd tout le côté mystérieux et les effets spéciaux n'amènent rien de supplémentaire.
Genre : Policier, Drame Réalisateur : C. Chabrol Acteurs : G. Depardieu,   C. Cornillac Année de production 2009 Pays : FR Durée : 1h50 Note spectateur : Note presse :
Synopsis (Source Allociné) : Comme chaque année à la belle saison, le commissaire Paul Bellamy vient séjourner à Nîmes dans la maison de famille de sa femme Françoise qui rêve de croisières au bout du monde... Paul ne peut se passer de Françoise, mais il déteste les voyages. Un double prétexte le cloue sur place : l'arrivée inopinée de Jacques son demi-frère, aventurier au petit pied, porté sur la bouteille ; et l'apparition d'un homme aux abois qui lui réclame sa protection. Dans son désir empathique d'aider les uns et les autres, si possible en restant sur place, Paul leur consacrera son temps et ses efforts. Sa curiosité naturelle à enquêter y trouvera son compte. Sa position de frère aîné lui donnera davantage de fil à retordre...
L'homme aux abois dont Paul va s'occuper, c'est Noël Gentil, un quadragénaire effrayé qui se terre dans un motel des faubourgs. Endetté jusqu'au cou, dans l'impossibilité de payer les crédits de la maison où vit son épouse, il se ronge de ne pouvoir honorer la promesse faite à sa maîtresse de l'emmener au bout du monde.
Noël Gentil craint la police. Il craint de se montrer. Il craint d'avoir tué. Qui ? Il ne dit pas. Cantonné dans l'angoisse et les approximations, il intéresse Bellamy au plus haut point...
C'est une enquête en solo que Paul va mener, secondé par Françoise son épouse, que l'histoire stimule et mobilise, redonnant par la même occasion un coup de fouet à leur couple tandem dont Jacques le frère cadet, amoureux de Françoise et envieux de son frère, est horriblement jaloux...
Il est plus facile d'aider les autres que les membres de sa famille, c'est une des clés du film...
Ma critique : Je ne suis pas un fana de Depardieu ni de Clovis Cornillac mais bon c'est un Chabrol et la critique des "Cahiers" était bonne. De même, toujours dans les "Cahiers" l'interview croisée de Chabrol et de Depardieu montrait une complicité amusante. J'avais donc envie de voir ce film. En fait, je pense que Chabrol est bon quand il décrit la haute et moyenne bourgeoisie de province mais là il s'intéresse à la vie d'un commissaire de police qui semble bien connu du public. Le cinéaste mêle deux histoires : une enquête policière pas vraiment intéressante et le rapport entre les deux frères (Cornillac et Depardieu), leurs oppositions, leurs différences. On s'aperçoit seulement à la fin (en tout cas moi) que c'est cette deuxième histoire qui est la plus importante. Malheureusement, elle se retrouve trop en mineure par rapport à l'enquête policière et se fait oublier par moments et c'est là que le film est un peu raté.
Genre : Comédie Réalisateur : G. Heslov Acteurs : G. Clooney,   E. McGregor Année de production 2009 Pays : US Durée : 1h30 Note spectateur : Note presse :
Synopsis (Source Allociné) : Bob Wilton, un journaliste désespéré fait l'heureuse rencontre de Lyn Cassady, un soldat aux pouvoirs paranormaux combattant le terrorisme. Ils se rendent ensemble en Irak ou ils rencontrent Bill Django, le fondateur de l'unité, et Larry Hooper, soldat de l'unité qui dirige une prison.
Ma critique : Il faut que je remercie ici vivement Fred de m'avoir entraîné pour aller voir ce film. Pour une fois, je n'ai pas fait mon difficile et je me suis dit qu'il fallait être de temps en temps cinématographiquement sociable. Grâce à Fred, j'ai enfin pu mettre un zéro étoile à un film ce que je n'avais pas fait depuis longtemps. Ce film est du vrai Canada Dry : ça a la couleur des Coen (notamment grâce à George Clooney), ça a l'odeur des Coen (essai de gags au second degré) mais ce n'est pas un film des frères Coen. C'en est même très loin. Le premier degré est crétin, ça c'est à peu près normal mais le deuxième l'est encore plus. Ce qui est intéressant dans ce genre d'humour, c'est lorsqu'il atteint le non-sens comme par exemple avec les Monty Python. Ici, cela atteint la pitrerie digne de "La soupe aux choux" (avec les pets en moins…). On sourit plus que l'on ne rit, heureusement que cela ne dure qu'une heure et demie.
Genre : Comédie musicale Réalisateur : G. Cukor Acteurs : A. Hepburn,   R. Harrison Année de production 1964 Pays : US Durée : 2h40 Note spectateur : Note presse : -
Synopsis (Source Allociné) : Un eminent professeur de phonetique rencontre en 1912, pres de Covent Garden, une fort jolie petite marchande de fleurs. Il decide d'en faire une grande dame.
Ma critique : Je crois bien que je ne l'avais jamais vu. Je me souvenais de la scène des billes dans la bouche mais pas d'autre chose. C'est un film amusant même si la comédie musicale n'est pas mon genre de prédilection ; ça rallonge énormément un film et n'apporte souvent pas grand-chose. Au delà de la comédie, il faut y voir la critique du matérialisme qui corrompt et aliène (voir le père qui devient subitement riche mais n'en devient pas plus heureux) mais aussi de cette haute bourgeoisie qui manipule Eliza comme si c'était un être inanimé. Le vrai bonheur n'est pas dans les possessions matérielles et quand on a tout, on peut être finalement amené à ne trouver rien d'autre que des jeux de manipulations pour satisfaire son ego. La mise en scène est très théâtrale (c'est un peu normal puisque le film est adapté d'une pièce de théâtre) et par moment la chorégraphie est très présente notamment dans les très belles scènes de courses de chevaux à Ascot.
Genre : Aventure Réalisateur : L. Besson Acteurs : JM. Barr,   J. Reno Année de production 1988 Pays : FR, US Durée : 2 h 12 Note spectateur : Note presse : -
Synopsis (Source Allociné) : La rivalité de deux enfants, dans la mer, en Grèce, qui se poursuit lorsqu'ils sont adultes. Lequel des deux plongera le plus loin et le plus profond ? Leurs amours, leurs amitiés, avec les humains et avec les dauphins, à la poursuite d'un rêve inaccessible.
Ma critique : C'est le premier film que je me suis acheté en vidéo (en cassette, pas en DVD. C'était il y a bien longtemps). Je pense qu'alors j'étais sorti de l'adolescence depuis peu de temps ; ce genre de film me plaisait encore. En le revoyant, je fais trois constats :
- Je connais le film par coeur, j'ai dû le voir pas mal (un peu trop) de fois. Ici c'était la version longue (que je n'ai vu qu'une fois auparavant) et je n'ai pas eu de mal à détecter les écarts.
- Ce film n'est qu'un immense vidéo-clip où s'enchaînent des petites saynètes autonomes.
- Ce film (comme beaucoup d'autres films de Luc Besson) a énormément vieilli (ou c'est moi alors qui ait vieilli), c'est du kitschissime tellement révélateur des années quatre-vingt.
En fait, je pense que Luc Besson n'a jamais dépassé le stade du film d'ados ; moi j'ai passé ce cap depuis bien longtemps et les scènes d'amour (soi-disant) torrides entre Rosanna Arquette et Jean-Marc Barr me font plutôt bailler qu'autre chose. Je n'ai même pas réussi à aller jusqu'au bout des deux heures quarante-cinq de cette version longue. En fait, ce qu'a montré Luc Besson, c'est qu'en France on pouvait faire un cinéma, rentable, populaire comme à Hollywood comme le montre le grand succès d'Europa et c'est là sa grande réussite. Malheureusement, tout ceci s'est fait aux dépens de la qualité, en nivelant par le bas. Tout le monde n'est pas Chaplin...
Genre : Thriller, Drame Réalisateur : C. Laughton Acteurs : R. Mitchum,   S. Winters Année de production 1955 Pays : US Durée : 1h33 Note spectateur : Note presse : -
Synopsis (Source Allociné) : Un prêcheur inquiétant poursuit dans l'Amérique rurale deux enfants dont le père vient d'être condamné pour vol et meurtre. Avant son incarcération, le père leur avait confié dix milles dollars, dont ils doivent révéler l'existence à personne. Pourchassés sans pitié par ce pasteur psychopathe et abandonnés à eux-mêmes, les enfants se lancent sur les routes.
Ma critique : Ce qui m'a le plus surpris dans ce film, c'est son esthétisme. C'est le seul film de Charles Laughton mais il maîtrise parfaitement le noir et blanc, la lumière est très belle, il y a aussi des plans bien composés comme celui montrant des enfants au premier plan avec en fond le cavalier et son cheval en ombre chinoise. On sent aussi que le cinéaste s'amuse avec par exemple ses plans tournés d'hélicoptère au début du film ou bien encore avec les gros plans sur des animaux à la manière d'un reportage animalier. Tout ça me fait oublier un peu l'histoire qui est pourtant étonnante, surprenante, dérangeante : le vain acharnement du pasteur à poursuivre les deux enfants pour leur emparer un magot ; encore un film sur un vrai raté machiavélique.
Genre : Drame Réalisateur : J. Mankewicz Acteurs : A. Gardner,   H. Bogart Année de production 1954 Pays : US Durée : 2h08 Note spectateur : Note presse : -
Synopsis (Source Allociné) : A l'enterrement de Maria Vargas, sous la pluie, Harry Dawes se souvient...
Engagé par le producteur Kirk Edwards pour réaliser un film, ils découvrent leur vedette un soir dans un cabaret de Madrid: Maria Vargas. La danseuse devient alors Maria Vargas, une star hollywoodienne adulée. Mais celle-ci se sent terriblement seule et rêve de rencontrer son prince charmant. Elle finit par le trouver sous les traits du conte Vincenzo Torlano-Favrini, un séduisant milliardaire. Ils se marient, mais Vincenzo cache un terrible secret...
Ma critique : Dans le dernier "Guide du cinéma" édité par Télérama dont je vous conseille l'achat (Cliquer ici, non je ne gagne rien si vous cliquez sur ce lien), il est écrit qu'il faut retirer un T à la note (les films sont notés de 0 à 4 "T") si le film est en version doublée. J'en ai constaté l'effet : je ne sais pas ce qui s'est passé mais au milieu du film - que je regardais sur le câble - la bande son est subitement passée au français et comme j'enregistrais le film je n'ai pas osé trafiquer avec ma télécommande. Bref, mon attention s'est pas mal relâchée par la suite. Le traitement de l'histoire est assez classique : des flash-backs fait par différents personnages lors de l'enterrement de la Comtesse et relatant les différents étapes de sa vie. Mais finalement, la vie de la Comtesse, on s'en fiche un peu, c'est un peu comme dans "La recherche du temps perdu", ce qui fait la richesse du film, ce sont tous ces petits à-côtés, ces digressions qui nous font réfléchir au cinéma et à la vie. Comme quoi, à Hollywood, on peut allier grand public et richesse du message.
Genre : Drame Réalisateur : C. Chabrol Acteurs : I. Huppert,   S. Bonnaire Année de production 1994 Pays : FR, All Durée : 1 h 51 Note spectateur : Note presse : -
Synopsis (Source Allociné) : Sophie, bonne analphabète et secrète mais dévouée, est engagée au service d'une famille bourgeoise de Saint-Malo. Son amitié avec la postière, curieuse et envieuse, va déclencher une série de drames.
Ma critique : Evidemment, lorsqu'il y a mes deux actrices françaises préférées (je veux parler d'Isabelle Huppert et Sandrine Bonnaire), ça aide… Ce film, c'est la vision de la famille Le Quesnoy version Chabrol ; cette famille est une caricature de la bourgeoisie : la fille gentille un peu nunuche qui se fait faire un enfant par son copain, le fils cool et un peu rebelle, le papa fan d'opéra, la maman qui croit travailler en s'occupant d'une galerie d'art où jamais personne ne passe. Arrive alors Jeanne et Sophie, un peu marginales, l'une expansive et un peu fofolle, l'autre plus taciturne mais ne cachant pas moins de secrets. Le cocktail est détonant. On peut s'étonner de la fin lors du premier visionnage (et oui, je l'ai vu au moins trois fois) mais finalement, cette fin est la plus logique.
Genre : Policier Réalisateur : C. Chabrol Acteurs : S. Bonnaire,   J. Gamblin Année de production 1998 Pays : FR Durée : 1h53 Note spectateur : Note presse :
Synopsis (Source Allociné) : Des enfants découvrent dans un port de Bretagne le corps d'Eloïse, dix ans. Elle a été étranglée. La première personne interrogée par Frédérique Lesage, jeune commissaire récemment promue est René, professeur de dessin, dernière personne a avoir vu Eloïse. René et sa femme, Viviane, infirmière à domicile, sont bien acceptés dans le village, mais ce ne sont pas des natifs. Germain-Roland Desmot, écrivain à succès surmédiatisé, est la star du pays. Viviane se laisse charmer. La rumeur à propos de René s'amplifie quand une seconde mort violente finit de tétaniser la ville.
Ma critique : Dans ce film, j'ai été étonné de la façon de faire le cadre ; je ne l'ai jamais remarqué dans d'autres films de Chabrol. C'est tourné très près des acteurs notamment lorsqu'ils sont deux à apparaître sur l'écran ; on les sent enfermés pris en légère plongée ou contre-plongée suivant les plans. Le film porte bien son nom : il y a le mélange des petits mensonges du quotidien et des mensonges liés au meurtre de la petite fille. C'est pas mal fait même si je trouve que le dénouement est un peu rapide. Ce qui m'a un peu énervé dans le film, c'est la voix de Valeria Bruni-Tedeschi : trop aiguë et faible, j'ai dû tendre plusieurs fois l'oreille pour entendre ce qu'elle disait.
Genre : Historique, Drame Réalisateur : R. Bocsh Acteurs : M. Laurent,   J. Reno Année de production 2010 Pays : FR Durée : 1h55 Note spectateur : Note presse :
Synopsis (Source Allociné) : 1942.
Joseph a onze ans.
Et ce matin de juin, il doit aller à l'école, une étoile Jaune cousue sur sa poitrine...
Il reçoit les encouragements d'un voisin brocanteur. Les railleries d'une boulangère.
Entre bienveillance et mépris, Jo, ses copains juifs comme lui, leurs familles, apprennent la vie dans un Paris occupé, sur la Butte Montmartre, où ils ont trouvé refuge.
Du moins le croient-ils, jusqu'à ce matin de 16 juillet 1942, ou leur fragile bonheur bascule...
Du Vélodrome d'Hiver, où 13 000 raflés sont entassés, au camp de Beaune-La-Rolande, de Vichy à la terrasse du Berghof, La Rafle suit les destins réels des victimes et des bourreaux.
De ceux qui ont orchestré.
De ceux qui ont eu confiance.
De ceux qui ont fui.
De ceux qui se sont opposés.
Tous les personnages du film ont existé.
Tous les évènements, même les plus extrêmes, ont eu lieu cet été 1942.
Ma critique : C'est très dur de noter ce type de film. C'est un peu comme avec "Shoah" de Claude Lanzmann. Cinématographiquement, c'est proche de zéro. Le zoom arrière sur le Vel d'Hiv avec les violons poussés au maximum, le manichéisme entre les méchants policiers obéissants et les gentils pompiers qui donnent de l'eau aux futurs déportés, Jean Reno proche de la crédibilité zéro en médecin juif qui ne perd pas un gramme lors de son internement à Beaune-la-Rolande… Heureusement il y a Mélanie Laurent et la muisque de Débussy sur la fin pour sauver le tout. Ma note ne reflète évidemment rien de l'aspect cinématographique de ce film, il salue le devoir de mémoire. Juste après avoir vu le film, je suis passé rue Nélaton, là où était le Vel d'Hiv, il y a juste une petite plaque rappelant la rafle :
C'est l'intérêt de ce genre de film : garder le souvenir de ce qui s'est passé il y a un peu plus de soixante ans, au delà des violons larmoyants et des lumières du cinéma. Il faut se rappeler que la photo du gendarme surveillant le camp de Pithiviers montrée dans "Nuit et Brouillard" d'Alain Resnais a été interdite pendant des années. Quelques jours après avoir vu "Le jeu de la mort" rappelant l'expérience de Milgram, ce film nous rappelle que des français ont aussi participé à cette "catastrophe", ont obéi à un ordre abject et inhumain. Ce qui est dommage c'est que le film ne traite pas de la foule des indifférents. C'était la majorité des français. J'ai vu aussi vu il y a quelques jours une survivantes du Vel d'Hiv interrogée dans une émission de télévision ; elle disait que les riverains applaudissaient lorsqu'ils étaient emmenés par les policiers, elle ne savait pas qui ils applaudissaient : les juifs pour montrer leur soutien ou les policier pour souligner leur approbation. Nul ne saura.
Genre : Comédie dramatique Réalisateur : D. Boyle Acteurs : D. Patel,   M. Drake Année de production 2008 Pays : US, UK Durée : 2h Note spectateur : Note presse :
Synopsis (Source Allociné) : Jamal Malik, 18 ans, orphelin vivant dans les taudis de Mumbai, est sur le point de remporter la somme colossale de 20 millions de roupies lors de la version indienne de l'émission Qui veut gagner des millions ? Il n'est plus qu'à une question de la victoire lorsque la police l'arrête sur un soupçon de tricherie.
Sommé de justifier ses bonnes réponses, Jamal explique d'où lui viennent ses connaissances et raconte sa vie dans la rue, ses histoires de famille et même celle de cette fille dont il est tombé amoureux et qu'il a perdue.
Mais comment ce jeune homme est-il parvenu en finale d'une émission de télévision ? La réponse ne fait pas partie du jeu, mais elle est passionnante.
Ma critique : Méga-archi-connu mais je ne l'ai pas vu lors de sa sortie au cinéma. Ce qui est intéressant dans ce film, c'est tout ce qui se passe autour de la petite histoire du jeu "Qui veut gagner des millions" : on y voit la dureté et la violence de la vie des bidonvilles de Bombay. C'est quelque chose que l'on s'imagine beaucoup plus dans les favelas de Rio mais pas du tout en Inde ; c'est quelque chose que l'Inde cherche à cacher (je n'ai rien vu de cela lors de mes séjours à Bombay mais bon, je ne me suis pas trop éloigné des zones touristiques) et c'est probablement ce qui a fait que ce film a été si décrié en Inde.
Genre : Science-fiction Réalisateur : Z. Snyder Acteurs : J.E. Haley,   P. Wilson Année de production 2009 Pays : US, UK Durée : 2h43 Note spectateur : Note presse :
Synopsis (Source Allociné) : Aventure à la fois complexe et mystérieuse sur plusieurs niveaux, "Watchmen - Les Gardiens" - se passe dans une Amérique alternative de 1985 où les super-héros font partie du quotidien et où l'Horloge de l'Apocalypse -symbole de la tension entre les Etats-Unis et l'Union Soviétique- indique en permanence minuit moins cinq. Lorsque l'un de ses anciens collègues est assassiné, Rorschach, un justicier masqué un peu à plat mais non moins déterminé, va découvrir un complot qui menace de tuer et de discréditer tous les super-héros du passé et du présent. Alors qu'il reprend contact avec son ancienne légion de justiciers -un groupe hétéroclite de super-héros retraités, seul l'un d'entre-eux possède de véritables pouvoirs- Rorschach entrevoit un complot inquiétant et de grande envergure lié à leur passé commun et qui aura des conséquences catastrophiques pour le futur. Leur mission est de protéger l'humanité... Mais qui veille sur ces gardiens ?
Ma critique : J'ai découvert la BD grâce à mon ami David. Ce n'est pas le genre de BD que j'aime de prime abord, je préfère les dessins un peu plus recherchés comme ceux de Janjetov ou Gimenez. En fait, j'ai adoré cette BD : elle est d'une richesse incroyable, non linéaire sans être tordue, et mérite une relecture pour aller encore plus loin (ce que je n'ai pas encore fait). Lorsque le même David m'a proposé de le voir au cinéma, j'ai refusé : trop long. JE n'avais pas envie de passer ma soirée devant un écran de cinéma. Puis, j'a retrouvé le film dans la programmation d'un trajet en avion pendant mes vacances (il y avait douze heures d'avion, donc j'avais pas mal de temps à tuer sachant que je n'arrive pas vraiment à dormir dans l'avion). Mais, j'ai craqué au bout d'une demie-heure : trop long, aucun intérêt de le voir devant un écran aussi minuscule. Enfin, il y a une semaine, je me suis (enfin) équipé en full HD. Le premier disque Blu-Ray que j'ai acheté est "Watchmen". J'avais encore quelques appréhensions. Mais quel plaisir de voir ce film sur un écran de plus de deux mètres de large (j'ai un vidéoprojecteur, c'est bien mieux qu'un écran plat). Le film arrive à rendre toute la richesse de la BD avec un petit bémol sur sa longueur : il aurait peut-être mérité un quart d'heure de moins à son début. Quoique… C'est aussi pour ses digressions que ce film est intéressant, il ne se concentre pas uniquement sur l'histoire principale mais divague et nous fait réfléchir sur le sens de la vie, la mécanique quantique…
Genre : Drame Réalisateur : L. von Trier Acteurs : Björk,   C. Deneuve Année de production 2000 Pays : Suède, Danemark Durée : 2 h 19 Note spectateur : Note presse :
Synopsis (Source Allociné) : Selma Jezkova, emigrée tchèque et mère célibataire, travaille dans une usine de l'Amérique profonde. Elle trouve son salut dans sa passion pour la musique, spécialement les chansons et les danses des grandes comédies musicales hollywoodiennes. Selma garde un lourd secret : elle perd la vue et son fils Gene connaîtra le même sort sauf si elle réussit à mettre assez d'argent de côté pour lui payer une opération. Quand un voisin aux abois accuse a tort Selma d'avoir volé ses économies, le drame de sa vie s'intensifie pour se terminer en final tragique.
Ma critique : C'est un des films les plus accessibles de Lars von Trier (allez voir "Epidemic" ou "Element of crime" vous verrez la différence) mais cela ne veut pas dire qu'il soit de moindre qualité. C'est encore un tragédie très simple comme je les aime bien. En une journée tout s'abat sur la tête de la pauvre héroïne : elle perd son job, devient définitivement aveugle, se fait voler son argent. Björk amène une fraîcheur au film et évidemment sa très belle voix apporte énormément, moi qui n'aime pas les comédie musicales (je ne suis pas sûr d'ailleurs que l'on puisse appeler ce film une comédie musicale), j'ai été conquis. Le seul truc qui m'ait énervé, c'est ce côté caméra sur l'épaule, tremblotant qui donne mal au coeur au bout d'un moment. Je ne pense pas qu'il ait été nécessaire d'aller aussi loin.
Genre : Aventure Réalisateur : S. Spielberg Acteurs : H. Ford,   C. Blanchett Année de production 2008 Pays : US Durée : 2h03 Note spectateur : Note presse :
Synopsis (Source Allociné) : La nouvelle aventure d'Indiana Jones débute dans un désert du sud-ouest des Etats-Unis. Nous sommes en 1957, en pleine Guerre Froide. Indy et son copain Mac viennent tout juste d'échapper à une bande d'agents soviétiques à la recherche d'une mystérieuse relique surgie du fond des temps. De retour au Marshall College, le Professeur Jones apprend une très mauvaise nouvelle : ses récentes activités l'ont rendu suspect aux yeux du gouvernement américain. Le doyen Stanforth, qui est aussi un proche ami, se voit contraint de le licencier. A la sortie de la ville, Indiana fait la connaissance d'un jeune motard rebelle, Mutt, qui lui fait une proposition inattendue. En échange de son aide, il le mettra sur la piste du Crâne de Cristal d'Akator, relique mystérieuse qui suscite depuis des siècles autant de fascination que de craintes. Ce serait à coup sûr la plus belle trouvaille de l'histoire de l'archéologie. Indy et Mutt font route vers le Pérou, terre de mystères et de superstitions, où tant d'explorateurs ont trouvé la mort ou sombré dans la folie, à la recherche d'hypothétiques et insaisissables trésors. Mais ils réalisent très vite qu'ils ne sont pas seuls dans leur quête : les agents soviétiques sont eux aussi à la recherche du Crâne de Cristal, car il est dit que celui qui possède le Crâne et en déchiffre les énigmes s'assure du même coup le contrôle absolu de l'univers. Le chef de cette bande est la cruelle et somptueuse Irina Spalko. Indy n'aura jamais d'ennemie plus implacable... Indy et Mutt réuissiront-ils à semer leurs poursuivants, à déjouer les pièges de leurs faux amis et surtout à éviter que le Crâne de Cristal ne tombe entre les mains avides d'Irina et ses sinistres sbires ?
Ma critique : Rien que le titre, ça donne pas envie. Cela me fait penser à ces titres à rallonge de films ringards de Max Pécas "On se calme et on boit frais à Saint-Tropez". Je me suis posé la question en voyant ce film lequel des opus je préférais. Tout en continuant ma réflexion, j'ai réalisé que le gros problème de cette série, c'est que c'est complètement ringard. "Les aventuriers de l'arche perdu" avaient l'avantage d'avoir un peu renouvelé et rafraîchi les film d'aventures mais depuis, les auteurs n'ont pas chercher à progresser et se retrouvent complètement dépassés par des films comme "Benjamin Gates" par exemple. En fait, il faut regarder ce film sans chercher à comprendre, juste voir les images, le scénario est tellement tordu que cela ne vaut pas le coup de brûler du glucose pour faire fonctionner ses neurones. Enfin, je ne féliciterai pas le responsable du casting : Cate Blanchett est absolument complètement nulle dans son rôle d'agent occulte russe.
Genre : Historique, Guerre Réalisateur : S. Bodrov Acteurs : T. Asano,   H. Sun Année de production 2007 Pays : Russie, Kazakstan, A Durée : 2h04 Note spectateur : Note presse :
Synopsis (Source Allociné) : L'incroyable destinée de Gengis Khan. De son vrai nom Temudgin, ce légendaire chef des forces armées mongoles fut l'un des plus grands conquérants de l'histoire de l'humanité. Entre la fin du XIIe et le début du XIIIe siècle, il réussit à unir les tribus mongoles et créa un empire colossal comparable en taille à celui d'Alexandre le Grand.
Ma critique : Je ne connaissais pas l'histoire de Gengis Khan mais évidemment ce n'est pas avec ce genre de films que j'allais me faire une bonne idée. Alors je suis allé faire un tour sur Wikipedia. Le film a l'air assez conforme à la réalité (sauf le long enfermement de Gengis Khan par les chinois). Mais comme d'habitude dans ce genre de film grand public, il y a une thèse sous-jacente : ici, c'est l'influence et l'amour pour sa femme qui aurait guidé tout le début de sa vie et conduit au début de la création de son empire. Le film s'arrête d'ailleurs assez tôt dans la biographie de Gengis Khan, tout a été dit en montrant sa lente ascension vers le pouvoir. Est-ce que ceci est conforme à la réalité, je n'en sais trop rien mais bon, cela donne un peu de piment à l'histoire. Et après ? Rien de bien nouveau : des batailles sanglantes avec des ralentis esthétisants. Si, une chose quand même, les paysages des steppes mongoles sont superbes, cela donne envie d'y aller.
Genre : Comédie dramatique Réalisateur : M. Gondry, L. Carax, JH. Bong Acteurs : A. Fujitani,   R. Kase Année de production 2008 Pays : FR, Japon, Corée, Al Durée : 1h45 Note spectateur : Note presse :
Synopsis (Source Allociné) : Le film est composé de trois chapitres, chacun d'entre eux étant librement inspiré par Tokyo et tourné au coeur de la ville...
Interior Design de Michel Gondry :
Un jeune couple tente de s'installer à Tokyo. L'ambition du jeune homme est claire, devenir réalisateur. Quant à sa compagne, plus indécise, elle a le sentiment diffus de perdre le contrôle de sa vie. Tous les deux se noient dans cette ville sans repères, jusqu'à ce que la jeune femme, trop seule, devienne l'objet d'une étrange transformation...
Merde de Leos Carax :
Une ignoble créature sème la panique et la mort dans les rues de Tokyo. Les médias la surnomme "La Créature des égouts". L'armée finit par la capturer. Il s'agit d'un homme d'une civilisation inconnue, qui se fait appeler Merde. Son procès déchaîne les passions.
Shaking Tokyo de Bong Joon-ho :
Depuis plus de dix ans, il est hikikomori. Il vit enfermé dans son appartement, réduisant au strict minimum tout contact avec le monde extérieur. Lorsque la livreuse de pizza s'évanouit chez lui durant un tremblement de terre, l'impensable arrive, il tombe amoureux. Peu après il apprend que la jeune fille devient hikikomori à son tour. Osera-t-il franchir la porte qui sépare son appartement du reste du monde ?
Ma critique : Evidemment, rien qu'avec le titre, cela me donnait envie de le voir. J'ai été complètement surpris par ce film. D'abord, c'est un film à sketches (trois réalisateurs réalisent chacun une partie n'ayant rien à voir avec l'autre), genre mineur et souvent prétexte d'offensive marketing utilisant les noms des réalisateurs comme argument de vente. Ici, les trois films sont assez surprenants et montrent trois aspects de Tokyo : la difficulté matérielle d'y vivre, les attaques de monstres, le développement de la vie virtuelle. Le premier démarre assez classiquement par la difficulté d'installation d'un jeune couple et Tokyo et glisse vers le surréalisme lorsque l'héroïne se transforme en chaise donnant enfin ainsi un sens et une utilité à sa vie. Le deuxième commence déjà de manière bizarre avec une sorte de SDF qui déambule dans les rues de Ginza et se nourrit de fleurs, et finalement fait sauter tout le monde à coups de grenades. Lorsqu'arrive l'avocat (Jean-François Balmer), alors là cela devient un délire total quand ils s'expriment tous les deux dans une langue ridicule. Le troisième aborde le sujet des "Hikikomori" ces jeunes adultes qui vivent reclus dans leur chambre. Le héros, enfermé chez lui depuis dix ans, se décide enfin à sortir pour retrouver une belle livreuse de pizza et s'aperçoit alors que toute la ville est devenue comme lui. Seul un tremblement de terre (ça m'a rappelé des souvenirs…) faisant sortir tout le monde de la rue les ramène à la vie réelle. Bref, trois films différents, superbes, qui suscitent la réflexion, tout ce que j'aime.
Genre : Historique, Drame Réalisateur : J. Mankiewicz Acteurs : E. Taylor,   R. Burton Année de production 1963 Pays : US Durée : 3h53 Note spectateur : Note presse : -
Synopsis (Source Allociné) : Version intégrale de cette reconstitution historique conçue avec tout le faste nécessaire de la célèbre histoire de la célèbre reine et amante, Cléopâtre, qui sans coup férir coucha dans son lit rien moins que César et Marc-Antoine. L'histoire de son rêgne, l'histoire d'Alexandrie et de Rome menée d'une main de maître par Manckiewicz.
Ma critique : Ce film est un monument, il fallait donc bien que je le visionne malgré sa longueur (près de quatre heures). C'est le film de tous les superlatifs : il a failli mettre en faillite la Fox, il a été un des plus chers du cinéma et a finalement réussi à être rentable dans la durée, il a été interrompu à de nombreuses reprises (chamailleries des premiers réalisateurs, maladie d'Elisabeth Taylor,…), il y a eu plus de deux ans de tournage. Et alors, pour quel résultat ? Un truc très long, où l'on voit que l'argent a été dépensé sans compter, des scènes grandioses (comme l'arrivée de Cléopâtre à Rome) et surtout une très très belle actrice (Elisabeth Taylor of course). Je pense que la grosse erreur de la production a été de ne pas suivre la volonté du réalisateur qui voulait couper le film en deux : "César et Cléopâtre" et "Antoine et Cléopâtre", cela aurait été assez malin car la rupture entre les deux parties est vraiment évidente. Peut-être qu'a l'époque c'était plus sûr afin d'assurer la rentabilité du film. Aujourd'hui on ne ferait plus pareil, la mode est aux trilogies ou aux films en deux parties. C'est bien dommage car j'ai regardé la deuxième partie d'un oeil un peu plus distrait, j'aurais dû faire une pause. Finalement ce souhait de la démesure transforme ce film en animal de foire.
Genre : Comédie dramatique Réalisateur : E. Scolla Acteurs : N. Manfredi,   F. Anniballi Année de production 1976 Pays : ITL Durée : 1h51 Note spectateur : Note presse :
Synopsis (Source Allociné) : Dans un bidonville à Rome, Giacinto règne en tyran sur sa nombreuse famille. Tous acceptent son autorité et sa mauvaise humeur, car le patriarche possède un magot que chacun espère lui voler. Chaque jour, il lui faut trouver de nouvelles cachettes et défendre son bien fusil en main. Lorsqu'il décide d'installer sa concubine dans le baraquement, la révolte gronde...
Ma critique : Ce film est superbe, il montre une famille de ratés complets, pires que les "Groseille" dans "La vie est un long fleuve tranquille", qui habite dans un bidonville en banlieue de Rome. Rien que le premier plan est magnifique : on voit la caméra se balader au milieu de la tribu qui peuple la petite maison faite de bric et de broc ; le décor est planté, bienvenue chez les ratés. En exagérant (probablement du moins, je l'espère) chacun des membres de la famille : le travesti qui se prostitue et qui prend sa belle-soeur alors qu'elle se lavait les cheveux, la fille qui pose dans des magazines pour hommes, le fils supporter de l'équipe de football de Rome, la mémé plantée à regarder la mire fixe de la télévision, le maître de maison veillant jalousement sur son trésor et prêt à sauter sur tout ce qui bouge… C'est une caricature mais je pense que le cinéaste l'a aussi fait pour décrire la société prolétarienne italienne des années soixante-dix et cela ne donne pas envie. La caméra joue avec les acteurs par moments complice, par moments présentant l'action sous forme d'un documentaire. C'est de la grande comédie sociale.
Genre : Drame, Romance Réalisateur : W. Wenders Acteurs : B. Ganz,   P. Falk Année de production 1987 Pays : All, FR Durée : 2h10 Note spectateur : Note presse : -
Synopsis (Source Allociné) : Des anges s'intéressent au monde des mortels, ils entendent tout et voient tout, même les secrets les plus intimes. Chose inouïe, l'un d'entre eux tombe amoureux. Aussitôt, il devient mortel. Un film sur le désir et sur Berlin, "lieu historique de vérité".
Ma critique : "Als das Kind Kind war", cette phrase trotte dans ma tête depuis que j'ai vu ce film à sa sortie en 1987. Malheureusement la version que j'ai vue est en français, quel dommage ! C'est un film sur la ville de Berlin, partagée par le mur, meurtrie par la guerre comme le montre le premier plan pris de la célèbre église cassée. C'est aussi un film sur la vie intérieure telle que la voit les anges et finalement l'un d'entre d'eux devient tellement amoureux de cette vie et d'une de ses femmes qu'il traverse l'écran pour arriver dans la vie en couleur. C'est un film d'une richesse extrême mais c'est cette richesse qui est aussi sa faille, le message en devient trop complexe, elliptique et implicite (en tout cas pour moi...).
Genre : Biopic, Drame Réalisateur : M. Provost Acteurs : Y. Moreau,   U. Tukur Année de production 2008 Pays : FR Durée : 2h05 Note spectateur : Note presse :
Synopsis (Source Allociné) : En 1912, le collectionneur allemand Wilhelm Uhde, premier acheteur de Picasso et découvreur du douanier Rousseau, loue un appartement à Senlis pour écrire et se reposer de sa vie parisienne. Il prend à son service une femme de ménage, Séraphine, 48 ans. Quelque temps plus tard, il remarque chez des notables locaux une petite toile peinte sur bois. Sa stupéfaction est grande d'apprendre que l'auteur n'est autre que Séraphine. S'instaure alors une relation poignante et inattendue entre le marchand d'art d'avant-garde et la femme de ménage visionnaire.
Ma critique : Eh bien ça y est, je l'ai vu. Le film est intéressant lorsque le voit du point de vue du mécène qui traite son peintre-femme de ménage comme sa "chose" qu'il essaye de façonner quitte à la faire sombrer dans la folie. Il la collectionne comme il le fait de ses tableaux. En revanche, j'ai été surpris par la longue ellipse entre 1914 et 1927, je sais qu'elle correspond à la réalité mais vus les premiers rapports entre les deux personnages, j'aurais attendu que la marchand de tableaux mette plus d'énergie à la rechercher. C'est comme si, il retombait par hasard sur elle alors qu'il ne pensait plus vraiment à elle. Les tableaux de Séraphine m'ont fait penser à ceux que j'ai vus au Musée de l'Art Brut à Lausanne que je vous recommande d'aller voir (il est bien plus intéressant que le musée de l'Olympisme bien que moins connu). Ce musée présente les oeuvres d'handicapés mentaux mais aussi d'artistes qui se sont enfermés de manière obsessionnelle dans un style d'oeuvre quitte à la reproduire des milliers de fois ; c'est un peu la même chose avec les fleurs de Séraphine. C'est cette obsession que j'aurais souhaité voir plus nettement montrée dans ce film.
Genre : Drame Réalisateur : I. Bergman Acteurs : I. Landgré,   M. Löfgren Année de production 1946 Pays : Suède Durée : 1h33 Note spectateur : Note presse : -
Synopsis (Source Allociné) : Jenny vient de Stockholm pour retrouver sa fille Nelly, elevée dans un petit bourg par Ingeborg, jeune professeur de piano. Elle est rejointe par son amant Jack, un acteur raté. A l'occasion d'un bal organisé par le maire du village, Jack séduit Nelly.
Ma critique : C'est le premier long métrage de Bergman et on retrouve déjà tous les thèmes qu'il va développer tout au long de son oeuvre : les rapports humains, l'incommunicabilité. C'est l'histoire d'une adolescente partagée entre sa mère naturelle et sa mère adoptive (ou plutôt celle qui l'a élevée) et qui cherche un sens à son existence. Chacun entretient un lien de dépendance avec un des membres du quartet (la mère, sa fille, l'amant de sa mère, la mère adoptive). Les scènes de "crise" finales sont très belles, renforcées par les bruits du théâtre alentour en contrepoint de l'action principale. En revanche, les toutes dernières scènes sont assez étranges. Mais surtout, on ne voit pas la pression monter progressivement comme c'est le cas dans d'autres de Bergman comme "Cris et chuchotements".
Genre : Comédie dramatique Réalisateur : M. Mazrahi Acteurs : S. Signoret,   S. Ben Youb Année de production 1977 Pays : FR Durée : 1h35 Note spectateur : Note presse : -
Synopsis (Source Allociné) : L'histoire de Mme Rosa, vieille habitante de Belleville, et de ses proteges, les momes, dans un milieu difficile ou Arabes, Noirs, Juifs se cotoient.
Ma critique : C'est toujours difficile de voir un film après avoir lu le livre, surtout ce type de livre ; son intérêt tient aussi à la manière de s'exprimer de Momo. Or, mis à part à la fin du film, Momo ne parle pas tant que ça. Le cinéaste aurait pu choisir de faire une voix-off (j'ai souvent été assez critique vis-à-vis des voix-off mais là, cela aurait valu le coût). Autre déception : Simone Signoret, je ne l'ai jamais vraiment aimée même dans ses rôles jeunes comme "Casque d'or" et en lisant le livre je m'imaginais une femme énorme qui a du mal à faire deux pas de suite. Troisième déception : on ne voit que sur la fin la tendresse de Momo pour Rosa alors qu'elle est présente beaucoup plus tôt dans le livre. Pour finir sur le négatif, il y a un plan d'intérieur éclairé en lumière artificielle où l'on voit la lumière bleue provenant de l'extérieur ; c'est un problème de balance des blancs assez classique que je peux accepter quand je filme mais pas de la part d'un cinéaste professionnel (il suffit de mettre des filtres sur les fenêtres ou sur l'éclairage pour le transformer en lumière naturelle). Mais, peut-être était-ce volontaire ? Bon, passons au positif ! On retrouve quand même dans tout le film les réflexions sur les liens entre les juifs et les arabes avec le même humour qui permet de faire passer facilement les choses. Et dans tout le dernier tiers du film, on retrouve avec plaisir l'atmosphère du livre.
Genre : Drame Réalisateur : F. Fellini Acteurs : M. Mastroianni,   A. Aimée Année de production 1963 Pays : ITL, FR Durée : 2h18 Note spectateur : Note presse : -
Synopsis (Source Allociné) : Un cinéaste dépressif fuit le monde du cinéma et se réfugie dans un univers peuplé de fantasmes.
Ma critique : Après "La nuit américaine", voilà que j'enchaîne un autre film sur le cinéma. Cette fois-ci l'action se passe avant le tournage. Autant "La nuit américaine" est un superbe manifeste de la création cinématographique, autant "8 1/2" est un film magnifique sur l'inspiration, la créativité. Le cinéaste représenté par Mastroianni est hanté par ses souvenirs d'enfance, ses fantasmes, ses rêves, le film qu'il est en train d'écrire. Il a l'air complètement perdu au début du film, entouré par les acteurs, techniciens qui papillonnent autour de lui. Fellini nous livre comme Truffaut sa définition du producteur : "Perdre de l'argent fait partie du métier de producteur". Le cinéaste en profite aussi pour nous livrer une caricature des villes thermales assez amusante. C'est le final qui est le summum du film : le cinéaste, forcé par sa production de faire une conférence de presse, présente le décor hyper-coûteux fruit de son délire et n'a plus rien à dire puis le miracle s'accomplit et le film commence par la galerie de ses personnages avec en musique de fond le célèbre air de Nino Rota. Magnifique et unique !
Genre : Comédie musicale Réalisateur : P. Llyod Acteurs : M. Streep,   P. Brosnan Année de production 2008 Pays : US Durée : 1h50 Note spectateur : Note presse :
Synopsis (Source Allociné) : C'est en 1999, sur la ravissante île grecque de Kalokairi que l'aventure romantique commence, dans un hôtel méditerranéen isolé, la villa Donna, tenu par Donna, sa fille Sophie et le fiancé de Sophie, Sky. Juste à temps pour son mariage prochain, Sophie poste nerveusement trois invitations destinées à trois hommes bien différents dont elle pense que l'un d'eux est son père. De trois points du globe, trois hommes s'apprêtent à retourner sur l'île - et vers la femme - qui les avait enchantés 20 ans auparavant.
Ma critique : Bon, évidemment c'est une histoire à l'eau de rose pas vraiment captivante et même très cucul. Mais l'intérêt du film est tout autre, c'est d'abord la musique d'ABBA qui me rappelle des bons souvenirs et c'est ensuite les acteurs. Au début, je trouvais cela un peu ridicule de voir chanter Pierce Brosnan et les autres. Mais, il y a une actrice qui s'élève au-dessus du lot et qui est divine, c'est Meryl Streep et rien que pour ça, cela vaut le coût.
Genre : Musical Réalisateur : A. Crosland Acteurs : A. Jolson,   M. McAvoy Année de production 1927 Pays : US Durée : 1h42 Note spectateur : Note presse : -
Synopsis (Source Allociné) : Rabinowitz, chantre d'une synagogue, souhaite que son fils Jakie lui succede. Mais celui-ci prefere le jazz. Chasse par son pere, il devient celebre, maquille en noir, comme vedette de jazz, sous le nom de Jack Robin.
Ma critique : Celui-là, je voulais le voir depuis longtemps, il était sur ma liste de DVD à acheter. Je l'ai trouvé à la librairie de la Cinémathèque Française que je recommande d'ailleurs à tous les cinéphiles. J'étais allé voir auparavant l'expositions de la Cinémathèque sur "La lanterne magique". Allez-y, c'est une belle exposition, très bien faite comme souvent à la Cinémathèque. Les plaques peintes du 19ème siècle sont impressionnantes de détail. Il y avait aussi une démonstration d'un projecteur (j'ai oublié son petit nom) projetant des images peintes sur de la pellicule, assez amusant… Qu'a ce film de particulier ? C'est le premier film parlant de l'histoire du cinéma. C'était en 1927 ! Parlant est un bien grand mot, il faudrait plutôt dire chantant car mise à part quelques paroles dites par Jack (le chanteur de Jazz) tout le reste des dialogues est rendu par des intertitres, et il y en a beaucoup (trop). C'est comme si le cinéaste avait hésité à faire un film complètement parlant, c'est dommage. Le début du film m'a un peu surpris : un prélude musical de près de quatre minutes avec pour seul image un titre. Je me suis demandé s'il n'y avait pas un problème avec le DVD. J'ai eu déjà cette mésaventure avec "Macbeth" d'Orlon Welles, donc là j'ai attendu plus patiemment le lever de rideau. Au début, j'étais assez déçu, la première scène où l'on voir Jack enfant chantant est mal synchronisée. Puis lorsqu'apparaît Jack adulte, tout change. La qualité du film tient principalement dans Al Jolson, l'acteur principal. Il crève l'écran, sa voix est magnifique et la scène dans la synagogue à la fin du film le montrant chantant la prière de Yom Kippour est très émouvante. L'histoire est intéressante : un homme est partagé entre ses origines (chanter des chants religieux) et sa vocation (chanteur de Jazz) et ne sachant choisir entre les deux faisant le malheur de son père. Malheureusement ce thème n'est pas assez exploité ou plutôt exploité à la mode Hollywoodienne, c'est-à-dire un peu larmoyante et pleine de bons sentiments.
Genre : Comédie dramatique Réalisateur : S. Imamura Acteurs : M. Baisho,   K. Yakusho Année de production 1997 Pays : Japon Durée : 1h57 Note spectateur : Note presse : -
Synopsis (Source Allociné) : Takuro Yamashita est mis en liberté provisoire sous la responsabilité d'un bonze après avoir passé huit ans en prison pour le meurtre de sa femme. Ayant appris le métier de coiffeur au cours de sa détention, il décide de s'installer dans une friche industrielle non loin de Tokyo. Il est renfermé, ne parlant guère qu'à l'anguille qu'il a apprivoisée pendant ses années d'incarcération. Cependant, le salon, qu'il retape de ses mains, lui permettra de renouer des liens avec un groupe de petites gens alentour.
Ma critique : Le début est un peu gore et j'ai eu peur de me retrouver devant un film sanguinolent mais ce n'est pas le cas. Par la suite le film se concentre plus sur les relations de l'ancien criminel sorti de prison avec les autres : sa misanthropie qui l'amène à concentrer toute son attention sur quelque chose que l'on peut juger comme complètement insignifiante : une anguille. Et c'est là que commencent mes regrets : d'abord parce que je trouve que le cinéaste ne met pas assez l'accent sur cette relation et mise à part une scène intéressante sur le délire du criminel croyant voir les lettres dénonçant l'adultère de sa femme dans l'aquarium, il n'y a pas beaucoup de scène montrant l'homme et l'anguille tous les deux seuls. Mon autre regret, c'est que le film se déroule comme une vraie tragédie : quoi que puisse faire l'ancien détenu, il est condamné à devoir rencontrer les autres, à subir leur jugement. Tout comme l'éboueur, ancien détenu lui aussi, sa façon de vivre n'arrive pas à lui faire oublier son crime. Le hasard a mis sur sa route Keiko et en ne pouvant se détacher de lui, elle l'entraîne presque dans sa chute. Mais c'est là que le tragédie se termine puisque finalement tout semble rentrer dans l'ordre à la fin du film. J'ai bien aimé les scènes de nuit, les paysages sont très beaux. En revanche la mise en scène n'est pas toujours fantastique, notamment la scène finale de bagarre qui est un peu ridicule dans sa manière d'être filmée.
Genre : Comédie Réalisateur : T. Phillips Acteurs : B. Cooper,   E. Helms Année de production 2009 Pays : US Durée : 1h30 Note spectateur : Note presse :
Synopsis (Source Allociné) : Au réveil d'un enterrement de vie de garçon bien arrosé, les trois amis du fiancé se rendent compte qu'il a disparu 40 heures avant la cérémonie de mariage. Ils vont alors devoir faire fi de leur gueule de bois et rassembler leurs bribes de souvenirs pour comprendre ce qui s'est passé.
Ma critique : Je m'attendais à un film d'ados bien potache style "American Pie" (que je n'ai jamais vu d'ailleurs). C'est un peu comme ça au début : quatre copains qui vont aller faire un enterrement de vie de garçon à Las Vegas, rien de bien original. Mais l'idée amusante et ce qui change tout, c'est qu'après les toutes premières scènes on se retrouve projeté le lendemain, la chambre d'hôtel est devenue un vrai bazar et on ne sait pas ce qui s'est passé. Tout comme les personnages du film qui ont perdu la mémoire. Le film se transforme alors en sorte de film policier où les amis recherchent à reconstituer ce qui s'est passé la veille. Evidemment ce qu'ils ont fait ne vole pas très haut mais cela permet de peupler l'action de situations comiques qui m'ont bien fait rire. La morale : si vous ne voulez pas vous retrouver avec un tigre dans votre chambre d'hôtel, mieux vaut ne pas abuser des substances prohibées.
Genre : Comédie Réalisateur : R. Delattre Acteurs : JM. Bigard,   Doudi Année de production 2008 Pays : FR Durée : 2008 Note spectateur : Note presse :
Synopsis (Source Allociné) : Après sept années passées en prison, Mario Diccara est libre. N'ayant pas complètement réglé ses affaires avec le milieu, il demande à la seule personne de confiance qu'il connaisse, son frère Patrick, de lui trouver une planque pour se mettre au vert quelque temps.
Patrick, curé de son état, lui suggère de rejoindre le Père Etienne dans son petit village de l'Ardèche. Mario endosse donc la robe pour faire le voyage. Mais à l'arrivée, les ennuis commencent : le Père Etienne est décédé et les villageois prennent Mario pour le nouveau curé...
Ma critique : Bon là, la coupe est pleine. J'attribue un zéro étoile pour mon ras le bol des comédies françaises. Ici, cela se veut plein de bons sentiments avec une petite touche sur le conflit israélo-palestinien. Bref, ça se veut instructif. Au secours, cinéma français, reprenez-vous ! Où sont les successeurs de Renoir, Bresson, Truffaut ? Heureusement que Claude Chabrol est encore vivant !
Genre : Comédie Réalisateur : M. Delgado Acteurs : D. Bourdon,   B. Bejo Année de production 2007 Pays : FR Durée : 1h41 Note spectateur : Note presse :
Synopsis (Source Allociné) : Recruté comme directeur commercial Paris d'une entreprise américaine de pompes funèbres, Gabriel part trois mois en stage sur le terrain aux côtés de Gervais Bron, quinze ans de métier. Il parvient à dissimuler son nouveau job à ses parents et à son amoureuse, Claire, qui voient en lui un grand musicien, jusqu'au jour où il vend des obsèques à prix d'or à un vieux monsieur qui n'est autre que le grand-père de Claire...
Ma critique : Pauvre cinéma français ! Il en est réduit à faire des comédies pour exister. Toutes ces comédies utilisent les mêmes ressorts en les adaptant à un nouveau thème : aujourd'hui, les pompes funèbres ; demain, les huissiers de justice et après...
Genre : Science-fiction, Aventure Réalisateur : J. Cameron Acteurs : S. Worthington,   Z. Saldana Année de production 2009 Pays : US Durée : 2h41 Note spectateur : Note presse :
Synopsis (Source Allociné) : Malgré sa paralysie, Jake Sully, un ancien marine immobilisé dans un fauteuil roulant, est resté un combattant au plus profond de son être. Il est recruté pour se rendre à des années-lumière de la Terre, sur Pandora, où de puissants groupes industriels exploitent un minerai rarissime destiné à résoudre la crise énergétique sur Terre. Parce que l'atmosphère de Pandora est toxique pour les humains, ceux-ci ont créé le Programme Avatar, qui permet à des " pilotes " humains de lier leur esprit à un avatar, un corps biologique commandé à distance, capable de survivre dans cette atmosphère létale. Ces avatars sont des hybrides créés génétiquement en croisant l'ADN humain avec celui des Na'vi, les autochtones de Pandora.
Sous sa forme d'avatar, Jake peut de nouveau marcher. On lui confie une mission d'infiltration auprès des Na'vi, devenus un obstacle trop conséquent à l'exploitation du précieux minerai. Mais tout va changer lorsque Neytiri, une très belle Na'vi, sauve la vie de Jake..
Ma critique : Je rédige cette critique juste après avoir écrit celle de "Dancer in the dark" (qui paraîtra d'ici quelques semaines, eh oui, j'ai toujours une petite dizaine de critiques d'avance) et je m'aperçois que j'ai tendance à dénigrer les films Hollywoodiens grand public pour leur scénario basique et prévisible mais d'un autre côté j'écris que j'adore les tragédies "simples", "linéaires" où tout est écrit depuis le début, on sait que tout le monde va mourir, c'est donc aussi prévisible. Pas très cohérent tout ceci… Pour revenir à "Avatar" : oui tout est prévisible (je ne vous dirai rien…) et tout finit bien comme dans tous ces films à grand spectacle, certes James Cameron surfe sur la vague écolo, oui par moments le cinéaste en fait un peu trop avec la 3D et on se croit avec certaines scènes dans un show-room pour la 3D mais… les scènes d'action sont époustouflantes, l'effet 3D est impressionnant (bien plus que dans "Là-Haut") et l'histoire de la symbiose entre les habitants de la planète, les plantes et les animaux est bien construite, bref c'est Gaia que l'on sent tout au long du film sans être nommée. C'est du grand spectacle un peu pompier par moments à grand renfort de musique de James Horner mais c'est très touchant, donc c'est une très belle expérience que je vous recommande.
Genre : Fantastique, Action Réalisateur : G. Del Toro Acteurs : R. Perlman,   S. Blair Année de production 2008 Pays : All, US Durée : 1h58 Note spectateur : Note presse :
Synopsis (Source Allociné) : Après qu'une ancienne trêve établie entre le genre humain et le royaume invisible des créatures fantastiques ait été rompue, l'Enfer sur Terre est prêt à émerger. Un chef impitoyable qui règne sur le royaume d'en-dessous, renie ses origines et réveille une menace sans précédent : une armée de créatures que personne ne peut arrêter. Maintenant, il est temps pour le super héros le plus indestructible et le plus cornu de la planète de combattre un dictateur sans pitié et ses légions. Il peut être rouge, il peut avoir des cornes, il peut être mal compris, mais si vous voulez que le travail soit bien fait, appelez Hellboy.
Avec ses partenaires du Bureau de Recherche et de Défense Paranormal (B.P.R.D.), sa petite amie pyrokinésique Liz, l'aquatique et empathique Abe Sapien et le mystique protoplasmique Johann, le B.P.R.D voyagera entre notre monde et celui où voguent les créatures que ne peuvent pas voir les humains, où les créatures du monde fantastique sont devenues réelles. Hellboy, créature appartenant aux deux mondes qui n'est accepté dans aucun, devra choisir entre la vie qu'il connaît et une destinée incertaine qui l'attend.
Ma critique : Après "La momie 3 : la tombe de l'empereur dragon", voici "Hellboy II" qui traite la même histoire : le réveil d'une ancienne armée maléfique qui va détruire le monde. Ils ont dû utiliser les mêmes scénaristes, histoire de réduire les coûts. Si on peut parler de scénario, ça a ni queue ni tête mais en fait, on s'en fiche. Ce qui compte ce sont les effets spéciaux et les remarques à deux euros d'Hellboy. Assez pitoyable...
Genre : Policier Réalisateur : A. Hitchcock Acteurs : R. Donat,   M. Carroll Année de production 1935 Pays : UK Durée : 1h25 Note spectateur : Note presse : -
Synopsis (Source Allociné) : Un homme recherche pour le meurtre d'une Mata-Hari est poursuivi par un groupe d'espions nazis, mais aussi par la police britannique.
Ma critique : ça y est ! Enfin, je l'ai vu. Pour ceux qui lisent régulièrement mes critiques, vous vous rappellerez peut-être de ma déception en avril dernier lorsque j'étais tombé par erreur sur le remake de ce film. On voit la différence. Cela commence par des plans rasants montrant uniquement le bas des jambes des acteurs un peu comme dans "L'inconnu du Nord-Express". En fait, il y a plein de petites recherches visuelles et sonores qui font qui ce film est bien meilleur que son remake. Le format, très court, seulement une heure vingt, rend ce film agréable, simple, linéaire même si je regrette que la scène finale dans le Music-Hall soit si courte, elle perd en tension dramatique et en suspense. Enfin, le mélange du genre policier et de l'humour lié à la relation entre les deux héros est bien faite et donne un fraîcheur au film.
Genre : Comédie dramatique Réalisateur : F. Truffaut Acteurs : F. Truffaut,   J. Bisset Année de production 1973 Pays : FR Durée : 1h55 Note spectateur : Note presse : -
Synopsis (Source Allociné) : Splendeurs et misères d'une équipe de tournage aux studios de la Victorine à Nice le temps de la conception d'un film.
Ma critique : Ce film est magnifique, c'est une leçon de cinéma, un manifeste du beau cinéma, un autoportrait cinématographique comme je n'en ai jamais vu. Il faut aller au delà des petites anecdotes qui peuplent le film, des bons mots (comme par exemple " le producteur doit rester dans l'ombre"), on pénètre ainsi dans l'univers de Truffaut ; Jean-Pierre Léaud, son double, nous livre aussi une partie du caractère du cinéaste. Pour prendre une belle leçon de cinéma, pour l'actrice qui compte comme chez Fellini, pour connaître tous les métiers du cinéma, pour la scène du chat, pour les photos volées de "Citizen Kane", allez voir ce superbe film.
Genre : Drame Réalisateur : F. Truffaut Acteurs : JP. Belmondo,   C. Deneuve Année de production 1969 Pays : FR Durée : 2h Note spectateur : Note presse : -
Synopsis (Source Allociné) : Repondant à l'annonce d'une agence matrimoniale, une femme usurpe la place d'une autre. Tout se complique quand le demandeur s'apercoit qu'il est amoureux de l'usurpatrice.
Ma critique : Le générique du début (la caméra parcourt une feuille de journal remplie de petites annonces qui sont lues par des voix-off) est amusant, vient ensuite une sorte de petit documentaire sur l'île de la Réunion (un peu comme dans "L'âge d'or" de Bunuel). Après ce début, cela fonctionne un peu moins bien : on se rend compte tout de suite qu'il y a un problème, Catherine Deneuve est un imposteur. Mais surtout je trouve que la passion (soi-disant dévorante) qui pousse irrésistiblement Belmondo vers Deneuve n'est pas très visible, peu crédible. Truffaut n'a pas réussi à rendre ici ce qu'il fera par la suite avec "La femme d'à côté". Et enfin, le pire, c'est Belmondo lui-même. C'est la fin de sa période "Nouvelle Vague", il ne fera plus alors que de films d'action, il commence déjà d'ailleurs à faire des cascades dans le film. Belmondo devient "Bébél", avec ses gros muscles et son accent titi parisien. Bref, quelque chose qui n'a rien à voir dans l'univers de Truffaut.
Genre : Aventure Réalisateur : F. Lang Acteurs : S. Granger,   J. Whiteley Année de production 1955 Pays : US Durée : 1h23 Note spectateur : Note presse : -
Synopsis (Source Allociné) : 1757 en Angleterre. Le jeune orphelin John Mohune arrive à Moonfleet, petit port isolé, pour retrouver un ami de sa mère, Jeremy Fox, flibustier notoire. Jeremy Fox l'envoie au collège mais John s'échappe et retourne au chateau de Mohune qui appartint à sa famille et qu'occupe aujourd'hui Fox. John apprend par lord Ashwood l'existence d'un diamant magnifique que son grand-père lui a laissé en héritage. Avec Fox, il se met à la recherche du joyau.
Ma critique : Il fallait quand même que je vois un jour le film le plus connu de la période américaine de Fritz Lang. Et quelle déception ! Mis à part le thème de l'amitié entre le garçon et le contrebandier qui est assez attachante, tout le reste n'est qu'un banal film d'aventures, un film de chasse au trésor comme il en existe tant d'autres. Mais surtout, surtout, ce qui m'a énervé c'est la musique omniprésente. Je déteste cette musique pompier qui peuple les films Hollywoodiens de cette époque. C'est un peu comme dans les émissions de télévision où le chauffeur de salle indique lorsqu'il faut rire ou applaudir. Ici, on remplace la voix du chauffeur par les violons (il faut pleurer), les cuivres (pour les scènes d'action), etc. C'est fait pour indiquer au public soi-disant décérébré ce qu'il faut faire à chaque moment du film : rire, pleurer, avoir peur… Bon, allez quand même, un point positif ; au début du film l'enfant se réveille (je ne sais plus ce qui s'est passé avant) et sent tous les yeux braqués sur lui, la scène est très bien faite et m'a fait croire pendant quelques instants que j'allais voir un bon film.
Genre : Drame Réalisateur : C. Chabrol Acteurs : I. Huppert,   J. Dutronc Année de production 2000 Pays : Suisse, FR Durée : 1h39 Note spectateur : Note presse :
Synopsis (Source Allociné) : André Polonski, pianiste virtuose, et Mika Muller, PDG des chocolats Muller, se sont mariés à Lausanne. Auparavant, André a épousé Lisbeth dont il a eu un fils, Guillaume. Le jour de ses six ans, alors qu'ils étaient de passage en Suisse chez Mika, Lisbeth s'est tuée dans un accident de voiture.
La jeune Jeanne Pollet, qui prépare le concours de piano de Budapest, apprend qu'elle aurait été échangée le jour de sa naissance avec Guillaume. L'infirmière aurait interverti les bracelets des deux bébés.
A la recherche de ses origines et d'un mentor, l'ambitieuse débutante tente de s'approcher du maître. Cette intrusion va ébranler l'édifice familial.
Ma critique : Ce film s'appuie sur deux personnages aux caractères très différents et très tranchés. D'un côté, Isabelle Huppert qui d'un premier abord sympathique montre au fur et à mesure son côté peste, ambitieuse, perverse et finalement meurtrière et de l'autre, Jacques Dutronc, tellement absorbé par son piano qu'il a du mal à se rendre compte de ce qui se passe autour de lui. Mais j'avoue que mise à part ceci et le décor que j'ai évidemment bien apprécié (l'action se passe sur le côté Suisse du lac de Genève), j'ai trouvé le film un peu mou et ennuyeux par moments, cela manque un peu rythme. J'ai bien aimé la fin du film : Isabelle Huppert qui se love en position foetale avec en fond la musique de la marche funèbre qui hante tout le film.
Genre : Fantastique Réalisateur : L. Letterier Acteurs : E. Norton,   L. Tyler Année de production 2008 Pays : US Durée : 1h52 Note spectateur : Note presse :
Synopsis (Source Allociné) : Le scientifique Bruce Banner cherche désespérément un antidote aux radiations gamma qui ont créé Hulk. Il vit dans l'ombre, toujours amoureux de la belle Betty Ross et parcourt la planète à la recherche d'un remède.
La force destructrice de Hulk attire le Général Thunderbolt Ross et son bras droit Blonsky qui rêvent de l'utiliser à des fins militaires. Ils tentent de développer un sérum pour créer des soldats surpuissants.
De retour aux Etats-Unis, Bruce Banner se découvre un nouvel ennemi. Après avoir essayé le sérum expérimental, Blonsky est devenu L'Abomination, un monstre incontrôlable dont la force pure est même supérieure à celle de Hulk. Devenu fou, il s'est transformé en plein coeur de New York.
Pour sauver la ville de la destruction totale, Bruce Banner va devoir faire appel au monstre qui sommeille en lui...
Ma critique : Hollywood marche par moment sur la tête. Six ans après la dernière adaptation, voilà qu'ils remettent le couvert avec Hulk. Cela veut-il dire qu'ils ont épuisés tous les personnages valables de Marvel ? Ici, le film évite de passer par les étapes classiques de la cause des super-pouvoirs d'Hulk. L'histoire commence un peu plus tard lorsque Banner cherche à se débarrasser de son encombrante dualité. Evidemment, il faut un méchant tout vert et aussi fort qu'Hulk pour le combattre. Evidemment, c'est Hulk qui gagne et qui finit dans les bras de Liv Tyler, évidemment c'est sans surprise mais idéal à regarder lorsqu'on a la tête ailleurs.
Genre : Aventure Réalisateur : R. Cohen Acteurs : B. Fraser,   J. Li Année de production 2008 Pays : US Durée : 1h51 Note spectateur : Note presse :
Synopsis (Source Allociné) : Le troisième épisode de la saga La Momie nous transporte cette fois en Asie pour une nouvelle aventure qui verra Rick O'Connell et les siens livrer un combat sans merci à l'Empereur Dragon. Des catacombes de la Chine antique aux sommets de l'Himalaya, l'explorateur intrépide, son jeune fils Alex, sa femme Evelyn et son beau-frère Jonathan affronteront la Momie ressuscitée du plus cruel conquérant de Chine.
Victimes d'une sorcière maléfique, l'Empereur Dragon et ses 5000 soldats ont été relégués pour l'éternité dans les limbes. L'immense armée de terre cuite reposera ainsi durant 2000 ans, oubliée de tous, jusqu'à ce qu'Alex commette l'erreur de réveiller son chef. Pour éviter une vague de méfaits, Rick devra appeler à la rescousse les seules personnes plus habiles que lui à combattre les morts-vivants : sa propre famille...
Ma critique : "La momie" est en train de devenir un franchise. C'est-à-dire que le film n'a plus rien à voir avec les momies égyptiennes, ce n'est qu'un film d'action parmi tant d'autres. Simplement, il vaut mieux le vendre avec la marque "La momie" qu'avec celle de la "Tombe de l'empereur Dragon" (titre assez crétin par ailleurs). On sait à quoi s'attendre, les personnages sont connus et on les retrouve avec plaisir (du moins pour certains). Ce cinéma est en train de ressembler de plus en plus aux séries TV (ou peut-être est-ce l'inverse, je ne sais plus trop…). Mais bon, ne croyez pas que ceci n'est qu'un phénomène nouveau, il n'y a qu'une chose, il a tendance à s'amplifier. La plus vieille série dans le genre, c'est encore et toujours "James Bond". Et comme pour la "Momie" les derniers opus s'écartent de plus en plus de l'esprit orignal pour ne devenir qu'un film d'action classique. Et alors, cette Momie numéro 3, ça donne quoi ? Rien, sans surprise, ça pète de partout et ce n'est pas trop fatigant mais cela n'a aussi aucun intérêt. Cela devient même par moment ridicule, notamment lors de l'apparition des Yétis. Hollywood ne sait plus quoi faire pour attirer les ados dans les salles. Pitoyable !
Genre : Policier Réalisateur : M. McDonagh Acteurs : C. Farrell,   B. Gleeson Année de production 2008 Pays : UK Durée : 1h41 Note spectateur : Note presse :
Synopsis (Source Allociné) : Après un contrat qui a mal tourné à Londres, deux tueurs à gages reçoivent l'ordre d'aller se faire oublier quelque temps à Bruges.
Ray est rongé par son échec et déteste la ville, ses canaux, ses rues pavées et ses touristes. Ken, tout en gardant un oeil paternaliste sur son jeune collègue, se laisse gagner par le calme et la beauté de la cité.
Alors qu'ils attendent désespérément l'appel de leur employeur, leur séjour forcé les conduit à faire d'étranges rencontres avec des habitants, des touristes, un acteur américain nain tournant un film d'art et essai européen, des prostituées et une jeune femme qui pourrait bien cacher quelques secrets aussi sombres que les leurs...
Quand le patron finit par appeler et demande à l'un des tueurs d'abattre l'autre, les vacances se transforment en une course-poursuite surréaliste dans les rues de la ville...
Ma critique : Je n'ai pas gardé un grand souvenir de ma visite à Bruges. En fait, c'est toujours la même chose, on m'avait tellement dit avant que c'était magnifique, je me suis fait une autre idée et finalement la réalité en était si loin que j'ai été déçu. Les belles images de la ville me donnent pourtant envie d'y retourner, je ne me rappelle être monté sur la tour sur la place principale de la ville, il faudra que je le fasse à ma prochaine visite. Et le film ? J'ai adoré ! C'est assez difficile à expliquer : c'est un peu lié à tout ; à cette ambiance, aux deux tueurs ringards, au nain accroc à la drogue, aux principes des tueurs (ne pas tuer d'enfants), … En fait, c'est une galerie de personnages un peu paumés et plus ou moins ratés qui essayent de traverser la vie du mieux qu'ils le peuvent. Parmi tant d'autres, j'ai bien aimé la scène lorsque Ken blessé remonte la tour pour prévenir Ray. La musique de fond est une musique traditionnelle irlandaise, c'est complètement à contrepoint et c'est cela qui est amusant.
Voici en quatre parties un article écrit après avoir vu une sélection de courts métrages et tous les longs métrages de Charles Chaplin. Aujourd’hui la quatrième et dernière partie.
La mort de Charlot
Chaplin craignait que Charlot ne meure en utilisant la parole et il avait raison. Dans « Le dictateur », le petit barbier juif ne parle pas ou peu tout au long du film alors que tous les autres personnages le font, y compris Hynkel interprété tout comme le barbier par Chaplin. La confrontation d’un personnage muet évoluant dans un monde parlant a tendance à l’isoler, le distinguer mais donne aussi au personnage une dimension poétique, attachante beaucoup plus forte. Jacques Tati a aussi par la suite utilisé avec réussite cette technique en mettant en scène Hulot. Mise à part la critique acerbe du régime nazi – qui était assez osée dans une Amérique isolationniste mais a été reconnue après Pearl Harbour – ce film mêle toujours à la perfection des gags évolués et le drame. J’ai écrit en tête de cette partie « La mort de Charlot » car Chaplin a fait ce qu’il n’avait jamais voulu faire auparavant : faire parler son personnage. C’est la seule manière qu’il a trouvé pour faire passer son message de paix et d’humanité, il ne pensait probablement pas pouvoir la faire passer autrement. En fait, ce n’est plus Charlot qui parle, c’est Chaplin qui s’adresse au monde. Je vais faire une entorse à ce que j’avais écrit au début de cet article et faire référence à l’autobiographie de Chaplin : il y dit avoir regretté que l’on ait attaqué ce discours auquel il tenait beaucoup. Moi aussi, la première fois que j’ai entendu ce discours il m’a étonné par son côté un peu naïf, plein de bons sentiments, mais n’est-ce pas un peu ce qui remplit l’essentiel des longs métrages de Chaplin ? Avec ce discours Chaplin renonce à Charlot, au muet, face aux horreurs nazies il ne voit que la parole pour tenter de les dénoncer et c’est là vraiment le chant du cygne de Charlot. Le monde n’est plus alors à la poésie.
Chaplin va mettre sept ans avant de sortir son film suivant, « Monsieur Verdoux ». Il n’a jamais connu auparavant une période de carence aussi longue. Mis à part ses ennuis avec la justice, il a longtemps hésité sur le thème de son prochain film. Il marque pour moi aussi le début du déclin du cinéma de Chaplin, déclin tout relatif car ce film est évidemment de très grande qualité. Ici le personnage principal joué par Chaplin est complètement parlant mais je ferai deux reproches au film : sa longueur et son manque de créativité. Les gags, le mélange du comique et du dramatique sont excellemment maîtrisés mais on sent que Chaplin surfe sur la vague des ses œuvres précédents et n’invente rien de vraiment nouveau.
En fait, c’est avec « Les feux de la rampe » qu’il retrouve pour la dernière fois son personnage fétiche. Calvero, c’est Charlot vieillissant dont les numéros les plus célèbres ne font plus recette. On retrouve les attitudes de Charlot dans son rôle de vagabond au grand cœur. Ce film révèle la peur de Chaplin de vieillir – il a alors soixante trois ans – et surtout la peur de ne plus être drôle ou d’être seulement reconnu drôle par nostalgie, mansuétude comme l’est d’ailleurs le public pour le dernier numéro de Calvero joué avec Buster Keaton comme partenaire et qui n’est, à mon goût, pas très drôle. Ce film semble nous dire : « voilà ce que je serai devenu si j’avais continué à exploiter le personnage de Charlot ».
Je parlerai assez rapidement des deux derniers films de Chaplin : « Un roi à New-York » et « La comtesse de Hong-Kong ». Le premier est surtout fait pour régler ses comptes avec l’Amérique de McCarthy qui l’a expulsé pour ses soi-disant sympathies communistes. Mais c’est en même une satire de l’Amérique post deuxième guerre mondiale qui se tourne progressivement vers l’hyperconsommation, la dictature de l’image et la publicité. Cette partie est très bien faite mais reste à l’état de satire, on ne retrouve plus du tout la poésie des Charlot.
J’ai vu deux fois « La comtesse de Hong-Kong » : la première je l’ai assez mal jugé, je trouvais l’absence de Chaplin très préjudiciable au film et surtout je trouvais que les deux acteurs principaux – Marlon Brando et Sophia Loren – étaient ridicules à force de vouloir copier l’art de jouer du maître. La deuxième fois, c’était tout récemment, je l’ai vu en fin de série des longs métrages de Chaplin, j’étais alors complètement absorbé par son cinéma et je suis sorti du visionnage avec une impression de satisfaction, je ne sais pas si c’est le fait d’avoir vu en si peu de temps une si belle série de films, il faut que je le revois une troisième fois.
Vive le muet !
J’espère avec ces quelques pages avoir répondu à la question des premières lignes : « Pourquoi je regarde des films muets ». Je les regarde car ils représentent pour moi une forme d’expression qui fait appel à l’imaginaire très loin des films prêts à consommer que l’on voit actuellement. Les maîtres du muet et Chaplin tout particulièrement ont fait d’un inconvénient technique – l’impossibilité de reproduire la parole synchronisée avec l’image – un atout, un autre moyen de communication, plus universel faisant appel à l’intellect mais aussi au cœur. Chaplin a été de ceux qui a été le plus loin dans l’exploitation de cet art, jusqu’à s’obstiner à ne pas faire parler son personnage très longtemps après l’apparition du parlant. C’est ce qui le rend unique et incontournable. J’espère que ces quelques pages vous auront convaincu d’aller voir des films muets et surtout de regarder ceux deux films que je considère comme les plus aboutis : « Les lumières de la ville » et « Les temps modernes. «
Liste des films visionnés
Les films notés avec une étoile ne sont pas réalisés par Charles Chaplin
Courts métrages Keystone
Kid auto races at Venice (Charlot est content de lui)*, 1914, 11 min.
Cruel, cruel love (Charlot marquis)*, 1914 , 16 min.
Recreation (Fièvre printanière), 1915, 7 min.
Courts métrages Essanay
A night out (Charlot fait la noce), 1915, 33 min.
The Champion (Charlot boxeur), 1915, 27 min.
In the park (Charlot dans le parc), 1915, 9 min.
The Tramp (Charlot vagabond), 1915, 24 min.
By the sea (Charlot à la plage), 1915, 20 min.
Work (Charlot apprenti), 1915, 41 min.
A woman (Mam’zelle Charlot), 1915, 20 min.
The Bank (Charlot à la banque), 1915, 33 min.
Shangaied (Charlot marin), 1915, 30 min.
Courts métrages Mutual
The Floorwalker (Charlot chef de rayon), 1916, 30 min.
The Fireman (Charlot pompier), 1916, 32 min.
One a.m. (Charlot rentre tard), 1916, 34 min.
The Count (Charlot et le Comte), 1916, 34 min.
The Pawnshop (Charlot chez l’usurier), 1916, 32 min.
The Rink (Charlot patine), 1916, 24 min.
Easy street (Charlot policeman), 1917, 24 min.
The cure (Charlot fait une cure), 1917, 31 min.
The Immigrant (L’émigrant), 1917, 25 min.
The Adventurer (Charlot d’évade), 1917, 31 min.
Courts métrages First National
Triple trouble (Les avatars de Charlot), 1918, 23 min.
A dog’s life (Une vie de chien), 1918, 40 min.
Shoulder arms (Charlot soldat), 1918 , 46 min.
The Bond, 1918, 10 min.
Sunnyside (Une idylle aux champs) , 1919, 29 min.
A day’s pleasure (Une journée de plaisir), 1919, 18 min.
The Idle class (Charlot et le masque de fer), 1921, 31 min.
Pay day (Jour de paye), 1922, 21 min.
The pilgrim (Le pèlerin), 1923, 59 min.
Longs métrages
The Kid (Le kid), 1921, 50 min.
A woman of Paris (L’opinion publique), 1923, 75 min.
The gold rush (La ruée vers l’or), 1925, 75 min.
The circus (Le cirque), 1928, 70 min.
City lights (Les lumières de la ville), 1931, 87 min.
Modern times (Les temps modernes), 1936, 85 min.
The great dictator (Le dictateur), 1940, 125 min.
Monsieur Verdoux, 1947, 123 min.
Limelight (Les feux de la rampe), 1952, 143 min.
A king in New-York (Un roi à New-York), 1957, 105 min.
A countess from Hong-Kong (La comtesse de Hong-Kong), 1967, 115 min.
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Genre : Action, Comédie Réalisateur : P. Berg Acteurs : W. Smith,   C. Theron Année de production 2008 Pays : US Durée : 1h32 Note spectateur : Note presse :
Synopsis (Source Allociné) : Il y a les héros, les super-héros et il y a... Hancock. Ses superpouvoirs lui ont souvent permis de sauver d'innombrables vies, mais les dégâts monstrueux qu'il fait au passage ont fini par le rendre impopulaire. Les habitants de Los Angeles n'en peuvent plus et se demandent ce qu'ils ont bien pu faire pour mériter un "héros" pareil. Hancock est une tête de mule irascible qui n'est pas du genre à se soucier de ce que pensent les gens... du moins jusqu'à ce qu'il sauve la vie de Ray Embrey, un spécialiste des relations publiques.
Le super-héros le plus détesté au monde commence alors à réaliser qu'il n'est pas aussi insensible qu'il voudrait le faire croire...
Ma critique : Au début du film, je me suis dit "Waouh, enfin un film de super-héros intéressant", finalement Will Smith ne fait pas que des nazeries. J'adore cet anti-super-héros alcoolo, macho qui fait finalement plus de bien que de mal et qui ne sait pas trop ce qu'il fait sur terre. Puis, patatras, au lieu de laisser le mystère entier et surtout de laisser le spectateur faire sa propre idée, les scénaristes ont rajouté cette histoire de femme ayant les mêmes pouvoirs qui s'annihilent lorsqu'ils sont trop proches l'un de l'autre. Là, cela devient crétin, et puis surtout le super-héros devient trop propre sur lui. Conclusion : 3 étoiles pour une superbe et surprenante première demie-heure et 0 étoile pour l'heure suivante pour son degré zéro de créativité et d'intérêt. Soit 1,5 en moyenne qui j'arrondis (généreusement) à 1 étoile. Mais quelle occasion manquée ! Il est vrai que l'objectif du ce cinéma n'est que de faire de l'argent et il a probablement atteint ce but.
Voici en quatre parties un article écrit après avoir vu une sélection de courts métrages et tous les longs métrages de Charles Chaplin. Aujourd’hui la troisième partie.
L’apothéose en deux films : « Les lumières de la ville » et « Les temps modernes. »
Le « Kid » ne marque pas le début des longs métrages de Chaplin. Il y a eu deux autres films avant « l’Opinion publique » : « Pay Day » et « The pilgrim ». Et d’ailleurs « The pilgrim » est légèrement plus long que le « Kid ». C’est la période où Chaplin explore, scénarise, invente de nouveaux gags visuels nettement plus évolués que la peau de banane. Dans « The Idle Class » par exemple, on voit Charlot de dos qui vient d’être quitté par sa femme secoué par les sanglots ; il se retourne et on voit en fait qu’il n’était nullement en train de pleurer mais en train de secouer un shaker pour se faire un cocktail !
« L’opinion publique » fait aussi, selon moi, partie des expérimentations : Chaplin n’apparaît pas à l’écran – il le signale d’ailleurs dès le générique de début comme s’il ne voulait pas décevoir ses spectateurs attendant tout le long du film au moins une brève apparition – et malheureusement cette absence se retrouve remplacée par une myriade d’intertitres. Evidemment entre voir le visage de Chaplin et un écran noir rempli de lettres, mon choix est vite fait. Bon, là j’exagère un peu, l’absence d’intertitres est surtout liée au fait que ce film est essentiellement dramatique. C’est alors bien plus difficile de faire passer les émotions sans une seule parole. Je pense qu’avec ce film Chaplin a compris deux choses : premièrement, il n’est pas envisageable de faire un film sans qu’il n’apparaisse et cela sera le cas de tous ses prochain films, y compris « La comtesse de Hong-Kong » où il fait deux brèves apparitions ; deuxièmement, le vrai mélange détonant qui crée la magie c’est le mélange de comédie et du drame comme il l’a testé dans « The Kid ». Les deux pris séparément n’ont pas la même saveur, du moins de la manière dont Chaplin les traite.
Patience, patience, il y a encore deux films avant « Les lumières » ! Et ils sont loin d’être mineurs. J’ai encore en tête la scène du « Cirque » où Charlot est poursuivi par la police ainsi que par des voleurs et se retrouve dans une maison d’un parc de fête foraine où il y a des automates ; il joue alors à l’automate et un des voleurs voulant lui aussi échapper à la police fait l’automate et se fait matraquer par Charlot qui s’esclaffe après chaque coup. Je sais, c’est impossible de décrire une telle scène par des mots. Regardez-là, et je pense que vous serez comme moi écroulé de rire. Mais bien sûr, Chaplin maîtrise parfaitement tous les ressorts du comique, cela fait alors depuis plus de dix ans qu’il le pratique. Cependant, c’est du côté du drame que l’on voit les plus grands progrès et espoirs. Les thèmes de la jalousie, l’amour déçu. Ma scène préférée reste néanmoins la fin du « Cirque » lorsque Charlot s’éloigne le long de la route avec sa démarche en canard si caractéristique, on a envie de rire tellement il est ridicule mais on sait qu’il vient de perdre son amour, et c’est là que la magie opère, Charlot devient attachant ; ce n’est plus le Charlot roublard, bagarreur, maladroit, c’est Chaplin qui montre toute son humanité.
« Les lumières de la ville », sorti en 1931, est pour moi est un vrai OVNI, une bombe atomique lancée contre le cinéma parlant qui s’impose peu à peu. J’ai parlé au début de cet article de l’âge d’or du cinéma lors des années vingt. C’est l’aboutissement du fruit de la recherche du côté du montage pour les soviétiques, l’esthétique chez les allemands et la pantomime chez Chaplin. En fait, je m’aperçois que je connais mal le cinéma des années dix, mis à part les derniers Méliès, les films de Griffith et « Le cabinet du docteur Caligari ». Ils ne sont pas à jeter aux orties loin de là – notamment pour « Intolérance » de Griffith et « Caligari » – mais ils n’ont pas le côté abouti des films de la décennie suivante.
Chaplin a voulu continuer dans la voie du muet, pousser le plus loin possible cet art qui est mort du fait des progrès techniques. Il est pour moi le dernier des grands films muets et le plus abouti, chaque séquence est parfaite ; je suis un peu comme ces fanatiques des « Tontons flingueurs » qui en connaissent les dialogues par cœur et en rit d’avance lorsqu’ils visionnent pour la vingt-cinquième fois leur film préféré. Je suis loin de ce compte pour « Les lumières » mais j’attends aussi avec impatience le déroulement de chaque scène lorsque j’en vois le début. On mesure le volume de travail fourni par Chaplin pour aboutir à ce joyau du cinéma. Ce film est un pied de nez au cinéma parlant qui s’égosille avec ses sons criards, ce n’est pas encore le chant du cygne, il ne viendra que bien plus tard avec « Le Dictateur », j’en parlerai par la suite. C’est le triomphe d’un art que les techniciens veulent mettre au rancard. Chaplin a réussi à réaliser des œuvres d’art universelles qui peuvent être appréciées par un large public. Le muet en jouant sur le suggestif devient un mode d’expression subtil, mystérieux, faisant appel au rêve. Personne n’est allé plus loin que lui dans l’utilisation de cet art. J’ai du mal à en dire plus, je sens que je vais tomber dans la paraphrase du film, ce qui n’aura plus aucun intérêt. J’espère seulement vous avoir donné envie de le voir : il ne dure moins d’une heure et demie, bien moins que les blockbusters apocalyptiques Hollywoodiens, j’ai envie de vous faire le pari de Pascal : allez-y, au pire ce n’est qu’une heure et demie de perdue, cela vaut mieux que de regarder un talk-show people, et au pire vous allez découvrir un nouvel univers.
La deuxième bombe atomique, c’est bien sûr « Les temps modernes ». En 1936 ! Faire encore un film muet ! Quelle obstination ? Oui, bien sûr et heureusement ! Ce film est je pense le plus universel de Chaplin, il traverse les âges en conservant toute sa force comique et dramatique. C’est le manifeste du film muet. Ici, seul le directeur de l’entreprise parle, il représente l’autorité, la technique, les temps modernes qui cherchent à imposer le cinéma parlant ; Charlot lui, c’est la poésie, le bonheur simple libéré des contraintes du matérialisme. C’est à la fin que le film prend toute sa dimension et son sens : Charlot doit chanter devant le public du café où il travaille comme serveur, il a noté les paroles de la chanson sur ses manchettes pour ne pas les oublier. Au début de son numéro, il lève les bras en l’air et envoie les manchettes en l’air. Malheur ! Il n’a plus les paroles. C’est alors qu’il se met à chanter dans une langue inventée et incompréhensible en agrémentant son chant de sa danse et ses mimiques. La salle est écroulée de rire et moi aussi. Au delà de l’aspect comique, cette scène est là aussi pour nous dire : « Regardez ce que vous allez perdre en utilisant le cinéma parlant : l’universalité ; alors qu’il suffit d’une musique, de pantomime et de paroles incompréhensibles pour provoquer une émotion. Le parlant enlève au cinéma tout son pouvoir poétique, il devient trop explicite et son combat désespéré pour coller à la réalité lui faire perdre toute son âme ».
Genre : Comédie Réalisateur : JL. Godard Acteurs : A. Karina,   JC. Brialy Année de production 1961 Pays : FR Durée : 1h28 Note spectateur : Note presse : -
Synopsis (Source Allociné) : "Angela, tu es infâme. -Non, répond-elle, je suis une femme." Impertinence qui résume ce film. L'histoire : celle d'Angela qui veut un enfant. Mais Emile n'en veut pas. Alfred, qui est amoureux d'Angela, ne dirait pas non. Angela qui aime Emile refuse Alfred mais fait croire à Emile qu'Alfred lui fait perdre la tête...
Ma critique : Et bien voilà ce que j'aime, un cinéaste qui essaye de nouvelles choses, qui sort des modes d'expressions classiques. Cela me change de la "Dame de Pique" dont je viens d'écrire la critique. Cela commence par le générique avec ses grosses lettres qui prennent toute la place de l'écran puis après c'est le format de l'image. Au début j'ai cru que j'avais un mauvais réglage mais c'est bien effectivement du format 2,35 (écran large) plutôt réservé aux Westerns et films d'action. Je ne peux pas citer toutes les petits effets proposés par le cinéaste tant il y en a. Il y a bien sûr la musique qui tantôt devient dialogue, tantôt musique d'ambiance. Il y a aussi quelques scènes comme lorsque les deux personnages principaux se baladent dans l'appartement avec le lampadaire allumé et cherchent des livres dans la bibliothèque afin de communiquer avec les titres de ces livres ("Monstre", "Va ta faire foutre",…). Il y aussi la scène dans la boîte de strip-tease avec le beau travelling avant vers Anna Karina qui avance vers la caméra. Ce qui est dommage c'est que ceci a tendance à occulter le sujet (une femme veut avoir un enfant avec son ami) et de temps en temps on s'ennuie un peu.
Voici en quatre parties un article écrit après avoir vu une sélection de courts métrages et tous les longs métrages de Charles Chaplin. Aujourd’hui la deuxième partie.
Des coups de pied aux fesses jusqu’à la paternité
Le premier film de ma série est assez étonnant. Il s’agit de « Kid auto races at Venice » (1). C’est en fait le deuxième film tourné à la Keystone, Chaplin n’est ici qu’acteur. Charlot n’est pas vraiment acteur, c’est un élément perturbateur qui cherche à tout pris à se mettre devant la caméra. Dans ce film il y a trois éléments : la course de voiture qui est l’élément principal, Charlot qui essaye de prendre toute la place dans le champ puis la caméra que l’on ne voit pas au début. Puis, vers le milieu du film, le point de vue change, on se retrouve derrière la caméra qui filme, celle-ci étant en amorce. Ce qui est surprenant, c’est de voir comment le réalisateur joue avec la caméra : le pano du début, les changements de point de vue, c’est un peu comme un concerto entre l’orchestre – la caméra – et le soliste – Charlot. Je n’ai pas retrouvé cette manière de tourner dans tous les autres courts métrages. C’est en fait le seul dans lequel tout n’est pas complètement centré sur Chaplin.
Les films suivants sont assez peu scénarisés, ce n’est qu’un prétexte à une succession de gags assez courts. On a le droit aux coups de pied aux fesses comme dans « In the Park », aux glissades sur les peaux de banane dans « Work ». Les bagarres sont approximatives et celle par exemple de « Recreation » est bien loin du combat de boxe des « Lumières de la ville ». En fait, tous ces premiers films tiennent plus de la farce qu’autre chose. On y voit un Charlot roublard, bagarreur, maladroit assez loin de l’image que je m’étais faite du vagabond poursuivi par la police. Cela m’a fait penser aux premiers Mickey où l’on voit la petite souris fumer des cigarettes, et soulever la jupe de Minnie.
La question qui m’est venue tout de suite à l’esprit c’est : Comment Chaplin a-t-il pu avoir autant de succès avec ces films ? Il est devenu célèbre et riche bien avant de faires des longs métrages et la période 1914-1918 a été une des plus prolifiques de sa carrière. Je vois plusieurs raisons.
Le cinéma est alors un art jeune, qui apprend. Au delà d’une peut-être moindre concurrence et surtout de sa médiocre qualité, Chaplin fait partie des inventeurs , des expérimentateurs du cinéma. Glisser sur une peau de banane nous semble ridicule, éculé mais à l’époque cela devait être assez nouveau. Ce que montre Chaplin dans ces premiers films, c’est qu’il est un excellent gagman. Ses films de cette époque sont une succession de gags courts et bien enchaînés. Il n’y a pas d’histoire, juste un thème. Chaplin brode autour de ce thème qui n’est qu’un prétexte à gags. La plupart ne sont pas forcément très drôles pour un public d’aujourd’hui mais il y a en a quand même quelques uns qui sortent du lot. Par exemple dans « The Bank », Charlot arrive à la banque, il est évidemment habillé en vagabond, il va vers le coffre, ouvre la porte et en sort… un balai ! On se rend compte alors que c’est l’homme de ménage de la banque. Il y aussi dans « The fireman » lorsque Charlot se graisse le cou comme on pourrait graisser un axe de roue, il remue la tête, tout tourne bien.
La deuxième raison, c’est probablement la guerre, je pense que dans de telles périodes, un film comique, si grosses soient les ficelles, correspond nettement plus à la demande du public.
Du point de vue visuel, ces courts métrages ne montrent pas vraiment de créativité. Ce n’est qu’une succession de plans fixes. En fait, Chaplin ne s’est jamais vraiment intéressé à l’utilisation technique de la caméra ni des effets de lumière. Les plans ne sont pas toujours raccord comme par exemple dans « By the sea » où le nageur puis les chiens qui sont en arrière-plan disparaissent subitement dans les plans suivants. Il fait plutôt à cette époque des plans d’ensemble sans bouger la caméra. Il n’y a que quelques rares exceptions comme par exemple un étonnant gros plan assez rapide dans « One a.m. » Vers la fin de cette période on voit toutefois apparaître des travellings, en 1918 dans « Shoulder arms » où un premier travelling nous montre la troupe en marche puis s’enchaîne sur un second filmant Charlot avançant dans la tranchée. Celui de « The pilgrim » montrant un enfant mangeant une banane – dont la peau va bien évidemment être matière à gag par la suite – est encore plus étonnant. Il est filmé en assez gros plan, on dirait un peu un plan volé.
Dans l’introduction, j’ai parlé de rupture du « Kid ». Cela ne veut pas dire que tout d’un coup Chaplin s’est dit « je vais faire un film différent, plus scénarisé ». Ce n’est pas lié à sa durée non plus, il ne dure que cinquante minutes à peine quelques minutes de plus que « Shoulder arms » par exemple.
En fait, il y a eu évidemment des signes avant coureur. Au fur et à mesure, Chaplin scénarise ses films. C’est à partir de 1917, avec « Easy Street » que l’on voit selon moi une vraie histoire scénarisée. Mais c’est surtout peu de temps après – on est toujours en 1917 – avec « The immigrant » que Chaplin construit son histoire en mélangeant drame, amour et comique. C’est ce mélange qui fera la gloire de Chaplin. Les films suivants - et surtout à partir de 1918 à la First National – seront tous scénarisés mis à part « A day’s pleasure » en 1919. C’est aussi à partir de cette époque que Chaplin ralentit énormément son rythme de production. De dix films en 1916, il passe à seulement deux en 1919. Chaplin prend plus de recul, réfléchit et construit plus ses films. C’est comme si après sa course effrénée vers la fortune pendant les années 14-18, il commence à penser plus à l’art cinématographique une fois son premier objectif atteint.
Certains gags ou artifices vont apparaître tout au long de ces années que l’on retrouvera par la suite. Comme le thème du rêve que l’on voit pour la première fois dans « The bank » en 1915 mais aussi dans « Shoulder arms », « Sunnyside », « The Idle class » en 1918, 1919 et 1921. Il y aussi la fin de The tramp où l’on voit Charlot partir au loin sur la route après un amour déçu, cette scène sera reprise dans Le cirque mais alors la musique rend la scène beaucoup plus attachante. La musique, aussi, cela change tout. J’y ai vu pour la première fois Chaplin au générique pour « A day’s pleasure » en 1919. Chaplin a compris alors qu’il ne peut se contenter d’une musique improvisée sur un piano mais que celle-ci permet de faire passer beaucoup mieux son message. Essayez de voir un film muet sans musique, cela devient vite ennuyeux alors qu’accordée à l’action, les deux modes d’expression – le visuel et le musical – forment un tout indissociable et bien plus « parlant » qu’un dialogue ou un intertitre.
On sent aussi que Chaplin cherche à améliorer le visuel de ses gags. Ils deviennent plus longs sans être répétitifs. Chaplin joue sur sa grande dextérité comme lorsqu’on le voit patiner en 1916 dans « The Rink ». Mais surtout c’est la scène de « Pay Day » en 1922 où il joue avec l’ascenseur et où il réceptionne les briques lancées par ses compères que Chaplin utilise sa dextérité pour faire rire.
Il y a aussi des scènes qui préfigurent celles que l’on verra dans ses longs métrages, elles font un peu figure de brouillon tellement elles font pâle figure par rapport à leur deuxième version. J’ai en tête la scène de combat de boxe de « The champion » mais aussi du pickpocket dans la chambre commune qui rappelle celle du « Kid » ou bien encore la vache et le poule qui pondent et produisent du lait en direct comme on le retrouvera plus tard dans « Les temps modernes. »
(1) J’ai préféré garder le titre original des courts métrages. Rappelez-vous que le nom Charlot est uniquement une adaptation française de The tramp.
Genre : Drame Réalisateur : Y. Protazanov Acteurs : I. Mozjoukhine,   V. Orlova Année de production 1916 Pays : Russie Durée : 1h03 Note spectateur : - Note presse : -
Synopsis (Source Allociné) : Un jeune officier avide d'argent, Hermann, apprend qu'une vieille comtesse a remboursé ses dettes à l'aide d'un secret lui permettande gagner à chaque fois lorsqu'elle joue aux cartes. Hermann décide d'obtenir ce secret par tous les moyens.
Ma critique : Cela faisait longtemps que je n'avais pas vu un film soviétique de la grande époque. En fait, celui-là est un peu plus ancien puisqu'il date de 1916. C'était donc avant la grande époque et cela se voit bien : pas beaucoup de recherche dans le montage, la réalisation, une multitude d'intertitres qui font que l'on se demande si on lit un livre ou si l'on regarde un film. Bref, rien de ce qui ne me plaît dans ce cinéma. Ce que j'aime c'est de voir toutes les tentatives plus ou moins réussies des cinéastes de l'époque pour trouver de nouveaux modes d'expression. Ici il n'y a pas beaucoup de tentatives, il n'y a qu'une scène qui m'ait marquée : c'est celle de la vieille qui rêve le retour de son passé et qui rêve de l'arrivée de son ancien amant alors qu'il s'agit de son meurtrier. En plus, comme souvent à son habitude chez Bach Films la qualité de l'image est très mauvaise et il y a beaucoup de sautes dans le montage mais au moins ils ont le mérite de rééditer ces films.
Voici en quatre parties un article écrit après avoir vu une sélection de courts métrages et tous les longs métrages de Charles Chaplin. Aujourd’hui la première partie.
« Dis pourquoi tu regardes des films en noir et blanc ? Et en plus, ils sont muets ». C’est vrai, alors qu’aujourd’hui le cinéma colle tellement à la réalité qu’il en arrive à la dépasser, pourquoi s’échiner à regarder des vieux films – plus ou moins bien restaurés – muets. Snobisme, faux intellectualisme, nostalgie d’une période révolue ? Je me souviens d’avoir entendu il y a un peu plus de dix ans Jean-Luc Godard dire que « Les lumières de la ville » fait partie, selon lui, des dix meilleurs films de tous les temps. A l’époque, cela m’a m’avait fait bien rire, suralimenté que j’étais de « Grande vadrouille » et de productions Hollywoodiennes de science-fiction. Evidemment je trouvais le petit personnage dormant sur la statue assez rigolo mais aussi très désuet. Et pourtant, pourtant aujourd’hui lorsque j’établis ma liste des dix meilleurs films de tous les temps (1), le premier qui me vient en tête c’est « Les lumières de la ville ». Que s’est-il passé ? Aurais-je été touché par la grâce Chaplinesque ? A force de voir et revoir des films muets, me suis-je auto-convaincu qu’il n’y avait rien de mieux sur terre ? Ou bien encore aurais-je perdu tellement de neurones avec l’âge que je ne puisse plus faire la part des choses ?
Rien de tout cela ! En fait, je pense qu’il y a deux raisons principales. La première, c’est que j’ai mis finalement pas mal de temps à réaliser que le cinéma pouvait être aussi un art. C’est-à-dire quelque chose de complètement opposée à l’industrie, qui provoque une émotion esthétique. Mais surtout, c’est parce que le cinéma muet a crée un autre mode d’expression, j’en ai longuement parlé dans mon essai sur « l’expression cinématographique ». Le langage n’est qu’une forme d’expression parmi tant d’autres. Est-ce la plus adéquat pour communiquer ? Je n’en suis pas certain, pour quelques uns qui maîtrisent la langue et ont une richesse de vocabulaire suffisante, oui, mais pour les autres… Essayez de décrire un regard par des mots. Je ne parle pas de la couleur des yeux, je parle de ce qu’il y a derrière, de cette conscience qui vous regarde. Tentez cette expérience à l’étranger, dans un pays où vous ne maîtrisez pas la langue, mettez au placard votre globish, il est d’une telle pauvreté, vous verrez que finalement la communication peut très bien se faire.
A cause d’une contrainte technique – l’impossibilité d’enregistrer le son et de le restituer – le cinéma a réussi à développer un nouveau mode d’expression ; en fait je ne suis pas sûr qu’il soit nouveau, ce qui est nouveau c’est d’avoir essayé de l’exploiter. En trente-cinq ans les cinéastes de tous les pays ont expérimenté, testé, innové pour arriver à faire passer toutes les situations possibles, à raconter des histoires en n’utilisant que ce mode d’expression. Les années vingt ont vu l’apothéose de cet art, Chaplin en a fait partie. Les années trente l’on tué. Qui sait ce que serait devenu le cinéma muet si on lui avait laissé un peu plus de temps pour se développer. Tout récemment, j’ai écouté une interview de Thomas Langmann, il disait qu’il allait produire un film muet en noir et blanc, une sorte de pari fou. Moi je trouve que c’est une idée géniale, j’attendais depuis si longtemps que quelqu’un ose enfin redécouvrir le muet. J’espère que ce projet se fera et qu’une fois abouti, il ne sera pas vu comme un animal curieux.
Afin d’écrire cet article j’ai revu en un temps très court – à peine plus de deux semaines – l’essentiel de la filmographie de Chaplin. D’abord les onze longs métrages dans l’ordre chronologique en partant du Kid pour aller jusqu’à « La comtesse de Hong-Kong ». Je me suis aperçu alors que cette vision était incomplète, je ne connaissais que très mal les courts métrages de Chaplin et mes critiques n’étaient pas très élogieuses (2). J’ai donc acheté deux coffrets de DVD présentant quelques films de la Keystone – la première compagnie de cinéma pour laquelle Chaplin a travaillé – un peu plus de l’Essanay, l’essentiel des films de la Mutual et la totalité de ceux tournés pour la First National. Cela fait trente et un courts-métrages au total donnant je l’espère un bon point de vue des débuts de la carrière cinématographique de Chaplin.
Dans cet article, vous ne verrez aucune référence bibliographique. J’ai pourtant lu un certain nombre de livres parlant de Chaplin, le dernier en date étant son autobiographie. Je n’ai pas envie de répéter ce que les autres ont dit, du moins sciemment. Ces livres m’ont nourri, ils étaient intéressants mais je préfère m’appuyer sur un matériau brut, les films, rien que les films de Chaplin.
Cet article se divise en trois parties. La première décrit la lente évolution de l’art de Chaplin qui part des premiers courts métrages en 1914 pour aboutir à la rupture du « Kid » en 1921. La deuxième décrit son apothéose portée par deux films : « Les lumières de la ville » et « Les temps modernes. » Enfin la troisième parle du déclin concomitant avec celui du muet qui démarre lorsque Charlot parle pour la première fois à la fin du « Dictateur ».
(1) J’ai présenté cette liste sur mon site lors de ma critique de « Citizen Kane » en janvier 2009.
(2) Voir par exemple ma critique de « The immigrant » sur mon site.
Genre : Drame Réalisateur : C. Chaplin Acteurs : C. Miller,   E. Purviance Année de production 1923 Pays : US Durée : 1h29 Note spectateur : Note presse : -
Synopsis (Source Allociné) : Marie Saint-Clair et Jean Millet, devant le refus de leurs parents respectifs, decident de s'enfuir pour se marier. Ils doivent se retrouver a la gare. Mais Jean est retenu au dernier moment par son pere qui vient de subir une attaque cardiaque. Marie part seule. Un an plus tard, a Paris, ils se retrouvent par hasard. Marie est devenue la maitresse d'un homme d'affaires. Les deux jeunes gens s'aiment toujours et Marie decide de quitter son protecteur. C'est alors qu'elle surprend une conversation entre Jean et sa mere qui s'oppose categoriquement a cette union.
Ma critique : C'est le seul long métrage de Chaplin que je n'avais jamais vu. En fait, j'ai hésité pendant longtemps sachant que c'est aussi le seul de ses longs métrage dans lequel il n'apparaît pas (il fait une brève apparition dans "La comtesse de Hong-Kong"). Il prévient d'ailleurs son public au début du film afin de ne pas le décevoir… Je suis en train de lire l'autobiographie de Chaplin. Il y a malheureusement peu de passages où il s'exprime sur sa conception du cinéma et c'est bien dommage car le peu qu'il a écrit est très intéressant. Le reste est plutôt composé de souvenirs personnels où il montre (ou cherche à montrer, je ne sais pas) sa simplicité et le récit de ses rencontres avec un tripotée de gens célèbres (là, c'est beaucoup moins intéressant). Et le film ? Allez, je vais encore et toujours écrire sur mon horreur des intertitres, ici il y en a beaucoup trop. L'absence de Chaplin à l'écran est un grand manque, lui seul peut remplacer les intertitres grâce à sa maîtrise de la pantomime. Oui, il y a des belles scènes où le cinéaste montre toute son art : lorsque la bonne ouvre le tiroir d'une commode et qu'un col de chemise d'homme s'en échappe et tombe par terre, Jean comprend alors que Marie a un amant. Il y a aussi la scène de "strip-tease" où la fille est entourée de bandelettes comme une momie. Un homme corpulent s'entoure autour de la taille le bout de la bande et tourne sur lui-même pendant que le fille fait de même mais dans l'autre sens, très érotique… En conclusion, un film de Chaplin sans Chaplin n'a pas toute la grandeur des autres et surtout un film de Chaplin sans le mélange du comique et du dramatique a du mal à s'élever aux sommets des "Lumières de la Ville" ou des "Temps modernes".
Genre : Aventure Réalisateur : J. Turteltaub Acteurs : N. Cage,   D. Kruger Année de production 2007 Pays : US Durée : 2h08 Note spectateur : Note presse :
Synopsis (Source Allociné) : Lorsque réapparaît une page manquante du journal de John Wilkes Booth, l'assassin d'Abraham Lincoln, tout indique que l'arrière-arrière-grand-père de Ben a joué un rôle clé dans la conspiration qui a conduit au meurtre de l'ancien Président américain. Déterminé à prouver l'innocence de son ancêtre, Ben remonte la piste tracée par une série d'indices, qui va le mener à Paris et à Londres avant de le ramener aux Etats-Unis. Ce périple, marqué par de surprenantes révélations, le conduira vers les secrets les mieux gardés de notre monde...
Ma critique : J'aime bien les films d'aventures peuplés d'énigmes. Peut-être est-ce un peu incohérent avec tout ce que j'ai écrit sur les films dont les scénaristes s'amusent à compliquer volontairement le scénario. Mais ici, je trouve cela très divertissant, tout est extrêmement improbable (le bureau du président US qui contient une piste pour découvrir le trésor, l'explication de l'origine du Mont Rushmore,… mais il y en a plein d'autres). C'est un peu comme ces journaux spécialisés dans les canulars, plus c'est gros, plus c'est amusant. C'est un peu comme regarder un jeu vidéo se dérouler devant ses yeux. Donc à recommander quand on est un peu fatigué et que l'on veut s'amuser sans se prendre la tête et prendre plein d'images dans la figure.
Genre : Policier Réalisateur : H. Hawks Acteurs : H. Bogart,   L. Bacall Année de production 1946 Pays : US Durée : 1h54 Note spectateur : Note presse :
Synopsis (Source Allociné) : Le général Sternwood engage le détective privé Philip Marlowe pour régler une affaire de chantage dont il est victime. Un dénommé Geiger possèderait des photos compromettantes de sa fille cadette, Carmen. Mais Marlowe découvre que le maître chanteur a été assassiné. Rapidement, les cadavres s'accumulent et l'intrigue se complique. De nombreux personnage entrent en scène, dont Vivian, la soeur aînée de Carmen.
Ma critique : Ce film porte bien son nom, je me suis endormi ! Au début, je me suis dit que c'était le genre qui ne me plaisait pas. J'ai regardé sur Wikipedia la liste des films classés comme "films noirs". En fait, sur la dizaine que j'ai vus il n'y en a qu'un qui m'ait vraiment déplu, c'est "Gilda". J'ai plutôt aimé les autres et mêmes certains beaucoup comme par exemple "La soif du mal" d'Orlon Welles. Ce que je n'ai pas aimé, ce n'est donc pas le thème, l'enquête d'un détective privé, c'est plutôt le côté extrêmement tordu de l'intrigue, toutes les cinq minutes il y a un rebondissement, ça lasse au bout d'un moment. Ensuite, j'ai trouvé l'intrigue amoureuse entre les deux héros assez cucul mais je pense que c'est un peu la spécialité du cinéma américain d'après-guerre. Enfin et surtout, j'ai trouvé qu'Humphrey Bogart n'était qu'une petite chose insignifiante sans beaucoup de présence à l'écran. Rajoutez à cela une bande son de mauvaise qualité (et en VF) qui exige de tendre tout le temps l'oreille et vous obtenez une gentille unique étoile.
Genre : Drame Réalisateur : P. Almodovar Acteurs : G. Garcia Bernal,   F. Martinez Année de production 2003 Pays : Espagne Durée : 1h50 Note spectateur : Note presse :
Synopsis (Source Allociné) : Deux garçons, Ignacio et Enrique, découvrent l'amour, le cinéma et la peur dans une école religieuse au début des années soixante. Le père Manolo, directeur de l'institution et professeur de littérature, est témoin et acteur de ces premières découvertes.
Les trois personnages se reverront deux autres fois, à la fin des années 70 et en 1980. Cette deuxième rencontre marquera la vie et la mort de l'un d'entre eux.
Ma critique : Je connais mal la filmographie d'Almodovar, j'ai vu seulement "Talons aiguilles" il y a bien longtemps et je l'avais noté quatre étoiles. En fait, Almodovar n'est pas un cinéaste qui m'attire vraiment. Il fait partie d'un courant que j'appelle "le cinéma d'auteur grand public", un des autres éminents membres est Woody Allen dont je connais aussi très mal la filmographie. Je n'aime pas vraiment le terme cinéma d'auteur, pour moi il y a les cinéastes qui considèrent le cinéma comme un art et les autres comme une industrie. Et il est bien rare que les deux se rejoignent. On voit cela chez Fellini par exemple. Almodovar et Allen voudraient tendre vers l'art mais finalement ce qu'ils font est assez loin de l'art. Ce sont des films personnels, un peu plus orientés sur la psychologie que d'autres mais il y a toujours un souci premier de rentabilité. C'est donc pour moi le Canada Dry de l'art, c'est fait pour attirer la foule en leur faisant croire qu'ils vont voir une oeuvre d'art. Revenons au film, le cinéaste joue la provocation mais on est bien loin du "Casanova" de Fellini et le "Salo" de Pasolini. Montrer deux hommes faisant l'amour ne suffit pas, regardez le "Casanova" de Fellini, les couleurs, la mise en scène sont superbes, c'est un tout qui fait un grand film. Dans "La mauvaise éducation" il n'y a qu'une scène qui m'ait vraiment marquée, c'est le match de football, première rencontre des deux héros, c'est très bien filmé. L'histoire ne m'a pas vraiment captivé non plus, il n'y a qu'à un moment lorsqu'Enrique apprend la mort d'Ignacio qu'il y a un peu plus de suspense et d'intérêt mais cela retombe très vite.
Genre : Drame Réalisateur : P. Stölzl Acteurs : B. Fürmann,   F. Lukas Année de production 2008 Pays : All, Autriche, Suiss Durée : 2h Note spectateur : Note presse : -
Synopsis (Source Allociné) : Pendant l'été 1936, deux militaires bavarois se lancent à l'assaut de la face Nord("Nordwand ") de l'Eiger, réputée l'une des plus inaccessibles du massif des Alpes bernoises. Une équipe autrichienne, constituée de membres du parti nazi allemand, les talonne afin d'être la première au sommet, jusque-là inviolé. L'évènement est couvert par les journalistes, mais les conditions météorologiqu
Ma critique : Y a pas à dire, quand il s'agit de faire des films à grand spectacle, rien ne vaut Hollywood. Ce film a beau être tiré d'une histoire vraie, les scènes d'alpinisme ont beau être réalistes (en fait, je n'en sais rien car je n'y connais rien à ce sport…), lorsque je le compare à des films comme "Vertical Limit" ou même "Cliffhanger" (là, je vais loin…), je trouve que ce film fait un peu terne, on voit que le budget était limité. Ce qui aurait pu le sauver c'est un peu de suspense, un sens plus aigu de la tragédie mais j'ai trouvé finalement le film assez plat, c'est peut-être parce que j'avais la tête ailleurs. Comme quoi, il faut toujours attention lorsque l'on s'attaque à la forteresse Hollywoodienne.
Genre : Drame Réalisateur : C. Chabrol Acteurs : L. Sagnier,   F. Berléand Année de production 2007 Pays : FR Durée : 1h55 Note spectateur : Note presse :
Synopsis (Source Allociné) : Une jeune femme qui veut réussir dans la vie et dont le rayonnement séduit ceux qui l'entourent, s'éprend d'un écrivain prestigieux et pervers, et épouse un jeune milliardaire déséquilibré.
Ma critique : Un Chabrol récent, après avoir vu une belle série de ses films des années soixante et soixante-dix, j'avais un peu peur d'être déçu. Et bien, cela n'a pas été le cas ! D'abord cela commence avec un air de "Turandot", comme c'est un de mes opéras préférés, cela a bien commencé ! Puis, j'ai trouvé le film un peu mou, les personnages étaient un peu trop caricaturaux, surtout le fils à papa joué par Benoît Magimel. L'amour un peu béat de Ludivine Sagnier pour Berléand qui court au moindre message m'a paru alors peu crédible. Puis, tout a changé d'un coup, les personnages se sont révélés plus complexes qu'ils n'étaient au démarrage : Berléand montre son côté salaud, Magimel sa fragilité. Magimel est d'ailleurs fantastique dans son rôle d'inutile qui croit que tout s'achète. Au fur et à mesure, les deux personnages masculins se révèlent être tous les deux de parfaits manipulateurs machiavéliques et Ludivine Sagnier est écartelée entre ces deux caractères forts. Il n'y a qu'elle qui semble à peu près normale.
Genre : Drame Réalisateur : C. Chabrol Acteurs : M. Bouquet,   S. Audran Année de production 1968 Pays : ITL, FR Durée : 1h38 Note spectateur : Note presse : -
Synopsis (Source Allociné) : Lorsqu'il apprend que sa femme le trompe, Charles décide de tuer son amant.
Ma critique : Je finis ma série Chabrol en beauté. Auparavant ma culture Chabrolienne se limitait principalement à "La cérémonie" et "Madame Bovary", je suis heureux d'avoir pu explorer les films plus anciens du cinéaste. Une fois n'est pas coutume, j'ai vu il y a quelques années le remake américain de ce film. C'était un vrai désastre. Je me souviens avoir été invité pour aller voir ce film lors d'une séance privée. En fait, c'était plutôt malin de la part de l'entreprise qui m'a invité, cela a donné un bon sujet de conversation pour le cocktail qui suivait. Et la version de Chabrol ? Elle est superbe comme l'illustrent ces quatre étoiles. J'ai adoré la simplicité du film, sa linéarité. Les scènes montrant comment Michel Bouquet se débarrasse du corps de l'amant de sa femme sont présentées un peu comme un documentaire et m'ont fait penser aux scènes d'un "Condamné à mort s'est échappé" ou de "Pickpocket" de Robert Bresson. Je crois bien que cette forme de cinéma, dépouillée, avec ces échanges musicaux entre un piano et un violoncelle, ces "haïkus" cinématographiques comme je l'ai précédemment écrit à propos des film de Bresson, me touche tout particulièrement. La dernière scène en est une des meilleures illustrations, Stéphane Audran voit de loin son mari se faire interroger à nouveau par la police, on n'entend pas ce qu'ils se disent, mais la succession de plans sur Stéphane Audran puis Michel Bouquet nous font comprendre que tout est découvert. Enfin j'ai bien aimé l'allusion au projet IV (on voit "Vive le projet IV" écrit sur le toit d'une voiture) présenté lors des états généraux du cinéma en 1968 et soutenu par Chabrol. Ce projet proposait entre autres la gratuité des spectacles. On en est encore loin...
Genre : Drame Réalisateur : PP. Pasolini Acteurs : PP. Pasolini,   F. Citti Année de production 1967 Pays : ITL Durée : 1h50 Note spectateur : Note presse : -
Synopsis (Source Allociné) : Dans une famille bourgeoise de Lombardie des années vingt, un enfant naît, Oedipe. Jaloux de l'amour que lui porte sa femme, son père l'abandonne.
Devenu adulte, Oedipe, ignorant sa véritable identité, tue son père et s'éprend de sa mère sans savoir qui elle est.
Ma critique : Ouf, ça y est, je l'ai vu. En fait, la première fois, le film s'est arrêté subitement une bonne vingtaine de minutes avant la fin. J'avais mal programmé mon enregistreur et il me manquait donc toute la fin du film. J'ai dû attendre plus de deux mois avant qu'il ne repasse sur le câble. Encore une fois, le film était montré assez tard dans la soirée mais là j'ai pris beaucoup de marge pour être sûr de l'enregistrer dans son intégralité. Tout ça pour dire qu'il serait bien de programmer les films de Pasolini un peu plus tôt, merci messieurs les diffuseurs. Malheureusement ma nouvelle version est en français alors que la précédente était en italien. Mais bon, j'ai fait avec… Et alors ? Et bien j'ai beaucoup aimé. Le début est surprenant, il n'y a pas de paroles pendant dix minutes. Et surtout, tout ce que pense Laïos est présenté sous forme d'inter-titres, c'est très bien fait. J'ai bien aimé aussi lorsqu'Oedipe part au hasard et revient toujours sur la route de Thèbes, c'est son destin. Du côté des paysages, j'ai beaucoup aimé les longs panos présentant les beaux paysages du Maroc. En revanche, l'histoire m'a surpris ou plutôt la façon dont Pasolini a adapté l'histoire : dans le film Oedipe sait qu'il a été adopté alors que ce n'est pas le cas du mythe, le Sphinx meurt sans poser d'énigme à Oedipe (vous savez "quel est l'animal qui marché à quatre pattes le matin, à deux l'après-midi et trois le soir").
Genre : Drame Réalisateur : E. Kazan Acteurs : R. De Niro,   J. Nicholson Année de production 1976 Pays : US Durée : 2h03 Note spectateur : Note presse : -
Synopsis (Source Allociné) : Monroe Stahr est directeur de production d'un important studio d'Hollywood. Depuis la mort de sa femme il s'est lance a corps perdu dans le travail, et un jour, sur un plateau, il rencontre son sosie en la personne de Kathleen. Il lui arrache un rendez-vous et passe la nuit avec elle mais au matin elle a disparu. Fitzgerald s'est inspire d'Irving Thalberg, directeur de production a la MGM, pour creer le personnage de Monroe Stahr.
Ma critique : De grands acteurs (De Niro, Robert Mitchum, Jack Nicholson, Angelica Huston…), un sujet intéressant (les dessous d'Hollywood) mais finalement… un film assez plat. Grandeur et décadence d'un célèbre producteur d'Hollywood qui, obsédé par une femme, oublie complètement son travail et se fait finalement virer. C'est là le maigre argument du film. Ce n'est pas une grande passion dévorante qui détruit tout sur son passage, juste une petite amourette avec une anglaise un peu nianian. En fait, seul Robert De Niro s'en sort, sa présence élimine tout le fabuleux casting qui l'entoure. Allez, une seule chose intéressante dans le film : les scènes de prises de vue dans le studio sont montrées en noir et blanc, on sait tout de suite que ce n'est plus l'histoire. Mais en fait, n'aurait-il pas mieux fallu les filmer en couleur, cela aurait permis de créer un peu de confusion entre la réalité et le cinéma, dommage…
Genre : Comédie dramatique Réalisateur : A. Fontaine Acteurs : F. Luchini,   R. Zem Année de production 2008 Pays : FR Durée : 1h35 Note spectateur : Note presse :
Synopsis (Source Allociné) : Bertrand, avocat d'assises. Brillant. Médiatique. Volubile. Cultivé. Cérébral. Compliqué. Pas très très courageux. Aime les femmes, surtout pour leur parler. Fraîchement arrivé à Monaco pour y assurer la défense d'une meurtrière septuagénaire.
Christophe, agent de sécurité chargé de la protection de Bertrand. Franc. Direct. Taciturne. Sportif. Etudes interrompues en cinquième. Aime les femmes sauf pour leur parler. Admire chez les autres la culture et la maîtrise du langage qui lui font défaut.
Audrey, présentatrice météo sur une chaîne câblée à Monaco. Ambitieuse. Culottée. Sexy. Incontrôlable. N'a pas du tout l'intention de réciter le bulletin météo pendant longtemps.
Comprend assez mal le sens de certains mots, notamment "limites", "tabous", et "scrupules".
Il aurait mieux valu que ces trois-là ne se rencontrent pas...
Ma critique : Mon dernier zéro étoile ne date pas de bien longtemps mais tant pis, j'en redonne encore un. C'est peut-être aussi parce que Canal Plus a tellement fait la promo de ce film (et qu'ils ont augmenté leur abonnement de 2 euros ce mois-ci soit 6%, pas mal dans un monde où l'inflation est à zéro…). L'idée du trio improbable était peut-être amusante sur le papier mais ce film n'est qu'une succession de saynètes plus ou moins (d'ailleurs plutôt moins que plus) rigolotes. En fait, seul Roschdy Zem s'en sort à peu près bien coincé qu'il est le scénario assez pauvre et ses deux acolytes deux surjouant mal leurs personages hyper-caricaturaux. En fait, il n'y a que la fin qui vaut à peu près le coup. Lucchini n'est pas l'assassin mais il en avait bien l'intention et c'est donc lui qui se laisse condamner. Mais, comme je l'ai écrit auparavant (c'était pour "Contre-enquête") est-ce que les cinq dernières minutes peuvent sauver tout un film ? Pas tout à fait ou même plutôt ici pas du tout !
Genre : Drame Réalisateur : C. Chabrol Acteurs : S. Audran,   M. Bouquet Année de production 1971 Pays : FR Durée : 1h42 Note spectateur : Note presse : -
Synopsis (Source Allociné) : Au cours de jeux sado-masochistes, Charles Masson tue sa maitresse, Laura, la femme de son ami Francois.
Ma critique : Chabrol continue à explorer la bourgeoisie de province. Ici, c'est encore un bon bourgeois insipide à qui l'on donnerait le bon Dieu sans confession qui s'adonne (soi-disant contraint et forcé) à des jeux sexuels pas très catholiques. La première image est révélatrice, on voit Michel Bouquet au premier plan, il est terne, triste, il a l'air de s'ennuyer puis la partie droite de l'écran s'éclaire et l'on voit sa maîtresse allongée sur un lit qui attend d'être étranglée. Michel Bouquet vit lui un peu comme un extra-terrestre au milieu de ces gens colorés (sa femme, son associé dont les couleurs des habits contrastent avec ses costumes stricts). Personne ne peut croire à sa culpabilité et tout le monde semble lui pardonner, il n'est pas responsable, c'est sûr,… Il croit se libérer en avouant ses crimes mais vue l'absence de réaction de ses confesseurs, il se sent encore plus coupable. Malheureusement, à force, le film devient lui aussi un peu ennuyeux et mou du genou, un peu trop long et n'a pas la force d'un film comme "Que la bête meure". Bien dommage…
Genre : Animation Réalisateur : P. Docter Acteurs : E. Asner,   J. Nagai Année de production 2009 Pays : US Durée : 1h35 Note spectateur : Note presse :
Synopsis (Source Allociné) : Quand Carl, un grincheux de 78 ans, décide de réaliser le rêve de sa vie en attachant des milliers de ballons à sa maison pour s'envoler vers l'Amérique du Sud, il ne s'attendait pas à embarquer avec lui Russell, un jeune explorateur de 9 ans, toujours très enthousiaste et assez envahissant... Ce duo totalement imprévisible et improbable va vivre une aventure délirante qui les plongera dans un voyage dépassant l'imagination.
Ma critique : C'est toujours intéressant de découvrir une nouvelle forme cinématographique. En fait, si l'on fait l'historique du cinéma il n'y en a eu que très peu : d'abord le plan fixe puis l'utilisation des mouvements de caméra, le montage intellectuel, le son, la couleur, l'écran large et… le format 3D. Je m'aperçois que je n'ai pas vécu les autres révolutions, je n'étais pas né. C'est donc d'autant plus captivant de voir ce que vont faire les cinéastes du 3D. Evidemment, il y a eu des essais dans le passé ; je me souviens encore d'avoir chaussé des lunettes rouges et bleues pour regarder des films de monstres en 3D dans les années quatre-vingt. Mais ce n'était que des films de monstres. Comme je l'ai déjà écrit auparavant, le 3D a été un peu développé comme le format Cinémascope, il s'agissait de faire revenir dans les salles obscures les spectateurs qui se contentaient de regarder des films tranquillement assis sur leur canapé dans leur salon. Le problème maintenant, c'est que si les télévisions 16/9 ne sont apparues que plusieurs décennies après la parution des premiers films écran large, du côté du 3D la télévision est en plein développement. J'en ai vu une au Sony Center à Tokyo, impressionnant ! On annonce que les premiers postes devraient arriver en 2010. Dommage pour l'industrie du cinéma… Au-délà de ce point de vue purement matériel, j'attends avec impatience de voir ce que vont faire de la technique du 3D les cinéastes qui considèrent cette forme d'expression d'abord comme un art plutôt qu'une machine à cash. Regardez le temps qu'a mis Chaplin à se mettre au parlant et encore, s'y est-il vraiment mis ? Pourtant aujourd'hui personne ne penserait à faire un film muet mais certains font encore des films en noir et blanc. Alors le 3D ? Comment le cinéma dit d'auteur va s'emparer de cette technique ? Va-t-il lui tourner le dos ? Je trouverai cela dommage, cette technique permet de revoir complètement la profondeur d'un plan, le composer d'une manière tout à fait différente. Pensez au célèbre plan de "Citizen Kane" où l'on voit au premier plan le verre sensé contenir du poison, la femme dans son lit et au fond Kane (je crois bien que c'est lui) entrant dans la chambre. Orson Welles a composé ce plan en superposant trois pellicules car ses caméras ne lui permettaient d'avoir une telle profondeur de champ. ça donnerait quoi en 3D ? Allez, messieurs les cinéastes, ne tournez pas le dos à cette technique Hollywoodienne et montrez-nous que vous pouvez créer une nouvelle forme d'expression grâce au 3D.
Je n'ai pas encore parlé du film. Il est très bien. Comme maintenant beaucoup de films d'animation, le film cherche à toucher un large public. Peut-être même un peu trop large car la tristesse du début du film a peut-être effrayé nos têtes blondes. C'est frais, plein de bons sentiments, avec une bonne dose d'humour. Bref, la recette habituelle des Pixar-Dreamworks. Et l'utilisation du 3D ? C'est bien fait, il n'y en a pas à outrance, c'est bien, cela évite de transformer ce film en animal de cirque occultant toute l'histoire.
Genre : Comédie Réalisateur : W. Anderson Acteurs : O. Wilson,   A. Brody Année de production 2007 Pays : US Durée : 1h47 Note spectateur : Note presse :
Synopsis (Source Allociné) : Trois frères qui ne se sont pas parlé depuis la mort de leur père décident de faire ensemble un grand voyage en train à travers l'Inde afin de renouer les liens d'autrefois.
Pourtant, la "quête spirituelle" de Francis, Peter et Jack va vite dérailler, et ils se retrouvent seuls, perdus au milieu du désert avec onze valises, une imprimante, une machine à plastifier et beaucoup de comptes à régler avec la vie...
Dans ce pays magique dont ils ignorent tout, c'est alors un autre voyage qui commence, riche en imprévus, une odyssée qu'aucun d'eux ne pouvait imaginer, une véritable aventure d'amitié et de fraternité...
Ma critique : J'aime bien les OVNI et ce film est un OVNI. Dans un océan de pauvreté où la plupart des films sentent le déjà vu, c'est agréable de découvrir quelque chose de nouveau, qui n'a jamais été fait. Voir ce film m'a fait un peu penser à la première fois que j'ai vu "Amélie Poulain", le film n'a l'air de rien, l'histoire est simple mais c'est tout ce qui tourne autour de l'histoire qui est superbe. J'ai beaucoup de mal à le décrire, c'est plein de petits morceaux de bonheur, c'est frais et cela se consomme sans modération...
Genre : Drame, Policier Réalisateur : C. Chabrol Acteurs : J. Yanne,   M. Duchaussoy Année de production 1969 Pays : ITL, FR Durée : 1h53 Note spectateur : Note presse : -
Synopsis (Source Allociné) : Pour venger la mort de son fils, tué par un chauffard, un homme se lance sur la piste du coupable. Il parvient bientôt à retrouver sa trace et devient un intime de sa famille. L'homme se révèle un être abject haï de tous.
Ma critique : Je continue ma découverte des films de Chabrol. Et quelle réussite ! Dès la première scène j'ai été conquis : elle est filmée du toit de la voiture, en plongée, la vue est alors limitée, on sent qu'il va se passer un drame et c'est effectivement le cas. Après, on retrouve des personnages classiques des films de Chabrol : Michel Duchaussoy, grand bourgeois qui se sait intelligent et se croit donc au dessus des autres ; pourtant il n'arrive pas à berner la police. Mais c'est évidemment surtout Jean Yanne qui est fantastique dans son rôle de garagiste râleur, terreur de sa famille, mal élevé, bref le nouveau riche en face du grand bourgeois. Il n'y a que sa mère pour l'admirer. La scène d'avant-dîner est aussi excellente : toutes les banalités ressortent. Je ne sais plus qui a dit que les sujets de conversation des plus bêtes étaient le temps qu'il fait puis juste au-dessus parler et dire du mal des autres. Ici, on en reste à la pluie et au beau temps. Il manque un personnage, tout le monde l'attend et lorsque Jean Yanne rentre tout change tout d'un coup, la scène ne tourne plus qu'autour de lui. En conclusion, du bon, du très bon cinéma (j'allais ajouter français mais pourquoi ajouter ce mot comme si le cinéma français était généralement mauvais, en fait ce film est du bon cinéma tout court !).
Genre : Drame Réalisateur : S. Daldry Acteurs : K. Winslet,   R. Fiennes Année de production 2008 Pays : All, US Durée : 2h03 Note spectateur : Note presse :
Synopsis (Source Allociné) : Allemagne de l'Ouest, au lendemain de la Seconde Guerre mondiale.
Un adolescent, Michael Berg, fait par hasard la connaissance de Hanna, une femme de trente-cinq ans dont il devient l'amant. Commence alors une liaison secrète et passionnelle.
Pendant plusieurs mois, Michael rejoint Hanna chez elle tous les jours, et l'un de leurs jeux consiste à ce qu'il lui fasse la lecture.
Il découvre peu à peu le plaisir qu'elle éprouve lors de ce rituel tandis qu'il lui lit L'Odyssée, Huckleberry Finn et La Dame au petit chien.
Hanna reste pourtant mystérieuse et imprévisible. Un jour, elle disparaît, laissant Michael le coeur brisé.
Huit ans plus tard, devenu étudiant en droit, Michael assiste aux procès des crimes de guerre Nazi. Il retrouve Hanna... sur le banc des accusés.
Peu à peu, le passé secret de Hanna est dévoilé au grand jour...
Ma critique : Tout le film tient à une seule chose, le secret de l'héroïne (je ne vous dirai pas lequel) qu'elle a honte de révéler. Elle préfère prendre toute la responsabilité des atrocités commises aussi par ses anciennes compagnes gardiennes de camp pendant la guerre plutôt que de l'avouer devant la cour. L'histoire de cette relation à distance entre la prisonnière et son ancien amant est intéressante mais malheureusement peu prenante (en tout cas pour moi), c'est peut-être aussi parce que j'ai vu ce film sur le petit écran dans un avion que je n'ai pu complètement rentrer dans l'ambiance. La fin est prévisible mais en même temps surprenante, je n'ai pas compris la retenue de Michael sur la fin, peut-être voulait-il rester sur l'image de la femme jeune qu'il a connu auparavant. Néanmoins, un des mérites de ce film est de montrer les procès post-deuxième guerre mondiale en Allemagne. Ils ne se sont pas arrêtés après le procès de Nuremberg et certaines personnes ont été rejugées par des tribunaux allemands après avoir été jugés par des tribunaux alliés. Cela montre bien la "banalité du mal" si chère à Hannah Arendt.
Genre : Comédie Réalisateur : G. Elmaleh Acteurs : G. Elmaleh,   P. Arbillot Année de production 2009 Pays : FR Durée : 1h35 Note spectateur : Note presse :
Synopsis (Source Allociné) : Coco, 40 ans, self made man, est l'exemple parfait de la réussite sociale. Parti de rien, immigré, il a réalisé en 15 ans une des plus fulgurantes success story des temps modernes grâce à son invention de l'eau frétillante.
Mais pour Coco, la plus grande consécration est à venir : la bar-mitsva de son fils Samuel qui aura lieu dans six mois. Il invite tout le monde à "l'évènement national de l'année" et promet du jamais vu, de l'époustouflant, du Coco !
Trop obsédé par la perspective d'en mettre plein la vue au monde entier pour "sa" fête, Coco agit avec démesure et frôle la folie sans voir que sa femme, son fils, sa mère et tous ses proches se désolidarisent peu à peu. Cet évènement va devenir pour lui un instant de vérité sur son rôle de père.
Ma critique : Ce film aurait dû s'appeler "La vérité si je mens 3". Gad Elmaleh a repris le technique du "spin off" déjà bien utilisée par Hollywood. Il s'agit de sortir un personnage secondaire d'un film à succès pour faire un nouveau film (voir par exemple "Wolverine" qui est une vraie nazerie, je n'ai même pas eu le courage de faire une critique). On retrouve le même personnage de la mère que dans la "Vérité" et les jeux de mots à deux sous ("Il ose pas", "Il est au Spa"). Le plus drôle, c'est que j'ai vu ce film dans l'avion, il était sous-titré en anglais et je me suis amusé à regarder comment les traducteurs s'étaient débrouillés avec les jeux de mot en français, assez pitoyable (Le "Spa" devient "gym" et "Jim"...). Tout le reste n'est qu'un copier coller de deux opus précédents. Comme je suis bon public, j'ai quand même ri par moments, c'est pourquoi j'ai laissé une étoile à ce film.
Genre : Biopic Réalisateur : A. Fontaine Acteurs : A. Tautou,   B. Poelvoorde Année de production 2009 Pays : FR Durée : 1h50 Note spectateur : Note presse :
Synopsis (Source Allociné) : Une petite fille du centre de la France, placée dans un orphelinat avec sa soeur, et qui attend en vain tous les dimanches que son père vienne les chercher.
Une chanteuse de beuglant à la voix trop faible, qui affronte un public de soldats éméchés.
Une petite couturière destinée à refaire des ourlets dans l'arrière-boutique d'un tailleur de province.
Une apprentie-courtisane au corps trop maigre, qui trouve refuge chez son protecteur Etienne Balsan, parmi les cocottes et les fêtards.
Une amoureuse qui sait qu'elle ne sera " la femme de personne ", pas même celle de Boy Capel, l'homme qui pourtant l'aimait aussi.
Une rebelle que les conventions de l'époque empêchent de respirer, et qui s'habille avec les chemises de ses amants.
C'est l'histoire de Coco Chanel, qui incarna la femme moderne avant de l'inventer.
Ma critique : Allez encore un Biopic ! C'est la mode surtout lorsque l'on manque de créativité. J'étais déjà tombé sur un téléfilm sorti fin 2008 et j'ai eu l'impression de revoir le début du film. C'est normal, l'histoire est la même ! Etonnant, non ? En fait, il y a deux sortes de biopic, ceux qui reproduisent fidèlement la vie d'une célébrité comme l'était mon téléfilm et ceux qui ne s'intéressent qu'à une partie de la vie de la personne comme l'est ce film ou encore "Coco Chanel et Stravinsky" (que je n'ai pas encore vu). Ces derniers cherchent souvent à se concentrer sur un événement qui aurait conduit toute la vie du personnage (l'histoire n'étant pas d'ailleurs toujours véridique, voir par exemple le dernier biopic sur "Molière"). C'est un peu limité comme intrigue, non ? Evidemment, ce genre de film est l'occasion une belle histoire d'amour qui finit tragiquement histoire de faire pleurer dans les chaumières. Et malheureusement, Audrey Tautou n'arrive pas à sauver ce film du naufrage.
Genre : Drame Réalisateur : C. Chabrol Acteurs : M. Piccoli,   S. Audran Année de production 1973 Pays : ITL, FR Durée : 1h30 Note spectateur : Note presse : -
Synopsis (Source Allociné) : L'histoire d'un double adultère et double crime passionnel dont les protagonistes sont des notables provinciaux.
Ma critique : Encore une description caustique de la bourgeoisie de province. On voit ici comment un notable ordinaire un peu sentencieux et ennuyeux (joué par Michel Piccoli) devient une bête lorsqu'il se jette sur la femme du député et un monstre lorsqu'il assassine tour à tour sa femme et le député. Comme pour "Le boucher", la scène de la révélation (lorsque Stéphane Audran est interrogée par la police) est magnifiquement filmée, la caméra tourne autour d'elle tandis qu'elle perd elle-même ses esprits. J'ai bien aimé aussi la scène dans le château de Valençay et le plan sur la table du Congrès de Vienne mais ceci n'a rien à voir avec le cinéma mais plutôt avec un de mes personnages fétiches : Talleyrand (qui était propriétaire du château de Valençay). En revanche, il y a deux choses que j'ai moins aimées. La première concerne la mise ne scène, pour figurer un flash-back, Chabrol fait un zoom sur le visage de Stéphane Audran et l'image se trouble : c'est vraiment trop classique. L'autre concerne le scénario ; on ne comprend pas vraiment comment la fille de Stéphane Audran devine toute l'histoire. Un don de double vue ?
Genre : Drame Réalisateur : C. Chabrol Acteurs : J. Yanne,   S. Audran Année de production 1969 Pays : FR, ITL Durée : 1h30 Note spectateur : Note presse : -
Synopsis (Source Allociné) : Dans un village du Périgord, la vie quotidienne des habitants cesse brusquement d'être tranquille. Des femmes sont égorgées. Par qui ? Le boucher, qui a fait les guerres d'Indochine et d'Algerie, semble devenir le suspect numero un aux yeux de la directrice d'école, qui ressentait pour lui de tendres sentiments.
Ma critique : Je n'ai jamais fait attention à la manière de filmer de Chabrol mais bon, je ne connais pas bien toute sa filmographie. Avec ses longs pano, ses zooms (quelque fois un peu trop rapides) la caméra caresse les personnages et les paysages, nous fait partager leur intimité puis ne nous donne plus que le regard de l'ethnologue. J'ai interprété la citation de Balzac au début du film comme un parallèle avec Chabrol, comme Balzac il vaut que son oeuvre ait une unité et décrive par petites touches successives la société qui l'entoure (la vie de province pour Chabrol en l'occurrence). Et cette description est très bien faite. Le personne principal du film c'est... la cloche de l'église. C'est elle qui rythme la vie de tout le village ainsi que le film. La musique, simple et glaçante, tient aussi une place importante dans le film. Il ne faut néanmoins pas oublier les acteurs et notamment Jean Yanne qui est superbe dans son rôle d'amoureux transi, timide et bestial à la fois. J'avoue avoir surtout l'image du réalisateur de films potaches comme "Deux heures moins le quart avant JC" pourtant il a tourné plusieurs fois avec Chabrol, Pialat, il a produit "Lancelot du Lac" de Bresson... Son regard amoureux et agonisant de la fin du film est superbe et montre toute la qualité de son jeu d'acteur. Il y a une scène que j'ai beaucoup aimée, c'est lorsque le boucher se poignarde ; la lumière baisse progressivement, les visages sont éclairés à moitié, puis s'éteint et se rallume avec le boucher un couteau planté dans le ventre. Allez la voir !
Genre : Action Réalisateur : T. Bekmanbetov Acteurs : J. McAvoy,   A. Jolie Année de production 2008 Pays : US Durée : 1h50 Note spectateur : Note presse :
Synopsis (Source Allociné) : Wesley Gibson a toutes les raisons du monde d'être malheureux. Tyrannisé par son patron, malmené par ses collègues de bureau, trompé et humilié par sa petite amie, ce jeune loser victime d'angoisses récurrentes, ne survit qu'à coup de tranquillisants et de plateaux repas macrobiotiques. Dur à vingt-cinq ans...
C'est alors qu'une fille de rêve fait irruption dans sa triste vie. Fox est une tueuse d'élite, affiliée à une secte ultrasecrète : la Fraternité, dont les membres se sont érigés en instruments du Destin. Leur devise séculaire : "Un homme de tué, mille hommes de sauvés"...
L'heure est venue pour Wes de prendre la suite de son père et de découvrir en lui-même des ressources, une soif de violence, des réflexes et des aptitudes insoupçonnés. Sous la tutelle du mystérieux et charismatique Sloan et de Fox, Wes commence un entraînement rigoureux qui va faire de lui le meilleur assassin de la Fraternité.
Devenu le favori de la secte, Wes a aussi la tardive satisfaction se venger de ses anciens tourmenteurs. Mais l'ivresse du pouvoir n'a qu'un temps ; bientôt, il devra apprendre ce que nul ne peut lui enseigner : tracer sa propre voie et contrôler sa destinée...
Ma critique : Alors là, cela faisait longtemps que je n'avais pas vu un film aussi mauvais. Il m'a fait tout de suite penser à "Docteur Sky et le monde de demain" avec Angelina Jolie aussi. Cette histoire de code dans le tissu donnant le nom des personnes à tuer, c'est complètement crétin. Pendant tout le film, je me suis demandé comment les scénaristes avaient pu en arriver là. C'est pour moi le meilleur révélateur du manque de créativité d'Hollywood, comme si parce que l'on croit que tout a été dit, raconté, on est obligé de sortir une histoire complètement tordue pour donner un peu de nouveauté. Et puis, l'histoire n'est qu'un prétexte, les ados friands de de genre de film ne doivent pas y prêter attention tant que cette histoire conduit à une démesure d'effets spéciaux. Et pour ça, on est gâté. La scène du train est particulièrement bien faite. Les mouvements de caméra, les arrêts sur image et reprise en accéléré même s'ils sont un peu réchauffés sont bien faits. Mais on en revient toujours à cette histoire, à un moment donné, j'ai espéré avoir un semblant d'explication ; le métier à tisser aurait donné le nom d'un jugé assassiné dont on aurait pu éviter la mort, cela prouve que la machine avait raison. En fait, cela ne prouve rien du tout, statistiquement une machine venue d'on ne sait où, sur laquelle on observe le tissage pourrait tout aussi bien vous prédire les cours du CAC 40 ou l'évolution de l'inflation aux US. L'apothéose du film est atteinte lorsque l'on comprend que le héros a été piégé le "Tu es mon fils" m'a fait penser à "Je suis ton père" de "Star Wars" et j'ai éclaté de rire. Je passe sur la déviation de la trajectoire des balles et toutes les autres bêtises de ce genre. Mais en fait, ce qui m'a achevé c'est de voir sur internet que ce film a été inspiré d'un Comics. Moi qui me disais que les scénaristes auraient pu masquer leur nullité et faire comme les autres en s'inspirant d'un Comics... C'était le cas. Pourtant mon ami David avait réussi en partie à me montrer que les Comics pouvaient être autre chose que des nazeries pour ados attardés (notamment en lisant "Watchmen" que j'ai beaucoup aimé. En revanche, je n'ai jamais vu le film) mais là je redeviens à nouveaux circonspect.
Le documentaire qui suit présente en douze extraits de films ce que le cinéma a fait selon moi de mieux. Il dure 38 minutes. Chaque séquence est commentée.
Voici la liste des films présentés ainsi que le texte du commentaire :
Octobre, Sergueï Eisenstein,
Scène de la statut du tsar,
Date : 1927
Octobre est une illustration parfaite du montage intellectuel. Selon Eisenstein, ce ne sont pas les images en elles-mêmes qui comptent mais leur association. Le montage devient une nouvelle forme d'expression. L'exemple le plus parlant est la succession de plans montrant des fusils puis des faux symbolisant la fraternisation entre l'armée et les paysans.
Le montage très nerveux de cette scène renforce l'intensité de l'événement (la révolution russe d'octobre).
Dans ses livres sur la mise en scène et le montage, Eisenstein désacralise son travail de montage en indiquant qu'il ne prévoit pas forcément à l'avance son montage. Ce qui ne l'empêche pas de l'analyser après coup.
Ce film de commande (pour le dixième anniversaire de la révolution d'octobre) doit être avant tout regardé comme un film d'avant-garde et la mise en oeuvre d'une théorie cinématographique.
L'homme à la caméra, Dziga Vertov,
Date : 1928
Au début du film, il est indiqué que c'est un film sans acteurs, ni scénario, ni intertitres. Ce qui compte dans ce film d'avant-garde ce sont les images et l'émotion qu'elles procurent. Le montage est là aussi primordial mais il n'est pas aussi poussé que chez Eisenstein qui était opposé aux théories de Vertov.
Vertov est l'inventeur du concept du Ciné-oeil : la caméra remplace l'oeil humain pour révéler la réalité. Le réalisateur ne doit pas organiser la vérité mais révéler ce que l'oeil humain ne voit pas.
Un chien andalou, Luis Buñuel,
Scène de l'oeil coupé,
Date : 1928
C'est le premier film de Luis Buñuel. Le scénario a été co-écrit avec Salvador Dali. Si on peut appeler cela un scénario ! Il ne faut pas chercher à comprendre ce que veut raconter le film. Les auteurs ont repris la technique de l'écriture automatique utilisée par les surréalistes. Chacun des deux auteurs exprimait les idées qui lui venaient par la tête, son compère avait quelques secondes pour accepter ou non l'idée.
La scène présentée est une scène mythique du cinéma. L'effet spécial est grossier quand on le regarde de plus près (il s'agit d'oeil de veau qui est coupé par le rasoir) mais l'effet n'en est pas moins prenant.
On peut considérer ce film comme un manifeste cinématographique du surréalisme.
M le Maudit, Fritz Lang,
Scène du « procès » de M,
Date : 1931
Un des premiers films parlant du cinéma. Lang utilise d'une manière tout à fait particulière cette nouvelle technique en tournant en prise de son directe. Il n'y a pas de musique mis à part l'air de Grieg sifflé par M. Lang filme les bruits ambiants. Le son est utilisé comme un élément dramatique.
Le film est à la fois un documentaire sur les enquêtes policières des années 30 et le reflet du contexte politique de l'époque qui voit la montée du nazisme. C'est aussi par certains aspects un film expressionniste par l'utilisation que Lang fait de la lumière et des reflets dans les vitrines.
Zéro de conduite, Jean Vigo,
Scène du dortoir,
Date : 1933
Dans ce film, Jean Vigo a su réconcilier le réalisme et l'esthétisme comme l'illustre cette scène. C'est un des premiers films parlant du cinéma français. Vigo aimait les nouvelles expériences comme le montre l'utilisation du ralenti dans cette scène renforçant son côté poétique. On croirait assister à une procession religieuse.
Ce film dénonce aussi l'ordre établi et le système scolaire et a longtemps été interdit de diffusion en France.
Jean Vigo est mort à 29 ans après avoir réalisé seulement quatre films dont un seul long métrage et n'a jamais connu le succès de son vivant.
Les temps modernes, Charles Chaplin,
Scène de la chanson dans un cabaret,
Date : 1936
Premier film parlant de Chaplin alors que cette technique était maîtrisée depuis près de dix ans. Chaplin n'aimait pas le parlant qui faisait perdre toute la poésie de la gestuelle des acteurs et la suggestion sonore des images (Cf. la porte de la limousine qui claque dans « Les lumières de la ville » qui fait croire à la fleuriste que Charlot en sort et est donc riche). Chaplin « triche » dans ce film. Il ne parle pas, le parlant est surtout utilisé par le directeur de l'usine transmettant ses ordres. Ceci permet aussi de renforcer le fossé entre le patron et l'ouvrier.
Cette scène est la seule où l'on voit Charlot parler ou plutôt chanter. Chaplin « triche » encore puisqu'il perd ses manchettes où étaient écrites les paroles de la chanson qu'il doit interpréter. Il invente donc ses propres paroles qui sont un mélange incompréhensible de plusieurs langues. La gestuelle reprend alors le dessus pour provoquer le rire. On retrouve le même type de procédé dans « Le dictateur » lorsque Hynkel prononce ses discours dans une langue inventée mais dont le ton martial rappelle parfaitement Hitler.
Contrairement à « M le maudit », c'est la musique (composée par Chaplin) qui permet tout au long du film de faire passer le rire et l'émotion.
Le mépris, Jean-Luc Godard,
Scène d'ouverture « Tu vois mes pieds dans la glace »,
Date : 1963
« Le Mépris » est l'histoire du passage de l'amour au mépris de Camille (Brigitte Bardot) pour Paul (Michel Piccoli). On voit à la fois la lente décrue de l'amour et on cherche à comprendre l'instant de ce passage d'un état à l'autre.
Ce film illustre le mouvement de renouveau du cinéma français (« La Nouvelle Vague ») refusant l'académisme d'avant-guerre et privilégiant les extérieurs, les improvisations, les mouvements de caméra plus audacieux.
La scène présentée est probablement la plus connue du film. C'est la première scène (juste après le générique lu en voix-off). Elle est superbement accompagnée par la musique de Georges Delerue. Camille demande à Paul si il aime les différentes parties de son corps et finalement n'existe que par le regard de l'autre.
Cris et chuchotements, Ingmar Bergman,
Scène de la « résurrection »,
Date : 1972
Histoire de quatre femmes (la malade, ses deux soeurs, la servante) en quatre couleurs dominantes (rouge, vert, noir et blanc), ce film montre un des thèmes chers à Bergman : l'incommunicabilité entre les êtres. Seule la servante ne rejette pas la malade.
Ce film est aussi onirique comme l'illustre notamment cette scène qui montre le rejet par la soeur de la malade « revenue à la vie ». On sent la force du sentiment de haine et de rejet sous la lenteur de la scène et la voix policée de l'actrice.
Orange mécanique, Stanley Kubrick,
Scène d'ouverture dans le bar,
Date : 1971
Kubrick a touché à tous les styles de films (guerre avec « Full Metal Jacket », épouvante avec « Shining », science-fiction avec « 2001, l'odyssée de l'espace ») et y a quasiment tout le temps excellé.
Ce film sur la violence et le libre arbitre est teinté d'un esthétisme très fortement inspiré des années 70. L'interprétation (notamment la voix) de Malcom McDowell est merveilleuse. Il n'arrivera d'ailleurs jamais à l'égaler.
Brazil, Terry Gilliam,
Scène d'ouverture, l'arrestation de Buttle,
Date : 1985
A la fois onirique et visionnaire, ce film décrit un monde dominé par l'administration et la paperasserie. Gilliam, ex-Monty Python, nous délivre un film noir renforcé par le comique absurde où l'amour ne triomphe pas. Gilliam s'était d'ailleurs fortement opposé à son producteur qui souhaitait avoir un « happy end ».
Le film est supporté par la célèbre musique "Brazil, The Brazil that I knew, Where I wandered with you Lives in my imagination..." qui revient tout au long du film.
Le sacrifice, Andrei Tarkovski,
Scène du « sacrifice »,
Date : 1986
Le dernier film de Tarkovski où l'auteur révèle ses angoisses face à l'envahissement du matérialisme dans la société contemporaine.
C'est parce que l'homme a perdu l'esprit de sacrifice qu'il est devenu la proie du matérialisme impuissant à résister aux mécanismes destructeurs de la société contemporaine, aux forces de dissolution qui la traversent. Ecrasé sous le poids du matérialisme, vidé de sa substance, confronté au vide spirituel que lui impose la société, l'homme n'a plus que deux alternatives : soit il s'obstine dans cette voie d'aliénation, soit il revient vers Dieu, reprenant ainsi possession de lui-même.
La scène présentée est l'avant-dernière du film. Elle présente le sacrifice du personnage principal qui renonce à tout, se « sacrifie » suite à la disparition de la menace dun holocauste nucléaire. C'est un long plan séquence de près de six minutes aux lents mouvements de caméra tels que les affectionnait Tarkovski.
Breaking the waves, Lars von Trier,
Scène du dialogue avec Dieu,
Date : 1996
Film réaliste par excellence tourné caméra sur l'épaule sans effet de lumière ni de musique additionnelle (sauf au début de chaque chapitre), on a l'impression par moments qu'il a été réalisé avec une caméscope amateur et improvisé par les acteurs.
Il nous montre jusqu'où peut aller quelque'un pour l'amour de l'autre : Bess un fille simple, schizophrène et grenouille de bénitier se sacrifie pour sauver son mari de l'accident qu'il a eu.
Genre : Comédie dram. Réalisateur : S. Coppola Acteurs : B. Murray,   S. Johansson Année de production 2002 Pays : US Durée : 1 h 42 Note spectateur : Note presse :
Synopsis (Source Allociné) : Bob Harris, acteur sur le déclin, se rend à Tokyo pour touner un spot publicitaire. Il a conscience qu'il se trompe - il devrait être chez lui avec sa famille, jouer au théâtre ou encore chercher un rôle dans un film -, mais il a besoin d'argent.
Du haut de son hôtel de luxe, il contemple la ville, mais ne voit rien. Il est ailleurs, détaché de tout, incapable de s'intégrer à la réalité qui l'entoure, incapable également de dormir à cause du décalage horaire.
Dans ce même établissement, Charlotte, une jeune Américaine fraîchement diplômée, accompagne son mari, photographe de mode. Ce dernier semble s'intéresser davantage à son travail qu'à sa femme. Se sentant délaissée, Charlotte cherche un peu d'attention. Elle va en trouver auprès de Bob...
Ma critique : Je l'ai vu pour préparer mes vacances au Japon. Ma vision était donc différente de la première fois, ici je me suis plus concentré sur le décor, les gens qui entouraient ces deux personnages perdus dans cette grande ville. Cela ne m'a empêché d'apprécier tout ce qui fait la qualité de ce film. Tout est en finesse, suggéré, c'est le comble de l'érotisme. Alors que dans n'importe autre quel film banal, on se serait attendu à ce qu'ils couchent ensemble, s'engueulent et se retrouvent enfin quelques minutes avant la fin, ici il n'en est rien. L'un subit les difficultés d'un mariage qui dure, l'autre a dépassé les premiers mois de la passion, ils s'attirent, s'éloignent mais ne vont jamais plus loin que le simple amour platonique. Le tout est teinté de beaucoup d'humour surtout grâce au personnage de Bill Murray. Enfin, j'aime beaucoup la scène de fin qui est révélatrice de tout le film, on ne sait pas ce que dit Bill Murray à Scarlett Johansson mais ce n'est pas cela qui compte, c'est juste leur regard qui est important.
Genre : Drame Réalisateur : F. Truffaut Acteurs : F. Dorléac,   J. Desailly Année de production 1964 Pays : FR Durée : 1h55 Note spectateur : Note presse : -
Synopsis (Source Allociné) : Un écrivain célèbre, marié à une femme charmante et heureux en ménage, tombe amoureux d'une autre femme.
Ma critique : Le début du film m'a un peu intrigué, c'est un peu mou ; le personnage de l'intellectuel un peu perdu qui ne sait pas trop s'il peut tromper sa femme est amusant et énervant à la fois. En fait, ce n'est l'histoire que d'un homme qui a la quarantaine et qui essaye de se sortir de son train-train quotidien en s'enfilant une jolie petite jeunette. Puis patatras... le DVD que m'avait prêté un amie ne passait plus ! Cela a décuplé mon envie d'aller voir la suite. Pour aller au plus vite je suis allé chez Virgin puis ayant fait chou blanc je suis allé à la Fnac. Je ne sais pas qui s'occupe du rayon DVD dans ces deux magasins mais c'est un vrai foutoir. On n'y retrouve rien mis à part si l'on cherche le dernier DVD sorti. Il y a des entrées par genre, pays, nom du film et finalement on ne sait plus par lequel commencer et au bout de dix minutes dans chacun de ces deux magasins j'ai craqué. Finalement j'ai trouvé mon bonheur à la boutique DVD du MK2 Bibliothèque. Je la recommande à tous les cinéphiles, il y a un classement par cinéaste très fourni (qui ne se limite pas à Spielberg et Hitchcock comme chez les autres) et un autre par genre. Bref, je ne me suis pas contenté de "La peau douce", j'ai acheté trois autres DVD. Je me suis précipité le soir après le dîner pour voir enfin (une semaine après) la suite du film ! Je ne sais pas si cela a changé ma vision de ce film mais le glissement du vaudeville à la tragédie est très tardif (lorsque la femme trouve le ticket des photos du couple, on sait alors que cela va mal finir). Cela m'a étonné mais finalement aussi plu, c'est assez différent de ces films (comme "La femme d'à côté" du même Truffaut) où l'on sait dès le début que cela va mal finir, ici pendant plus d'une heure, on ne sait pas très bien où Truffaut veut nous emmener, puis on comprend enfin...
Genre : Espionnage Réalisateur : M. Campbell Acteurs : P. Brosnan,   S. Bean Année de production 1995 Pays : UK, US Durée : 2 h 10 Note spectateur : Note presse : -
Synopsis (Source Allociné) : Dix-septième aventure de 007 à la poursuite d'une carte informatique, Goldeneye, capable de brouiller tout dispositif électronique, avion, train, ordinateur, téléphone... dans un rayon de 1 000 kilomètres.
Ma critique : Ah voilà les "James Bond" comme je les aime avec les gadgets, les calembours à deux sous... La première scène est un excellent révélateur : Bond saute d'une falaise à moto, la quitte et s'engouffre dans l'avion qu'il poursuivait pour enfin le redresser au dernier moment et éviter de s'écraser au sol. C'est complètement improbable, irréaliste, Bond est le type le plus chanceux de la terre car lors de chacun de ses films il réalise une cascade de ce genre où les probabilités de s'en sortir sont inférieures à une sur un million. Mais c'est ça qui est drôle, cette scène veut dire que ce n'est que du cinéma, pas la réalité alors que l'excès d'hémoglobine dans les deux derniers opus (je veux parler de "Casino Royal" et surtout "Quantum of Solace") nous ramène trop à la réalité et rend les scènes d'action violentes insupportables. Et le reste de l'histoire ? Il y a un méchant, très méchant qui de son repaire cubain veut détruire toute la finance mondiale (c'était prémonitoire !), une jolie fille, très jolie qui finira dans les bras de Bond et tout finit dans une grande explosion.... Donc du James Bond super classique mais qui fait toujours passer un moment plaisant.
Genre : Drame Réalisateur : S. Spielberg Acteurs : A. Hopkins,   N. Hawthorne Année de production 1997 Pays : US Durée : 2h32 Note spectateur : Note presse : -
Synopsis (Source Allociné) : En 1839, "l'Amistad", navire espagnol transportant des esclaves africains, est pris dans une violente tempête au large de Cuba. Une cinquantaine de prisonniers réussissent à se libérer de leurs chaînes et se retournent contre leurs bourreaux, qu'ils passent par les armes. Cinqué, leur leader, oblige le capitaine à les ramener vers l'Afrique, mais celui-ci, profitant de son ignorance, met le cap sur l'Amerique. Jetés en prison, les mutins vont être défendus par deux fervents abolitionnistes, Theodore Joadson et Lewis Tappan, qui engagent un jeune avocat, Roger Baldwin.
Ma critique : Bon, bon, encore un film de procès ; un des genres préféré de nos amis outre-atlantique. En plus là il y a des rebondissements : désaisissement du juge, appel du président US auprès de la cour suprême... Que d'émotion ! Et puis il y a quelques élans lyrique, le volume de la musique monte, les violons crient et on voit une foule d'esclaves (présumés) déclamer "Il nous faut libre" ou quelque chose comme ça. Snif, ça fait pleurer (la ménagère de moins de cinquante ans peut-être mais pas moi). En fait, en écrivant cette critique je repense à celle que j'ai faite sur "Munich" du même Spielberg. Je parlais alors de la loi des grands nombres : à force de faire plein de films chaque année, il y en a bien qui sort du lot. Ce n'est pas le cas de celui-là. Allez pour finir sur une note positive, il y a quand même des choses qui m'ont plu, notamment le traitement de l'intrigue : la vérité apparaît au fur et à mesure et jusqu'à la fin on voit l'histoire du point de vue des américains et non des accusés. Classique mais bien fait et Spielberg a bien fait de ne pas montrer les scènes de capture au début du film, cela aurait été tentant afin de captiver l'attention du spectateur avec des scènes plus spectaculaires dès le début mais cela aurait nui à l'intérêt (tout relatif !) du film.
Genre : Action, Historique Réalisateur : P. Chan Acteurs : J. Li,   A. Lau Année de production 2006 Pays : Chine Durée : 1h50 Note spectateur : Note presse :
Synopsis (Source Allociné) : Un militaire, un homme d'honneur, un idéaliste. Trois hommes que le hasard réunit se jurent fidélité et allégeance. Désormais, ils seront frères de sang, à la tête d'une armée de bandits dont ils feront leurs soldats. Ensemble, ces seigneurs de la guerre combattront pour obtenir le pouvoir.
Une fois la victoire accomplie, le plus dur les attend : honorer le serment qui les unit.
Ma critique : ça commence par des grandes batailles, ça continue par des grandes batailles, ça finit par des grandes batailles. En voulant faire du cinéma à grand spectacle à grand renfort de musique comme à Hollywood, le cinéma chinois perd toute son âme (en fait, je ne sais pas si ce cinéma a jamais eu une âme puisque j'avoue ne pas le connaître du tout). Je me suis un peu perdu au milieu de ces personnages, on ne comprend pas tout sauf que la politique est menée par quelques vieux sages et l'impératrice que l'on ne voit jamais, tout ça est un peu confus ; mais je pense que le cinéaste s'en fichait un peu, ces plans ne sont là que pour faire raccord avec les scènes de bataille. Et alors ces scènes ? Super violent, sanglant, très sale, il y a même un moment où la caméra s'égare complètement (le cinéaste était bourré ?), bref du grand art pour les amateurs de boucherie mais comme je ne fais pas partie de cette espèce, j'ai très moyennement apprécié.
Genre : Fantastique Réalisateur : M. Night Shyamalan Acteurs : M. Wahlberg,   Z. Deschanel Année de production 2008 Pays : Inde, US Durée : 1h30 Note spectateur : Note presse :
Synopsis (Source Allociné) : Surgi de nulle part, le phénomène frappe sans discernement. Il n'y a aucun signe avant-coureur. En quelques minutes, des dizaines, des centaines de gens meurent dans des circonstances étranges, terrifiantes, totalement incompréhensibles. Qu'est-ce qui provoque ce bouleversement radical et soudain du comportement humain ? Est-ce une nouvelle forme d'attaque terroriste, une expérience qui a mal tourné, une arme toxique diabolique, un virus qui a échappé à tout contrôle ? Et comment cette menace se propage-t-elle ? Par l'air, par l'eau, ou autrement ?
Pour Elliot Moore, professeur de sciences dans un lycée de Philadelphie, ce qui compte est d'abord d'échapper à ce phénomène aussi mystérieux que mortel. Avec sa femme, Alma, ils fuient en compagnie d'un ami, professeur de mathématiques, et de sa fille de huit ans.
Très vite, il devient évident que personne n'est plus en sécurité nulle part. Il n'y a aucun moyen d'échapper à ce tueur invisible et implacable.
Pour avoir une mince chance de survivre, Elliot et les siens doivent à tout prix comprendre la véritable nature du phénomène, et découvrir ce qui a déchaîné cette force qui menace l'avenir même de l'espèce humaine...
Ma critique : Le début est intéressant : des hommes et des femmes s'immobilisent puis se mutilent à mort sans explication, l'épidémie s'étend de Central Park vers la Pennsylvanie, c'est le grand exode vers la campagne. En plus, maintenant qu'il y a la grippe A, cela devient d'actualité. Puis cela glisse vers la fable écolo, les plantes se rebellent contre l'espèce humaine en libérant des toxines mortelles. Et le pire, c'est Mark Wahlbereg qui en rajoute en jouant son professeur intello à deux sous, ça fait un peu X-Files version série B. Je croyais pouvoir attendre un peu mieux de M. Night Shyamalan mais en revoyant sa filmographie je m'aperçois qu'il n'y a vraiment que le "Sixième sens" qui m'ait intéressé, en fait il n'a pas réussi à progresser depuis ses premiers films. La fin, une scène dans les jardins des Tuileries où l'on voit l'épidémie reprendre, se veut prémonitoire mais ne présente absolument aucun intérêt.
Genre : Comédie Réalisateur : J. Tati Acteurs : J. Tati,   M. Brabo Année de production 1974 Pays : Suède, FR Durée : 1h25 Note spectateur : Note presse :
Synopsis (Source Allociné) : L'histoire d'une grande fête au cours de laquelle Jacques Tati organise une rencontre entre spectateurs, artistes, clowns, enfants et lui-même.
Tout au long du film, adultes et jeunes forment une seule masse enthousiaste et unie par le spectacle.
Dès le début, une petite fille et un petit garçon symbolisent, en un seul regard échangé, la joie d'être ensemble. Le public participe directement au spectacle qui tient à la fois du music-hall et du cirque, et Jacques Tati, en Monsieur Loyal, dirige et anime la représentation.
Ma critique : C'est le seul film de Tati que je n'aie jamais vu et c'est aussi son dernier film. En le voyant, j'ai remarqué que je ne connaissais pas grand-chose à l'univers du cirque. En fait, je n'ai aucun souvenir d'être allé au cirque. Les numéros sont bien faits notamment ceux des peintres magiciens et des jongleurs. En revanche la partie musicale de la fin et les numéros utilisant le piano-cheval d'arçon sont un peu en dessous et rapidement ennuyeux. Mais évidemment ce qui vaut le coup ce sont les numéros de mime de Jacques Tati. Tati a fait ses débuts au music-hall avec ces numéros un peu comme Chaplin. Pour moi, Hulot c'est le Charlot moderne même si Tati se défendait de lui ressembler : Hulot n'est pas roublard, malicieux, clochard cherchant à fuir la police ; c'est une homme un peu perdu dans son monde qui se contente de vivre. C'est le mime qui a permis à ces deux cinéastes d'arriver à exceller dans l'expression cinématographique, avec son grand corps et ses longs bras Tati réussit à nous subjuguer, nous faire rire, nous fait comprendre son langage sans énoncer un seul mot. Le numéro du gardien de but en est une bonne illustration même s'il est un peu court. En revanche, j'ai regretté que la scène du boxeur filmée de dos (peut-être pour faire apparaître le public en arrière-plan) ne nous révèle pas tout l'art de Tati. J'avoue que pour ce qui est de la scène du boxeur j'ai du mal à m'enlever de la tête la scène magnifique des "Lumières de la ville" de Chaplin, je n'ai jamais vu mieux. Les sketches du tennisman et du pêcheur sont amusantes mais un brin en dessous. Finalement ce film est le testament de Tati (facile à dire puisque, c'est le dernier !), la boucle est bouclée et les plans sur les jeunes enfants à la fin du film semblant montrer que la relève est prête en sont la preuve. Ce film, même si techniquement l'usage de la vidéo et probablement le manque de moyens le rendent un peu brouillon, est extrêmement attachant.
Genre : Animation Réalisateur : H. Selick Acteurs : D. Fanning,   T. Hatcher Année de production 2009 Pays : US Durée : 1h40 Note spectateur : Note presse :
Synopsis (Source Allociné) : Coraline Jones est une fillette intrépide et douée d'une curiosité sans limites. Ses parents, qui ont tout juste emménagé avec elle dans une étrange maison, n'ont guère de temps à lui consacrer. Pour tromper son ennui, Coraline décide donc de jouer les exploratrices. Ouvrant une porte condamnée, elle pénètre dans un appartement identique au sien... mais où tout est différent. Dans cet Autre Monde, chaque chose lui paraît plus belle, plus colorée et plus attrayante. Son Autre Mère est pleinement disponible, son Autre Père prend la peine de lui mitonner des plats exquis, et même le Chat, si hautain dans la Vraie vie, daigne s'entretenir avec elle. Coraline est bien tentée d'élire domicile dans ce Monde merveilleux, qui répond à toutes ses attentes. Mais le rêve va très vite tourner au cauchemar. Prisonnière de l'Autre Mère, Coraline va devoir déployer des trésors de bravoure, d'imagination et
Ma critique : Mon principal regret est de ne pas avoir vu ce film dans une salle 3D, il paraît que les effets sont supers. Pour continuer un peu sur le 3D, cela me fait penser au format écran large. Ce format a été inventé par l'industrie cinématographique après-guerre pour se distinguer de la télévision. Dans certains cas, ce nouveau format a donné de vraies réussites (je pense par exemple à ma critique de "Satyricon") ou de vraies nullités où la moitié de l'écran est occupé par du vide. Maintenant que la télévision s'est mise au format cinéma, l'industrie a dû faire encore un pas en avant pour se distinguer à nouveau. Et voilà pourquoi le bon vieux 3D avec les lunettes ringardes est ressorti (je me souviens encore des quelques films 3D passés à a télévision, ils étaient nuls mais c'était amusant de voir les effets). Au début, on risque de voir beaucoup de films exploitant au maximum les possibilités du 3D puis s'il se banalise comme le format écran large, on n'y fera plus attention ou seulement lorsque les effets seront nuls... Et Coraline ? Je l'ai trouvé un poil trop long, la première partie aurait pu être raccourcie ou filmée un peu plus nerveusement. J'ai en revanche nettement préféré la seconde, parce que l'on sort du petit conte de fées pour aller dans des choses un peu plus délirantes (voir par exemple le spectacle de deux vieilles : hilarant). Du côté esthétique, j'ai été conquis par le dessin, la texture, cela change des Shrek et compagnie, c'est artistiquement nettement mieux fait.
Genre : Drame, Policier Réalisateur : M. Garrone Acteurs : S. Abruzzese,   G. Imparato Année de production 2008 Pays : ITL Durée : 2h15 Note spectateur : Note presse :
Synopsis (Source Allociné) : "On ne partage pas un empire d'une poignée de main, on le découpe au couteau." Cet empire, c'est Naples et la Campanie. Gomorrhe aux mains de la Camorra. Là-bas, une seule loi : la violence. Un seul langage : les armes. Un seul rêve : le pouvoir. Une seule ivresse : le sang.
Nous assistons à quelques jours de la vie des habitants de ce monde impitoyable. Sur fond de guerres de clans et de trafics en tous genres, Gomorra raconte les destins croisés de : Toto, Don Ciro et Maria, Franco et Roberto, Pasquale, Marco et Ciro. Cette fresque brutale et violente décrit avec une incroyable précision les cercles infernaux de la Camorra napolitaine pour mieux nous y entraîner.
Ma critique : J'ai mis un peu de temps à rentrer dans ce film : trop brouillon, les personnages sont introduits trop vite, toutes ces actions emmêlées sont un peu compliquées. En fait le cinéaste n'a pas réussi à faire comme dans Soderbergh avec Traffic ou bien encore les films d'Inarittu ("Amours chiennes", "Babel",...). Mêler plusieurs histoires qui ne se retrouvent pas à la fin comme dans les films de Lelouch est un art difficile à manier. Si l'on passe là-dessus, c'est un film intéressant, avec certains personnages attachants (comme le petit jeune qui veut devenir un dur) où l'on voit le mélange des petites magouilles, des grosses et de la violence gratuite. Cette façon de filmer la violence où tout d'un coup un personnage vaquant à ses occupations se prend une balle d'on ne sait où est plutôt très bien faite. Le film permet de voir aussi les différents stades de la vie d'un membre de la Camorra où les anciens règnent toujours en maître. J'ai noté un plan qui m'a particulièrement plu. Lors de la tuerie où seul le comptable en réchappe, on le voit sortir du bâtiment où a eu lieu la fusillade, il est hagard, perdu... Tout est filmé vu d'en haut, la caméra se déplace pour suivre le comptable et progressivement elle descend pour se remettre à niveau du décor. Cette manière de filmer permet de renforcer le côté un peu surréaliste du comptable découvrant tous les cadavres qui peuplent son passage.
Genre : Comédie dramatique Réalisateur : C. Vidor Acteurs : R. Hayworth,   G. Ford Année de production 1946 Pays : US Durée : 1h50 Note spectateur : Note presse : -
Synopsis (Source Allociné) : Ballin Mundson, directeur d'un casino, prend sous sa protection un jeune Américain, Johnny Farrell, après l'avoir sauvé d'une mort certaine. Ballin, devant s'absenter, confie la direction de son établissement à Johnny. Il revient quelque temps plus tard marié à Gilda, l'ancienne maîtresse de Johnny.
Ma critique : Je revois ce film vingt ans après l'avoir vu pour la première fois. Je n'avais pas vraiment de souvenirs mis à part la scène hyper connue du "strip-tease" de Rita Hayworth. J'ai mis cela sur le dos du fait qu'à l'époque mes goûts cinématographiques se limitaient aux films d'action et de science-fiction produits par Hollywood. En fait, il n'en est rien ! Mis à part la fameuse scène, ce film n'a aucun intérêt. Pourtant cela commence bien, j'ai beaucoup aimé le premier plan sur les joueurs de dés mais après on s'enfonce dans cette histoire sans intérêt de cartel du tungstène. On ne sent jamais la passion dévorer les héros, ce film n'est là que pour glorifier la beauté de Rita Hayworth. Tout le reste, la voix-off, le retour ridicule de Mundson m'a énervé. En fait, je n'attendais qu'une chose avant de pouvoir enfin quitter ce film, c'est la fameuse scène. Je ne me souvenais plus qu'elle arrivait aussi tard : au bout d'une heure et trente-quatre minutes. Que c'est long !
Genre : Comédie Réalisateur : M. El Mechri Acteurs : JC. Van Damme,   K. Belkhadra Année de production 2008 Pays : FR, Belgique Durée : 1h36 Note spectateur : Note presse :
Synopsis (Source Allociné) : Entre ses problèmes fiscaux, la bataille juridique qui l'oppose à sa femme pour l'obtention de la garde de son fils, les périodes de vache maigre du cinéma d'action qui voient même Steven Seagal lui souffler un rôle, Jean-Claude Van Damme est venu chercher dans son pays d'enfance le calme et le repos qu'il ne trouve plus aux Etats-Unis...
Ma critique : J'avais entendu du bien de ce film, pourtant JCVD est un personnage qui ne m'intéresse pas du tout. Donc, j'ai quand même fait un (petit) effort pour voir ce film. Le résultat ? Le générique est amusant lorsque JCVD frappe le petit garçon de Gaumont pour lui piquer sa fleur mais c'est tout ce qu'il y a de drôle dans le film. Je n'aime pas la manière de filmer, il n'y absolument rien d'intéressant ou de délirant mis à part un petit monologue de cinq minutes où JCVD devise... C'est peut-être aussi parce qu'il n'a que ça à dire... Bref, mieux vaut voir un film où il casse tout, ce n'est que là qu'il excelle. Comme je ne suis pas un adepte de ce genre de films, je ne risque pas de le revoir au cinéma de sitôt.
Genre : Drame Réalisateur : S. Nebbou Acteurs : C. Frot,   S. Bonnaire Année de production 2007 Pays : FR Durée : 1h35 Note spectateur : Note presse :
Synopsis (Source Allociné) : Alors qu'elle vient chercher son fils Thomas dans un goûter d'anniversaire, Elsa Valentin remarque une petite fille de six ans qui la bouleverse. Elle le sent, elle en a l'intime conviction : Lola est sa propre fille. Obsédée par ce sentiment inexplicable, elle cherche à en savoir plus sur l'enfant.
En s'introduisant dans la vie de la fillette, Elsa rencontre sa mère, Claire Vigneaux, qui s'inquiète du comportement étrange de cette femme qui rode autour de sa fille.
Elsa est-elle folle ? Dangereuse ? Mais que s'est-il passé six ans auparavant ? S'engage alors un face à face animal entre deux femmes qui n'auraient jamais dû se rencontrer...
Le fim n'est pas une adaptation du livre "L'Empreinte de l'ange" de Nancy Huston, mais un scénario original.
Ma critique : Cela faisait depuis bien longtemps que je n'avais pas vu un nouveau film français qui me plaise autant que celui-là. Je pense que le dernier devait être "Anna M.". Le cinéaste a su créer une ambiance tendue où l'on voit progressivement la tension monter. Puis c'est le sommet de la crise entre Sandrine Bonnaire et Catherine Frot, ça explose, les rôles s'inversent de manière (presque) inattendue et Sandrine Bonnaire montre alors tout son talent pour porter la deuxième partie du film. Et cela redescend progressivement pour finir dans l'apaisement. Cette partie est plus courte que la première, ce qui est très bien, la montée d'une crise a besoin de plus de temps que la descente. La musique est discrète à la fois apaisante et énervante et accompagne très bien l'intrigue. Ce film m'a directement fait penser à ceux de Bergman et je pense que c'est pour cela que je l'ai apprécié. Pour finir, je citerai la scène du rêve de Catherine Fort au bord de la piscine, elle rêve que la petite fille se noie, plonge et nage vers elle et se réveille dans sa baignoire... Très bien fait.
Genre : Drame Réalisateur : D. Sirk Acteurs : J. Gavin,   L. Pulver Année de production 1958 Pays : US Durée : 2h12 Note spectateur : Note presse : -
Synopsis (Source Allociné) : 1944. Alors qu'il revient dans sa ville natale pour une permission de trois semaines, Ernst Graeber, jeune soldat allemand envoyé sur le front russe, rencontre Elisabeth Kruse, dont il tombe amoureux. Mais la guerre qui continue va bouleverser leur histoire...
Ma critique : C'est le genre de cinéma que je n'aime pas vraiment : trop cucul, trop de musique pompier, trop superficiel, trop prévisible... Je ne comprends pas encore pourquoi Télérama lui met 4 "T". Allez au milieu d'un océan de platitudes j'ai noté deux scènes : une mauvaise et une pas mal. La mauvaise c'est lorsque le soldat prend une pioche pour fouiller dans les décombres. Le cinéaste a intercalé un plan de quelques secondes où on ne voit que l'ombre du soldat avec sa pioche. Cela aurait valu le coup si le plan avait duré un peu plus longtemps mais là, on repasse tout de suite à un plan "normal". Je me suis demandé pourquoi avoir intégré ce plan qui n'apporte rien. Lors d'un des bombardements, on voit un corbillard défiler dans les rues désertes, les bombes tombent et tout le monde fuit, il ne reste plus que le corbillard, seul, à l'abandon. Je ne sais pas comment le décrire mais j'ai bien aimé l'ambiance de cette scène.
Genre : Comédie dramatique Réalisateur : S. Benchetrit Acteurs : A. Mouglalis,   E. Baer Année de production 2007 Pays : FR Durée : 1h48 Note spectateur : Note presse :
Synopsis (Source Allociné) : L'histoire d'un braqueur sans arme dont la victime est elle-même une braqueuse, armée. Deux kidnappeurs amateurs qui enlèvent une adolescente suicidaire. Deux chanteurs qui parlent d'un tube volé. Cinq septuagénaires qui se retrouvent pour un dernier coup...
Ma critique : La première que j'ai voulu voir ce film, j'ai arrêté au bout de cinq minutes, je me croyais retourné dans "C'est arrivé près de chez vous" film que j'ai détesté. Au deuxième visionnage, ce film m'a alors fait penser à un autre film que je n'apprécie guère "Pulp fiction". J'ai déjà dû l'écrire dans une autre critique mais je trouve que dès que Tarantino dépasse les quatre-vingt dix minutes, il se met à brûler de la pellicule plus qu'autre chose. Ses films comme "Pulp fiction", "Kill Bill", "Reservoir Dogs" sont conçus comme une suite de petites saynètes portées par une musique omniprésente. C'est très bien pendant un moment mais après sept ou huit saynètes on commence à s'ennuyer ferme. Ce n'est pas le cas du film d'aujourd'hui : il s'est limité à cinq parties. Toutes ces parties son reliées à la Cafétéria, elles montrent chacune avec beaucoup d'humour l'épopée de gangster ratés ou plutôt de leur ratage. Le noir et blanc et le format 4/3 (qui m'a beaucoup étonné) donnent à ce film un petit côté rétro intéressant et frais.
Genre : Comédie dramatique Réalisateur : M. Houellebecq Acteurs : B. Magimal,   R. Koite Année de production 2005 Pays : FR Durée : 1h25 Note spectateur : Note presse :
Synopsis (Source Allociné) : Fils d'un gourou d'une secte dérisoire, Daniel1 fait des mots croisés en attendant que sa vie prenne un sens. Il traîne. Silencieusement. Indifférent finalement aux transports du monde actuel. A ses loisirs comme à ses peines.
Daniel25 (vingt-quatrième descendant, par reproduction artificielle, de Daniel1) vit silencieusement dans une cellule souterraine, rivé sur les images satellite d'un monde extérieur désert, contaminé, dévasté par des guerres ethniques et religieuses qui ont conduites à des conflits nucléaires, des épidémies incontrôlables, et surtout, des catastrophes climatiques d'une ampleur inédite.
Comment Daniel1 a-t-il rendu possible Daniel25 ?
Peut-être en passant par une île, un territoire isolé sur lequel Daniel1 se posant enfin des questions sur l'avenir du monde, admet l'hypothèse scientifique et biologique d'une possible éternité humaine. Peut-être en étant le premier à accepter de disparaître au profit d'un autre lui-même, un mutant, un "surhomme". Un survivant à tout.
Mais seul, quel est le sens de la survivance ?
Ma critique : Ma culture Houellebecquienne se limite aux "Particules élémentaires", j'avais déjà écrit dans la critique du film éponyme tout le mal que je pensais du livre et tout le relatif bien que je trouvais dans le livre. Ici, le film m'a donné envie de lire le livre (ce que je n'ai pas encore fait mais je viens de le noter dans ma liste de livres à acheter). On retrouve un peu les mêmes questions que dans "Les particules élémentaires" : l'éternité de l'âme, le vieillissement, la séparation du corps de l'esprit. Quand je compare à un autre film traitant des mêmes sujets, je veux bien sûr parler de "The fountain" que j'ai descendu en flèche dans un de mes récents billets, j'y vois un peu plus de finesse, moins de show-off, ce qui comptent ce sont les questions pas le noeud rose autour. J'ai néanmoins trouvé la deuxième partie un peu plus faible et j'aurais préféré un peu plus de linéarité plutôt que ce mélange de l'homme du futur et du présent, je trouve que cela nuit un message alors que je suppose cela avait pour but de renforcer l'intérêt de l'intrigue.
Genre : Comédie dramatique Réalisateur : JP. Lilienfeld Acteurs : I. Adjani,   D. Podalydès Année de production 2008 Pays : Belgique, FR Durée : 1h28 Note spectateur : Note presse :
Synopsis (Source Allociné) : Un jour, un professeur de collège à bout prend ses élèves en otage...
Ma critique : Ce qui m'a d'abord énervé dans ce film, c'est Isabelle Adjani. Elle a dû pas mal abuser des lifting ces derniers temps, c'est un peu ridicule. Dans le même style, c'est-à-dire les difficultés de l'éducation de jeunes de quartiers défavorisés, je préfère nettement "Entre les murs" qui joue nettement plus en finesse. Ici, il y a la tentative d'utiliser l'humour et surtout de montrer la difficulté d'être une ado dans un monde musulman mais c'est un peu fouillis, le ton un peu décalé du film supprime toute cette atmosphère pesante du huis clos qui l'aurait rendu nettement meilleur.
Genre : Documentaire Réalisateur : Y. Arthus-Bertrand Acteurs : J. Gamblin,   Y. Arthus-Bertrand Année de production 2007 Pays : FR Durée : 2h Note spectateur : Note presse :
Synopsis (Source Allociné) : En 200 000 ans d'existence, l'homme a rompu l'équilibre sur lequel la Terre vivait depuis 4 milliards d'années. Réchauffement climatique, épuisement des ressources, extinction des espèces : l'homme a mis en péril sa propre demeure. Mais il est trop tard pour être pessimiste : il reste à peine dix ans à l'humanité pour inverser la tendance, prendre conscience de son exploitation démesurée des richesses de la Terre, et changer son mode de consommation.
Ma critique : Bon évidemment ça commence mal, le film est produit par Europacorp mais heureusement ici pas de cascades improbables ni d'explosions en tout sens. Ma note est la résultante de deux choses. Premièrement, le traitement du thème. C'est pas mal fait, ça fait peur au début puis cela finit sur une note d'espoir mobilisatrice : "Il est trop tard pour être pessimiste". C'est quand même un peu long par moments surtout dans la première partie. Par rapport au film d'Al Gore, celui-ci est peut-être moins démonstratif, plus abordable, en fait les deux sont complémentaires. Du côté de l'image, j'ai retrouvé les belles images du livre "La terre vue du ciel", c'est superbe. En revanche, au bout d'un moment, j'en ai eu un peu marre de ces plans quasiment toujours pris à la verticale. Arthus-Bertrand a traité le cinéma comme la photographie, il s'est contenté d'y rajouter le travelling mais tout le reste (le montage, les mouvements de caméra, les jeux de lumière) est assez occulté. C'est intéressant mais je pense qu'il aurait pu faire un peu plus nerveux. Donc voilà, 3 étoiles pour le sujet et deux étoiles pour les belles images, 0 étoile pour l'aspect cinématographique.
Genre : Drame Réalisateur : I. Bergman Acteurs : L. Ullmann,   E. Josephson Année de production 2003 Pays : Suède Durée : 1h47 Note spectateur : Note presse :
Synopsis (Source Allociné) : Trente ans se sont écoulés depuis que Marianne et Johan, le couple de Scenes de la vie conjugale se sont perdus de vue. Sentant confusément qu'il a besoin d'elle, celle-ci décide de rendre visite au vieil homme dans la maison de campagne où il vit reclus. Entre eux, la complicité et l'affection sont réelles, malgré toutes ces années passées sans se voir.
Marianne fait la connaissance du fils de Johan, Henrik, et de la fille de ce dernier, Karin, qui habitent dans les environs. Tous deux pleurent encore Anna, l'épouse d'Henrik disparue...
Ma critique : Cela faisait longtemps que je n'avais pas vu un film de Bergman, c'est toujours un grand plaisir. La première chose qui m'a marqué ce sont les belles associations de couleurs, pourtant ici elles sont moins vives que dans d'autres films de Bergman comme "Cris et chuchotements" par exemple. Ce film montre la difficulté du choix d'une jeune fille tiraillée entre son père et son grand-père. Le grand-père est manipulateur, utilise la chantage à l'argent pour arriver à ses fins. Le père joue sur le chantage affectif. Chacun essaye de diriger le destin de la jeune fille car c'est le seul moyen pour eux d'exister. Au seuil de la mort, il n'y a plus que cela qui les raccroche à la vie. Liv Ullmann est excellente en témoin, lien entre ces trois personnages qui se déchirent. Finalement, la jeune fille trouvera sa propre voie et s'affranchit de ces deux influences.
Genre : Comédie dramatique Réalisateur : N. Arestrup Acteurs : Y. Attal,   S. Rocca Année de production 2006 Pays : FR Durée : 1h35 Note spectateur : Note presse :
Synopsis (Source Allociné) : Peu avant l'élection présidentielle d'un état européen, Michel Dedieu a remplacé au pied levé le candidat de son parti, contraint de se retirer à cause d'un cancer fulgurant. Au lendemain du premier tour, il ne lui reste que très peu de temps pour préparer avec son équipe rapprochée, le débat télévisé qui l'opposera à son adversaire. Peu apprécié des médias et de l'opinion, il doit à tout prix améliorer son image et affiner son argumentaire.
A cette fin, il organise un week-end de travail dans sa propriété. Le candidat, d'abord docile et fragile se plie à toutes les exigences de son staff, quand, arrivé au bord de l'épuisement, il découvre qu'il est en fait prisonnier d'une terrible manipulation dont il ne s'extraira qu'en jouant sa propre partition...
Ma critique : C'est l'histoire de la rebuffade d'un homme politique propulsé par son parti à une élection présidentielle afin de faire le bouche-trou. De manipulé, il devient manipulateur et montre ainsi qu'il sait bien tirer les ficelles de la politique. A part ça, c'est un peu mou du genou, Yvan Attal n'arrive pas trop à sauver l'ambiance de ce film un peu trop Derrickienne à mon goût (vous noterez au passage le néologisme, une ambiance Derrickienne ou à la façon du feuilleton "Derrick", c'est-à-dire un film où on parle lentement, et où tout semble se passer au ralenti).
Genre : Thriller Réalisateur : A. de la Igelesia Acteurs : E. Wood,   J. Hurt Année de production 2008 Pays : Fr, Esp, UK Durée : 1h43 Note spectateur : Note presse :
Synopsis (Source Allociné) : Une vieille dame est assassinée à Oxford. Son corps est découvert par deux hommes qui se rencontrent à ce moment-là pour la première fois : Arthur Seldom, un grand professeur de mathématique et de logique et Martin, un étudiant qui vient d'arriver dans l'université et qui rêve d'étudier avec Seldom. Rapidement d'autres meurtres ont lieu, tous annoncés par des symboles bien singuliers. Martin et le professeur s'associent pour retrouver les pièces du puzzle. Rien ne sera comme il paraît. L'identité du meurtrier sera une réelle surprise et son motif encore plus.
Ma critique : Evidemment ce film a tout pour me tenter, il parle de maths. Cela commence par un discours sur l'inutilité de la philosophie puisqu'elle cherche à démontrer une vérité universelle qui ne peut exister en dehors des mathématiques. Puis cela continue sur le thème de la mise ne équation du monde : il y a les conditions initiales, un système d'équations extrêmement complexe puis tout se déroule sans aucun libre arbitre... Enfin le film parle des suites logiques ; le fait qu'après uns suite 1, 2, 3, 4 le nombre suivant peut-être 5 - c'est le plus logique - mais aussi 18, 35574 ou trois millions ! Cela me rappelle un de ces tests de recrutement que j'avais fait en sortant de l'école : j'avais complété la suite avec un nombre complexe (souvenez-vous, les "i") ; je me rappelle la stupéfaction de la recruteuse devant les résultats et encore plus devant mes explications, ma logique était différente de la sienne et alors ? Ils m'ont fait un proposition d'embauche mais j'ai préféré un autre job (pour d'autres raisons...). On passe après sur le dernier théorème de Fermat et enfin sur la théorie du chaos et l'effet papillon, une petite phrase dite au hasard au début du film va avoir des conséquences sur tous les événements futurs ! Bref, tout ceci est très amusant, il y a en plus un peu de suspense et de rebondissement, tout pour plaire !
Genre : Drame Réalisateur : E. Bourdieu Acteurs : N. Régnier,   D. Podalydès Année de production 2007 Pays : FR Durée : 1h37 Note spectateur : Note presse :
Synopsis (Source Allociné) : Pauline, une riche héritière, a été mariée contre son gré par son père à un de ses employés, François, qui l'avait mise enceinte.
Quand, quelques mois plus tard, son mari lui annonce qu'il veut la quitter, Pauline, furieuse, laisse sur le téléphone de ce dernier des menaces de mort.
Alexis Target, un ouvrier qui travaille dans la maison de Pauline, entend la jeune femme proférer ces menaces.
François meurt, le soir même, dans un accident de voiture.
Le jour de l'enterrement, Alexis revient voir Pauline en affirmant qu'il a exaucé son souhait et a tué François.
Alexis entre alors par effraction dans la vie de Pauline. Car lui aussi poursuit une vengeance...
Ma critique : Cela faisait longtemps que je n'avais pas mis un zéro étoile mais celui-ci est amplement mérité. Au début cela commence sous un faux air de Chabrol : la petite musique, les histoires d'une famille bourgeoise de province. Et puis cette histoire de fille à papa commence à passablement ennuyer surtout qu'elle est extrêmement mal jouée. Sur la fin le film s'essaye un petit délire mais tourne tout de suite au ridicule. Un ratage complet.
Genre : Comédie dramatique Réalisateur : C. Barratier Acteurs : G. Jugnot,   C. Cornillac Année de production 2008 Pays : All, FR Durée : 2h Note spectateur : Note presse :
Synopsis (Source Allociné) : Dans un faubourg populaire du nord de Paris en 1936, l'élection printanière du gouvernement de Front Populaire fait naître les plus folles espérances et favorise la montée des extrêmes. C'est là que trois ouvriers du spectacle au chômage décident d'occuper de force le music-hall qui les employait il y a quelques mois encore, pour y monter un "spectacle à succès".
Le lieu sera le théâtre de la plus éphémère des belles entreprises.
Ma critique : C'est une belle reconstitution du Paris populaire des années 30 avec ses cabarets à deux sous mais... je ne suis pas du tout rentré dans ce film, je l'ai un peu regardé comme un documentaire sans m'identifier aux personnages. J'ai trouvé l'histoire tellement classique, prévisible, cent fois racontée que je me suis assez ennuyé. En plus, je ne suis pas vraiment un fana de Clovis Cornillac dont le jeu a tendance à m'énerver. Bref, pas grand chose pour me plaire dans ce film.
Genre : Science-fiction Réalisateur : C. Roberts Acteurs : T. Karyo,   D. Warner Année de production 1999 Pays : US Durée : 1h40 Note spectateur : Note presse :
Synopsis (Source Allociné) : En l'an 2654, de redoutables créatures mi-hommes, mi-félins attaquent le quartier général de la confédération terrienne et s'emparent du systeme central de navigation et des voies d'accès directes à la Terre. L'amiral Tolwyn assiste impuissant à cette attaque surprise, son vaisseau de combat étant stationné à des années-lumière du drame. Il alerte alors le lieutenant Christopher Blair à bord du navire marchand "Diligent", pilote par Paladin, un aventurier qui connaît la carte de l'univers comme sa poche. Lui seul est capable de trouver un raccourci dans l'espace-temps.
Ma critique : Je n'ai vu ce film que pour une seule raison : parce que j'ai aimé jouer au jeu vidéo "Wing Commander". C'est d'ailleurs l'unique argument marketing du film. En fait, je n'aime pas vraiment les jeux vidéos, je trouve cela inutile et abêtissant. "Wing Commander" fait partie des deux ou trois jeux qui m'aient vraiment captivé. Pourtant, c'est un jeu plutôt basique au graphisme assez moyen. Ce qui m'a plu c'est peut-être la facilité d'avancer dans le jeu (on en vient à bout en moins de 10 heures), les autres jeux ont tendance à complexifier au maximum souhaitant ainsi accrocher les plus grands fans de jeu mais pouvant dérouter les novices. Et le film ? C'est un film de science-fiction avec des effets spéciaux plus ou moins réussis (lors de certaines explosions de vaisseau on voit que les graphistes ne se sont pas trop foulésJ pour rendre les détails des morceaux du vaisseau), avec une histoire basique et qui ne cherche surtout pas à dépasser le simple cadre de la description des péripéties du Lieutenant Blair. Donc évidemment, aucun intérêt.
Genre : Science-Fiction Réalisateur : D. Cronenberg Acteurs : JJ. Leigh,   J. Law Année de production 1999 Pays : CA, FR, UK Durée : 1 h 36 Note spectateur : Note presse :
Synopsis (Source Allociné) : Dans un avenir proche, une créatrice de génie, Allegra Geller, a inventé une nouvelle génération de jeu qui se connecte directement au systeme nerveux : eXistenZ. Lors de la séance de présentation du jeu, un fanatique cherche à la tuer. Un jeune stagiaire en marketing, Ted Pikul, sauve la vie d'Allegra. Une poursuite effrenée s'engage autant dans la réalité que dans l'univers trouble et mysterieux du jeu.
Ma critique : Ce que j'aime dans ce film c'est qu'il nous fait aller dans plusieurs niveaux de réalité : on joue à un jeu en étant soi-même dans un jeu qui fait lui aussi partie d'un jeu. Si j'ai bien suivi, on se trouve jusqu'au quatrième niveau de la réalité, quelques indices le font comprendre assez vite. D'accord, c'est peut-être assez classique le thème de la vie réelle - la vie rêvée mais je trouve que Cronenberg traite très bien le sujet en mélangeant les différentes couches de réalité. En fait, tout n'est peut-être tout à fait réalité ou tout à fait rêve. Le jeu d'acteur, assez peu réaliste d'ailleurs, permet de renforcer cette confusion. Ce film est aussi évidemment une dénonciation des dérives des jeux vidéos qui à force de trop longue utilisation peuvent faire perdre toute notion de réalité.
Genre : Drame Réalisateur : J. Rivette Acteurs : B. Schneider,   G. Esposito Année de production 1958 Pays : FR Durée : 2h15 Note spectateur : Note presse : -
Synopsis (Source Allociné) : L'indiscrète Terry, maîtresse d'un journaliste américain, a révélé à ses amants, Juan et Gérard, ce qu'ils n'auraient jamais dû savoir.
Ma critique : C'est une des films manifeste de la Nouvelle Vague. Ce m'a amené à me reposer la sempiternelle question "Est-ce que j'aime vraiment la Nouvelle Vague ?". Cela dépend ! J'adore "Pierrot le fou", "A bout de souffle", "Jules et Jim", "Le Mépris", je trouve assez inintéressant "Les 400 coups" (un de mes amis m'a dit que c'est parce que j'ai tué l'enfant qui était en moi, je ne sais pas trop...). J'aime la Nouvelle Vague lorsqu'elle sort des studios, lorsqu'elle tente de nouvelles choses avec la caméra, la lumière, l'histoire. Je l'aime moins lorsqu'elle se rapproche trop du cinéma réaliste, lorsqu'elle utilise la post-synchronisation (cela m'a énervé ce son ! Lorsque Brialy mange son sandwich, on a l'impression qu'il récite son texte sans avoir la bouche pleine. Je ne suis plus cohérent avec moi-même vous allez me dire puisque c'est ici que le cinéaste s'éloigne du réalisme mais j'avoue que c'est trop dérangeant à mon goût). L'histoire de faux complot est assez tordue et ne m'a vraiment pas du tout captivé. En fait, je m'en fiche complètement. Alors qu'est-ce qui m'a plu ? Les dessins de Philip m'ont fait penser aux oeuvres exposées dans le Musée de l'art brut à Lausanne (musée exposant les oeuvres réalisées par de handicapés mentaux), j'ai aimé la scène dans la chambre du mannequin ou l'image est entrecoupée de plans rapides des photos du mannequin, le fait de voir Gobard er Chabrol jouer des petits rôles et la fin, très soixante-huitarde qui dénonce le pouvoir de l'argent, de la police... PS : dans le même DVD, il y a le court-métrage "Le coup du berger", film fondateur de la Nouvelle Vague. Là, j'ai adoré même si l'histoire est assez classique (je l'ai vue dans un autre film, je ne sais plus lequel et ne sais pas non plus s'il a été tourné avant ou après) mais elle est magnifiquement réalisée.
Genre : Policier, Drame Réalisateur : JJ. Beneix Acteurs : W. Wiggins Fernandez,   F. Andrei Année de production 1980 Pays : FR Durée : 1h57 Note spectateur : Note presse : -
Synopsis (Source Allociné) : Un jeune postier amoureux du bel canto réalise un enregistrement pirate d'un concert donné par une diva. Sa passion et un hasard malencontreux vont provoquer une chasse à l'homme dont il est la proie.
Ma critique : C'est le premier film de Beneix que je vois. Et oui, je suis passé à côté de ce phénomène des années 80 : 37°2 m'a énervé au bout de dix minutes et je n'ai pas vu "La lune dans le caniveau" non plus. Après, le cinéaste a eu moins de succès et s'es fait plus rare. Pour moi ce film est typique du film français des années 80 comme "Subway" ou "Nikita" par exemple. L'esthétisme est assez poussé (il y a notamment une belle scène de nuit dans Paris où les ombres se détachent sous fond d'un air de piano) mais que l'histoire est mal racontée. D'ailleurs est-ce qu'il y a vraiment une histoire ? Ce mélange du genre policier avec le vie de la Diva, cette histoire de confusion entre deux cassettes est fait plus pour embrouiller qu'autre chose ou essayer de susciter l'intérêt. Cela n'a pas trop marché avec moi. J'ai trouvé les chants très beaux mais le reste assez insipide et trop égocentrique pour vraiment me convaincre. Du côté des acteurs il n'y a que Dominique Pinon dans son rôle de tueur (quasi ?) muet qui m'ait amusé.
Genre : Comédie Réalisateur : V. Garenq Acteurs : L. Wilson,   P. Lopez de Ayala Année de production 2008 Pays : FR Durée : 1h33 Note spectateur : Note presse :
Synopsis (Source Allociné) : Ils filent le parfait amour... Enfin, presque : Emmanuel veut un enfant et pas Philippe...
Pourtant, Emmanuel décide un jour de franchir le pas, au prix de perdre Philippe... Mais comment avoir un enfant quand on est homo ?
Ma critique : Le film aborde par la comédie l'impossibilité pour un couple homosexuel masculin d'avoir un enfant. En fait d'humour il n'y a pas grand-chose à mon goût mis à part une scène dans un restaurant où Lambert Wilson demande à une femme rencontrée peu de temps auparavant de lui faire un enfant. D'ailleurs un extrait de cette scène est dans la bande annonce du film, histoire d'attirer le client. J'en ai profité pour regarder la bande annonce dans son intégralité. En deux minutes vous avez tout le film (sauf la fin). Allez je vous raconte la fin comme ça vous économisez neuf euros : le couple Wilson-Elbé se reforme et Fina leur donne son enfant. La petite histoire entre Fina et Wilson n'était là que pour donner un peu de piment et faire croire que Wilson pouvait revenir de l'autre côté.
Genre : Comédie dramatique Réalisateur : L. Cantet Acteurs : F. Bégaudeau,   N. Amrabt Année de production 2008 Pays : FR Durée : 2h08 Note spectateur : Note presse :
Synopsis (Source Allociné) : François est un jeune professeur de français dans un collège difficile. Il n'hésite pas à affronter Esmeralda, Souleymane, Khoumba et les autres dans de stimulantes joutes verbales, comme si la langue elle-même était un véritable enjeu. Mais l'apprentissage de la démocratie peut parfois comporter de vrais risques.
Ma critique : J'ai visionné ce film juste après avoir vu le palmarès du festival de Cannes de 2009, je suis donc en retard d'une palme ! Que dire du palmarès de cette année ? Je suis un peu déçu, finalement Isabelle Huppert n'a pas crée de surprise, elle a choisi son ami Haneke. Je pensais qu'elle allait faire preuve d'originalité coincée qu'elle était entre la difficulté pour une présidente française de récompenser deux années de suite un film français et ainsi décrédibiliser à l'international le plus prestigieux festival de cinéma du monde et le fait de récompenser Michael Haneke très proche d'elle. Je pariai plus sur le film de von Trier même si je ne l'ai pas vu. Tant pis ! Revenons à la palme de l'année dernière. En voyant le début du film, je me suis demandé si c'était vraiment du cinéma : l'air du faux documentaire avec la caméra qui bouge un peu, l'observation assez distante de la vie d'un collège d'un quartier défavorisé de Paris n'apportant pas grand-chose... En même je sais que je dois refréner mon attirance pour l'esthétisme des images (voir pour cela ma précédente critique sur "The fountain"), j'avoue ne m'être pas senti vraiment concerné par la première partie du film qui ressemblait plus à une vidéo amateur qu'à autre chose. Puis cela vient progressivement, on voit la pression monter entre le professeur de français un peu trop gentil et ses élèves. Là, ça y est, cela devient du cinéma. Le film aborde les difficultés de l'éducation : faut-il laisser tomber les plus faibles ou essayer de faire progresser tout le monde quitte à gâcher le potentiel des plus doués ? Faut-il punir les élèves les plus indisciplinés et ainsi déclencher l'escalade conduisant à l'exclusion ou essayer de s'expliquer, leur donner une chance quitte à perdre tout autorité ? Le film semble donner une solution puisque l'on voit qu'après l'exclusion de Souleymane (si je me souviens bien, c'est lui qui est exclu) l'ambiance est meilleure, la classe se remet au travail. Une scène m'a intrigué, il s'agit du conseil de discipline. Je n'ai jamais assisté à un conseil de discipline (je suis trop sage pour cela !) mais la mise en scène, le vote à bulletin secret lui donnent un air de tribunal assez étonnant.
Genre : Policier, Thriller Réalisateur : R. Donaldson Acteurs : J. Statham,   S. Burrows Année de production 2008 Pays : US Durée : 1h40 Note spectateur : Note presse :
Synopsis (Source Allociné) : Jusque-là, Terry s'était toujours contenté de vols de voitures et de petites magouilles, mais lorsque Martine lui propose de participer au braquage infaillible d'une prestigieuse banque londonienne, il y voit la chance de sa vie...
L'enjeu est une salle des coffres remplie de millions en liquide et en bijoux extraordinaires, mais Terry et son équipe ignorent que l'endroit renferme aussi quelques secrets que les plus puissants dignitaires du royaume ne veulent à aucun prix voir sortir...
Voici l'incroyable histoire vraie d'un cambriolage à scandale où les voleurs sont certainement les plus innocents de l'affaire...
Ma critique : Une chose m'a choqué dans ce film, c'est un problème de raccord. Entre deux scènes sensées se passer peu de temps l'une après l'autre, il semble que la barbe de Statham ait un peu trop poussé puis à la scène suivante elle est à nouveau un peu plus courte... Etonnant ? L'histoire de la bande de petits voyous qui se mettent à braquer une banque est intéressante surtout lorsqu'elle dérive avec l'affaire des photos compromettantes et du carnet secret. L'équipe est alors confrontée à un vrai double lien, dans tous les cas il semble qu'ils vont y perdre la vie. Mais bien sûr, cela finit bien (désolé pour ceux qui n'ont pas vu le film). Ces péripéties n'arrivent toutefois pas à donner suffisamment de punch à un film finalement assez poussif.
Genre : Drame, Thriller Réalisateur : S. Grossman Acteurs : C. Carmack,   R. Miner Année de production 2009 Pays : US Durée : 1h45 Note spectateur : Note presse : -
Synopsis (Source Allociné) : Un homme qui a ma faculté de voyager dans le temps essaye de résoudre le mystère de la mort de sa petite amie.
Ma critique : Ceux d'entre vous qui lisent régulièrement mes critiques ont dû voir que les films qui traitent du voyage dans le temps ont tendance à m'énerver. Ils ont tendance à boucler dès qu'un homme du futur revient dans le passé pour le changer et tout devient ensuite incohérent. Ici, le film ne joue que sur cela : un petit changement dans le passé peut complètement changer le futur. C'est l'effet papillon. Il est impossible dans le présent d'expliquer les causes décisives de notre monde actuel, la combinatoire est trop grande. Mais, un voyage dans le passé permet d'étudier les conséquences de ces petites causes. C'est tout l'intérêt de ce film. Alors pourquoi ai-je seulement une étoile ? Parce que ce film sent vraiment un peu trop le réchauffé (j'ai vu le premier opus que j'ai bien aimé mais je n'ai pas vu le deuxième) et surtout parce qu'il est beaucoup trop sanglant à mon goût. J'ai noté une scène amusante lorsque le héros croit assister à un viol, en fait ce n'est qu'un jeu sexuel entre deux amants...
Je viens de voir « The fountain » pour la troisième fois. Ce troisième visionnage est d’ailleurs éloigné d’à peine plus d’une semaine du précédent. Pourquoi un tel intérêt pour un film que j’ai qualifié de « supercherie » lors de ma première critique ? Parce que ce film m’intrigue. La deuxième fois, je me suis dit « finalement c’est pas mal… ». C’est une réflexion sur le sens de l’existence – Tommy est tellement obsédé par ses recherches pour sauver sa femme Izzi qu’il en oublie de vivre avec elle – une incitation à ne pas gâcher sa vie à la recherche d’un hypothétique mirage. A travers la quête de l’éternité ce sont aussi toutes les questions sur la séparation de l’âme et du corps qui remontent à la surface, la mort n’est qu’une maladie comme une autre qu’il faut combattre en cherchant à maintenir en vie ce corps qui héberge l’âme.
Comme je l’avais écrit lors de ma première critique, l’aspect esthétique du film m’a aussi beaucoup attiré, c’est évidemment les scènes dans l’espace qui permettent au cinéaste de faire parler son imagination. C’est un peu comme avec la bande dessinée ; ce qui m’attire d’abord c’est l’image, le dessin plutôt que l’histoire. C’est pour cela que je préfère les BD de science-fiction même si je trouve leur scénario parfois un peu trop pauvre ; elles permettent de sortir du carcan du réalisme en inventant de nouvelles formes et couleurs.
Et la synthèse des deux ? Une histoire intéressante, un esthétisme captivant… Tout pour me plaire ! Et bien définitivement, non ! Vous allez croire que je ne sais jamais ce que je veux mais ici, je trouve finalement qu’Aronofsky en fait beaucoup trop. C’est un peu comme dans ces dessins animés de Tex Avery (je crois) où l’on voit une flèche montrer le bouton où appuyer sur laquelle il est écrit : « Push here, sucker ». Le cinéaste fait exactement pareil : il pousse la musique à fond, met des très belles images. Tout n’est fait que pour nous dire « Hey, sucker ! C’est là que ça se passe, voilà ce qu’il y a à comprendre ». Bref, aucune finesse !
Alors que si vous voyez un film de Tarkovski ou d’Angelopoulos, vous verrez la force de non-dits, de l’esthétisme discret des beaux mouvements de caméra. Tout y est écrit par petite touche comme le tableau d’un pointilliste, il suffit de s’éloigner un peu, prendre du recul et votre cerveau vous révèle enfin le sens des images animées. C’est la force du dépouillement contre la lourdeur des couleurs vives et des dialogues à deux sous.
Bon, c’est vrai, Aronofsky ouvre son film vers la fin. Mais est-ce vraiment une ouverture ou seulement un complexe artifice destiné à montrer que vous avez à faire à une vraie œuvre d’art ? Finalement, je m’en fiche un peu, je pense que tout ceci n’est que du « show off » destiné à faire croire aux spectateurs qu’ils sont capables de voir un grand film philosophique et qu’il n’y a pas que les films d’action bourrés d’effets spéciaux qui arrivent à les impressionner. Donc, désolé de décevoir ceux d’entre vous qui croyaient avoir vu un grand, il y a bien mieux !
Genre : Drame, Guerre Réalisateur : B. Luhrmann Acteurs : N. Kidman,   H. Jackman Année de production 2008 Pays : US, Australie Durée : 2h35 Note spectateur : Note presse :
Synopsis (Source Allociné) : Fin des années 30.
Lady Sarah Ashley, une aristocrate anglaise hautaine et renfermée, arrive au coeur des paysages sauvages du Nord de l'Australie pour y rejoindre son mari qu'elle soupçonne d'adultère, et qui tente - sans succès - de vendre l'immense domaine qu'ils possèdent sur place : Faraway Downs.
Elle ne tarde pas à découvrir que l'exploitation est au bord de la ruine et menacée par son propre contremaître, Neil Fletcher, un homme sans scrupules de mèche avec un puissant éleveur, prêt à tout pour précipiter la chute du domaine et s'en emparer.
Pour sauver Faraway Downs, Sarah n'a pas d'autre choix que de s'allier à un "cow-boy" local un peu rustre connu sous le seul nom de "Drover", et de parcourir avec lui des milliers de kilomètres à travers les terres aussi magnifiques qu'inhospitalières du pays afin de mener jusqu'à Darwin 1500 têtes de bétail.
Peu à peu transformée par la puissance et la beauté des paysages, touchée par la rencontre d'un jeune aborigène orphelin, Sarah découvre des sentiments qu'elle n'avait jamais éprouvés jusqu'alors.
Au terme de leur périple, la seconde guerre mondiale a rattrapé l'Australie, et la ville de Darwin doit désormais faire face aux bombardements japonais.
Pour la première fois de sa vie, Sarah sait pour qui et pour quoi se battre, et est prête à tout pour sauver ce qui compte désormais pour elle.
Ma critique : A la fin du film, je me suis dit que ce n'était finalement qu'une (très) pâle copie de "Out of Africa". Nicole Kidman n'est pas très belle dans ce film et n'a pas la présence de Meryl Streep. Le début du film n'est qu'une succession de petites saynètes sans trop de lien entre elles, on comprend dès le début que King George n'est pour rien dans le meurtre d'Ashley. C'est aussi un petit peu une carte postale présentant les beaux paysages de l'Australie, c'est joli et alors ? Cela n'apporte pas grand-chose. Et puis il y la scènes de guerre permettant ainsi au réalisateur de caser quelques effets spéciaux histoire d'attirer les ados qui ne se seraient pas contentés de cette petite histoire d'amour. Bof...
Genre : Science-fiction Réalisateur : JJ. Abrams Acteurs : C. Pine,   Z. Quinto Année de production 2009 Pays : US Durée : 2h08 Note spectateur : Note presse :
Synopsis (Source Allociné) : La plus grande odyssée spatiale de tous les temps voit le jour dans le nouveau Star Trek, mettant en scène le premier voyage d'un tout nouvel équipage à bord de l'U.S.S. Enterprise, le vaisseau spatial le plus sophistiqué de l'histoire.
Dans ce périple semé de dangers, d'action et d'humour, les nouvelles recrues doivent tout faire pour empêcher le plan diabolique d'un être maléfique menaçant l'humanité toute entière dans sa quête de vengeance.
Le sort de la galaxie est entre les mains de deux officiers que tout oppose : d'un côté, James Kirk, originaire de la rurale IOWA, tête brulée en quête de sensations fortes, de l'autre, Spock, issu d'une société basée sur la logique et rejetant toute forme d'émotion. Quand l'instinct fougueux rencontre la raison pure, une improbable mais puissante alliance se forme et sera seule en mesure de faire traverser à l'équipage d'effroyables dangers, là où personne n'est encore jamais allé.
Ma critique : Cela m'amusait de voir les débuts de Spock, Uhura, Kirk... On sourit au fur et à mesure de leurs apparitions, cela rappelle de bons souvenirs. Et puis... ben voilà, c'était trop bête de faire simple alors le réalisateur est parti dans un délire spatio-temporel en utilisant le délicat artifice du voyage dans le temps, ça ne sert à rien, ne donne pas mal à la tête mais énerve plutôt, c'est peut-être pour faire marcher un les neurones des ados américains ; s'ils veulent réfléchir un peu autant aller voir un Tarkovski ou lire un livre... Là, le réalisateur s'égare et moi aussi d'ailleurs. Ce qui m'a aussi étonné, c'est Spock, le film montre le conflit entre sa nature humaine et vulcaine ne sachant pas s'il doit ou non montrer ses sentiments. On le voit même amoureux d'Uhura, ça c'est pour mettre une amourette dans le film histoire de ne pas avoir qu'un public de mecs (je ne suis pas sûr que cela convainque les filles d'aller le voir, d'ailleurs, moi, je suis allé le voir avec un ami). C'est très différent du Spock de la série mais c'est intéressant, fascinant (!) je dirai même !
Genre : Drame Réalisateur : C. Chabrol Acteurs : I. Huppert,   S. Audran Année de production 1978 Pays : FR, Canada Durée : 2h10 Note spectateur : Note presse : -
Synopsis (Source Allociné) : Evocation du célèbre parricide des années trente qui fascina les surréalistes. L'histoire d'une jeune fille qui tue père et mère pour échapper à une atmosphère familiale étouffante et retrouver les étudiants du Quartier latin.
Ma critique : Ce film vaut d'abord et surtout grâce à la superbe interprétation d'Isabelle Huppert. Elle est magnifique en petite ado peste. L'histoire a beau se passer dans les années 30, elle est tout à fait actuelle et montre le malaise de la jeunesse face à des parents minables et ringards. L'utilisation des flash-backs distillant au fur et à mesure la vérité pourrait nuire à la linéarité du film mais finalement permet de lui donner un peu plus de rythme et d'attrait. Du côté du cadre, pas grand chose de spécial à dire mis à part un mouvement de caméra assez étonnant et bien fait lorsque Violette est sur un lit avec son amant et lui donne de l'argent. Malheureusement mon PC a planté lors de l'enregistrement du film (non je ne pirate pas, j'enregistre les films qui passent sur le cable mais ça plante de temps en temps, maudit Windows !) et je n'aurai donc pas le plaisir de vous le montrer.
Genre : Science-fiction Réalisateur : S. Derrickson Acteurs : K. Reeves,   J. Connelly Année de production 2008 Pays : US Durée : 1h42 Note spectateur : Note presse :
Synopsis (Source Allociné) : L'arrivée sur Terre de Klaatu, un extraterrestre d'apparence humaine, provoque de spectaculaires bouleversements. Tandis que les gouvernements et les scientifiques tentent désepérément de percer son mystère, une femme, le docteur Helen Benson, parvient à nouer un contact avec lui et à comprendre le sens de sa mission. Klaatu est là pour sauver la Terre... avec ou sans les humains.
Ma critique : Je n'ai pas vu la version originale des années cinquante. Malheureusement, autant le sujet (des extra-terrestres veulent débarrasser la terre des hommes, habitants encombrants qui la détruisent à petit feu) était avant-gardiste il y a cinquante ans, autant maintenant il devient assez banal (ce qui ne veut pas dire qu'il n'est pas préoccupant). On se retrouve donc avec un film catastrophe assez classique : une catastrophe arrive à New-York (c'est marrant, ça tombe toujours aux US ces problèmes, comme si la planète se limitait à Central Park), des scientifiques sont amenés manu-militari dans un centre ultra-secret où ils doivent aider le gouvernement à combattre le nouveau mal. Le dit-gouvernement ne pense qu'à tout faire péter mais heureusement il y a la jolie scientifique (Jennifer Connelly toujours aussi belle depuis "Il était une fois en Amérique". Ah Deboraaaaah !) qui contre vents et marées va sauver le monde aidée par un extra-terrestre éclairé qui découvre grâce à elle les quelques bons aspects de la nature humaine. Et puis... après ce n'est qu'un déluge d'effets spéciaux sans trop d'intérêt.
Genre : Drame Réalisateur : PP. Pasolini Acteurs : P. Clémenti,   JP. Léaud Année de production 1969 Pays : RF, ITL Durée : 1h29 Note spectateur : Note presse : -
Synopsis (Source Allociné) : L'histoire de plusieurs jeunes gens prise à des époques différentes: le Moyen-Age et l'Allemagne contemporaine.
Ma critique : J'ai été tenté de regarder un peu sur internet ce que l'on disait sur ce film avant d'écrire cette critique mais finalement je n'en ai rien fait. En fait, je n'ai absolument rien compris à ce film. Je n'ai pas compris le parallèle entre les deux actions du film : la première se passant dans un château en Allemagne post-nazie : on parle beaucoup mais finalement on ne dit pas grand-chose ; la deuxième sur les flancs d'un volcan racontant l'épopée d'un anthropophage où on ne perçoit aucune parole mis à part à la fin lorsque condamné il répète trois fois :"J'ai tué mon père, j'ai mangé de la chair humaine et je tremble de joie". Est-ce que la mort de Julien et sa disparition complètement mangé par les cochons est un parallèle avec la Shoah, je ne sais pas trop... La petite moustache du père rappelant celle d'Hitler est peut-être aussi une évocation du passé nazi de l'Allemagne. Visuellement le film est assez bizarre, beaucoup de scènes dans les montagnes sont filmées à contre-jpur ou avec de fortes variations de lumière ; les personnages filmés dans le château ne sont pas (volontairement) toujours bien cadrés, il y a beaucoup d'air au-dessus de leur tête, le cinéaste utilise aussi par moments des plongées et contre-plongées qui je trouve assez mal faites. Pasolini m'étonne toujours mais j'aime bien son univers peuplé de provocation, ici je suis un peu déçu.
Genre : Drame Réalisateur : D. Sirk Acteurs : L. Turner,   J. Gavin Année de production 1959 Pays : US Durée : 2h04 Note spectateur : Note presse :
Synopsis (Source Allociné) : Parabole sur la vie americaine a travers l'amitie et le destin de deux femmes qui elevent seules leurs filles, l'une blanche, l'autre noire.
Ma critique : Que manque-t-il selon moi à ce film pour avoir quatre étoiles ? Enlever ou retravailler toutes les scènes un peu culcul et une réalisation un peu moins classique, un peu plus originale, bref un peu moins passe-partout. J'ai aimé tout le reste et c'est déjà beaucoup. Les couleurs chaudes et l'utilisation des reflets dans les miroirs, les vitrines qui caractérisent Douglas Sirk (ce n'est que le deuxième film de Sirk que je vois donc mon expérience est courte mais j'ai vérifié ce fait dans un livre), c'est aussi pour moi ce qui caractérise le cinéma Hollywwodien des années cinquante que je connais si peu. Du côté de l'histoire c'est très bien vu. C'est l'histoire de trois mirages : mirage de Lora qui veut devenir actrice quitte à en sacrifier toute sa vie amoureuse, Sarah qui rêve d'être considérée comme blanche et rejette complètement sa mère, Susie qui se croit aimée par David... Seule Annie semble vivre vraiment sa vie mais elle aussi elle ne vit que pour un chose : son enterrement qui clôt le film en apothéose.
Genre : Thriller, Drame Réalisateur : D. Lynch Acteurs : L. Dern,   J. Theroux Année de production 2006 Pays : Pologne, FR, US Durée : 2h52 Note spectateur : Note presse :
Synopsis (Source Allociné) : Nous voici plongés dans une histoire de mystère, l'énigme d'un monde au coeur des mondes, le secret d'une femme en proie à l'amour et aux tourments...
Ma critique : Est-ce qu'il faut être sous l'influence de substances illicites pour arriver à comprendre un film de David Lynch ? Peut-être. Moi, j'en suis resté au stade du Havane, c'est peut-être pourquoi je n'ai pas réussi à tout suivre. Le début est un peu bizarre avec notamment la scène de théâtre, très bien composée d'ailleurs du point de vue de la lumière et la couleur, où l'on voit trois êtres humains à tête de lapin discourir ; mais en fait, c'est assez linéaire. C'est l'histoire d'un film dans un film. C'est amusant aussi de voir comment Lynch utilise soit des plans très éloignés des personnages soit des gros plans déformés par l'utilisation du grand angle. Même si c'est fait en vidéo, on se dit que Lynch sait parfaitement maîtriser la lumière. Je me suis dit que finalement ce n'est pas si terrible que ça, mon ami David (pas Lynch, un autre David !) en a un peu trop fait en me disant qu'il fallait vite arrêter de comprendre l'histoire. Puis le film dans le film devient un film dans le film lui même dans un film. On ne sait plus quelle est la part de réalité, il n'y a plus les "coupez" du cinéaste pour nous indiquer où on en est. C'est comme si Lynch avait soudainement appuyé sur le bouton délire d'écriture automatique. Est-ce une évocation du passé de Nikki, à quoi riment ces scènes en polonais, est-ce pour les raccrocher à l'histoire d'un tournage maudit ? Puis Nikki/Sue est assassinée et "cut", elle ne bouge plus, on attend un peu, elle se relève. Ah, voilà ce n'était donc qu'un rêve. Et puis... on repart dans le rêve où je ne sais plus trop. Bon, voilà le peu que j'ai compris. Ce film est-il comme "Un chien andalou" : il n'y a rien à comprendre car il n'est le produit que du délire du moment du cinéaste ? Je ne sais pas trop. J'aurais peut-être aimé un peu plus d'inventions visuelles, d'esthétisme pour être conquis par ce film un brin trop long.
Genre : Drame, Romance Réalisateur : Wong Kar-Wai Acteurs : T. Leung Chiu Wai,   M. Cheung Année de production 2000 Pays : Chine, HK, FR Durée : 1h38 Note spectateur : Note presse :
Synopsis (Source Allociné) : Hong Kong, 1962. M. et Mme Chow emmenagent dans leur nouvel appartement le meme jour que leurs voisins, M. et Mme Chan. Sans comprendre comment cela a commence, Chow Mo-wan et Chan Li-zhen apprennent que leurs epoux respectifs ont une liaison. Cette decouverte les choque mais les rapproche. Ils se voient de plus en plus souvent mais le voisinage commence a s'en apercevoir. Il semble n'y avoir aucune possibilite pour eux de vivre une relation amoureuse. Mais la retenue, les reserves emotionnelles de Mme Chan hantent M. Chow, qui sent ses sentiments changer.
Ma critique : Et bien non, je ne l'avais pas encore vu. Je regrette d'avoir attendu aussi longtemps, peut-être à cause d'un stupide a priori négatif contre le cinéma Hong-Kongais. Ce film montre toute l'universalité du cinéma. Il m'a fait un peu penser au "Mépris" de Godard, c'est peu dire comme j'ai apprécié ce film. Il ne s'y passe pas grand-chose, tout est en finesse, c'est l'histoire de deux êtres qui n'arrivent pas à se trouver. Mais au-delà de ça, c'est surtout l'esthétisme de ce film qui m'a conquis. On sent que le cinéaste veut tout essayer : on passe du classique champ contre-champ à la caméra qui panote puis c'est un contre-champ inhabituel où le cou de Madame Chan en amorce est net alors que le flou est sur le personnage face à la caméra, c'est aussi la multiplication des discussions hors-champ du début du film. Il expérimente aussi, essaye des nouveaux cadres : un grillage, un arrondi d'un meuble d'un hôtel... Pour enfin arriver à deux très beaux travelling arrière dans les couloirs de l'hôtel. Le premier est assez peu courant puisque l'on voit en même temps Madame Chan s'éloigner. A un moment donné, lorsque Madame Chan va dans l'hôtel, le montage devient plus saccadé, les plans plus courts puis tout redevient comme avant. Bref, tous ces essais sont maîtrisés à la perfection et m'ont ravi. Et que dire des belles robes de Madame Chan : un peu kitsch mais chacune semble donner le ton de la scène. Enfin la musique envoûtante qui revient incessamment comme l'air de Delerue dans "Le Mépris", elle porte complètement le film, la répétition est loin d'être lassante et me plaît beaucoup plus que la bande son des films de Tarantino où on ne sait plus si on voit un film ou un clip.
Genre : Drame, Romance Réalisateur : D. Sirk Acteurs : R. Hudson,   L. Bacall Année de production 1956 Pays : US Durée : 1h40 Note spectateur : Note presse :
Synopsis (Source Allociné) : Fils d'un roi du pétrole texan, Kyle Hadley a versé dans l'ivrognerie. Un jour, il tombe amoureux de Lucie Moore, que lui présente le géologue Mitch Wayne, son meilleur ami. Avec l'espoir de le guérir de son vice, Lucie accepte d'épouser Kyle, ce qui navre Mitch, également amoureux d'elle. Entre Kyle et Lucie, tout se passe bien dans un premier temps. Mais Kyle apprend par le médecin de famille qu'il ne pourra jamais avoir d'enfant. Or Lucie est enceinte. Alors qu'il la frappe violemment, un coup part et Kyle est mortellement blessé. Mitch est accusé du meurtre...
Ma critique : Dans ce film, il y a du bon et du (beaucoup) moins bon. La première scène de voiture est bien faite, nerveuse et annonciatrice du drame final : on sait que l'on va avoir à faire à une tragédie. Puis vient l'histoire d'amoir un peu cucul entre le fils à papa (Kyle) et la jolie fille qui fait tourner la tête de son meilleur ami Mitch. Après tout va beaucoup trop vite, la nullité de Kyle reprend vite le dessus et il sombre à nouveau dans l'alcoolisme. On a l'impression que la cinéaste veut arriver directement au climax de son film. Mais, patatras, le chantage de la soeur de Kyle un peu téléphoné tombe à l'eau, elle innocente Mitch, et tout finit bien. C'est bien dommage et on reste sur sa faim (fin !). Enfin, la musique omniprésente devient énervante à la fin. D'un côté des choses positives, j'ai beaucoup aimé l'abus de l'utilisation de la contre-plongée, cela donne du relief à ce film qui aurait sinon pu paraître un peu trop banal.
Genre : Drame Réalisateur : A. Hitchcock Acteurs : I. Hunter,   I. Jeans Année de production 1927 Pays : UK Durée : 1h19 Note spectateur : Note presse : -
Synopsis (Source Allociné) : Un jeune etudiant, injustement accuse du vol commis par un de ses amis, prefere la honte du renvoi a une denonciation. Rejete par sa famille, il est du meme coup declasse et mis a l'epreuve de la vie et de la misere.
Ma critique : Finalement j'ai pu voir un film d'Hitchcock de sa période anglaise. Je croyais que ce film en bonus du remake des "Trente-neif marches" qui m'avait tant énervé n'était qu'un petit court métrage. En fait, c'est un de ses premiers longs métrage. La première chose qui m'a surprise c'est l'absence de musique d'ambiance. Evidemment, c'est un film muet (il date de 1927) mais je ne m'attendais pas à passer une heure et demi dans le silence total. Finalement, on s'y fait très bien, c'est une expérience intéressante. Je devrais peut-être l'essayer avec d'autres films muets en coupant le son. L'absence de tout son m'a permis de me concentrer plus sur le film, sa mise en scène. L'intrigue est assez classique, c'est la descente aux enfers d'une fils de bonne famille un peu naïf qui se fait avoir par les femmes (Hitchcock ne serait-il pas un brin misogyne ?). Evidemment, cela se finit bien. On sent que le cinéaste fait des expériences, voici quelques exemples des plus réussis :
- On voit le héros en noeud de papillon, on se dit qu'il a réussi à se maintenir à flots. Puis le cadre s'agrandit, on voit alors que c'est un serveur. La caméra bouge, le cadre s'agrandit encore et l'on voit qu'il est sur scène en train de jouer la comédie.
- Le délire du héros dans son voyage en bateau le ramenant à Londres. On voit les images de tous ceux qui ont profité de lui lui réclament de l'argent.
Genre : Policier Réalisateur : R. Thomas Acteurs : K. More,   T. Elg Année de production 1959 Pays : UK Durée : 1h33 Note spectateur : - Note presse : -
Synopsis (Source Allociné) : Un homme recherché pour le meurtre d'une Mata-Hari est poursuivi par un groupe d'espions nazis, mais aussi par la police britannique.
Ma critique : Je voulais voir depuis longtemps un film d'Hitchcock de sa période anglaise. Quoi de mieux que les trente-neuf marches. J'étais bien content de l'avoir déniché dans les bacs de Gibert. Et patatras ! Je n'ai pas fait attention, c'est un remake des années 50. La jaquette est trompeuse car il est indiqué qu'en bonus il y a un film de jeunesse inédit d'Hitchcock. J'étais furieux de ma méprise mais bon puisque j'avais le DVD, autant le voir... C'est un film policier basique, sans le beau vernis d'Hitchcock qui transforme une histoire e un film captivant. Il n'y vraiment que la scène de poursuite à vélo qui soit un brin intéressante. Le reste est sans trop d'intérêt, la réalisation est classique, basique et se contente de dérouler l'histoire. Bref, je suis frustré car je n'ai toujours pas vu de films d'Hitchcock de sa période anglaise ! Peut-être que dans d'autres circonstances j'aurais mis un petit deux étoiles mais là franchement je n'en ai pas envie.
Genre : Drame, Policier Réalisateur : S. Leone Acteurs : R. De Niro,   J. Woods Année de production 1984 Pays : US, ITL Durée : 3 h 40 Note spectateur : Note presse : -
Synopsis (Source Allociné) : Il était une fois deux truands juifs, Max et Noodles, liés par un pacte d'éternelle amitié. Débutant au début du siècle par de fructueux trafics dans le ghetto de New York, ils voient leurs chemins se séparer, lorsque Noodles se retrouve durant quelques années derrière les barreaux, puis se recouper en pleine période de prohibition, dans les années vingt. Jusqu'au jour où la trahison les sépare à nouveau.
Ma critique : Le "je me suis couché tôt" de Robert De Niro m'a fait penser à la première phrase de la "Recherche" : "Longtemps je me suis couché de bonne heure". Pendant longtemps ce film a été mon film fétiche. C'était avant que je ne découvre le cinéma dit d'auteur. Pour moi, ce film représente ce qui se fait de mieux en matière de cinéma commercial. En fait, les mots commercial et auteur ne me semblent pas vraiment adaptés. Tout réalisateur fait un film pour qu'il soit vu, il fait donc systématiquement commerce. Il y en a seulement qui s'adressent à un plus grand public et d'autres à une cible restreinte (je ne veux pas dire ici une élite mais je pense plutôt à des personnes qui sont prêtes à faire un peu plus d'efforts pour aller plus loin que de regarder simplement des images). Revenons au film. Au delà de la saga, du destin de quatre amis juifs de Brooklyn, c'est aussi l'évolution de New-York que l'on voit tout au long du film. J'adore le climat de ce quartier juif pendant les années vingt ; le contraste avec les vues des années soixante le fait ressembler à un paradis perdu. Le film montre aussi le choc des ambitieux (Max, Deborah) avec Noodles qui lui ne cherche qu'à profiter de la vie, s'amuser, sans aller vers la fuite de l'accumulation de Max ou de la gloire de Deborah. Finalement, ils ont tous raté leur vie. Le "Je me suis couché tôt"de Noodles est l'aveu de trente-cinq ans de vie d'ennui.
Genre : Policier Réalisateur : H. Hawks Acteurs : P. Muni,   A. Dvorak Année de production 1932 Pays : US Durée : 1h30 Note spectateur : Note presse :
Synopsis (Source Allociné) : Chicago, au temps de la prohibition. Un petit malfrat, l'ambitieux Tony Camonte, tue son patron et devient le garde du corps de Lovo, chef du gang rival. Amoureux de Poppy, la petite amie de Lovo, il veille jalousement sur sa soeur Cesca, lui interdisant toute liaison sentimentale. Avec son complice Guido Rinaldo, Tony prend peu à peu le pouvoir au sein du gang de Lovo.
Ma critique : C'est la version d'Howard Hawks, on se rend compte alors que la version de De Palma n'en est qu'une pâle copie. Il n'y a que la musique qui la distingue un brin. Cela commence par un superbe plan séquence, on voit une ombre, elle s'approche, l'ancien caïd vient d'être assassiné. Superbe ! Puis un deuxième plan séquence un peu plus court, on se demande si Hawks va faire comme Hitchcock avec "La corde". Finalement non, un plan succède ensuite à l'autre mais le réalisateur n'en oublie pas de superbes mouvements de caméra. Il y a quelques scènes intéressantes comme les poursuites en voiture, la fusillade dans le bar filmée de l'extérieur ; on ne voit rien, cela permet de s'imaginer beaucoup. J'ai bien aimé aussi les jours qui défilent au bruit d'une mitraillette. Le film introduit un brin d'humour avec le secrétaire (ou plutôt devrais-je dire "sociétaire") de Tony complètement ahuri. Du point de vue de l'histoire, cela montre l'ascension et la chute d'un petit caïd. La cause de la chute est un peut différente de celle du remake et affiche moins l'ambition démesurée du gangster. Ce film est aussi un message vis-à-vis du gouvernement l'incitant à être plus dur avec les gangsters comme le montre le début du film et le rappelle un journaliste quelques temps plus tard. Enfin, cela fait du bien de découvrir un film comme celui-ci. Cela faisait longtemps. Quatre étoiles !
Genre : Comédie dramatique Réalisateur : A. Kechiche Acteurs : H. Boufares,   H. Herzi Année de production 2007 Pays : Fr Durée : 2h31 Note spectateur : Note presse :
Synopsis (Source Allociné) : Sète, le port. Monsieur Beiji, la soixantaine fatiguée, se traîne sur le chantier naval du port dans un emploi devenu pénible au fil des années. Père de famille divorcé, s'attachant à rester proche des siens, malgré une histoire familiale de ruptures et de tensions que l'on sent prêtes à se raviver, et que les difficultés financières ne font qu'exacerber, il traverse une période délicate de sa vie où tout semble contribuer à lui faire éprouver un sentiment d'inutilité. Une impression d'échec qui lui pèse depuis quelque temps, et dont il ne songe qu'à sortir en créant sa propre affaire : un restaurant. Seulement, rien n'est moins sûr, car son salaire insuffisant et irrégulier, est loin de lui offrir les moyens de son ambition. Ce qui ne l'empêche pas d'en rêver, d'en parler, en famille notamment. Une famille qui va peu à peu se souder autour d'un projet, devenu pour tous le symbole d'une quête de vie meilleure. Grâce à leur sens de la débrouille, et aux efforts déployés, leur rêve va bientôt voir le jour... Ou, presque...
Ma critique : Le film commence par la visite d'un port de Sète sur un bateau. Un homme commente la visite puis s'éclipse pour faire l'amour avec une femme que l'on croit être une touriste. On ne la reverra qu'à la fin du film... Puis le film glisse sur la forme d'un documentaire à l'image parfois chaotique et aux sons mêlés. On y voit la vie d'un vieil immigré licencié de son entreprise qui cherche à monter un restaurant. C'est alors la description de toutes les démarches et difficultés administratives, le ton un peu paternel et condescendant des fonctionnaires et banquiers. On sent au fur et à mesure la pression monter. Et patatras, le grain de sable, l'homme de début retrouve la femme du bateau lors de l'inauguration du restaurant. Il quitte le restaurant en emportant la précieuse graine. Le repas semble foutu, les convives s'impatientent C'est alors l'apothéose avec la scène de la danse du ventre vraiment envoûtante montée en parallèle avec la course désespérée du vieil homme pour récupérer son vélomoteur. C'est superbe ! Le film finit alors plein d'humanité, la compagne du vieil homme sauve la mise en cuisinant de la semoule tandis qu'il agonise dans les rues bordant les HLM de Sète... Enfin, pour la petite histoire, ce film m'a remis en mémoire le meilleur couscous poisson que j'ai jamais dégusté. C'était il y a quelques années dans la maison de la mère d'un ami en Tunisie.
Genre : Comédie Réalisateur : J. Tati Acteurs : J. Tati,   P. Frankeur Année de production 1949 Pays : FR Durée : 1h16 Note spectateur : Note presse : -
Synopsis (Source Allociné) : Des forains s'installent dans un calme village. Parmi les attractions se trouve un cinéma ambulant où le facteur découvre un film documentaire sur ses collègues américains. Il décide alors de se lancer dans une tournée à "l'américaine".
Ma critique : Je suis allé voir l'exposition Tati mardi dernier à la cinémathèque française. J'ai adoré, notamment la maquette de la villa Arpel. Allez la voir, il y a peu de choses écrites sur Tati, c'est surtout une expérience visuelle très intéressante. J'en ai profité pour acheter le DVD de "Jour de fête". Je me souviens l'avoir vu avec mon père il y a trente ans et je garde encore le souvenir en tête de la tournée à l'américaine. J'ai été un peu déçu. D'abord, c'est une version couleur (Tati a tourné avec deux caméras : une noir et blanc et une couleur. Les laboratoire n'ont jamais réussi à développer la pellicule couleur à l'époque, cela n'a été fait que bien plus tard) mais les couleurs ne sont pas très belles, le son est assez mauvais lui aussi. Bien sûr il y a toujours l'humour de Tati que j'adore : le facteur aidant à l'installation du poteau portant le drapeau, le moustique qui l'assaille à chaque fois qu'il passe au même endroit de la ville... Mais, je pense que c'est surtout la qualité technique du film qui m'a beaucoup gênée. En fait, je n'ai vraiment aimé que l'épisode de la tournée à l'américaine. Souvenirs, souvenirs...
Genre : Comédie dram. Réalisateur : F. Capra Acteurs : J. Stewart,   D. Reed Année de production 1946 Pays : US Durée : 2 h 09 Note spectateur : Note presse : -
Synopsis (Source Allociné) : Le décès du père de George Bailey l'oblige a reprendre l'entreprise familiale de prêts à la construction, qui permet aux plus déshérités de se loger. Il entre en conflit avec Potter, l'homme le plus riche de la ville, qui tente de ruiner ses efforts. Au moment où George approche de la victoire, il egare les 8.000 dollars qu'il devait déposer en banque. George est désespéré et songe au suicide. C'est alors qu'apparaît son ange gardien.
Ma critique : La vie est belle, c'est un peu à la fois la vie de Yunus (mirco-crédit) et de maître Cornille (des Lettres de mon moulin). Comme souvent avec Capra, c'est frais, optimisite, en bref l'Amérique moyenne des cartes postales. C'est aussi l'histoire d'un homme qui croit avoir tout raté en renonçant à ses rêves de voyage et finalement s'aperçoit que sa vie n'est pas dénuée de sens et qu'il a été utile à la société. James Stewart est excellent dans son rôle d'américain moyen un peu naïf, on ne voit que lui ! Seul hic, ma version DVD qui est très mauvaise, les blancs sont trop saturés par moments, ce n'est pas toujours agréable à regarder.
Genre : Science-fiction Réalisateur : A. Niccol Acteurs : E. Hawke,   U. Thurman Année de production 1997 Pays : US Durée : 1h46 Note spectateur : Note presse : -
Synopsis (Source Allociné) : Dans un monde parfait, Gattaca est un centre d'etudes et de recherches spatiales pour des jeunes gens au patrimoine genetique impeccable. Jerome, candidat ideal, voit sa vie detruite par un accident tandis que Vincent, enfant naturel, reve de partir pour l'espace. Chacun des deux va permettre a l'autre d'obtenir ce qu'il souhaite en dejouant les lois de Gattaca.
Ma critique : J'avais envie de le revoir depuis bien longtemps. C'est un film décrivant un univers où tout est conditionné par son potentiel générique. Il y a les valides et les invalides. Comme si tout était prédestiné par les gènes. Vous avez génétiquement un fort risque de faire une crise cardiaque, l'assurance refuse alors de vous prendre en charge. Et pire, si vous êtes "invalides", alors vous ne pouvez espérer faire mieux que d'être homme de ménage. Ce film montre la revanche et la rébellion d'un invalide qui va mettre toute son énergie à atteindre son rêve : faire un voyage spatial. Il montre aussi les dérives extrêmes de la génétique comme si nous n'étions que des machines conditionnées par nos gènes incapable de résister à la fatalité de son ADN. La musique, l'ambiance quasi-onirique renforcent la beauté de ce film original et très bien fait.
Genre : Drame Réalisateur : P. Lioret Acteurs : V. Lindon,   F. Ayverdi Année de production 2008 Pays : FR Durée : 1h50 Note spectateur : Note presse :
Synopsis (Source Allociné) : Pour impressionner et reconquérir sa femme, Simon, maître nageur à la piscine de Calais, prend le risque d'aider en secret un jeune réfugié kurde qui veut traverser la Manche à la nage.
Ma critique : J'ai beaucoup entendu parler de ce film (en bien) et même si je me méfiais d'une critique politiquement correcte, j'avais très envie de le voir. Je passe tout de suite sur les détails qui m'ont gênés : le parallèle avec les camps de la seconde guerre mondiale. On voit Audrey Dana y faire référence, le marquage au feutre indélébile (est-ce véridique, je ne le sais pas) rappelant le tatouage d'Auschwitz. Non, ces camps n'ont rien à voir avec les camps d'extermination ni les camps de concentration d'ailleurs. C'est vrai que l'isolement, le rejet de ces sans-papiers font penser au début de l'application des lois de Nuremberg mais on en est pas (encore) arrivé au même point. Je trouve que ce parallèle inutile, les images parlent d'elles-mêmes. Ce que j'ai tout particulièrement aimé dans ce film, c'est le passage où l'on voit Bilal nager en pleine mer, la musique, l'énergie développée par ce petit point dans la mer est prenante. Tout le reste est très bon, c'est une très belle tragédie, on sait dès le début que cela ne peut finir que mal. Vincent Lindon est superbe et montre ici tous ses talents. Un bon film français et récent, comme quoi je n'aime pas que les vieilleries en noir et blanc !
Genre : Comédie dram. Réalisateur : J. Vigo Acteurs : M. Simon,   J. Dasté Année de production 1934 Pays : FR Durée : 1 h 29 Note spectateur : Note presse : -
Synopsis (Source Allociné) : Le marinier Jean a epouse Juliette, une fille de paysans de l'Oise. Ils vont vivre a bord de leur peniche "l'Atalante" des moments de bonheur et des moments de tristesse. L'equipage se compose d'un mousse et du pere Jules, inenarrable personnage qui vit au milieu de ses chats. Mais Juliette, apres la rencontre au bal musette d'un jeune camelot, quitte le navire. A bord de "l'Atalante" c'est la consternation jusqu'au moment ou Jules s'en mele. Dernier et unique long metrage de Jean Vigo qui mourut quelques jours apres la realisation du film qu'il ne vit jamais.
Ma critique : J'essaye de mettre fin à une grande période de paresse intellectuelle qui me pousse à ne regarder que des films US d'action pas trop fatigants. En fait, il n'y a eu qu'un de remarquable et il était français, c'est "Max et les ferrailleurs", je ne l'avais jamais vu et j'ai bien apprécié. Alors ce soir, ça a été cigare plus un films des années trente. Je n'ai jamais beaucoup accroché sur l'oeuvre de Vigo. J'aime bien la scène de la "procession" de "Zéro de conduite", le premier visionnage d'"A propos de Nice" m'a étonné, le second m'a plus déçu. C'est un peu la même chose avec "L'atalante". Lorsque je l'ai vu, je l'ai noté trois étoiles un peu par conformisme mais j'ai eu du mal à y voir une grande oeuvre. Il faut dire que ma version n'aide pas trop : le son est (très mauvais), l'image assez moyenne. Vigo n'a pas bénéficié des restaurations qui rendent les films de Chaplin si magnifiques. Cette fois-ci, j'ai rabaissé la note à deux étoiles. Bien sûr, c'est un film intéressant sur la difficulté de la vie à deux, Michel Simon est amusant dans son rôle et il y a quelques belles images : la marche de la mariée sur la péniche de nuit où on a l'impression qu'elle marche sur l'eau, les reflets dans les vitrines, les ombres longues, et l'utilisation de grilles pour donner un effet stroboscopique ; tout ceci me rappelle l'expressionnisme allemand que j'apprécie tant. Il y a aussi les images de Jean Dasté dans l'eau revoyant l'image de sa dulcinée, les rêves simultanés des deux amants, le doigt de Michel Simon faisant office de tourne-disque. Mais, mais... tout ça va un peu trop vite. On passe de l'amour fou des premiers jours à l'ennui, la fuite, les retrouvailles. Peut-être que Jean Vigo n'a pas eu assez de temps pour faire un film plus long, peut-être qu'il est une peu comme James Dean, apprécié surtout car il est mort jeune.... je ne sais pas. Mais, désolé, je ne suis pas encore convaincu.
Genre : Drame Réalisateur : C. Eastwood Acteurs : C. Eastwood,   B. Vang Année de production 2008 Pays : US Durée : 1h55 Note spectateur : Note presse :
Synopsis (Source Allociné) : Walt Kowalski est un ancien de la guerre de Corée, un homme inflexible, amer et pétri de préjugés surannés. Après des années de travail à la chaîne, il vit replié sur lui-même, occupant ses journées à bricoler, traînasser et siroter des bières. Avant de mourir, sa femme exprima le voeu qu'il aille à confesse, mais Walt n'a rien à avouer, ni personne à qui parler. Hormis sa chienne Daisy, il ne fait confiance qu'à son M-1, toujours propre, toujours prêt à l'usage...
Ses anciens voisins ont déménagé ou sont morts depuis longtemps. Son quartier est aujourd'hui peuplé d'immigrants asiatiques qu'il méprise, et Walt ressasse ses haines, innombrables - à l'encontre de ses voisins, des ados Hmong, latinos et afro-américains "qui croient faire la loi", de ses propres enfants, devenus pour lui des étrangers. Walt tue le temps comme il peut, en attendant le grand départ, jusqu'au jour où un ado Hmong du quartier tente de lui voler sa précieuse Ford Gran Torino... Walt tient comme à la prunelle de ses yeux à cette voiture fétiche, aussi belle que le jour où il la vit sortir de la chaîne.
Lorsque le jeune et timide Thao tente de la lui voler sous la pression d'un gang, Walt fait face à la bande, et devient malgré lui le héros du quartier. Sue, la soeur aînée de Thao, insiste pour que ce dernier se rachète en travaillant pour Walt. Surmontant ses réticences, ce dernier confie au garçon des "travaux d'intérêt général" au profit du voisinage. C'est le début d'une amitié inattendue, qui changera le cours de leur vie.
Grâce à Thao et sa gentille famille, Walt va découvrir le vrai visage de ses voisins et comprendre ce qui le lie à ces exilés, contraints de fuir la violence... comme lui, qui croyait fermer la porte sur ses souvenirs aussi aisément qu'il enfermait au garage sa précieuse Gran Torino...
Ma critique : Je croyais devoir publier l'avis de décès de mon blog, je n'ai plus rien écrit depuis plus d'un mois. Bien évidemment, je n'ai pas arrêté de voir des films mais je n'ai plus rien à dire. Aucun des nouveaux films visionnés ne m'a vraiment impressionné : Benjamin Button ? Pas mal mais la fin est assez bâclée. Les noces rebelles ? Bien fait, histoire intéressante mais c'est tout. Non, je ne suis pas en train de déprimer. Je suis seulement en manque de nouvelles impressions visuelles. Le cinéma ce n'est pas qu'une histoire, ce sont aussi des images et mon avidité d'esthétisme me fait rejeter tous ces films à l'image un peu trop classique, invisible donc insipide. Il n'y a que "Tideland" qui pourrait faire exception, et encore... Alors je suis allé revoir les films que j'ai appréciés lors du premier visionnage : "Fight Club", toujours aussi génial par son côté nihiliste. "V pour Vendetta", intéressant visuellement. J'ai même revu "The funtain" et ne le qualifierais pas comme avant de "supercherie". Mais tout ceci n'avait pas l'attrait de la nouveauté. Alors pourquoi écrire aujourd'hui pour un film auquel je n'ai mis qu'une étoile ? Pour montrer toute ma déception et j'en suis bien désolé. Je m'attendais à du grand Clint, un peu comme "Million Dollar Baby". Et bien non ! Tout est trop facile dans ce film. Le vétéran de la guerre de Corée un peu bourru et raciste qui s'en vient à aimer et secourir ses voisins asiatiques. Ce qu'Eastwood a complètement raté, c'est justement ce passage à l'humanité. C'est le traitement de cet instant qui distingue un grand film d'un film banal que n'importe qui aurait pu faire. Si c'est raté, tout ne devient que prévisible et inintéressant, juste bon à arracher quelques larmes aux plus sensibles. Je ne sais pas expliquer ce qui manque sinon je serais capable de faire des grands films, c'est ce petit truc qui rend tout crédible, peut-être un peu plus de lenteur aurait aidé. J'en suis bien désolé, disais-je, car même si Client Eastwood à soixante dix-huit ans a l'air en pleine forme et que je lui souhaite de pouvoir réaliser des films jusqu'à ses cent ans comme Manuel de Oliveira, il n'a plus le temps pour lui. J'espère qu'il nous servira à nouveau un petit bijou pour enfin décrocher une récompense à Cannes.
Genre : Drame Réalisateur : O. Welles Acteurs : O. Welles,   J. Cotten Année de production 1940 Pays : US Durée : 1 h 55 Note spectateur : Note presse : -
Synopsis (Source Allociné) : A la mort du milliardaire Charles Foster Kane, un grand magnat de la presse, Thompson, un reporter, enquête sur sa vie. Les contacts qu'il prend avec ses proches lui font découvrir un personnage gigantesque, mégalomane, égoïste et solitaire.
Ma critique : Ce film est régulièrement considéré comme le meilleur film de tous les temps. Mais bon lorsque l'on entend comme je l'ai fait récemment que Spielberg est le meilleur réalisateur vivant.. du point de vue commercial probablement, du point de vue artistique peut-être moins. Bref, cela m'a donné envie de revoir "Citizen Kane". Je lui ai mis quatre étoiles mais... pour moi, ce n'est pas le meilleur film de tous les temps. Je ne sais pas d'ailleurs quel film choisir. Je me suis amusé à faire une liste de mes dix films préférés (c'est déjà plus facile). La voilà (j'y ai exclu Citizen Kane, on verra plus tard si je dois l'accueillir dans ce classement). Elle est en ordre alphabétique :
- Andreï Rublev d'Andreï Tarkovski
- Au hasard Balthazar de Robert Bresson
- Europa de Lars von Trier
- Fitzcarraldo de Werner Herzog
- Le Mépris de Jean-Luc Godard
- Le pas suspendu de la cigogne de Theo Angelopoulos
- Les lumières de la ville de Charles Chaplin
- Mon Oncle de Jacques Tati
- Octobre de Sergeï Eisenstein
- Un chien andalou de Luis Bunuel
Il me reste encore plein de films à voir donc cette liste va certainement évoluer. Il y a beaucoup d'autres films que j'aurais voulu mettre dans cette liste mais bon, c'est le jeu. Revenons à notre film du jour. Ce qui marque le plus dans ce film, c'est bien sûr l'utilisation de la lumière. Les personnages passent de l'ombre à la lumière, sont à moitié éclairés. On sent que tout a été réglé au millimètre. Je pense que malheuresement mon vieux vidéoprojecteur n'arrive pas à refléter toute la richesse de cette lumière, il faut vraiment aller le voir au cinéma (et certainement pas devant un petit écran de TV). J'ai bien aimé aussi l'utilisation fréquente de la contre-plongée par Orson Welles, on lève les yeux pour voir évoluer les personnages dans leur univers. Du côté de l'histoire, cela aurait pu paraître banal, cela ne l'est pas. Même le traitement au début sous forme d'actualités est très bien vu. On comprend par petites touches que derrière le richissime Kane, il y a un enfant privé de son traineau et de son enfance heureuse qui joue toujours à l'enfant en se construisant un magnifique palais, un zoo, en collectionnant des oeuvres d'art comme on collectionne des petites voitures, en achetant ses amis puis en les jetant comme des jouets. Ce film c'est le drame d'un enfant que l'on a pas laissé grandir.
Genre : Comédie Réalisateur : J. & E. Cohen Acteurs : G. Clooney,   B. Pitt Année de production 2008 Pays : US Durée : 1h35 Note spectateur : Note presse :
Synopsis (Source Allociné) : Osborne Cox, analyste à la CIA, est convoqué à une réunion ultrasecrète au quartier général de l'Agence à Arlington, en Virginie. Malheureusement pour lui, il découvre rapidement l'objectif de cette réunion : il est renvoyé. Cox ne prend pas très bien la nouvelle. Il rentre chez lui à Georgetown pour écrire ses mémoires et noyer ses ennuis dans l'alcool - pas nécessairement dans cet ordre. Sa femme, Katie, est consternée, mais pas vraiment surprise. Elle a une liaison avec Harry Pfarrer, un marshal fédéral marié pour qui elle décide alors de quitter Cox.
Quelque part dans une banlieue de Washington, à des années-lumière de là, Linda Litzke, employée au club de remise en forme Hardbodies Fitness, a du mal à se concentrer sur son travail. La seule chose qui l'intéresse, c'est l'opération de chirurgie esthétique d'ampleur qu'elle désire subir. Elle compte sur son collègue, Chad Feldheimer, pour faire son boulot à sa place. Linda est à peine consciente que le directeur de la salle de sport, Ted Treffon, est fou d'elle, même si elle rencontre d'autres hommes via Internet.
Lorsqu'un CD contenant des informations destinées au livre de Cox tombe accidentellement entre les mains de Linda et Chad, tous deux décident de tirer parti de cette aubaine. Alors que Ted se fait du souci, persuadé que "rien de bon ne sortira de tout ça", les événements se précipitent et échappent bientôt à tout contrôle, occasionnant une série de rencontres aussi dangereuses qu'hilarantes...
Ma critique : Je ne savais pas du tout ce qu'allait être ce film, je n'ai pas été déçu. Les frères Coen sont excellents pour décrire les crétins ordinaires dans leur vie quotidienne. Tout est caricatural mais c'est tellement drôle et les acteurs (surtout George Clooney et Brad Pitt) montrent tout leurs talents dans l'exécution de leurs rôles. Le fait de voir ce film en salles aide aussi beaucoup, le rire est communicatif... Le pire (ou le meilleur) : lorsque l'on découvre que l'objet sur lequel travaille Clooney est un fauteuil-gode ! Il fallait être culotté pour montrer cela !
Genre : Fantastique, Drame Réalisateur : L. Bunuel Acteurs : S. Pinal,   T. Junco Année de production 1962 Pays : Mexique Durée : 1h35 Note spectateur : Note presse :
Synopsis (Source Allociné) : Edmundo et Lucia de Nobile, un couple bourgeois de Mexico, donnent une réception après l'opéra dans leur luxueuse demeure. Quelques faits bizarres se produisent alors : des domestiques partent sans expliquer leur comportement, les invités connaissent une impression de déjà vu, Ana retire de son sac deux pattes de poulet alors que Blanca joue au piano une sonate de Paradisi.
Au moment de partir, une étrange réaction interdit aux invités de quitter les lieux. Ces derniers finissent par dormir sur place. Mais le lendemain matin, ils constatent qu'il est toujours impossible de sortir du salon.
Ma critique : Lorsque j'ai vu ce film, j'étais dans un état fiévreux et j'avoue que j'avais plus envie de voir la série des "Sissi" qui repassait comme chaque Noël à la télévision pour m'endormir. Mais peut-être faut-il être dans un état anormal pour voir un film de Bunuel ? Comme toujours le cinéaste cultive l'art du non-sens, malheureusement mon esprit n'était pas assez présent pour suivre tous les cheminements de l'auteur, je n'ai donc que moyennement apprécié et me suis surtout comporté comme un spectateur un peu distant, comme un ethnologue étudiant une tribu de bourgeois enfermés dans leur maison.
Genre : Policier, Biopic Réalisateur : JF. Richet Acteurs : V. Cassel,   L. Sagnier Année de production 2008 Pays : FR Durée : 2h10 Note spectateur : Note presse :
Synopsis (Source Allociné) : Les spectaculaires actions criminelles de Jacques Mesrine que les médias introniseront "Ennemi public n°1" et que toutes les polices de France traqueront sans répit jusqu'à sa mort.
Ma critique : J'avais entendu dire que le deuxième épisode était meilleur que le premier, j'ai été déçu. Ici on voit une succession de braquages, enlèvements mais on ne sent pas la fuite en avant vers plus d'audace, de violence. Le réalisateur ne passe que cinq minutes sur la révolte de Mesrine vis-à-vis des QHS alors que cela aurait mérité bien mieux. Les dernières scènes sont assez étonnantes, on voit Mesrine et sa compagne vivre avec insouciance mais comme par hasard le dernier jour, ils se méfient, regardent partout mais ceci ne suffit pas... Du côté des acteurs, Vincent Cassel est toujours pas mal même si je pense qu'il ne servait à rien qu'il prenne vingt kilos juste pour se montrer quelques secondes torse nu, en fait cela ne devait être que du marketing et surtout pour essayer de ressembler à De Niro. Ludivine Sagnier est toujours aussi charmante même si on ne l'entend pas trop. Le plus étonnant, c'est Gérard Lanvin avé l'accent, j'étais partagé entre le rire et l'admiration, bref il n'est pas tout à fait crédible. Ce film ne vaut que s'il est vu dans la foulée du premier, sinon il ne présente pas beaucoup d'intérêt.
Genre : Comédie, Guerre Réalisateur : B. Stiller Acteurs : B. Stiller,   J. Black Année de production 2008 Pays : All, US Durée : 1h48 Note spectateur : Note presse :
Synopsis (Source Allociné) : Un casting d'enfer pour un voyage... au bout de l'enfer ! En tête d'affiche : Tugg Speedman, la star du film d'action, en chute libre depuis ses trois derniers navets. A ses côtés : Jeff Portnoy, spécialiste des comédies (très) bas de gamme, avide de prouver ses qualités de comédien ; Kirk Lazarus, acteur "Méthode" multi-recompensé et 100 % givré ; Chino, superstar pop et fan d'Al Pacino ; et Kevin Sandusky, le fringant petit jeune tout heureux de faire partie de la bande. Cinq egos surdimensionnés au service du "plus grand film de guerre de tous les temps". Sur le papier, ça se tient (ou presque), mais sur le tournage tout dérape : les caprices des stars et l'incapacité du réalisateur, Damien Cockburn, font grimper les frais à une allure vertigineuse, au point que le studio décide de tout arrêter... C'est alors que Damien a l'idée "géniale" d'entraîner sa petite troupe au coeur du Triangle d'Or pour une expérience de "cinéma-vérité" d'un genre inédit. Mortel...
Ma critique : Film excellent car bien délirant. Il faut le voir au premier degré sans trop se soucier de la critique gentillette d'Hollywood, on peut beaucoup mieux faire dans le style. C'est en voyant le générique de fin que j'ai vu qui était le réalisteur : Ben Stiller. Il fait des progrès. Enfin mention très très spéciale pour un acteur que généralement je déteste : Tom Cruise. Il est excellent dans son rôle de producteur. Il devrait changer de look, peut-être arriverait-il ainsi à faire des bons films ou au moins faire des bonnes prestations.
Genre : Thriller Réalisateur : P. Tavis Acteurs : M. Fox,   F. Whitaker Année de production 2009 Pays : US Durée : 1h29 Note spectateur : Note presse :
Synopsis (Source Allociné) : Thomas Barnes et Kent Taylor sont deux agents secrets chargés d'assurer la protection du Président Ashton lors d'une conférence au sommet sur le terrorisme en Espagne. Peu après son arrivée, le président est victime d'une tentative d'assassinat. Dans la foule, un touriste américain a filmé toute la scène. Rex, reporter pour une chaîne de TV américaine, a elle aussi été le témoin privilégié des 15 minutes avant et après le coup de feu.
C'est en suivant la reconstitution de ces moments vécus par ces 4 personnages que la terrible vérité qui se cache derrière cet attentat nous sera révélée.
Ma critique : C'est intéressant parce que nouveau (du moins à ce que j'en sais) : les premières minutes de l'action (un attentat contre le président US) sont revues selon le point de vue d'un autre personnage permettant ainsi de reconstituer au fur et à mesure le puzzle. A la fin de la chaque séquence, on repart en arrière pour en voir une nouvelle sous un autre angle (d'où le titre du film) un peu plus longue cette fois-ci. J'aurais peut-être supprimé une des séquences pour éviter un peu de lassitude mais bon là je chipote. On passe progressivement de la thèse d'un tireur isolé à celle d'un complot, on ne sait pas vraiment pourquoi et d'ailleurs ceci n'a aucun intérêt, ce qui compte c'est la manière dont se déroule l'enquête ou plutôt la poursuite. Le seul reproche que je ferai à ce film, c'est bien évidemment le personnage visé : le président US. C'est uniquement pour faire venir plus de public : les américains passionnés par tout ce qui concerne leur président et les autres, ceux qui le détestent, doivent être ravis de le voir mis à mal. J'ai aussi beaucoup aimé les vues de Salamanque, cela donne envie d'y aller faire un tour.
Genre : Drame, Thriller Réalisateur : P. Berg Acteurs : J. Foxx,   J. Garner Année de production 2007 Pays : US Durée : 1h50 Note spectateur : Note presse :
Synopsis (Source Allociné) : Riyad (Arabie Saoudite). Un attentat des plus sanglants jamais perpétrés contre des Occidentaux fait plus 100 morts et 200 blessés parmi les employés de la société pétrolière Gulf Oasis et leurs familles. Tandis que les bureaucrates de Washington discutent "droit d'ingérence" et "territorialité", l'agent du FBI Ronald Fleury et les membres de sa section d'intervention négocient un discret voyage de cinq jours en Arabie Saoudite pour identifier le cerveau de l'attentat.
Dès leur arrivée au Royaume, Fleury et les siens sont confrontés à l'hostilité des Saoudiens, qui prétendent mener seuls l'enquête. Entravés par un protocole tatillon et pressés par le temps, les quatre agents comprennent qu'ils doivent gagner au plus tôt la confiance de leurs homologues saoudiens, aussi décidés qu'eux à retrouver les terroristes...
Ma critique : Ras le bol des films sur le terrorisme anti-US. On dirait un film éducatif pour plouc américain du middle-West. Il y a les méchants arabes qui vont tuer les gentils américains qui font tranquillement du base-ball dans leur ghetto de luxe. Evidemment, comme ils sont un peu con con, il fait leur envoyer le FBI pour enquêter. Evidemment, le FBI découvre les terroristes (ou serait-ce plutôt l'inverse). Heureusement, il y a la morale de la fin : finalement tous les arabes ne sont pas des méchants et les américains peuvent aussi être avides de vengeance qu'eux. Ce film semble avoir été fait pour Sarah Palin.
Genre : Aventure, Drame Réalisateur : W. Herzog Acteurs : K. Kinski,   R. Guerra Année de production 1972 Pays : All Durée : 1h33 Note spectateur : Note presse :
Synopsis (Source Allociné) : En 1560, une troupe de conquistadors espagnols descend de la montagne à la recherche de l'Eldorado. Mais l'équipée s'enlise dans les marais. Une plus petite expédition est alors constituée, placée sous la conduite de Pedro de Ursua et de son second, Lope de Aguirre, qui devra reconnaître l'aval du fleuve sur des radeaux. Aguirre, aventurier ambitieux et brutal, manoeuvre habilement pour proposer à ses compagnons un nouveau chef, le falot Fernando de Guzman, promu solennellement "empereur du Pérou et de l'Eldorado"...
Ma critique : Celui-là, je voulais le voir depuis longtemps. Cela commence par de superbes images d'une troupe descendant les Andes à la queue leu leu. La verticalité de l'image, la musique en font un scène magnifique, la plus belle du film très probablement. Tout le reste du film est un peu dans cette ambiance, à la fois rêve et réalité, assez lent, on se sent très détaché des personnages comme un ethnologue étudiant les conquistadores espagnols. C'est aussi la folie des hommes, d'un homme : Aguirre. Il parle peu pendant tout le film, agit peu mais en coulisse aboutit finalement au pouvoir. A la fin, il est seul sur le radeau dérivant sur le fleuve au milieu de ses compagnons, de sa fille, tous morts, il est allé au bout de sa folie. Dans le même style et univers je préfère nettement "Fitzcarraldo" du même Herzog. Dans "Aguirre", c'est un peu trop en finesse à mon goût et surtout beaucoup trop court pour arriver à percer l'univers d'Aguirre. Peut-être que le cinéaste a eu peur de lasser son public. Dommage...
Genre : Science-Fiction, Animation Réalisateur : H. Sakaguchi Acteurs : MN. Wen,   A. Baldwin Année de production 2001 Pays : US, Japon Durée : 1 h 46 Note spectateur : Note presse :
Synopsis (Source Allociné) : En 2065, la plus grande confusion règne sur notre planète. Seuls les plus résistants des humains vivent encore dans un univers de désolation dominé par l'ennemi absolu : de mystérieux fantômes qui se nourrissent en extrayant l'énergie de toute forme de vie terrestre. Le futur de notre espèce repose sur le courage et la volonté de quelques-uns. Déjouant les complots, évitant les pièges, ils doivent reconquérir la Terre en usant de toutes les magies.
Deux clans s'opposent sur la manière la plus efficace d'éliminer les spectres : les premiers, commandés par un général belliqueux, souhaitent utiliser une arme de destruction totale ; les autres, conduits par le docteur Aki Ross, s'engagent dans une voie difficile : la reconstitution d'un rythme spirituel qui devrait chasser les fantômes et protéger les êtres vivants. L'aventure est risquée, mais ils n'ont plus rien à perdre.
Ma critique : A sa sortie, ce film était considéré comme une véritable prouesse technique. Un film entièrement réalisé en numérique avec des humains et pas des gros monstres verts péteurs. L'argument marketing s'était focalisé sur la chevelure d'Aki où selon les dires des réalisateurs chacun de ses cinq cent mille cheveux (si je me souviens bien) était géré de manière indépendante. On sent d'ailleurs que par moment, le réalisateur joue un peu trop là-dessus et cela ressemble plus à un pub pour L'Oréal "Parce que je le vaux bien !". Ceci n'empêche que techniquement, ce film est excellent. Le thème de la science-fiction est évidemment celui qui colle le mieux à cette technique. Il y avait plusieurs sous-genres possibles : ça tire de partout et les gentils combattent les méchants avec une petite histoire d'amour en plus (style "Star Wars"), un peu plus intello avec une réflexion sur notre univers actuel (style "Existenz" ou "2001") ou le truc un peu tordu et ésotérique. C'est ce dernier sous-thème qui a été choisi. Aïe ! Cette histoire d'esprit, de Gaïa colle peut-être aux esprits japonais mais pas au plus grand nombre et je pense que c'est l'erreur de ce film, ce qui a fait son moindre succès. Cela va trop loin ou pas assez. Bref, c'est raté.
Genre : Comédie Réalisateur : J. Tati Acteurs : J. Tati,   B. Denneck Année de production 1967 Pays : FR Durée : 2h06 Note spectateur : Note presse :
Synopsis (Source Allociné) : Des touristes américaines ont opté pour une formule de voyage grâce à laquelle elles visitent une capitale par jour. Mais arrivées à Orly, elles se rendent compte que l'aéroport est identique à tous ceux qu'elles ont déjà fréquentés. En se rendant à Paris, elles constatent également que le décor est le même que celui des autres capitales...
Ma critique : Quel beau film ! C'est à la fois une critique de notre monde moderne tellement stéréotypé que toutes les villes se ressemblent, peuplées de gros cubes de béton sans âme. Avec ce film, Tati détaille la ville moderne de "Mon Oncle" et montre toute l'absurdité qu'elle comporte. C'est aussi visuellement un excellent film. Je citerai un plan qui est une vraie leçon de cinéma : Hulot attend sur un siège un homme avec qui il a rendez-vous. Sur la droite de l'écran on voit un long couloir où résonne les pas de l'homme tant attendu. Le plan est filmé en courte focale, l'homme ne s'approche que très lentement, c'est interminable. Hulot se lève plusieurs fois mais l'huissier lui signifie que l'homme est encore loin d'arriver. Ce plan montre tout ce que l'on peut faire avec une courte focale et une longue perspective. Il y a plein de scènes magnifiques comme le ballet muet dans l'aéroport au début du film, l'appartement de l'ami de régiment de Hulot ouvert complètement sur l'extérieur, les scènes un peu longues (ma seule critique négative sur ce film) dans le restaurant à la mode dégénérant grâce à la complicité de Hulot et d'un riche touriste américain. Il n'y a pratiquement rien qui nous rattache au monde actuel mis à part le reflet de la Tour Eiffel et du Sacré Coeur dans les vitrines des immeubles et la fleuriste un peu perdu dans ce monde si froid. Et que dire de la scène finale sinon qu'elle est superbe avec le manège des voitures autour du rond-point signifiant que notre monde tourne en rond pour rien. Courez aller voir ce film, on n'en fait plus de pareil.
Genre : Fantastique, Action Réalisateur : C. Nolan Acteurs : C. Bale,   H. Ledger Année de production 2008 Pays : US Durée : 2h27 Note spectateur : Note presse :
Synopsis (Source Allociné) : Batman aborde une phase décisive de sa guerre au crime. Avec l'aide du lieutenant de police Jim Gordon et du procureur Harvey Dent, Batman entreprend de démanteler les dernières organisations criminelles qui infestent les rues de sa ville. L'association s'avère efficace, mais le trio se heurte bientôt à un nouveau génie du crime qui répand la terreur et le chaos dans Gotham : le Joker...
Ma critique : J'espère que le succès de ce film ne se limitera pas à l'évocation de la mort tragique d'Heath Ledger. Contrairement à la plupart des films de super héros, celui-ci m'a convaincu. Evidemment pas à cause des mouvements de caméra tournant lors de la causette des trois personnages principaux sur le toit d'un immeuble. Evitez de manger un Big Mac avant sinon il risque de se retrouver sur le siège d'à côté ! Ce que j'ai aimé c'est que ce n'est pas un film de héros. D'accord, Batman en rajoute un peu pour être sûr que tout le monde a compris. Mais bon, c'est normal, c'est d'abord fait pour les ados ricains. Le film n'abuse pas trop des effets spéciaux, ne paraît pas si long que cela (il dure près de deux heures trente) et finalement c'est un bon divertissement où le réalisateur sait ménager des respirations entre les scènes d'action.
Genre : Documentaire Réalisateur : A. de Maximy Acteurs : A. de Maximy,   Année de production 2007 Pays : FR Durée : 1h40 Note spectateur : Note presse :
Synopsis (Source Allociné) : Il s'appelle Antoine de Maximy et a décidé de conquérir les Etats-Unis : ses routes à pertes de vue, ses paysages grandioses, ses mythes en cinémascope, ses villes immenses, ses communautés, ses stars hollywoodiennes, ses anonymes...
D'Est en Ouest, notre voyageur filmeur prend la route. A pied, en stop, en taxi, en bus, à vélo et même... en corbillard ! New York, Miami, Nouvelle-Orléans, Las Vegas... En ligne de mire : Hollywood, où il espère se faire inviter chez une star pour la nuit !
Au hasard du chemin, il va croiser des hommes et des femmes, chacun révèlera sans fausse pudeur, une part de lui-même. Tous ces portraits dessinent un visage aussi touchant que surprenant des Etats-Unis.
Ma critique : Ce film est un anti-Borat. Pas de pipi-caca, ni de scènes scato, c'est une vraie description de la société américaine. Evidemment, cette description est très subjective, elle n'en est pas moins attachante. Elle montre les meilleures qualités des américains : la simplicité, l'optimisme, l'hospitalité. Elle montre aussi ses travers : l'intolérance, la pauvreté des minorités, la violence. Je ne savais pas qu'Antoine de Maximy ne faisait ici que décliner une série de "J'irai dormir", l'attrait de la nouveauté à marché, cela n'aurait probablement pas été le cas si j'avais vu ses documentaires. Et puis, j'ai beaucoup aimé le principe de se balader avec trois petites caméras pour réaliser un film même si je sais que je n'arriverai jamais à faire pareil avec ma petite JVC.
Genre : Policier Réalisateur : O. Marchal Acteurs : D. Auteuil,   O. Bonamy Année de production 2007 Pays : FR Durée : 2h04 Note spectateur : Note presse :
Synopsis (Source Allociné) : Un tueur en série ensanglante Marseille. Louis Schneider, flic au SRPJ, mène l'enquête malgré l'alcool et les fantômes de son passé. Le passé resurgit aussi pour Justine. 25 ans plus tôt, ses parents ont été sauvagement assassinés par Charles Subra. Schneider l'avait alors arrêté. Mais aujourd'hui, par le jeu des remises de peine et pour bonne conduite, Subra sort de prison. Cette libération anticipée va alors réunir Schneider et Justine, deux êtres qui tentent de survivre au drame de leur vie.
Ma critique : J'avais envie de voir ce film à cause de son titre. "MR73" est le nom d'un revolver de la marque Manurhin. J'ai tiré avec cette arme lorsque je pratiquais le tir sportif et c'était une de mes préférées. Le film est bien loin de l'égaler. C'est une très pâle suite de "36 quai des Orfèvres" que j'avais beaucoup aimé. Tout est sale dans ce film : Daniel Auteuil, le détenu libéré sur parole, l'image... Peut-être était-ce pour renforcer l'impression de malaise, j'ai trouvé ça laid, c'est tout. Quant à l'histoire... Et bien, je ne m'en souviens plus (j'ai vu ce film il y a quinze jours) tellement elle avait peu d'intérêt.
Genre : Comédie Réalisateur : L. Bouhnik Acteurs : D. Auteuil,   V. Lermercier Année de production 2007 Pays : FR Durée : 1h22 Note spectateur : Note presse :
Synopsis (Source Allociné) : Cinquante ans, trois de chômage, des indemnités en chute libre... Gérard est au bout du rouleau, quand s'offre à lui un poste en Indonésie. Pour se concilier les faveurs de son nouvel employeur, Gérard l'invite à dîner à la maison.
Erreur fatale ! Affolée à l'idée de ne pas être à la hauteur, sa femme Colette supplie Alexandre, leur voisin de leur venir en aide. Gourou de la communication, Alexandre relève le défi et relooke le couple en vingt-quatre heures. Appartement, décoration, style de vie, menu du dîner, tenues vestimentaires, culture générale... Tout y passe !!!
Rebondissements coups de théâtre, bévue et imprévus.... Tout s'en mêle jusqu'à ce que, les nerfs à vif, au comble de l'angoisse, notre couple ouvre enfin sa porte à l'invité.
Ma critique : Encore une comédie frenchie mais surtout encore une adaptation à l'écran d'une pièce de théâtre. Bien sûr on rit par moments, bien sûr tout est exagéré (voir par exemple la Côte Rotie qui devient un Côte de boeuf !), bien sûr il y a des jeux de mots amusants mais... le cinéma ne doit pas devenir du théâtre filmé, il permet justement de sortir du carcan d'une scène, amener l'oeil du spectateur à voir certains détails où il ne s'égarerait peut-être pas en voyant la pièce dans un théâtre, faire des beaux mouvements de caméra. Vous allez croire que je n'aime pas le théâtre. Je ne sais pas trop, je n'y vais pas souvent, j'aime bien lire des pièces de théâtre et me les imaginer. Mais c'est surtout parce que j'aime le cinéma que je n'aime pas lorsqu'il essaye de copier un autre art, il perd alors toute son âme. Mais bon, ce serait beaucoup trop demander à cette petite comédie.
Genre : Comédie dramatique Réalisateur : M. Nichols Acteurs : A. Bancroft,   D. Hoffman Année de production 1967 Pays : US Durée : 1h45 Note spectateur : Note presse : -
Synopsis (Source Allociné) : Benjamin Braddock, un étudiant fraîchement diplômé, ne sait pas quoi faire de son avenir. Lors d'une soirée mondaine chez ses parents où il vagabonde, il fait la connaissance de Mrs Robinson, l'épouse du patron de son père. La femme, d'âge mûr, entreprend de séduire le garçon et y parvient très rapidement.
Benjamin découvre les joies du sexe et profite de la situation du haut de ses 21 ans. Mais les choses se compliquent lorsque Monsieur Robinson demande à Benjamin de sortir avec Elaine, sa fille. Le jeune homme accepte et en tombe amoureux, s'attirant par la même occasion les foudres de Mrs Robinson. Cette dernière, folle de jalousie, décide d'empêcher leur union en proposant sa fille en mariage à un autre homme.
Ma critique : C'est toujours un grand plaisir de le revoir. D'abord il y a la superbe musique de Simon et Garfunkel, puis la réalisation avec notamment ses successions de plans fixes (lorsque Benjamin voit Mrs Robinson nue, dans l'Eglise à la fin du mariage). Il y a peut-être le côté provocateur (Benjamin couche avec la mère puis avec sa fille) qui a un peu vieilli mais j'aime bien l'ambiance lente et rétro de ce film.
Genre : Comédie dram. Réalisateur : G. Corbiau Acteurs : S. Dionisi,   E. Lo Verso Année de production 1994 Pays : ITL, FR Durée : 1 h 56 Note spectateur : Note presse : -
Synopsis (Source Allociné) : L'histoire de Farinelli, célèbre castrat, devenu une légende de son temps et qui arrêta brusquement sa brillante carrière pour suivre le roi d'Espagne.
Ma critique : "Lascia ch'io pianga", cet air trotte dans ma tête depuis une semaine passée en séminaire il y a quelque temps près de Paris où nous avions appris cet air. J'ai donc ressorti une vieille VHS enregistrée il y a bien longtemps pour revisionner le film. La qualité n'était pas si déplorable que ça. Les voix sont magnifiques dans ce film et m'ont particulièrement touchées. Le film s'intéresse aussi à de nombreux thèmes comme l'opposition entre la virtuosité et l'inspiration. Pour faire passer une émotion, il n'est pas nécessaire de faire d'interminables vocalises, c'est ce que montre Farinelli en chantant du Haendel à la fin. Tout le reste est inventé : l'opposition entre les deux frères et Haendel, Farinelli doublement castré par son frère se sentant obligé de chanter ses oeuvres médiocres. Cela a été rajouté pour donner une intensité dramatique au film, un peu comme dans "Amadeus" de Milos Forman. Haendel et Farinelli se cherchent tout au long du film, s'admirent, s'opposent. Farinelli tente de montrer tout son amour pour l'oeuvre du maître en la chantant mais ne fait que renforcer sa haine. Le pacte sexuel de Farinelli (il s'échange des femmes avec son frère) semble aussi être inventé mais permet de montrer le désarroi de Farinelli face à sa condition. Bref, tous ces rajouts même s'ils s'écartent de la biographie officielle permettent de renforcer l'histoire de façon plutôt positive.
Genre : Fantastique Réalisateur : D. Lynch Acteurs : N. Watts,   LE. Harring Année de production 2001 Pays : US, FR Durée : 2 h 26 Note spectateur : Note presse :
Synopsis (Source Allociné) : A Hollywood, durant la nuit, Rita, une jeune femme, devient amnésique suite à un accident de voiture sur la route de Mulholland Drive. Elle fait la rencontre de Betty Elms, une actrice en devenir qui vient juste de débarquer à Los Angeles. Aidée par celle-ci, Rita tente de retrouver la mémoire ainsi que son identité.
Ma critique : J'écris cette critique deux semaines après avoir vu le film. Il me laisse toujours un excellent souvenir. Lorsque je l'avais vu au moment de ma sortie, je m'étais endormi, comme quoi la première impression n'était peut-être pas la bonne. Pour se plonger dans l'univers onirique de Lynch, il faut être un peu au calme. La première partie du film est assez classique, l'histoire est linéaire, on voit apparaître les personnages un par un, pour certains on ne comprend pas trop leur rôle mais on se dit bien qu'ils vont tous avoir un rôle à jouer par la suite (le tueur à gages, l'homme qui voit un monstre et fait un crise cardiaque) mais en fait ils n'apparaîtront que la deuxième partie qui est bien différente. Visuellement, c'est très beau, rien que le générique vaut le coup. J'ai aussi beaucoup aimé les plans en caméra suggestive (par exemple lorsque un homme s'approche du coin d'un bâtiment où il va voir un monstre), cela renforce le suspense des scènes et même si l'on peut se dire que Lynch n'a ici rien inventé, c'est très bien fait. Puis vient la deuxième partie, on croit alors que l'on va avoir l'explication sur la vie de Rita, tout s'enchaîne à peu près bien puis... patatras, les personnages ne sont plus en concordance, c'est comme si une nouvelle histoire commençait, on ne sait plus alors quelle est la part de rêve et de réalité et toutes ces questions se posent jusqu'à la fin. C'est un peu tordu mais pas trop, il faut le voir comme le rêve du fou dans le "Cabinet du docteur Caligari".
Genre : Action, Espionnage Réalisateur : M. Foster Acteurs : D. Craig,   O. Kurylenko Année de production 2008 Pays : US, UK Durée : 1h47 Note spectateur : Note presse :
Synopsis (Source Allociné) : Même s'il lutte pour ne pas faire de sa dernière mission une affaire personnelle, James Bond est décidé à traquer ceux qui ont forcé Vesper à le trahir. En interrogeant Mr White, 007 et M apprennent que l'organisation à laquelle il appartient est bien plus complexe et dangereuse que tout ce qu'ils avaient imaginé...
Bond croise alors la route de la belle et pugnace Camille, qui cherche à se venger elle aussi. Elle le conduit sur la piste de Dominic Greene, un homme d'affaires impitoyable et un des piliers de la mystérieuse organisation. Au cours d'une mission qui l'entraîne en Autriche, en Italie et en Amérique du Sud, Bond découvre que Greene manoeuvre pour prendre le contrôle de l'une des ressources naturelles les plus importantes au monde en utilisant la puissance de l'organisation et en manipulant la CIA et le gouvernement britannique...
Pris dans un labyrinthe de traîtrises et de meurtres, alors qu'il s'approche du vrai responsable de la trahison de Vesper, 007 doit absolument garder de l'avance sur la CIA, les terroristes
et même sur M, afin de déjouer le sinistre plan de Greene et stopper l'organisation...
Ma critique : James Bond est bien mort avec ce film. Fini l'agent anglais chic toujours propre sur lui, se tapant au minimum deux femmes par film, entourés de gadgets et maniant l'humour british. C'était le summum de la ringardise mais c'est ça qui est drôle. Rappelez-vous par exemple "Meurs un autre jour", Bond sort de plus d'un an de captivité et hop en cinq minutes, il se retrouve tout propre sur lui prêt à reprendre l'action. Ici ce n'est qu'un film d'action comme un autre, "James Bond" n'est qu'un argument marketing et le titre tarabiscoté est plus fait pour parler de lui qu'autre chose (c'est le titre d'une nouvelle de Ian Fleming qui n'a rien à voir avec ce film, pour raccrocher les morceaux, à la fin du film, Bond sort le nom de l'organisation Quantum, c'est très artificiel). Et puis ce film prend tous les travers des films d'action actuels, la caméra bouge tellement que l'on ne voit plus rien, un conseil n'allez pas dîner avant ! Alors que des films comme "Matrix" avaient fait de grandes avancées dans la manière de filmer l'action (action au ralenti puis accéléré, trajectoire des balles), ici ce n'est qu'un infâme gribouillis. C'est ça l'évolution du cinéma d'action ? Enfin, du côté des acteurs, j'ai trouve Mathieu Amalric bof...bof et Daniel Craig aussi charismatique que Stallone dans Rambo III. Que du bonheur... Je n'ai même pas parlé de l'histoire tellement elle est inintéressante.
Genre : Drame, Fantastique Réalisateur : L. Bunuel Acteurs : P. Prévert,   G. Monot Année de production 1930 Pays : FR Durée : 1h Note spectateur : Note presse : -
Synopsis (Source Allociné) : Sur un scenario de Bunuel et Dali des images folles, un film choc qui fut longtemps frappe d'interdiction et provoqua la parution du "Manifeste surrealiste".
Ma critique : Ce film est dans la mouvance du "Chien Andalou" écrit aussi par Bunuel et Dali. On retrouve tous aspects surréalistes du cinéma de Bunuel : la vache dans le lit, la troupe de vagabond moribonds, les mouches sur le visage du Marquis... La première scène sur la vie des scorpions est excellente, elle est faite comme un documentaire animalier sauf que la vie des scorpions n'intéresse pas grand monde, on sent que les deux scénaristes ont dû bien s'amuser en écrivant cette scène. Ici, il y a une histoire. L'histoire d'amour entre le soi-disant bienfaiteur de l'humanité et une femme. Les aspects sexuels (la femme qui suce le doigt de pied d'une statue), scatologiques (la cuvette des cabinets puis le plan sur la lave) ont choqué à l'époque. On sent l'empreinte de Freud tout au long du film. Le film est aussi une critique acerbe de la bourgeoise, l'Eglise, tout ce qui représente l'ordre établi. L'amoureux renonce à sa "carrière" pour cette mais finalement se fait damner le pion par un vieux chef d'orchestre. Bunuel et Dali montrent qu'ils manient la provocation avec grand art.
Genre : Comédie Réalisateur : B. Roüan Acteurs : C. Bouquet,   JP. Castaldi Année de production 2004 Pays : FR Durée : 1h35 Note spectateur : Note presse :
Synopsis (Source Allociné) : Chantal Letellier est une "femme admirable". Elle est avocate et elle gagne toujours. Dans son métier, c'est un cador, mais dans la vie privée c'est une chèvre. Divorcée sympathiquement, elle est flanquée de deux ados "très bien mal élevés". Côté coeur, c'est le désert : pas le temps. Comme il faut bien que le corps exulte, elle cède aux avances d'un client.
Sauf que l'homme tombe éperdument amoureux et s'incruste. Pour s'en débarrasser, elle entreprend des travaux afin de rendre sa maison impraticable.
Pour couronner le tout, elle engage un jeune architecte colombien sans papiers, qu'elle vient de faire régulariser. Eperdu de reconnaissance, celui-ci va lui refaire sa maison en entier, à l'aide d'une équipe de "travailleurs au noir polyvalents".
Elle n'en demandait pas tant !
Ma critique : Allez encore un 0 étoile. Cela commence par Carole Bouquet faisant ses ritournelles pour tenter de convaincre les juges, navrant ! Mais le pire est à venir lorsqu'un peu plus tard elle fait du hip-hop devant un policier. Crétin ! Si l'on rajoute l'hsitoire d'amour avec Castaldi (père) non crédible au possible avec un amoureux transi ridicule, on est achevé. Et le thème du film : la galère des travaux dans une maison... Le trait est beaucoup trop forcé, on sourit un peu mais on se lasse vite. Le réalisateur a voulu faire une satire, une caricature, en forçant cent fois trop le trait, il a fait un vrai désastre cinématographique. Un accident industriel ?
Genre : Espionnage Réalisateur : L. Tamahori Acteurs : P. Brosnan,   H. Berry Année de production 2002 Pays : UK, US Durée : 2 h 14 Note spectateur : Note presse :
Synopsis (Source Allociné) : Une opération secrète, menée en Corée du Nord par James Bond et deux de ses hommes, est compromise par un traître non identifié. S'ensuit une course-poursuite en hovercraft au cours de laquelle le colonel nord-coréen Moon trouve la mort et son lieutenant, Zao, est grièvement blessé. James Bond est quant à lui capturé et jeté dans une prison militaire.
Après quelques mois de détention, ce dernier est libéré à l'occasion d'un échange de prisonniers organisé par Falco, le directeur de la National Security Agency. Démis de ses fonctions, l'ancien agent secret est décidé à retrouver Zao et à démasquer le traître qui a entraîné sa chute. Sa quête, riche en rebondissements, l'amènera à faire la rencontre de la belle et mystérieuse Jinx et de Gustav Graves, un mégalomaniaque propriétaire d'un somptueux palais de glace islandais et d'une arme d'une puissance insoupçonnée.
Ma critique : Le dernier James Bon avec Pierce Brosnan et la superbe Halle Berry. De l'action, des belles filles, du glamour, un méchant très méchant bref le cocktail classique d'un James Bond. Rien n'est crédible mais on s'en fout, l'essentiel est de s'en mettre plein la vue. J'ai un regret quand même pour la scène de James Bond faisant du kite-surf sur une immense vague, l'effet spécial est très mal fait. Ils n'avaient plus de budget ? Ils auraient dû écrire Rip Curl sur la voile, cela aurait peut-être aidé.
Genre : Fantastique Réalisateur : A. Lee Acteurs : E. Bana,   J. Connelly Année de production 2002 Pays : US Durée : 2 h 20 Note spectateur : Note presse :
Synopsis (Source Allociné) : Au cours d'une opération scientifique qui a mal tourné, le docteur Bruce Banner est exposé à une surdose de radiations nucléaires. Miraculeusement indemne, il sort néanmoins affecté de cette douloureuse expérience et développe le pouvoir de se transformer en Hulk, un monstre vert à la force surhumaine et à la rage incontrôlable. Cette créature ne se manifeste que lorsque ce dernier est soumis à une intense émotion.
Mis au ban de la société, le docteur Banner est obligé de se cacher pour ne pas faire subir aux autres sa métamorphose. Le général Ross, le père de Betty, l'ex-petite amie de Bruce, est chargé de stopper le monstre par tous les moyens. Glenn Talbot, rival scientifique de Banner, est également sur les traces de Hulk. Lorsque Betty découvre que la créature a un rapport avec les recherches du père de Bruce, elle devient la seule à pouvoir comprendre ce qu'est Hulk...
Ma critique : Je continue ma série des Marvel. Et bien, il est comme tous les autres sauf que le là, le héros est vert et devient tout méchant quand il est colère. Heureusement qu'il y a la belle Jennifer Connelly. Désolé pour cette critique laconique, je suis un peu sec...
Genre : Policier, Drame Réalisateur : S. Soderbergh Acteurs : M. Douglas,   D. Cheadle Année de production 2000 Pays : US Durée : 2 h 27 Note spectateur : Note presse :
Synopsis (Source Allociné) : Le Président des États-Unis nomme un juge de la Cour Suprême de l'Ohio, Robert Wakefiel, à la tête de la lutte antidrogue. Cependant, ce conservateur découvre que sa propre fille, Caroline, est toxicomane.
A San Diego, Helena Ayala mène une vie paisible avec son riche mari Carlos. Mais celui-ci est arrêté, accusé d'être un puissant caïd de la région. Du jour au lendemain, Helena se retrouve sans le sou. La seule façon d'assurer l'avenir de l'enfant qu'elle porte en elle, c'est d'écouler à son tour le stock de poudre blanche.
Les agents infiltrés de la Drug Enforcement Administration, Montel Gordon et Ray Castro, appréhendent le trafiquant Eduardo Ruiz, un subalterne de Carlos qui promet de témoigner contre lui à la Cour. Les deux officiers sont chargés de sa protection.
Au Mexique, le policier Javier Rodriguez travaille sous les ordres du général Salaza. Confronté à la tentation de l'argent, Javier résiste, mais la corruption le conduit à une situation intenable.
Ma critique : Ah quel beau film ! C'est d'abord un film sur les réseaux de la drogue entre le Mexique et les Etats-Unis. On voit toute la chaîne à partir de quatre séries de personnages : les policiers et l'armée mexicaine plus ou moins corrompus luttant contre la drogue, Monsieur Drogue US représenté par Michael Douglas dont la fille se shoote à la cocaïne, les policiers anti-drogue américains et enfin l'importateur d'origine mexicaine installé de l'autre côté de la frontière à San Diego. Chacune des série se croise, les couleurs changent en fonction du décor : ocre pour le Mexique, bleu pour l'Ohio... c'est ce qu'a repris Inarittu dans "Babel". Au delà de cette description, c'est surtout l'histoire humaine qui est intéressante. On voit Monsieur Drogue renoncer à ses ambitions pour se consacrer à sa famille, le flic mexicain (joué par Benicio Del Toro) renoncer à l'argent pour un peu de gloire et le bonheur des enfants pouvant jouer au baseball le soir, le flic US (joué par Don Cheadle) s'acharner jusqu'au bout pour démasquer le trafiquant et enfin Catherine Zeta-Jones jouant l'épouse du trafiquant qui passe d'un statut d'épouse modèle un peu naïve à la tigresse prête à faire tuer tout le monde pour sauver son mari. C'est ça qui est intéressant dans le film, la lente mutation de chacun. Enfin, les acteurs sont tous superbes. Du très bon cinéma comme sait le faire Soderbergh.
Récemment, j'ai eu le droit à des réactions peu élogieuses sur trois de mes critiques. Il s'agissait de mes critiques de "Wasabi", "Matrix Revolutions" et "Iron Man". A force de traiter des films de bouse, j'y ai eu le droit aussi de la part d'un de mes lecteurs. D'abord je voudrais m'excuser pour une erreur. J'avais écrit que la dernière scène de "Matrix Revolutions" aurait coûté plus cher que la réalisation de tout l'opus 2, effectivement c'est faux. Matrix 1 a coûté 63 millions de dollars, Matrix Reloaded 123 millions et Matrix Revolutions 110 millions. Donc ce que j'ai écrit n'est pas possible. Pourtant je crois bien l'avoir entendu. Comme quoi quelque fois le bouche à oreille peut être trompeur surtout quand il a des vues marketing. Mais revenons un peu à ces trois films. Les deux premiers, je les avais déjà vu, je savais donc à quoi m'attendre. Le troisième, c'est un peu pareil puisque tous les Marvel (à part peut-être "Spiderman 2" qui est au dessus du lot) sont calqués sur le même scénario. Alors me direz-vous, pourquoi vais-je voir ces films ? Pur masochisme ? Bêtise ? Ennui mortel ? Non, pas du tout ! La seule raison c'est : "divertissement". Ces films sont divertissants, c'est-à-dire qu'ils font passer un bon moment, font rêver un peu (ou beaucoup) et comportent des effets spéciaux réellement bien faits. Alors pourquoi mettre de si mauvaises notes et des commentaires si peu élogieux ? Tout simplement parce que le divertissement n'est pas mon critère essentiel de notation. Il y en a deux autres qui sont très importants. Premièrement l'aspect artistique, cela veut dire la qualité de l'image, de la lumière, du montage... Ces trois films ne sont pas de l'art. Je ne veux pas dire par là que l'art est quelque chose de chiant, inaccessible à la plupart. Je n'entends pas l'art par son étymologie qui vient du latin ars et veut dire métier, habilité. Je veux parler du beau. Ces trois films provoquent des émotions divertissantes parce qu'il y a de l'action, des effets spéciaux mais pas parce qu'ils sont beaux. Les beaux films ne sont pas forcément des films d'auteur, regardez par exemple "Le fabuleux destin d'Amélie Poulain", les teintes vertes qui peuplent le film sont belles, on sent que l'image a été soignée. Pour continuer sur le beau, je parlerai aussi du réalisme. L'utilisation du son puis de la couleur ont rendu le cinéma proche de la réalité. Comme le dirait Robert Bresson, ce n'est plus alors que du théâtre filmé. Bresson s'est attaché à faire un cinéma non réaliste : le cinématographe. Les acteurs semblent réciter leur texte, l'image et le scénario sont épurés au maximum pour ne laisser que l'essentiel. En devenant réaliste le cinéma a perdu sa forme d'expression originale. Je rêve d'un nouveau cinéma qui reprendrait le noir et blanc et le muet pour tenter de continuer cette forme artistique qui à mon goût n'a pas été exploitée jusqu'au bout. Je ne peux pas croire que le cinéma parlant et en couleur est l'aboutissement du noir et blanc muet comme l'a été le cubisme pour l'impressionnisme. Enfin, est-ce que l'on peut ranger les effets spéciaux qui sont le leitmotiv du cinéma commercial comme une nouvelle forme artistique ? Quand il s'agit de coller à la réalité, bien sûr que non. Mais, quand il s'agit de représenter Neo dans "Matrix reloaded" tournoyant autour des agents Smith, c'est effectivement une nouvelle forme d'expression, elle est moins subtile et beaucoup plus facile d'accès que les reflets dans les vitres chers à Fritz Lang, mais cela produit aussi de belles images. Deuxièmement, l'aspect intellectuel du cinéma m'intéresse. Je ne parle pas du cinéma intellectuel où l'on voit se dérouler un long plan séquence pendant quinze minutes sans une seule parole, il n'est point besoin d'aller aussi loin. J'aime bien que le cinéma me fasse réfléchir : sur le monde, l'être humain, notre conscience, le rapport entre les hommes... En plus du divertissement, le cinéma devient enrichissant et donc culturel. Quand un film présente de belles qualités artistiques et fait réfléchir, il devient alors aussi divertissant.
Donc, cher lecteur, voilà pourquoi je continuerai à regarder aussi bien des films dits d'auteur que des films commerciaux de pur divertissement. Mes critiques un peu acerbes reflètent seulement ma déception devant un cinéma qui cède à la facilité et cherche à niveler par le bas croyant que son public est incapable de comprendre autre chose que des bombes qui explosent et des images choc.
Genre : Policier, Biopic Réalisateur : JF. Richet Acteurs : V. Cassel,   C. De France Année de production 2008 Pays : FR, Canada, ITL Durée : 1h53 Note spectateur : Note presse :
Synopsis (Source Allociné) : Des années 60 à Paris au début des années 70 au Canada, le parcours criminel hors norme d'un petit voyou de Clichy nommé Jacques Mesrine.
Ma critique : Alors c'est Me(s)rine ou Mesrine ? Bon, on s'en fiche un peu et j'espère que le marketing du film ne se limite pas qu'à cela. Je commence par le négatif : les split screen sont nuls et énervants (voir mes critiques sur cet effet un peu vieillissant) et n'apportent pas grand-chose, comme souvent j'ai trouvé Gérard Depardieu pas vraiment à la hauteur et enfin le film montre que Mesrine est devenu truand un peu par hasard parce que la société ne lui a pas donné sa chance, je ne sais pas qu'elle est la réalité, c'est peut-être le cas mais c'est un peu facile. Pour finir, la caméra a un peu trop la bougeotte par moments, je n'aime vraiment pas ça, ça donne mal au coeur et c'est très laid. Passons au positif ! C'est un superbe thriller haletant où on ne s'ennuie jamais. Les scènes d'action, très réalistes sont très bien faites, Vincent Cassel est excellent dans son rôle. J'attends avec impatience la suite qui j'espère sera plus noire.
Genre : Thriller Réalisateur : D. Fincher Acteurs : J. Gyllenhall,   M. Ruffalo Année de production 2007 Pays : US Durée : 2h36 Note spectateur : Note presse :
Synopsis (Source Allociné) : Zodiac, l'insaisissable tueur en série qui sévit à la fin des années 60 et répandit la terreur dans la région de San Francisco, fut le Jack l'Eventreur de l'Amérique. Prodigue en messages cryptés, il semait les indices comme autant de cailloux blancs, et prenait un malin plaisir à narguer la presse et la police. Il s'attribua une trentaine d'assassinats, mais fit bien d'autres dégâts collatéraux parmi ceux qui le traquèrent en vain.
Robert Graysmith, jeune et timide dessinateur de presse, n'avait ni l'expérience ni les relations de son brillant collègue Paul Avery, spécialiste des affaires criminelles au San Francisco Chronicle. Extérieur à l'enquête, il n'avait pas accès aux données et témoignages dont disposait le charismatique Inspecteur David Toschi et son méticuleux partenaire, l'Inspecteur William Armstrong. Le Zodiac n'en deviendrait pas moins l'affaire de sa vie, à laquelle il consacrerait dix ans d'efforts et deux ouvrages d'une vertigineuse précision...
Ma critique : Bien voilà un bon film US, enfin ! Contrairement aux thrillers classiques, il y a ici deux séries d'enquêteurs sur l'affaire : la police et la presse. Au début du film tous sont sur l'enquête puis l'action se recentre sur la police et finit enfin sur le dessinateur de presse qui va jusqu'au bout pour trouver le tueur en série. On voit ces personnages aller jusqu'au bout quitte à ruiner leur carrière, perdre leur travail pour trouver l'assassin. Au delà de l'enquête classique le film montre jusqu'où peut amener l'obstination de quelques uns lorsque tout le monde a abandonné. Le film s'étend sur plusieurs décennies mais ne perd rien en suspense. Enfin j'ai beaucoup aimé la scène montrant en accéléré la construction de la Transamerica Pyramid à San Francisco : impressionnant.
Genre : Drame Réalisateur : J. Demy Acteurs : A. Aimée,   C. Marchand Année de production 1961 Pays : FR Durée : 1h30 Note spectateur : Note presse : -
Synopsis (Source Allociné) : A Nantes, une danseuse de cabaret courtisee par un ami d'enfance qui lui, est aime par une autre, retrouve le pere d'un enfant qu'elle a eu jadis. Le monsieur devenu tres riche l'epouse. Le premier film de Jacques Demy "Lola" fut un succes et son climat poetique reste intact.
Ma critique : Le début est excellent avec l'homme en décapotable qui erre dans la ville avec le septième symphonie de Beethoven en musique de fond, les fondus entre chaque plan sont superbes puis le film devient un peu trop classique et s'essouffle un peu. On voit les personnages se retrouver au fur et à mesure à la manière de Lelouch. Je trouve le personnage de Roland assez attachant, il est un peu paumé, accepte un travail louche un peu par nonchalance puis échappe à la police par l'arrestation impromptue du coiffeur. J'avoue avoir lâché le film en cours de route ne le regardant que d'un oeil distrait, je n'étais pas prêt à voir un film avec un rythme aussi lent. Mes deux étoiles reflètent un peu ma déception, il faudrait que je revoie ce film dans de meilleures conditions.
Genre : Drame Réalisateur : PP. Pasolini Acteurs : F. Citti,   F. Pasut Année de production 1961 Pays : ITL Durée : 1h55 Note spectateur : Note presse : -
Synopsis (Source Allociné) : Dans les faubourgs de Rome, Accatone, souteneur de son état, vient de perdre Maddalena, celle qui, pour lui, se livrait à la prostitution. Stella, sa nouvelle protégée, va bouleverser sa vie...
Ma critique : Celui-là, je l'ai gardé au chaud depuis un bout de temps avant de le regarder. J'avais peur de le regarder car je n'ai plus d'autres "grands" films dans ma pile de DVD et je craignais en le voyant de n'être réduit après à revoir que des films que je connais déjà ou pire voir des films Hollywoodiens à consommation rapide (d'où toutes mes récentes critiques assez négatives). Mais bon, il faut bien se lancer un jour. Et je n'ai pas été déçu ! Cela commence d'abord par la superbe musique de Bach puis viennent les beaux plans séquence comme celui où un travelling arrière nous montre Accatone et sa femme marchant dans la rue (cette scène est reprise avec la nouvelle "femme" d'Accatone un peu plus tard). J'ai retrouvé aussi l'ambiance oisive des "Vitelloni" où "travail" est un gros mot. La scène du rêve d'Accatone est aussi superbe, onirique (bien sûr) et très poétique. Il n'y vraiment que les gros plans surles yaux du policier (?) que je n'ai pas vraiment compris. Cette tragédie se termine par les derniers mots d'Accatone expirant : "Maintenant je me sens bien". Et nous donc !
Genre : Science-fiction, Action Réalisateur : M. Kassovitz Acteurs : V. Diesel,   M. Thierry Année de production 2008 Pays : US, FR Durée : 1h41 Note spectateur : Note presse :
Synopsis (Source Allociné) : Toorop a mené bien des combats et survécu aux guerres qui ont ravagé le monde depuis le début du XXIème siècle. La mafia qui règne sur l'Europe de l'Est confie une mission délicate à ce mercenaire : convoyer de Russie jusqu'à New York une mystérieuse jeune fille prénommée Aurora pour la remettre aux mains d'un ordre religieux tout puissant...
Ma critique : Je n'ai pas lu le livre donc je ne pourrai entrer dans la polémique de la fidélité du film au livre. Je suppose que néanmoins le livre devait être beaucoup plus riche en symbôles que ce film d'action pas trop mal fait. Il y a de belles vues du Grand Nord et d'un New-York futuriste. En revanche Kassovitz s'amuse par moments un peu trop avec la caméra qui tourne dans tous les sens (et pas uniquement dans les scènes d'action) et donne finalement mal au coeur. Cette nouvelle tendance à la bougeotte dans les films d'action devient un peu trop classique, il faudrait un peu changer ! Côté acteurs, Depardieu est une fois encore ridicule, il ferait mieux de faire des films à plus petit budget car ici on a l'impression qu'il n'est venu que pour l'argent (est-ce qu'il en a encore besoin ?), Charlotte Rampling est parfois ridicule dans son rôle de grande prêtresse implacable, enfin Vin Diesel est toujours fidèle à lui-même : des muscles et de la castagne, mais j'aime bien. En fait, je trouve que ce film fait un peu réchauffé avec ses faux airs de "Blade Runner" ou de "Mad Max" mais malheureusement il n'apporte pas grand-chose au genre. J'ai mis deux étoiles car j'ai épuisé mon quota de films une étoile ces derniers temps.
Genre : Animation Réalisateur : M. Osborne Acteurs : J. Black,   D. Hoffman Année de production 2008 Pays : US Durée : 1h30 Note spectateur : Note presse :
Synopsis (Source Allociné) : Passionné, costaud et quelque peu maladroit, Po est sans conteste le plus grand fan de kung fu. Serveur dans le restaurant de nouilles de son père, son habileté reste encore à prouver.
Elu pour accomplir une ancienne prophétie, Po rejoint le monde du kung fu afin d'apprendre les arts martiaux auprès de ses idoles, les légendaires Cinq Cyclones : Tigresse, Grue, Mante, Vipère et Singe, sous les ordres de leur professeur et entraîneur, Maître Shifu.
Mais Taï Lung, le léopard des neiges fourbe et animé d'un désir de vengeance, approche à grands pas, et c'est Po qui sera chargé de défendre la vallée face à cette menace grandissante.
Ma critique : Dans la guerre que se livrent Dreamworks et Pixar pour la domination des films d'animation je trouve que c'est le second qui s'en sort le mieux. Dreamworks fait ici un film surtout pour les enfants là où "Wall E" arrive à toucher un plus grand public. Visuellement c'est très bien fait, les combats sont plutôt beaux même si cela bouge un peu trop à mon goût (mais c'est ça le Kung Fu !). Evidemment comme beaucoup d'autres films d'animation il y a beaucoup de morale : un Panda ventripotent arrive à tenir tête à un tigre redoutable et c'est surtout le parchemin sensé donner les secrets pour devenir le plus grand maître du Kung Fu et où finalement rien n'est écrit (désolé pour ceux qui n'ont pas vu le film) qui est une image du rêve américain et de l'ascension sociale ouverte à tout le monde (ou presque si vous pensez à tous ceux qui se font virer de leur maison actuellement).
Genre : Drame Réalisateur : A. Kiarostami Acteurs : M. Akbari,   A. Maher Année de production 2001 Pays : Iran, FR Durée : 1h34 Note spectateur : Note presse :
Synopsis (Source Allociné) : Ten met en scène dix séquences de la vie émotionnelle de six femmes, qui pourraient aussi bien être dix séquences de la vie émotionnelle d'une seule et unique femme. Celles-ci sont amenées à relever des défis à une étape particulière de leur vie.
Ma critique : Je ne connais pas grand-chose du cinéma de Kiarostami, j'ai seulement vu "Le goût de la cerise". Comme dans ce film, on voit le personnage principal errer dans sa voiture et entrer en discussion avec différents personnages. C'est ici un moyen pour le cinéaste de dénoncer la condition de la femme en Iran. Mais est-ce vraiment du cinéma ? L'image n'a plus vraiment d'importance, elle n'est là que pour éviter l'ennui du spectateur durant une heure trente. Le cinéaste n'a aucun soucis de la qualité artistique de son oeuvre, l'image n'est pas très belle, elle est filmée en caméra DV, on dirait un film vidéo amateur. C'est peut-être aussi un moyen de montrer les difficiles conditions d'expression en Iran. C'est donc avant tout un film politique, le résultat aurait pu être tout à fait identique dans un livre mais Kiarostami doit savoir mieux s'exprimer par un film que par un livre et ce mode d'expression, plus simple d'accès, permet de toucher un plus grand nombre. Ah si, j'oubliais, il y a quand même un moment où l'image est importante, c'est lorsqu'une des passagères retire son foulard pour montrer son crâne rasé. C'est pour elle un moyen de montrer son opposition au port du foulard.
Genre : Action, Comédie Réalisateur : P. Segal Acteurs : S. Carell,   A. Hathaway Année de production 2008 Pays : US Durée : 1h49 Note spectateur : Note presse :
Synopsis (Source Allociné) : Après que le quartier général de l'agence de renseignement américaine CONTROL a été attaqué par l'association de criminels KAOS, l'identité de ses agents est compromise et le Chef n'a d'autre choix que de donner une promotion à Maxwell Smart, un analyste qui a toujours rêvé de travailler sur le terrain aux côtés du célèbre agent 23. Au lieu de cela, Max se voit assigner pour partenaire l'adorable mais redoutable agent 99. Avec une formation minimum, notre agent, armé seulement de quelques gadgets high-tech et de son enthousiasme délirant va devoir faire échouer les plans de Siegfried, le chef de KAOS. James Bond n'a plus qu'à bien se tenir.
Ma critique : J'ai vu un peu trop de bouses ricaines ces derniers temps faute de combattants. Je commence par la première : "Max la Menace". Comme Hollywood est à court d'idées ou qu'il n'y a pas assez de scenarios intéressants à piquer chez les européens, ils vont chercher du côté des bonnes vieilles séries. J'aimais bien le côté ringard et maladroit de Max et j'ai retrouvé avec plaisir la musique et la scène lorsqu'il pénètre dans les locaux de Control (avec les portes qui s'ouvrent et se ferment successivemet), il y a aussi quelques allusions à d'autres "grands" (!) films américains comme "Entrapment" (lorsqu'ils traversent les faisceaux lasers) ou Mission Impossible. Et à part ça ? Pas grand-chose, un film d'action un peu banal avec un peu d'humour et de glamour. Vite consommé, vite oublié !
Genre : Action, Fantastique Réalisateur : J. Favreau Acteurs : R. Downey Jr,   T. Howard Année de production 2008 Pays : US Durée : 2h05 Note spectateur : Note presse :
Synopsis (Source Allociné) : Tony Stark, inventeur de génie, vendeur d'armes et playboy milliardaire, est kidnappé en Aghanistan. Forcé par ses ravisseurs de fabriquer une arme redoutable, il construit en secret une armure high-tech révolutionnaire qu'il utilise pour s'échapper. Comprenant la puissance de cette armure, il décide de l'améliorer et de l'utiliser pour faire régner la justice et protéger les innocents.
Ma critique : Allez, on continue dans les bouses. Il y a un autre filon que le cinéma US adore exploiter : les super-héros de Marvel. Comme ils ont épuisé tous les plus connus (Spiderman, Daredevil, X-Men), ils doivent s'attaquer aux moins célèbres d'entre eux. Avant de voir le film, je ne connaissais pas Iron Man. Comme toujours le scénario est calqué sur le même schéma : un homme (ici un génie de la mécanique) devient à l'occasion de circonstances extraordinaires un super-héros qui défend la veuve et l'orphelin. Evidemment, il y a le méchant (son associé) et la jolie femme dont il tombe amoureux (mais rien ne se passe dans le film, ça change de l'habitude). Vous ajoutez à tout cela un délire gigantesque d'effets spéciaux (très bien faits, j'en consens) et vous arrivez à un blockbuster (ou pop-corn movie) vraie machine à faire de l'argent. Ce n'est plus de l'art, c'est un produit de grande consommation. Heureusement, pour une fois, on a pas trop le droit à la morale à deux cents que nos amis outre-atlantique voudrait universelle (normal, c'est eux qui en ont eu l'idée !). La fin annonce plus ou moins une suite et horreur ! je viens de voir qu'il y avait effectivement une suite en préparation.
Genre : Policier Réalisateur : M. Canton-Jones Acteurs : B. Willis,   R. Gere Année de production 1997 Pays : US, UK, All Durée : 2 h 04 Note spectateur : Note presse : -
Synopsis (Source Allociné) : Le FBI est sur les dents. Un tueur implacable a été engagé par une mystérieuse organisation pour supprimer l'une des plus importantes personnalités politiques des Etats-Unis. Sunomme le Chacal, cet homme reste insaisissable, changeant constamment d'identité. Carter Preston, directeur adjoint du FBI, affronte la plus difficile mission de sa carrière. Pour la circonstance, il fait équipe avec Valentina Koslova, major des services de renseignement russes. Ils demandent à Declan Mulqueen, un familier de l'espionnage et du terrorisme ayant cotoyé le Chacal, de s'associer avec eux.
Ma critique : Et hop, encore un autre ! Là, pas de super héros ou de personnages de séries. Hollywood reprend quand même un de ses thèmes de prédilection, l'assassinat du président des Etats-Unis (ou plutôt de sa femme). D'ailleurs j'ai même lu récemment, qu'il y avait eu la nomination du meilleur président des Etats-Unis : Roosevelt ? Washington ? Kennedy ? Que nenni ! Harrison Ford dans "Air Force One" ! Bientôt ils vont faire l'élection du meilleur Stallone. Stallone, Stallone ou Stallone ? Bon, j'arrête là. Le film a un casting de rêve : il y a le beau Richard Gere (ça c'est pour les filles) et le musculeux Bruce Willis (ça c'est pour les mecs). On rajoute un peu du contexte politique actuel (la mafia russe) et le tour est joué. Le mano à mano du super gentil (ancien terroriste quand même) et du super méchant peut commencer. La plus belle scène du film : lorsque les deux héros se rencontrent dans un port, tout d'un coup on entend un choeur chanter, le temps suspend son vol puis Bruce Willis tire sur Richard Gere (il n'a pas de pistolet car c'est quand même un ancien méchant, le FBI ne lui fait pas tout à fait confiance), c'est beau à en pleurer. Snif, snif... Mais me direz-vous pourquoi je regarde des bouses pareilles ? Parce que je n'ai plus rien d'autre à voir et surtout parce que je suis trop crevé le soir pour voir autre chose que des films que ne mobilisent pas mon cerveau. Aujourd'hui je fais un appel à mes (trop peu nombreux) lecteurs, avez-vous vu récemment des bons films, avec une belle image, une belle histoire et qui font réfléchir un peu... A votre bon coeur, messieurs dames...
Genre : Aventure Réalisateur : P. Noyce Acteurs : V. Kilmer,   E. Shue Année de production 1997 Pays : US Durée : 1 h 56 Note spectateur : Note presse : -
Synopsis (Source Allociné) : Ou l'on retrouve Simon Templar, Robin des Bois moderne, au surnom universellement celebre, le Saint, dans sa derniere aventure alors qu'il s'apprete a decrocher, ayant amasse suffisamment d'argent pour une retraite doree. Son objectif: Ivan Tretiak, l'homme d'affaires le plus influent et le plus crapuleux de ce nouvel eldorado du crime organise qu'est devenue Moscou.
Ma critique : Allez un petit dernier avant le déjeuner. Mais bon rassurez-vous, j'ai vu hier soir un bout de "Disco" et je compte le finir aujourd'hui. Et là, je sens que cela va être le recordman des super-méga bouses. Revenons au "Saint". Encore l'exploitation d'un film de série mais à part la musique, on n'y retrouve rien. L'histoire de la fusion à froid et du complot du magnat russe du pétrole est assez improbable mais on s'en fiche, ce n'est qu'un prétexte pour avoir une historie soi-disant originale. Le plus rigolo dans ce film c'est de voir les ridicules transformations de Val Kilmer, même mon ami Frédéric a trouvé ça tarte et pourtant c'est un adepte du cinéma ricain vite consommé (désolé Fredo...). Mais quand est-ce qu'Hollywood va avoir des idées originales et cessera d'essayer d'attirer les spectateurs en jouant sur leur affection pour les bonnes vieilles séries ? Le pire, c'est qu'on se fait avoir à chaque fois mais qu'on y revient quand même.
Genre : Action, Aventure Réalisateur : D. Clarck Acteurs : S. Dorff,   V. Kilmer Année de production 2008 Pays : FR, Canada Durée : 3h Note spectateur : - Note presse : -
Synopsis (Source Allociné) : Un homme gravement blessé est retrouvé dans une forêt de la côte Est des Etats-Unis. Il a perdu la mémoire et ne sait plus qui il est. Très vite, un commando surarmé retrouve sa trace et tente de le tuer. En prenant la fuite, il se découvre une surprenante aptitude au maniement des armes, des réflexes et une violence qu'il ne soupçonnait pas. Sa photo fait bientôt l'ouverture des journaux télévisés, la police et les services secrets le prennent en chasse ; on l'accuse du meurtre de la Présidente des Etats-Unis. Commence une course effrénée pour retrouver son identité, et comprendre le rôle qu'on lui fait jouer dans un complot qui touche le sommet de l'administration américaine. Il n'a qu'une piste : le mystérieux chiffre XIII tatoué sur sa clavicule.
Ma critique : Je ne regarde jamais de téléfilms, peut-être parce qu'il y le mot "télé" pourtant le cinéma est en partie financé par les chaînes de télévision, on pourrait ainsi parler de "téléfilms" non pas comme films faits pour la télévision mais par la télévision. Les budgets n'atteignent pas ceux du cinéma mais aujourd'hui ce qui va changer le budget d'un film, c'est le nombre de plans d'effets spéciaux et le salaire des stars. Mais est-ce que c'est cela qui compte pour faire un bon film ? Pas vraiment. Comme j'ai bien apprécié la BD, et même si comme tout le monde j'ai regretté que les auteurs ont usé le concept au maximum en embrouillant les pistes juste pour faire quelques albums supplémentaires et gagner un peu plus d'argent, j'ai voulu voir le rendu sur petit écran. Le téléfilm ne tombe pas dans ces travers (il n'y a que deux épisodes qui ne recouvrent qu'une partie des albums), il y a quelques modifications du scénario original (le président assassiné est une présidente, XIII arrive en parachute et non par la mer après avoir échappé à la mort ,...) mais finalement on retrouve une partie de l'esprit de la BD. Ce téléfilm a peut-être déçu les plus grands fans de la BD mais je pense qu'il n'a pas tant perdu que cela en voulant toucher le plus grand nombre.
Genre : Fantastique Réalisateur : F. Lang Acteurs : M. Ozeray,   C. Boyer Année de production 1934 Pays : FR Durée : 2h Note spectateur : Note presse : -
Synopsis (Source Allociné) : Un mauvais garcon monte au ciel, puis est renvoye sur terre avec pour mission de s'occuper de sa fille.
Ma critique : Après sa fuite de l'Allemagne et avant de s'installer aux Etats-Unis pour poursuivre sa carrière de réalisateur, Fritz Lang passe quelques temps en France et réalise "Liliom". Ce film est une étape et n'a pas vraiment marqué sa filmographie. L'intrigue est assez linéaire et simple, la réalisation discrète. On ne comprend pas vraiment pourquoi Julie se lie d'amour avec la brute Liliom. C'est un couple improbable comme celui de la "Strada". On sent quand même la critique de la société qui ne s'attaque qu'aux petites gens (la justice à deux vitesses). Bon, pourquoi pas. Puis avec la montée aux cieux de Liliom, cela sombre dans le fantastique un peu bas de gamme (la police de Dieu qui lui explique que la mort n'est pas la solution, sa période au purgatoire). Et cela finit évidemment bien, les coups de la brute ne font plus mal, ils est sauvé et va au paradis. Un peu crétin. Pourquoi ai-je mis deux étoiles ?
"J'aime pas la culture", c'est le titre d'une très belle exposition que j'ai visitée il y a quelques années à Bruxelles. Cette exposition relatait cent ans de culture littéraire, cinématographique... Pourquoi parler aujourd'hui de culture ? Parce qu'hier c'était la nuit blanche à Paris et j'y ai vu comment la culture pouvait être massacrée. Il y avait un concert de chants grégoriens à Notre-Dame de Paris. L'acoustique de l'Eglise est très belle mais malheureusement peu adaptée à un petit choeur de chanteurs. Il fallait donc tendre l'oreille pour pouvoir profiter de la musique. Or, tout le concert s'est retrouvé mêlé à un incessant va et vient, chuchotements, bref une somme de petits bruits causant un immense brouhaha et ne m'ayant pas permis de profiter à plein des beaux motets du 13ème siècle. Les gens venaient, s'asseyaient cinq minutes puis repartaient. Le deux chaises devant moi ont changé cinq fois de propriétaires pendant ce seul petit concert de quarante-cinq minutes. En fait, la culture est vraiment devenue un bien de consommation comme un autre. On s'assoie, on consomme cinq minutes de musique et on repart avec moult bruit pour aller voir autre chose. C'est la grande culture du zapping et tant pis pour ceux qui veulent écouter tout le concert. Mon ami David n'avait qu'une réflexion en tête : "De la confiture aux cochons". Moi, je me suis demandé si notre cher Maire de Paris n'avait pas fait sienne la petite phrase attribuée à Geobbels : "Quand j'entends parler de culture, je sors mon revolver". Alors, est-ce que la culture devrait être réservée à une élite capable de se payer une place à cent euros à l'Opéra Bastille ? Aujourd'hui la culture musicale s'est démocratisée grâce aux CD, on a l'impression d'avoir l'orchestre chez soi (en fait pas vraiment, je suis allé récemment voir un concert à Pleyel, je n'y étais pas allé depuis la rénovation de la salle et j'ai ressenti ce qu'était une acoustique superbe qui permet d'être complètement envouté par la musique), on ne sait plus la partager avec les autres. Chez soi, on peut faire du bruit, mettre le lecteur CD sur pause, on ne gêne personne, à qui cela viendrait à l'idée de faire résonner ses talons dans une salle de concert ? A personne sauf les quelques centaines qui étaient présentes hier Notre-Dame. Et ceux-là, ils sont certainement revenus chez eux en disant "j'ai entendu un concert de chant grégorien, c'était superbe" !". C'est un peu comme ceux qui disent "j'ai fait la Chine l'année dernière, cette année je fais le Mexique". Comme si l'on pouvait découvrir un pays en changeant tous les deux jours d'endroit et en étant tellement gavé de monuments et de paysages vus uniquement à travers l'objectif d'un appareil photo que l'on en vient à tout confondre. Quel est le rapport avec le cinéma ? Il est simple, pour multiplier le plaisir en observant, écoutant un objet culturel, il faut faire un effort. Après peu de temps, on oublie l'effort et ne vient alors que le plaisir esthétique. J'aime bien voir des blockbusters US, cela se consomme vite et s'oublie encore plus vite. Mais, allez voir un film dit "d'auteur", faites ce petit effort et vous verrez qu'il y a mieux que Michael Bay et Steven Spielberg. Quand vous aurez découvert cet univers, vous n'aurez plus envie de le quitter. Alors mesdames et messieurs visiteurs de la nuit blanche, lorsque vous irez la prochaine fois écouter un concert de musique classique, asseyez-vous, fermez les yeux, prenez votre temps, vous verrez c'est superbe. Et là vous pourrez dire peut-être "J'ai fait le chant grégorien" !
Je profite du visionnage de la Trilogie du "Seigneur des Anneaux" pour inaugurer un nouveau type d'entrée dans mon blog : des articles qui font référence au cinéma sans se limiter à la critique d'un film. Actuellement ma pile de DVD est désespérément vide et je ne vais pas trop au cinéma donc je ne regarde pas grand-chose. De plus, je suis devenu de moins en moins assidu dans la rédaction de mes critiques, je les écris souvent quelques jours après avoir vu un film sans avoir trop pris de notes. La qualité s'en ressent. "Le seigneur des anneaux" est le livre que j'ai le plus lu (au moins quatre fois), c'est mon instituteur de 7ème qui me l'avait fait découvrir, il y a près de trente ans. Il nous faisait la lecture de "Bilbo le Hobbit" et du "Seigneur des Anneaux" l'après-midi. Je me souviens aussi des classes de neige où une grande partie des cours était consacrée à la découverte de l'oeuvre de Tolkien. J'ai lu le livre pour la première fois l'année suivante, j'avais dix ans. Le thème du livre n'est pas exceptionnel, la lutte du bien contre le mal. Mais ce qui est prenant, c'est la manière dont Tolkien a crée un univers presque à partir de zéro (il s'est inspiré des légendes celtiques et nordiques). C'est surtout la lecture du "Silmarion" qui m'a permis de comprendre un peu mieux son univers. Ce livre qui peut paraître un peu dur à lire au démarrage est une version de la Genèse revisitée par Tolkien. On y comprend l'origine des elfes, des magiciens, de Sauron. En fait, le Seigneur des Anneaux n'est que la partie émergée de l'iceberg, Tolkien a écrit des milliers de pages, des dizaines d'histoire autour de son univers (voir par exemple "Contes et légendes inachevées") et toutes n'ont pas parues en français. Il ne faudrait donc pas se contenter du "Seigneur des Anneaux" mais lire toute l'oeuvre pour rentrer complètement dans le monde de Tolkien. Du côté du cinéma, il y a eu une première tentative à la fin des années soixante-dix. Le film était prévu en deux parties et les réalisateurs ont finalement choisi le dessin animé car les techniques de l'époque ne permettaient pas d'être assez réalistes. Certaines scènes ont d'abord été filmées avec de vrais acteurs puis colorisées. La tentative était intéressante mais le résultat n'est pas toujours visuellement très bon. Le film a déçu les fans de Tolkien qui le trouvaient graphiquement peu intéressant et les non connaisseurs qui le trouvaient difficile d'accès. C'est surtout parce qu'à l'époque un dessin animé était perçu comme destiné uniquement à un public d'enfants. J'ai vu une tentative de suite un jour à la télévision US, là c'était visuellement très nul (je me rappelle des Orcs représentés sous forme de monstres verts). Il est passé aux oubliettes. Ce que l'on retient du dessin animé c'est aussi l'excellente musique. Peter Jackson avait d'abord choisi de faire le film en deux parties puis finalement a repris l'organisation du livre en trois parties. Pour mettre toutes les chances de son côté, il a choisi de tourner les trois films en même temps. Il est resté très fidèle au livre (quoique par moments il s'en écarte un peu ce qui a pu décevoir les plus grands fans) et a gardé une partie du découpage de l'action en parallèle des deux derniers tomes. Comme le dessin animé, il a occulté l'épisode de Tom Bombabil (il y a d'ailleurs un recueil des aventures de Tom Bombadil écrit par Tolkien qui est paru en français). Visuellement le film est très réaliste et bien fait, les décors sont fantastiques. La seule critique que je ferai, c'est que Peter Jackson s'amuse par moments un peu trop avec la caméra en faisant des longs travellings aériens. Il y a aussi la fin qui est un peu trop nian-nian mais qui reste fidèle au livre. J'attends avec impatience la sortie du film "Bilbo le Hobbit" au cinéma. Là, Peter Jackson (qui est producteur je crois bien) a choisi de le faire en deux parties, ce que j'ai plus de mal à comprendre car l'intrigue n'est pas aussi riche que "Le seigneur des anneaux". De plus, ce livre est un peu plus enfantin, il sera intéressant de voir comment Peter Jackson va le rendre accessible et captivant pour tous les publics.
Genre : Fantastique, Action Réalisateur : L. & A. Wachowski Acteurs : K. Reeves,   L. Fishburne Année de production 1998 Pays : US Durée : 2 h 15 Note spectateur : Note presse :
Synopsis (Source Allociné) : Programmeur anonyme dans un service administratif le jour, Thomas Anderson devient Neo la nuit venue. Sous ce pseudonyme, il est l'un des pirates les plus recherchés du cyber-espace. A cheval entre deux mondes, Neo est assailli par d'étranges songes et des messages cryptés provenant d'un certain Morpheus. Celui-ci l'exhorte à aller au-delà des apparences et à trouver la réponse à la question qui hante constamment ses pensées : qu'est-ce que la Matrice ? Nul ne le sait, et aucun homme n'est encore parvenu à en percer les defenses. Mais Morpheus est persuadé que Neo est l'Elu, le libérateur mythique de l'humanité annoncé selon la prophétie. Ensemble, ils se lancent dans une lutte sans retour contre la Matrice et ses terribles agents...
Ma critique : C'est le premier DVD que j'ai acheté il y a bien longtemps. A l'époque j'avais été impressionné par l'effet de ce film sur mon Home Cinéma. Je le suis toujours. C'est un très bon film de par son thème (la révolte des machines qui utilisent les hommes et les réduisent en esclavage pour produire de l'énergie, la réflexion sur la vie, la réalité, le rêve, l'organisation sociale), les effets spéciaux très novateurs pour l'époque et repris par d'autres (notamment les trajectoires des balles apparaissant à l'écran), la musique prenante et les acteurs qui s'en sortent plutôt bien. Il ne faut pas se poser beaucoup de questions sur la crédibilité du scénario mais plutôt sur le jeu social, l'illusion de vie. Comme quoi un bon blockbuster peut quelquefois allier qualité de l'image et du scénario. C'est bien rare de nos temps et donc vaut le coup d'être souligné quand cela arrive.
Genre : Fantastique, Action Réalisateur : L. & A. Wachowski Acteurs : K. Reeves,   L. Fishburne Année de production 2002 Pays : US Durée : 2 h 18 Note spectateur : Note presse :
Synopsis (Source Allociné) : Neo apprend à mieux contrôler ses dons naturels, alors même que Sion s'apprête à tomber sous l'assaut de l'Armée des Machines. D'ici quelques heures, 250 000 Sentinelles programmées pour anéantir notre espèce envahiront la dernière enclave humaine de la Terre.
Mais Morpheus galvanise les citoyens de Sion en leur rappelant la Parole de l'Oracle : il est encore temps pour l'Elu d'arrêter la guerre contre les Machines. Tous les espoirs se reportent dès lors sur Neo. Au long de sa périlleuse plongée au sein de la Matrix et de sa propre destinée, ce dernier sera confronté à une résistance croissante, une vérité encore plus aveuglante, un choix encore plus douloureux que tout ce qu'il avait jamais imaginé.
Ma critique : La série est decrescendo. Le premier opus allait au delà des effets spéciaux et abordait des thématiques intéressantes. Là, les effets spéciaux sont superbes. Il y a notamment deux très belles scènes :
- Lorsque Neo affronte les agents Smith, la caméra tourne dans tous les sens, ralentit son mouvement, accélère. C'est un délire d'images très bien fait.
- La poursuite sur l'autoroute rythmée par la musique qui est elle aussi truffée d'effets spéciaux et est à couper le souffle.
En revanche du côté du scénario, ça sent le réchauffé, les frères Wachowski ont épuisé tout le filon lors du premier film et se sentent obligés de compliquer le tout (avec l'Architecte, la révélation de ce qu'est Neo et l'Oracle) pour montrer que leur film n'est pas qu'une suite d'effets spéciaux. ça donne mal à la tête et n'apporte rien. Ils auraient mieux fait de faire simple en restant dans le ligne du premier opus.
Enfin, mention très spéciale à nos deux acteurs "frenchie" (quoique pas vraiment...), ils sont nuls. Lambert Wilson est ridicule et Monica Belluci n'est là que pour montrer son décolleté (et comme je la trouve plutôt moche mis à part le décolleté...).
Genre : Fantastique, Action Réalisateur : L. & A. Wachowski Acteurs : K. Reeves,   L. Fishburne Année de production 2002 Pays : US Durée : 2 h 08 Note spectateur : Note presse :
Synopsis (Source Allociné) : La longue quête de liberté des rebelles culmine en une bataille finale explosive. Tandis que l'armée des Machines sème la désolation sur Zion, ses citoyens organisent une défense acharnée. Mais pourront-ils retenir les nuées implacables des Sentinelles en attendant que Neo s'approprie l'ensemble de ses pouvoirs et mette fin à la guerre ?
L'agent Smith est quant à lui parvenu à prendre possession de l'esprit de Bane, l'un des membres de l'équipage de l'aéroglisseur. De plus en plus puissant, il est désormais incontrôlable et n'obéit plus aux Machines : il menace de détruire leur empire ainsi que le monde réel et la Matrice...
Ma critique : Patatras. Après l'Opus un superbe, le deux un peu trop tordu, voici venir le trois naze au possible. Ici ce n'est plus qu'un film de science-fiction de série Z. Je m'étais senti obligé d'aller le voir au cinéma à l'époque même si je me doutais que cela allait être un catastrophe mais j'avais envie de voir la fin du cycle. Si ce film ne faisait pas partie d'un cycle, je ne serais jamais allé le voir. ça pète de partout, c'est bourré de dialogues nuls, toutes les bonnes ficelles des films américains de bas étage ressortent (le sacrifice, la fraternité,...). Que d'argent foutu en l'air. Il paraît que la scène de bataille avec l'agent Smith coûtait plus cher que le "Matrix reloaded" à lui tout seul (en tout cas, c'était l'argument marketing pour faire venir les gens au cinéma), je n'ai toujours pas compris pourquoi. C'est une scène d'action comme on en voit plein d'autres et qui n'a rien à voir avec les deux très belles scènes que j'ai décrites dans ma critique de "Matrix reloaded".
Genre : Fantastique, Comédie Réalisateur : S. Levy Acteurs : B. Stiller,   C. Guguino Année de production 2006 Pays : US Durée : 1h48 Note spectateur : Note presse :
Synopsis (Source Allociné) : Le Muséum d'Histoire Naturelle renferme dans ses murs un secret mystérieux et stupéfiant que Larry, nouveau gardien de sécurité, ne va pas tarder à découvrir avec affolement : la nuit, toutes les expositions prennent vie ! Sous ses yeux, les soldats romains et les cow-boys miniatures se lancent dans une guerre acharnée, Attila et ses Huns commencent à piller les expositions avoisinantes, la momie tente de sortir de son sarcophage, le squelette du redoutable ? mais néanmoins attachant ? tyrannosaure rôde dans les couloirs... Le chaos est total ! Larry pourra-t-il remettre de l'ordre dans ses collections et sauver le musée ?
Ma critique : Je pratique régulièrement le visionnage de films par tronçons et généralement après je les regarde intégralement. Avec ce film, je n'en ai pas vraiment eu envie. Visuellement, c'est bien fait, les effets spéciaux sont là. Il y a de l'humour mais... mis à part le fait que le scénario n'est pas du tout crédible (ce n'est pas le but du jeu), c'est quand même un film un peu tarte, plein de bons sentiments comme les aiment nos amis outre-atlantique (le romain et le cow-boy qui s'entendent comme larrons en foire à la fin du film, les relations entre le père et son fils qui est enfin fier de lui à la fin,...). Je pense que la chambre des représentants devraient ponctionner 10% sur ces films pour financer le rachat des créances pourries dont regorgent les banques US, cela aiderait un peu et un peu d'effets spéciaux en moins n'enlèveraient pas grand-chose à ce film.
Genre : Policier, Action Réalisateur : T. Giglio Acteurs : J. Statham,   W. Snipes Année de production 2005 Pays : US Durée : 1h40 Note spectateur : Note presse :
Synopsis (Source Allociné) : Un matin à Seattle, cinq hommes cagoulés font irruption dans une banque et prennent employés et clients en otage. Lorsque la police arrive sur place et boucle le quartier, Lorenz, chef du gang, exige de ne s'entretenir qu'avec une seule personne : l'inspecteur Quentin Conners, suspendu de ses fonctions suite à une sérieuse bavure... C'est à contre-coeur que Conners accepte de reprendre du service, d'autant qu'il doit désormais faire équipe avec un tout jeune débutant dans la police, l'inspecteur Dekker...
Ma critique : Le réalisateur de ce film (c'est qui ?) a dû être tout fier en lisant son premier livre de maths, et a cru faire intellectuel en essayant de nous fourguer la théorie du chaos. Wesley Snipes qui balance des phrases codées comme ça juste pour le plaisir, que c'est artificiel ! Mais bon, il n'est pas mieux en vampire (je fais référence à la grosse bouse qu'est "Blade"). Ce film est cent pour cent prévisible, celui qui ne comprend rien au bout de quelques minutes est vraiment fatigué du cerveau. Une semaine après, je l'ai presque oublié, tant mieux !
Genre : Musical, Comédie dramatique Réalisateur : B. Condon Acteurs : B. Knowles,   J. Foxx Année de production 2005 Pays : US Durée : 2h11 Note spectateur : Note presse :
Synopsis (Source Allociné) : L'action de Dreamgirls débute dans la première moitié des turbulentes sixties et suit jusqu'au milieu des années 70 l'ascension d'un trio de chanteuses composé d'Effie, Deena et Lorrell. A l'occasion d'un concours de chant, ces jeunes et prometteuses "Dreamettes" sont repérées par l'ambitieux manager Curtis Taylor Jr...
Ma critique : J'aime bien le Rythm and Blues donc rien que pour ça le film est intéressant. Même Eddie Murphy est bien dans son rôle, c'est peu dire. Et... ben rien d'autre, le reste est classique : l'ascension de trois jeunes femmes, le manager ambitieux qui papillonne de l'une à l'autre, la réconciliation entre les deux héroïnes à la fin, que du grand classique. Snif, snif que c'est beau (!).
Genre : Comédie dram. Réalisateur : P. Leconte Acteurs : G. Jugnot,   J. Rochefort Année de production 1987 Pays : FR Durée : 1 h 31 Note spectateur : Note presse : -
Synopsis (Source Allociné) : Rien moins que vingt-cinq ans que Rivetot s'occupe de l'intendance, celle de Mortez, la star de "la Langue au chat", jeu radiophonique. Cela fait des années que Rivetot les conduit sur la route de ville en ville dans un éternel break Ford, des années qu'ils prennent une chambre a deux lits dans des hôtels miteux, des années que Rivetot porte les valises, installe les micros, les câbles, sélectionne les candidats, chauffe la foule. Et quand Rivetot apprend que "la Langue au chat" va etre supprimée, il n'en dit mot a Mortez. Que faire?
Ma critique : Je continue ma sale habitude de rédiger mes critiques uniquement le dimanche quelques jours après vu les films. Comme je n'ai rien de nouveau qui me plaît à voir, je regarde les bons films français que j'aime bien Ici, j'adore ! C'est un film tout bête, sans trop de moyens mais avec des acteurs superbes surtout Jean Rochefort qui est magnifique dans son rôle d'homme de radio en fin de course. Ce n'est pas un road-movie mais un film sur la renaissance d'un être. Mortez est fini, usé mais ne veut abandonner son émission qu'il a crée il y a plus de vingt-cinq ans. Il s'enferme dans un mirage avec ses faux coups de fils, son glorieux passé. Est-ce qu'il vaut mieux que cela comme le dit la femme qu'il croise à un dîner ? Oui, il vaut mieux, c'est devenir animateur de supermarché. Ce n'est pas une descente aux enfers comme "Le dernier des hommes" (je cite ce film car je suis heureux de l'avoir fait découvrir à un ami qui l'a adoré). La richesse de Mortez, c'est son contact avec les autres, savoir qu'il peut les influencer, captiver leur attention, j'allais même dire les manipuler un peu aussi. Dans ce film, Jean Rochefort montre toute la puissance de son art passant du sourire forcé à l'expression de l'homme dépité et désillusionné. Gérard Jugnot est un très bon contrepoint, esclave volontaire de cet homme qu'il admire tant. Enfin, la musique de Cocciante omniprésente est superbe.
Genre : Comédie dram. Réalisateur : JJ. Anaud Acteurs : P. Deweare,   F. Dougnac Année de production 1978 Pays : FR Durée : 1 h 32 Note spectateur : Note presse : -
Synopsis (Source Allociné) : François Perrin est ailier droit dans l'équipe de football de la petite ville de Trincamp. Seulement il a un sale caractère. Le président du club est également le patron de l'usine où il travaille. Apres un coup de gueule, il est renvoyé du terrain et perd son emploi a l'usine. Et pour corser le tout, il est accusé d'un viol qu'il n'a pas commis. Mais l'équipe doit jouer en coupe de France et ne peut absolument pas se passer de Perrin.
Ma critique : Encore un film superbe, c'est une pluie d'étoile ce dimanche. "Panem et circenses" ("Du pain et des jeux", cette formule étant relative aux jeux du cirque romain sensés avec le pain calmer la foule) tel est le thème de ce film qui décrit une petite ville de province où tout dépend d'un seul notable qui possède l'usine qui emploie la plupart des habitants et le club de football. Ce club sert comme le cirque Maxime à calmer la foule comme le résume bien Jean Bouise en disant "J'entretiens onze imbéciles pour en calmer huit cents". Et Patrick Deweare au milieu de tout ça ! Un mec sans problème qui vit sans projets et ne peut s'adapter au système. Il va passer successivement d'ennemi numéro un à héros numéro un de la ville et finalement miner tout le système. Patrick Deweare est superbe dans son rôle d'adolescent attardé qui ne cherche qu'à profiter de la vie et regarde les notables de la ville s'accrocher misérablement à leurs petits bien matériels.
Genre : Fantastique, Comédie Réalisateur : S. Jonze Acteurs : J. Malkovich,   J. Cusak Année de production 1999 Pays : US Durée : 1 h 52 Note spectateur : Note presse :
Synopsis (Source Allociné) : Craig Schwartz est marionnettiste de rue, mais ne parvient pas à vivre de son art. Lotte, son épouse, s'intéresse beaucoup plus à ses animaux qu'à lui. Devant leurs difficultes financières, le jeune homme trouve un emploi au septième étage du building de l'entreprise Lester. En classant des dossiers, Craig découvre une porte dérobée et l'emprunte. Celle-ci le conduit pour quinze minutes à l'intérieur de John Malkovich. Cette prodigieuse découverte va lui permettre de changer de vie.
Ma critique : Malkovich, Malkovich, Malkovich, Malkovich, Malkovich, Malkovich, Malkovich, Malkovich, Malkovich, Malkovich, Malkovich, Malkovich, Malkovich, Malkovich, Malkovich, Malkovich, Malkovich, Malkovich, Malkovich, Malkovich, Malkovich, Malkovich, .... bon j'arrête là ! Merci à Maud de m'avoir donné envie de revoir ce film. Je n'en avais que quelques souvenirs comme la scène où John Malkovich rentre dans sa propre peau et se retrouve dans un univers peuplé de John Malkovich et où tout le monde ne parle qu'un utilisant un seul mot "Malkovich". Hilarant ! On peut voir d'abord ce film comme un petit délire façon Monty Python avec son septième étage et demi, le directeur de l'entreprise obsédé sexuel, le marionnettiste frustré devenant roi du classement. Mais au delà de cela, c'est un film sur la quête d'identité, le rêve dans la réalité (ou l'opposé), la tentation de devenir immortel. Le film ne résout aucune question mais en amène des dizaines. Mon seul regret, l'histoire du vaisseau "Malkovich" transportant une foule de vieillard qui ne veut mourir, j'aurais préféré que le mystère du tunnel conduisant à la peau de John Malkovich ne soit pas révélé.
Genre : Comédie dramatique Réalisateur : R. Vadim Acteurs : G. Philipe,   J. Moreau Année de production 1959 Pays : FR Durée : 1h45 Note spectateur : Note presse : -
Synopsis (Source Allociné) : D'apres le celebre roman de Choderlos de Laclos, les amours a la fois lucides et romanesques d'un groupe de personnes qui jouent avec leurs sentiments.
Ma critique : La critique que j'avais lue avant de voir ce film n'était pas vraiment bonne mais bon c'était sur le site de Noos, ce n'est pas vraiment un gage de qualité. J'ai bien fait de ne pas les suivre. J'ai vu les deux versions suivantes des "Liaisons dangereuses", celle de Frears ne m'avait pas convaincu (surtout à cause de Glenn Close dont je n'apprécie pas trop le jeu), celle de Forman était à mon goût bien meilleure. Vadim a choisi d'actualiser le livre, l'action se passe dans les années cinquante, le jazz envahi tout le film (un peu trop d'ailleurs sauf lors des scènes dans la boîte de jazz qui son superbes), le château provincial de la tante de Valmont devient Mégève et exit les particules et les costumes 18ème. Ce n'est pas parce qu'il se passe dans un cadre actuel que je trouve cette version bien au-dessus des deux autres, c'est plutôt par la façon dont Vadim traite l'histoire : Valmont et Juliette sont ici mariés et s'amusent à se raconter leurs histoires extra-conjugales, les technique de séduction de Valmont font un peu "Manuel du dragueur en dix leçons", c'est un peu plus provocant et donc bien mieux. Le seul point noir : le blanc ! Les scènes de paysage enneigés manquent cruellement de contraste et sont très laides (cela tient peut-être à la version que j'ai vue...). Ah oui, j'oubliais aussi la scène de bagarre entre Valmont et Danceny fait très toc et est bien ridicule.
Genre : Comédie dramatique Réalisateur : F. Girod Acteurs : R. Schneider,   M.F. Pisier Année de production 1980 Pays : FR Durée : 2h05 Note spectateur : Note presse : -
Synopsis (Source Allociné) : Emma Eckhert, issue d'un milieu modeste, réussit, dans l'entre-deux-guerres, une fulgurante ascension et se trouve à la tête d'une banque et d'un journal financier spécialisé dans l'épargne populaire. Elle sera victime d'une machination politico-financière.
Ma critique : L'histoire d'une banquière qui gère l'épargne des français, c'est une partie de mon métier dont cela m'amusait de revoir ce film. Passée la vulgaire histoire de cavalerie (i.e. servir un taux d'intérêt élevé aux clients en ponctionnant sur le capital des nouveaux clients) et de délit d'initié, c'est une histoire de lutte de pouvoir. Lutte entre la femme, juive, bi-sixuelle, un peu flambeuse et l'establishment bancaire français (représenté par Jean-Louis Trintignant). Mais tout ceci manque un peu de saveur et d'intensité dramatique, c'est fadasse et chiant. L'assassinat final est quant à lui bien peu crédible.
Genre : Guerre, Action Réalisateur : D. Drury Acteurs : M. Sheen,   R. Hauer Année de production 1998 Pays : US Durée : 1 h 36 Note spectateur : - Note presse : -
Synopsis (Source Allociné) : Le sous-marin nucleaire sovietique "K219" patrouille dans les eaux internationales de l'ocean Atlantique avec a bord seize missiles pointes vers les Etats-Unis. Un sous-marin americain le detecte et commence a le prendre en chasse. Le commandant russe fait effectuer une manoeuvre perilleuse a son equipage pour affoler les Americains. C'est la collision. Le feu se declare a bord du sous-marin sovietique. Pour les equipages des deux navires, commence alors une bataille contre le desastre qui risque de s'abattre sur les plus grandes villes des Etats-Unis.
Ma critique : Ma pile de DVD à voir est désespérément vide donc j'ai puisé dans mes réserves. Un bon petit film de sous-marins, c'est propice à des huis clos intéressants, donc pourquoi pas... et ce n'est pas trop fatiguant pour une soirée en semaine. Et bien, super bof... Martin Sheen est inexistant dans ce film (mais a-t-il déjà existé ? Même dans "Apocalypse Now" je le trouve assez naze), on se fiche complètement de ces histoires de possible explosion du sous-marin avec tous ses missiles (de toute manière, on sait comment ça va finir !) et il n'y vraiment aucun suspense, juste un peu de morale ricaine à deux balles sur les foutus Ruskofs qui ne savent même pas reconnaître la valeur du commandant du sous-marin. ça doit faire plaisir aux ploucs du Wisconsin.
Genre : Drame, Biopic Réalisateur : I. Kwon-Taek Acteurs : C. Min-Sik,   S-K. Ahn Année de production 2001 Pays : Corée du Sud Durée : 1h57 Note spectateur : Note presse :
Synopsis (Source Allociné) : Au XIXe siècle, "Ohwon" Jang Seung-Up est un artiste peintre coréen connu, non seulement pour son art qu'il maîtrise à la perfection mais également pour son mode de vie libertin, son excentricité et son amour immodéré de l'alcool. Né en 1843, il disparut en 1897.
Ma critique : J'ai revu ce film avec un grand plaisir. Il m'a permis de découvrir un peu la peinture asiatique et comment quelques traits d'encre sur du fin papier donnent une oeuvre d'art. Ce film, c'est l'opposition entre la nature coréenne magnifique filmée lentement avec poésie et l'esprit fougueux du peintre en mal d'inspiration qui cherche à trouver son propre style. C'est l'ascension d'un inculte ivrogne dans son art.
Genre : Romance Réalisateur : E. Rohmer Acteurs : M. Poupaud,   A. Langlet Année de production 1995 Pays : FR Durée : 1h53 Note spectateur : Note presse : -
Synopsis (Source Allociné) : Un jeune homme qui attend son amie pendant des vacances d'été à Dinard fait la connaissance de deux autres jeunes filles. Entre les trois, le coeur de Gaspard balance-t-il vraiment ?
Ma critique : Avec ce film, je conclus ma série des contes de saison d'Eroc Rohmer. En relisant mes anciennes critiques, je m'aperçois que j'ai été peu emballé par cette série et surtout très indulgent dans mes notes. Le sujet des quatre films est toujours intéressant, pas trop mal traité avec une petite pointe d'intellectualisme et d'allusion à la philosophie (ce n'est pas le cas de "Conte d'été") mais...mais... Cela devient vite un peu chiant, comme Margot et Léna, Gaspard m'agace assez vite et je n'ai pas tenu, j'ai arrête après trois quarts d'heure le visionnage du film et repris le lendemain. C'est amusant ce garçon indécis qui veut tout à la fois mais finalement ne se retrouve avec rien mais c'est un peu trop prise de tête.
Genre : Thriller, Biopic Réalisateur : A. Coulter Acteurs : B. Affleck,   D. Lance Année de production 2006 Pays : US Durée : 2h06 Note spectateur : Note presse :
Synopsis (Source Allociné) : 6 juin 1959. L'acteur George Reeves, le héros du feuilleton télévisé Les Aventures de Superman, est abattu d'une balle dans sa maison des collines de Hollywood. Il laisse derrière lui sa fiancée, la starlette Leonore Lemmon, et des millions de fans sous le choc.
Malgré les circonstances étranges de sa mort, la police clôt aussitôt l'affaire, mais la mère de George, Helen Bessolo, n'est pas décidée à s'en tenir là. Elle engage un détective privé, Louis Simo. Celui-ci découvre que la liaison torride entre Reeves et Toni, l'épouse d'Eddie Mannix, un cadre haut placé chez MGM, pourrait bien être la clé du meurtre.
L'enquête de Simo va le conduire dans l'envers du décor de Hollywood et il va se rendre compte que la justice y règne plus sur les écrans que dans la vie. L'affaire implique beaucoup de monde et il n'en sortira pas indemne. George Reeves avait des secrets...
Ma critique : Je rentre les critiques en série et comme je n'ai pas pris de notes pendant que je voyais ces films, elle ne sont pas forcément géniales, désolé...
Encore un thriller, c'est toujours bien fait mais souvent assez pareil. L'intérêt ici c'est que le film parle de George Reeves qui a joué le rôle de "Superman" dans une série télévisée. On voit aussi comment l'acteur essaye de percer dans le milieu impitoyable d'Hollywood. Il y a quelques scènes intéressantes notamment les trois scènes où l'on voit Adrien Brody (qui joue le rôle du détective qui enquête sur la mort de Reeves) voit dans sa tête les différentes versions possibles de la mort de Reeves.
Genre : Thriller, Espionnage Réalisateur : H. Verneuil Acteurs : Y. Brunner,   D. Bogarde Année de production 1972 Pays : ITL, FR, All Durée : 2h05 Note spectateur : Note presse : -
Synopsis (Source Allociné) : Un conseiller d'ambassade russe passe à l'ouest. Il fait des révélations sur le système sovietique. Agent double en réalité, il est chargé d'introduire les puissances occidentales....
Ma critique : Ce qui distingue ce film des classiques films d'espionnage, c'est son aspect documentaire. Henri Verneuil nous distille tous les détails secrets de l'organisation des services secrets américains. C'est intéressant mais comme les techniques ont pas mal évolué, ça a pal mal vieilli (on rigole devant les grandes salles d'ordinateurs qui ne doivent pas dépasser la puissance du MacBook Pro sur lequel je tape cette critique). Il reste alors quoi : un film d'espionnage comme beaucoup d'autres qui vaut surtout pour l'originalité de son sujet (un faux transfuge donne de faux renseignements aux américains pour détruire les services secrets européens).
Genre : Drame Réalisateur : L. Anderson Acteurs : M. McDowell,   D. Wood Année de production 1968 Pays : UK Durée : 1h51 Note spectateur : Note presse : -
Synopsis (Source Allociné) : Des lycéens anglais se révoltent violemment contre le systeme éducatif et la discipline de fer de leur établissement. Ils vont même jusqu'à tirer sur la foule le jour de la remise des prix...
Ma critique : Je n'avais jamais entendu parler de ce film, pourtant il a eu la Palme d'Or à Cannes en 1969. C'est un peu "Zéro de conduite" en plus moderne et surtout un précurseur d'Orange Mécanique. On découvre ici un Malcom MacDowell superbe avec toujours sa voix étonnante. Le film commence assez classiquement puis il y a des alternances de noir et blanc et de couleur (dont je n'ai pas toujours saisie la teneur) puis le film devient surréaliste : l'étreinte entre MacDowell et sa petite amie, la femme qui se promène nue dans les dortoirs puis le prêtre qui dort dans un grand tiroir et sort la main pour recevoir les excuses des trois rebelles qui lui ont tiré dessus. Cela enfin enfin par l'apothéose avec la scène de tuerie à la mitraillette et à la grenade, précurseur des tueries dans les écoles américaines. Tout le film est agrémenté de réflexions nihilistes de MacDowell. Un film à voir qui n'a pas vieilli. Ambiance 68 assurée !
Genre : Historique Réalisateur : R. Joffé Acteurs : P. Newman,   D. Schultz Année de production 1989 Pays : US Durée : 2 h 06 Note spectateur : Note presse : -
Synopsis (Source Allociné) : Au Nouveau Mexique, le très secret Manhattan Project vise à construire la première bombe atomique, sous la direction de Robert Oppenheimer
Ma critique : Paul Newman est assez caricatural et énervant dans ce film. Ce film est un peu une sorte de documentaire sur la fabrication des premières bombes atomiques. Cet aspect est intéressant et montre comment la créativité des scientifiques se met à l'oeuvre. En revanche, il insiste trop sur l'intrigue et ses rebondissements et pas assez sur les crises de conscience des scientifiques. On ne comprend notamment pas pourquoi Oppenheimer change si rapidement d'avis pour adhérer complètement au projet.
Genre : Action, Comédie Réalisateur : G. Krawczyk Acteurs : J. Reno,   M. Muller Année de production 2001 Pays : FR Durée : 1 h 35 Note spectateur : Note presse :
Synopsis (Source Allociné) : Flic solitaire au grand coeur mais aux méthodes parfois musclées, l'inspecteur Hubert se retrouve en vacances forcées après avoir rossé le fils du préfet. Un jour, il reçoit le coup de fil d'un notaire qui lui annonce que Miko, la femme de sa vie disparue vingt ans auparavant, vient de mourir dans d'étranges circonstances. Seul légataire testamentaire, Hubert débarque au Japon, accueilli par son ancien équipier, pour découvrir ce dont il a hérité.
Ma critique : Un film produit par Besson : aïe, je devais être un peu fatigué pour vouloir le voir. C'est sans surprise entre Jean Reno en flic bourru, l'actrice japonaise en ado excitée et Michel Muller en flic des RG un peu simplet. L'intrigue est méga-basique. Peu d'intérêt donc...
Genre : Comédie dram. Réalisateur : L. von Trier Acteurs : JM. Barr,   B. Sukowa Année de production 1990 Pays : Suède, Danemark Durée : 1 h 50 Note spectateur : Note presse : -
Synopsis (Source Allociné) : Leopold Kessler, jeune Americain d'origine allemande, part pour l'Allemagne en octobre 1945. Il veut contribuer a la reconstruction du Vieux Continent et va decouvrir l'amour et ses propres contradictions dans une Allemagne dechiree et detruite.
Ma critique : Quel film ! Je l'ai revu avec un plaisir immense. D'abord du côté esthétique, c'est superbe. Rien que le décompte du narrateur au début du film pendant le travelling avant sur les rails du chemin de fer et puis un peu après un plan du train enfermé dans un tunnel et entouré de fumée. L'alternance du noir et blanc et de la couleur est bien faite même si je n'ai pas toujours compris la signification. Tout le film se passe de nuit, la nuit des Werewolves (groupement nazi qui résiste après la chute de l'Allemagne). Enfin, dans certaines scènes, l'arrière plan représente une scène projetée sur un écran généralement d'une taille et d'une couleur différente. Belle trouvaille ! Du côté du scénario, cela un peu fait penser à "Allemagne année zéro" de Rossellini mais cela va beaucoup plus loin. Ce sont les allemands face à leur culpabilité et la collaboration avec le vainqueur, le héros en quête d'identité, le souci de l'ordre et du respect des règles de l'oncle illustrant douze ans de conditionnement nazi. Donc, un très très beau film qui allie une esthétique recherchée et une vision de l'histoire rarement montrée à l'écran.
Genre : Animation Réalisateur : A. Stanton Acteurs : P. Bozo,   M.-E. Maréchal Année de production 2008 Pays : US Durée : 1h37 Note spectateur : Note presse :
Synopsis (Source Allociné) : Faites la connaissance de WALL-E (prononcez "Walli") : WALL-E est le dernier être sur Terre et s'avère être un... petit robot ! 700 ans plus tôt, l'humanité a déserté notre planète laissant à cette incroyable petite machine le soin de nettoyer la Terre. Mais au bout de ces longues années, WALL-E a développé un petit défaut technique : une forte personnalité. Extrêmement curieux, très indiscret, il est surtout un peu trop seul...
Cependant, sa vie s'apprête à être bouleversée avec l'arrivée d'une petite "robote", bien carénée et prénommée EVE. Tombant instantanément et éperdument amoureux d'elle, WALL-E va tout mettre en oeuvre pour la séduire. Et lorsqu'EVE est rappelée dans l'espace pour y terminer sa mission, WALL-E n'hésite pas un seul instant : il se lance à sa poursuite... Hors de question pour lui de laisser passer le seul amour de sa vie... Pour être à ses côtés, il est prêt à
Ma critique : ça y est, je l'ai vu et je n'ai pas regretté. J'ai tout particulièrement aimé la première partie pratiquement sans aucun dialogues. Le muet est un art à part et permet de faire passer une multitude d'émotions, je l'ai souvent écrit notamment à propos des films de Chaplin. J'ai même trouvé cette partie un peu courte mais je pense qu'il fallait coller au maximum du public. La deuxième partie du film est plus classique mais néanmoins toujours bien faite. Pixar est toujours très bon pour faire des films à deux niveaux : une aventure agrémentée d'une histoire d'amour pour les enfants, une vision de la société de consommation et de ce qu'elle pourrait amener pour les adultes. C'est assez facile mais intéressant. J'ai beaucoup aimé la révolte des robots fous, très amusant. Ce film est fait pour coller à tous publics et récolter le maximum de dollars et alors tant mieux pour Pixar, comme cela ils pourront continuer à faire des films agréables où l'on passe un bon moment.
Genre : Historique Réalisateur : A. Gance Acteurs : A. Gance,   A. Artaud Année de production 1927 Pays : FR Durée : 5h30 Note spectateur : Note presse : -
Synopsis (Source Allociné) : L'épopée napoléonniene d'Abel Gance dans sa version la plus complète.
Ma critique : Ce film est un véritable monument, tout le monde en parle, peu de gens l'ont vu je pense vue sa longueur. Cette longueur est même exagérée puisqu'il ne dure que 5 h 20. Moi, je l'ai vu en deux fois (dans la même journée quand même !). Abel Gance s'est attaché à ne décrire que le début de la vie de Napoléon, de Brienne à la campagne d'Italie. Je pense que c'est un très bon choix, cela permet d'insister plus sur la construction des personnages et de ne pas devenir une galerie de la mémoire collective de l'histoire de Napoléon (le "Napoléon" de Guitry que j'aime pourtant beaucoup fait bien pâle figure à côté de celui-ci). L'épisode de Brienne est d'ailleurs très bien fait et est là pour montrer les prédispositions de Napoléon pour l'artillerie dès son plus jeune âge. Par ailleurs, je connaissais peu son opposition avec les autres Corses lors de son séjour avant le siège de Toulon. On voit tout au long du film que le chemin de Napoléon n'a pas été facile et qu'il a manqué de peu la guillotine. J'ai bien aimé aussi l'aigle que l'on retrouve tout au long du film, symbole de la puissance de Napoléon. Enfin, les lettres à Joséphine m'ont rappelé la lecture d'un recueil de ses lettres où l'on voit progressivement la froideur s'installer entre Napoléon et Joséphine. Ici, on en est encore aux lettres enflammées. Du côté de la réalisation, je crois bien que le film était prévu pour être diffusé en simultané sur trois écrans, je ne sais pas si les surimpressions sont le résultat de la superposition de deux écrans mais c'est bien fait. Ma version était colorisée (rouge, noir et blanc, bleue ou verte suivant les épisodes), je ne sais pas si c'était la volonté du cinéaste mais j'aime bien cet effet dans les films en noir et blanc (voir par exemple ma critique sur "Intolérance" de Griffith). Les intertitres ne m'ont pas gêné ici, pourtant je ne les aime pas vraiment dans les films muets mais ici ils sont nécessaires à l'explication de l'action. Enfin, je noterai une très belle scène (il y en a plein d'autres) : le travelling sur l'armée en mouvement vers l'Italie, de la belle ouvrage !
Genre : Aventure, Drame Réalisateur : Z. Yimou Acteurs : G. Li,   C. Yon-Fat Année de production 2006 Pays : Chine Durée : 1h54 Note spectateur : Note presse :
Synopsis (Source Allociné) : Chine, Xème siècle, Dynastie Tang. De retour à la Cité interdite après une longue absence, l'Empereur découvre qu'un complot se trame au coeur même de son palais. Les dangereuses alliances et les manipulations des conspirateurs n'ont qu'un seul but : prendre le pouvoir du plus grand Empire au monde. La trahison viendra de l'intérieur : une rébellion menée par la reine elle-même.
Ma critique : Les films de Zhang Yimou sont toujours un peu pareils (en tout cas, ceux que j'ai vus), du grand spectacle avec des scènes de batailles aériennes. Au bout d'un moment, cela devient lassant. C'est un peu la version chinoise des films d'action américains. L'intrigue est basique et linéaire pour éviter que le spectateur ne se perde, les combats sont sanglants. Et pour ce film en plus, c'est plus d'une heure de blabla pour à peine plus d'un quart d'heure de bataille. Elles sont bien faites comme toujours surtout les plans des marées humaines dévalant les escaliers du palais. Mais que c'est lent au début du film ! Du côté des décors, je n'ai pas trop apprécié le clinquant des intérieurs, c'était peut-être comme cela à l'époque mais bon, je ne me l'imaginais pas comme cela en visitant la Cité Interdite. En fait, il n'y a que la beauté de Gong Li qui rattrape un peu le tout de ce film assez banal.
Genre : Drame Réalisateur : L. Koulechov Acteurs : A. Khokhlova,   S. Komarov Année de production 1926 Pays : Russie Durée : 1h21 Note spectateur : Note presse : -
Synopsis (Source Allociné) : Un groupe de chercheurs d'or au Klondyke decouvre un filon. Mais un Irlandais abat deux des pionniers afin de devenir le seul proprietaire de l'or.
Ma critique : Ce film fait partie du haut du panier des films soviétiques des années 20. Soit-disant... Heureusement que je n'ai pas accès aux autres car "Dura Lex" présente pour moi peu d'intérêt. Je m'attendais à avoir le fameux effet Koulechov, je ne l'ai pas vu ou mal vu. L'histoire est assez linéaire avec juste une petite dose d'anti-capitalisme (un des hommes tue ses compagnons pour s'emparer de l'or qu'ils extraient d'une mine ou peut-être est-ce plutôt car il ne supporte pas qu'ils se moquent de lui continuellement). Après s'en suit tout un débat moral sur le fait qu'il faut qu'il soit jugé. Finalement le couple de survivant monte un simulacre de justice et le pend. On croit que c'est fini mais il n'en est rien. Comme par enchantement, l'homme apparaît au seuil de la maison la corde au cou et s'empare de sa part de butin avant de partir... Assez étonnant...
Genre : Drame Réalisateur : K. Mizoguchi Acteurs : M. Mori,   M. Kyô Année de production 1955 Pays : Japon Durée : 1h35 Note spectateur : Note presse : -
Synopsis (Source Allociné) : En Chine au IXe siècle. Alors que les émissaires du nouvel empereur, fils du héros de cette histoire, viennent signifier à l'ex-empereur, son père, d'avoir à quitter le palais, ce dernier évoque le souvenir de Kwei-Fei, sa seconde épouse qu'il aima beaucoup.
Ma critique : Mizoguchi trahit un peu l'histoire afin de pouvoir la filmer un peu comme dans un théâtre, on a l'impression que l'empereur et Yang Kwei Fei ont vécu peu de temps ensemble alors que cela a duré plus de quinze ans. En fait, le cinéaste s'est concentré plus sur la genèse de leur amour en le romançant un peu. Ce que j'ai surtout aimé dans ce film, c'est l'utilisation des couleurs, pour une première en couleur Mizoguchi réalise un coup de maître.
Genre : Science-Fiction Réalisateur : F. McWilcox Acteurs : W. Pidgeon,   A. Francis Année de production 1957 Pays : US Durée : 1 h 38 Note spectateur : Note presse : -
Synopsis (Source Allociné) : Au 22e siècle, un croiseur sidéral atterrit sur la planète Altair 4 ou les seuls habitants sont un docteur et sa fille, débarqués vingt ans plus tôt avec une expédition dont les membres furent exterminés par une force inconnue.
Ma critique : Bien sûr ce film est assez kitsch avec les uniformes ringards des explorateurs, les mini-jupes de la fille et les transmetteurs à la Star Trek. Quand on les voit tirer avec leur pistolet laser sans vraiment trop y croire, on a pitié pour eux. Mais j'ai mis deux étoiles à cause de la fin dont je ne me souvenais plus : le monstre invisible est un produit du subconscient du professeur incarnant toutes ses pulsions les plus primaires, cela change de la classique opposition entre les bons et les méchants.
Genre : Drame Réalisateur : J. Renoir Acteurs : V. Tessier,   P. Renoir Année de production 1933 Pays : FR Durée : 2h Note spectateur : Note presse : -
Synopsis (Source Allociné) : Adaptation du celebre roman du Flaubert qui raconte les terribles desillusions d'Emma, epouse romanesque d'un officier de sante qui vit a la campagne. Cette evocation de la vie francaise vers 1850 fut boudee par le public. L'echec du film, produit par Gallimard, s'explique par une recherche constante de la theatralite.
Ma critique : Pour moi, la référence en matière de film pour Madame Bovary est celui de Claude Chabrol. Je trouve Isabelle Huppert excellente mais surtout dans le rôle du médecin un peu maladroit et dépassé par les événements. Après avoir vu celui de Jean Renoir, je reste sur mes positions. Le film est toujours aussi fidèle au livre mais je trouve que l'on sent moins la satire de la bourgeoisie provinciale du 19ème siècle que dans la version de Chabrol.
Genre : Comédie, Romance Réalisateur : J. Delpy Acteurs : A. Goldberg,   J. Delpy Année de production 2007 Pays : Fr, All Durée : 1h36 Note spectateur : Note presse :
Synopsis (Source Allociné) : Marion, photographe d'origine française, vit à New York avec Jack, architecte d'intérieur. Pour donner un nouveau souffle à leur relation, ils partent en voyage à Venise - mais leur séjour est gâché lorsque Jack attrape une gastro-entérite... Ils décident alors de se rendre à Paris où Marion a toujours des attaches.
Là encore, l'escapade amoureuse tourne court : entre les parents envahissants de la jeune femme, ses ex-petits copains dragueurs et la manie de Jack à prendre en photo la moindre
pierre tombale, le couple ne trouve aucun répit !
Parviendront-ils à surmonter la tempête ? Ou passeront-ils maîtres dans l'art de la dispute ?
Ma critique : La confrontation des cultures américaines et françaises est un peu caricaturale (voir par exemple lorsque les parents de Marion servent du lapin) et archi-classique. Il y a aussi quelques effets spéciaux à la "Amélie Poulain" qui sentent assez le réchauffé et des séquences téléphonées comme lorsque Jack croise un homosexuel dans un fast-food. Et a part ça, quelques séquences bien faites sur les difficultés d'un couple improbable.
Genre : Drame Réalisateur : M. Pialat Acteurs : J. Yanne,   M. Jobert Année de production 1972 Pays : ITL, FR Durée : 1h30 Note spectateur : Note presse : -
Synopsis (Source Allociné) : Un homme ne peut se résoudre à divorcer ni à quitter definitivement sa maîtresse.
Ma critique : Ah là, c'est quand même bien mieux que la critique précédente ("2 days in Paris"). Là aussi, c'est l'histoire d'un couple improbable dont on ne comprend pas pourquoi ils se sont trouvés et surtout pourquoi ils restent ensemble malgré leurs séparations à répétition. Par habitude, peur d'être seul probablement. Jean Yanne est très bon en gros beauf, râleur qui ne fait que rabaisser sa maîtresse. Ce film vaut surtout par sa simplicité dans la réalisation, l'action.
Genre : Drame Réalisateur : L. Visconti Acteurs : S. Mangano,   G. Forbe Année de production 1972 Pays : ITL, FR, All Durée : 3h50 Note spectateur : Note presse : -
Synopsis (Source Allociné) : Evocation du règne de Louis II de Bavière, protecteur des arts, et en particulier de Richard Wagner qui dut son salut et la possibilité de réaliser ses plus belles oeuvres grâce à ce monarque...
Ma critique : Cela faisait longtemps que je voulais le voir. Comme toujours avec Visconti la caméra se balade, il y a des gros zoom qui m'énervent, c'est pour cela peut-être que je n'ai mis que trois étoiles. Pour la longueur aussi , 3 heures 50. C'est vrai qu'il faut bien cela pour comprendre le lent cheminement vers la folie de Ludwig mais c'est dur de le voir d'une traite. Helmut Berger est excellent dans le rôle de Ludwig, il sait très bien rendre la folie du roi comme il l'avait fait avec Martin dans "Les damnés". On retrouve même ici dans ce film Romy Schneider qui joue le rôle de l'impératrice Elisabeth (Sissi). J'ai beaucoup aimé la façon de faire intervenir sous forme d'"entretien" ou "confession" les personnes composant l'entourage de Ludwig, c'est un bon moyen de comprendre son évolution. Et puis évidemment, il y a la belle musique de Wagner, les châteaux de Linderhoff (avec sa célèbre grotte dédiée aux oeuvres de Wagner) et Neuschwanstein que j'ai revus avec grand plaisir.
Genre : Policier Réalisateur : B. De Palma Acteurs : J. Hartnett,   S. Johansson Année de production 2005 Pays : US, All Durée : 2h50 Note spectateur : Note presse :
Synopsis (Source Allociné) : Dans les années 40, à Los Angeles, Bucky et Lee, deux inspecteurs, s'attaquent à une affaire de meurtre particulièrement difficile. Une starlette, Elizabeth Short, a été découverte atrocement mutilée. Sa beauté et sa fin tragique deviennent les sujets de conversation de toute la ville.
Certains sont prêts à tout pour en tirer bénéfice... ou cacher leurs secrets. Quels étaient les liens de la victime avec la puissante famille Linscott ? Que vivait-elle dans son intimité ? Et avec qui ? Au-delà des apparences, l'enquête commence...
Ma critique : En voulant écrire la critique de ce film que j'ai vu il y a quelques jours, je m'aperçois qu'il ne m'a pas laissé de grands souvenirs. C'est de mauvais augure. Je n'ai pas pris non plus beaucoup de notes lors de son visionnage. J'ai juste noté que l'on ne voit pas la victime lors du meurtre et qu'il y a des belles contre-plongées... pas bien lourd ! Le réalisateur même trois histoires gravitant autour de l'enquête policière. Voilà, c'est tout, deux étoiles parce que l'ambiance de film noir était pas mal rendue mais pour le reste...
Genre : Fantastique Réalisateur : A. Adamson Acteurs : G. Henley,   S. Keynes Année de production 2004 Pays : US Durée : 2h20 Note spectateur : Note presse :
Synopsis (Source Allociné) : Le Monde de Narnia : chapitre 1 conte la lutte entre le bien et le mal qui oppose le magnifique lion Aslan aux forces des ténèbres dans le monde magique de Narnia. Grâce à ses sombres pouvoirs, la Sorcière Blanche a plongé Narnia dans un hiver qui dure depuis un siècle, mais une prédiction révèle que quatre enfants aideront Aslan à rompre la malédiction. Lorsque Lucy, Susan, Edmund et Peter Pevensie, quatre frères et soeurs, découvrent ce monde enchanté en y pénétrant à travers une armoire, tout est en place pour une bataille de proportions épiques...
Ma critique : Je croyais avoir déjà écrit la critique de ce film après l'avoir vu au cinéma. En fait, ce n'est pas le cas. Je ne connais pas le livre mais le film ne m'a pas du tout donné envie de le lire. Ce film essaye de surfer sur la vague du "Seigneur des Anneaux" et d"Harry Potter" mais contrairement à ces deux mondes, le monde de Narnia n'est fait que pour les enfants. Il n'y est pas possible de le voir à un autre niveau sauf si on adhère à la la morale américaine un peu beta (je fais référence à la notion de trahison, sacrifice,... si chère à nos amis outre-atlantique). Le ridicule est atteint lorsque les héros rencontrent le père Noël. Ben non, désolé, je n'y crois plus !!! Il reste des belles images et effets spéciaux mais qui n'ont pas la magie d'un Walt Disney. En conclusion, super pour les 6 à 12 ans (et encore vue la longueur du film, je ne suis pas sûr qu'ils ne s'endorment pas, moi je me suis bien endormi en voyant le premier Star Wars à sa sortie, j'avais dix ans à l'époque). Au délà, passez votre chemin.
Genre : Comédie dramatique Réalisateur : F. Fellini Acteurs : A. Sordi,   F. Fabrizi Année de production 1952 Pays : FR, ITL Durée : 1h43 Note spectateur : Note presse : -
Synopsis (Source Allociné) : A la fin de l'été, dans les rues désertées d'une station balnéaire italienne, cinq amis d'une trentaine d'années, surnommés "les Vitelloni", se promènent oisivement. Sans travail, sans projet sérieux, ils rêvent, fuient les responsabilités et se laissent bercer par le temps.
Leur leader s'appelle Fausto et a séduit la soeur de son ami Moraldo.
Ma critique : Je n'ai pas rentré beaucoup de critiques ces derniers temps. Je n'ai pas vu grand-chose ou j'ai vu des films pour lesquels j'avais déjà fait des critiques. Et puis, j'ai pas mal été énervé par quelqu'un qui s'amuse à spammer mon blog avec des commentaires contenant des liens promotionnels que je dois effacer tous les jours. Monsieur le spammeur, si vous lisez aussi mon blog, ça ne sert à rien de perdre votre temps à mettre des commentaires bidons, ceci n'est qu'un tout petit site qui a à peine 5000 visites par mois. Je reviens au film. ça papillonne moins que dans les autres Fellini et c'est très linéaire. C'est un film d'ambiance sur la vie de cinq oisifs, renvoyant aux questions de notre existence (là, je vais peut-être un peu loin mais il faut dépasser la simple histoire). La musique de Nino Rota est excellente et j'ai bien aimé les variations autour de la musique des "Temps modernes" lors du Carnaval. Cette scène du Carnaval est d'ailleurs superbe même si on peut regretter la couleur, il faut la deviner ! Il y a une autre belle scène que j'ai notée, lorsque Fausto fait du pied à une autre femme dans un cinéma alors qu'il est accompagné de la sienne.
Genre : Comédie Réalisateur : R. Scott Acteurs : R. Crowe,   A. Finney Année de production 2004 Pays : US Durée : 1h58 Note spectateur : Note presse :
Synopsis (Source Allociné) : Max Skinner, un banquier d'affaires anglais, hérite du vignoble provençal où il passait autrefois ses vacances d'été aux côtés de son oncle. Il y retrouve Francis Duflot, le vigneron qu'il a connu enfant et qui veille depuis trente ans sur les cépages.
Alors qu'il prend possession de ses terres, Max apprend qu'il est suspendu suite à une de ses transactions douteuses. Il se résout à s'installer quelque temps dans la propriété. Sachant qu'un château et un vignoble peuvent valoir plusieurs millions de dollars si le vin est bon, il envisage de vendre. Pourtant, il faut se rendre à l'évidence : le domaine ne produit qu'une horrible vinasse.
Max commence peu à peu à goûter la douceur de la vie provençale, mais une jeune Californienne, Christie Roberts, débarque soudain et prétend qu'elle est la fille illégitime de l'oncle décédé, ce qui pourrait faire d'elle l'héritière du domaine...
Ma critique : Un trader découvre le sens de sa vie grâce au vignoble légué par son oncle. C'est un sujet qui aurait dû m'intéresser. C'est d'ailleurs la seule raison qui m'ait fait regarder ce film car les critiques n'étaient pas vraiment bonnes. Et je comprends ! Le personnage du trader est hyper caricatural : sans coeur, ne pensant qu'à l'argent et à son travail. Il est prêt à vendre la vigne reçue en héritage trahissant ainsi son oncle pour de l'argent. Mais... il réalisé progressivement que cette vigne a plus de sens que son book d'obligations. Rajoutez à cela un petit mystère (L'appelation "Le coin perdu") et un histoire d'amour (avec Marion Cotillard !) et vous obtenez un film sans surprise et surtout sans intérêt.
Genre : Thriller Réalisateur : P. Webber Acteurs : G. Ulliel,   G. Li Année de production 2006 Pays : Tchèquie, ITL, UK, F Durée : 2006 Note spectateur : Note presse :
Synopsis (Source Allociné) : Comment un petit garçon comme les autres est-il devenu l'un des criminels les plus fascinant qui soit ? Au travers du parcours atypique d'un adolescent meurtri par les atrocités vécues pendant la Seconde Guerre Mondiale, suivez la naissance de l'incarnation absolue du mal... Hannibal Lecter.
Ma critique : Quatrième opus de la série, heureusement moins sanglant que le ridicule "Hannibal". C'est toujours intéressant de comprendre comment un monstre peut naître (cf. ma critique sur "Les damnés" par exemple). Ici, tout est un peu exagéré et surtout je trouve que le cinéaste occulte complètement la construction psychologique d'Hannibal. On passe directement de la cause de sa folie à huit ans plus tard où il a effectivement basculé. Après, le reste n'est que l'histoire d'une vengeance avec une pâle poursuite entre le policier et Hannibal et des allusions crétines à Vichy. Evidemment, c'est un peu sanglant mais même pas peur...
Genre : Comédie dramatique Réalisateur : C. Berri Acteurs : A. Tautou,   G. Canet Année de production 2007 Pays : FR Durée : 1h37 Note spectateur : Note presse :
Synopsis (Source Allociné) : La rencontre de quatre destins croisés qui vont finir par s'apprivoiser, se connaître, s'aimer, vivre sous le même toit.
Camille fait des ménages le soir dans les bureaux et dessine avec grâce à ses heures perdues. Philibert est un jeune aristocrate féru d'histoire, timide, émotif et solitaire, il occupe un grand appartement que possède sa famille. Franck est cuisinier, viril et tendre, il aime infiniment sa grand-mère, Paulette, une vieille dame fragile et drôle.
Leurs doutes, leurs chagrins, c'est ensemble qu'ils vont apprendre à les adoucir, pour avancer, réaliser leurs rêves. Ils vont se découvrir et comprendre qu'ensemble, on est plus fort.
Ma critique : Ma note est surtout pour la première partie du film. La deuxième est plus conventionnelle et le happy end classique. D'accord, certains rôles sont caricaturaux comme l'aristo fin de race flanqué d'une famille grenouille de bénitier, quelques effets sont un peu téléphonés comme la mort de la grand-mère. Mais, une grande partie du film est toute en finesse. Ce fragile équilibre amical dans l'appartement familial est très bien rendu, avec beaucoup d'humour et d'humanité. Il fallait bien que cela finisse. Claude Berri a choisi une fin heureuse, bon ok, ça a le mérite d'être optimiste. Et surtout, surtout... les acteurs sont fantastiques comme à leur habitude. Je veux bien sûr parler d'Audrey Tautou et de Guillaume Canet.
Genre : Comédie dramatique Réalisateur : J. Tati Acteurs : J. Tati,   M. Kimberly Année de production 1971 Pays : NTL, FR Durée : 1h32 Note spectateur : Note presse : -
Synopsis (Source Allociné) : La société automobile française Altra tente de se faire remarquer au salon d'Amsterdam avec une cylindrée qui se transforme en maison roulante. Monsieur Hulot accompagne le dessinateur de la voiture pour lui servir d'interprète et préparer le stand de la société.
Ma critique : J'ai retrouvé avec plaisir la patte habituelle de Tati : peu de dialogues surtout de la part de Hulot, beaucoup de bruitages, la relation de l'homme avec la machine, la technologie avec toute la scène superbe montrant la modularité du camping-car. Cette description de l'aliénation à l'automobile avec notamment les gros plans sur les conducteurs montrant leurs mimiques est superbe mais il manque la poésie de "Mon Oncle" mis à part dans quelques scènes comme par exemple après le carambolage lorsque les conducteurs sortent de leur voiture dans un ballet assez amusant. Il y a plein d'autres très belles scènes avec de très bons gags : le chien écrasé, les essuies-glace qui se comportent comme les occupants de la voiture allant soit lentement, soit rapidement ou dans tous les sens, les deux mécaniciens qui réparent la voiture en se passant les outils lentement comme pour mimer la scène des astronautes sur la lune vue juste avant à la télévision. Enfin, la scène finale montrant l'imbrication des voitures dans tous les sens avec les piétons se frayant un chemin parmi elles est magnifique.
Genre : Comédie dramatique Réalisateur : T. Angelopoulos Acteurs : E. Kotamanidou,   A. Georgouli Année de production 1975 Pays : Grèce Durée : 3h41 Note spectateur : - Note presse : -
Synopsis (Source Allociné) : De 1939 a 1952, une troupe de comédiens itinérante présente un spectacle à travers la Grèce.
Ma critique : Ma critique va être un copier-coller de la précédente faite sur un film d'Angelopoulos ("Eleni"). Que c'est long et froid. On est vraiment perdu par les sauts dans le temps des années 40 à 1952. Mon manque de culture sur l'histoire grecque me fait énormément défaut pour apprécier pleinement ce film. J'ai vu quasiment tous les films d'Angelopoulos. J'ai trouvé ses films "universels" comme "L'éternité et un jour", "Le regard d'Ulysse" ou "Le pas suspendu de la cigogne" fantastiques. En revanche, ses films plus tournés vers l'histoire grecque ("Eleni", "Jours de 36", "Le voyage des comédiens") sont pour moi esthétiquement superbes mais trop confus et surtout j'ai à chaque fois du mal à rentrer dans l'histoire, me sentir concerné, m'identifier à un personnage central (qui fait d'ailleurs souvent défaut). Allez, quelques remarques positives maintenant ! Angelopoulos adore le plan séquence et ne fait jamais (sauf erreur de ma part) de champ contre-champ. Lors de la scène de l'exécution, on voit seulement le condamné puis la caméra recule et on voit enfin les fusils des soldats. L'effet est bien meilleur que s'il y avait eu un changement de plan. J'ai retrouvé aussi une scène tournée partiellement dans un miroir comme dans "L'éternité et un jour", on voit ainsi de face dans un même plan le personnage principal et ses interlocuteurs. Une petite dernière pour finir : la scène des comédiens jouant devant les soldats anglais avec toujours le même décor bucolique avec ses moutons a en arrière plan la mer. La composition est très belle.
Genre : Drame Réalisateur : T. Angelopoulos Acteurs : A. Aidini,   N. Poursadinis Année de production 2003 Pays : FR, ITL, Grèce Durée : 2h50 Note spectateur : Note presse :
Synopsis (Source Allociné) : Eleni commence quand l'Armée Rouge entre triomphalement dans la ville d'Odessa en 1919, provoquant l'exode de tous les étrangers, y compris de l'importante communauté grecque, qui, lors de la révolution d'octobre, s'était rangée du côté des Russes blancs. L'histoire se poursuit en Grèce avec l'arrivée et l'installation des réfugiés dans un pays qui vient de sortir d'une série de guerres balkaniques et de la Première Guerre mondiale.
Ma critique : Le premier aspect de ce film que j'ai vu, c'est sa longueur. Je comprends que pour ce type de films, il faille un peu de longueur mais là, je n'ai pas pu tout suivre. Et comme pour d'autres des films d'Angelopoulos, ne connaissant pas vraiment l'histoire de la Grèce moderne, j'ai un peu perdu le fil et surtout ne me suis pas senti concerné.
C'est bien dommage car comme toujours, esthétiquement c'est parfait. La musique omniprésente est superbe même si je n'aime pas vraiment l'accordéon. J'ai même retrouvé la musique de "Il était une fois en Amérique" lorsque la petite fille danse dans l'arrière-salle du restaurant de ses parents. Sympa ! Du côté de l'image, c'est rempli de plans séquence comme toujours. Voici quelques exemples des plus belles scènes que j'ai remarquées :
- la scène de l'enterrement où les bâteaux entourent la barge du mort. Les autres scènes de bateaux lors des crues sont aussi très bien faites. Les coques et les rames sur l'eau donnent un aspect un peu géométrique à la scène (cf. ma critique sur Satyricon).
- Les plans séquence vers la maison d'enfance d'Eleni notamment lorsqu'ils reviennent vers la maison à la mort du père et voient les moutons pendus à l'arbre. On avance et découvre lentement la scène. Bien mieux qu'un gros plan après un changement de plan.
Voilà, sinon l'histoire d'amour ne m'a pas vraiment touchée. Je l'ai trouvé assez banale.
Genre : Aventure Réalisateur : F. Lang Acteurs : P. Hidschmid,   D. Paget Année de production 1958 Pays : All Durée : 1h38 Note spectateur : Note presse : -
Synopsis (Source Allociné) : La suite des aventures de la belle Indienne Seetha et de l'architecte Berger, poursuivis par le maharadjah. Apres moult péripéties, ce dernier comprendra qu'il est vain d'harceler des amoureux et deviendra le disciple d'un sage religieux.
Ma critique : Dans ma critique du "Tigre du Bengale", j'avais écrit que j'étais frustré qu'il s'arrête en plein milieu (je ne savais pas au début du film qu'il y avait une suite) mais que je n'irai pas forcément voir la suite. Finalement je l'ai fait car j'ai récupéré dernièrement la cassette vidéo. . Comme le premier opus, c'est un classique film d'aventures avec de beaux décors mais où on ne retrouve pas la patte de Fritz Lang pendant sa période allemande. J'ai eu aussi une petite frustration en voyant ce film : il est en version française alors que j'avais vu "Le tigre du Bengale" en version originale. C'était rigolo de voir des indiens parler allemand ! Dommage...
Genre : Expérimental, Aventure Réalisateur : A. Jodorwsky Acteurs : A. Jodorowksy,   A. Salinas Année de production 1973 Pays : US, Mexique Durée : 1h54 Note spectateur : Note presse :
Synopsis (Source Allociné) : Après une série de procès et de tribulations, un voleur vagabond rencontre un maître spirituel qui lui présente sept personnages riches et puissants, représentant une planète du système solaire. Ensemble ils entreprennent un pèlerinage vers la Montagne Sacrée afin d'en déloger les dieux qui y demeurent et atteindre l'immortalité.
Ma critique : Je ne connaissais Jodorowsky qu’à travers la bande dessinée (Les Méta-Barons, L’incal). Ce que j’aime dans ces BD, c’est surtout le dessin de Giminez ou Janjetov et pas vraiment les scénarios de science-fiction un peu simplistes de Jodorowsky. Je m’attendais donc à un film de science-fiction pas trop mauvais mais sans plus et peut-être un peu tordu comme par exemple « Immortel » de Bilal. Vous vous doutez que cela n’a pas été le cas puisque j’ai mis quatre étoiles à ce film. C’est un film philosophique (on y retrouve Sartre, Nietzsche et bien sûr Freud), très ouvert et très critique de la société actuelle. Un peu comme Tarkovksi, il prône le retour aux valeurs spirituelles et l’abandon du matérialisme. Visuellement c’est extrêmement bien fait et cela ne tombe jamais dans l’ ésotérisme et un esthétisme à deux sous d’un Aronofsky (voir ma critique sur « The fountain »). J’ai beaucoup aimé l’utilisation de l’effet Koulechov à plusieurs moments du film (couper une scène par une image ayant pour but d’expliquer, modifier l’impression des images précédentes). J’aurais bien aimé ue Jodorowsky décrive le même type d’univers dans ses BD !
Genre : Aventure Réalisateur : T. Scott Acteurs : T. Cruise,   T. Skerritt Année de production 1985 Pays : US Durée : 1 h 49 Note spectateur : Note presse : -
Synopsis (Source Allociné) : Les amours d'un professeur et d'un pilote hors-pair et tête brûlée dans une école de haut niveau, "Top-Gun", de l'aéronavale US.
Ma critique : J'ai la mauvaise habitude de mettre de temps en temps un film en fond sonore tout en faisant autre chose en même temps. Aujourd'hui c'était avec "Top Gun". Et finalement, je l'ai regardé en entier. Non pas que j'ai été tellement captivé que je n'ai pu m'empêcher de le regarder. C'est plutôt car je voulais voir ce que rendaient les dialogues en version originale. Et bien, ils sont aussi tartes que dans la version française. Du genre : "il y a vingt nouveaux fous furieux qui arrivent tous les deux mois, faites le calcul". Et alors ? ça fait deux cent quarante par an. Qu'est-ce que ça change ? Et ce n'est pas la seule perle du dialogue interrompu où les dialoguistes veulent nous faire deviner nous-mêmes la suite (ils se prennent pour Tonino Guerra ou quoi ?). Les autres dialogues sont bourrés de termes techniques auxquels on ne comprend rien. ça, c'est fait pour faire réaliste mais franchement c'est très tarte et n'apporte pas grand chose. Le clou du film : lorsque Monsieur Cruise nous fait partager tout son talent d'acteur. Kelly McGillis lui avoue au cours d'une engueulade qu'elle est amoureuse de lui, il prend son air ahuri (sa deuxième et seule expression). Regardez "Jour de Tonnerre", c'est la même scène avec Nicole Kidman (et les voitures à la place des avions). Donc ce film est pitoyable, ringard, montrant la toute puissance américaine (il n'y a pas de bons pilotes chez les autres). La seule étoile attribuée est pour les belles scènes de combats aériens. Une vraie pub pour le F-14.
Genre : Drame, Policier Réalisateur : M. Pialat Acteurs : G. Depardieu,   S. Bonnaire Année de production 1987 Pays : FR Durée : 1h47 Note spectateur : Note presse : -
Synopsis (Source Allociné) :
La jeune Mouchette, 16 ans, tue son amant. Tout le monde pense que le défunt s'est suicidé. Mais l'adolescente ressent le besoin de confier son crime à l'abbé Donissan, le vicaire du village. Une relation étrange, malsaine et fallacieuse se noue entre eux.
Ma critique : C'est difficile de voir l'adaptation d'un livre aussi magnifique. Pialat s'en sort plutôt bien même si je trouve qu'on arrive pas à sentir toute la lente évolution de l'abbé vers la grâce. Le fait que Pialat soit athée est probablement un atout. Ce n'est pas un film d'un chrétien sur deux prêtres mais un film sur la grâce. Ceux qui ont lu mes critiques des films de Robert Bresson noteront que c'est un thème qui m'attire tout particulièrement. J'ai beaucoup aimé la façon d'éviter par moments le champ - contre-champ lors du dialogue entre deux personnages. Au lieu de faire une coupe ou de bouger la caméra, Pialat se concentre sur un seul des personnages. Afin d'éviter la lassitude du style, il ne l'utilise pas systématiquement et revient de temps en temps vers le classique champ - contre-champ. Enfin, Gérard Depardieu, que je n'aime pas généralement, est époustouflant dans son rôle. C'est bien dommage qu'il ait dérivé vers des rôles comme Obélix. Sandrine Bonnaire est comme toujours magnifique dans le rôle de Mouchette.
Genre : Réalisateur : J. Schnabel Acteurs : M. Amalric,   E. Seigner Année de production 2007 Pays : FR, US Durée : 1h52 Note spectateur : Note presse : -
Synopsis (Source Allociné) : Le 8 décembre 1995, un accident vasculaire brutal a plongé Jean-Dominique Bauby, journaliste et père de deux enfants, dans un coma profond. Quand il en sortit, toutes ses fonctions motrices étaient détériorées. Atteint de ce que la médecine appelle le "locked-in syndrome", il ne pouvait plus bouger, parler ni même respirer sans assistance.
Dans ce corps inerte, seul un oeil bouge. Cet oeil, devient son lien avec le monde, avec les autres, avec la vie. Il cligne une fois pour dire "oui", deux fois pour dire "non". Avec son oeil, il arrête l'attention de son visiteur sur les lettres de l'alphabet qu'on lui dicte et forme des mots, des phrases, des pages entières...
Avec son oeil, il écrit ce livre, Le Scaphandre et le papillon, dont chaque matin pendant des semaines, il a mémorisé les phrases avant de les dicter...
Ma critique : Ce film m'a fait penser à "Mar Adentro". Même s'il n'évoque pas l'euthanasie, "Le scaphandre et la papillon" montre un homme coincé dans son corps. Mais là où "Mar Adentro" était à mon goût trop tourné vers le pathos, "Le scaphandre" se concentre plus sur la vie intérieure du personnage principal. Son corps est mort mais son esprit est toujours vivant. Il dépend de son corps qui va le tuer. Tout le début du film où l'on voit à travers les yeux du héros est magnifique. On s'identifie avec le personnage et comme lui on voudrait sortir de sa carcasse. Il y a quelques longueurs par ci par là qui m'ont fait retirer une étoile. Il n'y a pas trop d'histoire (je ne sais pas exactement comment dire les choses car il y a une histoire mais ce qui manque surtout, c'est peut-être une intrigue). Mathieu Amalric joue superbement grâce à son regard captivant.
Genre : Science-Fiction Réalisateur : M. Bay Acteurs : E. McGregor,   S. Johansson Année de production 2004 Pays : US Durée : 2 h 12 Note spectateur : Note presse :
Synopsis (Source Allociné) : D'ici quelques décennies...
Lincoln Six-Echo et sa camarade Jordan Two-Delta font partie des centaines de Produits d'une immense colonie souterraine où la vie est étroitement surveillée et régie par des codes très stricts. Le seul espoir d'échapper à cet univers stérile est d'être sélectionné pour un transfert sur "l'Île". A en croire les dirigeants de la colonie, l'Île serait le dernier territoire à avoir échappé à la catastrophe écologique qui ravagea notre planète quelques années auparavant et en rendit l'atmosphère à jamais irrespirable...
Lincoln, comme la totalité de ses congénères, a longtemps cru à ce paradis. Mais depuis quelque temps, des cauchemars récurrents troublent ses nuits, et le jeune homme commence à s'interroger sur le sens de sa vie et les restrictions faites à sa liberté.
Poussé par une curiosité tenace, Lincoln découvre bientôt l'atroce vérité...
Ma critique : Le thème est intéressant : dans un futur proche, une entreprise privée "élève" des clones afin de permettre à des personnes fortunées de bénéficier d'organes de rechange en cas de maladie incurable. La culture "in vitro" ne marchant pas, ils sont vivants et conscients. C'est un peu comme dans "Matrix", pour survivre le corps a besoin d'être conscient. Après cela, ce n'est qu'un film d'action bien fait avec de beaux effets spéciaux, un brin de moralité (le mercenaire se retourne contre ses commanditaires). Bref, un film comme sait les faire Michael Bay.
Genre : Comédie dram., Science-fiction Réalisateur : T. Gilliam Acteurs : J. Pryce,   R. De Niro Année de production 1984 Pays : UK, US Durée : 2 h 25 Note spectateur : Note presse : -
Synopsis (Source Allociné) : Dans un monde sous haute surveillance, Sam, employé fidele mais peu ambitieux du ministère de l'Information, se refugie dans ses rêves, seule parade autorisée car invérifiable.
Ma critique : Une fois n'est pas coutume, aujourd'hui je publie la critique d'un ami sur "Brazil". Hier, j'ai fait une séance ciné-club à la maison et je souhaitais faire découvrir à mes amis un de mes films fétiches. Voici la critique de David (merci à toi !) :
Avec le recul, je pense que Brazil est un grand film. Malheureusement, et peut-être parce que j'étais fatigué lors de sa projection, j'ai eu le sentiment qu'il souffrait de quelques longueurs. Ca ne l'empêche aucunement d'être une oeuvre visionnaire, qui si on la replace dans son contexte, n'en est que plus impressionnante.
J'ai eu peur que l'univers du film, kafkaïen et foisonnant d'idées, soit privilégié au détriment de l'intrigue mais la conclusion implacable m'a comblé.
Le seul défaut qui m'a vraiment chagriné, bien plus que les quelques passages longuets et dispensables, c'est l'absence d'émotion réelle dans le film. Les personnages sont tellement clichés (à défaut d'être archétypaux) qu'ils deviennent très rapidement ennuyeux. Cependant, quelques personnages secondaires arrivent parfois à surprendre et à émouvoir.
Pour conclure, je résumerai ce film en quelques mots : une mise en scène formidable, un univers déjanté, des scènes d'anthologie et une fin fantastique (même si Philip K. Dick utilisait bien avant Terry Gilliam ce ce type de retournement de situation dans ses romans) mais une oeuvre imparfaite dont le potentiel reste malheureusemment supérieur à ce qu'est le résultat final.
Je suis d'accord avec cette critique. Moi aussi, j'ai noté quelques longueurs que je n'avais pas remarquées lors de mes (nombreux) précédents visionnages. Mais ce film est toujours pour moi aussi fantastique pour son côté déjanté, visionnaire, pessimiste. Je lui conserve quand même toujours ses quatre étoiles !
Genre : Drame, Policier Réalisateur : R. Scott Acteurs : R. Crowe,   D. Washington Année de production 2008 Pays : US Durée : 2h37 Note spectateur : Note presse :
Synopsis (Source Allociné) : Début des années 1970, New York. Frank Lucas a vécu pendant vingt ans dans l'ombre du Parrain noir de Harlem, Bumpy Johnson, qui en fait son garde du corps et confident. Lorsque son patron succombe à une crise cardiaque, Lucas assure discrètement la relève et ne tarde pas à révéler son leadership, son sens aigu des affaires et son extrême prudence, en prenant pour auxiliaires ses frères et cousins et en gardant un profil bas. Inconnu de la police comme des hautes instances de la Cosa Nostra, Lucas organise avec la complicité d'officiers basés au Vietnam un véritable pont aérien et importe ainsi par avions entiers des centaines de kilos d'héroïne pure, qu'il revend à bas prix dans les rues de New York.
Tandis que Lucas amasse ainsi, en toute discrétion, une fortune colossale, l'inspecteur Roberts du NYPD enquête patiemment sur l'origine et le fonctionnement de ce marché parallèle d'un genre inédit, et finit par soupçonner l'insaisissable Frank Lucas. Une étrange partie de cache-cache commence alors entre ces deux solitaires perfectionnistes dont les destins seront bientôt inextricablement mêlés...
Ma critique : Au début, c'est un peu embrouillé, la présentation des deux principaux personnages prend un peu trop de temps à mon goût. Puis, la tension monte au fur et à mesure mais c'est quand même un peu long par moments. Je n'ai notamment pas vraiment trouvé d'intérêt dans les scènes de la vie privée du policier (scènes sur le jugement de la garde de son fils), les enlever aurait fait gagner près d'une demi-heure et n'aurait pas trop nui à l'intrigue. Je trouve aussi que le cinéaste passe un peu vite sur l'événement majeur du film : le gangster est discret toute sa vie et fait seulement une erreur en s'affichant avec un manteau de fourrure offert par sa femme.
Genre : Policier, Thriller Réalisateur : D. Lynch Acteurs : K. MacLachlan,   I. Rossellini Année de production 1986 Pays : US Durée : 2h Note spectateur : Note presse : -
Synopsis (Source Allociné) : Epaulée par son amie Sandy, Jeffrey, un jeune homme, mène son enquête concernant une oreille humaine trouvée dans un terrain vague. Il croise sur son chemin Dorothy Vallens, une mystérieuse chanteuse de cabaret.
Ma critique : Je continue ma découverte de l'univers de Lynch. Là, c'est bien mieux que "Sailor et Lula". On retrouve le même côté déjanté et violent qui m'a déplu pour "Sailor et Lula" mais ici, il m'a fait plus penser à "Orange mécanique" avec Dennis Hopper en gangster pratiquant l'ultra-violence gratuite. Le tout est agrémenté des rêves un peu délirants de Lynch (il a dû fumer beaucoup pour faire le film !) et le côté parano un peu artificiel au début de Kyle MacLachlan est finalement intéressant. J'ai retiré une étoile à cause de la fin un peu conventionnelle : Lynch boucle avec une fin classique de film policier alors que j'aurais préféré une fin plus ouverte ou délirante en ligne avec l'ensemble du film. Enfin, je continue quand même à trouver que les films philosophiques de Tarkovski ou d'Angelopoulos ont plus de force que les films violents de Lynch et Tarantino.
Genre : Comédie musicale Réalisateur : V. Fleming Acteurs : J. Garland,   J. Haley Année de production 1939 Pays : US Durée : 1h42 Note spectateur : Note presse : -
Synopsis (Source Allociné) : Dorothy, jeune orpheline, vit chez son oncle et sa tante. Tout irait pour le mieux si l'institutrice ne détestait pas son chien. C'est alors que Dorothy fait un rêve où elle se trouve transportée au royaume magique des Munchkins à la recherche de son chien. Les Munchkins sont des nains protégés par la bonne fée du Nord mais menacés par la méchante fée de l'Ouest. Pour retrouver son chien, Dorothy doit s'emparer des chaussures rouges de la mauvaise fée et aller voir le magicien d'Oz dans son palais d'Emeraude.
Ma critique : Je ne l'avais jamais vu et ce film est quand même considéré comme un monument du cinéma. Dans un des livres que j'ai lu sur la technique du cinéma, il est de nombreuses fois montré en exemple. Malheureusement pour moi, j'ai eu du mal à me détacher du film pour enfants un peu nunuche et je n'ai pas réussi à goûter le reste mis à part la beauté du sépia du début du film. Peut-être devrais-je le revoir en me concentrant sur autre chose que l'histoire. On verra...
Genre : Thriller, Guerre Réalisateur : S. Soderbergh Acteurs : G. Clooney,   C. Blanchett Année de production 2006 Pays : US Durée : 1h45 Note spectateur : Note presse :
Synopsis (Source Allociné) : En 1945, le correspondant de guerre américain Jake Geismer débarque à Berlin pour couvrir la conférence de Postdam où les Alliés décideront du sort de l'Allemagne vaincue, parleront de l'avenir de l'Europe... et se disputeront âprement les restes du gâteau.
Quelques années plus tôt, Jake dirigeait une agence de presse à Berlin et eut dans cette ville une liaison avec la belle Lena, mais tout cela semble bien éloigné, car la guerre a souillé, meurtri et ravagé ce que chacun avait de plus de cher. Et l'après-guerre poursuit ce travail de sape, qui affecte aussi bien les vaincus, usés par les privations, la peur et les compromissions, que les vainqueurs, décidés à se "payer sur la bête".
Le chauffeur de Geismer, le caporal Tully, est l'un de ces profiteurs, rompus à toutes les combines, livrant dans chaque secteur de Berlin petits secrets et produits de contrebande. Plus triste, il est devenu l'amant de Lena, une Lena que Jake trouve bien changée, étrangement lointaine et comme indifférente à son sort.
Lorsque Tully se fait tuer dans le secteur russe, en possession de 100 000 marks, Jake est aussi surpris que choqué de voir les Américains et les Russes classer l'affaire en un clin d'oeil. Il décide d'élucider cette mort mystérieuse, qui le rapproche insensiblement de Lena, ses secrets et ses mensonges.
Ma critique : Tobey Maguire en salaud et George Clooney qui se fait taper dessus lors de presque chaque scène d'action, ça change ! J'aime bien le choix de l'ambiance de Soderbergh : le noir et blanc, les lumières assez tranchées, la musique. Tout est fait pour rappeler les films noirs des années cinquante. Du côté de l'histoire, c'est intéressant aussi. Dans le partage du monde avec les russes, les américains ont choisi les cerveaux et même les plus impliqués dans le régime nazi sont bons à prendre tant qu'ils ont des compétences dans le domaine des fusées. Bon, le coup de Dora était facile à deviner pour ceux qui ont un peu lu sur les camps de concentration mais la distillations progressive de la vérité est plutôt bien faite.
Genre : Guerre, Drame Réalisateur : F.E. Siri Acteurs : B. Magimel,   A. Dupontel Année de production 2006 Pays : Maroc, FR Durée : 1h48 Note spectateur : Note presse :
Synopsis (Source Allociné) : Algérie, 1959.
Les opérations militaires s'intensifient. Dans les hautes montagnes Kabyles, Terrien, un lieutenant idéaliste, prend le commandement d'une section de l'armée française. Il y rencontre le sergent Dougnac, un militaire désabusé. Leurs différences et la dure réalité du terrain vont vite mettre à l'épreuve les deux hommes. Perdus dans une guerre qui ne dit pas son nom, ils vont découvrir qu'ils n'ont comme pire ennemi qu'eux-mêmes.
Ma critique : ça commence de façon assez classique : le jeune sous-lieutenant appelé bleu-bite rejoint son unité pour remplacer l'ancien lieutenant récemment tué (par erreur par sa propre unité ce qui je crois bien est arrivé souvent lors de la guerre d'Algérie). Evidemment, c'est le vieux briscard de Sergent (joué par Albert Dupontel) qui dirige vraiment l'unité et l'on sent au début l'opposition entre l'idéalisme et le manque d'expérience du sous-lieutenant avec le Sergent. C'est vu et revu cent fois dans les films sur le Vietnam mais c'était peut-être le seul artifice possible pour dénoncer les horreurs de cette guerre. A la fin, le lieutenant devient un peu comme les autres. Au passage, le film renvoie dos à dos les fellagahs et leur massacre, l'armée française avec sa gegène et ses exécutions sommaires. Il y a enfin de très belles images des paysages montagneux de l'Algérie avec leurs couleurs ocres. Le réalisateur les utilise à fond en jouant avec sa caméra.
Genre : Western, Drame Réalisateur : J. Jarmusch Acteurs : J. Depp,   G. Farmer Année de production 1995 Pays : All, US Durée : 2h14 Note spectateur : Note presse : -
Synopsis (Source Allociné) : Dans la deuxième moitié du XIXe siècle, Bill Blake, jeune comptable en route pour le confins de l'Ouest américain, entreprend un voyage initiatique où il devient malgré lui un hors-la-loi traqué. Blessé, il est recueilli par Nobody, un Amérindien lettré rejeté des siens, qui l'identifie d'emblée à son homonyme défunt, le poète anglais William Blake, et décide de sauver son âme.
Ma critique : Ce film est un vrai OVNI. Contrairement à un Western classique, il tombe par moments dans l'humour, le non-sens, la poésie. Les scènes du début sans paroles montrant le train traversant différents paysages de l'Amérique séparés par des fondus au noir (que le cinéaste utilise tout au long du film) est très révélatrice de l'ensemble du film. Les scènes de combat au pistolet ou à la carabine sont remplis d'humour grâce au côté maladroit de Johnny Depp. L'histoire montre comment un petit comptable parti chercher un travail dans l'Ouest se retrouve devenir un tueur recherché par tous. Il est aidé par un indien rejeté par sa tribu dont on ne sait pas vraiment d'où il vient. La confrontation est amusante. Les accords de guitare accompagnent superbement le film. Mon regret qui m'a fait enlever une étoile : on s'ennuie par moments dans le film qui aurait mérité un peu plus de concision.
Genre : Comédie, Drame Réalisateur : J. Reitman Acteurs : E. Page,   M. Cera Année de production 2007 Pays : Canada, Hongrie, US Durée : 1h31 Note spectateur : Note presse :
Synopsis (Source Allociné) : Juno McGuff, 16 ans, est une jeune fille qui n'a pas la langue dans sa poche mais qui, sous ses airs de dure, se cherche comme toutes les adolescentes de son âge. Alors que la plupart de ses copines de lycée passent leur temps sur Internet ou au centre commercial, Juno ne fait rien comme les autres. C'est ainsi qu'un jour où elle s'ennuie, elle couche avec Bleeker, garçon aussi charmant que peu prétentieux.
Mais quand elle tombe enceinte accidentellement, elle décide de trouver le couple de parents adoptifs idéal qui pourra s'occuper de son bébé. Avec l'aide de sa meilleure amie Leah, elle repère dans les petites annonces du journal local Mark et Vanessa Loring qui rêvent d'adopter leur premier enfant. Soutenue par sa famille, Juno fait la connaissance des Loring. Tandis que le terme de sa grossesse approche, Juno va devoir faire preuve de maturité et de courage...
Ma critique : C'est très moral et plein de bon sentiments. Il y a une bonne dose d'humour. Bref, ce film n'est là que pour attirer les dollars sans trop se fatiguer. Tous les thèmes du film sot abordés de manière superficielle. C'est du fast-cinema comme peut en faire les américains mais bon, c'est comme le MacDonald, il faut y aller de temps en temps. Ce n'est pas mauvais, se laisse regarder mais est finalement assez fade.
Genre : Drame Réalisateur : Jean Becker Acteurs : A. Dupontel,   MJ. Croze Année de production 2007 Pays : FR Durée : 1h25 Note spectateur : Note presse :
Synopsis (Source Allociné) : Antoine Méliot, la quarantaine, a tout pour être heureux : une belle épouse, deux enfants adorables, des amis sur lesquels il peut compter à tout instant, une jolie demeure dans les Yvelines et de l'argent. Mais un jour, il décide de tout saboter en un week-end : son bonheur, sa famille, ses amis. Que s'est-il passé chez cet homme pour qu'il change si étrangement de comportement ?
Ma critique : Je m'attendais à un film sur la crise de la quarantaine. Intéressant car je viens de passer ce cap. En fait, j'ai été très déçu. La première demi-heure du film est super et très prometteuse (Albert Dupontel rompt avec sa famille, ses amis, son travail), la deuxième (lorsqu'Albert Dupontel retrouve son père) moyenne et la dernière (on apprend qu'il va bientôt mourir. Désolé pour ceux qui n'ont pas vu le film) est nulle à chier. Comme s'il fallait attendre l'arrivée de la fin de sa vie pour se remettre en cause, se rendre compte que finalement pendant toutes ces années on a fait que "fonctionner", c'est-à-dire manger, dormir, se reproduire. Et pour quoi ? Je pense que ce sont des questions que l'on peut se poser bien avant la fin de sa vie. S'il n'avait pas été malade, Dupontel aurait fonctionné comme avant toute sa vie sans vraiment trouver de sens ou plutôt d'essence à son existence (merci Jean-Paul Sartre !). Alors qu'avec cette matière, Jean Becker aurait pu faire un superbe film. Il faudrait tout reprendre depuis son départ pour l'Irlande : il n'est pas malade, c'est une vraie crise existentielle. Là, plusieurs possibilités sont envisageables. Une fin morale : Dupontel revient chez les siens, c'est la voie de la raison. Et alors, soit il retrouve son fonctionnement à deux sous, soit il donne vraiment un sens à sa vie en se tournant plus vers les autres par exemple. Une fin un peu plus ouverte où il se retrouve au début d'une nouvelle phase de sa vie après avoir tout foutu en l'air. Je préfère d'ailleurs nettement "99 F", film parlant aussi d'un publicitaire qui plaque tout. Son côté déjanté et non consensuel est bien meilleur. Ultime possibilité, une fin un peu tragique où Dupontel se fait renverser par un camion en traversant la route sans avoir vraiment fait de choix. Encore mieux, il faudrait présenter les trois fins un peu comme dans "Le hasard" de Kieslowski (cf. ma critique sur ce film). Le seul intérêt de ce film c'est qu'il m'a un peu inspiré d'où la longueur de cette critique. Pour le reste, c'est une vraie bouse. Avec de l'or, Jean Becker a fait du fumier.
Genre : Drame Réalisateur : PT. Anderson Acteurs : D. Day-Lewis,   P. Dano Année de production 2007 Pays : US Durée : 2h38 Note spectateur : Note presse :
Synopsis (Source Allociné) : Lorsque Daniel Plainview entend parler d'une petite ville de Californie où l'on dit qu'un océan de pétrole coulerait littéralement du sol, il décide d'aller tenter sa chance et part avec son fils H.W. à Little Boston. Dans cet endroit perdu où chacun lutte pour survivre et où l'unique distraction est l'église animée par le charismatique prêtre Eli Sunday, Plainview et son fils voient le sort leur sourire.
Même si le pétrole comble leurs attentes et fait leur fortune, plus rien ne sera comme avant : les tensions s'intensifient, les conflits éclatent et les valeurs humaines comme l'amour, l'espoir, le sens de la communauté, les croyances, l'ambition et même les liens entre père et fils sont mis en péril par la corruption, la trahison... Et le pétrole.
Ma critique : Pendant les quinze premières minutes il n'y a pas une seule parole. C'est assez étonnant et dérangeant. Puis, ce qui devrait être une simple saga présentant la lente ascension d'un magnat du pétrole prend un angle tout à fait différent. Daniel Day-Lewis révèle peu à peu ses ressorts. Son entêtement est à la hauteur de son ambition. Tous ses actes ne sont dictés que par un objectif, il ne perd pas de temps avec ceux qui ne lui apportent rien immédiatement. J'ai seulement un peu regretté que le cinéaste passe trop rapidement de l'enfance à l'âge adulte du fils de Day-Lewis. Même si l'on comprend leur opposition future, il aurait peut-être été intéressant de montrer la lente évolution de leurs antagonismes (j'ai dû voir trop de films de Bergman pour raisonner ainsi !). Enfin Daniel Day-Lewis est excellent dans ce rôle. Sa présence à l'écran est impressionnante.
Genre : Thriller, Drame Réalisateur : J. Cohen, E. Cohen Acteurs : TL. Jones,   J. Bardem Année de production 2007 Pays : US Durée : 2h02 Note spectateur : Note presse :
Synopsis (Source Allociné) : A la frontière qui sépare le Texas du Mexique, les trafiquants de drogue ont depuis longtemps remplacé les voleurs de bétail. Lorsque Llewelyn Moss tombe sur une camionnette abandonnée, cernée de cadavres ensanglantés, il ne sait rien de ce qui a conduit à ce drame. Et quand il prend les deux millions de dollars qu'il découvre à l'intérieur du véhicule, il n'a pas la moindre idée de ce que cela va provoquer...
Moss a déclenché une réaction en chaîne d'une violence inouïe que le shérif Bell, un homme vieillissant et sans illusions, ne parviendra pas à contenir...
Ma critique : J'ai parcouru le forum sur ce film sur Allocine. Comme moi, beaucoup se posaient des questions sur le film :"Qui a pris l'argent, qui est le vieil homme à la fin ?...". J'ai toujours écrit que j'aimais bien les films ouverts. Mais ouvert ne veut pas dire tordu. Ouvert veut dire que le film pousse à la réflexion sur autre chose que l'intrigue elle-même. Ici le seul thème abordé est le changement de mode de vie, de l'environnement qu'ont connu les "vieux" du Texas comme le Shériff. Le reste des questions que l'on se pose ne concernent que l'histoire et finalement on les oublie vite. Je me lasse de ces films américains assez violents et assez stériles. Le seul intérêt réside dans l'acteur qui jour le rôle du tueur (je ne me souviens plus de son nom mais il a eu un Oscar pour le second rôle pour ce film. C'est d'ailleurs le seul Oscar mérité qu'ait remporté le film). Il est excellent dans son rôle de tueur froid. Il y a une scène intéressante avec un beau suspense où le "héros" se fait tirer dessus sans que l'on voit son agresseur. C'est à peu près tout ce qui m'a plu dans ce film.
Genre : Comédie dramatique Réalisateur : D. Lynch Acteurs : N. Cage,   L. Dern Année de production 1990 Pays : US Durée : 2h07 Note spectateur : Note presse : -
Synopsis (Source Allociné) : Sailor et Lula, deux jeunes amoureux, fuient Marietta, la mère de la jeune fille qui s'oppose à leurs amours, ainsi que toute une série de personnages dangereux et mystérieux qui les menacent. L'amour triomphera-t-il de la violence qui les entoure ?
Ma critique : Je n'aime pas trop les road movies. Le côté facilo-facile du parallèle entre le voyage physique et le parcours psychologique des personnages a tendance à m'énerver. Ici, il n'y a même pas ça d'ailleurs. J'avais vu quelques bouts avant de le visionner complètement et j'avais trouvé cela assez délirant ce qui m'attirait plutôt. Ici, c'est délirant mais très tarte et très violent. Ras le bol des films gore où il y a du sang partout. On a l'impression que ceux qui sont considérés comme de grands réalisateurs américains ne savent faire que ça (cf. ma critique sur "No country for old men" des frères Coen ou encore les films de Tarantino notamment "Pulp fiction" que je déteste. Ce n'est qu'une succession de saynètes assez sanglantes sans trop de rapport entre elles. L'image ne suffit pas pour faire un grand film. Il faut aussi une histoire). Je préfère nettement les films plus poétiques d'un Tarkoski, Angelopoulos ou les films baroques de Fellini. Enfin, un truc qui m'a vraiment beaucoup énervé : les gros plans sur la main ouverte de Lula quand elle fait l"amour. Franchement, Papi Lynch, tu crois pas que tu aurais pu trouver plus original ? Encore si cela avait été du second degré mais ce n'est même pas le cas !
Genre : Science-fiction Réalisateur : J. Boorman Acteurs : S. Connery,   C. Rampling Année de production 1973 Pays : UK, US Durée : 1h45 Note spectateur : Note presse : -
Synopsis (Source Allociné) : 2293. La Terre a été totalement dévastée et la société est divisée en plusieurs castes : les Brutes, les Exterminateurs et les Barbares qui vouent un culte sans limites au dieu Zardoz. Tous oeuvrent pour les Éternels, un groupe d'humains immortels. Ce nouvel équilibre social va être bouleversé lorsque Zed, un Exterminateur, décide de pénétrer chez les Éternels, défiant ainsi le dieu Zardoz...
Ma critique : Sean Connery est bien ridicule en short rouge dans ce film qui fleure bon les seventies. C'est hyper kitsch et sans vraiment beaucoup d'intérêt. Une seule scène a un intérêt à mes yeux : la scène de la tuerie finale où les anciens immortels appellent la mort. Assez surréaliste. Il y aussi le deuxième mouvement de la septième symphonie de Beethoven en générique de fin. Voilà, c'est tout pour une étoile !
Genre : Science-fiction, Thriller Réalisateur : R. Kelly Acteurs : The Rock,   SW. Scott Année de production 2006 Pays : US Durée : 2h24 Note spectateur : - Note presse : -
Synopsis (Source Allociné) : 2008, Californie. Une attaque nucléaire surprise a précipité l'Amérique dans la guerre. Pour répondre à la pénurie de carburant, la compagnie US-ident élabore un générateur d'énergie inépuisable, qui fonctionne sur les flux de l'Océan mais altère imperceptiblement la rotation de la Terre. Bientôt, la réalité s'en trouve bouleversée, en particulier les vies de l'acteur d'action amnésique Boxer Santaros, de l'ex-star du X Krysta Now et des frères jumeaux Roland et Ronald Taverner, dont le destin se confond avec celui de l'humanité toute entière...
Ma critique : Je suis un peu partagé sur ce film. ça part un peu dans tous les sens et c'est assez difficile à suivre. Par exemple, je n'ai pas trop compris le rôle du personnage Pilot Abilene. Le réalisateur aurait dû prendre en compte le fait que de nombreux spectateurs n'avaient pas lu la BD éponyme. L'idée au départ est intéressante : les problèmes liés aux ressources énergétiques (très actuel !) et finalement le basculement d'une dépendance au pétrole à la dépendance aux Fluid Karma qui lui aussi a ses inconvénients (le ralentissement de la vitesse de rotation de la terre). En revanche, les conséquences sur l'espace-temps, c'est un peu trop pour moi ! A cela, il faut rajouter la critique acerbe des républicains et du Patriot Act mais dont les conséquences ne sont pas à mon goût exploitées à plein. Les personnages sont amusants notamment le gang de blondes star du porno qui se la jouent intello. Visuellement, c'est très intéressant et les scènes montrant les news à la télévision m'ont fait penser aux films de Verhoeven comme "Robocop" ou "Starship Troopers". Plutôt bien fait ! C'est un film où l'on ne s'ennuie pas malgré sa durée (2 heures 20) mais où l'on se perd un peu trop et où les images prennent un peu trop le dessus sur l'histoire. Ce n'est pas assez équilibré d'où ma note moyenne.
Genre : Comédie Réalisateur : J. Kouren Acteurs : J. Dujardin,   J. Quivrin Année de production 2006 Pays : FR Durée : 1h40 Note spectateur : Note presse :
Synopsis (Source Allociné) : Octave est le maître du monde : il exerce la profession de rédacteur publicitaire. Il décide aujourd'hui ce que vous allez vouloir demain. Pour lui, "l'homme est un produit comme les autres". Octave travaille pour la plus grosse agence de pub du monde : Ross & Witchcraft, surnommée "La Ross". Il est couvert d'argent, de filles et de cocaïne. Pourtant, il doute.
Deux événements vont bouleverser le cours de la vie d'Octave. Son histoire d'amour avec Sophie, la plus belle employée de l'agence, et une réunion chez Madone pour vendre
un film de pub à ce géant du produit laitier. Le doué Octave déjante alors et décide de se rebeller contre le système qui l'a créé, en sabotant sa plus grande campagne.
De Paris, où négocient les patrons d'agences, à Miami, où l'on tourne un spot sous antidépresseurs, de Saint-Germain-des-Prés à une île perdue d'Amérique Centrale, Octave parviendra-t-il à échapper à sa prison dorée ?
Ma critique : Encore un film avec Jean Dujardin. Et là, la moyenne va beaucoup monter ! J'ai adoré ce film. Pourtant, j'y allais en traînant les pieds. Je n'avais pas lu le livre mais j'avais parcouru un autre livre de Frédéric Beigbeder et j'avais trouvé la description de ses errances de dandy moderne un peu insipides. Visuellement, c'est sympa et surtout assez déjanté notamment lors des scènes après les prises de drogue. Cela peut paraître un peu trop (j'ai lu une critique de "Libération" qui disait que c'était un tas d'excréments...), et alors ? Cela m'a fait penser à "Las Vegas Parano" et j'ai bien ri. Il y a des beaux plans par exemple lors de la conférence avec la société "Madone" où le réalisateur joue avec ses plans de la table de conférence. J'ai participé à ce type de réunion (du côté du marketing) et ce n'était pas vraiment comme ça. J'aurais préféré des publicitaires un peu déjantés comme Beigbeder. Mais bon, comme pour "Madone", l'entreprise est toujours un peu trop sérieuse. En conclusion, une bonne satyre de la pub moderne avec un côté un peu fou qui permet de ne pas s'ennuyer !
Genre : Policier, Comédie Réalisateur : JP. Rouve Acteurs : JP. Rouve,   A. Taglioni Année de production 2007 Pays : FR Durée : 1h28 Note spectateur : Note presse :
Synopsis (Source Allociné) : Appréhendé en 1977 pour avoir conçu, organisé et réussi le célèbre casse de Nice, Albert Spaggiari s'évade du bureau du juge d'instruction. Pendant des années, il va rester insaisissable, résistant à toutes les tentatives de la police.
Au cours de sa cavale fabuleuse en Amérique du Sud, il multiplie les rencontres avec des journalistes, fait des photos en forme de pied de nez facétieux au public français.
Vincent, reporter, réussit à l'approcher pendant quelques jours dans une ville d'Amérique du Sud et découvre un être qui n'a rien à voir avec le grand banditisme, une sorte de Cyrano de Bergerac, généreux et fauché, souffrant de ne pas profiter davantage de sa gloire, looser grandiose, vantard plein d'humour et de contradictions mais qui reste traqué par la police française.
Ma critique : Je serais tenté de critiquer les écueils d'un premier film. On sent que Jean-Paul Rouve teste un peu tous les classiques de la réalisation : split screen, focales longues, plans-séquence, mouvement rotatif de caméra pour éviter le champ - contre-champ... Mais en fait, je le comprends un peu. C'est tentant lors de sa première réalisation de reproduire tout ce que l'on aimé dans le cinéma des autres. Je m'attendais à un film parlant d'un "casse", en fait ici le film se concentre sur le côté un peu mégalo mais finalement attachant du voleur et c'est tant mieux. Jean-Paul Rouve en fait des tonnes et a l'air de bien s'amuser. En revanche, Alice Taglioni ne vaut que par sa plastique et finalement n'apporte pas grand-chose. Même si j'ai bien ris par moment, je me suis aussi un peu ennuyé à d'autres malgré la courte durée du film.
Genre : Comédie, Policier Réalisateur : E. Besnard Acteurs : J. Dujardin,   J. Reno Année de production 2007 Pays : FR Durée : 1h47 Note spectateur : Note presse :
Synopsis (Source Allociné) : Un arnaqueur évite les agressifs. Et encore plus les agressifs armés.
Solal a oublié cette règle. Résultat, il est mort, assassiné par un mauvais perdant.
L'affaire aurait dû en rester là. Mais Solal a un frère : Cash. Et Cash a décidé de le venger. A sa manière. En élaborant une arnaque de haut vol.
Toutefois, l'adversaire est sur ses gardes. Et Cash et ses amis se sont peut-être attaqués à plus fort qu'eux... Dans ce genre d'opération, les alliances se font et se défont, les complices sont parfois des traîtres et les traîtres des complices. A la fin, une seule chose compte : qui est le pigeon ?
Ma critique : Je me suis fait invité donc je n'ai pas contesté le choix du film. Mais bon, un film avec Jean Dujardin... Je crois bien que la note moyenne que j'ai donnée à ses films doit être en dessous de 1. Aujourd'hui, je fais remonter un peu la moyenne ! C'est "Ocean's Eleven" version française mais bien sûr cela fait un peu pâle figure par rapport aux films de Soderbergh. Jean Dujardin est moins énervant que d'habitude et j'ai trouvé que la manière d'aborder le sujet (on ne sait pas qui sont les arnaqueurs et les arnaqués jusqu'à la fin du film) tout à fait contraire à celle d'"Ocean's Eleven" est un très bon choix qui ménage un peu de suspense ou plutôt d'interrogations. Ce qui m'a moins plu : les split screen au milieu du film, bien nazes et énervants au bout d'un moment. Mais surtout, c'est parce que si le début et la fin du film sont plutôt bonnes, on s'ennuie grave au milieu...
Genre : Aventure Réalisateur : R. Emmerich Acteurs : S. Strait,   C. Belle Année de production 2008 Pays : US Durée : 1h48 Note spectateur : Note presse :
Synopsis (Source Allociné) : 10 000 ans avant notre ère, au coeur des montagnes... Le jeune chasseur D'Leh aime d'amour tendre la belle Evolet, une orpheline que sa tribu recueillit quelques années plus tôt. Lorsque celle-ci est enlevée par une bande de pillards, D'Leh se lance à sa rescousse à la tête d'une poignée de chasseurs de mammouths. Le groupe, franchissant pour la première fois les limites de son territoire, entame un long périple à travers des terres infestées de monstres, et découvre des civilisations dont il ne soupçonnait pas l'existence. Au fil de ces rencontres, d'autres tribus, spoliées et asservies, se joignent à D'Leh et ses hommes, finissant par constituer une petite armée.
Au terme de leur voyage, D'Leh et les siens découvrent un empire inconnu, hérissé d'immenses pyramides dédiées à un dieu vivant, tyrannique et sanguinaire. Le jeune chasseur comprend alors que sa mission n'est pas seulement de sauver Evolet, mais la civilisation tout entière...
Ma critique : J'ai retrouvé le dindon géant d'"Un ticket pour l'espace" (cf. ma critique sur ce film), il s'est égaré dans une forêt 10000 ans avant JC. Il est toujours aussi ridicule mais surtout on ne voit quasiment rien dans la scène qui l'oppose aux hommes au milieu des hautes herbes. Ce film est bourré d'anachronismes (il y avait déjà des bateaux à l'époque, et des bâtiments pharaoniques ?). En fait, l'époque n'est qu'un prétexte à ce film qui ressemble plus à "Apocalypto" qu'à "La guerre du feu". Que reste-t-il ? Un film d'aventure pas bien fatigant.
Genre : Science-Fiction Réalisateur : R. Howard Acteurs : T. Hanks,   B. Paxton Année de production 1995 Pays : US Durée : 2 h 20 Note spectateur : Note presse : -
Synopsis (Source Allociné) : "Houston, nous avons un probleme", c'est la phrase qui, le 13 avril 1970 a 21h7, fit sursauter les hommes qui surveillaient un vol de routine du vaisseau "Apollo 13" depuis la salle de controle de la NASA. Un des reservoirs d'oxygene venait d'exploser a la 55e heure du vol et a 205 000 miles de la Terre.
Ma critique : Tom Hanks est toujours très bon dans le rôle d'un américain moyen qui est aussi un héros. Le film est bien fait avec de bons effets spéciaux, du suspense, un peu de technique spatiale et pas trop de nationalisme américain à deux sous. Donc, un bon divertissement.
Genre : Comédie dramatique Réalisateur : V. Schlöndorff Acteurs : O. Mutti,   J. Irons Année de production 1983 Pays : All, FR Durée : 1h50 Note spectateur : Note presse : -
Synopsis (Source Allociné) : Swann, un homme de la haute société, voue une passion infinie à une demi-mondaine au passé mystérieux. Ces sentiments ravageurs entretiennent chez Swann le feu de la jalousie et remettent sans cesse en question la poursuite de cet amour destructeur.
Ma critique : Il n'est pas facile de mettre à l'écran une des parties de "La recherche du temps perdu" car il est quasiment impossible de rendre toutes les riches digressions qui font la beauté et la profondeur de cette oeuvre. Le cinéaste s'est intéressé à la partie du livre où il se passe le plus de choses "Un amour de Swann". Mais, il n'empêche, c'est chiant à mourir. ça part dans tous les sens sans vraiment suivre la trame du roman (du moins selon mon souvenir). La jalousie de Swann est bien présente mais le film n'arrive pas par exemple à rendre la beauté de la belle scène où Swann se trompe de fenêtre et croit qu'Odette n'est pas comme prévu rentrée directement se coucher chez elle. Rajoutez à cela Alain Delon qui est complètement ridicule... Un mauvais cocktail à regarder en faisant autre chose (ce que j'ai fait au bout de trois quart d'heure).
Genre : Historique Réalisateur : A. Tarkovski Acteurs : A. Solonitsyn,   I. Lapikov Année de production 1966 Pays : Russie Durée : 3 h 05 Note spectateur : Note presse : -
Synopsis (Source Allociné) : Un artiste peintre d'icones au XVe siecle tente de prouver que l'art est a l'avant-garde de toute transformation.
Ma critique : C'est probablement mon film préféré d'Andrei Tarkovski. Il montre la perte de la foi en l'homme d'un peintre d'icône du 15ème siècle face à l'inhumanité du monde. Rublev navigue dans un monde de dénonciation, intolérance, luttes fratricides sans vraiment comprendre ce qui se passe. Sa seule issue est de se réfugier dans le mutisme et de refuser de pratiquer son art pour un monde qui ne le mérite pas. Il vit le talent que lui a donné Dieu comme une malédiction. Il va reprendre foi en l'humain grâce à un jeune fondeur de cloche. La scène de la fabrication de la cloche filmée de manière quasi-documentaire est époustouflante et sa durée (plus d'une demi-heure) qui peut paraître un peu longue ne la gâche pas du tout. Puis le film passe enfin à la couleur révélant les peintures de Rublev sur "La Trinité" (vous les connaissez probablement). Le peintre est retourné à son art.
Genre : Drame Réalisateur : W. Winders Acteurs : HD. Stanton,   N. Kinski Année de production 1984 Pays : FR, UK, All, US Durée : 2h25 Note spectateur : Note presse : -
Synopsis (Source Allociné) : Un homme réapparaît subitement après quatre années d'errance, période sur laquelle il ne donne aucune explication à son frère venu le retrouver. Accompagné de son fils, il part au Texas à la recherche de Jane, la mère de l'enfant. Une quête vers l'inconnu, une découverte mutuelle réunit ces deux êtres au passé tourmenté.
Ma critique : Il y a d'abord la guitare de Ry Cooder : fantastique ! Il y a ensuite les éclairages bleus, verts, rouges lors de certaines scènes et enfin une très belle scène finale où les deux acteurs principaux se parlent à travers un miroir sans tain et où leurs visages se confondent. Du grand art ! Du côté de l'histoire, c'est assez ouvert et je n'ai pas tout compris tous les ressorts des personnages d'où ma note de seulement trois étoiles. Pendant le générique, il y a une dédicace à Lotte Eisner, l'adjointe d'Henri Langlois à la cinémathèque française et biographe de Fritz Lang. Bien approprié.
Genre : Epouvante-Horreur Réalisateur : W. Herzog Acteurs : K. Kinski,   I. Adjani Année de production 1979 Pays : Fr, All Durée : 1h24 Note spectateur : Note presse : -
Synopsis (Source Allociné) : Un remake du célèbre Nosferatu de Murnau.
Ma critique : Ma note reflète ma petite déception. Après "Fitzcarraldo" et "L'éngime de Kaspar Hauser", je m'attendais à nettement mieux de la part de Werner Herzog. Je préfère cette version à l'originale de Murnau mais pour moi le meilleur du genre reste encore "Dracula" de Coppola qui sort du film d'épouvante pour en faire un film très poétique. Ici, c'est beaucoup trop classique à mon goût. De plus, je trouve la musique pas toujours appropriée à l'image et j'ai regretté le très mauvais doublage en français (les voix ne vont pas bien avec les personnages). Allez, il y a quand même du bon comme les très beaux plans où seul le visage de Nosferatu est éclairé et surtout la scène de fin où l'on voit le steppe désertique balayée par le vent. Enfin, Kinski est excellent dans ce rôle.
Genre : Aventure, Science-Fiction Réalisateur : D. Liman Acteurs : H. Christensen,   SL. Jackson Année de production 2007 Pays : US Durée : 1h35 Note spectateur : Note presse :
Synopsis (Source Allociné) : Depuis qu'il a découvert qu'il pouvait se téléporter n'importe où sur terre, le monde n'a plus de limite pour David Rice. grâce à son pouvoir, il peut déjeuner en Egypte sur la tête du Sphinx, passer la journée à faire du surf en Australie, dîner à Paris et prendre le dessert au Japon. Les murs ne l'arrêtent plus et aucun coffre de banque ne lui résiste. Libre comme personne, David vit dans l'insouciance la plus totale, jusqu'à ce que...
Ma critique : Cela fait un bout de temps que je n'avais pas mis un zéro pointé à un film, c'est que je sélectionne un peu à l'entrée. Cela fait plus d'une semaine que je n'ai pas rentré de critiques. Ce n'est pas parce que je n'ai rien vu mais j'ai plutôt vu des films par gros bouts que je ne connaissais déjà très bien. Revenons au sujet d'aujourd'hui. Ce film est une daube intersidérale. On ne sait pas d'où vient le jumper et sa faculté de se téléporter. Mais bon, cela aurait pu être un prétexte à un bon thriller ou au moins de belles images. Et patatras, l'histoire des paladins poursuivant indéfiniment les Jumpers on ne sait pas trop pourquoi vient éliminer la seule étoile que j'aurais donnée dans un bon jour à ce film. Le pire étant l'explication de l'abandon du fils par sa mère. Je vous en dis pas plus au cas où vous voudriez perdre 1 h 35 à voir ce machin qui veut s'appeler un film.
Genre : Drame Réalisateur : M. Fougeron Acteurs : N. Baye,   V. Sévaux Année de production 2005 Pays : Belgique, FR Durée : 1h30 Note spectateur : Note presse :
Synopsis (Source Allociné) : Une famille de classe moyenne dans une petite ville de province.
Le père est professeur à l¹université, la mère s¹occupe avec soin de sa maison, la fille aînée s¹apprête à quitter le foyer, et le fils cadet est au collège et prend des cours de piano.
On découvre très vite que la mère entretient avec son fils une relation ambiguë d¹amour et de haine, insupportable pour l¹enfant.
L¹apparente normalité de cette famille va se fissurer, jusqu'au drame.
Ma critique : Je fais cette critique un peu de mémoire car je n'ai écrit lorsque j'ai vu ce film il y a quelques jours. J'ai été un peu déçu. Cela va vite, beaucoup très vite. On ne sent pas la pression monter, le réalisateur n'est pas Bergman. Et surtout, le réalisateur aurait dû se mettre plus du côté de la mère afin de mieux comprendre ses actes. Rien de plus, je pense que je vais vite oublier ce film.
Genre : Drame Réalisateur : AJ. Pakula Acteurs : M. Streep,   K. Kline Année de production 1982 Pays : US Durée : 2h30 Note spectateur : Note presse : -
Synopsis (Source Allociné) : Un écrivain récemment installé à New York se lie d'amitie avec un couple fort etrange. Il s'agit de Sophie, polonaise recemment installee aux Etats-Unis et de son amant Nathan brillant intellectuel juif.
Ma critique : La curiosité est un vilain défaut. Il me reste encore deux cents pages à lire du livre et j'ai craqué en visionnant le film avant d'avoir fini le livre. J'ai retrouvé l'atmosphère de la maison rose de Brooklyn, les excentricités de Nathan. Mais, même si ce film dure deux heures trente, il va un peu trop vite et n'arrive pas à rendre la beauté des pages de William Styron. En revanche, il rend bien le sentiment de culpabilité de Sophie qui ne vit qu'à travers Nathan. J'attends de finir le livre pour me rendre compte de la manière dont c'est rendu.
Genre : Comédie Réalisateur : B. Keaton Acteurs : B. Keaton,   LK. McGuire Année de production 1924 Pays : US Durée : 1h05 Note spectateur : Note presse : -
Synopsis (Source Allociné) : Un millionnaire se retrouve seul sur un bateau à la derive en compagnie de la dame de ses rêves.
Ma critique : Je connais très mal les films de Buster Keaton mais j'avais beaucoup aimé "Le mécano de la General". Evidemment, j'ai un peu tendance à le comparer avec le maître (i.e. Charles Chaplin) et ici je n'ai pas trouvé l'émotion et la maîtrise de la pantomime de Chaplin. ça commence difficilement avec une abondance d'intertitres que j'ai tendance à détester (cf. mes autres critiques sur les films muets). Puis, une fois sur le bateau, cela devient beaucoup mieux. Les gags sont bons, les scènes sous-marines étonnantes pour l'époque. On sent beaucoup d'inventivité chez Keaton. Conclusion : je vais essayer de dénicher ses autres films...
Genre : Science-fiction Réalisateur : M. Reeves Acteurs : M. Stahl-David,   L. Caplan Année de production 2008 Pays : US Durée : 1h30 Note spectateur : Note presse :
Synopsis (Source Allociné) : New York - Une quarantaine de ses amis et relations ont organisé chez Rob une fête en l'honneur de son départ pour le Japon. Parmi eux, Hub, vidéaste d'un soir, chargé d'immortaliser l'événement. La "party" bat son plein lorsqu'une violente secousse ébranle soudain l'immeuble. Les invités se précipitent dans la rue où une foule inquiète s'est rassemblée en quelques instants. Une ombre immense se profile dans le ciel, un grondement sourd se fait entendre... et la tête de la Statue de la Liberté s'effondre brutalement sur la chaussée. L'attaque du siècle vient de commencer. Au petit matin, Manhattan ne sera plus qu'un champ de ruines...
Ma critique : Tout le film est vu par la caméra d'un vidéaste amateur. Au début, c'est un peu étonnant, surtout que le cameraman bouge vraiment un peu trop pour quelqu'un qui filme une fête chez des amis. Après, on comprend mieux pourquoi il bouge beaucoup. Je m'attendais à un film catastrophe assez classique que j'aurais pu démolir avec plaisir. En fait c'est un film de monstre un peu style japonais sauf que contrairement aux canons du genre, on ne sait pas d'où vient le monstre (manipulation génétique, pollution,...). La manière de filmer évite tous les plans larges et même si elle donne mal au coeur est pas mal faite. Enfin, contrairement aux films US classiques le film ne finit pas par la chute du monstre et les héros qui tombent dans les bras l'un de l'autre. ça change un peu ! Donc, film intéressant par son approche mais qui n'apporte pas grand-chose.
Genre : Drame Réalisateur : C. Mungiu Acteurs : A. Marinca,   L. Vasiliu Année de production 2007 Pays : Roumanie Durée : 1h53 Note spectateur : Note presse :
Synopsis (Source Allociné) : 1987, Roumanie, quelques années avant la chute du communisme. Ottila et Gabita partagent une chambre dans la cité universitaire d'une petite ville. Gabita est enceinte et l'avortement est un crime. Les deux jeunes femmes font donc appel à un certain M. Bébé pour résoudre le problème. Mais elles n'étaient pas préparées à une telle épreuve.
Ma critique : Le film s'est attaché à décrire en détail l'avortement d'une jeune roumaine. Il n'y rien concernant la motivation de la jeune femme, ni ses éventuels regrets. C'est un peu comme chez Robert Bresson, le cinéaste se contente de se concentrer sur l'acte et non sur ses motivations et c'est très bien fait. La réalisation est discrète mais j'ai noté deux belles scènes :
- lors du repas de famille, la caméra est concentrée sur les deux jeunes fiancés qui ne parlent pas et écoutent le discours embourgeoisé de leurs aînés. Cette manière de filmer permet de montrer la distance entre les générations.
- plutôt qu'une scène, c'est surtout le suspense lors du retour d'une des héroïnes sur le lieu de l'avortement. Elle cherche son amie qui ne donne pas de nouvelles et est peut-être en train d'agoniser.
Genre : Comédie, Policier Réalisateur : S. Lumet Acteurs : V. Diesel,   P. Dinklage Année de production 2006 Pays : US Durée : 2h04 Note spectateur : Note presse :
Synopsis (Source Allociné) : Jugez-moi coupable est inspiré par l'histoire vraie de Giacomo "Jackie Dee" DiNorscio, un membre de la famille Lucchese. De fait, les dialogues de la majeure partie des scènes du prétoire sont tirés des minutes mêmes du procès.
Déjà incarcéré pour trente ans, Jackie se voit offrir une réduction de peine s'il témoigne contre ses amis les plus proches. Dégoûté par la bureaucratie du système pénal et refusant de trahir sa "famille", Jackie décide d'aller au procès à la fois en tant qu'inculpé et en tant qu'avocat.
Avec son humour extravagant et outrancier, sa détermination farouche et sa loyauté sans faille, il devient vite la vraie vedette de ce procès, ne cessant de surprendre le juge, le jury, sans parler de ses co-inculpés plus ou moins sceptiques...
Ma critique : Généralement mes critiques sur les films de procès sont assez acerbes. Je trouve souvent ridicule de résumer en un quart d'heure un procès de plusieurs jours. Alors là... résumer en deux heures un procès de près de deux ans ! Et bien finalement non ! Le film est bien réalisé mais surtout il est porté par Vin Diesel qui malgré sa tête de videur de boîte de nuit (je crois bien d'ailleurs qu'il a exercé cette profession) est excellent. Il m'avait conquis dans son rôle de James Bond trash avec "XXX", ici encore il est très bon. C'est toujours difficile pour un acteur de films d'action de changer de registre (cf. les échecs de Stallone et les pitreries de Schwarzenegger), là il montre qu'il n'est pas limité aux rôles de gros bras.
Genre : Comédie Réalisateur : F. Capra Acteurs : C. Grant,   R. Massey Année de production 1944 Pays : US Durée : 1h58 Note spectateur : Note presse : -
Synopsis (Source Allociné) : Deux exquises vieilles dames font disparaître de vieux messieurs. Mortimer, leur neveu découvre l'affaire. Mais, l'affaire se corse pour lui quand il découvre que ses cousins, l'un gentil, l'autre méchant, sont également mêlés à l'histoire et que les cadavres s'amoncellent dans la cave.
Ma critique : Je suis un peu partagé sur ce film. Je trouve que Gary Grant en rajoute beaucoup et son expression d'ahuri qu'il répète des dizaines de fois a eu tendance à m'énerver. Peter Lorre m'a beaucoup moins bien séduit que dans "M le maudit". En revanche d'autres personnages sont nettement plus réussis comme les deux vieilles tantes, le frère un peu crétin qui se prend pour les président des Etats-Unis mais surtout... j'ai apprécié l'autre frère, Jonathan, avec sa voix métallique. C'est le meilleur de tous ! J'ai mis trois étoiles essentiellement pour la mise en scène théâtrale (quasi unité de temps et de lieu) avec ses plans séquences que j'ai tout particulièrement appréciés. Enfin, j'ai retenu une scène : celle qui se passe dans le salon plongé dans le noir seulement éclairée lorsque la porte de la cave est ouverte. Il y a une belle maîtrise de la lumière.
Genre : Comédie Réalisateur : D. Boon Acteurs : K. Merad,   D. Boon Année de production 2007 Pays : FR Durée : 1h46 Note spectateur : Note presse :
Synopsis (Source Allociné) : Philippe Abrams est directeur de la poste de Salon-de-Provence. Il est marié à Julie, dont le caractère dépressif lui rend la vie impossible. Pour lui faire plaisir, Philippe fraude afin d'obtenir une mutation sur la Côte d'Azur. Mais il est démasqué: il sera muté à Bergues, petite ville du Nord.
Pour les Abrams, sudistes pleins de préjugés, le Nord c'est l'horreur, une région glacée, peuplée d'êtres rustres, éructant un langage incompréhensible, le "cheutimi". Philippe ira seul. A sa grande surprise, il découvre un endroit charmant, une équipe chaleureuse, des gens accueillants, et se fait un ami : Antoine, le facteur et le carillonneur du village, à la mère possessive et aux amours contrariées. Quand Philippe revient à Salon, Julie refuse de croire qu'il se plait dans le Nord. Elle pense même qu'il lui ment pour la ménager. Pour la satisfaire et se simplifier la vie, Philippe lui fait croire qu'en effet, il vit un enfer à Bergues. Dès lors, sa vie s'enfonce dans un mensonge confortable...
Ma critique : Et bien, ça y est, je l'ai vu ! ça commence lentement, un peu lourdement, avec son lot de poncifs façon "Les bronzés font du ski" (le pain au Maroilles trempé dans le café), puis cela devient bien, très bien, drôle, très drôle. Le film va crescendo pour finir sur l'ensemble des scènes où les amis de Kad accueillent sa femme en insistant sur tous les clichés du Nord. Superbe ! Donc, finalement un film attachant comme ses acteurs montrant avec succès les attraits du Nord.
Genre : Policier Réalisateur : A. Hitchcock Acteurs : C. Grant,   J. Fontaine Année de production 1941 Pays : US Durée : 1h39 Note spectateur : Note presse :
Synopsis (Source Allociné) : Parce qu'il lui ment trop souvent, Lina, la jeune épouse de Johnnie, se met à le soupconner d'être un assassin et s'imagine qu'il veut la tuer.
Ma critique : Généralement, lorsque je regarde un film, j'ai toujours auprès de moi un petit carnet où je note mes remarques au fur et à mesure. Ici, la page était blanche et comme en plus, j'ai vu le film il y a quatre jours ma critique va être courte. Rien ne m'a vraiment marqué dans ce film (d'où la page blanche !). C'est bien fait comme toujours avec Hitchcock. Cary Grant est très bon en menteur invétéré qui a mis le grappin sur la naïve Joan Fontaine. A chaque fois, on se demande quel est le vrai du faux et même si on apprend une partie de la vérité au fur et à mesure avec l'héroïne, un certain nombre d'éléments demeurent mystérieux. Bref, du classique Hitchcockien. La scène du verre de lait (empoisonné ou non, on ne saura jamais) en est le meilleut révélateur même si selon moi Hitchcock ne l'a pas assez exploitée. La fin a été imposée par les studios n'en est pas vraiment une. Bien dommage...
Genre : Comédie dramatique Réalisateur : L. Bunuel Acteurs : C. Deneuve,   M. Piccoli Année de production 1966 Pays : ITL, FR Durée : 1h42 Note spectateur : Note presse : -
Synopsis (Source Allociné) : Epouse d'un jeune interne des hopitaux, Pierre, Severine n'a jamais trouvé un veritable plaisir auprès de lui. Un des amis du ménage, play-boy amateur de call-girls, lui glisse un jour l'adresse d'une maison clandestine. Troublée, Severine ne résiste pas à l'envie de s'y rendre et ne tarde pas à devenir la troisieme pensionnaire de Mme Anais. Elle y est appelée Belle de jour car ses visites surviennent chaque après-midi de deux à cinq heures.
Ma critique : Je n'ai pas lu le livre de Kessel donc je ne sais pas jusqu'à quel point Bunuel y est fidèle. Ce qui est clair, c'est que l'on retrouve la patte habituelle du cinéaste avec sa dose d'absurde et d'imaginaire. On comprend après la scène du début que ce n'est qu'un fantasme de Séverine. Puis l'ennui de sa vie bourgeoise l'amène à réaliser son fantasme. Piccoli est notamment excellent dans son rôle de noceur un peu vicieux. La fin tout comme le début mêle l'imaginaire et le réel et se finit sur un petit "coup de théâtre". On se dit que l'on s'est encore fait avoir par Bunuel !
Genre : Western Réalisateur : S. Leone Acteurs : C. Eastwood,   E. Wallach Année de production 1966 Pays : Esp, All,ITL Durée : 2 h 58 Note spectateur : Note presse :
Synopsis (Source Allociné) : Pendant la Guerre de Sécession, trois hommes, préférant s'intéresser à leur profit personnel, se lancent à la recherche d'un coffre contenant 200 000 dollars en pièces d'or volés à l'armée sudiste. Tuco sait que le trésor se trouve dans un cimetière, tandis que Joe connaît le nom inscrit sur la pierre tombale qui sert de cache. Chacun a besoin de l'autre. Mais un troisième homme entre dans la course : Setenza, une brute qui n'hésite pas à massacrer femmes et enfants pour parvenir à ses fins.
Ma critique : Je n'avais pas vu cette version intégrale où ont été rajoutées quelques scènes. Je connais si bien le film que je n'ai pas eu trop de mal à les détecter. Il n'y en a notamment une assez étonnante dans l'univers de Leone : il s'agit d'une scène où Tuco (la brute) parle de sa solitude. C'est assez différent du style flamboyant de Leone et je comprends qu'il l'ait enlevé dans la version la plus classique même si elle permet de nuancer un peu le côté truand de son personnage Sinon, c'est évidemment selon moi un excellent film. Les personnages ne sont pas aussi purs dans leur registre que voudraient l'indiquer leur surnom (le bon est quand même un tueur et un escroc, la brute se révèle un peu son humanisme dans une scène rajoutée et le truand est attachant...). La scène finale est évidemment mythique avec sa musique, ses très gros plans, son absence de parole.
Genre : Drame Réalisateur : T. Angelopoulos Acteurs : M. Mastroianni,   S. Reggiani Année de production 1986 Pays : Grèce, FR Durée : 2h00 Note spectateur : Note presse : -
Synopsis (Source Allociné) : Un apiculteur vieillissant répondant au nom de Spyros quitte sa femme et son foyer après le mariage de sa fille pour sillonner la Grèce au volant de sa camionnette.
Ma critique : Il s'agit du dernier film d'une longue série d'Angelopoulos. Ses films sont assez inégaux et celui-ci fait partie plutôt partie selon moi du bas du panier (c'est quand même autre chose que Steven Spielberg !). Comme dans "Paysages dans le brouillard", Angelopoulos décrit ici l'envers du décor : la Grèce sale, laide et sombre. Marcello Mastroianni joue le rôle d'un misanthrope qui a tout lâché pour ses abeilles et qui croise le destin d'une post-ado assez paumée. Je trouve que ce film n'amène pas autant à la réflexion que les autres Angelopoulos. Le manque de musique qui n'apparaît vraiment qu'à la fin y est peut-être pour quelque chose. La fin est assez logique et sans surprise.
Genre : Drame, Policier Réalisateur : F. Lang Acteurs : H. Fonda,   S. Sidney Année de production 1937 Pays : US Durée : 1h30 Note spectateur : Note presse : -
Synopsis (Source Allociné) : Condamne a mort pour un crime qu'il n'a pas commis, un homme, aide par sa femme, s'evade de prison.
Ma critique : Je continue ma découverte de la période américaine de Fritz Lang. Au début je me disais que j'allais voir un film de commande où l'on arrive à voir quand même la patte du maître. ça démarre un peu trop vite à mon goût et en à peine plus d'une demi-heure, on voir la chute de l'ancien malfrat. Mais, c'est après que Fritz Lang révèle tout son génie. Ce n'est pas seulement un film essayant d'opposer deux thèses : l'homme naît naturellement bon ou méchant ou c'est le milieu qui transforme l'homme bon par naissance en un monstre. La descente aux enfers de Taylor est logique et sans surprise mais là où je me suis fait avoir (comme je pense d'autres), c'est y croyant aussi tellement, je me suis fait avoir et cru qu'il avait réellement commis le vol du fourgon blindé. C'était tellement logique. Le film est aussi là pour nous montrer : "vous aussi vous avez des a priori négatifs comme les deux aubergistes ou le patron de l'entreprise de transport". Du grand art et de la belle manipulation. On retrouve aussi la patte du maître de la lumière avec les reflets des barreaux de la prison de Taylor ou encore le côté documentaire (quoiqu'un peu court) lors de la transfusion sanguine. Cela m'a fait penser aux scènes de l'enquête policière dans "M le maudit". Donc, du grand Fritz Lang. Comme quoi, il n'y a pas que lors de sa période allemande qu'il a réussi à faire des grands films et malgré les contraintes d'Hollywwod, on voit que le réalisateur n'est pas un simple employé de studio mais peut réellement transcender un scénario.
Genre : Drame Réalisateur : M. Nichols Acteurs : J. Roberts,   T. Hanks Année de production 2007 Pays : US Durée : 1h45 Note spectateur : Note presse :
Synopsis (Source Allociné) : Au début des années 80, le délégué du Deuxième District du Texas Charlie Wilson était surtout connu à Washington comme un noceur et un bon vivant accumulant conquêtes et scandales. Mais sa personnalité flamboyante dissimulait un sens politique aigu, une solide connaissance de la scène internationale, un patriotisme à toute épreuve et un attachement viscéral aux causes qu'on dit perdues. L'Afghanistan serait son plus beau combat...
Charlie avait parmi ses relations la richissime Joanne Herring, anticommuniste fervente qui visait rien moins que la chute de l'empire soviétique. Trouvant trop timide la réaction américaine à l'invasion de l'Afghanistan, elle persuada Wilson de la nécessité de porter secours aux Moudjahidin. Charlie enrôla pour cette mission l'agent de la CIA Gust Avrakotos, un battant d'origine modeste snobé par la hiérarchie et qui brûlait d'en découdre avec les Russes.
Usant de charme et de diplomatie, Charlie, Joanne et Gust réussirent à nouer la plus improbable des alliances secrètes entre le Pakistan, Israël et l'Égypte, et à motiver la commission de la Défense pour allouer les fonds nécessaires et faire parvenir aux Combattants de la Liberté les armes qui leur permettraient de lutter contre l'envahisseur...
Ma critique : Les critiques étaient plutôt bonnes donc j'ai eu envie de le voir. Premier atout, ça change des films américains où ça pête de partout et qui sont bourrés d'effets spéciaux. Ici, ça parle, ça parle, ça parle ! Ce film montre les ressorts de la politique américaine ou comment utiliser une grosse machine pour arriver à ses fins. C'est tout l'intérêt du film. Tom Hanks est pas mal, Julia Roberts est nulle et pas vraiment à son avantange en blonde. La réalisation est inxexistante d'où un indulgent deux étoiles.
Genre : Aventure, Comédie Réalisateur : T. Langmann Acteurs : C. Cornillac,   G. Depardieu Année de production 2007 Pays : FR Durée : 1h53 Note spectateur : Note presse :
Synopsis (Source Allociné) : Pour remporter les Jeux Olympiques et permettre au jeune Alafolix d'épouser la Princesse Irina, Astérix et Obélix devront affronter le machiavélique Brutus, fils de César, au cours d'une Olympiade.
Ma critique : C'est pitoyable ! Vouloir changer le scénario de Goscinny pour en faire ça, c'est comme courir un grand prix de Formule 1 en 2 chevaux. C'est perdu d'avance ! Alain Chabat l'avait compris en reprenant quasiment tout le scénario d'"Astérix et Cléopâtre" et en se contentant d'y rajouter quelques gags un peu plus actuels. Ici on a l'impression que le scénario a été amendé afin de rajouter plus d'effets spéciaux et de stars afin de justifier l'énorme budget. Ce film bat deux records : le plus gros budget français de tous les temps et le film le plus nul. Ceci ne l'empêchera pas d'être rentable et donc incitera des réalisateurs à continuer dans le même sens. Quel dommage ! Au moins ce film aura contribué au PNB de la France et à payer quelques intermittents du spectacles. C'est son seul intérêt. Le plus ridicule, c'est le festin final qui n'est que le prétexte pour montrer Jamel, Zinédine Zidane et Tony Parker. C'est complètement artificiel. Il y a quelques références à d'autres films comme Star Wars (avec la coiffure à la Amidala de la princesse) et Gladiator. Bof... Seul Alain Delon est un peu rigolo dans son rôle d'autodérision. Mais qu'allaient faire toutes ces stars dans cette galère : de l'argent, c'est tout !
Genre : Fantastique Réalisateur : K. Kieslwoski Acteurs : G. Ridziwilowicz,   G. Szapolowska Année de production 1985 Pays : Pologne Durée : 1h40 Note spectateur : - Note presse : -
Synopsis (Source Allociné) : Zyro, avocat, vient de mourir il y a quelques jours. Il voit maintenant de loin le monde des vivants et observe ce qu'il a laisse: sa femme qui se rend compte combien il est difficile de vivre sans lui, un de ses clients, jeune ouvrier accuse d'avoir organise une greve, que defendent d'autres avocats de maniere differente de la sienne... Ce film fut censure pendant plusieurs annees en Pologne.
Ma critique : C'est le dernier film de Kieslowski que je n'avais pas vu. J'avoue que je le trouve un peu trop étrange à mon goût. C'est peut-être parce qu'il mêle un peu trop de thèmes à mon goût : le veuvage (beaucoup moins bien représenté que dans "Bleu". On a même l'impression d'en voir par moments une esquisse), les magouilles de la justice, les revendications ouvrières... Avec en plus, le côté fantastique du mari mort qui est là sous forme de fantôme. La fin est aussi assez étonnante, on ne comprend pas vraiment (je n'en dis pas plus !). Bref, ce film est trop à l'état d'ébauche pour moi et est surtout très déprimant.
Genre : Drame, Guerre Réalisateur : P. Verhoeven Acteurs : C. Van Houten,   S. Koch Année de production 2006 Pays : NTL, Belgique, UK, A Durée : 2h25 Note spectateur : Note presse :
Synopsis (Source Allociné) : La Haye, sous l'occupation allemande.
Lorsque sa cachette est détruite par une bombe, la belle chanteuse Rachel Stein tente, avec un groupe de Juifs, de gagner la Hollande Méridionale, déjà libérée. Mais une patrouille allemande les intercepte dans le delta du Biesboch. Tous les réfugiés sont abattus ; seule Rachel échappe au massacre.
Elle rejoint alors la Résistance et, sous le nom d'Ellis de Vries, parvient à infiltrer le Service de Renseignements allemand et à se lier avec l'officier Mûntze. Séduit, celui-ci lui offre un emploi...
Ma critique : Un film de Verhoeven qui change de ces films d'action classiques. C'est un bon thriller haletant où la vérité est distillée par petits bouts. C'est aussi un film d'histoire intéressant où l'on voit toute la corruption des SS derrière l'extermination des juifs. Cela m'a fait penser au discours d'Himmler d'octobre 1943 devant les Gauleiter du Reich où pour les impliquer il leur révélait l'existence de la solution finale. Ce qui est aussi odieux dans ce discours, c'est qu'Himmler condamne fermement la corruption de certains SS. Assassiner des juifs, d'accord, détourner leurs biens pour un profit personnel, un crime ! Tout cela dit avec une petite voix monocorde : glaçant. Le film montre aussi que dès la fin de la guerre, les alliés d'hier, les communistes, deviennent les ennemis d'aujourd'hui. Ce qui m'a moins plus dans le film vu en VO : le néerlandais, c'est pas beau comme langue...
Genre : Drame Réalisateur : T. Angelopoulos Acteurs : T. Paleologou,   M. Zeke Année de production 1988 Pays : Grèce Durée : 2h Note spectateur : Note presse : -
Synopsis (Source Allociné) : Alexandre et Voula partent en Allemagne à la recherche de leur père qu'ils n'ont jamais vu.
Ma critique : Les affaires reprennent ! Après quelques semaines de disette cinématographique (je n'étais pas trop chez moi ni au cinéma), j'ai vu cette semaine trois films. En premier lieu, je continue ma série d'Angelopoulos. Comme avec ses autres films, il faut un peu de temps pour y rentrer mais la musique envoûtante y contribue largement. Le cinéaste nous montre ici la Grèce comme on ne la voit pas dans les cartes postales : sale, industrielle, laide. Elle est vue à travers les yeux de deux enfants qui sous prétexte de retrouver leur père inconnu vont surtout découvrir leur identité, leur monde avec tous ses aspects notamment les plus noirs lorsque la fillette se fait violer. En fait, ici ce qui compte, c'est le voyage. Le but n'est qu'un prétexte et lorsqu'ils arrivent enfin en Allemagne, c'est un arbre se distinguant de la brume qu'ils embrassent. Un regret : je pense que le film aurait eu plus de force s'il avait mis en scène des adolescents et non des enfants, le message aurait été plus fort et moins obscur.
Genre : Comédie dramatique Réalisateur : K. Kieslowski Acteurs : B. Linda,   T. Lomnicki Année de production 1982 Pays : Pologne Durée : 2h02 Note spectateur : Note presse : -
Synopsis (Source Allociné) : Trois versions du destin d'un jeune homme indecis suivant qu'il prend ou rate un train.
Ma critique : Le début du film va un peu trop vite et on s'y perd un peu. Après cela s'arrange bien. L'idée est excellente : montrer le destin d'un homme suivant le fait qu'il arrive ou non à prendre un train. Kieslowksi nous montre qu'à un moment de la vie, un petit fait anodin peut radicalement changer la vie d'un homme. Ici, il deviendra soit communiste, soit opposant, soit conformiste. Cela m'a fait penser un peu à "Lacombe Lucien" où le héros qui aurait pu très bien tomber dans la Résistance, mais finalement devient membre de la Milice. Ce film est extrêmement pessimiste car toutes les voies sont sans issues. Même celle du conformisme aboutit à l'échec (je ne vous en dis pas plus !). C'est noir, très noir !
Genre : Aventure, Action Réalisateur : M. Gibson Acteurs : R. Youngblood,   R. Trujillo Année de production 2006 Pays : US Durée : 2h18 Note spectateur : Note presse :
Synopsis (Source Allociné) : Dans les temps turbulents précédant la chute de la légendaire civilisation Maya.
Jeune père porteur de grandes espérances, chef de son petit village, Patte de Jaguar vit une existence idyllique brusquement perturbée par une violente invasion. Capturé et emmené lors d'un périlleux voyage à travers la jungle pour être offert en sacrifice aux Dieux de la Cité Maya, il découvre un monde régi par la peur et l'oppression, dans lequel une fin déchirante l'attend inéluctablement.
Poussé par l'amour qu'il porte à sa femme, à sa famille et à son peuple, il devra affronter ses plus grandes peurs en une tentative désespérée pour retourner chez lui et tenter de sauver ce qui lui tient le plus à coeur.
Ma critique : Je voulais voir ce film car je suis allé il y a quelques années au Guatemala et au Mexique visiter les sites Mayas. C'était un moyen de voir comment on pouvait reconstituer la vie des Mayas que je n'avais vue qu'à travers des temples vides. Ce n'était évidemment pas pour Mel Gibson et ses délires sanguinolants. Là, j'ai été servi ! On dirait que Mel Gibson se complait dans le sang un peu comme dans "La passion du Christ". C'est pour moi une forme de pornographie assez malsaine. Mais, revenons au film. J'ai appris deux choses grâce à lui. Je me suis toujours demandé comment les Mayas arrivaient à grimper sur les escaliers très raides de leurs pyramides. Ils devaient avoir de bien petits pieds et surtout pas le vertige comme moi ! En fait, dans le film, ils grimpent en utilisant des échafaudages en bois accolées aux pyramides. Les escalier ne servent qu'à faire dévaler les têtes et corps des sacrifiés pour les offrir à la foule. Charmant ! Il y aussi la "Jeu de Balle". C'est un jeu qui se passe dans un sorte d'arène rectangulaire. Lors de mes visites, on m'avait expliqué que les règles n'étaient pas forcément claires mais il s'agissait de mettre une balle dans un cercle en hauteur. Une sorte de basketball local avec comme différence le fait que l'on ne pouvait pas utiliser ses mains. Evidemment, les perdants (ou les gagnants, ce n'est pas clair) étaient sacrifiés. Dans le film, les Mayas doivent courir dans l'arène pour rejoindre le côté opposé ouvert vers la forêt et le liberté. D'autres Mayas essayent de les tuer en envoyant des flèches et javelots et à l'autre bout, un de leurs compagnons est là pour sacrifier les éventuels survivants. Ceci n'est que l'interprétation du film et j'accorde plus de crédit à la version que m'avait expliquée le guide lors de mes visites ("according to the Popol Vu !" qui est le livre de référence sur les Mayas). Il y aussi une allusion à la connaissance qu'avait les Mayas des cycles solaires lors de l'éclipse salvatrice. Et enfin, je ne sais pas si c'était le but de Gibson mais la reconstitution du site fait un peu pense r au site de Tikal au Nord Est du Guatemala. Le reste du film n'est qu'un banal film d'action où le sang coule à flots. Pas trop d'intérêt...
Genre : Comédie Réalisateur : L. Tirard Acteurs : R. Duris,   F. Luchini Année de production 2006 Pays : FR Durée : 2h Note spectateur : Note presse :
Synopsis (Source Allociné) : En 1644, Molière n'a encore que vingt-deux ans. Criblé de dettes et poursuivi par les huissiers, il s'entête à monter sur scène des tragédies dans lesquelles il est indéniablement mauvais. Et puis un jour, après avoir été emprisonné par des créanciers impatients, il disparaît..
Ma critique : C'est intéressant d'avoir voulu expliquer d'où venait l'inspiration de Molière. Le film est bien ryhtmé et on ne s'ennuie pas du tout. De plus, même si je n'aime pas vraiment les acteurs (Romain Duris, Fabrice Luchini et Edouard Baer qui est peu crédible dans son rôle), ils s'en sortent finalement plutôt bien. Voilà pas grand chose à dire de plus sauf que trois artifices m'ont pas mal énervé : il s'agit d'un changement rapide de mise au point entre un arrière plan et premier plan au point de déformer l'image ; c'est très artificiel et une seule fois aurait suffit. Au bout de deux fois, on a l'impression que le réalisateur a trouvé un nouveau gadget sur sa caméra et qu'il ne peut s'empêcher de jouer avec.
Genre : Fantastique Réalisateur : P. Verhoeven Acteurs : N. Allen,   P. Weller Année de production 1987 Pays : US Durée : 1 h 42 Note spectateur : Note presse : -
Synopsis (Source Allociné) : A l'aube de l'an 2000, Detroit est, comme toujours dans cette sorte d'histoire, la proie du crime et de la corruption. Pour pallier ce terrible etat, les services de police inventent une nouvelle arme infaillible, Robocop, mi-homme, mi-robot, policier electronique de chair et d'acier qui a pour mission de sauvegarder la tranquillite de la ville. Mais comme souvent, ce cyborg a aussi une ame.
Ma critique : Allez, hop un petit Verhoeven pour le vendredi soir. C'est pas bien fatiguant. J'avais vu quelques jours auparavant "Starship Troopers" du même Verhoeven (je n'avais pas fait de critique car je l'ai vu par petits bouts et pas intégralement) et j'ai trouvé pas mal de parallèles entre les deux avec l'insertion du journal télévisé et des publicités au sein de l'action. Derrière le film d'action on peut voir la dénonciation de la toute puissance des multinationales qui finalement remplacent les gouvernements. Mais bon, c'est quand même à la base un film d'action et avec "Robocop" Verhoeven ne réussit pas en poussant à l'extrême la parodie comme dans "Starship Troopers", à faire passer le message devant les scènes de violences.
Genre : Thriller Réalisateur : A. Hitchcock Acteurs : J. Stewart,   D. Day Année de production 1956 Pays : US Durée : 2h Note spectateur : Note presse :
Synopsis (Source Allociné) : En vacances au Maroc avec sa femme et son fils, le Dr McKenna fait la connaissance d'un Français qui sera assassiné sous leurs yeux le lendemain de leur rencontre. Quelques jours plus tard, leur fils a été enlevé. Ils vont devoir mener leur enquête.
Ma critique : C'est un remake d'un film de 1936 du même Alfred Hitchcock. Je n'ai pas vu la version originale comme d'ailleurs je crois aucun des films de la période anglaise d'Hitchcock. L'intrigue est assez classique : un homme ordinaire, un excellent rôle pour James Stewart, se retrouve confronté à une situation extraordinaire. Evidemment, au bout des péripéties, il arrivera à s'en sortir. Mais, la différence avec la pléthore de films de ce genre, ici c'est très bien fait, linéaire et avec une bonne dose de suspense. Cela m'a amusé de voir que la place Jam El Fna de Marrakech n'avait pas vraiment changé en cinquante ans. Mais, c'est surtout la scène du concert qui est maginfique : pas une parole, que la musique puis le cri de Doris Day faisant échouer l'assassinat. Ma seule déception ? Je n'ai pas vu l'apparition de Hitch dans une des scènes. J'ai dû sûrement le louper !
Genre : Drame Réalisateur : T. Angelopoulos Acteurs : K. Pavlou,   G. Kyritsis Année de production 1972 Pays : Grèce Durée : 1h40 Note spectateur : - Note presse : -
Synopsis (Source Allociné) : Un leader syndical grec est assassiné en 1936. Le meurtrier, arrêté par les forces de l'ordre, parvient à capturer un député afin de le prendre en otage.
Ma critique : Il y a toujours les long plans séquences qui caractérisent si bien Théo Angelopoulos. Mais là, par moments, les mouvements rotatifs de la caméra donnent un peu le tournis. C'est un peu comme le film "La reconstitution", comme je ne connais pas bien l'histoire grecque, le film perd un peu de son intérêt. En plus, le film et lent, très lent et finalement ne porte pas tellement à la réflexion. Je préfère la concision d'un Kieslowski ou d'un Bresson pour le traitement d'un sujet aussi restreint.
Genre : Comédie dramatique Réalisateur : T. Angelopoulos Acteurs : J. Moreau,   M. Mastroianni Année de production 1991 Pays : ITL, FR, Suisse, Grè Durée : 2h20 Note spectateur : - Note presse : -
Synopsis (Source Allociné) : Alexandre, jeune reporter, est envoyé en mission près de la frontiere grecque. Parmi les réfugiés qui ont traversé la frontiere clandestinement, il croit reconnaitre une personnalité politique grecque disparue quelques années auparavant.
Ma critique : Je viens de voir une des plus belles scènes jamais réalisée au cinéma. Il s'agit d'un long plan séquence montrant le mariage entre une grecque et un albanais. Chacun est de chaque côté du fleuve qui marque la limite entre les deux pays. On dirait un tableau, ces deux familles de chaque côté du fleuve avec les peupliers au fond. Tout se passe dans le silence : la bénédiction du prêtre, le jet de riz sur les jeunes mariés, la première danse. Cette scène est vraiment fantastique. Sinon, j'ai mis beaucoup de temps à rentrer dans le film en plus je l'ai vu en deux fois ce que ne facilite pas trop les choses. Pour la deuxième partie je l'ai projeté sur grand écran ce qui a amélioré le tout. Ici encore, il faut beaucoup réfléchir au milieu de ces deux histoires parallèles : le politicien qui fuit la réalité, son nom, un peu comme Alexander dans "Le Sacrifice" de Tarkovski et la future mariée (il y a notamment une très belle scène lorsqu'elle croise le journaliste pendant un bal). Tout est en finesse avec une foule de non dits. Evidemment, c'est encore Tonino Guerra qui se colle au scénario, ça aide (cf. mes critiques précédentes sur sa collaboration avec Fellini, Tarkovski et Angelopoulos). Allez, je vais vous citer encore quatre belles scènes, je ne peux m'y empêcher :
- encore une scène prise dans un miroir dans le café comme pour "L'éternité et un jour" et "Le regard d'Ulysse". Effet garanti !
- la composition de la scène du décrochage du pendu. La famille occupe l'espace gauche de l'écran, à droite un point de vue infini sur la voie ferrée.
- la rencontre entre Jeanne Moreau et Marcello Mastrioanni : un superbe plan séquence qui montre l'action vue de la voiture puis de l'écran de contrôle de la caméra?
- la scène finale où l'on voit une série d'ouvriers monter des fils électriques sur des pylônes. La composition géométrique du plan est magnifique.
Genre : Drame Réalisateur : F. Roddam Acteurs : M. Biehn,   M. Craven Année de production 1992 Pays : UK, US, Japon Durée : 1h52 Note spectateur : Note presse : -
Synopsis (Source Allociné) : Taylor et Harold sont deux bons amis et deux bons grimpeurs. Un jour, en pleine montée ils croisent un alpiniste qui veut atteindre l'Everest, le plus haut sommet du monde. Ils s'associent à lui, pensant que l'union fait la force. Mais la montagne, elle, est bien plus forte que les hommes...
Ma critique : Les dialogues de ce film typé série B sont complètement ringards et convenus. Le scénario est sans surprises. Les acteurs sont assez nuls mais... les images de l'Himalaya sont superbes, ce qui sauve le tout.
Genre : Comédie dram. Réalisateur : E. Kazan Acteurs : A. Griffith,   P. Neal Année de production 1957 Pays : US Durée : 2 h 06 Note spectateur : Note presse : -
Synopsis (Source Allociné) : Misères et splendeurs d'un vagabond sélectionné pour une émission de télévision où il fait merveille. Devant un tel succès, "Lonesome" Rhodes est vite courtisé par toutes les chaines de télévision et devient un animateur vedette jusqu'au jour où il doit preparer l'élection du sénateur Fuller. Marcia, à l'origine de son ascension fulgurante, effrayée par son cynisme, rétablit le son au moment ou Lonesome, se croyant hors d'antenne, dit tout ce qu'il pense de tout le monde.
Ma critique : Ce film a beau avoir cinquante ans, il est encore très actuel. C'est une critique acerbe du pouvoir des médias qui peut faire d'un chanteur vagabond alcoolique une star nationale. Tout y passe : la publicité, le lien entre les médias et la politique, la fascination des foules pour la star d'un jour. Andy Griffith est excellent dans son rôle de plouc de l'Arkansas qui berne tout le monde. Son rire bruyant et forcé est un pied de nez à la société qui l'a créé. Seule petite critique négative, la chute de la star est mise en parallèle avec la descente de l'ascenseur. Ce n'est pas vraiment original.
Genre : Comédie dram. Réalisateur : J. Rouffio Acteurs : G. Depardieu,   J. Carmet Année de production 1978 Pays : FR Durée : 1 h 40 Note spectateur : - Note presse : -
Synopsis (Source Allociné) : Adrien Courtois, fonctionnaire des finances, place sur les conseils de Raoul, qui n'est en fait qu'un arnaqueur, toute la fortune de sa femme sur les actions du sucre en bourse. Ruiné, il tente de se suicider. Mais Raoul se prend d'amitié pour lui, le sauve, et décide de l'aider a récupérer sa mise...
Ma critique : J'aime tout particulièrement ce film car il parle de la Bourse, des remisiers, des petits spéculateurs avec comique. Cela commence par Roger Hanin (alias Roger Karbaoui) expliquant les marchés à terme sur les matières premières à Jean Carmet. Très bien expliqué tout compte fait et avec l'accent, ça passe encore mieux. Ce film est cynique à souhait et montre les magouilles de la Bourse (évidemment tout est faux !). ça finit par l'accident de voiture bien surprenant mais je n'en dis pas plus !
Genre : Comédie Réalisateur : E. Kolirin Acteurs : S. Gabai,   R. Elkabetz Année de production 2007 Pays : Israël Durée : 1h26 Note spectateur : Note presse :
Synopsis (Source Allociné) : Un jour, il n'y a pas si longtemps, une petite fanfare de la police égyptienne vint en Israël. Elle était venue pour jouer lors de la cérémonie d'inauguration d'un centre culturel arabe. Seulement à cause de la bureaucratie, d'un manque de chance ou de tout autre concours de circonstance, personne ne vint les accueillir à l'aéroport. Ils tentèrent alors de se débrouiller seuls, pour finalement se retrouver au fin fond du désert israélien dans une petite ville oubliée du monde. Un groupe de musiciens perdu au beau milieu d'une ville perdue. Peu de gens s'en souviennent, cette histoire semblait sans importance...
Ma critique : J'avais lu de bonnes critiques donc je suis allé le voir et je n'ai pas été déçu ! Le risque aurait été de parler explicitement du conflit israélo-arabe. Le réalisateur a complètement évité cet écueil en montrant seulement comment deux communautés bien différentes, une fanfare de la police et les habitants d'un coin paumé du désert, arrivent à se connaître. Les différences sont plus fortes parce c'est une fanfare et des paumés que parce qu'il s'agit d'Egyptiens et d'Israëliens. Ici tout est en finesse et humour.
Genre : Policier, Drame Réalisateur : A. Hitchcock Acteurs : F. Granger,   R. Roman Année de production 1951 Pays : US Durée : 1h40 Note spectateur : Note presse :
Synopsis (Source Allociné) : Un champion de tennis est abordé dans un train par un inconnu qui lui propose un étrange marché : il supprime sa femme encombrante si celui-ci se charge d'éliminer son propre père. Croyant avoir à faire à un fou, le tennisman ne lui prête aucune attention. Peu de temps après, sa femme est assassinée...
Ma critique : Beau film d'Hitchcock. Il n'y a rien d'exceptionnel mais c'est peut-être pour cela que le film est excellent. C'est linéaire, évident avec la touche de suspense qu'il faut. Et puis, il y a l'humour qui est toujours présent notamment grâce à la soeur d'Anne, la fiancée du tennisman. J'ai noté trois scènes intéressantes :
- Au démarrage, on voit un plan ras de terre sur les jambes de Guy le tennisman et de Bruno qui marchent dans la gare pour rejoindre le train. C'est bien fait et donne du rythme au film.
- Lorsque Guy joue au tennis, toutes les têtes des spectateurs tournent exagérément sauf celle de Bruno que l'on remarque tout de suite.
- La scène finale de la bagarre du manège est superbe. Le manège tourne si vite que l'on remarque à peine ce qui se passe en dehors du manège.
Enfin, si vous avez vu le film, avez-vous remarqué l'apparition d'Hitchcock (comme dans tous ses films) ? Il rentre dans le train que quitte Guy en traînant un violoncelle.
Genre : Comédie Réalisateur : P. Thomas Acteurs : L. Casta,   M. Amalric Année de production 2006 Pays : FR Durée : 1h43 Note spectateur : Note presse :
Synopsis (Source Allociné) : Francesca et Martin vivent, entre réalité et fiction, dans une joyeuse bohême. Et surtout au-dessus de leurs moyens. Ils occupent en effet un immense appartement à petit loyer qu'ils doivent aux bontés de la vieille loi de 1948. Ce grand appartement est le phalanstère de l'amitié.
Leur ami, metteur en scène, le transforme en studio de cinéma. Tous leurs parents
excentriques ou malmenés par le sort y trouvent refuge. La vie y est un vaudeville et une fête permanente, pimentée par les mésaventures érotiques de Martin, séducteur malgré lui, et par les liaisons d'Adrien, fasciné par les fromagères et les vendeuses de légumes. Ce grand appartement est le dernier paradis sur terre, plein de musique, de danses et de passion.
Francesca doit le défendre contre la rapacité de la propriétaire qui veut récupérer l'appartement pour le vendre...
Ma critique : Le film est assez original par deux aspects : ici pas de voix-off mais l'action est commentée en off par les acteurs eux-mêmes face caméra, c'est amusant mais un peu lassant à la fin. Le deuxième aspect est plutôt une scène, celle du tournage du film dans l'appartement un peu délirante et étonnante par l'importance (en durée) qu'elle prend dans le film. On sent que le réalisateur a voulu se faire plaisir car elle aurait apporté autant de choses en étant trois fois plus courte. Sinon, le faux air d'Amélie Poulain avec le café où se retrouve les habitués ainsi qu'un poète raté m'a un peu agacé. La scène sur les banquiers m'a fait rigoler mais je ne suis pas sûr qu'elle intéresse tout le monde. Le reste du film est assez peu crédible. Du côté des acteurs, Pierre Arditi est toujours aussi bien, Mathieu Almaric étonnant et Laetitia Casta bof, bof mis à part dans le scène de nu !
Genre : Fantastique Réalisateur : R. Mamoulian Acteurs : M. Hopkins,   F. March Année de production 1933 Pays : US Durée : 1h15 Note spectateur : Note presse : -
Synopsis (Source Allociné) : Un savant decouvre une drogue qui le transforme en monstre.
Ma critique : Quelle différence avec le film de Robertson ! En treize ans, on voit qu'il s'est passé beaucoup de choses. Mis à part l'utilisation du parlant (on est en 1933), Mamoulian montre sa maîtrise du mouvement de la caméra. Tous les premiers plans sont en caméra suggestive suivant le regard de Jekyll avec une image légèrement irisée. Puis, enfin on le voit mais comme il se voit lui-même, dans la glace. C'est superbe ! Il y a aussi des très gros plans sur les yeux de deux fiancés à la Sergio Leone mais nettement avant et, qui même s'ils sont assez artificiels, sont assez étonnants. Enfin, on voit à plusieurs reprises des split screen principalement en diagonale beaucoup mieux faits que dans certains films Hollywoodiens post deuxième guerre mondiale qui en abusaient un peu trop à mon goût. L'histoire montre aussi comment Jekyll libère ses pulsions (sexuelles et violentes) qui sont confinées par son milieu social très codifié.
Genre : Drame Réalisateur : T. Angelopoulos Acteurs : T. Grammenos,   T. Stahopoulou Année de production 1970 Pays : Grèce Durée : 1h40 Note spectateur : - Note presse : -
Synopsis (Source Allociné) : Reconstitution d'un crime dans la campagne grecque frappée par la pauvreté après la seconde guerre mondiale.
Ma critique : Ce film est pour moi très obscur. L'histoire de la reconstitution du crime n'a pas vraiment d'intérêt et est un peu confuse. C'est seulement un prétexte pour le cinéaste pour montrer la crise de certaines cmampagnes grecques après la seconde guerre mondiale. Comme je ne connais ni la grèce ni son histoire (récente), je ne me suis pas senti vraiment concerné et je n'ai pris ce film que comme une succession d'images sans vraiment trop de relations entre elles. Les images sont d'ailleurs moins belles que les précédents films d'Angelopoulos que j'ai vus. Il y a notamment un abondance de zooms rapides qui m'a un peu énervée. J'ai eu beaucoup de difficultés à noter ce film d'où le deux étoiles qui démontre ma circonspection.
Genre : Drame, Policier Réalisateur : FF. Coppola Acteurs : A. Pacino,   D. Keaton Année de production 1990 Pays : US Durée : 1h40 Note spectateur : Note presse : -
Synopsis (Source Allociné) : Atteignant la soixantaine, Michael Corleone désire à la fois renouer avec les siens et se réhabiliter aux yeux de la société, surtout de l'Eglise. Il arrivera presque a ses fins, mais sa vie passée et ses anciens ennemis le rattraperont plus vite.
Michael Corleone est fatigué. Il veut prendre ses distances avec les activités mafieuses de sa famille. Il veut convertir ces activités en affaires légales. Kay, son ex-femme, lui fait même accepter que leur fils devienne un chanteur d'opéra et ne reprenne pas les activités familiales.
Pendant ce temps, la fille de Michael, Mary, et son neveu, le fils de Sonny, Vincent, nouent une idylle qui n'est pas la bienvenue dans la famille.
Il décide d'aider le Vatican à renflouer ses caisses et reçoit en échange le contrôle d'une entreprise immobilière leur appartenant. Attisant la jalousie de ses pairs, Michael échappe de justesse à un attentat commis par l'un d'eux. Vincent se propose alors pour reprendre les affaires de la famille en main.
Ma critique : Le parrain 3, c'est d'abord une histoire de famille : le père à la musique (Carmine), la soeur (Talia Shire) et la fille (Sofia) comme actrices, le neveu à la production (Nicolas Cage) et évidemment Francis Ford à la réalisation. Comme les autres Opus cela commence et finit de la même manière : une cérémonie au début (ici Michael reçoit une disctinction de l'église catholique) et une tuerie à la fin en parallèle à une "cérémonie" (la première à l'Opéra de Tony, fils de Michael). A chaque fois, cela doit être la dernière tuerie pour enfin repartir dans le droit chemin mais finalement Michael n'arrive pas à échapper à son destin. Il sera toujours un mafioso. Au delà de ceci, c'est aussi un film à thèse exposant une version de la mort de Jean-Paul 1er. Intéressant !
Genre : Comédie dramatique Réalisateur : K. Kieslowski Acteurs : J. Stuhr,   M. Zabkowska Année de production 1979 Pays : Pologne Durée : 1h50 Note spectateur : - Note presse : -
Synopsis (Source Allociné) : La vie de Filip Dlugosz va soudain basculer le jour ou il fait l'acquisition d'une camera d'amateur. Pere de famille tranquille et heureux, sa nouvelle passion va lui ouvrir les portes du monde qu'il arpente avec curiosite et creativite, muni de son troisieme oeil. Mais comme tout veritable artiste, il va devoir payer cher ce desir de vie intense...
Ma critique : Plus que deux films de Kieslowski à découvrir après celui-ci. Quel dommage car c'est toujouts un bonheur de découvrir son oeuvre ! Ici cela parle du septième art (ou plutôt du premier comme le rappelle un des acteurs en citant Lénine). Vous vous rappelez quand vous avez acheteté un caméscope ? Toutes les bêtises que vous avez filmées au début, rien que tester son nouveau joujou. C'est le thème du démarrage du film qui dérive progressivement sur la création, l'obsession, la critique de la télévision et aussi de la censure. Ne connaissant pas la vie de Kieslowski, je ne sais pas quelle est la part d'autobiographie dans le film mais je peux imaginer qu'il a voulu relater les pressions reçues lors de ses tournages. L'obession de l'apprenti cinéaste devient tellement envahissante que sa femme le quitte. Il a perdu sa famille pour selon lui essayer de trouver un sens à sa vie. Son ami lui dit qu'il a tout puisqu'il commence à être célèbre. Finalement, c'est un film qui aborde une grande diversité de thèmes et reste assez ouvert comme je les aime bien.
Genre : Drame Réalisateur : T. Angelopoulos Acteurs : M. Katrakis,   M. Chronopoulou Année de production 1984 Pays : Grèce Durée : 2h Note spectateur : - Note presse : -
Synopsis (Source Allociné) : Un vendeur de lavande recueille son père, Spyros, à son retour d'URSS. Ce dernier a bien du mal à s'adapter à cette nouvelle vie.
Ma critique : J'étais bien triste de devoir m'arrêter à "L'éternité et un jour" et "Le regard d'Ulysse" puisqu'aucune autre des oeuvres d'Angelopoulos n'est éditée en France en DVD et que qui si je compte sur leur passage en salles, je ne suis pas prêt de les voir. Heureusement que ces films sont disponibles à l'étranger. Donc, aujourd'hui, c'est le premier d'une belle série : "Voyage à Cythère". Je sais pourquoi j'aime regarder les films d'Angelopoulos : de longs plans séquences, peu de dialogues, des films très ouverts... c'est tellement proche de Tarkovski ! De plus, ce film a été coécrit avec Tonino Guera, le scénariste de Fellini qui a aussi coécrit "Nostalghia" de Tarkovski. Ici, les images sont très belles notamment l'utilisation des blancs dans les scènes de brouillard. J'ai retrouvé une scène filmée dans un miroir comme dans "L'étnernité et un jour", c'est la scène de la fête dans le bar du port. Le rendu est excellent. Le film est aussi très émouvant lorsque l'on voit le vieil homme déposé sur la plateforme en pleine mer et la scène finale en travelling arrière le montrant avec sa femme sur plateforme regarder la mer est magnifique. J'ai retrouvé aussi l'enchevêtrement du passé vu dans ses autres films et du présent au début du film lorsque le fils recherche un acteur pour jouer le rôle du père. J'ai deux regrets après avoir vu ce film. Le premier est que le film est à mon goût beaucoup trop ouvert et donc un peu trop obscur et le deuxième est que j'ai vu ce film dans le train sur mon ordinateur portable, la beauté des images ne méritait pas un si petit écran. C'est pour cela que je n'ai pas mis quatre étoiles. La prochaine fois, il faudra que je le regarde sur grand écran pour vraiment l'apprécier.
Genre : Drame Réalisateur : I. Bergman Acteurs : B. Andersson,   L. Ullmann Année de production 1966 Pays : Suède Durée : 1h26 Note spectateur : Note presse : -
Synopsis (Source Allociné) : Les relations d'une actrice soudain frappee de mutisme et de son infirmiere bavarde. Un processus d'osmose des personnalites va contribuer a la guerison de la comedienne, mais renforcera peut-etre la solitude de l'infirmiere.
Ma critique : Quelle belle série ! Après Kieslowksi et Angelopoulos, rien de mieux que de voir un film de Bergman. Les quatre étoiles sont un peu une note globale pour cette petite série de films vue en deux jours. C'est tellement rare de découvrir en si peu de temps autant de qualité... La première remarque que je me suis faite en voyant "Persona" c'est "zut, il a filmé en noir et blanc ! Moi qui aime tellement l'utilisation des couleurs chez Bergman comme dans "Cris et chuchotements" ou "Sonate d'automne"". En fait, ici le noir et blanc est maîtrisé à la perfection et est très bien adapté au sujet du film. Cela commence par une petite séquence un peu surréaliste, puis deux charbons se rencontrent pour créer de la lumière éclairant les photogrammes que va regarder le petit garçon. Ce n'est que du cinéma, pas la réalité semblent signifier ces premières images. Le sujet porte sur une actrice célèbre qui choisit de se réfugier dans le mutisme. C'est un moyen pour elle de fuir la réalité. Comme dans d'autres films de Bergman on sent la pression monter qui aboutira à une crise puis finalement à la guérison de l'actrice. Il y a plusieurs thèmes périphériques qui sont traités comme la manipulation (de l'actrice envers l'infirmière), la vie intérieure et extérieure très bien rendus par l'excellent duo Liv Ullmann et Bibi Andersson. Comme cela avait commencé, cela finit par le petit garçon regardant l'image, les charbons s'écarte, la lumière disparaît. Vous pouvez revenir à la vraie vie.
Genre : Drame Réalisateur : L. Visconti Acteurs : R. Salvatori,   P. Stoppa Année de production 1960 Pays : Fr, ITL Durée : 2h57 Note spectateur : Note presse : -
Synopsis (Source Allociné) : Fuyant la misère, Rosaria et ses quatre fils quittent l'Italie du Sud pour Milan où vit déjà l'aîné Vincenzo. Chacun tente de s'en sortir à sa façon. Mais l'harmonie familiale est rapidement brisée : Rocco et Simone sont tous les deux amoureux d'une jeune prostituée, Nadia.
Ma critique : Je suis passé complètement à côté de ce film ! Lors du premier visionnage, je me suis endormi au moins deux fois après la première demi-heure. Comme ce n'était pas facile de suivre l'intrigue, je suis reparti quasiment à zéro le lendemain. Visconti mérite un effort quand même ? Eh bien, non ! Ce film est long, très long ; chiant, très chiant ; tarte, très tarte ! Cela a commencé déjà à m'énerver lors de la première scène familiale où tout le monde crie en italien. Un vrai poncif pour moi (cf. à ce sujet dans mon livre le paragraphe sur les genres nationaux). La musique m'a fait pensé un peu à Fellini avec ses orgues en bruit de fond mais le reste n'est pas à la hauteur de Fellini. Le thème de la ville qui pourrit les jeunes frères débarquant de la campagne est pour moi très mal traité. Pourtant, Visconti s'est donné près de trois heures pour le faire mais ça ne passe pas. J'ai regardé ce film comme une vache regarderait passer les trains : on tourne la tête mais finalement c'est plus intéressant de bouter l'herbe des champs Côté acteur, pour un français ça fait un peu bizarre de voir Delon, Girardot et Hanin parler italien. On sent qu'ils ont été mis là car c'est une co-production franco-italienne. Je ne les ai vraiment pas trouvés bons. Delon est assez inexpressif, seule Annie Girardot s'en sort un peu mieux. Il y a quand même deux belles scènes au milieu de ces trois heures : celle prise sur le toit de la Cathédrâle de Milan, je ne sais pas si on peut encore se ballader sur ses toits mais cela m'a donné envie et enfin la scène en parallèle de l'assassinat de la prostitué par Simon et du combat de boxe de Rocco, Visconti aurait pu faire beaucoup mieux en multipliant les alternances mais bon, c'est quand même pas mal. Finalement, en considérant la filmographie de Visconti, il n'y a que deux films qui m'ont vraiment emballé : "Mort à Venise" et "Le Damnés". Le reste va de pas mal ("Senso") à médiocre voire chiant ("Le Guépard", "Les amants diaboliques"). Je crois bien que j'irais quand même voir "Ludwig" et je m'arrêterais après.
Genre : Drame Réalisateur : A. Lyne Acteurs : M. Rourke,   K. Basinger Année de production 1986 Pays : US Durée : 1h55 Note spectateur : Note presse : -
Synopsis (Source Allociné) : Elizabeth, divorcée, travaille à la Spring Street Gallery, une galerie d'art de New York. C'est en faisant ses courses chez un épicier chinois qu'un homme la remarque et provoque chez elle un certain émoi. Ce mystérieux inconnu ne tarde pas à l'aborder et l'invite à déjeuner dans un restaurant italien.
Ma critique : Je n'avais vu que des petits bouts (les plus torrides évidemment !). Bon, ben ça a vachement vieilli ! Les petits jeux du début du film font assez kitch et érotisme de supermarché à deux sous. J'ai préféré la version parodiée de "Hot Shots" (avec "Cuit sur le ventre", tout un programme !). A l'époque, ça avait dû faire scandale mais maintenant on a dépassé ça depuis bien longtemps. Il y a des moments drôles notamment quand John achète une cravache dans un magasin d'équitation mais pour un tout autre usage. Et puis, on passe des jeux érotiques à la manipulation. Là, ça devient plus intéressant car cela montre que la frontière entre les deux est assez ténue. John la franchit et n'est plus suivi.
Genre : Aventure Réalisateur : F. Lang Acteurs : P. Hubschmid,   D. Paget Année de production 1958 Pays : All, FR, ITL Durée : 1h45 Note spectateur : Note presse : -
Synopsis (Source Allociné) : Les aventures d'un jeune architecte européen, Harold Berger, aux Indes ou il a été chargé par Chandra, maharadjah d'Eschnapur, de construire une ville nouvelle.
Ma critique : Après plus de vingt-cinq ans d'exil, Fritz Lang refait du cinéma en Allemagne ou plutôt en Inde... On voit grâce à ce film tout le chemin qu'a fait Lang du génie de l'expressionnisme allemand au cinéma Hollywoodien bien propre sur lui. Ici, ce n'est pour moi qu'un film d'aventures comme un autre avec la particularité qu'il est en allemand. C'est assez rigolo de voir des indiens parler allemand ! Pour rattraper l'ensemble il y a de très beaux décors, une belle scène de danse hindoue et un peu d'aventures style "Les aventuriers de l'arche perdue". Ma grosse frustration, c'est que ce film est en deux parties, il s'arrête donc en plein milieu mais finalement comme l'histoire n'est pas vraiment passionnante, je pense que je survivrais sans voir "Le tombeau hindou" qui est la deuxième partie de ce film.
Genre : Comédie Réalisateur : G. Oury Acteurs : L. De Funès,   Y. Montand Année de production 1971 Pays : France Durée : 1h53 Note spectateur : Note presse : -
Synopsis (Source Allociné) : Don Salluste profite de ses fonctions de ministre des Finances du roi d'Espagne pour raqueter le peuple. Mais la Reine qui le déteste réussit à le chasser de la cour. Ivre de vengeance, il décide de la compromettre. Son neveu Don César ayant refusé de se mêler du complot,c'est finalement le valet de Don Salluste, Blaze, transi d'amour pour la souveraine, qui tiendra le rôle du Prince charmant. Malheureusement à force de quiproquos, il ne parvient qu'à s'attirer les faveurs de la peu avenante Dona Juana.
Ma critique : C'est l'avantage de Noël, les chaînes Hertziennes nous ressortent tous les grands classiques du cinéma français. "Il est l'or Monsignor, il est neuf or"... ça me fait toujours autant rire et comme je connais ce film quasiment par coeur, je ris d'avance en attendant chaque gag. Oui, Louis de Funès en fait des tonnes, et alors ? C'est un bon divertissement, pas fatiguant, sans humour lourdingue. C'est aussi ça la fonction du cinéma !
Genre : Aventure Réalisateur : L. Milestone Acteurs : M. Brando,   T. Howard Année de production 1961 Pays : US Durée : 2h58 Note spectateur : Note presse : -
Synopsis (Source Allociné) : Le Bounty ramène de Tahiti des plants d'arbres à pain et les transporte en Jamaïque. A son bord, le cruel capitaine Bligh affame ses hommes et les maltraite. Le lieutenant Fletcher Christian va s'opposer à lui et organiser une mutinerie.
Ma critique : Deuxième long film Hollywoodien de près de trois heures en deux jours ! Je ne me suis pas gâté. C'est extrêmement long aussi et comme j'étais un peu flemmard j'ai regardé la version française : Marlon Brando avec une voix de fausset jouant sa chochotte, c'est assez peu crédible et ridicule. Il y a toute un première partie sur la vie sur le bateau, la cruauté du capitaine, la vie à Tahiti qui ne présente pas trop d'intérêt. On ne sent même pas la pression monter. La deuxième partie sur la vie des mutins dans l'île est complètement bâclée surtout après lu "L'île" de Robert Merle librement inspiré de l'histoire des mutins qui montre la difficile cohabitation entre les tahitiens et les anglais. Finalement, il ne reste qu'une question. Pourquoi ai-je mis un étoile ? Peut-être parce que je suis encore un peu timide et que je n'ose pas démolir complètement des films faisant partie des soit-disant "Grands classiques".
Genre : Historique Réalisateur : S. Kubrick Acteurs : K. Douglas,   J. Simmons Année de production 1960 Pays : US Durée : 3h18 Note spectateur : Note presse : -
Synopsis (Source Allociné) : A l'époque de l'Empire romain, Spartacus, ancien esclave devenu gladiateur, se révolte contre ses maîtres et lève une armée. Après quelques victoires éclanates, la troupe entreprend de marcher sur la Rome de Jules César...
Ma critique : C'est long, long... très long ! Et ma critique sera très courte ! C'est un péplum dans la plus pure tradition Hollywoodienne qui n'apporte pas grand chose et où on l'on ne reconnaît pas la patte de Kubrick (ce film est un de ses premiers). Une seule étoile pour la scène de la bataille finale qui rend plutôt bien sur grand écran (donc à éviter à la télévision)
Genre : Biopic, Drame Réalisateur : T. Hackford Acteurs : J. Foxx,   K. Washington Année de production 2004 Pays : US Durée : 2h32 Note spectateur : Note presse :
Synopsis (Source Allociné) : Ray Charles, c'est d'abord un mythe : cinq décennies de succès, une carrière musicale exceptionnellement riche, féconde et diverse, émaillée de dizaines de classiques qui ont fait le tour du monde et inspiré des générations de jeunes artistes. Mais derrière cette image légendaire se profile l'histoire émouvante, méconnue, d'une vie, l'itinéraire d'un homme qui réussit à surmonter ses handicaps et ses drames personnels.
Ma critique : "Ray" fait partie de ces nombreux films que je vois par petits bouts au fur et à mesure de leur passage sur le cable. Et puis un jour, je me décide à les enregistrer. Et encore après, à les voir dans leur intégralité.
Pourquoi seulement deux étoiles ? Le personnage est intéressant, sa musique géniale et l'interprétation de Jamie Foxx magnifique mais... c'est le genre de film (qualifié de "Biopic" par Alloci, j'aurai appris quelque chose aujourd'hui) que j'ai vu dix fois : l'ascension d'une star célèbre (au moins on sait comment ça finit), l'explication des ressorts de sa vie (ici c'est la mort accidentelle de son frère et la chute de Ray Charles dans la drogue). C'est un peu toujours la même chose, du sensationnel mais peu de choses sur le génie créatif de l'artiste (pas facile à rendre à l'écran je l'accorde !), une alternance de flash-back pour expliquer les blessures anciennes de l'artiste. Du côté de la réalisation, les flashs rouges m'ont un peu énervé et j'ai noté deux moments où la caméra s'affolait sans raison comme le réalisateur était parti en week-end en laissant les soins de la réalisation à la deuxième équipe. Bof...
Genre : Comédie dramatique Réalisateur : F. Truffaut Acteurs : J. Moreau,   O. Werner Année de production 1961 Pays : FR Durée : 1h45 Note spectateur : Note presse : -
Synopsis (Source Allociné) : Paris, les annees 1900: Jules, allemand et Jim, francais, deux amis artistes, sont epris de la meme femme, Catherine. C'est Jules qui epouse Catherine. La guerre les separe. Ils se retrouvent en 1918. Catherine n'aime plus Jules et tombe amoureuse de Jim
Ma critique : C'est un film étonnant ! Truffaut joue avec le scénario et avec les images. On sent qu'il expérimente afin de trouver sa forme d'expression cinématographique. Du côté de la caméra, ça bouge beaucoup par moments, il y a des zooms rapides, une absence de coupe entre deux parties d'un plan. La caméra agit comme si elle montrait à l'oeil du spectateur là il faut successivement regarder. Cela peut paraître très artificiel mais c'est pas mal fait. Pour le scénario, Truffaut a donné dans le non-crédible. On arrive pas à comprendre les ressorts des personnages à partir de leurs agissements. Tout est trop rapide et imprévisible. Cela laisse plus (peut-être trop) de place à l'imagination. Enfin, la voix-off, que j'ai tendance à détester dans beaucoup de films, donne un certain rythme à un film plutôt lent et évite (ou plutôt diminue) les zones d'ennui.
Genre : Comédie dramatique Réalisateur : K. Kieslowksi Acteurs : F. Pieczka,   J. Stuhr Année de production 1976 Pays : Pologne Durée : 1h44 Note spectateur : - Note presse : -
Synopsis (Source Allociné) : Un grand complexe chimique doit etre construit dans une petite ville. La realisation du projet est confiee au directeur Bednarz, qui a habite autrefois cette ville, ou sa femme etait tres engagee politiquement. N'ayant pas conserve de bons souvenirs de ce temps-la, il est un peu refractaire a l'idee d'y revenir. Mais Bednarz est un homme fort, decide et honnete. Il est convaincu que, grace a son energie, il va construire, sans faire de compromis, non seulement un complexe chimique, mais aussi un site ou les gens vivront dans le bonheur et sans conflit.
Ma critique : J'ai acheté il y a peu de temps un coffret de quatre films de Kieslowski pré-Décalogue (c'est-à-dire avant qu'il soit connu hors de Pologne). J'ai retrouvé les films de Kieslowski comme je les aime : dépouillé, riche en réflexion. Ce film montre comment un humaniste se désociabilise et se finalement se déshumanise happé par la tâche et les lourdeurs hiérarchiques de son entreprise. Il a été choisi pour diriger l'usine car il vient de la région et pourra faire accepter aux autochtones les nuisances passagères nécessaires au progrès. Au fur et à mesure qu'il se laisse piéger dans son rôle d'alibi, il s'isole de ses collaborateurs, ses connaissances et sa famille. La meilleure illustration en est lorsqu'il veut acheter un appareil photo et se retrouve dans la rue, son appareil à la main, à voir défiler l'enterrement de l'oncle d'un journaliste qu'il côtoie très fréquemment. Ce film, tourné en pleine période communiste, montre les résistances de la population face au progrès mais est aussi selon moi une critique en sous-main du système communiste qui en favorisant la communauté nie complètement l'individualité (qui n'est pas l'individualisme !).
Genre : Thriller Réalisateur : G. Canet Acteurs : F. Cluzet,   A. Dussolier Année de production 2006 Pays : FR Durée : 2h05 Note spectateur : Note presse :
Synopsis (Source Allociné) : Sa femme Margot a été sauvagement assassinée par un serial killer. Totalement détruit, Alex ressasse jour après jour le souvenir bouleversant de son amour perdu.
Huit ans ont passé. Alex reçoit un e-mail anonyme. Il clique : une image... le visage d'une femme au milieu d'une foule, filmé en temps réel. Celui de Margot...
Ma critique : Cela commence par le logo d'Europa Corp, aïe je n'aime pas vraiment les films de Luc Besson et encore moins ceux qu'il produit, les critiques sont assez mitigées, on lit notamment le fait qu'il y a plein d'erreur de jeunesse, des mouvements de caméra qui donnent mal au coeur... Pourtant il y a les César (mais ce n'est pas toujours gage de qualité) et Guillaume Canet (ça c'en est plus un). Le résultat : un très bon thriller où la vérité est distillée petit à petit tout au long du film. Un montage nerveux et des beaux mouvements de caméra (je pense que les critiques qui ont eu mal au coeur ont dû regarder le DVD de promo sur leur télévision et s'ils veulent avoir mal au coeur, ils feraient mieux d'aller voir des films d'action US récents, ils seront servis) qui se font juste remarquer. Canet a voulu copier un peu le style des thrillers US qui marchent bien et alors ? Si c'est bien fait, quel est le problème ? Allez, une petite critique négative. Deux personnages importants par la suite sont introduit de manière rapide au début du film, il s'agit du voyou de banlieue et du politicien joué par Jean Rochefort(un voyou lui aussi !). On sent qu'ils vont avoir un rôle important par la suite même si on ne comprend pas tout à fait au début, leur apparition est un peu artificielle. Une critique négative à ma critique négative : il y a un autre personnage qui est vite introduit, c'est le voisin du médecin dans le cyber-café. On se demande pendant quelques secondes si c'est un "méchant" ou juste un figurant. En fait, c'est juste un figurant fait pour brouiller deux secondes les pistes ce qui relativise ma critique négative. J'espère que vous m'avez suivi !
Genre : Drame, Policier Réalisateur : FF. Coppola Acteurs : M. Brando,   A. Pacino Année de production 1972 Pays : US Durée : 2 h 55 Note spectateur : Note presse : -
Synopsis (Source Allociné) : En 1945, à New York, les Corleone sont une des cinq familles de la mafia. Don Vito Corleone, " parrain " de cette famille, marie sa fille à un bookmaker. Sollozzo, " parrain " de la famille Tattaglia, propose à Don Vito une association dans le trafic de drogue, mais celui-ci refuse. Sonny, un de ses fils, y est quant à lui favorable.
Afin de traiter avec Sonny, Sollozzo tente de faire tuer Don Vito, mais celui-ci en réchappe. Michael, le frère cadet de Sonny, recherche alors les commanditaires de l'attentat et tue Sollozzo et le chef de la police, en représailles.
Michael part alors en Sicile, où il épouse Apollonia, mais celle-ci est assassinée à sa place. De retour à New York, Michael épouse Kay Adams et se prépare à devenir le successeur de son père...
Ma critique : Une semaine que je n'ai pas écrit de critiques. J'ai fait aussi un peu ma grève des films. En fait, je n'ai vu que des débuts de films que j'ai vite arrêtés car je les trouvais un peu nullos. Je suis bien incapable d'ailleurs de vous dire lesquels. Je suis donc revenu aux grands classiques.
Ah ! Les cinq familles, les Tattaglia, "c'est pas personnel, c'est que du business", le patriarche qui règle les affaires de famille dans la pénombre de son bureau le jour du mariage de sa fille... "Le parrain" est le film de référence sur la mafia New-Yorkaise. Mais c'est surtout le récit de l'émergence d'un mafioso. Comment le parfait fils de bonne famille (quoique...) Michael Corleone va devenir un responsable du syndicat du crime. La scène de vengeance finale lors du baptême de son neuveu est une vraie apothéose. Ce thème m'a fait penser aux "Damnés" de Visconti où l'on voit là le marginal de la famille qui fait rigoler tout le monde devenir un SS.
Genre : Comédie dramatique Réalisateur : T. Gilliam Acteurs : J. Depp,   B. Del Toro Année de production 1998 Pays : US Durée : 1h58 Note spectateur : Note presse : -
Synopsis (Source Allociné) : A travers l'épopée à la fois comique et horrible vers Las Vegas du journaliste Raoul Duke et de son énorme avocat, le Dr. Gonzo, évocation caustique et brillante de l'année 1971 aux Etats-Unis, pendant laquelle les espoirs des années soixante et le fameux rêve américain furent balayés pour laisser la place à un cynisme plus politiquement correct.
Ma critique : J'ai toujours un a priori très positif avant d'aller voir un film de Terry Gilliam. Esthétiquement c'est une très belle réussite, on se demande si outre le fait de montrer l'effet des drogues, Gilliam n'était pas un peu sous acide en tournant ce film. Johnny Depp est fantastique dans son rôle de journaliste déjanté, Benicio Del Toro un peu en-dessous. Récemment, j'ai écrit que je commençais à m'habituer (mais c'est peut être un peu mauvais lorsque l'on s'habitue...) aux films de Fellini où cela papillone sans trop de finalité sauf celle de montrer la société. Ici, c'est une description de l'Amérique des seventies. Mais, j'ai énormément, cruellement regretté l'absence d'histoire. On s'embête grave au bout d'une heure de film. Ce genre de film ne devrait pas dépasser 90 minutes. Après, cela sent trop le réchauffé ou le film à sketches (cf. par exemple "Pulp fiction" que Tarantino aurait dû amputer d'une heure pour être superbe !).
Genre : Comédie dramatique Réalisateur : M. Esposito Acteurs : G. Darmon,   JP Darroussin Année de production 2002 Pays : FR Durée : 1h47 Note spectateur : Note presse :
Synopsis (Source Allociné) : Alex, Antoine, Jeff et Manu, quatre amis à la fois solides et immatures, sont au tournant de leur vie d'adulte. Ils se voient régulièrement, aiment tchatcher, s'engueuler et rire ensemble. Issus de milieux populaires, ils ont atteint leurs objectifs professionnels : Alex et Jeff ont créé un petit groupe de presse sportive qui marche bien, Antoine est prof de gym dans un grand lycée parisien, Manu a une boutique charcuterie-traiteur qui ne désemplit pas.
Ce printemps-là, une série d'événements, la mort d'un père, l'infidélité d'une femme, le mariage d'une fille, les touche et les rapproche encore davantage. Confrontés à des situations qu'ils ne maîtrisent pas, ils se font des confidences, s'expliquent, s'aident, s'affrontent et se remettent en question. Leur rapport aux femmes est au coeur de tous leurs problèmes, de toutes leurs conversations, de tous leurs conflits...
Ma critique : L'histoire des quatre copains ayant chacun leur petites caractéristiques, leurs histoires de coeur etc. Cela ne vous rappelle pas quelque chose ? Eh bien si ! Ce film, c'est un remake la série "Un éléphant ça trompe énormément" et "Nous irons tous au paradis" avec la petite pointe d'humour en moins. J'ai donc trouvé ce film beaucoup trop académique et trop lisse. C'est vrai les vues de Paris et du Lubéron sont sympas mais cela fait trop exercice de style.
Ce qui fait quand même que ce film se laisse regarder : quatre très bons acteurs !
Genre : Fantastique, Thriller Réalisateur : A. Parker Acteurs : M. Rourke,   R. De Niro Année de production 1986 Pays : US, CA, UK Durée : 1 h 55 Note spectateur : Note presse : -
Synopsis (Source Allociné) : New York, 1955. Harry Angel, detective prive, est engage par un etrange client pour definir si un certain Johnny Favourite est mort ou non...Au fur et a mesure que son enquete avance, les temoins sont assassines de facon sauvage.
Ma critique : Encore un film que je n'avais pas vu depuis sa sortie. C'était il y a vingt ans et je me souviens que je grand jeu était de savoir qui avait deviné le premier l'énigme. Moi, j'ai dû attendre le milieu du film. Pourant, Louis Cyphre, c'était facile ! L'inconvénient des films à énigmes, c'est que lorsque l'on connaît la solution, ils deviennent beaucoup moins intéressants. Mais, cette fois-ci, je me suis intéressé au cheminement. Il m'a fait penser à un autre film de détective réalisé un peu plus de dix ans auparavant : "Chinatown". C'est peut-être à cause du parallèle entre le protège nez de Mickey Rourke et le nez coupé au couteau de Jack Nicholson... Finalement, même lorsque l'on connaît la fin, c'est quand même pas mal fait. On progresse en même temps qu'Angel tout au long du film. Je trouve seulement que les personnes intérrogées par Angel parlent un peu trop facilement après un petit refus de principe. Enfin, il y a de très belles images, surtout le plan large sur la plage à New-York entre Mickey Rourke et l'homme sur son transat.
Genre : Historique, Drame Réalisateur : G. Kozintsev, L. Trauberg Acteurs : V. Poudovkine,   S. Guerassimov Année de production 1929 Pays : Russie Durée : 1h10 Note spectateur : - Note presse : -
Synopsis (Source Allociné) : La Commune de Paris racontée par l'employé d'un grand magasin.
Ma critique : Enfin, une bonne version éditée par Bach films. Cette fois-ci pas de mauvais cadrage ni d'image tellement abîmée que l'on n'y voit rien.
Ce film vaut en premier lieu pour ses très belles images. Les premiers plans montrant le ballet des clients du grand magasin et la ronde des ombrelles et des éventails est superbe. Mais on retrouve plein d'autres belles images et successions de plans utilisant l'effet Koulechov. Bref, du grand art comme pouvaient le faire les cinéastes soviétiques des années vingt. Par exemple, la succession de plongées, contre-plongées lors du dernier conseil de la commune montre bien l'indécision et le renoncement des communards. Il y a un moment assez faible après l'exaltation du départ pour la guerre où l'employée du magasin se retrouve avec un soldat. La multiplication des intertitres montre la difficulté qu'ont eu les cinéastes avec cette séquence.
Toute la fin du film se passe sous la pluie comme pour montrer la fin d'un espoir et le retour de la bourgeoisie au pouvoir.
Comme l'essentiel des grands films soviétiques de l'époque, c'est un film de propagande. Ici c'est fait moins naïvement que pour d'autres (comme par exemple "Arsenal")
Genre : Fantastique Réalisateur : D. Davis Acteurs : H. Hamlin,   J. Bowker Année de production 1980 Pays : UK, US Durée : 1h58 Note spectateur : Note presse : -
Synopsis (Source Allociné) : Les épreuves de Persée pour reconquérir Argos: Calibos, la Méduse, les scorpions géants...
Ma critique : "Le choc des titans" marque la fin d'une époque : les films épiques avec effets spéciaux limite carton pâte. Je l'avais vu je pense peu de temps après sa sortie avec des yeux d'adolescent. Ici le côté kitsh et nian-nian a peu trop pris le dessus. La pose des Dieux (voir notamment Zeus entouré de lumière) est assez ringarde et un peu trop statique, le vautour géant complètement raté et m'a fait penser au dindon géant d"Un ticket pour l'espace" (c'est dire !). C'est vrai l'histoire , même si elle est archi-connue, est bien faite. C'est donc un bon divertissement dont la mise en scène a bien vieilli.
Genre : Drame Réalisateur : R. Polanski Acteurs : N. Kinski,   P. Firth Année de production 1979 Pays : UK, FR Durée : 3 h 10 Note spectateur : Note presse : -
Synopsis (Source Allociné) : A la fin du XIXe siecle, un fermier anglais ayant decouvert ses origines nobles ne supporte plus sa triste condition. Il envoie aussitot sa fille Tess dans la famille bourgeoise qui a recupere le titre nobiliaire. Tess est seduite puis abandonnee par un aristocrate, sir Alec d'Uberville.
Ma critique : La dernière fois que j'ai vu "Tess", c'était il y a très longtemps et les seules images que j'avais en tête étaient la batteuse à vapeur et la fin se passant à Stonehenge. Mais, j'avais le souvenir d'un bon film. Et je confirme ! Les images sont très belles, aussi bien les paysages que le traitement de la lumière. Du côté de l'histoire, c'est une vraie tragédie comme je les aime bien : Tess ne peut rien faire contre son destin, elle n'est qu'un pantin dont abuse Alec puis rejettée par les principes d'Angel. A la fin, c'est le coeur qui l'emporte sur la raison et qui l'entraîne vers la corde.
Genre : Drame Réalisateur : O. Welles Acteurs : R. Hayworth,   O. Welles Année de production 1948 Pays : US Durée : 1h27 Note spectateur : Note presse : -
Synopsis (Source Allociné) : A Cuba, Michael, marin irlandais en quête d'un embarquement, sauve d'une agression une jeune femme, Elsa. Le mari d'Elsa, avocat célèbre, offre à Michael d'embarquer sur son yacht pour une croisière vers San Francisco. Elsa et Michael s'aiment. Grisby, l'associé de Bannister, s'apercoit de cet amour. Il veut disparaître et propose à Michael 5000 dollars pour signer un papier dans lequel il confesse l'avoir tué.
Ma critique : Ce film est un peu déroutant. Je n'ai pas senti le même génie de la mise en scène des précédentes oeuvres de Welles que j'avais vues, il joue moins sur la lumière, les mouvements de caméra et même s'il y a de beaux gros plans, ce n'est que par petites touches que l'on apprécie.
Deuxième désillusion : Rita Hayworth en blonde platine à des années lumières de la sensuelle rousse Gilda tourné seulement un an auparavant.
L'histoire est aussi un peu compliquée. Au début, c'est une banale histoire d'amour entre un jeune marin et la femme de son employeur. Les quelques allusions sur le pouvoir de l'argent et le duel entre les requins sont intéressantes. Puis cela se complique beaucoup comme dans un classique film policier pour continuer dans un procès un peu grand guignol.
En revanche, la scène finale, jouant avec les miroirs est magnifique. Elle nous fait oublier complètement l'histoire (mais qui est coupable à la fin ? Pas Welles. Mais tous les autres qui s'entretuent comme des requins assoiffés de sang).
Genre : Comédie dramatique Réalisateur : R. Bresson Acteurs : R. Faure,   J. Holt Année de production 1943 Pays : FR Durée : 1h40 Note spectateur : Note presse :
Synopsis (Source Allociné) : Une orgueilleuse jeune fille du monde entre au couvent cloîtré de Bethanie, consacré au relèvement des filles perdues. Elle s'attache à l'une d'elles, délinquante rebelle, et entre en conflit avec la supérieure...
Ma critique : C'est le premier film de Robert Bresson. J'ai vu presque tous ces autres films et j'avais vu une nette différence entre son deuxième film "Les dames du bois de Boulogne" et tous les autres. Bresson avait en effet choisi de ne plus faire appel qu'à des comédiens non professionnels et à dépouiller de plus en plus ses films pour arriver au "cinématographe". Je m'attendais donc à un film plus proche des "Dames du bois de Boulogne".
Ce n'est pas le cas. Ce film est semblable à tous ses autres films post-"dames". C'est extrêmement dépouillé, le phrasé n'est pas encore récitation mais il s'en rapproche. Comme "Le procès de Jeanne d'Arc", ce film aborde surtout le thème de la grâce. Soeur Anne-Marie confond orgeuil et grâce et ses volontés avec celles de Dieu. Thérèse profite de sa naïveté et sa bonté et trouve les bons ressorts pour la faire chasser du couvent.
Tout est calme, hors du temps dans ce film et même si l'on est pas religieux, on peut être marqué par la foi exprimée par les acteurs. Du très grand art !
Genre : Western Réalisateur : S. Leone Acteurs : J. Coburn,   R. Steiger Année de production 1971 Pays : ITL Durée : 2 h 30 Note spectateur : Note presse : -
Synopsis (Source Allociné) : Sean Mallory, un révolutionnaire de l'IRA spécialiste en explosifs, et Juan Miranda, un bandit de grand chemin, deviennent malgré eux les héros de la révolution mexicaine.
Ma critique : J'avais historiquement noté ce film quatre étoiles comme je crois bien les deux autres "Il était une fois" de Sergio Leone. "Révolution" est réputé le plus faible pourtant j'ai une affection toute particulière pour ce film. C'est un vrai monument baroque avec son absence de dialogue surtout au début du film, ses très gros plans sur la bouche, les yeux, sa musique et surtout les fameux flash-back qui révèlent au fur et à mesure les ressorts de l'âme du héros. James Coburn est magnifique avec sa grosse moustache tombante et son look de dandy révolutionnaire. C'est aussi un aperçu de l'histoire de la révolution mexicaine que j'avoue ne pas connaître d u tout. Mes idées sont donc peut-être complètement déformées par ce film. Pour ce style inimitable, l'utilisation à fond du format extra-large 2.35 toujours et encore quatre étoiles. Comme quoi il n'y a pas que les films intellos où il ne se passe rien qui me plaisent !
Genre : Policier, Comédie Réalisateur : GR. Hill Acteurs : P. Newman,   R. Redford Année de production 1973 Pays : US Durée : 2 h 09 Note spectateur : Note presse : -
Synopsis (Source Allociné) : A Chicago, en 1936, Johnny Hooker et son acolyte Coleman volent sans le savoir le convoyeur de fonds de Doyle Lonnegan, un dangereux gangster de New York. Coleman est aussitôt abattu par le gang de ce dernier et Hooker se réfugie chez Henry Gondorff, un spécialiste de l'arnaque.
Ceux-ci décident alors de venger la mort de Coleman en montant une vaste escroquerie destinée à mettre Lonnegan sur la paille. Pour cela, Hooker fait croire au gangster qu'il est capable d'obtenir les résultats des courses avant qu'ils ne soient officiellement connus.
Ma critique : J'adore le scénario linéaire de ce film. C'est mécanique, logique en gros c'est comment réaliser une arnaque en trois leçons. Cela m'a fait un peu penser à "Un condamné à mort s'est échappé" de Robert Bresson, tout y est décortiqué et analysé.
Mais il y a un plus. Comme dans beaucoup de films policiers, le spectateur est soit "en avance", soit "en retard" par rapport aux héros. C'est-à-dire qu'il est plus ou moins au courant qu'eux sur qui est l'assassin ou le voleur. Ici, le spectateur est en avance sur la victime mais en retard sur les deux héros puisqu'il ne sait pas que les agents du FBI sont en fait des complices. Redford et le spectateur sont eux aussi en retard sur Paul Newman puisque l'on ne sait pas que la serveuse avec qui couche Redford est une tueuse à gages ni qui est le mystérieux homme au pistolet avec silencieux. Tout ceci est extrêmement maîtrisé sans aucune recherche de perdre le spectateur mais plutôt de l'amener progressivement à la vérité. Enfin, la musique, archi-connue, sert très bien le film et lui donne un air frais bien sympa !
Genre : Comédie dramatique Réalisateur : X. Giannoli Acteurs : G. Depardieu,   C. De France Année de production 2006 Pays : FR Durée : 1h52 Note spectateur : Note presse :
Synopsis (Source Allociné) : Aujourd'hui, la rencontre d'un chanteur de bal et d'une jeune femme...
Ma critique : Les critiques étaient plutôt bonnes... j'ai été déçu car je m'attendais à mieux. La première chose qui m'ait gênée ? Je suis parti une minute prendre un verre à la cuisine et hop... je retrouve Cécile De France dans le lit de Depardieu. ça part fort ! Puis après, ça s'enlise, on sent que les deux héros jouent au chat et à la souris mais finalement c'est tellement en finesse qu'il n'y a rien, on ne s'identifie pas aux personnages, l'action n'est pas crédible et les retrouvailles finales aussi tartes qu'improbables. La seule chose bien dans le scénario ? Même si ce n'est plus très original, le fait que les héros couchent ensemble puis se séparent (cf. Cécile De France qui fuit le lit de Depardieu : "Tu t'es vue quand t'as bu !") et finalement tombent amoureux l'un de l'autre.
Mes deux étoiles vont à : Cécile De France pétillante dans ce film et les volcans d'Auvergne toujours aussi beaux et majestueux !
Genre : Drame Réalisateur : D. Lynch Acteurs : A. Hopkins,   J. Hurt Année de production 1980 Pays : US Durée : 2 h 05 Note spectateur : Note presse : -
Synopsis (Source Allociné) : Londres, 1884. Le chirurgien Frederick Treves découvre un homme complètement défiguré et difforme, devenu une attraction de foire. John Merrick, " le monstre ", doit son nom de Elephant Man au terrible accident que subit sa mère. Alors enceinte de quelques mois, elle est renversée par un éléphant. Impressionné par de telles difformités, le Dr. Treves achète Merrick, l'arrachant ainsi à la violence de son propriétaire, et à l'humiliation quotidienne d'être mis en spectacle. Le chirurgien pense alors que " le monstre " est un idiot congénital. Il découvre rapidement en Merrick un homme meurtri, intelligent et doté d'une grande sensibilité.
Ma critique : J'ai acheté le DVD dans la collection du "Monde" et je n'ai pas attendu longtemps avant de revoir ce superbe film. Mon seul petit regret, c'est la lumière un peu trop crue et les blancs trop saturés. Je ne sais pas si cela est dû à ma version ou au choix du cinéaste lui-même mais je trouve que j'exploitation du noir et blanc n'est pas optimale. Même si il y a de beaux mouvements de caméra, la qualité du film tient surtout à son sujet : l'apparence, le droit à la différence, la mode. John Merrick paraît idiot car il est diforme et finalement en changeant d'univers, il paraît génial toujours aussi à cause de sa diformité. Dans l'amour ou la peur, il n'arrive pas vraiment à apparaître comme autre chose qu'un animal de foire d'où le cri, climax du film, lorsqu'il est poursuivi dans la gare. Ce film est profondément pessimisste si l'on dépasse le stade de la bonté désintéressée du médecin. A la fin, John Merrick se croit aimé pour lui-même, il est comblé est choisit de mourir pour mieux ressembler à ses "amis". Ce n'est pour moi qu'un faux semblant, finalement on ne peut jamais sortir de sa condition et de son apparence, c'est la leçon qui ressort du film.
Genre : Guerre Réalisateur : J. Woo Acteurs : N. Cage,   A. Beach Année de production 2001 Pays : US Durée : 2h14 Note spectateur : Note presse :
Synopsis (Source Allociné) : En 1944, durant la Seconde Guerre mondiale, face à l'ennemi japonais, les Etats-Unis ont utilisé une méthode de codage : le langage Navajo, uniquement compris et parlé par certains soldats indiens. Ces code talkers transmettaient les messages codés entre les bases américaines disséminées sur les îles du Pacifique.
Le marine Joe Enders sort blessé d'une bataille sanglante sur les îles Salamon. Après avoir récupéré dans un hôpital, il est chargé d'une nouvelle mission consistant à assurer la sécurité de deux soldats navajos, Ben Yahzee et Charlie Whitehorse, et à "protéger le code à tout prix" pour l'empêcher de tomber aux mains de l'ennemi. En clair : sacrifier, si besoin est, leurs frères d'armes. Durant ce périple, Joe se voit accompagner d'Ox Anderson et d'autres soldats. En pleine bataille de Saïpan, des liens d'amitié se tissent entre les Navajos et leurs "anges gardiens".
Ma critique : J'avais deux étoiles lors du premier visionnage de ce film sans avoir écrit de critique (c'était avant le lancement de ce site). Aujourd'hui je maintiens cette note. Du point de vue l'image, c'est superbe. L'image du clôture du film en plan large sur Monument Valley en est la meilleure illustration. Mais évidemment, John Woo est tombé dans le piège de l'hyperréalisme des films de guerre qui me choque tant : ça fuse de partout (mon installation home cinéma est alors exploitée à fond), ça gicle (le sang !) aussi pas mal. Donc au delà de la réhabilitation des indiens Navajo histoire de se donner bonne conscience, il y aussi les horreurs de la guerre montrées dans tous ces détails et l'exploitation de thèmes chers aux américains comme le sacrifice. J'avour que je préfère dans le genre des films beaucoup plus discrets comme par exemple "Indigènes" qui lui aussi avait pour but de montrer le rôle d'une minorité dans la guerre mais ne cherche pas à faire du grand guignol hémoglobineux. Je pense que c'est aussi par manque de moyens. Comme quoi, il faut quelquefois pas trop d'argent pour faire un bon film.
Genre : Policier Réalisateur : M. Mann Acteurs : C. Farrell,   J. Foxx Année de production 2005 Pays : US Durée : 2h15 Note spectateur : Note presse :
Synopsis (Source Allociné) : Miami... Deux agents fédéraux et la famille d'un informateur ont été sauvagement exécutés. Une nouvelle enquête commence pour Sonny Crockett et son coéquipier Ricardo Tubbs, avec une certitude : la fuite qui a permis ce massacre en règle provenait des sommets de la hiérarchie... Les deux inspecteurs découvrent rapidement que les tueurs étaient au service de la Fraternité Aryenne, organisation suprématiste liée à un réseau de trafiquants internationaux doté d'un système de protection ultra-sophistiqué. Poursuivant leurs investigations, les deux partenaires prennent contact avec l'administratrice
financière du cartel, Isabella, une sinocubaine aussi experte en investissements et transferts de fonds qu'en blanchiment d'argent. La séduisante Isabella offre contre toute attente à Sonny une chance d'exorciser ses démons...
Ma critique : La caméra bouge dans tous les sens et ça pête de partout mais finalement on arrive pas à suivre grand chose dans ce film. Il ne faut pas confondre mouvements de la caméra permettant de renforcer le rythme de l'action et grand n'importe quoi. "Miami Vice" est à des années lumières d'un film comme "La vengenace dans la peau" sur l'aspect de l'utilisation de la caméra. Le scénario est lui assez embrouillé mais finalement on s'en fiche un peu, il suffit de voir les héros se balader dans des belles voitures de sport et des bâteaux pointus qui vont très vite et que la petite histoire d'amour entre Colin Farrell et la baronne de la drogue mette un peu de piment là-dedans. L'intrigue policière n'a elle aucun intérêt et je ne saurais même pas vous dire si je l'ai trouvée cohérente.
Genre : Comédie Réalisateur : J. Tati Acteurs : J. Tati,   N. Pascaud Année de production 1953 Pays : FR Durée : 1h23 Note spectateur : Note presse : -
Synopsis (Source Allociné) : Monsieur Hulot débarque dans une calme station balnéaire de la côte atlantique. Il va révolutionner les habitudes des citadins qui y passent leurs vacances.
Ma critique : Aujourd'hui m'est arrivé quelque chose de rare et d'inconnu depuis près de deux ans : j'ai épuisé ma pile de DVD ! Je n'ai plus de films en attente de visionnage ! Je ne m'inquiète pas, je trouverais bien dans ma réserve quelques films à revoir avec plaisir ! Je reviens sur mes critiques récentes des courts métrages de Chaplin où je trouvais qu'il n'y avait que l'aspect gagesque des films sans son côté émotif contrairement à ce que l'on trouve dans ses longs métrages. J'ai aussi comparé "Mon Oncle" aux "Temps modernes" et en visionnant "Les vacances de M. Hulot", je repense encore à Chaplin. Dans ce film les gags sont excellents. En voici quelques uns (même s'il est difficile de les décrire avec des mots) : le chien qui s'écarte de la route pour le klaxon puissant de la grosse voiture mais pas pour la petite voiture de Hulot, le canoë de Hulot qui se casse en deux et donne l'impression que c'est un requin effrayant tous les vacanciers sur la plage, la chambre à air mouillée à laquelle sont attachées des feuilles mortes qui devient une couronne mortuaire, la façon dont Hulot remplit son arrosoir à partir d'un tourniquet jet d'eau... Mais au délà des gags il y a aussi la satire des gens en vacances : le couple de petits vieux qui arrive en avance dans la salle de restaurant pour avoir la meilleure table, l'homme d'affaires qui n'arrive pas à lâcher le téléphone (il n'y avait pas de Blackberry à l'époque !), l'ancien marin un peu frimeur, le jeune intello. Hulot fait tâche par rapport à tous ses gens là et finalement s'entend mieux avec les enfants et l'anglaise qu'avec le reste de la tribu. Il y a aussi la jeune fille qui préfère Hulot à la tribu mais rien ne se passera. Ici on diverge de Chaplin puisque l'homme et la femme ne finissent pas ensemble l'histoire. Hulot a l'air de s'en ficher un peu mais néanmoins l'émotion est aussi bien présente.
Genre : Comédie Réalisateur : A. Dovjenko Acteurs : M. Krouchelnizky,   M. Tchardynina-Barskaia Année de production 1926 Pays : Russie Durée : 0h20 Note spectateur : Note presse : -
Synopsis (Source Allociné) : Un père essaye de se débarasser de son enfant dont il ne veut pas s'occuper.
Ma critique : C'est le premier film de Dovjenko. Je crois bien que c'est la première comédie soviétique des années vingt que je vois et j'avoue que je préfère nettement leurs films historiques et politiques. L'humour est très lourd et tarte, le sujet très amoral (un père veut se débarasser de son fils comme un vulgaire paquet car il ne veut pas s'en occuper). Peut-être ce film était-il conçu comme un film éducatif pour apprendre aux parents à déclarer leurs enfants à l'état civil plutôt que de les abandonner. Je ne sais pas mais aujourd'hui ce film n'a aucun intérêt.
Genre : Action, Drame Réalisateur : FF. Coppola Acteurs : M. Dillon,   M. Rourke Année de production 1983 Pays : US Durée : 1h35 Note spectateur : Note presse : -
Synopsis (Source Allociné) : Rusty James est-il le digne héritier de son frère "Motorcycle Boy", roi déchu qui régnait sur la ville de Tulsa ? Les exploits de son aine ornent encore les murs de la ville et Rusty aimerait bien prendre sa place. Mais ses rêves de puissance et de gloire affrontent difficilement la réalité.
Ma critique : Au début du film, j'ai eu peur de voir pour la nième fois un film sur la jeunesse américaine avec ses clans, ses bagarres, ses courses de voiture. Finalement non, c'est surtout l'histoire d'un jeune qui veut absolument ressembler à son grand-frère et recréer le paradis perdu de l'univers des gangs. Rusty James sent qu'il n'est pas à la hauteur et n'aura jamais le charisme naturel de son frère. La mort du grand-frère (sorry pour ceux qui n'ont pas vu le film) est assez prévisible mais finalement ne gâche pas trop l'intrigue. Au delà du scénario, l'esthétisme du film est superbe : le noir et blanc est parfaitement maîtrisé avec ses jeux d'ombres qui s'allongent, la projection sur les vitres des nuages qui passent dans le ciel et évidemment la petite touche des poissons rouges et bleus. La scène où Rusty James se voit mourir et voler est pas mal faite non plus. Enfin ce sont de très bons acteurs avec une mention très spéciale à Mickey Rourke en grand frère azimuté avec sa petite voix douce. Il y aussi Nicolas Cage (ou plutôt Nicolas Coppola, c'est le neveu du réalisateur) dans un de ses premiers films.
Genre : Historique Réalisateur : A. Dovjenko Acteurs : S. Svachenko,   A. Boutchma Année de production 1929 Pays : Russie Durée : 1h30 Note spectateur : Note presse : -
Synopsis (Source Allociné) : En 1918, tandis que l'hecatombe se poursuit sur le front, la misere accable la population. Un deserteur incite les ouvriers de l'usine Arsenal a prendre les armes pour defendre la revolution.
Ma critique : Ce film brille surtout par son montage et sa mise en scène comme beaucoup de films soviétiques de l'époque. Au début, on démarre par une succession de plans fixes passant d'une action à l'autre mais, ici le langage produit le montage est beaucoup moins décryptable que dans d'autres films russes de l'époque notamment les films d'Eisenstein. Le cinéaste tente aussi des angles de plan audacieux et manie pas mal les gros plans. Quoique sur ce dernier aspect j'ai un peu de mal à juger car pour une fois avec Bach films les images sont de bonne qualité mais le cadrage est vraiment très mauvais. Je suppose que cela ne vient pas de Dovjenko. Du côté du scénario, on retrouve toujours le côté propagande des grands films soviétiques des années vingt avec l'apothéose finale, l'ouvrier Ukrainien ouvrant sa chemise pour montrer son torse résitant aux balles bourgeoises. Mais, en revanche l'intrigue est très confuse surtout pour quelqu'un comme moi qui n'ait pas vécu à cette époque et ne connaît tous les détails du début de la révolution russe. Au milieu du film, le cinéaste montre les débats d'une assemblée et est obligé de recourir à de nombreux intertitres ce qui rend ce passage très ennuyeux.
Genre : Comédie dramatique Réalisateur : E. Rohmer Acteurs : C. Véry,   H. Furic Année de production 1991 Pays : FR Durée : 1h54 Note spectateur : Note presse : -
Synopsis (Source Allociné) : Pour avoir confondu Levallois et Courbevoie, Félicie a perdu la trace de Charles, un amour de vacances de qui elle eu une petite fille. Quatre ans ont passé. Elle hésite entre l'amour de Loïc un peu trop intellectuel a son goût, et celui de Maxence qui lui propose de le suivre pour Nevers. Elle accepte, mais n'est-ce pas perdre tout espoir de retrouver la trace de Charles qu'elle aime toujours?
Ma critique : Il y a du très bon dans "Conte d'hiver" : l'histoire d'une femme qui ne peut choisir entre ses deux amants et se justifiant avec l'espoir de revoir surgir un fantôme, le premier amour de sa vie. Cela m'a fait penser à "Thérèse Raquin" de Zola hantée avec son amant par le spectre du mari assassiné. Il y aussi les "débats philosophiques" que l'on retrouve dans les autres Contes de saison de Rohmer. Les discours sur Platon, la métempsycose, le choix,... Et surtout, le pari du Pascal : Félicie croit fermement au retour de Charles. Il y a les livres présents un peu partout chez Loïc et le contraste avec la nouvelle maison de Max aux étagères vides et aux pièces "couloir".
Mais il y aussi du très mauvais. Je trouve que Rohmer a un peu trop forcé le trait sur la blonde un peu tarte qui ne sait même pas où elle habite, prend une décision et son contraire toutes les deux minutes. Il y a aussi le début filmé comme un roman photo qui fait un peu rire. Et il y a enfin le dénouement, les retrouvailles improbables et et hop ça repart comme il y a cinq ans.
En conclusion, je trouve le sujet excellent, l'intellectualisme de Rohmer intéressant, je ne regrette que partiellement le "happy end" mais je trouve que le cinéaste aurait dû être plus nuancé, le film n'en aurait gagné que plus de force. Ma note est dure : seulement deux étoiles mais reflète ma déception.
Genre : Drame Réalisateur : HG. Clouzot Acteurs : P. Fresnay,   G. Leclerc Année de production 1943 Pays : FR Durée : 1h32 Note spectateur : Note presse : -
Synopsis (Source Allociné) : Le docteur Germain, qui travaille dans une petite ville de province, recoit des lettres anonymes signées Le Corbeau l'accusant de plusieurs méfaits. Cependant il n'est pas le seul à en recevoir. Toute la ville est bientôt menacée et le fragile équilibre se défait, la suspicion règne. Le docteur Germain décide de mener une enquête.
Ma critique : Il n'y a qu'une seule chose qui m'ai gênée dans ce film : le fait qu'il soit produit par la Continental, c'était la structure de production du cinéma français pendant l'Occupation. Le climat de suspicion du film peut être aussi bien interprété comme une critique de la Résistance ou même de l'Etat de Vichy.
Le film se met lentement en place, Pierre Fresnay est un peu énervant avec son ton obséquieux et ses fausses confidences. Puis, lorsque les lettres du corbeau se multiplient et que le docteur Germain cède à Denise, tout s'emballe et le film devient très captivant. On en vient à faire comme les personnages et accuser tout le monde d'être le corbeau. Ce film est aussi une critique acerbe de la vie de province avec ses notables consanguins qui se tiennent les coudes. La remarque de Denise lorsqu'elle traite Germain de "bourgeois" et non de "crétin" est très bien vue. J'ai noté deux très belles scènes :
- Lorsque l'infirmière court dans les rues de la ville poursuivie par les bruits de la foule que l'on ne voit pas. Cela montre qu'il vaut mieux suggérer que montrer pour multiplier l'effet de tension de la scène.
- Lors du cortège de l'enterrement, les gens s'écartent du papier tombé au pied du corbillard puis lorsque la foule commence à s'en prendre à l'infirmière, on voit une succession de plans en plongée et contre-plongée suivant que le cinéaste cadre sur les accusateurs ou l'accusé.
Genre : Policier Réalisateur : A. Hitchcock Acteurs : J. Stewart,   J. Dall Année de production 1948 Pays : US Durée : 1h20 Note spectateur : Note presse : -
Synopsis (Source Allociné) : Deux étudiants en suppriment un troisième, pour la seule beauté du geste. Défi suprême, le meurtre précède de peu une soirée ou ils reçoivent les parents de la victime et leur ancien professeur.
Ma critique : Il y a d'abord la prouesse technique : faire un film en un seul plan (ou plutôt deux puisqu'il y a un plan différent pour le générique qui s'arrête devant les fenêtres à l'extérieur de l'appartement puis un nouveau plan dans l'appartement). En fait, il y a plusieurs plans mais Hitchcock a "triché" pour la coupe puisqu'elle se fait lors d'un gros plan sur le dos sombre d'un des acteurs. Cela donne l'occasion de beaux mouvements de caméra comme par exemple lorsque la domestique range la vaisselle après le dîner et que l'on entend par derrière les invités discuter. La scène où l'on voit un des meurtriers ranger la corde dans un tiroir de la cuisine entre deux battements de sa porte coulissante est aussi très bien fait. Mais c'est aussi l'analyse du mythe du surhomme de Nietzsche. Les deux meurtriers se croient au dessus des lois car faisant partie de l'élite. C'est enfin de belles lumières à la fin, au moment où la tension est à son maximum, avec l'alternance d'éclairages rouges et verts.
Genre : Comédie Réalisateur : C. Chaplin Acteurs : C. Chaplin,   E. Purviance Année de production 1916 Pays : US Durée : 0h24 Note spectateur : Note presse : -
Synopsis (Source Allociné) : Charlot est serveur dans un restaurant et se rend dans une patinoire.
Ma critique : Quelques scènes amusantes dans ce film : la façon dont Charlot a d'utiliser un shaker, seuls ses bras remuent et non le shaker ! Il y a aussi les gags provenant de la confusion des portes "In" et "Out" entre la cuisine et la salle de restaurant. Mais il y a surtout la chorégraphie du patinage très bien faite et qui m'a fait penser au combat de boxede "Charlot boxeur". La scène finale où tous les protagonistes se retrouvent est aussi assez amusante.
Genre : Comédie Réalisateur : C. Chaplin Acteurs : C. Chaplin,   E. Purviance Année de production 1917 Pays : US Durée : 0h19 Note spectateur : Note presse : -
Synopsis (Source Allociné) : Charlot a faim et se fait embaucher comme policier pour subvenir à ses besoins. Il réussit contre toute attente à faire revenir le calme dans la dangereuse rue "Easy Street".
Ma critique : Voilà, c'était le dernier de la série de courts métrages de Chaplin réédités par "Le Monde". Finalement, j'ai un peu la même critique pour tous ses films : on voit que Chaplin est un maître du gag, de la pantomime et de la chorégraphie mais on ne sent pas l'émotion que l'on verra dans ses longs métrages. Est-ce lié au format ou à l'évolution de Chaplin ? Je pense un peu des deux.
Revenons au film. Pas vraiment d'intérêt, j'ai noté seulement un gag qui m'a amusé : lorsque la brute se retourne, les gens dans la rue se précipitent dans leur maison ; lorsque Charlot arrive à venir à bout de la brute, il fait le même effet sur les riverains.
Genre : Comédie dram. Réalisateur : C. Chaplin Acteurs : C. Chaplin,   E. Purviance Année de production 1917 Pays : US Durée : 0 h 25 Note spectateur : Note presse : -
Synopsis (Source Allociné) : A bord d'un paquebot a destination de l'Amerique, Charlot decide de prendre une jeune fille et sa mere sous sa protection. Tout ce petit monde se retrouve a New York devant un restaurant.
Ma critique : Lors de mon premier visionnage j'avais mis deux étoiles et je maintiens mon jugement. Evidemment dans ce film Chaplin montre tous ses talents de gag-man et de maître de la pantomime. Mais, je n'ai pas retrouvé ce que j'ai vu dans ses longs métrages, un mélange de comique et de dramatique et ses bons sentiments à la Capra. C'est un film où l'on sourit et l'on rit mais on n'est pas ému.
Genre : Comédie Réalisateur : C. Chaplin Acteurs : C. Chaplin,   M. Durfee Année de production 1914 Pays : USA Durée : 0h27 Note spectateur : Note presse : -
Synopsis (Source Allociné) : Les aventures de Charlot le vagabond devenant champion de boxe grâce à un concours de circonstances exceptionnel.
Ma critique : Ce film a énormément vieilli. Les gags sont hypra connus (notamment celui du fer à cheval dans le gant de boxe transformant Charlot en boxeur redoutable). C'était peut-être des gags innovants lors de la sortie du film mais maintenant ils ne font plus tellement effet. En revanche, le combat final est superbe, on sent que la chorégraphie a été très pensée et on rit beaucoup notamment sur la fin avec l'apparition du chien s'en prenant à l'adversaire de Charlot. Ce combat m'a rappelé avec plaisir celui des "Lumières de la ville".
Genre : Comédie Réalisateur : C. Chaplin Acteurs : C. Chaplin,   B. Armstrong Année de production 1915 Pays : US Durée : 0h16 Note spectateur : - Note presse : -
Synopsis (Source Allociné) : Les aventures de Charlot le vagabond à la plage.
Ma critique : Ce film ne présente aucun intérêt mais je ne peux pas me résoudre à mettre zéro étoile à Charles Chaplin...
Genre : Policier Réalisateur : S. Kubrick Acteurs : S. Hayden,   C. Gray Année de production 1956 Pays : US Durée : 1h23 Note spectateur : Note presse : -
Synopsis (Source Allociné) : Une bande de gangsters organisent le hold-up de la caisse des paris lors d'une course de chevaux...
Ma critique : Je crois bien que c'est en lisant une critique de Truffaut (ou de Godard) que j'ai été étonné par la critique de ce film. C'était un peu comme la vieille publicité pour Guy Degrenne : "On ne fera jamais rien de vous, Guy Degrenne". J'ai été encore plus étonné en voyant le film et même si j'adore les films de Godard et Truffaut, j'ai du mal à comprendre leur goût. Encore plus leur goût pour un film comme "Lola Montès" d'Ophuls (cf. ma critique sur ce film) qu'ils encensent. Pourtant Kubrick se réfère pas mal à Ophuls si l'on en croit le petit livre joint à ce film réédité pour "Le Monde" (je vous conseille d'ailleurs d'aller regarder cette collection, j'ai fini le livre sur Chaplin, je n'ai pas appris grand chose mais c'est pas mal fait).
Bref, moi j'ai bien aimé ce film : la voix-off un peu ringarde, la bonne maîtrise du noir et blanc et surtout la fantastique non-linéarité du film (Kubrick revient en arrière et présente l'action vue d'un autre personnage, c'est excellentissime !). Un petit regret qui explique peut-être seulement trois étoiles : lors de la préparation du hold-up, ça parle par moment un peu trop et c'est un poil ennuyeux.
Genre : Drame Réalisateur : HG. Clouzot Acteurs : S. Signoret,   V. Clouzot Année de production 1954 Pays : FR Durée : 1h56 Note spectateur : Note presse : -
Synopsis (Source Allociné) : Dans une institution destinée à l'éducation des jeunes garçons, Christina et Nicole, respectivement épouse et maîtresse du directeur Michel Delasalle, s'associent afin d'assassiner l'homme qu'ells ont fini par haïr. Mais quelques jours après leur méfait, le corps de Michel disparaît...
Ma critique : Ce film est excellent à trois points de vue :
- l'histoire : originale et avec un beau rebondissement même si on s'y attend un peu. Les rapports presque de maître-esclave entre Christina et Nicole sont aussi très bien rendus.
- les acteurs : Paul Meurisse est étonnant en salaud basique et le rôle de maîtresse femme colle superbement à Simone Signoret. En revanche, je trouve le rôle de Charles Vanel un peu faiblard et sa rencontre avec Christina Delasalle un peu tirée par les cheveux. A noter aussi la présence de Michel Serrault et Jean Lefebvre dans des seconds rôles.
- la mise en scène notamment la scène dans les locaux de l'école la nuit vers la fin du film. Il y a juste une scène qui m'a un peu énervée, c'est celle où l'on voit les deux femmes en voiture filmées avec un écran derrière elles. ça a super vieilli...
Genre : Drame, Comédie Réalisateur : E. Rohmer Acteurs : B. Romand,   M. Rivière Année de production 1998 Pays : FR Durée : 1h50 Note spectateur : Note presse : -
Synopsis (Source Allociné) : Magali, viticultrice de quarante cinq-ans, se sent isolée dans sa campagne depuis que son fils et sa fille sont partis. Une de ses amies, Isabelle, lui cherche à son insu un mari. Quant a Rosine, la petite amie de son fils, elle veut lui presenter son ancien professeur de philosophie, Etienne, avec qui elle a eu une liaison. Etienne lui deplaît immediatement, tandis qu'elle se sent tout de suite attirée par Gerald, le choix d'Isabelle.
Ma critique : Ce le deuxième de la série des contes des saisons que je vois. Rohmer n'a pas la simplicité et la fluidité de Bresson et a malheureusement le phrasé nianian et "faux" de ses camarades de la Nouvelle Vague mais... ce film est quand même une excellente analyse des sentiments. On y voit la goût et la peur de la solitude, la peur d'être à deux tout en le voulant, les difficultés de l'amitié homme-femme. Tout ceci pourrait ne paraître que bien banal mais c'est traité tout en finesse. Le dialogue des acteurs sonne faux mais l'analyse des sentiments sonne vrai. Comme dans "Conte de printemps" Rohmer montre son goût pour la philo en mettant en scène un professeur de philo (Rohmer a été professeur de lettres et son frère, René Shérer, est philosophe). Ici pas de faux intellectualisme mais un vrai goût pour les choses de l'esprit.
Genre : Science-fiction, Thriller Réalisateur : JC. Fresnadillo Acteurs : R. Carlyle,   R. Byrne Année de production 2007 Pays : UK Durée : 1h31 Note spectateur : Note presse :
Synopsis (Source Allociné) : Il y a six mois, un terrible virus a décimé l'Angleterre et a transformé presque toute la population en monstres sanguinaires.
Les forces américaines d'occupation ayant déclaré que l'infection a été définitivement vaincue, la reconstruction du pays peut maintenant commencer.
Don a survécu à ces atroces événements, mais il n'a pas réussi à sauver sa femme et la culpabilité le ronge. Lorsqu'il retrouve ses enfants, Andy et Tammy, qu'il n'avait pas revus depuis la catastrophe et qui reviennent à Londres avec la première vague de réfugiés, il leur apprend la mort de leur mère. Partagés entre la joie des retrouvailles et le chagrin, tous trois tentent de se reconstruire et de reprendre une vie normale dans la ville dirigée par l'armée américaine.
Pourtant, quelque part, un effroyable secret les attend. Tout n'est pas terminé...
Ma critique : Je n'aime pas les films d'horreur donc là j'ai été servi. Pourtant j'avais déjà vu "28 jours plus tard", j'aurais dû savoir... Je pense qu'il est assez difficile de véhiculer autre chose que de l'horreur dans un film d'horreur. Logique, non ? Pourtant le sujet aurait peut-être permis de parler de la folie des hommes, le droit à la différence... Bon, là je délire un peu, ce n'est quand même qu'un film gore à deux balles. Allez, il y a quand même une belle scène : au début, on voit Robert Carlyle poursuivi par les "contaminés" avec un fond musical style new age. Il y a des beaux mouvements de caméra. En revanche je ne comprends pas du tout le passage de la couleur au noir et blanc. Peut-être que le réalisateur voulait faire comme Spielberg dans "La liste de Schindler" ou même mieux copier Tarkovski ! A des moments, on comprend que lorsque la scène déraille dans la violence mais il y a d'autres moments où je n'ai pas compris. Bref, zéro étoiles car il ne faut pas se poser trop de questions, ce film n'a aucun intérêt.
Genre : Comédie dramatique Réalisateur : F. Fellini Acteurs : M. Noël,   B. Zanin Année de production 1974 Pays : FR, ITL Durée : 2h07 Note spectateur : Note presse :
Synopsis (Source Allociné) : Dans un bourg italien près de la mer, à l'heure du fascisme triomphant, les enfants trainassent, cherchant des victimes pour leurs blagues innocentes. L'un d'eux va connaître, en l'espace d'une année, une série d'expériences tour à tour drôles, savoureuses et poignantes.
Ma critique : La critique d'un film dépend pour moi beaucoup du contexte du visionnage. Là, les conditions étaient idéales : j'ai commencé à le visionner juste avant le match de Rugby France/Nouvelle-Zélande et je l'ai terminé après la victoire française. J'aurais dû être euphorique !
Pourtant ce n'est pas le cas et j'ai mis deux étoiles très sévères à ce film. J'avais parlé lors de ma récente critique d'"Intervista" du fait qu'au fur et mesure j'apprenais à apprécier le papillonage de Fellini. Dans ce film, c'est encore le cas. Fellini papillonne autour de ces souvenirs d'enfant. Il y a de très belles scènes : la fête du printemps, la succession des professeurs à l'école, le travelling suivant le narrateur à vélo avec au premier plan les jeunes faisant le salut faciste, les rêves du l'enfant boubloule, le labyrinthe de neige, les mimiques des enfants au cinéma... Tout ceci évoque la nostalgie de l'auteur pour son enfance (il y a encore Tonino Guerra comme co-scénariste du film cf. ma critique sur "Le regard d'Ulysse" de Theo Angelopoulos). En revanche, le côté scato avec les pets est un peu trop potache à mon goût. Et surtout, malheureusement les saynètes ne sont pas assez développées et pas assez exploitées. Ce film aurait peut-être mérité d'être plus long ou avoir moins de thèmes mais plus développés. La meilleure illustration en est la scène de la course de voitures : elle est tellement courte que l'on a à peine de temps de dire "pas mal" que l'on zappe à autre chose.
Allez, une note positive pour finir :le film est servi par une excellente musique. J'ai été un peu dur aujourd'hui mais j'apprécierai comme ça d'autant mieux mon prochain Fellini.
Genre : Policier Réalisateur : A. Hitchcock Acteurs : J. Forsythe,   E. Gwenn Année de production 1956 Pays : US Durée : 1h35 Note spectateur : Note presse : -
Synopsis (Source Allociné) : Des coups de feux, un cadavre et une pleiade de suspects pour ce film de Hitchcock a l'humour typiquement britannique.
Ma critique : C'est un film d'Hitchcock assez original : il n'y a pas vraiment de suspense et l'intrigue policière n'est qu'un prétexte à décrire la vie de quelques habitants de la Nouvelle Angleterre. C'est fait avec beaucoup d'humour mais finalement ces tranches de vie ne sont pas vraiment intéressantes. On sent qu'Hitchcock est moins à l'aise dans ce registre : il pratique le comique de répétition de façon un peu balourde (les enterrements et déterrements successsifs de Harry), l'intrigue amoureuse est aussi bâclée que subite et la chute sur le "Lit à deux places" un peu bêta. Il y a un beau plan qui revient plusieurs fois dans le film, c'est le cadavre allongé vu des pieds (en chaussure ou en chaussette) qui est plein d'humour (la musique aide aussi à produire l'effet).
Genre : Drame Réalisateur : I. Bergman Acteurs : L. Ulmann,   E. Josephson Année de production 1973 Pays : Suède Durée : 2h48 Note spectateur : Note presse : -
Synopsis (Source Allociné) : Quelques moments cruciaux de la vie d'un couple. Chronique qui s'etend sur vingt ans, en six chapitres.
Ma critique : Ce film est un condensé de six épisodes tourné pour la télévision décrivant la vie d'un couple . Mon seul et unique reproche : c'est un peu court et un peu long à la fois. Un peu court car dans certains épisodes ça va un peu trop vite et on a du mal à saisir l'instant où tout bascule alors que c'est nettement plus visible dans des films comme "Sonate d'automne". Un peu long car les six épisodes mis bout à bout durent près de trois heures. En fait, je pense qu'il faut voir ce film en deux fois, la coupure par épisodes indépendants facilitant la tâche. Allez fini d'être négatif ! Ce film est superbe. On y voit toutes les étapes de l'évolution du couple : l'amour béat et invincible, l'usure du temps, la rupture, les tentatives de réconciliation, le renoncement, l'amitié. Tout a l'air banal : le couple d'amis qui se balancent des saloperies à la figure, le mari qui "écrase" sa femme, le mari qui se trouve une petite jeunette, la femme est évidemment la dernière à être au courant après tous leurs amis communs. Le tout agrémenté de jeux de pouvoir, séduction, solitude, violence physique lorsque les mots n'arrivent plus à exprimer la haine-amour entre la femme et son mari. C'est agrémenté de quelques phrases chocs : "Les analphabètes des sentiments", "Ce que je peux te haïr"... Un petit regret aussi : il n'y a pas autant de couleurs vives et contrastées comme dans les autres films de Bergman que j'ai vus. Dommage...
Genre : Aventure, Fantastique Réalisateur : G. Verbinski Acteurs : J. Depp,   O. Bloom Année de production 2006 Pays : US Durée : 2h48 Note spectateur : Note presse :
Synopsis (Source Allociné) : L'âge d'or de la piraterie touche à sa fin. Même le terrifiant Vaisseau Fantôme et son capitaine maudit Davy Jones servent à présent Lord Cutler Beckett et la Compagnie anglaise des Indes Orientales. L'invincible Hollandais Volant écume désormais les sept mers, massacrant sans pitié pirates de tous bords et sabordant leurs navires.
Will Turner, Elizabeth Swann et le capitaine Barbossa n'ont qu'une seule chance de résister à Beckett et à son armada destructrice : ils doivent rassembler les Neuf Seigneurs de la Cour des Frères, mais l'un des membres les plus éminents, le capitaine Jack Sparrow, manque à l'appel.
Will, Elizabeth et Barbossa, secondés par Tia Dalma, Pintel et Ragetti, doivent faire voile vers des mers orientales inconnues, pour affronter un pirate chinois, le capitaine Sao Feng, et s'emparer des cartes qui les conduiront au-delà des limites du monde connu, là où Jack est retenu...
Ma critique : Encore pire que l'opus 2 car beaucoup plus long. Je ne sais pas comment les plus jeunes arrivent à tenir sans s'endormir. Moi, je n'y ai pas réussi !
Le film se veut inventif mais tout le monde n'est pas JK. Rowling (auteur des "Harry Potter" pour ceux qui ne sauraint pas !) et l'on tombe vite dans le ridicule et le crétin (avec toujours en prime le pirate avec sa serpillière sur la tête, vous voyez de qui je veux parler, celui qui a des tentacules...). Rajouter à cela que cela parle cent fois trop, qu'il y des tentatives d'effets ratés et qui tombent comme un soufflé (je pense à la rencontre sur langue de sable entre les différents héros de l'histoire qui commence un peu comme un duel chez Sergio Leone et finit n'importe comment). Comme toujours, il n'y a que Johnny Depp pour sauver ce film d'un zéro étoile pointé même si malheureusement il est moins étincelant que deux les deux précédents opus.
Genre : Drame Réalisateur : E. Rohmer Acteurs : A. Teyssedre,   F. Darel Année de production 1989 Pays : FR Durée : 1h52 Note spectateur : Note presse : -
Synopsis (Source Allociné) : Pour ce premier conte des quatre saisons, "Conte de printemps", un chassé-croisé amical et amoureux entre un jeune professeur de philosophie et quelques personnages naviguant entre deux generations "libérées" de toute contrainte familiale.
Ma critique : J'ai été indulgent pour le premier de la série des "Contes" que je voyais. C'est dépouillé comme je l'aime, il y a des livres partout qui sont touchés avec amour et déplacés de lieu en lieu, il y a des dialogues philosophiques, on sent la pression monter entre les deux amies mais... l'explosion est moins forte que dans un Bergman et le cinéaste ne joue pas assez sur le registre de l'incompréhension, on ne sent pas la force de la concision d'un Kieslowksi ou d'un Bresson et c'est un poil trop long. Bref, c'est "pas mal" et pas "Waouh !!!".
Genre : Action, Policier Réalisateur : L. Wiseman Acteurs : B. Willis,   J. Long Année de production 2006 Pays : US Durée : 2h20 Note spectateur : Note presse :
Synopsis (Source Allociné) : Pour sa quatrième aventure, l'inspecteur John McClane se trouve confronté à un nouveau genre de terrorisme. Le réseau informatique national qui contrôle absolument toutes les communications, les transports et l'énergie des Etats-Unis, est détruit de façon systématique, plongeant le pays dans le chaos. Le cerveau qui est derrière le complot a tout calculé à la perfection. Ou presque... Il n'avait pas prévu McClane, un flic de la vieille école qui connait deux ou trois trucs efficaces pour déjouer les attaques terroristes.
Ma critique : Et bien voilà je l'ai vu ! Ce film est une vraie bouse. On s'embête ferme pendant les deux heures et quelques de ce rechauffé de film d'action à deux balles. Contrairement au curry d'agneau, le "Die hard" est un plat qui ne s'améliore pas quand il est réchauffé plusieurs fois.
C'est prévisible : seul contre tous, l'agent truc (zut j'ai oublié son nom, pourtant après quatre opus je devrais m'en souvenir) va sauver le monde. Au passage, il va être super blessé (le pauvre) et finir couvert de sang. Mais ce que je reproche le plus à ce film, c'est qu'il est trop conforme à son genre et ne cherche pas à dégager un seul brin d'originalité.
Une seule scène potable bien que très improbable et qui justifie la seule étoile de ce machin : la scène de poursuite dans le tunnel avec les voitures qui volent et surtout l'abattage d'hélicoptère par une voiture projettée en l'air. Amusant et bien fait.
Genre : Fantastique, Aventure Réalisateur : D. Yates Acteurs : D. Radcliffe,   R. Grint Année de production 2007 Pays : UK, US Durée : 2h18 Note spectateur : Note presse :
Synopsis (Source Allociné) : Alors qu'il entame sa cinquième année d'études à Poudlard, Harry Potter découvre que la communauté des sorciers ne semble pas croire au retour de Voldemort, convaincue par une campagne de désinformation orchestrée par le Ministre de la Magie Cornelius Fudge. Afin de le maintenir sous surveillance, Fudge impose à Poudlard un nouveau professeur de Défense contre les Forces du Mal, Dolorès Ombrage, chargée de maintenir l'ordre à l'école et de surveiller les faits et gestes de Dumbledore. Prodiguant aux élèves des cours sans grand intérêt, celle qui se fait appeler la Grande Inquisitrice de Poudlard semble également décidée à tout faire pour rabaisser Harry. Entouré de ses amis Ron et Hermione, ce dernier met sur pied un groupe secret, "L'Armée de Dumbledore", pour leur enseigner l'art de la défense contre les forces du Mal et se préparer à la guerre qui s'annonce...
Ma critique : Le cinquième opus marque l'apogée de l'inflation du nombre de pages de la série des "Harry Potter". Plus de sept cents pages (en version anglaise) et pas énormément d'action. Comme dans les précédents volumes et le suivant, ça démarre très lentement et finit sur un rythme rapide. Il n'y a que le septième et dernier tome qui romp la tradition et est selon moi le meilleur de la série étant le plus riche et contrasté (je mets de côté l'épilogue qui est gnan-gnan mais qui plaira bien au public ado américain).
Evidemment, à partir de cette matière on ne peut faire un chef d'oeuvre mais seulement un film correct pour un lundi soir. Il y a quelques belles scènes comme le survol de Londres au début du film et la scène de bataille à la fin. En revanche, je trouve que la prophétie est beaucoup moins bien expliquée que dans le film mais j'ai peut-être zappé étant un peu assoupi par le lent rythme du film.
Genre : Comédie dramatique Réalisateur : K. Kieslowski Acteurs : J. Stuhr,   Z. Zamachowski Année de production 1987 Pays : Pologne Durée : 0h57 Note spectateur : Note presse : -
Synopsis (Source Allociné) : Deux freres decouvrent, apres le deces de leur pere, des armoires blindees renfermant une collection de timbres de grande valeur. D'abord attires par l'argent que represente ce tresor, ils sont peu a peu gagnes par la passion du collectionneur.
Ma critique : C'est le dernier de la série que j'ai visionnée tout au long de ces dernières semaines. Ce film clôt magnifiquement une série époustouflante. ça a été une pluie d'étoiles et même le deux étoiles de "Tu ne commettras pas de parjure" était peut-être après coup assez dur. Mais, mes exigences étaient à la hauteur de la qualité du cinéaste et de son oeuvre. Je ne connais pas encore les film pré-Décalogue de Kieslowski et il faut que j'aille les regarder (à ceux qui ne connaissent pas trop Kieslowksi, il a été révélé par la série du "Décalogue" et a ensuite réalisé quatre films : "La double vie de Véronique" et la trilogie "Bleu-Blanc-Rouge". Il est mort en 1996).
Retournons au film ! Cette fois-ci, il ne concentre pas uniquement sur un seul thème comme les précédents volumes de la série. Il aborde la cupidité, la méfiance à travers une des choses les plus futiles qui puisse exister (désolé pour les philatélistes !) : une collection de timbre. Un vieil homme sacrifie tout à sa collection et suscite bien des convoitises. C'est donc une attaque contre le matérialisme. C'est un peu moins fort que "Le Sacrifice" de Tarkovski car moins profond mais c'est aussi démonstratif. Le summum étant dans les scènes où un des deux frères est prêt à se séparer d'un rein pour un timbre ! Là, ce n'est pas vraiment par attrait du gain mais plutôt pour illustrer le deuxième thème du film : les rapports entre deux frères qui se retrouvent après la mort de leur père et cherchent à cultiver sa mémoire afin d'essayer de comprendre un peu mieux ce père si lointain. C'est aussi très fort.
Une petite remarque sur la mise en scène : à un moment (je ne me rappelle plus exactement quand), il y a un mouvement de caméra assez bizarre (une sorte de gauche-droite), je n'ai pas vraiment compris ce que cherchait à faire ici Kieslowski.
Genre : Action Réalisateur : P. Greengrass Acteurs : M. Damon,   J. Stiles Année de production 2007 Pays : US Durée : 1h56 Note spectateur : Note presse :
Synopsis (Source Allociné) : Jason Bourne a longtemps été un homme sans patrie, sans passé ni mémoire. Un conditionnement physique et mental d'une extrême brutalité en avait fait une machine à tuer - l'exécuteur le plus implacable de l'histoire de la CIA. L'expérience tourna court et l'Agence décida de le sacrifier.
Laissé pour mort, Jason se réfugie en Italie et entreprend une lente et périlleuse remontée dans le temps à la recherche de son identité. Après l'assassinat de sa compagne, Marie, il retrouve l'instigateur du programme Treadstone qui a fait de lui un assassin et l'a condamné à l'errance. S'estimant vengé par la mort de ce dernier, il n'aspire plus qu'à disparaître et vivre en paix. Tout semble rentré dans l'ordre : Treadstone ne serait plus qu'une page noire ? une de plus - dans l'histoire de l'Agence...
Mais le Département de la Défense lance en grand secret un second programme encore plus sophistiqué : Blackbriar, visant à fabriquer une nouvelle génération de tueurs supérieurement entraînés. Jason est, pour le directeur des opérations spéciales, une menace et une tache à effacer au plus vite. Ordre est donné de le supprimer. La traque recommence, de Moscou à Paris, de Madrid à Londres et Tanger...
Ma critique : Paul Greegrass (le réalisateur) aime bien le style documentaire avec la caméra qui a la bougeotte. J'ai détesté ce style pour "Vol 93" et je trouve que même si la nervosité de la caméra sert bien les scènes d'action, c'est un peu moins bien approprié pour les scènes de dialogue. ça donne mal au coeur par moments. De même le personnage en amorce d'un champ-contre-champ prenant les trois quarts de l'écran, c'est un peu ridicule. J'ai commencé par le négatif, j'aurais plutôt dû commencer par le positif : c'est un excellent film d'action. Il y a du rythme, un minimum syndical de réflexion, une intrigue intéressante. Il y a aussi de belles vues des villes traversée par Jason Bourne, notamment la poursuite sur les toits de Tanger. Bref, dans son genre, un très bon film.
Genre : Comédie dramatique Réalisateur : F. Fellini Acteurs : M. Mastroianni,   S. Rubini Année de production 1987 Pays : Italie, France Durée : 1h52 Note spectateur : Note presse : -
Synopsis (Source Allociné) : L'aube point sur Cinecitta. le Maestro s'apprete a realiser son nouveau film inspire de "l'Amerique" de Kafka. C'est alors que surgit une equipe de television japonaise venue interviewer Federico Fellini. La suite est un delire autobiographique dont Cinecitta est le centre. "C'est un film dans lequel la camera est utilisee comme un crayon, un pinceau qui tracerait des hieroglyphes. C'est une idee graphique, picturale, visuelle, le contraire du cinema qui raconte une histoire." Prix du 40eme anniversaire du Festival de Cannes. Grand prix festival de Moscou 1987.
Ma critique : Je ne sais pas si je m'habitue aux films de Fellini mais je commence à adorer ses papillonages sans queue ni tête. Leur longueur m'avait un peu énervée dans la "Dolce Vita" peut-être aussi parce que je me sentais moins concerné par la description de la société romaine. En même temps, dire que je m'habitue est plutôt négatif. C'est un peu comme dire que l'on s'habitue à l'huile de foie de morue. En fait, c'est toujours aussi mauvais mais on oublie... Je pense que pour l'art en général et Fellini en particulier, il ne s'agit pas de s'habituer mais d'apprendre à apprécier les milles détails et la richesse de l'oeuvre. On peut voir les films de Fellini comme une succession de saynètes deliées ou voir toute la profondeur des thèmes abordés par chacune d'elles.
Ici, c'est un hommage à Cinecetta, au cinéma avec quelques très très belles scènes (et d'autres très belles) comme la rencontre de Mastroianni et Anita Ekberg plus de quinze ans après "La Dolce Vita" ou bien encore l'attaque des indiens armés d'antennes de télévision. Il y a peut-être un peu moins de couleurs que dans "Casanova" ou "Satyricon" mais c'est quand même toujours esthétiquement bien fait.
Genre : Drame Réalisateur : A. Le Ny Acteurs : V. Lindon,   E. Devos Année de production 2006 Pays : FR Durée : 1h34 Note spectateur : Note presse :
Synopsis (Source Allociné) : Bertrand et Lorraine sont ceux qui restent... Ils sont ceux qui arpentent les couloirs en se posant des questions interdites, se font repérer au kiosque à journaux, parlent trop fort à la cafétéria, et vont fumer en cachette sur le toit de cet hôpital où leurs conjoints se font soigner.
Car pour supporter la culpabilité d'être bien vivants, Bertrand et Lorraine ont décidé de s'aider à vivre, à rire et à continuer d'aimer.
Ma critique : Je suis un peu partagé sur ce film, d'où les deux étoiles.
Le thème est fort : un homme et une femme se retrouvent lors de leur visite à leur conjoint hospitalisés pour un cancer. L'un et l'autre réagit différement : Bertrand en se renfermant et Lorraine se distingue par ses extravagances. C'est très bien traité par moments : avec beaucoup de pudeur et sans pathos (notamment on ne voit jamais les malades) mais par moment les dialogues sont ridicules et sonnent faux. Tout comme les rapports entre Bertrand et sa belle-fille. En revanche côté acteur, c'est parfait. Vincent Lindon et Emmanuelle Devos collent parfaitement à leurs rôles.
Heureusement il n'y a pas de happy end à l'américaine et le film finit de façon assez ouverte ce qui est plutôt bien.
Genre : Comédie dramatique Réalisateur : K. Kieslowski Acteurs : T. Lomnicki,   A. Barcis Année de production 1987 Pays : Pologne Durée : 0h55 Note spectateur : Note presse : -
Synopsis (Source Allociné) : Zofia, professeur d'ethique a l'universite de Varsovie, est poursuivie par un sentiment de culpabilite. Pendant la guerre, elle refusa d'etre la marraine d'une petite fille juive, Elizabeta, qui, pense-t-elle, est morte. Or, un jour, une jeune Americaine assiste a son cours. C'est Elizabeta.
Ma critique : Film sur la culpabilité liée au mensonge ou même le mensonge pour effacer la culpabilité. Une spécialiste des cas de conscience n'a pas réussi à résoudre le sien. C'est encore une fois bien fait. En plus, Kieslowksi reboucle avec "Tu ne commettras pas le parjure" en montrant le professeur traitant cet épisode comme un cas.
Ce qui m'a aussi interpellé dans ce film (et de plusieurs autres de la série), c'est la façon dont le cinéaste montre la vie plutôt spartiate de représentants de professions dites "supérieures" (médecin, professeur) ou plutôt d'"intellectuels". ça fait assez idéal communiste.
Une belle image dans ce film : dans l'amphithéâtre les champs - contre-champs sur les élèves et le professeur nous font croire qu'ils sont très proches puis, un plan d'ensemble nous montre finalement qu'ils sont éloignés (reflète aussi l'évolution du débat qui crée cet éloignement).
Genre : Comédie dramatique Réalisateur : K. Kieslowski Acteurs : P. Machalica,   E. Blasczyk Année de production 1987 Pays : Pologne Durée : 0h57 Note spectateur : Note presse : -
Synopsis (Source Allociné) : Roman, atteint d'impuissance, soupconne sa femme Hanka d'avoir une liaison. Il la surveille et la surprend au moment ou elle mettait fin a sa liaison.
Ma critique : Cette fois-ci, le film reboucle avec "Tu ne seras pas luxurieux" en traitant du thème de l'amour physique. Il est vu d'une manière différente (du point de vue de la femme cette fois-ci même si c'est l'homme qui est le personnage principal). La fin est ouverte et laisse le spectateur terminer le film à sa guise. Mais j'avoue que j'aurais peut-être préféré une fin à la "Roméo et Juliette" où, à cause du mauvais sort, les deux personnages principaux meurent alors qu'ils allaient revivre dans la vérité et l'amour. Kieslowski, lui, laisse un peu d'espoir...
Le film aussi fait une allusion à l'intrigue de la "Double vie de Véronique" qu'il réalisera quatre ans plus tard (en montrant la chanteuse mala de du coeur qui hésite à se faire opérer pour continuer à chanter).
Il y a quelques belles scènes que j'ai notées :
- les plans en caméra suggestive lorsque l'homme espionne sa femme qui a rendez-vous avec son amant. Cela renforce la tension jusqu'à que la femme découvre la cachette de son mari.
- lorsque la femme rejoint le domicile conjugal après avoir précipitamment quitté son séjour à la montagne : la caméra fait le point sur le petit mot accroché au téléphone, la femme est en arrière plan et floue, elle devient nette en se rapprochant du téléphone ; lorsqu'elle y arrive, il y a un changement de mise au point et c'est maintenant elle qui est nette et le mot qui est flou.
Genre : Comédie dramatique Réalisateur : K. Kieslowski Acteurs : B. Linda,   A. Polony Année de production 1989 Pays : Pologne Durée : 0h55 Note spectateur : Note presse : -
Synopsis (Source Allociné) : La directrice d'un lycee, decouvrant que sa fille, Majka, est enceinte d'un professeur, decide d'etouffer le scandale en se faisant passer pour la mere de l'enfant. Quelques annees plus tard, Majka, voulant recuperer son enfant, le kidnappe. Sa mere les retrouve. Majka, desesperee, part pour le Canada.
Ma critique : L'intrigue du film est très prévisible. Et alors ? Est-ce que c'est un problème ? Faut-il compliquer à souhait un film pour faire marcher les méninges du spectateur ? Je ne pense pas toujours et certainement pas dans le cadre du "Décalogue". Grâce à cela on se concentre plus le sujet du film (je sais, je me répète, je l'ai dit au moins trois fois dans le cadre des critiques des différents épisodes du "Décalogue"). Ici, il s'agit de la "propriété" d'un enfant. Pour compenser son manque, la grand-mère prive sa fille de son enfant. La fin est terrible où l'on voit le renoncement de la fille qui se retrouve piégée et fuit quand même. Encore une fois, c'est très bien fait.
Genre : Comédie Réalisateur : D. Granier-Deferre Acteurs : J. Poiret,   D. Auteuil Année de production 1982 Pays : FR Durée : 1 h 38 Note spectateur : Note presse : -
Synopsis (Source Allociné) : André Joeuf, directeur d'un cabinet d'assurances, réunit tous ses cadres pour un week-end. Il prévoie d'annoncer une série de licenciements.
Ma critique : La musique est ringarde au possible mais le film est excellent. C'est cynique à souhait (un patron d'un agence de courtage d'assurance invite ses employés à un week-end chez lui qui se finit par une charette de quatre personnes), Michel Piccoli et Jean Poiret rajoutent une petite goutte de vice au film qui montre des méthodes de management qui semblent d'un autre temps (qui semble uniquement !) et Daniel Auteuil est superbe en faux naïf. Chacun des employés campe un caractère différent : le lèche-botte, les égoïstes (il y en a beaucoup), le frimeur, le prise de tête etc..
La scène finale de chaise musicale conclut magnifiquement ce film.
Genre : Drame Réalisateur : F. Lang Acteurs : EG. Robinson,   J. Bennett Année de production 1945 Pays : US Durée : 1h43 Note spectateur : Note presse : -
Synopsis (Source Allociné) : Modeste caissier, peintre à ses heures perdues, Cross vient au secours d'une jeune femme, Kitty, dont il devient fou amoureux. Celle-ci a un amant, Johnny. Avec la complicité de celui-ci, elle va manipuler Cross, en vendant ses tableaux sous son propre nom. Lorsqu'il découvre l'existence de Johnny, Cross décide de tuer Kitty.
Ma critique : C'est le premier film du cycle américain de Fritz Lang que je vois même si j'ai quelques brides des "Contrebandiers de Moonfleet" en tête. Je n'ai pas retrouvé le génie de l'image de ses films allemands, peut-être l'âge ou la dictature des studios Hollywoodiens... Il y a quand même quelques très belles scènes comme les témoignages qui ses succèdent en fin de film.
Surtout, le sujet est très bien maîtrisé (c'est remake de "La chienne" de Renoir que je n'ai jamais vu). Même si l'histoire du peintre amateur se rêvelant un grand maître n'est pas bien originale, le réapparition de l'ancien mari un peu artificielle et surtout celle du pic à glace à l'utilisation très prévisible (surtout depuis "Basic Instinct"), on sent la tension monter en fin de film avec un dénouement intéressant mais malheureusement une fin un peu trop morale (c'est quand même du cinéma américain).
Genre : Comédie dramatique Réalisateur : K. Kieslowski Acteurs : G. Szapolowska,   O. Lubaszenko Année de production 1987 Pays : Pologne Durée : 0h58 Note spectateur : Note presse : -
Synopsis (Source Allociné) : Tomek observe sa voisine, Magda, a l'aide d'une longue-vue. Il reussit a vaincre sa timidite et finit par la rencontrer. C'est un fiasco. Il tente de se suicider. Magda vient alors vers lui. "Le vrai sujet de ce film, c'est la solitude. Il y a beaucoup de vitres entre les personnages. Chacun souffre dans son coin, puis souffre encore pour parvenir a rencontrer l'autre vraiment. Avant d'etre face a face, il y a un prix a payer: celui de la vitre cassee."
Ma critique : J'avais vu la version cinéma ("Brève histoire d'amour") il y a un peu plus d'un an dans de très mauvaises conditions dans un avion et je n'avais pas vraiment apprécié. Là, c'est bien différent. Est-ce lié à la plus grande concision de la version "Décalogue" ou au fait qu'on voit mieux un film au calme confortablement assis ?
Encore un seul thème abordé ici : la différence entre l'amour physique, la luxure et l'amour. On sent que le scénario est un peu improbable mais il illuste parfaitement le thème. Finalement l'héroïne joue avec le jeune homme pour lui apprendre la vie mais aussi combler sa solitude. J'aurais dû mettre même quatre étoiles à ce film. Au prochain visionnage, peut-être...
Genre : Comédie dramatique Réalisateur : K. Kieslowksi Acteurs : A. Biedrzynska,   J. Gajos Année de production 1987 Pays : Pologne Durée : 0h55 Note spectateur : Note presse : -
Synopsis (Source Allociné) : Anka est tres liee avec son pere Michal. Pendant un voyage de ce dernier elle trouve une lettre que sa mere, morte a sa naissance, lui a adressee, lui revelant que son pere n'est pas Michal. De retour, Michal apprend la verite mais refuse cependant de ceder aux avances d'Anka. Elle lui avoue qu'elle a en fait realise un faux...
Ma critique : ça commence assez classiquement sans trop de surprises puis le film s'emballe au fur et à mesure pour devenir très original. Comme toujours avec cette série, Kieslowksi ne traite qu'un seul thème : "L'amour père-fille, amour filial ou amour tout court ?". C'est très bien fait et la surprise de la fin (je ne vous dis pas quoi !) renverse complètement le film et l'ouvre superbement. Je suis un peu sec, c'est en fait difficile de parler de ce film à la réalisation discrète. Allez le voir !
Genre : Comédie dramatique Réalisateur : K. Kieslowski Acteurs : M. Baka,   K. Globisz Année de production 1987 Pays : Pologne Durée : 0h57 Note spectateur : Note presse : -
Synopsis (Source Allociné) : Un jeune homme assassine le chauffeur d'un taxi qui le mene dans les faubourgs. Il est condamne a la pendaison. "Ce film est ne d'une necessite de parler de la peine de mort. Cette face la de la mort pese sur nous et nous rend tous coupables". Contrairement a "Tu ne tueras point" qui est axe sur le point de vue de l'avocat, "le Decologue 5" presente le point de vue du "heros".
Ma critique : C'est la troisième fois que je le vois en un peu plus d'un an. La dernière fois, c'était il y a à peine deux mois. Mais, cette fois-ci, je vois la version "Décalogue" et non la version cinéma qui est rallongée de près de vingt-cinq minutes. Que dire de cette version ? Du point de vue de l'histoire, c'est toujours aussi fantastique. C'est une bonne chose de voir d'abord la version cinéma car l'on voit alors comment le cinéaste a pu simplifier encore plus l'intrigue. Ici, il sacrifie le rôle de l'avocat qui est plus en retrait et donc moins en équilibre avec le personnage de Jacek. Il occulte aussi la balade avec la petite amie de Jacek qui avait plutôt vocation à brouiller les pistes et n'était pas très utile. En revanche, il supprime le plan de l'avocat qui se trouve dans le bar au même moment que Jacek. On comprend moins alors l'allusion de l'avocat à la fin du film. Quelle version est-ce que je préfère ? En fait, du point de vue du scénario je ne sais pas. J'adore la concision à l'extrême de la version "Décalogue" mais j'aime aussi beaucoup la lenteur (toute relative !) de la version cinéma qui met plus l'accent sur la prédestination de la rencontre de Jacek avec le chauffeur de taxi. Du point de vue de la réalisation, sans aucune hésitation je préfère la version "Décalogue". J'étais surpris au début par cette éclairage à l'iris avec ses filtres verts et jaunes. J'en ai profité pour revisionner la version cinéma qui comporte aussi cet éclairage à l'iris mais pas les filtres. Peut-être est-ce dû à l'étalonnage des deux DVD qui est différente ? Je ne sais pas... Ce que je sais c'est que j'ai été très sensible à l'utilisation des filtres de la version "Décalogue".
Genre : Historique, Drame Réalisateur : S. Spielberg Acteurs : L. Neeson,   B. Kingsley Année de production 1993 Pays : US Durée : 3 h 15 Note spectateur : Note presse : -
Synopsis (Source Allociné) : Evocation des années de guerre d'Oskar Schindler, fils d'industriel d'origine autrichienne rentré a Cracovie en 1939 avec les troupes allemandes. Il va tout au long de la guerre protéger des juifs en les faisant travailler dans sa fabrique et en 1944 sauver huit cents hommes et trois cents femmes du camp d'extermination de Treblinka.
Ma critique : C'est au moins la quatrième ou cinquième fois que je le vois. Mais cette fois-ci j'ai apprécié ce qui à quoi je n'avais pas fait attention auparavant : l'utilisation de la lumière. Je pense que le choix du noir et blanc est excellent. Il permet par exemple de montrer le "trajet" de la petite fille en rouge du ghetto de Cracovie jusqu'aux fosses communes. Mais il permet surtout de faire ressortir des lumières très crues et de jouer sur les contrastes notamment sur le visage de Liam Nesson. Evidemment, il y a la "maladresse" des chambres à gaz qui deviennent des vraies douches. Je ne sais pas si c'est ce qui s'est vraiment passé mais à vouloir en faire trop en montrant un camp d'extermination, Spielberg loupe son effet. On a quasiment l'impression que c'est un camp de vacances à côté de Plaszow vus les égards des gardiens d'Auschwitz pour les "juifs de Schindler" (alors qu'il n'en est rien bien sûr !).
Evidemment Spielberg nous fait une réalisation à l'américaine. C'est bien fait mais cela manque de génie (mis à part la lumière dont je parlais auparavant). Un exemple : lorsque l'on voit au début du film les effets saisis aux juifs qui sont triés par d'autres juifs, cela commence par un lent travelling. Super ! Puis patatras, ça finit en sept plan différents. Soit six de trop ! Vous me direz que je suis un ayatollah du plan-séquence. Peut-être ? Mais un plan-séquence aurait nettement mieux rendu l'effet glaçant de cette scène.
C'est un grand sujet, Spielberg s'en sort pas mal du tout et certainement beaucoup mieux que d'autres (et que pour d'autres de ses films commme le nullissime "Munich") donc, cela vaut bien quatre étoiles.
Genre : Comédie dramatique Réalisateur : K. Kieslowski Acteurs : D. Olbrychski,   M. Pakulnis Année de production 1987 Pays : Pologne Durée : 0h57 Note spectateur : Note presse : -
Synopsis (Source Allociné) : Janusz s'apprete a passer Noel en famille entoure de sa femme et de ses enfants. Quand Eva, une ancienne maitresse, lui demande de l'aider a retrouver son mari qui n'est pas rentre. Janusz invente un pretexte et suit Eva qui lui avoue au petit matin que son mari l'a quittee depuis des annees. Janusz rentre chez lui ou sa femme l'attend.
Ma critique : Je continue ma série du décalogue. Le lien entre le titre du film et son sujet n'est pas toujours à 100% évident. Là, le film traite de la solitude et de ses conséquences. L'héroïne est prête à tout pour rompre la solitude du soir de Noël, même les pires mensonges et mises en scène. On a l'impression qu'à un moment son acolyte n'est pas dupe et est un peu content de se laisser berner mais ce n'est finalement pas le cas. C'est la seule faiblesse du film (ou je n'ai rien compris !).
J'ai beaucoup aimé toutes les petites lumières et leurs reflets tout au long du film. ça donne une belle couleur au film.
Genre : Fantastique Réalisateur : C. de Chalonge Acteurs : M. Serrault,   J. Dutronc Année de production 1980 Pays : FR Durée : 1h59 Note spectateur : Note presse : -
Synopsis (Source Allociné) : Après une explosion nucléaire, les quelques rescapés apprennent à s'organiser et à vivre ensemble...
Ma critique : J'ai lu le livre de Robert Merle dont est inspiré ce film très récemment. En fait, c'est le souvenir du film qui m'a donné envie d'acheter le livre. Je pensais avoir du mal à revoir après le film puisqu'il n'est pas sorti en DVD. Heureux hasard, il passait sur le cable quelques jours après que j'avais fini le livre.
Mais quelle déception ! Le début du film est conforme au livre puis les personnages ne sont plus conformes au livre. Et surtout, les scénaristes ont complètement occulté la fonction d'abbé et d'évêque, la "répartition" des femmes n'est pas abordé, minimisé lers thèmes les plus forts du livre sur l'adaptation à un nouvel environnement, sur la manipulation de Fulbert (qui est quand même traité en mineur).
Il y a quand même certaines choses que j'ai bien aimé : l'absence de dialogue après l'explosion de la bombe consécutif à l'abattement des habitants de Malevil qui mettent du temps à réaliser ce qui s'est passé. Il y a aussi quelques incohérences du livre qui n'apparaissent plus (comme l'absence d'insectes qui romp la chaîne alimentaire).
Enfin, la scène du procès est bâclée et la fin trop Hollywoodienne.
Au début du film, il est dit que le film est librement inspiré du livre. C'est le droit des scénaristes. Mais là où ils auraient pu renforcer les thèmes abordés par le livre, il les édulcorent. On reste donc sur sa faim.
Si vous n'avez pas lu le livre, vous aimerez probablement bien le film mais après avoir lu le livre, je pense que vous aurez la même réaction que moi.
Genre : Policier Réalisateur : A. Hitchcock Acteurs : C. Grant,   E. Marie Saint Année de production 1959 Pays : US Durée : 2 h 16 Note spectateur : Note presse : -
Synopsis (Source Allociné) : Le publiciste Roger Tornhill se retrouve par erreur dans la peau d'un espion. Pris entre une mystèrieuse organisation qui cherche à le supprimer et la police qui le poursuit, Tornhill est dans une situation bien inconfortable. Il fuit à travers les Etats-Unis et part à la recherche d'une vérité qui se révèlera très surprenante.
Ma critique : Evidemment, c'est un archi-classique. Mais c'est toujours un grand plaisir de revoir les scènes mythiques de l'avion tentant d'assassiner Thornhill
ou de la descente du Mont Rushmore. L'intrigue est assez classique : un homme ordinaire se retrouve à cause de circonstances exceptionnelles et d'un hasartd inouï
pris dans un engrenage dans il aura du mal à se sortir. Ce qui est bien fait, c'est la façon de le raconter. Au début du film, on est en avance sur Thornhill, on
sait que Kaplan n'existe pas et qu'il va avoir beacoup de mal à s'en sortir. Puis, lorsque Thornhill se retrouve au même niveau que nous, il prend finalement
de l'avance puisque nous ne sommes pas au courant que lorsque Eve tire sur lui, il s'agit d'une mise en scène.
Hitchcock rajoute à son film un brin d'humour grâce à l'attitude de la mère castratrice de Thornhill et quelques remarques par ci par là (comme par exemple le
fait que les ex-femmes de Thornhill lui reproche qu'il soit casanier). Evidemment tout se finit bien et je ne me souvenais pas d'un détail à la fin du film : lorsque
les deux jeunes mariés s'embrassent dans le train, on voit alors un plan du train rentrant dans un tunnel. L'image est évidente ! Je ne me souvenais pas que
Hitch était aussi coquin !
Genre : Drame Réalisateur : O. Stone Acteurs : M. Douglas,   C. Sheen Année de production 1987 Pays : US Durée : 2 h 02 Note spectateur : Note presse : -
Synopsis (Source Allociné) : Splendeurs et misères de Bud Fox, jeune loup d'une banque d'affaires de Wall Street, qui réussit à séduire un investisseur, Gordon Gekko. Ce dernier lui explique que l'avarice et l'ambition sont les premières vertus s'il veut réussir dans le milieu de la finance.
Ma critique : ça fait toujours du bien de revenir aux fondamentaux lorsque les marchés financiers se prennent une belle claque. J'adore revoir "Wall Street" et son côté ringard
avec ses remarques à deux balles : "Si tu veux un ami, achète toi un chien", "Je ne crée pas, je possède", ses énumérations de chiffres plus ou moins
cohérents, son étalage d'argent. En fait, je pense qu'Oliver Stone sait très bien décrire la société américaine. Ce film m'a fait penser à "L'enfer du dimanche" que
j'ai revu récemment. Il y a du rythme (même un peu trop lorsque Stone passe aux split screen. Ceux qui ont déjà lu mes critiques savent ce que j'en pense), de
la frime et de la musique pour supporter le tout. Comme tonton Hitch, Oliver Stone fait une petite apparition dans ses films. Ici c'est en tant qu'investisseur
au téléphone.
Genre : Drame Réalisateur : DW. Griffith Acteurs : L. Gish,   M. Marsh Année de production 1915 Pays : US Durée : 2h30 Note spectateur : Note presse : -
Synopsis (Source Allociné) : La guerre de Sécession. Deux familles éprouvées : les Stoneman (favorables au Nord) et les Cameron (sudistes. Le retour de la paix ne calme pas les esprits. Lincoln est assasiné. Les troubles naissent des politiciens véreux et des Noirs livrés à eux-mêmes. Par réaction se crée le Ku Klux Klan justicier et vengeur.
Ma critique : J'avais bien aimé "Intolérance" du même Griffith donc je ne pouvais pas manquer de voir "Naissance d'une nation" autre film fondateur du cinéma Hollywwodien. Ma première
remarque sur le film : pas mal pour 1915. Mais ceci ne suffit pas. Je ne suis pas un spectateur de 1915 ! De plus, comme la dernière fois avec Bach films (c'était pour "La terre" de Dovjenjko)
, la qualité de la copie est horrible ce qui ne favorise pas le visionnage. De plus,je n'ai pas retrouvé les mouvements de caméra audacieux (pour l'époque) d'"Intolérance". C'est impressionnant
comme Griffith a évolué en un an
Le film est un peu long à mettre en place : le cinéaste introduit les deux familles qui vont se suivre tout au long du film puis part sur la grande histoire de
la guerre de sécession. La deuxième époque s'intéresse plus à la vie des deux familles après la guerre et aborde les problèmes de gouvernance après la guerre dans un
état du Sud. C'est intéressant car c'est une partie de l'histoire moins connue (du moins par moi) et cela souligne les excès des gouvernements locaux post-guerre. Mais c'est
aussi un peu manichéen en présentant le Klu Kux Klan comme le sauveur de la liberté (et surtout du pouvoir blanc). Je ne sais pas ce qui est conforme à la réalité mais
je pense qu'il y a eu beaucoup de déformations notamment car le film est tourné en 1915.
Genre : Comédie dramatique Réalisateur : K. Kieslowski Acteurs : M. Komorowska,   H. Baranowski Année de production 1987 Pays : Pologne Durée : 0h53 Note spectateur : Note presse : -
Synopsis (Source Allociné) : Inspire des dix Commandements le "Decalogue" est la base de notre morale. Dans cette serie de dix films moraux, les premiers concernent les rapports entre Dieu et l'homme, les suivants traitent de problemes plus concrets et prosaiques. L'histoire du Decalogue 1: celle de Pavel, onze ans, qui meurt brusquement. Sa tante, catholique fervente, prie tandis que son pere, universitaire specialiste d'informatique, fou de douleur, brise l'autel d'une eglise en construction.
Ma critique : Ce film aborde la question du sens de la vie, de l'existence de Dieu face au rationalisme. La très bonne idée de Kieslwoski c'est d'illustrer ces questions
par les interrogations d'un petit garçon ce qui évite les réflexions métaphysiques à deux sous. Le père de Pavel croit que tout peut se réduire à des équations
et qu'il est possible de tout expliquer (ou presque puisqu'il va quand même tester que ses calculs sur l'épaisseur de la glace sont vrais) d'où son
désarroi lorsque la bouteille d'encre se casse sans raison et bien évidemment encore plus lorsque la glace cède sous le poids de son fils. J'aime beaucoup
le format utilisé par Kieslowksi : un petit drame de 52 minutes pour illustrer un des dix commandements. C'est le premier de la série, je vais voir progressivement
les autres les jours suivants.
Genre : Fantastique Réalisateur : FW. Murnau Acteurs : M. Schreck,   G. von Wangenheim Année de production 1922 Pays : Allemagne Durée : 1h34 Note spectateur : Note presse : -
Synopsis (Source Allociné) : En 1838, Hutter, jeune clerc de notaire, part conclure une vente avec un châtelain des Carpathes. Après des rencontres menaçantes et de funestes presages, il est reçu par le comte Orlock qui n'est autre que la réincarnation du vampire Nosferatu, créature qui ne peut vivre qu'en suçant le sang des humains. Ce chef-d'oeuvre du cinéma muet d'épouvante tourné en decors naturels est la première adaptation fidèle du célèbre roman de Bram Stocker, Dracula, publié en 1897.
Ma critique : C'est la version de Murnau réalisée en 1922 en attendant de voir celui de Werner Herzog. J'ai plutôt été déçu par ce film. Pour moi, la version de Coppola reste
encore de loin la meilleure car celle qui s'éloigne le plus du film d'épouvante pour mettre l'accent sur la dimension poétique et dramatique de l'histoire (même
si cela n'est pas conforme au livre mais je n'en sais rien puisque je ne l'ai jamais lu).
Du côté de la réalisation, on est encore loin du "Dernier des hommes" (autre film réalisé par Murnau deux ans plus tard). On sent avec "Nosferatu" que le cinéma
muet n'a pas encore trouvé sa forme d'expression et qu'il reste encore assez proche du théâtre filmé : courts plans fixes (je n'ai noté qu'un seul plan mobile
dans tout le film mais je n'ai pas du faire attention à tout), beaucoup d'intertitres. Il y a quelques plans de la ville qui préfigure un peu l'expressionnisme
allemand mais l'on sent que le cinéaste n'exploite pas du tout le muet afin de créer sa propre forme d'expression.
Genre : Comédie dramatique Réalisateur : K. Kieslowski Acteurs : K. Janda,   A. Bardini Année de production 1987 Pays : Pologne Durée : 0h57 Note spectateur : Note presse : -
Synopsis (Source Allociné) : Andre est malade. Dorota, sa femme, est enceinte mais pas de lui. Si Andre a des chances de vivre, elle se fera avorter. Le medecin ne lui laisse aucun espoir, Andre va mourir. Pourtant il vit... et ils gardent l'enfant. "Du point de vue moral, le juste choix est toujours celui de la verite. Mais la verite ici n'est pas le bon choix puisqu'elle ne respecte pas la vie. Le parjure devient necessaire."
Ma critique : J'aime bien les films ouverts, je l'ai largement répété au cours de mes précédentes critiques. J'aime aussi beaucoup les films assez dépouillés se focalisant
uniquement sur un thème sans fioritures. Le mélange des deux peut être un peu frustrant, c'est le cas de ce film. Est-ce que le médecin chef commet le parjure
pour faire le bien et préserver la vie ou simplement par principe comme le montre son comportement un peu chefaillon très à cheval sur les principes ? Je n'ai
pas vraiment compris les histoires qu'il racontait à sa bonne ni leur intérêt dans l'ensemble du film. Enfin, je ne vois pas le lien du lapin mort trouvé
par le gardien. ça fait beaucoup de questions. Et surtout pas de réponses... L'intérêt d'un film ouvert, c'est de laisser le spectateur trouver ses propres réponses mais là je
n'en ai pas donc je suis frustré !
J'ai noté un très beau plan : lorsque la caméra passe d'une vue de l'extérieur de l'appartement de la femme puis descend pour montrer le médecin à la fenêtre
(il vit dans le même immeuble) puis va rapidement à droite pour s'arrêter sur le malade dans sa chambre d'hôpital.
Ma note est assez sévère mais Kieslowski m'a habitué à de tellement belles choses que ma (petite) déception se traduit par seulement deux étoiles.
Genre : Drame Réalisateur : F. Fellini Acteurs : P. Villaggio,   N. Ottaviani Année de production 1990 Pays : ITL, FR Durée : 2h Note spectateur : Note presse : -
Synopsis (Source Allociné) : Le candide Ivo Salvini part pour une etrange contree rendre l'escarpin d'argent qu'il a autrefois derobe a la blonde Aldina, si belle qu'il la prend pour la Lune. Film sur la folie, "c'est egalement, declare l'auteur, un film sur la television, ou plus exactement sur ce qu'elle a produit sur les effets d'emiettements d'une realite qui ne peut plus se recomposer. C'est un film sur l'absence de sentiment et de morale d'une epoque caracterisee par la vulgarite cynique de la television."
Ma critique : Est-ce que les bons films sont souvent ennuyeux ? Si l'on en croit François Truffaut, oui.
"La voce della luna" comme beaucoup d'autres films de Fellini papillone dans tous les sens avec comme seul liant le personnage principal (interprété par Roberto Benigni). A partir du parcours d'un simple d'esprit et sa rencontre avec le joueur de flûte, le préfet parano... Fellini aborde plein de thèmes différents : la toute puissance des médias, l'église, les femmes. C'est très riche et un bonne façon de l'aborder est de le "consommer" (ou plutôt de le "déguster") par petits bouts.
Comme toujours la réalisation est parfaite, les mouvements de caméra harmonieux et l'esthétique très présente.
Genre : Drame Réalisateur : R. Bresson Acteurs : L. Simon,   L. Duke Année de production 1974 Pays : ITL, FR Durée : 1h25 Note spectateur : Note presse : -
Synopsis (Source Allociné) : Lancelot revient à la cour du roi Arthur, après l'échec de sa quête du Graal.
Ma critique : Le plus déroutant des films de Bresson que j'ai vus. En fait, je pense que sa vision du cinéma (minimaliste au maximum) est peu compatible avec un film de chevaliers en armure.
ça commence par des batailles avec jets de sang façon "Monty Python, sacré Graal" (sorti au cinéma un an après) ou plutôt "Kill Bill".
La manière de filmer le tournoi, à hauteur du garrot, développe une sensation d'enfermement assez désagréable.
Le reste est assez conforme à Bresson : dépouillé, tragique (l'effet est toujours aussi bien rendu).
Un conseil : n'abordez pas Bresson en visionnant ce film en premier, vous seriez déçu.
Genre : Comédie dramatique Réalisateur : E. Scola Acteurs : S. Loren,   M. Mastroianni Année de production 1977 Pays : ITL, Canada Durée : 1h45 Note spectateur : Note presse : -
Synopsis (Source Allociné) : A Rome le 6 mai 1938. Alors que tous les habitants de l'immeuble assistent au défilé du Duce Mussolini et d'Hitler, une mère de famille nombreuse et un homosexuel se rencontrent.
Ma critique : Ce film est superbe mais j'ai du mal à détailler pourquoi. C'est la rencontre entre deux extrêmes : la femme au foyer pro-fasciste à la vie ennuyeuse, l'anti-fasciste (ou plutôt le fascisme est anti-lui) homosexuel au bord du suicide. Ils vont essayer de se sauver l'un l'autre pendant une journée.
La tension monte et diminue tout au long du film et est maniée avec grande adresse.
Ce qui m'a le plus étonné, c'est la faible utilisation de la couleur : on est presque à la limite du noir et blanc (mis à part la couleur des drapeaux). Je ne sais pas si c'est lié à la version que j'ai visionnée mais cela renforce la tristesse du contexte du film.
Genre : Drame Réalisateur : F. Lang Acteurs : P. Richter,   T. Loos Année de production 1923 Pays : All Durée : 2h23 Note spectateur : Note presse : -
Synopsis (Source Allociné) : Film en deux parties tirée d'une légende scandinave que s'approprièrent les tribues germaniques et qui inspira à Wagner sa tétralogie.
Ma critique : Je m'attendais à un film expressionniste mais malheureusement pas de beaux mouvements de caméras ni de décors tarabiscotés mais seulement une succession de plans fixes.
Il y a quand même quelques belles séquences notamment lors du rêve (sous forme de dessin animé).
Sinon, c'est un beau récit épique qui ne manque pas rythme sauf à la fin. La manière de le filmer le rend très poétique.
Genre : Drame Réalisateur : R. Bresson Acteurs : H. de Maublanc,   A. Monnier Année de production 1976 Pays : FR Durée : 1h40 Note spectateur : Note presse : -
Synopsis (Source Allociné) : Les interrogations sur le sens du monde d'un groupuscule anarchiste et surtout celles de Charles, jeune homme acceptant difficilement le gaspillage de la vie et qui opte pour le suicide.
Ma critique : Je n'avais que huit ans en 1976 donc je ne peux pas dire comme Télérama que ce film se trompe complètement sur la jeunesse d'alors.
J'ai trouvé que c'était un excellent film sur le nihilisme, la jeunesse désenchantée quelle que soit l'époque. C'est aussi le premier film que je vois de cette époque aborder le thème écologique.
Bresson en concentrant comme toujours sur un seul thème et en utilisant une mise en scène minimalistele traite avec merveille.
Genre : Comédie dramatique Réalisateur : J. Becker Acteurs : S. Signoret,   S. Reggiani Année de production 1951 Pays : FR Durée : 1h36 Note spectateur : Note presse : -
Synopsis (Source Allociné) : Les amours tumultueuses de la belle Casque d'or, qui defrayerent la chronique de la Belle Epoque.
Ma critique : Huit jours sans voir un film, ça faisait longtemps que je n'avais pas eu une aussi longue période de carence. Vacances obligent !
Pendant mes vacances j'ai quand même bien pensé au cinéma puisque j'ai lu le livre de François Truffaut : "Les films de ma vie". Autant j'apprécie les films de Truffaut, autant je ne comprends pas certains de ses goûts. Rappelez vous ma critique sur "Lola Montès" que j'avais trouvé très ringard à quelques années du début de "La nouvelle vague". J'ai du mal à comprendre comment Truffaut peut faire référence à ce film alors que pour moi la Nouvelle Vague est une vraie rupture avec ce type de cinéma. En fait, je pense en lisant ce livre que Truffaut se concentre surtout sur l'histoire lorsqu'il critique un film et moins sur la réalisation. Mais, La Nouvelle Vague ce n'est pas pour moi qu'une façon de raconter sur une histoire, c'est surtout une manière de filmer différente
Je ferai la même remarque sur "Casque d'or" : j'aime beaucoup l'histoire, tragique à souhait même si je trouve qu'elle manque un peu de rythme. En revanche, je trouve la réalisation très moyenne. Voici quelques exemples glanés par ci par là :
- au début du film, lors de la première rencontre entre Signoret et Reggiani, le cinéaste fait un gros plan successif sur leur visage montant ainsi le coup de foudre entre les deux futurs amants. C'est à peu près bien fait mais lorsque plus tard il refait des gros plans sur d'autres visages, c'est franchement carrément nul. Pour moi, le cadre est trop resséré. Il fallait faire plus ou moins resséré mais là c'est un non-choix.
- A un moment donné, le cinéaste utilise le plan sur des arbres pour faire un raccord entre deux scènes. C'est artificiel et n'apporte pas grand chose.
- Les mouvements de caméra tout au long du film sont assez bizarres selon moi. Ils n'ont pas la lenteur d'un Tarkovski ou la virtuosité de l'expressionnisme allemand. Ce n'est pas le côté mécanique que j'avais relevé dans "Boudu sauvé des eaux" qui me gêne mais ce côté hésitant et trop rapide à la fois qui fait que l'on se demande vraiment ce que recherchait le cinéaste.
En fait, la relative mauvaise note que j'attribue à ce film provient probablement de mon manque de goût pour le réalisme (cf. notamment toutes mes critiques sur le néo-réalisme italien).
Genre : Comédie dramatique Réalisateur : A. Tarkovski Acteurs : I. Fontchenko,   V. Zamanski Année de production 1960 Pays : Russie Durée : 0h42 Note spectateur : - Note presse : -
Synopsis (Source Allociné) : Dans ce premier film, Tarkovski evoque l'amitie d'un petit garcon qui apprend le violon pour un chauffeur de rouleau compresseur. C'est aussi l'occasion pour le realisateur de nous montrer des images du Moscou des annees soixante.
Ma critique : Celui-là j'ai mis du temps à le trouver. C'est le film de fin d'études à la VGIK de Tarkovski. Son seul film que je n'avais pas encore vu. Imaginez mon excitation lorsque je l'ai mis dans mon lecteur de DVD !
Du côté de la mise en scène, on voit déjà les premières tentatives de Tarkovski de jouer avec la caméra. Pas mal de scènes sont filmées en plongée, d'autres avec de longues perspectives nous éloignant ainsi du personnage et de l'action. Je ne suis pas sûr que cela soit l'effet voulu mais c'est bien fait.
On ne trouve pas encore les thèmes philosophiques chers à Tarkovski et l'on sent que dans ce film il est encore marqué par la propagande communiste.
Les trois étoiles ne reflètent que mon plaisir avoir vu ce film qui n'est pour moi pas au niveau des suivants. Mais c'est toujours intéressant de voir les premières oeuvres d'un génie.
Genre : Animation, Comédie Réalisateur : B. Bird Acteurs : G. Lebon,   T. Ragueneau Année de production 2007 Pays : US Durée : 1h50 Note spectateur : Note presse :
Synopsis (Source Allociné) : Rémy est un jeune rat qui rêve de devenir un grand chef français. Ni l'opposition de sa famille, ni le fait d'être un rongeur dans une profession qui les déteste ne le démotivent. Rémy est prêt à tout pour vivre sa passion de la cuisine... et le fait d'habiter dans les égouts du restaurant ultra coté de la star des fourneaux, Auguste Gusteau, va lui en donner l'occasion ! Malgré le danger et les pièges, la tentation est grande de s'aventurer dans cet univers interdit.
Ecartelé entre son rêve et sa condition, Rémy va découvrir le vrai sens de l'aventure, de l'amitié, de la famille... et comprendre qu'il doit trouver le courage d'être ce qu'il est : un rat qui veut être un grand chef...
Ma critique : Excellent film pour un vendredi soir et pour bien commencer les vacances ! L'histoire est originale (un rat devient un chef cuisiner hors pair), le dessin est excellent, on rigole souvent, c'est plein de bons sentiments, on ne s'ennuit jamais. Bref, tout pour plaire ! Les traditionnels Walt Disney font bien pâle figure à côté de "Ratatouille" qui comme "Shrek" ou "L'âge de glace" s'efforcent de se mettre au niveau de tous les publics.
Bon évidemment on sent tout au long du film la bonne vieille morale américaine : tout le monde peut y arriver, la solidarité... Il ne manque plus que le sacrifice et ce film aurait été une parfaite leçon de civisme yankee.
Genre : Drame Réalisateur : O. Preminger Acteurs : D. Dandridge,   H. Belafonte Année de production 1955 Pays : US Durée : 1h47 Note spectateur : Note presse : -
Synopsis (Source Allociné) : Pendant la Seconde guerre mondiale, dans le Sud des Etats-Unis, au milieu d'un camp militaire, la jolie Carmen Jones (Dorothy Dandridge) aux moeurs légères fait tourner les têtes des soldats, provoquant des rivalités jalouses. Joe (Harry Belafonte) se laisse séduire, abandonne sa gentille fiancée pour la sulfureuse Carmen et devient déserteur. Il est mis en prison mais Carmen accepte d'attendre sa sortie pour qu'ils continuent de filer leur parfait amour...
Ma critique : L'originalité du film c'est qu'il n'y a que des acteurs noirs. Ceci avait fait scandale à l'époque.
Je ne suis pas un fanatique des comédies musicales et je crois bien que cela faisait longtemps que je n'en avais pas vu. Mais là, le film est servi par la musique de Bizet. Le cinéaste s'est écarté un peu de l'intrigue initiale afin de mieux coller au public américain mais malheureusement le film perd aussi un peu au passage de son intensité dramatique. Les très belles scènes intermédiaires de l'Opéra renforçant le tragique ont été un peu occultées (notamment lorsque que Joe se décide ou plutôt se résigne à déserter et suivre Carmen).
Comme j'aime beaucoup l'Opéra, j'ai évidemment mis une bonne note à ce film (qui n'est pas un opéra filmé).
Genre : Drame Réalisateur : T. Angelopoulos Acteurs : B. Ganz,   I. Renauld Année de production 1998 Pays : ITL, Fr, All, Grèce Durée : 2h12 Note spectateur : Note presse : -
Synopsis (Source Allociné) : Alexandre, un grand écrivain, est sur le point de quitter definitivement la maison en bord de mer dans laquelle il a toujours vécu. Avant son départ, il retrouve une lettre de sa femme, Anna, qui lui parle d'un jour d'été, il y a trente ans. Pour Alexandre commence alors un étrange voyage où passé et présent vont s'entremêler.
Ma critique : Je suis trop gourmand ! Quatre jours après avoir vu "Le regard d'Ulysse" j'ai visionné un autre film d'Angelopoulos. C'est un peu comme boire du Pétrus pour la première fois sous forme de dégustation verticale (ce que ne m'est jamais arrivé bien malheureusement !) : c'est superbe mais cela fait un peu trop d'un coup. En fait je ne sais pas si c'est lié au cinéaste ou au fait que les deux films d'Angelopoulos que j'ai vus font partie du même cycle mais j'ai retrouvé les mêmes plans séquences, flash-back et style de musique. Je les ai à nouveau appréciés mais cela faisait un peu trop d'un coup !
Je reviens quelques lignes sur les flash-backs d'Angelopoulos : le personnage revient dans le passé sous la forme qu'il a actuellement. Je trouve cette manière de faire excellente. En fait, lorsque l'on se remémore son passé, on a du mal à se rajeunir, ce qui rend l'effet plus proche de la réalité. Il est aussi plus loin de la réalité puisque ces scènes rassemblant des personnages non contemporains n'ont jamais pu exister. On se rapproche alors de la notion de cinématographe de Bresson ; ce n'est plus du cinéma ressemblant vaguement à du théâtre filmé, ce n'est plus une représentation de la vie réelle, c'est une nouvelle forme d'expression et d'art.
J'ai aussi beaucoup aimé la façon de composer les plans. Par exemple, lors des scènes familiales dans la maison au bord de la mer, la caméra ne prend pas le point de vue d'un des personnages, elle se place en dehors de tout le monde ; on voit la scène comme un documentaire. Un deuxième exemple lorsque l'écrivain s'arrête dans un bar avec l'enfant. Une partie de la scène est vue à travers un miroir. Cela pourrait paraître complètement basique, mais grâce à cela le cinéaste crée un autre cadre qui a ses propres règles, il fait sortir et rentrer les personnages de ce nouveau cadre.
Du côté des thèmes abordés, ce film est d'une grande richesse : égoïsme, solitude, sens de l'existence, nostalgie (ou plutôt regrets sur le passé)tout y passe. Mais c'est surtout un film optimiste (même si il paraît que c'est un drame) car il montre comment l'écrivain revient à la vie et reprend goût à sa vie en une journée.
Mon seul regret ? A ma connaissance, il n'y a pas d'autre films d'Angelopoulos en DVD. Je vais donc être réduit à l'attente de la sortie d'autres DVD ou au passage de ses films en ciné-club. Comme quoi la gourmandise est un vilain défaut !
Genre : Historique Réalisateur : J. Rouffio Acteurs : C. Brasseur,   D. Obrylchski Année de production 1989 Pays : FR Durée : 2h03 Note spectateur : - Note presse : -
Synopsis (Source Allociné) : L'Orchestre rouge qui se produit au coeur de l'Allemagne nazie est en fait un réseau d'espionnage. Il a été constitué, à la demande de Berzine, chef des services secrets soviétiques, par le Juif d'origine polonaise Léopold Trepper.
Ma critique : J'ai interrompu une longue série de très bon films en visionnant "L'orchestre rouge". Je m'y attendais un peu...
Je ne souviens plus tellement du livre mais je trouve que le film s'est un peu trop concentré sur la partie "aventure" au détriment de l'histoire. Et côté aventure, on est quand même loin de "James Bond". Ce film n'a pas non plus de qualité artistique mais on en attendait pas. En revanche, j'aurais préféré une histoire un peu mieux ficellée. J'ai mis deux étoiles car un film sur la résistance lors de la seconde guerre mondial m'intéresse toujours. Quoique... regardez ma critique sur "Nous étions libres" et vous verrez que ce n'est pas toujours le cas !
En fait ce film n'a pas la puissance de "L'armée des ombres" et Claude Brasseur n'est pas selon moi très crédible en chef de réseau d'espionnage.
Un plan qui m'a énervé au tout début du film et donc mis en mauvaise condition : le pano sur les casquettes d'officiers allemands dans un vestiaire. Vu et revu cent fois !
Genre : Drame, Romance Réalisateur : J. Duigan Acteurs : C. Theron,   P. Cruz Année de production 2003 Pays : US, UK, Esp, Canada Durée : 2h10 Note spectateur : Note presse :
Synopsis (Source Allociné) : A la fin des années trente, Gilda, franco-américaine, est photographe à Paris. Elle partage son coeur entre Guy, un jeune Britannique idéaliste et fauché, et Mia, une élève infirmière espagnole, strip-teaseuse à ses heures.
Ils vivent tous les trois dans un tourbillon permanent ponctué de fêtes, de bulles de champagne, de légèreté et d'amour jusqu'au jou où Guy et Mia s'engagent en Espagne aux côtés des Républicains. Gilda le vit comme une trahison et s'engage elle aussi dans une guerre... mais la guerre n'est pas faite pour eux. Quel sera alors leur destin ?
Ma critique : Est-ce que j'ai vraiment vu ce film ? En fait surtout la première moitié. Pendant la deuxième heure, je surfais sur le web en même temps que je le regardais.
J'avais lu les mauvaises critiques avant mais j'avoue qu'hier je n'avais pas l'esprit à regarder autre chose. J'ai été servi !
On se fiche complètement de l'histoire de la riche héritière en mal d'affection qui passe d'un mec à un autre et qui confond amitié et amour. Le pire étant la scène SM qui en montre trop ou pas assez mais est franchement nulle.
Je me suis "dispersé" au moment où l'on passait dans le côté historique du film avec le guerre d'Espagne et la Résistance en France. Le peu que j'en ai vu était plutôt bourré de clichés.
Et pour couronner le tout, j'ai trouvé que Charliez Theron n'était pas mise à son avantage dans ce film. Dommage, c'était un de ses rares attraits.
Genre : Drame Réalisateur : F. Fellini Acteurs : A. Quinn,   G. Masina Année de production 1954 Pays : ITL Durée : 1h40 Note spectateur : Note presse : -
Synopsis (Source Allociné) : Gelsomina a été vendue par sa mère a Zampano, qui la brutalise et ne cesse de la tromper. Ils partent ensemble sur les routes, vivant misérablement du numéro de saltimbanque de Zampano. Surgit Il Matto (le fou), violoniste et poète, qui seul sait parler à Gelsomina.
Ma critique : C'est l'histoire d'une simplette qui aime la vie qui tombe amoureuse d'une brute à la limite de la bestialité. La qualité de ce film tient beaucoup aux deux acteurs principaux : Anthony Quinn et Giulietta Masina (la femme de Fellini) qui sont excellents. Cela m'a un peu fait penser à "Breaking the waves" avec tout de même moins d'intensité dramatique (d'où "seulement" trois étoiles). Anthony Quinn est partagé pendant tout le film entre sa bestialité et son humanité; on sent qu'il hésite, il est tenté de faire ressortir son humanité mais se ressaisit toujours. Ce n'est qu'à la fin, conscient du néant de sa vie, qu'il fait parler son humanité.
A noter l'excellente musique dont la répétition tout au long du film est un vrai plaisir.
Genre : Comédie, Romance Réalisateur : E. Lubitsch Acteurs : M. Sullavan,   J. Stewart Année de production 1940 Pays : US Durée : 1h37 Note spectateur : Note presse : -
Synopsis (Source Allociné) : Chez Matuschek et Cie, une grande boutique de maroquinerie, le jeune Alfred Kralik, l'adjoint du patron, et Klara Novak, une nouvelle employée, vont échanger une correspondance amoureuse, sans savoir qui ils sont, à l'aide de petites annonces.
Ma critique : Je suis un peu partagé par ce film. D'un côté, l'intrigue principale : un histoire d'amour à l'eau de rose en partie originale (le thème des deux amoureux ne correspondant que par message qui d'ailleurs été repris par "Vous avez un message")mais avec aussi toutes les ficelles du genre (les amants ne se plaisent pas au début mais finalement tombent dans les bras l'un de l'autre). Mais ce qui compte surtout ce sont tous les à côtés de ce film : l'humanisme de Matuschek, la solitude, les apparences, les fayottage des employés vis-à-vis d'un patron omnipotent, l'humpour ... Bref, une fraîcheur qui m'a rappelé Capra. C'est ce qui fait de ce film un bon film et pas uniquement une romance à deux sous telles qu'on les voit actuellement sur les écrans.
Genre : Drame Réalisateur : R. Bresson Acteurs : F. Carrez-Delay,   J. Gillibert Année de production 1962 Pays : FR Durée : 1h05 Note spectateur : Note presse : -
Synopsis (Source Allociné) : Evocation, parmi une dizaine, du proces de la celebre pucelle ou Bresson s'est servi de textes authentiques du "proces de condamnation", de depositions et temoignages du "proces de rehabilitation".
Ma critique : Bon, il faut que j'arrête de voir des bons films ! Après je n'arrive plus à apprécier des films moyens. Cette semaine, j'en ai abandonné deux en cours de route. Je crois bien que je vais me faire une petite séquence de navets histoire de me rappeler qu'il n'y a pas que de grands films et que certains films moyens valent quand même un petit coup d'oeil.
Donc encore quatre étoiles pour un Bresson. Ce film est encore plus dépouillé que les autres : très peu de décors, de mouvements de caméra, juste l'exposé des minutes du procès de Jeanne. A travers ce procès, Bresson nous montre une Jeanne touchée par la grâce, ayant réponse à tout et réussissant même à perturber ses juges par sa foi. La grâce est le quasi-unique thème de ce film et il très bien rendu.
Genre : Drame Réalisateur : A. Hitchcock Acteurs : K. Malden,   M. Clift Année de production 1952 Pays : US Durée : 1h35 Note spectateur : Note presse : -
Synopsis (Source Allociné) : Au Quebec, un homme revetu d'une soutane abat un avocat pour lui derober son argent. Le soir du drame, il se confesse aupres du pere Michael Logan, sur lequel se portent immediatement les soupcons. Arrete, mais lie par le secret de la confession, le pere Logan se tait...
Ma critique : Cela faisait longtemps que je n'avais pas vu de film d'Hitchcock. Je crois bien qu'il faudrait que je me refasse une petite série un de ces jours. Même si le thème peut paraître peu réaliste ; un prêtre risquant d'être condamné à mort refuse de violer le secret de la confession qui pourrait le sauver. Cela pose la question de la culpabilité, de la foi, de l'obéissance, du doute...très bien rendus par Montgomery Clift. C'est aussi l'histoire d'une machination et du hasard qui fait mal les choses. Une seule remarque négative : le récit de l'histoire des deux amants par la femme, elle parle en voix-off et on voit l'action se dérouler sous nos yeux sans son. C'est assez kitsch !
La technique est très bien maîtrisée comme par exemple dans les deux scènes suivantes :
- la première scène plante le décor : la caméra "traverse" la fenêtre, on voit dans la pièce le corps de la victime, le rideau de la porte qui bouge encore et dans la rue un homme qui s'échappe. En une minute, tout est présenté.
- à un moment donné les deux "amants" parlent dans l'Eglise, on entend un bruit, le plan s'élargit (zoom arrière) et on voit un enfant rentrer dans le plan. C'est simple mais ça évite un plan supplémentaire et le rendu est bon.
Genre : Drame Réalisateur : T. Angelopoulos Acteurs : H. Keitel,   E. Josephson Année de production 1995 Pays : FR, Grèce, ITL Durée : 2h56 Note spectateur : - Note presse : -
Synopsis (Source Allociné) : Un cinéaste grec, exilé aux Etats-Unis, traverse les Balkans à la recherche des bobines mythiques d'un film datant des premières années du septième art.
Ma critique : Avant de voir ce film, la seule chose que je connaissais d'Angelopoulos c'est sa réaction à Cannes en 1995 lorsqu'il reçut le Grand Prix pour ce film : il paraissait très deçu et surtout avait bien expliqué qu'il n'était pas venu pour un accessit. Bref, je trouvais qu'il avait pris pas mal le melon.
Depuis que j'ai vu ce film, j'ai compris ! C'est un film magnifique qui m'a tout de suite fait penser à Tarkovski. Ceci explique mon enthousiasme ! D'abord des longs plans séquences où l'on sent que le positionnement de la caméra a été choisi de manière optimal afin de faire durer le plan le plus longtemps possible (voir à ce sujet mes critiques sur le montage ainsi que mon livre). C'est aussi la quête des souvenirs de cinéastes du début du 20ème siècle et le retour aux sources du héros-cinéaste à travers son enfance. La façon de réaliser les flash-back notamment celui où le héros retrouve sa mère lui étant toujours adulte est original et bien fait.
Cela m'a rappelé "Nostalghia" de Tarkovski. D'ailleurs comme Tarkovski, Angelopoulos a travaillé avec Tonino Guerra sur le scénario.
Le film couvre de nombreux sujets en les développant plus ou moins : la situation des balkans, la Shoah, la guerre en Yougoslavie...
La scène finale finale est superbe : tout se passe dans le brouillard, on ne voit pratiquement rien mais on sent qu'il va se passer quelque chose de dramatique.
Le fait de n'avoir pas montré le film tant recherché par le héros à la fin est aussi un très bon choix. Il permet de faire place à l'imagination.
Genre : Comédie dramatique Réalisateur : F. Fellini Acteurs : B. Crawford,   R. Basehart Année de production 1955 Pays : ITL, FR Durée : 1h50 Note spectateur : Note presse : -
Synopsis (Source Allociné) : L'univers minable de trois petits escros qui abusent de la credulite des gens en se faisant passer pour des pretres.
Ma critique : Assez différent des précédents films de Fellini que j'ai vus. On retrouve quand même en partie l'aspect papillonnage que j'avais aimé dans "Satyricon" et qui m'avait ennuyé dans "La dolce vita". On le voit notamment dans la fête de la Saint-Sylvestre qui préfigure les orgies de "Satyricon". Ce que j'ai surtout aimé, c'est la façon de montrer comment les personnages principaux réalisent la nullité de leur vie consacrée à escroquer des pauvres gens. On est loin de "L'arnaque" ! La dernière scène du film montrant la lutte pour la vie du faux évêque est excellente et très bien filmée. Un seul regret : le noir et blanc qui ne permet pas de profiter des couleurs costumes et des paysages tels qu'on les voient dans d'autres films de Fellini.
Genre : Drame, Guerre Réalisateur : R. Enrico Acteurs : M. York,   J. Penot Année de production 1983 Pays : CA, FR Durée : 2 h 25 Note spectateur : Note presse : -
Synopsis (Source Allociné) : Seul de sa famille à survivre au ghetto de Varsovie, Martin Gray s'engage dans l'Armée rouge. Déserteur, il émigre aux Etats-Unis ou il devient un homme riche et puissant. Il décide alors de fonder une famille dans le midi de la France.
Ma critique : J'étais en train de lire le livre donc j'ai voulu regarder à nouveau le film. Martin Gray c'est l'anti- Primo Lévi. Malgré toute l'horreur qu'il a vécu, malgré ce qu'il a dû faire pour survivre, il veut continuer à vivre pour témoigner et représenter les siens. Primo Lévi lui n'a pas supporter le fait de survivre "aux dépens" des autres et s'est suicidé.
Le film est assez conforme au livre mais ne donne pas autant de détails sur les pérégrinations de Martin Gray (qui sont impressionnnantes d'ailleurs, on se demande comment il a réussi à s'en sortir aussi souvent...). En revanche, il n'explique pas aussi bien la deuxième vie de Martin à New-York où son unique but est de faire fortune pour pouvoir se constituer une forteresse familiale en fondant une famille.
Genre : Policier Réalisateur : C. Lelouch Acteurs : D. Pinon,   F. Ardant Année de production 2006 Pays : FR Durée : 1h43 Note spectateur : Note presse :
Synopsis (Source Allociné) : Judith Ralitzer, femme fatale, auteur à succès, est en quête de personnages pour son prochain best-seller. Un tueur en série vient de s'échapper de la prison de la santé ! Huguette, midinette, coiffeuse dans un grand salon parisien, va changer leur destin. Il y a des rencontres plus fatales que d'autres...
Ma critique : Enfin un bon Lelouch ! Cette fois-ci, il ne choisit pas d'utiliser le sempiternel effet des destins croisés mais il mélange quand même l'intrigue. On ne sait pas qui est le personnage principal : il y a trois options possibles et au fur et à mesure il n'en reste qu'une. C'est assez bien fait et original. La deuxième partie sur la relation entre l'écrivain et son nègre est plus conventionnelle et comporte moins de surprises.
Ce film montre que Lelouch est toujours un bon cinéaste et qu'en se renouvelant, il arrive à faire de très belles choses.
Genre : Drame Réalisateur : A. Dovjenko Acteurs : S. Svachenko,   E. Micamova Année de production 1930 Pays : Russie Durée : 1h30 Note spectateur : Note presse : -
Synopsis (Source Allociné) : n 1929, dans un village ukrainien, deux groupes antagonistes, les kolkhoziens et les koulaks s'opposent. Cet affrontement, reflet d'une societe en pleine metamorphose, provoque la mort d'un jeune kolkhozien.
Ma critique : C'est ma 250ème critique en un peu moins d'un an et demi. Aujourd'hui, c'est un film russe de la pure période de propagande soviétique des années 20-30.
Ce film mélange du très bon, même de l'excellent avec du mauvais. Malheureusement la mauvaise version que j'ai visionnée (merci Bach film !) ne m'a pas vraiment aidé.
Du côté du mauvais : la propagande à deux balles beacoup moins bien faite que par exemple dans "La ligne générale" d'Eisenstein, le nombreux intertitres à un moment du film...
Du côté du bon et très bon : les scènes du début présentant le parallèle entre la nature, la vie, les hommes avec sa succession de plans fixes, la scène sur la fabrication du pain véritable leçon de chose (c'était le rôle de ces films : éduquer les foules). Et surtout...la magnifique scène de l'assassinat du paysan, le jeu des lumières, le montage tout est superbe et va en crescendo jusqu'à la fin du film. Quel dommage que ma version soit aussi mauvaise (j'appelerai même cela du foutage de gueule. A un moment donné je ne voyais plus rien et le niveau sonore ne faisait que monter ou descendre pendant tout le film) !
Je me suis demandé s'il n'y avait pas deux réalisateurs qui avaient contribué à ce film : le génie de la mise en scène et en image et le propagandiste. En fait, le deuxième réalisateur c'est l'Etat qui imposait ces sujets.
Genre : Policier Réalisateur : O. Welles Acteurs : C. Heston,   J. Leigh Année de production 1958 Pays : US Durée : 1h35 Note spectateur : Note presse : -
Synopsis (Source Allociné) : Une bombe explose et fait deux victimes à Los Robles, petite ville à la frontière des Etats-Unis et du Mexique. Deux policiers, dont l'un utilise des méthodes peu orthodoxes, s'affrontent dans leur conception de la justice.
Ma critique : J'ai de la chance actuellement, je vois beaucoup de très bons films. C'est aussi surtout car je sélectionne un peu plus... Orson Welles est un vrai maître de la mise en scène. La première scène avec sa succession de longs travelling où l'on sent que les trois protagonistes (la caméra, le couple Heston-Leigh et la voiture) jouent ensemble un ballet est époustoufflante. Une vraie leçon de cinéma qui n'est pas sans rappeler l'expressionnisme allemand (voir notamment la première scène du "Dernier des hommes" de Murnau avec ses braux mouvements de caméra)
Les jeux de lumières sont aussi superbes. Welles utilise parfaitement le noir et blanc et ses contrastes. La scène du meurtre du "parrain" local en est un excellente illustration.
Du côté de l'interprétation, Orson Welles (encore lui ! il est partout !!!) est surprenant dans son rôle de vicieux à la limite de la bouffonerie et Charlton Heston fait bien pâle figure à côté de lui.
On en oublier un peu le scénario et les quelques allusions entre le monde américain et mexicain mais ce n'est pas ça qui compte.
Genre : Drame Réalisateur : PP. Pasolini Acteurs : M. Callas,   L. Terzieff Année de production 1969 Pays : All, FR, ITL Durée : 1h49 Note spectateur : Note presse :
Synopsis (Source Allociné) : Médée, qui pour l'amour de Jason a trahi les siens, se vengera terriblement de l'inconstance de son amant.
Ma critique : Et bien voilà, pas plus tard qu'hier je parlais de mes déceptions avec le cinéma italien. Aujourd'hui, c'est tout le contraire. Ce film est superbe : les
décors naturels sont impressionnants (je ne sais pas où ça a été filmé mais ça donne envie d'y aller), les costumes moins chatoyants que chez Fellini mais
très beaux. Au début, ça parle beaucoup pendant dix minutes puis après c'est fini, il y a très peu de dialogues tout juste assez pour être sûr que le spectateur
ne soit pas perdu. L'absence de dialogues renforce le côté très ouvert du film même si on connaît bien les grandes lignes du mythe de Jason.
Une (toute) petite critique : un poil trop de longueur à la fin du film notamment lors de la "vision" de la mort de la rivale de Médée.
Genre : Comédie Réalisateur : JM. Poiré Acteurs : J. Reno,   C. Clavier Année de production 1993 Pays : FR Durée : 1 h 45 Note spectateur : Note presse : -
Synopsis (Source Allociné) : Comment en l'an de grace 1112 le comte de Montmirail et son fidele ecuyer, Jacquouille la Fripouille, vont se retrouver propulses en l'an 1992 apres avoir bu une potion magique fabriquee par l'enchanteur Eusaebius leur permettant de se defaire d'un terrible sort.
Ma critique : Les visiteurs, c'est un peu "La grande vadrouille" des années 90. Il repasse (très) souvent à la télévision et c'est toujours un plaisir de le revoir. C'est caricatural à souhait, d'un humour facile (évidemment le coup ne marche qu'une fois et les suites et remake ne sont que des pâles copies) mais on rit toujours autant (du moins moi !). Okay !!!
Genre : Thriller Réalisateur : J. Schumacher Acteurs : J. Carrey,   V. Madsen Année de production 2007 Pays : US Durée : 1h40 Note spectateur : Note presse :
Synopsis (Source Allociné) : Walter menait une vie paisible, jusqu'à ce qu'il découvre un étrange roman, Le Nombre 23. D'abord intrigué par ce thriller, Walter s'aperçoit rapidement qu'il existe des parallèles troublants entre l'intrigue et sa propre vie. Peu à peu, l'univers du livre envahit sa réalité jusqu'à l'obsession. Comme Fingerling, le détective de l'histoire, Walter est chaque jour plus fasciné par le pouvoir caché que semble détenir le nombre 23.
Ce nombre est partout dans sa vie, et Walter est de plus en plus convaincu qu'il est condamné à commettre le même meurtre que Fingerling... Des images cauchemardesques se mettent à le hanter, celles du terrible destin de sa femme et d'un de leurs amis, Isaac French. Walter ne pourra plus échapper au mystère de ce livre. Ce n'est qu'en découvrant le secret du nombre 23 qu'il aura une chance de changer son destin...
Ma critique : Je n'avais pas reconnu Jim Carrey dans le rôle principal. Je suis tellement habitué à le voir faire des pitreries...
Le départ de l'histoire est intéressant : un homme devient obsédé par les chiffres mais j'avoue que dans ce style là, je préfère nettement le côté scientifique de Pi. La voix-off renforce bien le côté mystérieux de ce thriller qui s'emballe bien sur la fin même si cet emballement est un peu tordu. Le film aborde rapidement un thème que j'aime bien sur les petites causes et les grands effets mais cela reste à l'état de poncif.
La fin est morale : "Le destin n'existe pas, il n'y a que des choix !". Sniff... Que c'est beau !!! J'aurais nettement préféré une fin où l'amour ne triomphe pas et où le héros se fait écraser par le bus comme dans une bonne tragédie grecque (ceux qui me lisent régulièrement savent combien j'aime les tragédies grecques).
Genre : Comédie dramatique Réalisateur : M. Antonioni Acteurs : C. Verzetti,   M. Vitti Année de production 1960 Pays : FR, ITL Durée : 2h15 Note spectateur : Note presse :
Synopsis (Source Allociné) : Suite à sa disparition sur une île, Sandro part à la recherche de sa fiancée, aidé de Claudia, dont il finira par s'éprendre...
Ma critique : Je profite de mon premier visionnage d'un film d'Antonioni pour parler un peu du cinéma italien. Il me déçoit souvent ! J'aime ce cinéma quand il est provocateur
et un peu déjanté comme par exemple dans les films de Pasolini ("Salo ou les 120 jours de Sodome") ou Fellini ("Casanova", "Satyricon"). J'adore certains films de Visconti
comme "Les damnées" ou "Mort à Venise" pour l'histoire, les mouvements de caméra... J'aime beaucoup moins le néo-réalisme italien et j'en ai souvent parlé ("Rome ville ouvert", "Voyage en Italie").
Je ne comprends pas des films comme "La dolce vita" ou "Le Guépard" qui pour moi n'apportent pas grand chose car ils ne sont que des successions d'images plutôt bien faites mais sans plus.
Et Antonioni dans tout ça ? Et bien, en fait je n'ai pas trop aimé ce film. Il y a de très belles scènes, de beaux paysages, de beaux regards entre les acteurs. Mais que c'est long !
C'était peut-être pour faire lentement monter le malaise entre les nouveaux amants mais c'est trop en nuances pour moi.
Est-ce que j'irai voir un autre film d'Antonioni ? Oui, probablement. Il est clair aussi que j'ai beaucoup de choses à apprendre du cinéma italien !
Genre : Drame Réalisateur : R. Bresson Acteurs : A. Wiazemski,   F. Lafarge Année de production 1966 Pays : Suède, France Durée : 1h36 Note spectateur : Note presse : -
Synopsis (Source Allociné) : La vie de l'ane Balthazar, plonge au milieu des drames humains et qui en meurt. "Je voulais que l'ane traverse un certain nombre de groupes humains qui representent les vices de l'humanite. Il fallait aussi, etant donne que la vie d'un ane est tres egale, tres sereine, trouver un mouvement, une montee dramatique. C'est a ce moment que j'ai pense a une fille, a la fille qui se perd."
Ma critique : Ce film est d'un pessimisme terrible ! Le croisement du destin tragique de l'âne balloté de propriétaire en propriétaire plus violents les uns et que les autres avec celui de la jeune fille
dresse une image très noire de la condition humaine. Il n'y a pas une note d'espoir dans le film. Bresson fait une critique amer de l'homme à travers ces travers illustrés par l'orgeuilleux, le raté, le rebelle.
Comme toujours, c'est très dépouillé et extrêmement bien réalisé.
Genre : Drame, Guerre Réalisateur : T. George Acteurs : D. Cheadle,   J. Phoenix Année de production 2004 Pays : UK, Afrique du Sud, Durée : 2h Note spectateur : Note presse :
Synopsis (Source Allociné) : L'histoire vraie, pendant le génocide rwandais, de Paul Rusesabagina, un hôtelier responsable du sauvetage de milliers de personnes.
Ma critique : On connaît tous l'histoire des massacres au Rwanda, on en connaît moins les ressorts et les détails (du moins pour moi). C'est évidemment traité à l'anglo-saxonne : c'est-à-dire qu'ils ne se gênent pas pour
cirtiquer la politique colonialiste de la vieille Europe cause indirecte des massacres et surtout leur absence de réaction. Je ne connais pas du tout le sujet et ne peut porter de jugement là-dessus.
Sinon, la petite histoire dans la grande histoire montre le débat d'un homme entre son égoïsme et son humanité. Evidemment le deuxième aspect l'emporte.
Genre : Animation, Aventure Réalisateur : L. Besson Acteurs : F. Highmore,   M. Farmer Année de production 2006 Pays : FR Durée : 1h43 Note spectateur : Note presse :
Synopsis (Source Allociné) : Comme tous les enfants de son âge, Arthur est fasciné par les histoires que lui raconte sa grand-mère pour l'endormir : ses rêves sont peuplés de tribus africaines et d'inventions incroyables, tirées d'un vieux grimoire, souvenir de son grand-père mystérieusement disparu depuis quatre ans.
Et si toutes ces histoires étaient vraies ? Et si un trésor était véritablement caché dans le jardin de la maison ? Et si les minimoys, ces adorables petites créatures dessinées par son grand-père, existaient en chair et en os ? Voilà qui aiderait à sauver la maison familiale, menacée par un promoteur sans scrupule !
Du haut de ses dix ans, Arthur est bien décidé à suivre les indices laissés par son grand-père pour passer dans l'autre monde, celui des Minimoys, et découvrir les sept terres qui constituent leur royaume...
Ma critique : C'est mignon tout plein ! Mais Luc Besson n'a pas réussi à faire ce qu'ont fait les américains avec Shrek ou l'âge de glace : un film à plusieurs niveaux. Ce film s'adresse principalement aux enfants et les quelques allusions à d'autres films façon Shrek font bien pale figure. Sans parler de la référence (volontaire ?) à "M le Maudit". Pourtant ici on est bien loin de l'expressionnisme allemand !
Graphiquement c'est très bien fait et original. Du côté du scénario, pas grand chose de nouveau. Un enfant solitaire délaissé par ses parents s'évade dans un monde magique. Il rencontre une belle princesse et part en quête avec elle. On a vu ça des dizaines de fois donc pas trop de surprises. Besson pêche toujours un peu sur les scénarios. C'est donc un très bon film pour enfants mais comme j'ai dépassé ce stade depuis quelques temps il ne m'a pas vraiment fait rêver.
Genre : Comédie Réalisateur : C. Chaplin Acteurs : C. Chaplin,   M. Chaplin Année de production 1957 Pays : UK Durée : 1h46 Note spectateur : Note presse : -
Synopsis (Source Allociné) : A cause d'une révolution dans son pays, le Roi Shahdov s'exile à New-York. Abattu, il se présente à la télévision pour gagner un peu d'argent.
Ma critique : D'accord, il n'y a pas le côté poétique ni l'excellente maîtrise de la pantomime de ses précédents films mais avec ce film Chaplin règle ses comptes avec l'Amérique. Et c'est bien fait. Tout y passe : la publicité, le culte de l'image et l'apparence, le côté direct et énervant des américains, le culte de l'enfant roi,... Chaplin se moque même avec brio du format cinémascope ("Le roi à New-York" utilise encore le format 1,33 largement périmé depuis l'après-guerre) dans une scène très bien faite. D'accord, il y a une séquence tarte à la crème un peu basico-basique mais on pardonne tout au maître !
Enfin, il y a la critique de la chasse aux sorcières et de des dérives. L'enfant est alors le porte-parole de Chaplin : "Faut-il être communiste pour lire Karl Marx ?".
Genre : Drame Réalisateur : M. Forman Acteurs : J. Nicholson,   L. Fletcher Année de production 1975 Pays : US Durée : 2h09 Note spectateur : Note presse : -
Synopsis (Source Allociné) : Rebellion dans un hôpital psychiatrique à l'instigation d'un malade qui se révolte contre la dureté d'une infirmière.
Ma critique : Bon, j'ai un peu hésité mais finalement j'ai mis quatre étoiles.
Evidemment l'histoire est poignante et on peut se demander si il n'y pas trop d'éxagération notamment lorsque Nicholson subit une lobotomie à la fin du film. Mais, comme je n'y connais (heureusement !) rien aux hôpitaux psychiatriques, je ne peux rien dire. Il y en a bien qui sont allés plus loin que cela (l'allemagne naize dans les années 30...).
Mais, surtout le jeu de Jack Nicholson est excellent. Il n'y avait que lui pour jouer un rôle pareil. Son côté un peu vicelard et limite limite s'y prête bien.
On s'intéresse aux personnages car ils ont chacun un côté différent : l'intello parano, le jeune étouffé par sa mère qui a du mal avec les filles, l'indien qui a choisi de se taire... et évidemment Jack Nicholson dans le rôle du "je me fous de tout" et surtout je cherche à m'amuser et à éviter la prison.
Une mention spéciale à la scène du pseudo-match de baseball à la télévision.
Genre : Comédie dramatique Réalisateur : A. Kiarostami Acteurs : H. Ershadi,   A. Bagheri Année de production 1996 Pays : Iran Durée : 1h30 Note spectateur : Note presse : -
Synopsis (Source Allociné) : Un homme d'une cinquantaine d'annees cherche quelqu'un qui aurait besoin d'argent pour effectuer une mission assez speciale. Au cours de sa quete, il rencontre dans la banlieue de Teheran un soldat, un etudiant en theologie et un gardien de musee, vivant a la limite de la marginalite. Chacun va reagir a sa proposition de facon differente.
Ma critique : Ce film est un OVNI : un homme maraude en voiture à la recherche de quelqu'un qui va l'aider à mourir. A force le bruit des roues de la voiture sur la gravier devient presque énervant. Il montre la nullité de la vie du héros qui veut mourir parce qu'il n'est pas heureux. Les réactions des trois "candidats" possibles sont différentes et passionnantes notamment dans le cas du séminariste et du taxidermiste. Chacun a sa conception de la vie, du péché et nourrit la réflexion. ça parle peut être un peu trop et j'aurais préféré quelques plans séquence pour laisser "respirer" le film (d'autres pourront le trouver chiant car il ne se passe rien), ça c'est ma déformation Tarkoskienne !
La fin est étonnante mais pas assez ouverte à mon goût (ou trop peut être ? ...)
Genre : Comédie Réalisateur : P. Le Guay Acteurs : B. Poelvoorde,   B. Bloch Année de production 2005 Pays : FR Durée : 1h33 Note spectateur : Note presse :
Synopsis (Source Allociné) : La vie est bien ingrate pour François Berthier : un chien hurle toute la nuit et l'empêche de dormir, la machine a café lui explose au visage, il pleut, le chef de bureau à la banque l'humilie et le menace de renvoi.
Et puis, du jour au lendemain, tout ce qui était violent ou pénible pour François se transforme comme par miracle.
Que se passe-t-il ? Pourquoi le monde devient-il si brusquement doux et enchanteur ? C'est l'énigme que va essayer de résoudre François.
Mais il ne suffit pas que les choses se passent bien, encore faut-il les accepter...
Ma critique : C'est amusant au début cette histoire d'un type qui rate tout et finalement réussit tout du jour au lendemain. La musique est sympa et m'a rappelé "Amélie Poulain". Benoît Poelvoorde est excellent comme toujours. Mais, après ça dérive un peu n'importe comment. Oui, le bonheur ne dure jamais infiniment mais de là à le gâcher car l'excès de bonheur est nuisible à sa vie, c'est un peu con, con... En voulant être cynique, le film tombe dans le ridicule. Heureusement à la fin tout s'arrange et le héros redevient un looser et peut renprendre sa vie comme avant (ouf !).
Genre : Thriller Réalisateur : R. De Niro Acteurs : M. Damon,   A. Jolie Année de production 2006 Pays : US Durée : 2h47 Note spectateur : Note presse :
Synopsis (Source Allociné) : Pour Edward Wilson, seul témoin du suicide de son père et membre de la Skull and Bones Society à l'Université de Yale, l'honneur et la discrétion sont des valeurs primordiales. Ce sont ces qualités qui poussent la CIA, l'agence gouvernementale qui vient d'être créée, à le recruter.
Influencé par l'ambiance paranoïaque que provoque la Guerre Froide dans toute l'agence, Wilson se montre de plus en plus suspicieux. Son pouvoir grandit, mais il a de moins en moins confiance en ceux qui l'entourent... Son obsession du travail va lui coûter cher, l'isolant chaque jour un peu plus de ses proches et de celui qu'il était...
Ma critique : Chacun a une faille même le responsable du contre-espionnage le plus aguerri. C'est le thème de ce film qui montre une
tentative de manipulation. Matt Damon semble infaillible et se détache de tout afin d'assurer au mieux son travail.
Il sera en partie rattrapé par le brin d'humanité qui lui reste mais finalement arrive à triompher. J'ai mis du
temps à comprendre où voulait en venir De Niro mais une fois que c'était fait, j'ai trouvé le film excellent (surtout la
dernière heure).
Seul reproche : le casting. Matt Damon est trop gentil pour être crédible et surtout beaucoup trop jeune pour jouer ce rôle.
Mais finalement, son côté gentil et rassurant permet de montrer ce que peut faire la machine de la CIA sur un être à la
vie ordinaire qui n'était probablement pas du tout fait pour cette profession.
Genre : Policier Réalisateur : S. Lee Acteurs : D. Washington,   J. Foster Année de production 2005 Pays : US Durée : 2h10 Note spectateur : Note presse :
Synopsis (Source Allociné) : Ce devait être le hold-up parfait, le chef-d'oeuvre d'un génie du crime.
Le décor : une grande banque de Manhattan. Les protagonistes : un commando masqué, cagoulé, lunetté et des dizaines d'otages affolés, contraints de revêtir la même combinaison passe-partout que les braqueurs.
L'enjeu : la salle des coffres et ses trésors ? Ou un vieux secret dont seuls deux personnes connaissent l'importance.
Aujourd'hui, confiné dans une cellule, le cerveau de la bande s'explique. Mais attention, chaque mot compte, et aucun indice ne vous sera livré au hasard. Prêts ?
Ce matin-là, donc, quatre peintres en batiment franchissaient le seuil de la Manhattan Trust Bank...
Ma critique : Ouais, ouais, ouais... En voulant faire original, Spike Lee a donné dans le tordu. Le scénario est assez improbable : l'histoire du banquier ancien collabo qui garde la preuve de ses méfaits dans un coffre, faut être crétin. Rajoutez à cela le rôle assez bizarre de Jodie Foster... Le seul truc rigolo, c'est la façon dont le chef de la bande s'en sort. Notez que si les policiers avaient comparé la voix de tous les otages avec celle du chef, ils auraient pu se douter du problème. Mais bon !
Sinon, Lee a par moment voulu éviter le sacro-saint champ contre-champ : il fait tourner la caméra autours des acteurs. ça donne mal au coeur !
Au fait, ce film est sponsorisé par une marque d'électronique dont le logo est une pomme !
Genre : Comédie dramatique Réalisateur : S. Pollack Acteurs : R. Redford,   M. Streep Année de production 1985 Pays : US Durée : 2 h 41 Note spectateur : Note presse : -
Synopsis (Source Allociné) : Après une déception amoureuse, la jeune Danoise Karen décide de se marier et de s'embarquer pour l'Afrique. Vite délaissée par un mari volage, elle se consacre à la culture des caféiers et fait figure de pionnière. Son amitié pour l'aventurier Denys se transformera en amour mais elle ne saura pas retenir cet homme épris de liberté.
Ma critique : Ah ! Les beaux paysages d'Afrique ! Finalement ce film n'a rien d'exceptionnel mais il a de belles images, de la belle musique (même si je suis loin d'être un fanatique de Mozart), une histoire simple mais bien réalisée. Que demander de plus ? Un peu plus de folie ou d'analyse psychologique ? Faut pas pousser quand même !
Genre : Fantastique Réalisateur : G. Del Toro Acteurs : I. Baquero,   S. Lopez Année de production 2006 Pays : ESP, US, Mexique Durée : 1h52 Note spectateur : Note presse :
Synopsis (Source Allociné) : Espagne, 1944. Fin de la guerre.
Carmen, récemment remariée, s'installe avec sa fille Ofélia chez son nouvel époux, le très autoritaire Vidal, capitaine de l'armée franquiste.
Alors que la jeune fille se fait difficilement à sa nouvelle vie, elle découvre près de la grande maison familiale un mystérieux labyrinthe. Pan, le gardien des lieux, une étrange créature magique et démoniaque, va lui révéler qu'elle n'est autre que la princesse disparue d'un royaume enchanté.
Afin de découvrir la vérité, Ofélia devra accomplir trois dangereuses épreuves, que rien ne l'a préparé à affronter...
Ma critique : Ce film mélange deux intrigues : la fin de la guerre civile espagnole et les rêveries d'une petite fille en manque de père. La première intrigue est intéressante et Sergi Lopez est très bon en brute sanguinaire.
La deuxième intrigue est un peu bêta et les effets spéciaux ne sont pas vraiment à la hauteur (notamment le crapaud géant qui est ridicule).
Mais mis à part la relative faiblesse de la seconde intrigue, ce qui m'a particulièrement étonné et deçu c'est l'absence de lien entre les deux. J'ai attendu pendant tout le film une explication que je n'ai pas trouvée. G. Del Toro n'a pas voulu choisir entre les deux. Il aurait mieux fait de réaliser deux films !
Genre : Historique, Guerre Réalisateur : A. Kurosawa Acteurs : T. Nakadai,   T.Yamazaki Année de production 1980 Pays : US, Japon Durée : 2h59 Note spectateur : Note presse :
Synopsis (Source Allociné) : En 1573, le Japon est le théâtre de guerres incessantes entre clans rivaux. Le plus puissant de ces clans est commandé par Shingen Takeda. Au cours du siège du château de Noda, Takeda est blessé à mort par un tireur embusqué. Pour éviter que son clan perde de sa cohésion dans des luttes intestines, Shingen demande que sa mort reste cachée pendant trois ans. Un ancien voleur, épargné pour sa ressemblance avec le seigneur de la guerre, fait alors office de doublure avec la complicité des généraux, afin de duper leurs nombreux ennemis à l'affût.
Ma critique : Quelle déception ! Le film est à la fois trop rapide et trop lent. Trop rapide car le cinéaste ne s'attarde pas assez longtemps sur le double qui prend petit à petit confiance en lui et finalement fait une erreur fatale. J'aurais préféré quelque chose du genre "Le rouge et le noir". Trop lent car la mise en place dure très longtemps.
J'ai trouvé aussi la lumière assez approximative. Les contre-jours lors de certaines séances de bataille n'apportent pas selon moi grand-chose.
La bataille finale n'apporte aussi pas grand chose. Le réalisateur a pris le parti de ne rien montrer mais ce n'est pas très bien fait. Je ne parle même pas du ralenti final qui est assez tarte.
Qu'est-ce que j'ai aimé ? La scène du début montrant le messager dévalant à travers les troupes, les beaux décors d'une des rêves de Kagemusha.
Finalement au lieu de faire un beau film psychologique, Kurosawa n'a fait qu'un film épique en cosutmes...
Genre : Drame Réalisateur : G. Stevens Acteurs : M. Perkins,   J. Schildkraut Année de production 1958 Pays : US Durée : 2h50 Note spectateur : Note presse : -
Synopsis (Source Allociné) : Otto Frank est le seul de sa famille a avoir survecu a la deportation. Il revient en pelerinage dans le grenier d'Amsterdam ou il s'est cache durant deux ans avec sa famille et decouvre le journal ou sa fille, Anne, tenait une correspondance avec une amie imaginaire.
Ma critique : Le film commence et finit comme Macbeth d'Orson Welles : de la musique sur fond d'écran noir.
Je venais de finir le livre (je sais, ça craint d'avoir attendu tout ce temps pour le lire). Comme dans le livre, le film aborde très bien deux thèmes principaux : le passage de l'enfance à l'adolescence et la condition des juifs pendant la deuxième guerre mondiale. Il y a quelques inventions par-ci par-là mais vraiment pas grand chose de nuisible à la qualité du film et à la fidelité à l'oeuvre.
J'ai aussi beaucoup aimé la mise en scène. Voici quelques belles réussites glanées au cours du film :
- un beau travelling au début du film montrant les lieux d'habitation de la famille Frank. On retrouve d'ailleurs un plan identique lors d'un des cambriolages de l'entrepôt.
- les attitudes des "habitants" de l'entrepôt pendant l'annonce des bombardements par les sirènes d'alerte.
- un plan où les huit "habitants" regardent les bombardiers passer à travers la fenêtre du grenier. Le plan est conventionnel mais très bien composé.
Enfin, on ne se rend pas du tout compte de la longueur du film (2h50).
Genre : Animation Réalisateur : M. Satrapi Acteurs : C. Mastroianni,   C. Deneuve Année de production 2005 Pays : FR Durée : 1h35 Note spectateur : Note presse :
Synopsis (Source Allociné) : Téhéran 1978 : Marjane, huit ans, songe à l'avenir et se rêve en prophète sauvant le monde. Choyée par des parents modernes et cultivés, particulièrement liée à sa grand-mère, elle suit avec exaltation les évènements qui vont mener à la révolution et provoquer la chute du régime du Chah.
Avec l'instauration de la République islamique débute le temps des "commissaires de la révolution" qui contrôlent tenues et comportements. Marjane qui doit porter le voile, se rêve désormais en révolutionnaire.
Bientôt, la guerre contre l'Irak entraîne bombardements, privations, et disparitions de proches. La répression intérieure devient chaque jour plus sévère.
Dans un contexte de plus en plus pénible, sa langue bien pendue et ses positions rebelles deviennent problématiques. Ses parents décident alors de l'envoyer en Autriche pour la protéger.
A Vienne, Marjane vit à quatorze ans sa deuxième révolution : l'adolescence, la liberté, les vertiges de l'amour mais aussi l'exil, la solitude et la différence.
Ma critique : J'ai un peu hésité sur la note à donner. Finalement je n'ai donné (que) trois étoiles. Le choix esthétique du film est très bon, le sujet intéressant et la pointe d'humour que l'on retrouve tout au long du film permet de ne pas tomber dans le larmoyant. C'est donc pour moi un (très) bon film mais pas un grand film. Il ne m'a pas marqué autant que les précédentes oeuvres notées quatre étoiles. Voilà pourquoi !
Genre : Drame Réalisateur : R. Bresson Acteurs : F. Leterrier,   C. Le Clainche Année de production 1956 Pays : FR Durée : 1h35 Note spectateur : Note presse : -
Synopsis (Source Allociné) : Conduit en 1943 au fort de Montluc pour y être exécuté par les Allemands, le lieutenant Fontaine parvient à s'échapper en compagnie d'un autre prisonnier, Jost.
Ma critique : Encore un Bresson, encore quatre étoiles (ou presque, le précédent je n'en avais mis que trois !). Au début du film, on lit une phrase de Bresson : "Cette histoire est véritable. Je la donne comme elle est, sans ornements". C'est tellement vrai ! Ce film est extrêmement dépouillé : c'est une sorte de cours d'évasion vu par Bresson. Il m'a beaucoup rappelé "Pickpocket" (de Bresson aussi) par son côté analyse des techniques. Puis le cinéaste montre le débat intérieur du héros qui a occupé tout son temps vers un but, son évasion, et finalement hésite à franchir le pas. En fait, tout le temps passé à méticuleusement affiner son plan était aussi un moyen pour lui de repousser dans le temps sa décision. Une fois que tout est prêt et qu'il sait qu'il va être fusillé, il se retrouve face à décision. On sait que cela va bien finir mais le suspense est excellent. Il n'y a pas de fioritures et de petites péripéties faisant capoter temporairement le plan et finalement se résolvant par miracle. Ici, tout se passe comme prévu (ou presque...), mais quelle intensité !
Genre : Comédie dramatique, Guerre Réalisateur : R. Mihaileanu Acteurs : L. Abelinski,   Rufus Année de production 1998 Pays : Israël, FR, Belgique Durée : 1h43 Note spectateur : Note presse : -
Synopsis (Source Allociné) : 1941, dans un village juif d'Europe de l'Est. Schlomo, le fou du village, arrive essoufflé devant le conseil des sages pour leur annoncer une terrible nouvelle : les Allemands tuent et deportent vers des destinations inconnues tous les habitants juifs des shtetls voisins. Le conseil se réunit et après maintes querelles, une idée jaillit de la bouche même du fou : pour échapper aux nazis, ils organiseront un faux train de déportation !
Ma critique : L'idée de départ était intéressante et amusante : une communauté juive organise sa fausse déportation pour éviter sa vraie déportation par les troupes allemandes qui envahissent leur pays. Le traitement est plutôt mauvais et très caricatural. Je ne suis pas contre le fait de rire et de se moquer de tout mais je pense qu'il était possible de rire sans tourner à la farce. C'est un peu comme "La vie est belle" de Benigni, ce n'est pas extrêmement fin et n'apporte pas grand chose. En plus, l'idée de Michel Muller communiste qui organise des soviets dans les wagons est complètement crétine. Je n'ai pas ri pendant le film, à peine souri. En fait si, une fois ! Lorsque un des juifs installe une croix gammée pour masquer la mezouzah à l'entrée d'un wagon. Sinon, passez votre chemin... En plus ça finit en queue de poisson et d'ailleurs je ne me souviens même plus deux jours après de la fin !
Genre : Comédie dramatique Réalisateur : S. Soderbergh Acteurs : A. MacDowell,   J. Spader Année de production 1989 Pays : US Durée : 1h36 Note spectateur : Note presse : -
Synopsis (Source Allociné) : Graham Dalton collectionne les interviews video de femmes qui racontent sans embages leur vie sexuelle. De retour dans sa ville natale il retrouve un ancien copain de fac qui a "reussi" et sa femme. Cette rencontre va avoir pour tous des consequences surprenantes.
Ma critique : Ce film a beaucoup vieilli. Il était peut-être révolutionnaire à son époque mais plus vraiment maintenant.
Ce qui est étonnant, c'est que Soderbergh n'ait pas continué dans cet univers de films un peu intimiste. Il a préféré par la suite les films plus spectaculaires (cela ne veut pas dire qu'ils soient mauvais, loin de la !).
Les derniers minutes sauvent l'ensemble et j'ai beaucoup aimé l'inversion des rôles sur la fin.
Genre : Policier Réalisateur : N. Jewinson Acteurs : S. McQueen,   F. Dunaway Année de production 1968 Pays : US Durée : 1h42 Note spectateur : Note presse : -
Synopsis (Source Allociné) : Après un hold-up spectaculaire, la police enquête. Mais qui peut soupçonner Thomas Crown?. Cet homme d'affaire respectable est aussi un truand proche du genre gentleman cambrioleur.
Ma critique : Un seul mot pour qualifier ce film : ringard ! Il sent la naphtaline et la poussière à plein nez.
Je préfère l'histoire du remake qui est beaucoup plus crédible : Crown, un riche homme d'affaires, dérobe par jeu et goût un tableau. Ici, c'est un vulgaire voleur qui fait faire des casses pour récupérer encore plus d'argent. La façon dont il est démasqué n'est pas du tout crédible : l'agent d'assurance pense à regarder tous les gens qui vont régulièrement en Suisse pour planquer l'argent et choisit dans la liste Thomas Crown car elle le trouve mignon !
Quelques scènes nazes : la partie d'échecs entre les deux futurs amants et le téléphone dans le sauna ! Très années late sixties.
Mais ce qui m'a achevé c'est surtout :
- L'abondance de split screen. Ceux qui ont lu mes critiques se rappellent peut être ce que je pense du montage. Ici, le split screen est un moyen d'occulter complètement le montage. Tout est montré en même temps. Il suffit de choisir son image. C'est inesthétique au possible. Ce n'est plus un film, c'est un clip vidéo.
- La musique de Michel Legrand. Aïe ! Le piano et la voix de fausset, pas trop pour moi !
Et j'ai mis un étoile ! Pour deux choses : Vicky (l'agent d'assurance qui cherche à coincer Crown) est un peu amorale sur les bords et cela ne finit pas si bien que cela contrairement au remake. Vicky a voulu tout avoir : l'argent et Thomas Crown. Finalement, elle n'aura que l'argent.
Genre : Drame Réalisateur : R. Bresson Acteurs : M. Casarès,   E. Labourdette Année de production 1945 Pays : FR Durée : 1h30 Note spectateur : Note presse : -
Synopsis (Source Allociné) : Helene a jure de se venger de son amant qui la delaisse. Elle retrouve une de ses amies qui livre sa jeune fille a de riches fetards. Elle s'arrange pour que Jean, son amant, rencontre Agnes, et il tombe amoureux d'elle au point de l'epouser. C'est alors qu'Helene lui revele qu'elle n'est en realite qu'une grue.
Ma critique : Grâce à ce film on sent l'évolution de Bresson au cours du temps. En effet, il est beaucoup moins dépouillé que ses films plus récents comme "Pickpocket" ou "Mouchette". C'est comme si Bresson avait cherché au cours de sa vie à rendre ses films de plus en plus dépouillés pour ne plus montrer que leur essence.
Ici, il n'est pas encore aussi abouti. Il n'empêche que j'apprécie toujours autant la façon dont il traite cette histoire de vengeance machiavélique avec beaucoup de simplicité. En ne gardant que l'essentiel, on comprend mieux la poussée de l'amour du héros pour la "grue" qui le repousse de plus en plus.
Quelques images sont intéressantes comme par exemple la va et vient de la voiture du héros discutant avec son ancienne maîtresse à la fin du film.
Genre : Comédie Réalisateur : E. Toledano Acteurs : JP. Rouve,   M. Berry Année de production 2005 Pays : FR Durée : 1h43 Note spectateur : Note presse :
Synopsis (Source Allociné) : Vincent Rousseau dirige pour la première fois une colonie de vacances et se retrouve plongé pendant trois semaines dans l'univers des colos avec petites histoires et gros soucis à la clef! Vincent se retrouve alors confronté à la vie mouvementée du camp, de ses animateurs plus ou moins professionnels et des ados pas toujours évidents à gérer...
Ma critique : C'est une comédie bien gentillette. L'histoire d'une colonie de vacances avec ses amours passagers, les engeulades entre les animateurs, les incompréhensions de l'adolescence. Pas bien méchant tout ça et pas trop fatiguant pour un lundi soir...
Genre : Comédie dramatique Réalisateur : L. Bunuel Acteurs : F. Rey,   P. Frankeur Année de production 1972 Pays : ESP, ITL,FR Durée : 1h40 Note spectateur : Note presse : -
Synopsis (Source Allociné) : Les Thévenot viennent dîner chez les Sénéchal. Surprise : le repas était prévu pour le lendemein.
Une étude cynique et sans complaisance de l'hypocrisie bourgeoise qui épouse les chemins du rêve.
Ma critique : Enfin je retrouve le Bunuel un peu délirant du "Chien Andalou". Ici c'est plus fin, moins démonstratif, plus accessible et bien fait.
Cette critique acerbe de la bourgeoisie mêlant réalité et rêve montrant leurs peurs est très distrayante car peu conventionnelle. A voir absolument en complètement de "Boudu sauvé des eaux". En revanche, il y a une chose que j'ai moins aimé : ce sont les bruits masquant volontairement certaines explications (notamment lors de la scène entre le ministre et le commissaire de police). Je ne reproche pas le procédé. Je reproche le fait que c'est une reprise d'un effet déjà utilisé cinq ans auparavant par Godard dans "Made in USA" (et peut-être a-t-il été utilisé par d'autres auparavant). J'attendais mieux de Bunuel.
Genre : Drame, Historique Réalisateur : K. MacDonald Acteurs : F. Whitaker,   G. Anderson Année de production 2006 Pays : UK Durée : 2h05 Note spectateur : Note presse :
Synopsis (Source Allociné) : Jeune médecin écossais tout juste diplômé, Nicholas Garrigan débarque en Ouganda en quête d'aventure et décidé à venir en aide à la population.
Peu après son arrivée, il est appelé sur les lieux d'un accident : le nouveau leader du pays, Idi Amin Dada, a percuté une vache avec sa Maserati. La façon dont Garrigan maîtrise la situation, son calme et sa franchise surprennent Amin Dada. Fasciné par l'Histoire et la culture écossaise, il trouve le jeune homme sympathique et lui propose de devenir son médecin personnel.
Séduit par le charisme du chef de l'Etat, le jeune médecin rejoint le cercle présidentiel au sein duquel il mène grand train. Bombardé confident du dictateur, piégé au coeur de la mégalomanie meurtrière d'Amin Dada, Garrigan, témoin d'enlèvements et d'assassinats, devient malgré lui peu à peu complice d'un des plus terrifiants régimes africains du XXème siècle.
Ma critique : ça commence pas des paysages d'Afrique avec le mélange du vert des arbres et du rouge de la latérite. Cela m'a rappelé le Gabon. Puis après, cela s'accélère un peu trop. On ne voit pas comment tout d'un coup Amin Dada sombre dans la paranoïa et le médecin écossais dans la complicité de ses crimes. Je pense que le processus est un peu plus long et aurait mérité plus de scènes.
Il y a une très bonne scène ou Forest Whitaker montre tout son talent d'acteur lorsqu'il se fâche avec Nicholas à propos de l'explusion des Indo-Pakistanais. Il y a des grands mouvements de bras, un beau montage...
En revanche la scène de la pendaison avec des crochets est franchement très gore et inutile. Il y a aussi quelques "gadgets" qui n'apportent rien au film : le gros plan sur un moustique au début du film qui pique le médecin, le vol des papillons au milieu du film et le gros plan de l'aiguille qui rentre dans le bras d'Amin Dada quand Nicholas lui fait une piqûre. Je ne sais pas ce que voulait faire le réalisateur avec ça : rajouter trois plans, faire de l'esthétisme... du vent plutôt !
Genre : Drame Réalisateur : R. Bresson Acteurs : C. Patey,   V. Risterucci Année de production 1982 Pays : Suisse, FR Durée : 1h25 Note spectateur : Note presse : -
Synopsis (Source Allociné) : Pour etre entre en possession, tout a fait innocemment, d'un faux billet de cinq cents francs, Yvon va etre victime d'une serie d'injustices qui l'entraineront au meurtre.
Ma critique : "L'argent" a eu le Grand Prix du cinéma de création au festival de Cannes de 1983 en même temps que "Nostalghia" de Tarkovski. ça tombe bien car outre le fait que les deux réalisateurs s'appréciaient, "L'argent" aborde le thème du matérialisme si cher à Tarkovski.
Ce film montre la lente descente aux enfers d'Yvon qui est le seul innocent du film mais finalement le seul pour qui cela finira mal. Pourquoi ? Parce qu'il n'a pas l'argent ou l'astuce qu'ont les autres pour se sortir d'un mauvais pas. Comme toujours avec Bresson, c'est traité avec beaucoup de dépouillement permettant ainsi de se concentrer sur ses thèmes. Il m'a fait penser à "Tu ne tueras point" de Kieslowski par son aspect de tragédie grecque.
Donc, je suis de plus en plus convaincu par Bresson et j'attends avec impatience de voir ses autres oeuvres (la plupart sont dans ma pile de DVD en attente donc ça va venir vite !)
Genre : Science-fiction Réalisateur : D. Boyle Acteurs : C. Evans,   C. Murphy Année de production 2007 Pays : UK Durée : 1h40 Note spectateur : Note presse :
Synopsis (Source Allociné) : En cette année 2057, le soleil se meurt, entraînant dans son déclin l'extinction de l'espèce humaine. Le vaisseau spatial ICARUS II avec à son bord un équipage de 7 hommes et femmes dirigé par le Capitaine Kaneda est le dernier espoir de l'humanité. Leur mission : faire exploser un engin nucléaire à la surface du soleil pour relancer l'activité solaire.
Mais à l'approche du soleil, privés de tout contact radio avec la Terre, les astronautes perçoivent un signal de détresse en provenance d'ICARUS I, disparu sept ans auparavant.
Un terrible accident les contraint à modifier leur trajectoire. Ils doivent désormais lutter pour rester en vie, ne pas sombrer dans la folie, mais avant tout pour mener à bien leur mission essentielle pour l'avenir de l'humanité.
Ma critique : Ce film a le mérite d'essayer de renouveler un peu le genre science-fiction catastrophe. On rentre tout de suite dans le vif du sujet, il n'y a pas de préambule présentant les premiers accidents liés à mort annoncée du soleil ni de présentation des personnages. ça permet d'économiser une demi-heure et de ne pas faire comme tout le monde.
Il n'y a pas autant de débauche d'effets spéciaux que dans les films de science-fiction actuels mais beaucoup trop d'alternance lumière forte du soleil et ombre.
J'ai cru à un moment que l'on allait revenir au sacro-saint sacrifice à la ricaine mais finalement, on passe vite dessus.
Alors me direz-vous, pourquoi ai-je mis une seule étoile à ce film ? Parce que tout simplement c'est une tentative ratée. ça parle, ça parle tout au long du film et les thèmes abordés (l'humanité, Dieu...) sont assez bâteaux. Danny Boyle n'est pas Kubrick ou Tarkovski. Il n'est pas arrivé au dépouillement d'un Solaris (que Tarkovski ne trouvait néanmoins pas assez dépouillé). Donc, on s'ennuie ferme !
Genre : Péplum, Guerre Réalisateur : Z. Snyder Acteurs : G. Butler,   L. Headey Année de production 2006 Pays : US Durée : 1h55 Note spectateur : Note presse :
Synopsis (Source Allociné) : Adapté du roman graphique de Frank Miller, 300 est un récit épique de la Bataille des Thermopyles, qui opposa en l'an - 480 le roi Léonidas et 300 soldats spartiates à Xerxès et l'immense armée perse. Face à un invincible ennemi, les 300 déployèrent jusqu'à leur dernier souffle un courage surhumain ; leur vaillance et leur héroïque sacrifice inspirèrent toute la Grèce à se dresser contre la Perse, posant ainsi les premières pierres de la démocratie.
Ma critique : Ce film n'est qu'une débauche de violence et d'effets spéciaux. Et il n'y a pas de scénario. Ce n'est qu'une succession de batailles. Il fait partie avec "Sin city" et "Capitaine Sky et le monde de demain" du petit cercle des films tournés entièrement derrière un écran vert. Ils ont aussi un autre point en commun : je les ai tous les trois détestés.
De surcroît, "300" reprend les vieilles ficelles des films d'action : têtes qui sautent, succession de ralenti-accéléré dans les batailles, chute dans un puits des Perses.
Bref, c'est un OVNI qui malheureusement a tendance à se multiplier ces temps-ci.
Genre : Animation, Comédie Réalisateur : C. Miller Acteurs : A. Chabat,   M. Hondo Année de production 2007 Pays : US Durée : 1h33 Note spectateur : Note presse :
Synopsis (Source Allociné) : L'ogre Shrek n'avait pas quitté son marécage pestilentiel et épousé sa chère Fiona pour devenir roi. C'est pourtant ce qui risque de lui arriver après que son beau-père Harold clabote soudain sans crier gare. S'il n'arrive pas à dénicher illico un roi avec l'aide de ses fidèles compagnons, l'Âne et le Chat Potté, Shrek deviendra le prochain souverain du Royaume Fort Fort Lointain. Bonjour les ennuis !
À moins qu'Artie, le cousin loser de Fiona, ne se laisse convaincre de monter sur le trône à sa place. Mais ce paumé a-t-il vraiment l'étoffe d'un roi ?
Ma critique : Ce que j'ai aimé dans les deux premiers opus, c'est le côté non-conformiste. Shrek 3, lui, est totalement conformiste : le roi Arthur monte sur le trône, les méchants sont punis et Shrek retourne élever ses enfants dans son marais. Evidemment on rigole toujours mais finalement on s'habitue trop à l'ogre vert. A noter la scène de l'agonie du roi-grenouille bien ridicule...
Genre : Drame Réalisateur : M. Camus Acteurs : B. Mello,   M. Dawn Année de production 1959 Pays : Brésil, ITL, FR Durée : 1h45 Note spectateur : Note presse :
Synopsis (Source Allociné) : A la veille du carnaval de Rio, Eurydice arrive de la campagne pour y retrouver sa cousine Sérafina. Elle fait la rencontre d'Orphée, conducteur de tramway et artiste adulé par le peuple pour ses qualités de danseur et de guitariste. Mais Eurydice, électrocutée par un câble de tramway, meurt en tentant d'échapper à son destin. Orphée la cherche partout...
Ma critique : Le mythe d'Orphée et Eurydice revu et corrigé par Marcel Camus et situé à Rio de Janeiro pendant le carnaval, ça promet ! Ce film aux couleurs très chaudes et à la lumière forte est rythmé par les airs de Samba. J'attendais avec impatience la fin pour voir comment Camus se sortait de la descente aux enfers d'Orphée pour aller récupérer Eurydice. C'est pas mal fait mais un peu court à mon goût. Je n'en dirai pas plus. Il faut le voir. Finalement c'est une belle tragédie où malheureusement la musique et la danse nuisent un peu à l'intensité de l'action. Il y a de belles vues sur la baie du Rio. Mis à part un pano très approximatif qui ressemblent à ceux que l'on peut faire avec un camescope !
Genre : Fantastique, Action Réalisateur : S. Raimi Acteurs : T. Maguire,   K. Dunst Année de production 2007 Pays : US Durée : 2h19 Note spectateur : Note presse :
Synopsis (Source Allociné) : Peter Parker a enfin réussi à concilier son amour pour Mary-Jane et ses devoirs de super-héros. Mais l'horizon s'obscurcit. La brutale mutation de son costume, qui devient noir, décuple ses pouvoirs et transforme également sa personnalité pour laisser ressortir l'aspect sombre et vengeur que Peter s'efforce de contrôler.
Sous l'influence de son costume, Peter devient trop sûr de lui et commence à négliger ses proches. Contraint de choisir entre le pouvoir si séduisant de ce nouveau costume et la compassion qui le caractérisait avant, Peter va faire face à ses démons lorsqu'il affrontera deux des pires méchants de l'histoire, l'Homme-sable et Vénom, dont l'extraordinaire puissance et la soif de vengeance menacent Peter et tous ceux qui lui sont chers.
Ma critique : La première heure et demi du film est très conforme à ce que j'en avais entendu dire : des effets spéciaux superbes, une avalanche de monstres sortis d'on ne sait où et sans lien vraiment les uns avec les autres. Et puis Kirsten Dunst toujours aussi craquante !
Mais la fin, là ça dépasse tout ce que j'aurais imaginé. Ce n'est plus la philosophie à deux balles des opus précédents ("A grands pouvoirs, grandes responsabilités" etc.) c'est l'étalage de toutes les vertus de l'amérique bien pensante. ça commence par Spiderman passant devant le drapeau US puis tout y passe : le sacrifice de son ancien et de nouveau meilleur ami, la petite leçon sur la prise en main de son destin. En gros si vous êtes pauvres et malades, ce n'est que de votre faute et enfin le pardon de Spiderman envers l'assassin de son oncle. De la morale chrétienne de haut vol. Bref, c'est nul et énervant.
J'ai mis une étoile pour les effets spéciaux et une autre pour le sourire de Kirsten Dunst. J'aurais dû en enlever dix pour le scénatio fouillis et les petites leçons de l'ami Sam (Raimi !).
Genre : Comédie Réalisateur : M. Rouse Acteurs : M. Dillon,   S. Zahn Année de production 2004 Pays : US Durée : 1h37 Note spectateur : Note presse : -
Synopsis (Source Allociné) : David Wells voit sa vie prendre une tournure inattendue le jour où il se fait licencier de la banque où il travaillait et où sa fiancée décide de le quitter pour un de ses anciens collègues. Jack, son meilleur ami, va tenter de le soutenir, mais David envisage très sérieusement de monter un hold up.
Ma critique : Mais qu'allais-je donc faire dans cette galère ?
Ce film est absolument complètement nul. J'avais beaucoup hésité avant de le regarder mais on me l'avait conseillé. Je me suis dit : un petit film pour un mardi soir après une journée de boulot bien chargée. Ben oui ! Je me suis endormi au moment où il y avait le plus d'action (scène du hold-up). Pour dire l'intérêt qu'a suscité en moi ce film.
La fin m'a achevé : c'est sexcrimes bis en encore plus con et sans Denise Richards !
Film à éviter.
Genre : Drame Réalisateur : N. Caro Acteurs : C. Theron,   F. McDermand Année de production 2005 Pays : US Durée : 2h04 Note spectateur : Note presse :
Synopsis (Source Allociné) : Divorcée, mère de deux jeunes enfants, Josey Aimes a regagné sa bourgade natale du Minnesota à la recherche d'un emploi. Un seul débouché s'offre à elle : la mine.
Malheureusement, la mine est un fief masculin, où les rares femmes s'exposent à la méfiance, voire à l'hostilité, d'un certain nombre de mineurs qui jugent qu'elles n'y ont pas leur place.
Josey se trouve donc en butte à la malveillance des "fortes têtes", à leurs plaisanteries d'un goût douteux, à leurs insinuations salaces, à leur manoeuvres de harcèlement, qui lui deviennent vite intolérables. Mais personne ne veut entendre ses protestations.
Josey est invitée à garder le silence... Mais les incidents se multiplient, et le pression monte de jour en jour, jusqu'à ce que la jeune femme tente l'impensable : porter l'affaire devant la justice...
Ma critique : Le thème est intéressant et original : le harcèlement de femmes travaillant dans une mine, Charlize Theron joue bien mais le déroulé du film est assez classique. On a vu cent fois ce genre de film parlant d'une cause juste et montrant comment les gentils employés se battant contre les méchants exploiteurs capitalistes. Evidemment, il y a procès avec les classiques "objection votre honneur" et ses coups de théâtre, évidemment ça finit (plutôt) bien mais il manque le peps d'une Julia Roberts jouant Erin Brockovich et Soderbergh derrière la caméra pour faire d'un film bien fait un bon film.
Genre : Comédie Réalisateur : J. Becker Acteurs : D. Auteuil,   JP. Darroussin Année de production 2006 Pays : FR Durée : 1h50 Note spectateur : Note presse :
Synopsis (Source Allociné) : Ayant acquis une honnête réputation de peintre parisien, un quinquagénaire fait retour aux sources et revient dans le centre de la France profonde prendre possession de la maison de sa jeunesse. Autour de la bâtisse s'étend un assez grand terrain qu'il n'aura ni le goût, ni le talent d'entretenir.
Aussi fait-il appel à candidature, par voie d'annonce locale. Le premier candidat (qui sera le bon) est un ancien complice de la communale, perdu de vue et ainsi miraculeusement retrouvé. Il sera le jardinier.
Le côtoyant au long des jours, le peintre découvre par touches impressionnistes un homme qui d'abord l'intrigue puis l'émerveille par la franchise et la simplicité de son regard sur le monde...
Ma critique : Ce film a trois aspects : un aspect comique, un autre dramatique et un métaphysique.
L'aspect métaphysique est rendu par la dialogue entre le peintre parisien et son copain d'enfance qui n'a jamais quitté sa campagne. C'est un peu facile par moments et bourré de cliché mais plutôt bien fait et finalement rappeler quelques évidences ça fait toujours du bien.
L'aspect dramatique provient de la maladie du jardinier qui est sensé mettre le peintre face à son égoïsme. Là, ce n'est pas très bien fait (en tout cas beaucoup moins bien que dans "La crise") et un peu trop rapide pour être vraiment prenant.
Enfin, l'effet comique est très bien rendu. Les remarques sont truculentes et j'ai piqué un sacré fou rire à un moment. On sent que Jean-Pierre Darroussin prend plaisir à faire ce film et nous aussi !
Genre : Comédie Réalisateur : C. Vincent Acteurs : I. Carré,   J. Garcia Année de production 2005 Pays : FR Durée : 1h40 Note spectateur : Note presse :
Synopsis (Source Allociné) : Quatre étoiles est une histoire d'argent, donc de sentiments.
C'est l'histoire d'une fille qui hérite de 50 000 euros dont elle ne sait pas trop quoi faire. C'est encombrant, l'argent. Ca vous attache, comme les sentiments.
Elle décide alors de les dépenser en filant sur la Côte d'Azur. C'est au Carlton qu'elle tombe sur Stéphane. Lui, c'est l'argent des autres qui l'intéresse. Stéphane va en vouloir à l'argent de Franssou. La demoiselle ne va pas se laisser faire. Ils vont faire cause commune, tenter d'escroquer un troisième larron, ex-pilote de course.
Une histoire qui mélange vice et vertu, argent et sentiments.
Ma critique : Le scénario est très improbable et ce qui est terrible, c'est qu'un jour seulement après avoir vu ce film je ne me souviens même plus de la fin. Les personnages sont hyper caricaturaux surtout José Garcia et l'ancien coureur de Formule 1. Bref, une comédie à la française bien ratée et à oublier très vite. Ma seule étoile est pour le sourire d'Isabelle Carré. Mais qu'allait-elle faire dans cette galère après un film aussi magnifique qu'Anna M. (voir ma critique).
Genre : Romance, Comédie Réalisateur : P. Jolivet Acteurs : V. Lindon,   S. Bonnaire Année de production 2006 Pays : FR Durée : 1h30 Note spectateur : Note presse :
Synopsis (Source Allociné) : Lucas, un riche industriel de 43 ans, célibataire, sort tout juste d'un terrible chagrin d'amour. Il rencontre alors Elsa, une jolie céramiste réputée de 38 ans à qui il a commandé une fresque pour décorer le hall de son entreprise. Irrésistiblement attiré par la jeune femme, Lucas va tenter de la conquérir.
Mais s'il est très habile en affaires, il n'est pas du tout sûr de lui en amour. Il va donc charger le détective privé de sa société, Roland Christin, de découvrir pour quelles raisons étranges cette jolie femme est encore célibataire, en mettant les méthodes d'investigation les plus modernes au service d'un sentiment ancestral : l'amour.
Ma critique : Le début est conforme au genre "Romance" : les deux futurs amoureux s'engeulent car tout oppose le patron sûr de lui et l'artiste puis ils mettent un temps interminable à tomber dans les bras l'un de l'autre à cause d'événements aussi improbables que ridicule.
L'originalité du film vient de la manie d'espionnage de Vincent Lindon illustrée par le toujours excellent François Berléand.
Evidemment, ils se séparent et on a le droit au quelques scènes muettes montrant le déroulement de leur vie parallèle sous fond de musique mélancolique. Super extra classique et très naze. D'autant plus qu'on ne croit pas du tout au rabibochage au bout de dix minutes. Sandrine Bonnaire s'avère être au début comme à la fin du film une "proie" assez facile.
Genre : Drame Réalisateur : R. Bresson Acteurs : C. Laydu,   A. Balpétré Année de production 1950 Pays : FR Durée : 2h Note spectateur : Note presse : -
Synopsis (Source Allociné) : A sa sortie du séminaire, un jeune prêtre intègre sa première paroisse : d'Ambricourt. Idéaliste et dévôt, il se heurte très vite à l'hostilité de ses ouailles. La châtelaine notamment fait preuve d'un athéisme fanatique depuis la perte d'un de ses enfants. Elle meurt peu après avoir retrouvé la foi. Dès lors les haines se cristallisent autour du jeune curé. Accusé par le village d'être alcoolique,alors qu'il souffre sans le savoir d'un cancer à l'estomac qui l'empêche peu à peu de s'alimenter, il meurt loin du village, chez l'un de ses amis prêtre défroqué.
Ma critique : Et hop ! Mon troisième Bresson en quelques semaines. Et j'en ai encore deux dans ma pile de DVD.
J'ai vu hier "Tempo di Viaggio" documentaire de Tarkovski fait en Italie pendant l'écriture du scénario de "Nostalghia". A un moment, son co-scénariste lui pose des questions d'étudiant sur ses cinéastes préférés. Tarkovski cite entre autres Bresson pour sa simplicité et la manière dont il a épuré son cinéma au maximum. Dans une de mes critiques j'avais parlé de Haïku (petits poèmes japonais de trois strophes pour ceux qui ne le savaient pas ou ne m'ont pas déjà lu).
"Le journal d'un curé de campagne" c'est un film simple sur un personnage simple. Bresson a réussi à faire passer toute l'innocence et la simplicité du personnage. Je n'ai pas lu le livre de Bernanos et ne sait pas si Bresson s'en est écarté ou en a diminué l'intensité mais c'est très bien fait.
Genre : Policier Réalisateur : JL. Godard Acteurs : A. Karina,   JP. Léaud Année de production 1966 Pays : FR Durée : 1h30 Note spectateur : Note presse : -
Synopsis (Source Allociné) : Evocation de l'enlèvement et de l'assassinat de Mehdi Ben Barka à travers une fiction politico-policière.
Ma critique : C'est un film un peu déjanté et haut en couleurs (je veux parler de l'association des couleurs très sixties). ça tombe par moment dans la philosophie, le surréalisme et le non-sens, notamment dans les dialogues entre le barman et un de ses clients.
Les effets de balles, bruits d'avion aux moments cruciaux du film sont amusants (je crois bien qu'on les trouve aussi dans "Alphaville" du même cinéaste).
Ce film est aussi très marqué politiquement et annonce mai 68...
Genre : Comédie dramatique Réalisateur : F. Truffaut Acteurs : JP. Léaud,   P. Léotard Année de production 1971 Pays : FR Durée : 2h15 Note spectateur : Note presse : -
Synopsis (Source Allociné) : Anne, jeune Anglaise, rencontre Claude qu'elle présente à sa soeur Muriel. Après deux années où le trio mêne une vie faite de complicité et de bonheur partagé, Anne et Muriel s'éprennent toutes deux de leur compagnon.
Ma critique : Bon, une fois n'est pas coutume je vais commencer par ce qui ne m'a pas plu dans ce film. D'abord et toujours le style surjoué de Jean-Pierre Léaud mais aussi la voix monocorde et un peu trop rapide du narrateur (il s'agit de François Truffaut himself), la mise en place interminable de l'action et enfin les changements de plan en rond (rond dans l'image qui se rétrécit, je ne sais pas comment cela s'appelle !).
Alors pourquoi ai-je mis quatre étoiles ? Parce que lorsque l'on oublie tout ça, le film est superbe. Les images et le cadre sont très beaux. Truffaut a su très bien exploiter le mélange du vert des prairies Galloises et du bleu de la mer. Il y a aussi de beaux plans séquence (notamment celui de la berge du lac en Suisse). La musique de Georges Delerue accompagne très bien le film.
Mais surtout enfin le thème est traité avec une justesse et une sensibilité extrêmes. Pour montrer la difficulté d'aimer (et surtout de le reconnaître), Truffaut évite tout mièvrerie style "Autant en emporte le vent" ou farce comme dans "Quand Harry rencontre Sally". Pendant la première demi-heure du film je me suis dis "Pourquoi je regarde ce film et pourquoi j'aime les films de Truffait". A la fin je savais pourquoi !
Genre : Fantastique, Drame Réalisateur : D. Aronofsky Acteurs : H. Jackman,   R. Weisz Année de production 2006 Pays : US Durée : 1h36 Note spectateur : Note presse :
Synopsis (Source Allociné) : The Fountain raconte le combat à travers les âges d'un homme pour sauver la femme qu'il aime.
Espagne, XVIe siècle. Le conquistador Tomas part en quête de la légendaire Fontaine de jouvence, censée offrir l'immortalité.
Aujourd'hui. Un scientifique nommé Tommy Creo cherche désespérément le traitement capable de guérir le cancer qui ronge son épouse, Izzi.
Au XXVIe siècle, Tom, un astronaute, voyage à travers l'espace et prend peu à peu conscience des mystères qui le hantent depuis un millénaire.
Les trois histoires convergent vers une seule et même vérité, quand les Thomas des trois époques - le guerrier, le scientifique et l'explorateur - parviennent enfin à trouver la paix face à la vie, l'amour, la mort et la renaissance.
Ma critique : Je ne connaitrais pas les films de Tarkovski, j'aurais mis quatre étoiles à ce film. Le délire final d'images, le parallèle entre les trois actions, les questionnement sur la vie et l'immortalité sont prenantes. Mais, est-ce que ceci ne serait pas qu'une vaste supercherie ? Finalement en creusant un peu, on voit que le réalisateur ne va pas très loin dans son analyse et sombre dans le pathos. Le film est quand même en partie ouvert sur la fin. Ma note (deux étoiles) montre mon hésitation à répondre sur la question de la profondeur et la finalité de ce film.
Genre : Thriller Réalisateur : C. Reed Acteurs : J. Cotten,   A. Valli Année de production 1949 Pays : UK Durée : 1h44 Note spectateur : Note presse :
Synopsis (Source Allociné) : Holly Martins, un minable écrivain américain, est venu retrouver son ami Harry Lime dans la Vienne dévastée de l'après-guerre. Mais celui-ci a trouvé la mort dans un accident de voiture alors que la police le suivait de très près. Martins mène sa propre enquête et retrouve Lime, vivant, mêlé à un odieux trafic de penicilline.
Ma critique : La mise en place en un peu trop longue à mon goût. ça parle, ça parle... Puis, viennent les scènes de poursuite en ville la nuit : le noir et blanc et la lumières sont très bien utilisées, les ombres sont disproportionnées (voir notamment quand la police tend un piège à Orson Welles et voit apparaître un marchand de ballon). La scène où l'on voit enfin apparaître le visage d'Orson Welles et finalement disparaître dans l'ombre, l'accompagnement musical sont très bien faits. Pour continuer sur la musique, elle m'a fait un peu penser à la musique de "Mon Oncle" de Tati... Assez différent ! Je l'ai trouvée assez en contrepoint mais finalement elle permet de se détacher de l'action. Enfin, je citerai une très belle scène : lorsque Holly Martins (celui qui recherche le troisième homme) se fait "enlever" en voiture par la police ; il y a une alternance entre les plans montrant le héros et des passants effrayés et étonnés de l'action. Superbe !
Genre : Documentaire Réalisateur : G. Debord Acteurs : ,   Année de production 1973 Pays : FR Durée : 1h27 Note spectateur : Note presse : -
Synopsis (Source Allociné) : A partir de documents d'actualité et de films publicitaires, Guy Debord démonte la mécanique de la société de consommation, appliquant en cela les principes subversifs du situationnisme.
Ma critique : C'est un film expérimental où le réalisateur projette des images détournées (images d'actualités, extraits de films notamment de westerns américains) tout en égrénant avec sa voix monocorde ses théories. Ce qu'il dit est intéressant, c'est une critique acerbe du capitalisme et du matérialisme. Mais j'avoue que c'est un peu dur à suivre (les intonations du narrateur n'aident pas). C'était quand même amusant à regarder. Il y a aussi une suite de vingt minutes qui réagit face aux critiques du film. Un peu mégalo tout ça !
Genre : Comédie dram. Réalisateur : R. Reiner Acteurs : T. Cruise,   D. Moore Année de production 1992 Pays : US Durée : 2 h 18 Note spectateur : Note presse : -
Synopsis (Source Allociné) : Deux jeunes marines, Louden et Dawson, abattent, au cours d'une action disciplinaire designee "Code Rouge", un de leur leurs camarades, Santiago. C'est le lieutenant Daniel Kaffee qui est designe pour assurer leur defense lors de leur proces. Mais si Kaffee entame une defense de pure routine, sa jeune et pugnace adjointe, le lieutenant JoAnne Galoway, se rebiffe et l'oblige a instruire le dossier. Kaffee va devoir, pour decouvrir la verite sur cette affaire qui s'avere inquietante, remonter jusqu'au sommet de la hierarchie.
Ma critique : A la fois iconoclaste en dénonçant les dérives des pratiques de l'armée américaine mais aussi très respectueux du sens de l'honneur à l'américaine, ce film ne brille tout de même pas par son originalité. C'est un de ces nombreux films US montrant (ou plutôt caricaturant) le déroulement d'un procès : on a le droit aux "objection votre honneur", effets de manche et rebondissements. Le film est aussi mal servi par le toujours assez mauvais Tom Cruise et par Demi Moore pas tellement mise en valeur. Le seul truc rigolo : on se dit qu'à un moment ils vont tomber dans les bras l'un de l'autre. Ben non ! Pas très Hollywoodien tout ça !
Genre : Fantastique Réalisateur : S. Raimi Acteurs : T. Maguire,   K. Dunst Année de production 2003 Pays : US Durée : 2 h 07 Note spectateur : Note presse :
Synopsis (Source Allociné) : Ecartelé entre son identité secrète de Spider-Man et sa vie d'étudiant, Peter Parker n'a pas réussi à garder celle qu'il aime, Mary Jane, qui est aujourd'hui comédienne et fréquente quelqu'un d'autre. Guidé par son seul sens du devoir, Peter vit désormais chacun de ses pouvoirs à la fois comme un don et comme une malédiction.
Par ailleurs, l'amitié entre Peter et Harry Osborn est elle aussi menacée. Harry rêve plus que jamais de se venger de Spider-Man, qu'il juge responsable de la mort de son père.
La vie de Peter se complique encore lorsque surgit un nouvel ennemi : le redoutable Dr Otto Octavius. Cerné par les choix et les épreuves qui engagent aussi bien sa vie intime que l'avenir du monde, Peter doit affronter son destin et faire appel à tous ses pouvoirs afin de se battre sur tous les fronts...
Ma critique : C'est un peu comme les programmes informatiques et le Web 3.0, cette version longue de Spiderman 2 a été nommée "Spiderman 2.1" ! Il est beaucoup mieux que le numéro 1 : on rentre plus dans la psychologie des personnages, il y a plus d'humour (voir notamment la scène rajoutée où Spiderman croise dans l'ascenseur un publicitaire qui lui propose de s'occuper de son image) et les effets spéciaux sont utilisés à bon escient. Evidemment, la fin est très heureuse et morale mais bon, ce n'est pas étonnant pour ce type de film. Enfin, comme toujours, Kirsten Dunst est craquante !
Genre : Aventure Réalisateur : W. Herzog Acteurs : K. Kinski,   C. Cardinale Année de production 1982 Pays : All, Pérou Durée : 2h35 Note spectateur : Note presse : -
Synopsis (Source Allociné) : Un homme projette la construction d'un opéra en plein coeur de la foret amazonienne.
Ma critique : C'est le deuxième film de Werner Herzog que je voyais et c'est encore un immense plaisir. C'est même plus que cela, c'est un vrai chef-d'oeuvre ! L'intrigue est simple et linéaire mais le film est finalement plutôt ouvert. C'est l'histoire d'un médiocre qui s'associe à d'autres médiocres pour réaliser de grandes choses. La scène du franchissement de la montagne par le bateau est superbe et fait un peu documentaire. Elle m'a fait penser à une autre superbe scène décrivant un exploit technique : la fonte de la cloche dans "Andreï Rublev" de Tarkovski. Le film aurait pu s'arrêter juste après cette scène, cela aurait alors été une oeuvre sur le dépassement de soi. Finalement Fitzcarraldo échoue dans son entreprise mais réussit à remplir son objectif premier : donner une représentation d'Opéra en plein forêt tropicale. J'en ai oublié mes premiers regrets tellement cette fin est bouleversante et optimiste. C'est en fait un film sur les rêves : rêve d'Opéra pour Fitzcarraldo, rêve des indiens de faire voler le bateau blanc. Chacun réalise son rêve.
La mise en scène est discrète mais on sent que le cadre est très travaillé. Enfin, Klaus Kinski est fabuleux et Claudia Cardinale fait bien pâle figure à côté de lui.
Genre : Comédie dramatique Réalisateur : F. Fellini Acteurs : D. Sutherland,   T. Aumont Année de production 1976 Pays : USA, Italie Durée : 2h03 Note spectateur : Note presse :
Synopsis (Source Allociné) : Federico Fellini nous offre un portrait à contre-courant de ce séducteur mythique. Un regard froid sur la solitude d'un homme poursuivi par sa renommée.
Ma critique : Esthétiquement c'est irréprochable : les couleurs sont toujours aussi belles, les décors recherchés et novateurs (voir par exemple le plastique représentant l'eau sur laquelle avance la barque), les costumes sont magnifiques, les jeux d'ombres très recherchés et c'est raisonnablement provocateur. Plusieurs scènes tiennent plus du théâtre que cinéma. La scène d'introduction à Venise est superbe. Fellini manie aussi très bien l'humour tout au long de ce film. Mais... que c'est long. Deux heures et demie montrant une succession de saynètes sans lien entre elles un peu comme dans "La dolce vita" ou "Satyricon". Fellini aurait pu en couper quelques unes. Finalement il n'y a pas trop d'histoire et c'est un plaisant délire d'images.
Genre : Comédie dramatique, Romance Réalisateur : W. Salles Acteurs : F. Alves Pinto,   A. Borges Année de production 1995 Pays : Portugal, Brésil Durée : 1h40 Note spectateur : - Note presse :
Synopsis (Source Allociné) : A Sao Paulo, après le décès de sa mère, Paco décide d'accepter la proposition d'Igor, un trafiquant qui l'envoie à Lisbonne. Il y fait la rencontre d'Alex, une jeune serveuse brésilienne en exil.
Ma critique : C'est une vraie tragédie. A chaque fois que l'on voit les deux héros sembler réussir à s'extirper dans leur destin, ils retombent malgré eux vers l'issue fatale. Les vingt dernières minutes sont très prenantes et très belles (notamment un beau plan séquence montrant la voiture vue de haut avançant sur la route et qui m'a rappelé le plan séquence de l'ambulance à la fin de "La femme d'à côté" de Truffaut). En revanche, je n'ai pas très bien compris le choix du noir et blanc un peu sale et très contrasté surtout après avoir admiré les couleurs de "Casanova" de Fellini (vu la veille).
Genre : Fantastique, Action Réalisateur : L. Wiseman Acteurs : K. Beckinsale,   S. Speedman Année de production 2004 Pays : US Durée : 1h46 Note spectateur : Note presse :
Synopsis (Source Allociné) : La lutte millénaire que se livrent Vampires et Lycans est sur le point de connaître un tournant décisif...
Pour avoir découvert le secret du massacre de sa famille, Sélène, la redoutable guerrière vampire, est plus que jamais seule et menacée. Ses véritables ennemis ne sont pas forcément ceux qu'elle croyait. Michael, devenu le premier hybride à la fois vampire et lycan, aimerait se joindre à elle, mais il est incapable de contrôler la part lycan qui fait rage en lui.
Pour chacun d'eux, il est temps de percer le mystère de leurs origines et de la guerre, mais dans cette quête de vérité, ils devront affronter les plus puissants des adversaires, les plus proches aussi...
Plus que jamais, au plus profond des ténèbres, loin du regard des hommes, se joue le sort du monde...
Ma critique : La suite d'Underworld, toujours aussi nulle. Cela ne me réconciliera pas avec les films de vampire. En fait, je ne sais même pas pourquoi je parle de réconciliation puisque je ne les ai jamais aimés. Mais là, le réalisateur fait encore plus fort : après les vampires et les loups garous, voici les hybrides. Phénomène d'hétérosis oblige, ils sont encore plus puissants que la somme des deux (ce n'est plus le 1+1=1 de Tarkovski mais le 1+1=3. Ceux qui ont fait un peu de génétique comprendront). Sinon, la transformation en loup garou est toujours aussi naze. Ben voilà, 0 étoile. Je pense que j'éviterai le troisième opus.
Genre : Drame Réalisateur : R. Ruiz Acteurs : C. Deneuve,   E. Béart Année de production 1998 Pays : Fr, ITL, Portugal Durée : 2h38 Note spectateur : Note presse :
Synopsis (Source Allociné) : 1922, Marcel Proust sur son lit de mort regarde des photos et se remémore sa vie. Sa vie, c'est son oeuvre et les personnages de la réalité se mélangent avec ceux de la fiction et la fiction prend peu à peu le pas sur la réalite. Tous ses personnages se mettent à hanter le petit appartement de la rue Hamelin et les jours heureux de son enfance alternent avec les souvenirs plus proches de sa vie sociale et littéraire.
Ma critique : Il n'est pas facile de mettre Proust à l'écran. "La recherche du temps perdu", c'est l'histoire de Marcel et de son observation des milieux mondains du début du vingtième siècle mais c'est aussi de multiples digressions sur la vie, l'art,... qui ponctuent tout du long l'oeuvre. C'est d'ailleurs peut-être un des aspects les plus intéressants de ce livre. C'est enfin une des plus belles écritures que je n'ai jamais lu. Dans "Le Miroir" Tarkovski fait dire à son héros qu'il est impossible de lire une traduction, seul le texte original compte. Alors une traduction à l'écran... pas facile. Evidemment le réalisateur aborde plutôt bien le premier aspect du livre, un peu moins le deuxième aspect et pas du tout le dernier (mais là, c'était pas vraiment facile !). Il s'en sort plutôt bien et malgré quelques acteurs français que je n'apprécie pas vraiment (pas de noms !), j'ai plutôt bien aimé ce film. J'ai beaucoup aimé voir Balbec, Odette, les Guermantes, Charlus...
Genre : Comédie Réalisateur : F. Ontoniente Acteurs : G. Lanvin,   M. Seigner Année de production 2005 Pays : FR Durée : 1h35 Note spectateur : Note presse :
Synopsis (Source Allociné) : Au camping des Flots Bleus, ça débarque de toute la France.
Comme tous les ans, c'est le moment des retrouvailles autour de l'apéro d'usage pour les familles d'habitués.
Sauf que cette année, les Pic n'ont plus leur emplacement 17, les Gatineau font tente à part, et Patrick Chirac, le playboy de Dijon, se fait plaquer par sa femme.
C'est dans ce camping que Michel Saint Josse, chirurgien esthétique à Paris, se retrouve bien malgré lui pour y subir les problèmes existentiels d'une espèce jusqu'alors inconnue de lui : le campeur...
Ma critique : Après la Jet-set et le football, Fabien Onteniente s'attaque aux campeurs beaufs en jouant sur l'opposition facile entre les rois du camping et le chirurgien esthétique plein aux as. C'est très stéréotypé et Gérard Lanvin n'est pas très crédible dans son rôle.
Dans ce style je préfère nettement "Dupont Lajoie" qui est beaucoup plus efficace (Cf. mon critique sur ce film)
Genre : Thriller Réalisateur : G. Hoblit Acteurs : A. Hopkins,   R. Gosling Année de production 2007 Pays : US Durée : 1h50 Note spectateur : Note presse :
Synopsis (Source Allociné) : Lorsque Ted Crawford découvre que sa jeune épouse le trompe, il décide de la tuer... mais en mettant au point le crime parfait. Alors que la police arrive sur les lieux du drame, l'inspecteur Rob Nunally a deux surprises : la victime n'est pas morte, et c'est la femme avec laquelle il avait une liaison...
Avec Crawford, qui a avoué la tentative d'homicide, Willy Beachum, un ambitieux procureur adjoint, sur le point d'intégrer un prestigieux cabinet d'avocats, se voit confier cette dernière affaire. Mais dans la partie qui s'annonce, rien n'est aussi évident qu'il y paraît. Dans un redoutable jeu de manipulation, l'affaire va tourner à la confrontation de deux hommes qui ont chacun besoin de la défaite de l'autre pour servir leur plan...
Entre mensonges et ambition, entre faux-semblants et orgueil, l'affrontement va aller bien au-delà de ce que chacun avait prévu...
Ma critique : Lorsque j'avais vu la bande annonce, je m'étais dit que ce film pouvait être intéressant. Je m'attendais à un huis clos entre le suspect et le procureur qui cherche à le faire tomber. Las ! Tout est prévisible dans ce film, il n'y a aucun rebondissement ou de surprise ou il faut être vraiment super bêta ! On sait déjà qu'à la fin il y aura un déclic permettant au procureur d'accuser Hopkins. Même la fin est trop conventionnelle. Pourtant, à un moment, je me suis dit qu'il y avait un petit espoir d'originalité. Cet espoir a duré moins d'une minute.
Genre : Comédie Réalisateur : C. Chaplin Acteurs : M. Brando,   S. Loren Année de production 1967 Pays : US Durée : 2h Note spectateur : Note presse : -
Synopsis (Source Allociné) : Un milliardaire américain, à la faveur d'une escale à Hong Kong, passe une soirée avec une taxi-girl qui est une authentique comtesse russe. Il la retrouve, passagère clandestine, sur le bateau et en tombe amoureux.
Ma critique : Le seul long métrage de Chaplin que je n'avais jamais vu. C'est aussi son dernier film et le seul où il ne joue pas (ou presque puisqu'on le voit seulement à l'occasion de deux courtes apparitions à la Hitchcock). Ce que montre ce film, c'est que Chaplin est un très grand acteur. En effet, on sent les acteurs très mal à l'aise (et notamment Marlon Brando) dans le jeu très expressif imposé par Chaplin. Ils sont ridicules quand on les voit sursauter à chaque coup de sonnette dans leur cabine. Finalement, l'histoire n'est pas nettement moins bonne que le reste des autres films de Chaplin mais il manque le maître avec son jeu inimitable et son sens du comique.
Genre : Drame Réalisateur : M. Kalatozov Acteurs : T. Samoilova,   A. Batalov Année de production 1957 Pays : Russie Durée : 1h34 Note spectateur : Note presse : -
Synopsis (Source Allociné) : Deux jeunes Moscovites, Veronika et Boris, se destinent l'un a l'autre. La guerre declaree, Boris, engage volontaire, part pour le front russe. La jeune fille n'ayant aucune nouvelles de son fiance epouse Mark, le cousin de Boris.
Ma critique : Palme d'or à Cannes, fortement conseillé par un ami et puis... patatras, je m'attendais à quelque chose de tellement bien que j'ai été énormément déçu. J'ai trouvé cette histoire d'amour assez cucu, où les choses sont abordées tellement superficiellement que je me suis endormi pendant un bon quart d'heure. J'ai quand même mis deux étoiles pour deux très belles scènes : il s'agit des scènes de foule au milieu et à la fin du film où dans les deux cas Véronique cherche Boris. Les mouvements de caméra aident à montrer le sentiment d'enfermement dans la foule et d'espoir mêlé d'angoisse de l'héroïne. Elles sont tournées quasiment de la même manière.
Genre : Historique Réalisateur : R. Guédiguian Acteurs : M. Bouquet,   J. Lespert Année de production 2004 Pays : FR Durée : 1h57 Note spectateur : Note presse :
Synopsis (Source Allociné) : Ce film raconte l'histoire d'une fin de règne et d'une fin de vie : celle de François Mitterrand.
Alors que le Président livre les derniers combats face à la maladie, un jeune journaliste passionné tente de lui arracher des leçons universelles sur la politique et l'histoire, sur l'amour et la littérature... Des certitudes sur la vie.
Mais le vieil homme n'en a guère à dispenser car c'est pour lui le moment où passé, présent et futur se confondent en un seul temps ; ce temps où seuls les doutes demeurent, ce temps où tous les hommes sont égaux : celui de la proximité avec la mort.
Ma critique : Bon, je l'ai vu il y a quelques jours et j'ai pas mal oublié de détails sur ce film. Ceci montre l'intérêt limité que j'y porte... Michel Bouquet joue très bien et Jalil Lespert annone moins que d'habitude. Ce film montre la fin de règne assez difficile de Mitterrand mais finalement n'apporte pas grand chose à la connaissance que j'en avais (homme très cultivé, manipulateur, aimant sa petite cour sur la fin de sa vie et voulant difficilement admettre son passé à Vichy).
Genre : Drame Réalisateur : M. Spinosa Acteurs : I. Carré,   G. Melki Année de production 2006 Pays : FR Durée : 1h46 Note spectateur : Note presse :
Synopsis (Source Allociné) : Atteinte de l'illusion délirante d'être aimée, Anna, jeune femme douce et réservée, se persuade que le docteur Zanevsky est amoureux d'elle. Dès lors, rien, jamais, n'entamera sa conviction... Mais après l'espoir, viendra le dépit, puis la haine...
Ma critique : Tout d'abord je voudrais remercier les embouteillages sur l'A6 qui ont permis à l'ami avec qui je devais aller au cinéma d'arriver en retard. Sans cela, je n'aurai pas vu ce film. Allez voir un film au cinéma est tellement différent que de le voir chez soi même sur un grand écran que lorsque je sors d'une salle en me disant que j'ai vu un film superbe, c'est un moment rare. En fait, ce n'est que le deuxième fois depuis un peu plus d'un an. Et pourtant je vais assez souvent au cinéma.
Ce film va crescendo. J'avais en tête à son début l'autre film que j'avais vu traitant de l'érotomanie : "A la folie, pas du tout". Je le trouvais très bien construit : pendant la première partie du film, on ne voit que le point de vue d'Audrey Tautou et on est mysthifié comme elle. Puis, dans la seconde, on voit l'autre point de vue et on comprend son problème.
Dans "Anna M.", on sait dès le début qu'Anna a un problème. Ce film est d'ailleurs complètement tenu par Isabelle Carré qui joue magnifiquement. Je citerai quatre scènes qui m'ont marqué :
- Au début du film, dans la chambre d'hôpital, une succession de quatre-cinq plans fixes sur des objets de la chambre . Bien fait
- Evidemment la scène où Isabelle Carré parle seule face à la caméra, les yeux rougis par les pleurs et essaye de se justifier.
- La scène dans la chambre d'hôtel où Anne se réfugie sous le lit. Il y a des beaux mouvements de caméra.
- La scène finale à la montagne. La lumière est forte à la limite de l'éblouissement et on ne distingue pas complètement les détails des personnages. Cette lumière constraste complètement avec le reste du film et nous montre le changement d'époque et d'état d'esprit d'Anna.
Enfin, un petit mot sur le format de l'image : le réalisateur a choisi le format 2,35 (rapport entre la largeur et la hauteur de l'image) qui est le format le plus large utilisé actuellement au cinéma et n'est pas facile à maîtriser. Il s'en sort pourtant très bien. Allez je continue un peu ; la musique est très belle et je suis resté jusqu'à la fin du générique pour l'écouter.
Genre : Thriller, Policier Réalisateur : R. Wargnier Acteurs : J. Garcia,   L. Belvaux Année de production 2006 Pays : FR Durée : 1h55 Note spectateur : Note presse :
Synopsis (Source Allociné) : Le commissaire Jean-Baptiste Adamsberg n'aime pas le Printemps.
Il se méfie des montées de sève, des désirs d'évasion, du déferlement des pulsions, tous ces signaux qui sonnent le retour des beaux jours...
Et il a raison Adamsberg... Sa fiancée, Camille, prend du recul, et son absence coupe les ailes du commissaire, au moment où il en aurait le plus besoin : Quelque chose vient de tomber sur la capitale, une énigme porteuse de malédiction, qui pourrait bien virer au malheur, si on ne la résout pas fissa... D'étranges signaux se répandent sur les portes des immeubles de Paris, et des mots inquiétants, mystérieux, sont lâchés à la criée sur les marchés...
Et puis arrive ce qu'Adamsberg redoutait : Un premier mort, le corps noirci, le visage figé dans une grimace de terreur, les signes de la peste... Et c'était ça qu'annonçait l'énigme, le retour du terrible fléau, mais avec une sacrée variante, il semble que quelqu'un contrôle la
maladie et la porte où il veut.
Ma critique : Le début est intéressant et intriguant. L'idée du crieur public est amusante. La liaison avec les épidémies de peste pas mal non plus ! Puis cela tombe dans le compliqué : une bête histoire de vengeance teintée d'une croyance à des pouvoirs surnaturels... Pas bien captivant tout ça. Evidemment à la fin le coupable est démasqué mais cela ne présente pas trop d'intérêt.
Ma critique : Les deux principaux acteurs jouent superbement : Isabelle Huppert dans le rôle de la juge tatillonne et persévérante jusqu'à mettre en danger son couple, François Berléand dans le rôle du patron sans scrupules que se la joue.
En revanche les rôles secondaires sont bâclés : Patrick Bruel est franchement ridicule et le retour d'un bon vieux split-screen des années 70 lors d'une conversation téléphonique entre Bruel et Huppert m'a passablement énervé. Franchement je m'attendais à mieux de la part de Chabrol.
Tous les poncifs y passent : on a par exemple l'impression que les patrons et les hommes politiques passent leur vie à fumer le cigare.
Quand je lis le synopsis : "la juge subit l'ivresse du pouvoir et le confronte avec le pouvoir politique" ou quelque chose comme ça... ben, je me dis que je n'ai pas vu le même film !
Genre : Drame, Guerre Réalisateur : R. Rossellini Acteurs : C. Sazio,   B. Emmanuel Année de production 1946 Pays : ITL Durée : 2h06 Note spectateur : Note presse : -
Synopsis (Source Allociné) : Paisa fixe six moments de la liberation du sol italien pendant la campagne 1943-1944 et campe en six courtes nouvelles filmees le climat heroique, ou pitoyable, dans lequel elle s'accomplit.
Ma critique : Ceux qui lisent régulièrement mes critiques vont croire que je ne suis pas très consistant. J'ai souvent dit que je n'étais pas un fanatique du néo-réalisme italien : ce côté naturel et simple ne me fait pas vraiment rêver. La Nouvelle Vague a réussi à sublimer ce courant en ayant un peu plus d'audace dans la lumière et les mouvements de caméra.
Pourtant, je trouve Paisa bien fait. Il décrit en six séquences différentes la libération de l'Italie lors de la seconde guerre mondiale. Il faut le voir plus comme un documentaire montrant les contradictions (voir notamment la scène sur les trois religieux hébergés dans un monastère) et les ressorts de cette libération.
C'est dépouillé, riche d'enseignement... du bel art.
Genre : Biographie, Drame Réalisateur : O. Dahan Acteurs : M. Cottilard,   JP. Martins Année de production 2006 Pays : FR Durée : 2h20 Note spectateur : Note presse :
Synopsis (Source Allociné) : De son enfance à la gloire, de ses victoires à ses blessures, de Belleville à New York, l'exceptionnel parcours d'Edith Piaf. A travers un destin plus incroyable qu'un roman, découvrez l'âme d'une artiste et le coeur d'une femme. Intime, intense, fragile et indestructible, dévouée à son art jusqu'au sacrifice, voici la plus immortelle des chanteuses...
Ma critique : J'ai souvent parlé des films embrouillés, cela lui est un bon exemple. On voit se dérouler trois actions parallèles : la vie d'Edith Piaf depuis ses trois ans jusqu'à sa mort, sa vie depuis 1959 (moment où elle a commencé fortement à décliner), sa vie depuis 1963 (son dernier concert et son agonie) et pour compliquer un peut tout ça, à la fin, il y a un flash-back sur la mort de sa fille dont on n'avait jamais entendu parlé auparavant.
Je comprends l'intention du réalisateur : il s'agissait de montrer les périodes les plus dramatiques d'Edith Piaf, notamment après la mort de Marcel Cerdan. Mais, que c'est compliqué ! A un moment, je ne savais même plus où on en était !
Il reste qu'Edith Piaf a une voix envoûtante, elle est plutôt bien jouée par Marion Cotillard même si par moments, on a l'impression que le doublage est mauvais.
Genre : Drame Réalisateur : O. Estevez Acteurs : A. Hopkins,   D. Moore Année de production 2006 Pays : US Durée : 1h52 Note spectateur : Note presse :
Synopsis (Source Allociné) : Le 5 juin 1968, à minuit, le sénateur démocrate Robert F. Kennedy, ancien Ministre de la Justice, candidat démocrate à la Maison Blanche et probable successeur de son frère JFK, était assassiné dans les couloirs de l'Hôtel Ambassador de Los Angeles.
Bobby fait un retour rapide sur cette tragédie, ses circonstances et ses protagonistes avec, en arrière-plan, les problèmes sociaux et politiques de l'Amérique de la fin des sixties : racisme, sexisme, inégalités...
Ma critique : Le réalisateur a choisi de mélanger des images d'archives de Bobby Kennedy avec des scènes de la vie de plusieurs américains sensés représenter l'Amérique du moment : le couple de quinqua friqués un peu à la dérive, le patron de l'hôtel qui s'emmerde dans la vie, la star déclinante, les étudiants en mal d'identité, le jeune qui se marie pour éviter d'aller au Vietnam, les latinos en mal d'intégration... L'idée était bonne et originale. C'était peut-être mieux que de montrer un acteur jouant Bobby Kennedy. L'objectif était de décrire la société américaine de 1968 et de montrer ce qu'aurait pu faire Kennedy s'il avait vécu. Je ne me suis pas senti du tout concerné donc l'effet est complètement raté !
Genre : Comédie Réalisateur : JP. Jeunet Acteurs : A. Tautou,   M. Kassovitz Année de production 2000 Pays : FR Durée : 2 h Note spectateur : Note presse :
Synopsis (Source Allociné) : Amélie, une jeune serveuse dans un bar de Montmartre, passe son temps à observer les gens et à laisser son imagination divaguer. Elle s'est fixé un but : faire le bien de ceux qui l'entourent. Elle invente alors des stratagèmes pour intervenir incognito dans leur existence.
Le chemin d'Amélie est jalonné de rencontres : Georgette, la buraliste hypocondriaque ; Lucien, le commis d'épicerie ; Madeleine Wallace, la concierge portée sur le porto et les chiens empaillés ; Raymond Dufayel alias "l'homme de verre", son voisin qui ne vit qu'à travers une reproduction d'un tableau de Renoir.
Cette quête du bonheur amène Amélie à faire la connaissance de Nino Quincampoix, un étrange "prince charmant". Celui-ci partage son temps entre un train fantôme et un sex-shop, et cherche à identifier un inconnu dont la photo réapparaît sans cesse dans plusieurs cabines de Photomaton.
Ma critique : Je l'ai vu au moins quatre fois et à chaque fois c'est un immense plaisir. C'est simple et bêta mais à la fois tellement humain. C'est un patchwork de plein de petites idées qui me rappelent tellement de choses et qui s'assemblent à la perfection. C'est Bergman (pour le côté difficulté de communication) mélangé à Capra (pour le côté frais, naïf et franchement positif).
Ce sont les grands yeux noirs d'Audrey Tautou et les airs de grand niais de Kassovitz.
C'est aussi une technique et un esthétisme irréprochables : le tirage forcé sur le vert(ma couleur préférée) et son association avec le rouge donnent une chaleur et renforce le côté onirique du film, l'utilisation des focales longues pour jouer sur la profondeur de champ, les effets spéciaux utilisés à bon escient, les mouvements de caméra...
Vous avez compris, si il y avait cinq étoiles ce film les aurait.
Genre : Comédie dramatique Réalisateur : C. Tardieu Acteurs : K. Viard,   C. Coulloud Année de production 2006 Pays : FR Durée : 1h35 Note spectateur : Note presse :
Synopsis (Source Allociné) : Y'a 20 ans de ça, quelques années avant ma naissance, Maman a aimé un gars.
Y'a 20 ans de ça, ils ont été séparés et ce con-là, quand il est parti, il a emporté avec lui le sourire de ma mère.
Faut que je le retrouve, faut qu'il le lui rende. Sinon, moi, je meurs.
Lulu, 15 ans.
Ma critique : ça commence d'une manière sympa et originale : une fille cherche à redonner le sourire à sa mère en cherchant son premier amour. Les acteurs jouent bien notamment Karin Viard. Puis, la deuxième partie sombre dans le pathos et mise à part quelques scènes pas mal, ça vaut pas tripette. Donc, une moyenne entre quatre et zéro étoiles donne deux étoiles. J'aurais peut-être mettre dû mettre une seule étoile car deux jours après avoir vu ce film je m'aperçois que la deuxième partie occulte de plus en plus dans mon souvenir la première.
Genre : Drame Réalisateur : O. Welles Acteurs : O.Welles,   R. McDowall Année de production 1948 Pays : US Durée : 1h47 Note spectateur : Note presse :
Synopsis (Source Allociné) : Macbeth, poussé par sa femme et dévoré d'ambition, assassine le roi d'Ecosse, Duncan, et monte sur le trône. Trois sorcières avaient prédit qu'il deviendrait roi puis que lui succèderait Banquo, l'un de ses proches. Pour conserver le pouvoir, Macbeth ordonne le meurtre de Banquo, mais le fils de celui-ci parvient à s'enfuir. Lors d'un banquet, le spectre de Banquo réapparait. Macbeth effrayé décide de tuer son lieutenant Macduff, qui s'enfuit aussi. Macbeth assassine sa femme et ses enfants. Lady Macbeth, devenue folle, se suicide. Une armée est en marche sur le chateau où Macbeth est reclus.
Ma critique : J'adore les tragédies de Shakespeare donc évidemment ça aide pas mal. Macbeth est la tragédie classique du héros qui s'enferme dans un système et finit par en mourir.
Le film commence étrangement par huit minutes de musique sur fond d'écran noir. Puis un blanc et enfin, l'écran présentant le studio de production. C'est assez déroutant, je me suis demandé au début s'il n'y avait pas de problème avec le DVD. Je pense qu'Orson Welles a utilisé ce procédé pour donner un effet plus théâtral ou plutôt d'opéra à son film.
Comme toujours, Welles maîtrise extrêmement bien les jeux de lumière. Toute la première partie du film est réalisée dans une atmosphère de clair-obscur puis, lorsque Macbeth devient roi, arrive le jour et la pleine lumière. Il utilise aussi à plein toute la profondeur de champ de son plateau.
Le film finit comme il a commencé par la musique avec un écran noir.
Genre : Comédie dramatique Réalisateur : JL. Godard Acteurs : JP. Léaud,   C. Goya Année de production 1966 Pays : Suède, FR Durée : 1h50 Note spectateur : Note presse : -
Synopsis (Source Allociné) : Paul, jeune homme soucieux de s'intégrer, n'a d'yeux que pour Madeleine, parfait produit de la société de consommation. Alors qu'il fait visiter un immeuble en construction à deux de ses amies, il glisse sur un échafaudage et se tue. Est-ce un suicide ou un accident? De l'incertitude devant la vie des "enfants de Marx et du Coca-Cola" et, selon Godard, "un film dit de "jeunes" sur des jeunes gens".
Ma critique : Un film avec Chantal Goya, quelle horreur ! Bien finalement, pas tant que cela. Elle est très bien dans la représentante type de la société de consommation des trente glorieuses. Jean-Pierre Léaud quand il ne surjoue pas comme avec Truffaut est aussi excellent dans son rôle de rebelle qui essaye quand même de s'insérer. Ce film, c'est un peu "L'american graffiti" français huit ans auparavant, un film sur la jeunesse des années soixante entre yéyé et lessive Tide.
J'ai surtout particulièrement aimé la façon dont Godard joue avec le cadre : absence ou présence de champ-contre champ, sortie de l'action du cadre, mouvements de la caméra. On sent qu'il teste beaucoup de choses. La diatribe de Léaud sur le respect du format de projection d'un film (1,66 à 1,85 pas plus !) montre aussi l'amour que porte Godard à l'image et au cinéma.
Une petite étoile retirée car je me suis un peu ennuyé par moments.
Genre : Drame Réalisateur : A. González Inárritu Acteurs : G. Toledo,   A. Guerrero Année de production 2000 Pays : Mexique Durée : 2h33 Note spectateur : Note presse :
Synopsis (Source Allociné) : Mexico. Un tragique accident de voiture. Les extremes de la vie, sous l'angle de trois histoires radicalement differentes: Octavio, un adolescent qui a decide de s'enfuir avec la femme de son frere; Daniel, un quadragenaire qui quitte sa femme et ses enfants pour aller vivre avec un top model; El Chivo, un ex-guerillero communiste devenu tueur a gages, qui n'attend plus rien de la vie.
Ma critique : Troisième long métrage d'Inarritu que je vois (il en a fait trois pour l'instant !). Comme les deux autres ("Babel" et "21 grammes"), son scénario se déroule sous la forme de destins croisés : l'ancien guerillero, la mannequin, le jeune paumé. Même si c'est toujours très bien fait et surtout fait simplement, si Inarritu continue comme cela, il va devenir comme Lelouch : spécialiste des films à destins croisés. Le risque c'est alors qu'il finisse comme les derniers films de Lelouch : un peu oubliés.
Le film n'est pas aussi beau que les deux autres et le risque d'un tel film, c'est que toutes les histoires ne plaisent pas. Pour ma part, j'ai préféré la dernière, celle du guerillero, qui est la plus touchante et la plus ouverte et aurait mérité un film à elle toute seule. C'est comme si, Inarritu sentait qu'il n'avait pas assez de matière pour traiter un seul thème dans un seul film ou qu'il ait tellement peur de se tromper qu'il préfère diversifier son risque. C'est dommage ! J'espère que pour le prochain, il prendra plus de risques...
Genre : Drame Réalisateur : L. Bunuel Acteurs : Z. Scott,   K. Meersman Année de production 1960 Pays : Mex, USA Durée : 1h36 Note spectateur : - Note presse : -
Synopsis (Source Allociné) : Ewie, une jeune fille de treize ans, vit seule sur une île en compagnie de son grand-père et d'un garde-chasse. Elevée à l'abri des tabous sociaux, Ewie vit toutes les situations avec naturel et ignore la morale. L'arrivée de Travers, un Noir accusé de viol, va obliger les habitants de l'île à considérer leur vie à travers la morale dictée par le monde extérieur.
Ma critique : J'avais beaucoup hésité avant d'acheter un coffret Bunuel (ces films ont été réédités en trois coffrets de trois DVD). Les films qui m'intéressaient le plus étaient disséminés au sein des trois coffrets. Dans celui que j'ai, il y avait du très bon ("Cet obscur objet du désir"), du pas mal ("Journal d'une femme de chambre") et du faiblard : "La jeune fille". C'est un film datant de la période mexicaine de Bunuel et ce n'est pas le meilleur. D'accord ce film est une critique de la morale (chrétienne) sous fond de racisme post-deuxième guerre mondiale mais il est tellement en finesse qu'il en devient très léger.
Donc, messieurs les marketeurs de "Studio Canal", c'est malin d'obliger à acheter trois films d'un coup mais dans ce cas-là, débrouillez-vous pour mieux les choisir ! Il y a de la matière quand même avec Bunuel ! Conclusion : je n'irai pas acheter de second coffret.
J'ai le même problème avec Fassbinder qui n'est édité qu'en coffret. J'avais acheté séparemment "Lili Marleen" que j'avais détesté, donc là non plus, toujours pas d'achat en perspective !
Genre : Thriller Réalisateur : K. Chapiron Acteurs : V. Cassel,   O. Barthelemy Année de production 2005 Pays : FR Durée : 1h35 Note spectateur : Note presse :
Synopsis (Source Allociné) : La veille de Noël, Bart, Ladj, Thai, Yasmine et Eve quittent une soirée qui a mal tournée. Eve, très allumeuse, les invite chez elle. Mais lorsque la jeunesse des villes se retrouve dans les griffes de Joseph, l'étrange gardien de sa maison de campagne, la rencontre bascule dans le conte sanglant...
Ma critique : Mais qu'est-ce que j'allais faire dans cette galère ? Je n'éprouve aucun intérêt pour les films d'épouvante et d'horreur, au moins la vision de ce film me l'aura confirmé. Tout est nul dans ce film : Vincent Cassel en demeuré, le scénario, la lumière... il n'y a qu'à un moment à la fin du film quand un des héros rêve ou est dans la réalité on ne sait plus, on se dit que le réalisateur a utilisé ses neurones. Sinon, ça vole très bas !
Genre : Historique Réalisateur : M. Scorsese Acteurs : W. Dafoe,   H. Keitel Année de production 1988 Pays : US Durée : 2h44 Note spectateur : Note presse : -
Synopsis (Source Allociné) : L'évocation de la vie de Jésus Christ, écartelé entre son humanité et sa divinité.
Ma critique : Encore une belle révélation (pour moi !). C'est finalement bien de voir des films très longtemps après leur sortie, on oublie un peu la polémique de l'époque. Ce film est à l'opposé des films nian-nian sur la vie du Christ. Il dépasse même le très bon "L'évangile selon Saint-Mathieu" de Pasolini. En montrant l'opposition entre le caractère divin et humain du Christ, Scorsese le rend évidemment plus humain. On a l'impression au début qu'il devient Messie un peu par hasard, son premier discours est hésitant et peu convaincant. Bref, ce n'est pas le Christ omniscient et omnipotent que l'on nous présente dans la Bible. Il nous montre que jusqu'au bout il a été tenté de choisir la voie la plus facile.
Enfin, j'ai beaucoup aimé l'atmosphère confinée de Jérusalem avec ses rues étroites.
Donc, superbe film qui ne plaira peut-être pas aux grenouilles de bénitier !
Genre : Comédie, Romance Réalisateur : M. Lawrence Acteurs : H. Grant ,   D. Barrymore Année de production 2006 Pays : AUS, USA Durée : 1h43 Note spectateur : Note presse :
Synopsis (Source Allociné) : Le chanteur pop Alex Fletcher a connu la gloire dans les années 80, avant d'en être réduit à hanter les podiums des parcs de loisirs, foires agricoles et autres temples de la chansonnette rétro. Ce talentueux musicien, que chacun croit fini, se voit cependant offrir un come-back de la dernière chance lorsque la jeune diva Cora Corman l'invite à écrire et enregistrer en duo avec elle une chanson de son prochain album. L'ennui est qu'Alex n'a rien composé depuis dix ans, qu'il n'a jamais été parolier... et qu'il doit livrer son chef-d'oeuvre dans la semaine !
C'est alors qu'entre en scène la fantasque et craquante Sophie Fisher, dont le verbe haut en couleur, aussi inventif qu'imagé, ravit notre artiste. Celle-ci hésite à collaborer avec un personnage aussi léger qu'Alex, mais la musique, qui sait si bien adoucir les moeurs, a aussi le don d'enflammer les coeurs...
Ma critique : J'ai l'impression d'avoir vu ce film cent fois alors ma critique ne va être qu'un copier-coller des mes autres critiques sur les films de romance US.
Le scénario est toujours le même : un homme et une femme se rencontrent, couchent ensemble, finalement ne veulent pas s'avouer qu'ils sont amoureux l'un de l'autre, s'engueulent à mort (!) et se réconcilient à la fin !!!
Evidemment au passage on rigole quand même (c'est pour ça que j'ai mis une étoile); surtout au générique de début avec la volontairement pitoyable prestation de Hugh Grant en star de la pop des années 80. Pendant tout le film, je me suis dit qu'il avait fait des progrès puisqu'il avait rajouté une nouvelle expression à son répertoire : l'expression neutre. Et enfin, sur la fin du film, on retrouve l'expression favorite de Hugh Grant : air de chien battu avec les paupières qui tombent. C'était rigolo dans "Quatre mariages et un enterrement", là ça devient lassant.
Je donne à ce film un navet de bronze. C'est d'ailleurs plutôt une récompense collective pour toutes les comédies nazes de ce genre que j'ai vues récemment.
Genre : Comédie, Espionnage Réalisateur : M. Hazanavicius Acteurs : J. Dujardin,   B. Bejo Année de production 2005 Pays : FR Durée : 1h39 Note spectateur : Note presse :
Synopsis (Source Allociné) : Égypte, 1955, le Caire est un véritable nid d'espions.
Tout le monde se méfie de tout le monde, tout le monde complote contre tout le monde : Anglais, Français, Soviétiques, la famille du Roi déchu Farouk qui veut retrouver son trône, les Aigles de Kheops, secte religieuse qui veut prendre le pouvoir. Le Président de la République Française, Monsieur René Coty, envoie son arme maîtresse mettre de l'ordre dans cette pétaudière au bord du chaos : Hubert Bonisseur de la Bath, dit OSS 117.
Ma critique : Il m'énerve toujours autant Jean Dujardin. C'était une bonne idée de faire une parodie des fils d'espionnage avec un espion bien beauf fier d'être français. Les jeux de mots sont vaseux à souhait, on sourit pas moments (ok, je l'avoue j'ai rit quand Dujardin chante), les filles sont belles. Mais ce film fait pâle figure par rapport à Casino Royale (celui de 1966 avec Peter Sellers). Zéro étoile car je m'attendais à un peu mieux vues les critiques.
Genre : Science-fiction Réalisateur : P. Hyams Acteurs : R. Scheider,   J. Lithgow Année de production 1984 Pays : US Durée : 1h56 Note spectateur : Note presse : -
Synopsis (Source Allociné) : Une expédition spatiale américano-soviétique est chargée de récupérer le vaisseau Discovery.
Ma critique : Récemment, lors de la critique de "Contre-Enquête", je m'étais demandé si les cinq dernières minutes d'un film pouvait sauver un début médiocre. Ma réponse était non. Là, ce sont plutôt les trente dernières minutes qui sauvent le film.
Evidemment, il est très difficile de passer après Kubrick et son soi-disant hermétique 2001. Avec 2010, il n'est plus besoin de lire le livre pour comprendre le film (d'ailleurs je n'ai pas lu "2010"). 2001 avait été un film fondateur du genre science-fiction, 2010 commence comme un film de science-fiction comme les autres avec comme toile de fond la guerre froide (le film a été réalisé en 1984). C'est un peu bêta cette association russo-américaine malgré les conflits et ses conséquences sur la vie dans le vaisseau spatial. De même, l'explication sur le comportement de Hal 9000 lors de l'opus précédent soi-disant liée à des ordres contradictoires donnés par la Maison Blanche à l'insu des scientifiques (salauds de politiciens !).
Le film finit sur deux thèmes intéressants qui même s'ils sont banals remontent un peu le niveau :
- la prise de conscience de Hal 9000 et en fait l'illustration du passage de l'enfance à la vie adulte .
- l'existence d'un être suprême (le créateur du monolithe, c'est Dieu et non pas les extra-terrestres).
Genre : Historique, Aventure Réalisateur : A. de Caunes Acteurs : P. Terreton,   R. Grant Année de production 2002 Pays : FR, UK Durée : 2h Note spectateur : Note presse :
Synopsis (Source Allociné) : Comment l'empereur Napoléon a-t-il accepté de se soumettre à cet emprisonnement sur l'île de Sainte-Hélène ? Et comment imagine-t-il desserrer l'emprise de ses géôliers ? C'est ce que Monsieur N. va tenter de révéler...
Ma critique : Le sujet est intéressant : Antoine de Caunes aborde les différentes hypothèses de la mort de Napoléon : empoisonnement, mort naturelle, évasion vers les Etats-Unis. C'est traité un peu comme une enquête policière faite vingt ans après la mort de Napoléon lors du retour de ses cendres en France.
Mais, j'ai quelques regrets : j'aurais aimé aussi que le film montre le côté petite cour de Sainte-Hélène et surtout insiste plus sur les tensions entre Hudson Lowe et Napoléon. Je sais, ce n'était pas le sujet du film mais cela aurait rajouté un peu plus d'intérêt au film.
Les mouvements de caméra et le montage sont parfois hasardeux.
Genre : Historique Réalisateur : F. Fellini Acteurs : M. Potter,   H. Keller Année de production 1969 Pays : ITL Durée : 2h15 Note spectateur : Note presse :
Synopsis (Source Allociné) : Satyricon présente une société romaine en pleine décadence, où orgies et autres festins sont courants, la morale y étant absente. Loin des reconstitutions historiques et autres péplums, Federico Fellini nous raconte les pérégrinations de deux jeunes parasites de l'époque néronienne, Encolpe et Ascylte.
Ma critique : Ma culture fellinienne n'est pas très étendue. Je n'ai vu que "Fellini Roma", "Juliette des esprits" et "La Dolce Vita". J'ai trouvé ces films gentillets voire assez chiants. Mais là, c'est tout différent. Ce film est extrêmement riche. Comme dans le cas de "La Dolce Vita", on voit le héros se déplacer d'endroits en endroits, croiser des gens... Mais contrairement à "La dolce vita", chaque séquence mériterait d'être regardée dix fois pour bien l'analyser. Les couleurs sont superbes, les plans construits géométriquement (voir notamment les rames de la galère) et sont très dépouillés. Fellini utilise très bien le format large (2.35) et l'on sent que chacun de ses plans est construit avec soin. Le thème sur la décadence de Rome est provocateur... Tout ceci fait un grand film à tous points de vue.
Genre : Comédie dramatique Réalisateur : L. Bunuel Acteurs : J. Moreau,   G. Géret Année de production 1964 Pays : ITL, FR Durée : 1h38 Note spectateur : Note presse : -
Synopsis (Source Allociné) : Engagee comme femme de chambre chez les Monteil, Celestine observe les petits travers de chacun.
Ma critique : ça commence par une description critique de la vie de la bourgeoisie de province vue par les yeux de la femme de chambre parisienne. Puis, deux morts et le film bascule dans les machinations, l'ambition et devient très cynique. C'est très bien fait !
La mise en scène est assez neutre et aurait mérité un peu plus d'originalité. Trois étoiles pour le sujet et pas grand chose pour le reste.
Genre : Comédie dramatique Réalisateur : J. Demme Acteurs : M. Griffith,   J Daniels Année de production 1986 Pays : US Durée : 1h53 Note spectateur : Note presse : -
Synopsis (Source Allociné) : Charles, un bourgeois bien sous tous rapports, à l'existence tranquille, voit sa vie bouleversée par l'arrivée dans sa voiture de la sexy Audrey Hankel. Tous deux s'offrent le temps d'un week-end une fugue pleine de péripéties. Cette escapade prendra toutefois une tournure dangereuse avec la rencontre de Ray Sinclair, l'ancien mari d'Audrey.
Ma critique : Le bon bourgeois cul serré qui se fait dévergonder par une nana un peu fofolle sur les bords flanquée d'un mari taulard... Bof, c'est assez peu crédible et ça donne un road movie un peu crétin et sans vraiment beaucoup d'intérêt. Comme d'ailleurs l'est ma critique ! (Désolé, je manque d'inspiration !!!)
Genre : Comédie Réalisateur : F. Veber Acteurs : G. Elmaleh,   D. Auteuil Année de production 2005 Pays : France Durée : 1h25 Note spectateur : Note presse :
Synopsis (Source Allociné) : Surpris par un paparazzi avec Eléna, sa maîtresse, un top model superbe, le milliardaire Pierre Levasseur tente d'éviter un divorce sanglant en inventant un mensonge invraisemblable. Il profite de la présence sur la photo, d'un passant, François Pignon, pour affirmer à sa femme qu'Eléna n'est pas avec lui, mais avec Pignon.
Pignon est voiturier. C'est un petit homme modeste. Levasseur, pour accréditer son mensonge, est obligé d'envoyer la trop belle Eléna vivre avec Pignon. Elena chez Pignon, c'est un oiseau de paradis dans un H.L.M. Et aussi une mine de situations.
Ma critique : Le scénario n'est pas bien original, je n'aime toujours pas Gad Elmaleh, c'est une comédie frenchie qui respecte bien le genre mais... finalement j'ai bien rigolé. Donc, merci pour ce bon moment pas trop fatiguant. En plus, Alice Taglioni est superbe et ne s'en sort pas trop mal !
Genre : Policier Réalisateur : F. Mancuso Acteurs : J. Dujardin,   L. Lucas Année de production 2006 Pays : FR Durée : 1h25 Note spectateur : Note presse :
Synopsis (Source Allociné) : Malinowski, Capitaine à la Crim', a l'habitude d'être confronté aux faits-divers les plus durs. Mais lorsque sa propre fille est assassinée, tout bascule. Bouleversés par sa détresse, ses collègues mènent l'enquête au pas de charge et un suspect est bientôt arrêté, puis condamné.
Du fond de sa cellule, celui que tout semble accuser clame son innocence et décide d'écrire à Malinowski. Et s'il était innocent ? Face à la douleur du père qui a obtenu justice, le doute du flic s'installe peu à peu. Pour Malinowski, une contre-enquête solitaire commence...
Ma critique : Est-ce que les cinq dernières minutes d'un film peuvent le sauver ? Pas complètement ! Le reste était bien évident mais je m'attendais plutôt à une erreur du meurtrier qui se trahit à la fin, un peu comme dans "La Rançon". Bon, je n'en dis pas plus car sinon ceux qui ne l'on pas vu ne vont plus avoir de surprise. Toujours est-il que le dénouement est surprenant et assez original.
Et Jean Dujardin ? Ben, j'aime toujours pas. Je ne trouve vraiment pas crédible (ni son jeu d'ailleurs).
Deux petites étoiles pour un film pas trop long et qui m'a réveillé sur la fin.
Genre : Drame, Action Réalisateur : M. Boursinhac Acteurs : S. Naceri,   S. Le Bihan Année de production 2002 Pays : FR Durée : 1h56 Note spectateur : Note presse :
Synopsis (Source Allociné) : Après avoir purgé une peine de quatre ans derrière les barreaux, Dris, une petite frappe de banlieue, décide de se ranger auprès de Lise qu'il a rencontrée avant son emprisonnement. Mais Yanis, un vieil ami qui a pris de l'importance dans le milieu du crime, lui force la main et réussit à le faire plonger pour un ultime braquage...
Ma critique : Oh, celui-là je le réservais pour les soirées PCE (Position du Cafard Eclaté). Vous savez les soirées où on est vidé et la seule chose à faire c'est de s'étaler sur son canapé et regarder une belle connerie en DVD.
Scénario pas très original : un voyou (joué par Samu Nacéri, un rôle de composition ?) fait retomber dans le crime son copain d'enfance qui sort de prison et veut se ranger (joué par Samuel Le Bihan à qui je décerne la palme du plus mauvais acteur jamais vu depuis longtemps. Il égale presque Tom Cruise, Monsieur deux expressions : expression ahuri bêta et expression je crie très fort car tout va mal). ça donne l'impression que la violence est la seule issue de la banlieue (ça doit plaire à certains) et ça finit dans un bain se sang ragoûtant. Bref, pas fort, pas fort...
Genre : Action, Fantastique Réalisateur : T. Story Acteurs : I. Gruffudd,   J. Alba Année de production 2004 Pays : US Durée : 1h50 Note spectateur : Note presse :
Synopsis (Source Allociné) : Reed Richards s'apprête à explorer le coeur du cosmos pour percer les mystères de nos origines. A ses côtés : l'astronaute Ben Grimm, son ex-compagne Sue Storm et le pilote casse-cou Jimmy Storm.
Au cours de leur mission, la station spatiale s'engouffre dans un nuage de particules radioactives. Les codes génétiques des quatre astronautes en sont altérés à jamais...
Ma critique : Encore un Marvel, ils sont tous pareils. Des gentils acquièrent des superpouvoirs
dans des circonstances ubuesques (des rayons cosmiques ou quelque chose comme ça, je ne sais plus, je me suis endormi !) mais un méchant en acquière aussi en même temps. Les gentils arrivent à maîtriser leurs pouvoirs (à grand pouvoirs, grandes responsabilités comme disait le tonton de Spiderman. Voilà que je me mets à citer du Marvel, je suis en forme !) et viennent à bout du méchant. Du moins le croit-on car il subsiste un doute sur la fin. Au cas où le producteur voudrait faire un deuxième opus... Et entre temps ? Des effets spéciaux, une histoire d'amour. Rien de bien original. Une étoile parce que c'est pas trop fatigant.
Genre : Science-fiction, Fantastique Réalisateur : J. McTeigue Acteurs : N. Portman,   H. Weaving Année de production 2005 Pays : US Durée : 2h10 Note spectateur : Note presse :
Synopsis (Source Allociné) : Londres, au 21ème siècle...
Evey Hammond ne veut rien oublier de l'homme qui lui sauva la vie et lui permit de dominer ses peurs les plus lointaines. Mais il fut un temps où elle n'aspirait qu'à l'anonymat pour échapper à une police secrète omnipotente. Comme tous ses concitoyens, trop vite soumis, elle acceptait que son pays ait perdu son âme et se soit donné en masse au tyran Sutler et à ses partisans.
Une nuit, alors que deux "gardiens de l'ordre" s'apprêtaient à la violer dans une rue déserte, Evey vit surgir son libérateur. Et rien ne fut plus comme avant.
Son apprentissage commença quelques semaines plus tard sous la tutelle de "V". Evey ne
connaîtrait jamais son nom et son passé, ne verrait jamais son visage atrocement brûlé et défiguré, mais elle deviendrait à la fois son unique disciple, sa seule amie et le seul amour d'une vie sans amour...
Ma critique : Que penser de ce film ? Natalie Portman est toujours aussi charmante et amusante avec son accent british, le parallèle avec le Comte de Monte-Cristo est intéressant surtout du fait que comme le fait remarquer à un moment donné le héros V finalement, pour lui, Evey est plus importante que sa vengeance (contrairement à Edmond Dantès). Rajoutez à cela la très belle partie sur la manipulation de V, l'histoire d'un homme qui met la main sur le pouvoir après un attentat et un peu d'humour, cela donne finalement un très bon film... Un seul manque ? Un peu plus de folie et de créativité dans la mise en scène.
Genre : Comédie, Drame Réalisateur : J. Dayton, V. Faris Acteurs : G. Kinnear,   T. Collette Année de production 2005 Pays : US Durée : 1h40 Note spectateur : Note presse :
Synopsis (Source Allociné) : L'histoire des Hoover. Le père, Richard, tente désespérément de vendre son "Parcours vers le succès en 9 étapes". La mère, Sheryl, tente de dissimuler les travers de son frère, spécialiste suicidaire de Proust fraîchement sorti de l'hôpital après avoir été congédié par son amant.
Les enfants Hoover ne sont pas non plus dépourvus de rêves improbables : la fille de 7 ans, Olive, se rêve en reine de beauté, tandis que son frère Dwayne a fait voeu de silence jusqu'à son entrée à l'Air Force Academy.
Quand Olive décroche une invitation à concourir pour le titre très sélectif de Little Miss Sunshine en Californie, toute la famille décide de faire corps derrière elle. Les voilà donc entassés dans leur break Volkswagen rouillé : ils mettent le cap vers l'Ouest et entament un voyage tragi-comique de trois jours qui les mettra aux prises avec des événements inattendus...
Ma critique : Les cinq premières minutes sont sympa : des personnages hauts en couleur sont introduits au fur et à mesure et on comprend par la suite qu'ils font tous partie d'une même famille, la tonalité de la musique rappelle un peu "Amélie Poulain". Puis le film devient un road-movie où s'enchaînent les catastrophes. On voit alors comment les éléments d'une famille qui essuient individuellement des échecs arrivent collectivement à les affronter. C'est frais, rigolo par moments, pas prise de tête et la scène de danse de la petite fille m'a bien fait rire. J'ai finalement été un peu dur sur la note. Peut-être parce que le film fait quand même très US...
Genre : Fantastique, Action Réalisateur : JH. Bong Acteurs : S. Kang-Ho,   B. Doona Année de production 2006 Pays : Corée Durée : 1h56 Note spectateur : Note presse :
Synopsis (Source Allociné) : A Séoul, Park Hee-bong tient un petit snack au bord de la rivière Han où il vit avec les siens. Il y a son fils aîné, l'immature Gang-du, sa fille Nam-joo, une championne malchanceuse de tir à l'arc, et Nam-il, son fils cadet éternellement au chômage. Tous idolâtrent la petite Hyun-seo, la fille unique de Gang-du.
Un jour, un monstre géant et inconnu jusqu'à présent, surgit des profondeurs de la rivière. Quand la créature atteint les berges, elle se met à piétiner et attaquer la foule sauvagement, détruisant tout sur son passage.
Le snack démoli, Gang-du tente de s'enfuir avec sa fille, mais il la perd dans la foule paniquée. Quand il l'aperçoit enfin, Hyun-seo est en train de se faire enlever par le monstre qui disparaît, en emportant la fillette au fond de la rivière.
La famille Park décide alors de partir en croisade contre le monstre, pour retrouver Hyun-seo...
Ma critique : Je m'attendais à un film de monstre bien japonisant style carton-pâte. Même si le film commence comme "Godzilla" : un scientifique non respectueux de la nature pollue l'eau d'un fleuve et provoque la mutation en monstre, après c'est très différent. C'est un film Coréen et ça change tout : il y a de belles images (notamment une des scènes finales où l'oncle de la victime attaque le monstre à coup de cocktail Molotov sous fond de violon), de l'humour, une fin ni bonne ni mauvaise. J'ai été donc surpris mais emballé au point de lui mettre plein d'étoiles. Faut pas rire : c'est quand même qu'un film de monstres.
Genre : Comédie dramatique Réalisateur : P. Wegener Acteurs : P. Wegener,   L. Salmonova Année de production 1920 Pays : All Durée : 1h15 Note spectateur : - Note presse : -
Synopsis (Source Allociné) : Film expressionniste inspire par des evenements d'une chronique ancienne.
Ma critique : C'est un grand classique du cinéma expressionniste allemand : cela ne veut pas dire que j'allais aimer les yeux fermés. Et cela a été le cas : le jeu d'acteurs est ringard (notamment les expressions de peur et d'amour), il y a trop d'inter-titres, l'histoire n'est pas passionnante mis à part qu'elle anticipe (ou plutôt décrit) la montée de l'anti-sémistime treize avant l'installation du nazisme ... Cette critique me rappelle celle que j'ai faite sur "Dr Jekyll et Mr Hyde" : la vieillesse d'un film n'est pas un gage de qualité. Seule chose intéressante et que l'on retrouve chez d'autres cinéastes de cette époque (voir notamment "Intolérance" de Griffith) : la colorisation différente des scènes. On passe du bleu, au vert, au rouge...
Genre : Aventure, Thriller Réalisateur : E. Zwick Acteurs : L. DiCaprio,   D. Hounsou Année de production 2006 Pays : US Durée : 2h22 Note spectateur : Note presse :
Synopsis (Source Allociné) : Alors qu'il purge une peine de prison pour ses trafics, Archer rencontre Solomon Vandy, un pêcheur d'origine Mende. Arraché à sa famille et forcé de travailler dans les mines diamantifères, ce dernier a trouvé - et caché - un diamant rose extrêmement rare. Accompagnés de Maddy Bowen, une journaliste idéaliste, les deux hommes s'embarquent pour un dangereux voyage en territoire rebelle pour récupérer le fameux caillou. Un voyage qui pourrait bien sauver la famille de Salomon et donner à Archer la seconde chance qu'il n'espérait plus.
Ma critique : Je n'ai pas rentré de critique depuis dix jours. Cela ne veut pas dire que je n'ai pas vu de films. Donc, aujourd'hui, vous en aurez trois d'un coup. Je voulais voir "Blood diamond" avant les Oscars pour me rendre un peu compte de la chance des uns et des autres. Je n'ai été pas plus convaincu que par "Les inflitrés" qui n'a été en fait récompensé par les Oscars que parce qu'il fallait bien un jour reconnaître le talent de Martin Scorsese.
Même si ce film aborde des thèmes durs et pas forcément toujours connus par tout le monde (les diamants de guerre, les enfants soldats,...), même si on se rend vraiment compte que l'Afrique est toujours mal partie (pour ceux qui le connaissent je fais référence au livre de René Dumont des années soixante) et n'est pas près de s'en sortir, même si Leonardo DiCaprio est excellent dans son rôle de chasseur de diamant cynique, même... et bien, je ne me suis pas senti concerné. Le film est passé sur moi comme la vague sur la plage et est reparti...
Genre : Policier Réalisateur : B. Sonnenfeld Acteurs : D. DeVito,   J. Travolta Année de production 1995 Pays : US Durée : 1h45 Note spectateur : Note presse : -
Synopsis (Source Allociné) : Comment Chili Palmer, un brillant truand va, à l'aide de Harry, producteur et incurable loser, écrire un scenario relatant ses propres aventures et assurer son avenir radieux sous le soleil d'Hollywood.
Ma critique : C'est plus une comédie qu'un film policier. Le rapprochement improbable de la mafia et d'un cinéaste raté est rigolotte et donne lieu à de bonnes scènes. Bref, un bon petit divertissement mais vraiment sans plus.
Genre : Guerre Réalisateur : C. Eastwood Acteurs : K. Watanabe,   K. Ninomiya Année de production 2006 Pays : US Durée : 2h19 Note spectateur : Note presse :
Synopsis (Source Allociné) : En 1945, les armées américaine et japonaise s'affrontèrent sur l'île d'Iwo Jima. Quelques décennies plus tard, des centaines de lettres furent extraites de cette terre aride, permettant enfin de donner un nom, un visage, une voix à ces hommes ainsi qu'à leur extraordinaire commandant.
Les soldats japonais qu'on envoyait à Iwo Jima savaient que leurs chances de survie étaient quasi nulles. Animé d'une volonté implacable, leur chef, le général Kuribayashi, exploita ingénieusement la nature du terrain, transformant ainsi la défaite éclair annoncée en 40 jours d'héroïques combats.
De nombreux soldats américains et japonais ont perdu la vie à Iwo Jima. Leur sang s'est depuis longtemps perdu dans les profondeurs du sable noir, mais leurs sacrifices, leur courage et leur compassion ont survécu dans ces Lettres.
Ma critique : C'est un film de guerre contre la guerre ! La première partie met en place le décor, les personnages, nous fait comprendre leur motivation. Puis, dans la deuxième partie c'est le déchaînement de la bataille et l'on voit la réaction des japonais coincés entre le code d'honneur qui leur impose d'aller jusqu'au bout et la volonté d'arrêter une guerre absurde et perdue d'avance. Ce conflit est surtout très fort pour les deux officiers (le général et le lieutenant-colonel champion d'équitation) qui ont cotoyé les américains en temps de paix.
La façon de filmer de Clint Eastwood est étonnante, très lumineux à la limite de l'éblouissement dans la première partie et glisse vers la quasi noir et blanc dans la seconde.
Ce film est une belle réussite et l'idée de faire deux films : l'un vu du côté américain et l'autre du côté japonais est excellente. Pourquoi n'ai-je pas mis quatre étoiles ? Probablement parce que je n'aime pas vraiment les films de guerre hyper-réalistes (voir ma critique sur "Mémoires de nos pères").
Genre : Action Réalisateur : G. Pirès Acteurs : B. Magimel,   C. Cornillac Année de production 2005 Pays : FR Durée : 1h42 Note spectateur : Note presse :
Synopsis (Source Allociné) : Salon aéronautique de Farnborough, Angleterre. Alors qu'il était en pleine démonstration, un Mirage 2000 a disparu au-dessus de la Mer du Nord. Les capitaines Antoine Marchelli et Sébastien Vallois sont immédiatement envoyés en patrouille pour retrouver l'avion.
Ils ne tardent pas à apercevoir le 2000 : il vole dissimulé sous un Airbus de Qatar Airways. Le pilote du Mirage les a repérés, il s'est placé en position de combat. Marchelli et Vallois reçoivent l'ordre d'abandonner la poursuite sans délai. Trop tard ! Le 2000 est sur le point d'abattre Vallois. Marchelli va devoir l'éliminer pour protéger son équipier.
Cet incident est le prélude d'une gigantesque manipulation. A la clé, le détournement d'un avion de chasse français à des fins terroristes. Une manipulation dont le dernier acte se jouera un 14 juillet dans le ciel de Paris, au dessus des Champs-Elysées.
Ma critique : J'avais envie de voir un bon petit navet ce soir. Toujours cette foutue règle d'alternance entre le meilleur et le moins bon, histoire de mieux profiter des bonnes choses.
Et bien, j'ai été déçu ! Je m'attendais à un film super tartouille. C'est vrai : c'est mal joué (une palme pour Clovis Cornillac), les dialogues pseudo-réalistes dans le jargon des pilotes qui n'ont pour objectif que d'en mettre plein la vue sont plutôt énervants, l'histoire n'a aucun intérêt, c'est bas de gamme de voir deux fois des références à une marque française de téléphone que je ne citerai pas. Enfin, à un moment donné, je crois bien que c'est dans la cour de l'Ecole Militaire, alors que les trois principaux personnages discutent entre eux, la caméra se balade et on se demande vraiment pourquoi. ça ne sert à rien !
Et pourtant, j'ai mis deux étoiles. Juste parce que j'ai bien aimé les images aériennes. Les avions de chasse, ça m'a toujours impressionné. ça m'a rappelé quand j'allais voir étant ado les avions voler au salon du Bourget.
Genre : Policier Réalisateur : R. Polanski Acteurs : J. Nicholson,   F. Dunaway Année de production 1974 Pays : US Durée : 2h02 Note spectateur : Note presse : -
Synopsis (Source Allociné) : Gittes, détective privé, reçoit la visite d'une fausse Mme Mulwray, qui lui demande de filer son mari, ingénieur des eaux à Los Angeles. Celui-ci est retrouvé mort, noyé. Gittes s'obstine dans son enquête, malgré les menaces de tueurs professionnels.
Ma critique : Du pur film policier : on se demande pendant tout le film qui sont les bons et les méchants. En fait, ils sont tous un peu des deux. Ce film est très bien servi par de superbes acteurs (même Polanski a un petit rôle de coupeur de nez) et la musique. Jack Nicholson se la joue un peu mais finalement il s'en sort bien. La fin est très cynique mais un peu naïve (lorsque Jack Nicholson demande à John Huston pourquoi il lui faut toujours plus d'argent).
Genre : Drame Réalisateur : O. Roehler Acteurs : M. Bleibtreu,   C. Ulmen Année de production 2006 Pays : All Durée : 1h53 Note spectateur : Note presse :
Synopsis (Source Allociné) : Michael et Bruno sont demi-frères, mais vivent de manière diamétralement opposée. Biologiste moléculaire introverti, Michael ne vit que pour ses recherches en génétique. Bruno, au contraire, est l'esclave de ses désirs, et s'abîme dans une quête désespérée du plaisir sexuel.
Mais leur vie change quand ils rencontrent l'amour. Michael retrouve son amie d'enfance, Annabelle, et Bruno découvre en Christiane la partenaire idéale de ses fantasmes. Alors qu'ils pensent que la chance a finalement tourné en leur faveur, leurs deux compagnes,
par un hasard cruel, tombent toutes deux gravement malades.
Abasourdis, Bruno et Michael doivent faire face à ces drames, et choisir s'ils préfèrent vivre
une relation de couple délicate, ou retourner à leurs vies de solitaires...
Ma critique : Autant je n'avais pas vraiment aimé le livre, autant j'ai bien aimé le film. Il faut dire qu'il est très librement adapté. Le livre était composé des trois éléments reliés entre eux : le sexe, la science avec quelques fois des dérives un peu pompeuses et la peur de vieillir. Le héros fait des recherches sur le vieillissement et sent qu'avec l'âge il perd sa puissance sexuelle. Je n'ai pas vraiment compris comment ce livre avait eu autant de succès , probablement son côté porno qui élude les deux autres. Le film, lui, met en mineur le côté scientifique et remplace les études sur vieillissement par des études sur le clonage. Mais, il arrive à mettre en majeur le thème du livre : le mal de vivre à travers le destin de deux frères. Cette réécriture du livre est extrêmement réussie.
Genre : Drame Réalisateur : FH. von Donnersmark Acteurs : T. Thieme,   M. Gedeck Année de production 2006 Pays : All Durée : 2h17 Note spectateur : Note presse :
Synopsis (Source Allociné) : Au début des années 1980, en Allemagne de l'Est, l'auteur à succès Georges Dreyman et sa compagne, l'actrice Christa-Maria Sieland, sont considérés comme faisant partie de l'élite des intellectuels de l'Etat communiste, même si, secrètement, ils n'adhèrent aux idées du parti.
Le Ministère de la Culture commence à s'intéresser à Christa et dépêche un agent secret, nommé Wiesler, ayant pour mission de l'observer. Tandis qu'il progresse dans l'enquête, le couple d'intellectuels le fascine de plus en plus...
Ma critique : Que c'est long ! Je me suis endormi... deux fois ! J'ai eu l'impression de revoir des épisodes de Derrik. ça parle, ça parle et on n'avance pas trop. J'ai trouvé un peu artificielle l'idée du capitaine de la Stasi qui prend fait et cause pour les personnes qu'il espionne. En plus, j'ai l'impression que ces films sur l'ex-Allemagne de l'Est ne sont là que pour rappeler aux Allemands, lassés pour certains de payer encore des impôts pour l'unification, que la réunion des deux allemagnes était nécessaire. Bref, je suis passé complètement à côté de ce film. Je mettrais ça sur le compte de décalage horaire... (je revenais d'Inde)
Genre : Drame Réalisateur : L. Bunuel Acteurs : F. Rey,   C. Bouquet Année de production 1977 Pays : Esp, FR Durée : 1h45 Note spectateur : Note presse : -
Synopsis (Source Allociné) : Lors d'un voyage en train, Mathieu Faber raconte aux passagers de son compartiment ses amours avec Conchita, femme radieuse qu'il poursuit de son obsession à travers l'Europe. Mais elle se dérobe toujours à ses avances...
Ma critique : Deux femmes pour un même rôle : c'est là la grande trouvaille de Bunuel. L'une représente la chaleur torride du sud, l'autre la beauté froide. Toutes vont faire tourner en bourrique pendant tout le film l'amoureux transi Fernando Rey. C'est un film sur le pouvoir féminin et la manipulation mais c'est aussi un film ponctué de surréalisme : les attentats d'un groupuscule des sauveurs de Jésus ou un truc comme ça, l'unique mouche du bar tombant dans le verre du héros, la souris attrapée pendant une discussion entre les deux vrais faux amants. Ces petites allusions permettent de relativiser un peu le sujet et reflètent le regard cynique que Bunuel porte à ses personnages.
Genre : Drame Réalisateur : M. Ripoll Acteurs : L.Sbaraglia,   N. Nimri Année de production 2003 Pays : Esp Durée : 1h46 Note spectateur : Note presse :
Synopsis (Source Allociné) : Adrian est un jeune homme qui peut prédire des événements qui n'ont pas encore eu lieu.
Angela, fille unique issue de la haute société espagnole, a coupé les ponts avec sa famille. De retour d'Amérique latine, elle tente de monter un réseau pour financer sa secte.
Hervé, un ex-policier, a perdu sa femme, son fils et la vue dans un attentat. Il se consacre à sauver les personnes embrigadées dans les sectes.
Ces trois personnes se retrouvent à Madrid. L'objet de leur rencontre est une étrange société appelée Utopia.
Ma critique : Voici l'exemple typique de tout ce que je déteste au cinéma : un scénario tordu à souhait, on y comprend rien. Un enchevêtrement des différentes actions ainsi que des flash-back, tout est fait pour perdre le spectateur. Enfin, un pseudo-esthétisme illustré par les changements de dominantes de couleur - du vert, au sepia - les images brouillées des visions d'Adrian et cerise sur la gâteau, le ralenti au moment d'une des scènes de bataille finale. L'histoire n'a aucun intérêt, on se demande ce que Tchéky Kario et surtout José Garcia dans un rôle de contre-emploi vont faire dans cette galère. Allez, j'arrête de déblatérer, ce film est nul un point c'est tout !
Genre : Drame, Policier Réalisateur : R. Bresson Acteurs : M. Lassalle,   M. Green Année de production 1959 Pays : FR Durée : 1h15 Note spectateur : Note presse : -
Synopsis (Source Allociné) : L'itinéraire de Michel, jeune homme solitaire, fasciné par le vol, qu'il élève au niveau d'un art, persuadé que certains êtres d'élite auraient le droit d'échapper aux lois.
Ma critique : Autant je n'avais pas aimé le minimalisme de "Mouchette", autant j'ai adoré "Pickpocket". C'est peut-être parce que finalement je n'aime pas les films d'enfants ou d'ados.
La façon dont Bresson filme le héros dans son art (car il s'agit bien d'un art !) le fait ressembler à un ballet où les mouvements s'enchaînent avec précision afin d'atteindre leur but. Il s'agit presque d'une leçon de vol. La façon de traiter un thème dans un fim assez court me fait penser au décalogue de Kieslowksi. Ici c'est : "Tu élèveras le vol au niveau d'un art car tu es au-dessus des lois".
Genre : Drame Réalisateur : P. Greenaway Acteurs : B. Dennehy,   C. Webb Année de production 1987 Pays : ITL, UK Durée : 1h58 Note spectateur : Note presse : -
Synopsis (Source Allociné) : Un architecte americain est invite a Rome pour realiser une exposition sur une de ses idoles, l'architecte visionnaire francais Etienne-Louis Boullee. Stourley Kracklite arrive avec sa charmante epouse Louisa. Obsede par son travail, il souffre de maux de ventre et devient paranoiaque tandis que sa femme se tourne vers un jeune architecte italien. Derniere production du plus esthetisant cineaste britannique.
Ma critique : Ce film est tourné dans les décors grandioses des monuments de Rome. La première scène montrant les principaux protagonistes de l'histoire dînant avec au fond le Panthéon fait preuve d'un esthétisme bien recherché : la lumière, la composition et la géométrie du plan sont superbes. Il y a des très belles scènes comme par exemple lorsque l'architecte se fait photographier : la caméra fait un travelling sur un ensemble de photos et la scène se finit en ombres chinoises derrière un rideau.
La musique est aussi omniprésente et notamment sert à illustrer des plans de monuments de Rome. C'est un peu comme dans un autre film de Greenaway, "Meurtre dans un jardin anglais".
Je ne parle pas trop de l'histoire qui est bien faite mais même si elle est en partie originale ne m'a pas complètement convaincu, d'où seulement trois étoiles.
Genre : Drame, Historique Réalisateur : S. Frears Acteurs : H. Mirren,   J. Cromwell Année de production 2006 Pays : FR, UK, US Durée : 1h39 Note spectateur : Note presse :
Synopsis (Source Allociné) : Dimanche 31 août 1997. La princesse Diana meurt des suites d'un accident de voiture survenu sous le pont de l'Alma à Paris. Si cette disparition plonge la planète dans la stupeur, elle provoque en Grande-Bretagne un désarroi sans précédent.
Alors qu'une vague d'émotion et de chagrin submerge le pays, Tony Blair, élu à une écrasante majorité au mois de mai précédent, sent instantanément que quelque chose est en train de se passer, comme si le pays tout entier avait perdu une soeur, une mère ou une fille.
Au château de Balmoral en Ecosse, Elizabeth II reste silencieuse, distante, apparemment indifférente.
Désemparée par la réaction des Britanniques, elle ne comprend pas l'onde de choc qui ébranle le pays. Pour Tony Blair, il appartient aux dirigeants de réconforter la nation meurtrie et il lui faut absolument trouver le moyen de rapprocher la reine de ses sujets éplorés.
Ma critique : Je ne sais pas quelle est la part de vérité dans ce film mais je trouve qu'il montre bien un Reine finalement assez humaine tiraillée entre son mari et sa mère très conservateurs et l'opinion publique et son fils. C'est un peu comme la tragédie d'Antigone (toutes proportions gardées) : Créon pour asseoir son autorité ne peut pas grâcier Antigone même si ses sentiments personnels l'y poussent. Diana ne fait plus partie de la famille royale, elle n'a pas donc pas droit à des funérailles nationales. La différence entre Créon et Elisabeth II : Créon était tout puissant, la Reine fait comme si elle l'était encore (voir notamment comment elle se comporte avec le Premier Ministre même si elle n'y croit pas trop). La ressemblance : Créon doit sacrifier Antigone à son pouvoir sous peine de se faire renverser, la Reine aurait dû sacrifier ses principes à l'opinion publique sous peine de se faire renverser.
Genre : Comédie Réalisateur : P. Leconte Acteurs : T. Lhermite,   G. Jugnot Année de production 2005 Pays : FR Durée : 1h37 Note spectateur : Note presse :
Synopsis (Source Allociné) : En 1978, Popeye, Gigi, Jérôme, Bernard, Nathalie et Jean-Claude faisaient connaissance en Côte d'Ivoire dans un club de vacances. Amours, coquillages et crustacés.
Un an plus tard, retrouvailles du groupe d'amis à Val d'Isère. Tire-fesses, fartage et pistes verglacées.
Après le Club Med et le ski, ils n'ont cessé de se voir, de se perdre de vue, de se retrouver, de se reperdre, de se revoir pour des semaines de vacances volées à une vie civile assommante.
Depuis quelques années, ils se retrouvent chaque été, pour une semaine, au Prunus Resort, hôtel de luxe et de bord de mer, dont Popeye s'occupe plus ou moins bien en tant que gérant, et qui appartient à sa femme, Graziella Lespinasse, héritière d'une des plus grosses fortunes italiennes.
Que sont devenus les Bronzés 27 ans après ? Réponse hâtive : les mêmes, en pire.
Ma critique : Bon, je viens de rentrer trois critiques d'un coup et je suis un peu crevé donc je vais être assez laconique : ce film est super méga hyper naze ! Je savais avant de le regarder que les critiques étaient plutôt moyennes mais à ce point là ! Où est passé l'esprit des deux premiers opus ? Les bronzés ont bien vieili et leur humour aussi. La thalasso au pruneau est de la pire crétinerie. Je n'ai pas rigolé une seule fois pendant le film.
L'unique étoile que j'attribue à ce film récompense le sens marketing des acteurs : avec de la boue, ils ont réussi à faire de l'or (au sens propre). Je ne regrette pas de ne pas l'avoir vu au cinémac comme plus de dix millions de personnes.
Genre : Drame, Thriller Réalisateur : A. Gonzales Inarritu Acteurs : B. Pitt,   C. Blanchett Année de production 2005 Pays : US Durée : 2h15 Note spectateur : Note presse :
Synopsis (Source Allociné) : En plein désert marocain, un coup de feu retentit. Il va déclencher toute une série d'événements qui impliqueront un couple de touristes américains au bord du naufrage, deux jeunes Marocains auteurs d'un crime accidentel, une nourrice qui voyage illégalement avec deux enfants américains, et une adolescente japonaise rebelle dont le père est recherché par la police à Tokyo. Séparés par leurs cultures et leurs modes de vie, chacun de ces quatre groupes de personnes va cependant connaître une même destinée d'isolement et de douleur...
Ma critique : Je m'attendais à un bon film : j'ai bien aimé "21 grammes" et les critiques étaient bonnes. Je ne m'attendais pas à un excellent film. Quand je pense qu'au début je voulais aller voir "Molière" avec Romain Duris ! En voyant "Babel" on prend une vraie baffe :
- l'histoire est dramatique à souhait. On se demande quand cela va s'arrêter. Ce film est un film sur l'incompréhension et la non-communication : incompréhension entre le couple Blanchett-Pitt, incompréhension entre l'adolescente japonaise, son père et les non sourds, incompréhension entre le douanier américain et la nounou mexicaine clandestine, incompréhension du gouvernement US qui voit du terrorisme partout. C'est un film très pessimisste qui se finit bien. C'est aussi un film très ouvert. Enfin, le scénario mêlant trois actions simultanées mais décalées dans la narration est très bien fait et ne cherche pas du tout à perdre le spectateur.
- des images superbes notamment toutes les scènes non parlées où seule la musique et les images parlent. Une mention spéciale pour la scène suivant la prise d'ectasy des ados japonais.
La seule chose qui ait gâché mon plaisir est un couple qui ne faisait que parler pendant le film. Quand on aime pas un film on s'en va ! Quand on aime pas le cinéma, on regarde la télévision avec une bière et des pop-corns !
Genre : Comédie Réalisateur : J. Renoir Acteurs : M. Simon,   C. Granval Année de production 1932 Pays : FR Durée : 1h33 Note spectateur : Note presse :
Synopsis (Source Allociné) : Boudu, clochard parisien, se jette à la Seine. Repêché par un libraire aux idées libérales, il sème l'anarchie dans la famille.
Ma critique : J'aime bien le sujet du clochard qui sème la zizanie parmi les bourgeois aux idées larges. Michel Simon est excellent dans le rôle du type qui se fiche un peu de tout et renonce même à la fin à tous ses biens matériels pour redevenir un clochard. Il trouve les bourgeois si pitoyables qu'il n'a pas envie de devenir comme eux et surtout, il a envie de pouvoir toujours se moquer d'eux.
Je n'ai pas mis quatre étoiles car je trouve que l'année de réalisation du film (1932) n'excuse pas tout : les mises au point sont parfois approximatives (à moins que cela soit fait exprès mais alors j'ai du mal à saisir l'intérêt mis à part quelque fois où l'on s'aperçoit que dans un plan flou apparaît juste après le sujet qui lui est au point), les mouvements de caméra sont par moments un peu trop saccadés et mécaniques. Et puis, il y a la scène sur les quais de Paris qui préfigure le néo-réalisme d'après-guerre. Ceux d'entre vous qui lisent un peu mes critiques savent ce que je pense du néo-réalisme !
A noter le fil rouge tout a long du film : la flûte. Amusant !
Genre : Aventure, Drame Réalisateur : W. Petersen Acteurs : J. Lucas,   K. Russell Année de production 2005 Pays : US Durée : 1h38 Note spectateur : Note presse :
Synopsis (Source Allociné) : Une nuit de Saint Sylvestre festive a commencé au milieu de l'Atlantique Nord, sur le luxueux navire de croisière Poséidon. De nombreux passagers se sont rassemblés dans l'opulente salle de bal pour fêter dignement l'événement avec le capitaine Bradford.
Pendant ce temps, le second scrute avec inquiétude l'horizon du haut de la passerelle. La menace surgit en quelques secondes, sous la forme d'une vague géante de plus de 30 mètres de haut, fonçant à toute allure sur le navire. Le second redresse la barre pour éviter un choc frontal, mais il est déjà trop tard.
La muraille d'eau se fracasse avec une violence inouïe sur le paquebot qu'elle retourne, quille en l'air. Quelques centaines de rescapés se retrouvent dans la salle de bal, encore intacte quoique située sous la ligne de flottaison...
Ma critique : Je me disais bien que j'allais me régaler en voyant ce film. Il a dépassé mes espérances. Tous le canons du genre film catastrophe ont été respectés : on introduit d'abord un par un les personnages, leurs petits problèmes personnels, bref on s'attache à eux. Puis, le bâteau se retourne : effets spéciaux, cris, des morts partout ! Ensuite, seul et contre tous, le héros décide d'emmener avec lui une petite troupe. Evidemment, les deux personnages les plus insignifiants de la troupe meurent les premiers (insignifiants car on ne sait quasiment rien sur eux, c'est à dire à peine moins que sur les autres). Puis, un personnage un peu plus attachant meurt. Un peu d'explosion par ci, par là puis vient le climax : le sacrifice ! Le père se sacrifie à la place de son futur gendre pour que sa fille puisse se marier avec lui. C'est chouette ça ! Enfin, ils sortent du bâteau et les hélicoptères arrivent pour les sauver. Tout ça est emballé en à peine plus d'une heure trente. On a même pas le temps de s'ennuyer. Et puis comme ça, ça coûte moins cher à la production.
Au final, une étoile poue m'avoir fait bien rigoler !
Genre : Drame, Historique Réalisateur : O. Stone Acteurs : N. Cage,   M. Pena Année de production 2005 Pays : US Durée : 2h10 Note spectateur : Note presse :
Synopsis (Source Allociné) : 11 septembre 2001. Une chaleur étouffante règne dès le lever du jour dans les rues de New York. Will Jimeno, du Port Authority Police Department, se demande s'il ne va pas prendre un jour de congé pour s'adonner à la chasse à l'arc. Il choisit finalement de se rendre au travail et rejoint le sergent John McLoughlin, alors que celui-ci et ses collègues du PAPD commencent leur tournée quotidienne dans les rues de Manhattan. Une journée banale qui commence comme tant d'autres...
Sitôt l'alerte donnée, cinq policiers, dont McLoughlin et Jimeno, se rendent au World Trade Center et s'introduisent dans les Tours jumelles. McLoughlin et Jimeno survivent par miracle à l'effondrement des gratte-ciel. Ils se retrouvent piégés sous plusieurs tonnes de béton, de charpentes métalliques tordues, de verre et de gravats...
Ma critique : Pourquoi ai-je mis trois étoiles à ce film ? Certainement pas à cause des images mièvres des apparitions du Christ ni pour le bon patriote qui retourne dans les Marines pour aller casser de l'Irakien (même si je pense que cela valait le coup de parler aussi de cet aspect des choses : le 11 septembre a beaucoup renforcé le patriotisme et la nationalisme américain et pas uniquement chez les ploucs du Middle-West).
Ce que j'ai aimé, c'est qu'Oliver Stone a évité tous les écueils de ce type de film. Il aurait pu montrer sous tous les plans les avions s'écrasant sur les tours avec moults effets spéciaux et les tours s'écroulant au ralenti. Que nenni ! On voit seulement à un moment donné l'ombre de l'un des avions avant qu'il ne s'écrase. A part une personne qui saute de la tour (pas forcément de bon goût), on ne voit aucun mort. Et c'est peut-être cela qui a déçu. Le public s'attendait peut-être à un film respectant bien le genre catastrophe : quelques personnages principaux dont seulement une partie va s'en sortir (avec au passage certains qui vont se sacrifier pour la survie des autres) et beaucoup d'anonymes qui vont tous mourir. Et bien c'est raté ! Les deux héros s'en sortent après un huis clos bien fait. Il n'était pas nécessaire de remontrer des images qui nous ont tous marquées (voir ma critique sur "Vol 93") mais plutôt faire réaliser que ce drame était la somme de plusieurs milliers de catastrophes individuelles. C'est très réussi.
Genre : Drame Réalisateur : N. Moretti Acteurs : N. Moretti,   L. Morante Année de production 2001 Pays : ITL, FR Durée : 1h35 Note spectateur : Note presse :
Synopsis (Source Allociné) : Dans une petite ville du Nord de l'Italie, Giovanni mène une vie paisible, entouré de sa femme, Paola, et de ses deux enfants déjà adolescents : Irene, l'aînée, et Andrea, le cadet.
Giovanni est psychanalyste. Dans son cabinet qui jouxte son appartement, ses patients lui confient leurs névroses, tandis que sa vie privée est réglée par un tissu d'habitudes : lire, écouter de la musique et s'épuiser dans de longues courses à travers la ville.
Un dimanche matin, Giovanni est appelé en urgence par un patient. Il ne peut aller courir avec son fils, comme il le lui avait proposé. Andrea part plonger avec ses amis. Il ne reviendra pas...
Ma critique : C'est vrai qu'il est plus facile de faire pleurer que de faire rire et le sujet s'y prête complètement (la mort d'un fils). Mais, je trouve que le sujet est traité avec pudeur et justesse. L'auteur décrit très bien le processus de deuil (cf. aussi ma critique sur "Trois couleurs - Bleu") mélange de culpabilité (illustré par les scènes où Moretti essaye de réinventer le passé), de négation et finalement d'acceptation (la voyage façon mini "road movie" en est le moyen). Pas grand chose à dire de plus, la mise en scène discrète s'efface complètement derrière le sujet et c'est tout ce qu'on lui demande.
Genre : Drame Réalisateur : FW. Murnau Acteurs : E. Jannings,   M. Delschaft Année de production 1924 Pays : All Durée : 1h30 Note spectateur : - Note presse : -
Synopsis (Source Allociné) : Un portier de grand hôtel, si fier de sa livrée, esr relégué à la garde des lavabos quand son âge ne lui permet plus de porter les bagages des voyageurs... Méprisé par ses employeurs, humilié par son entourage, il sombrera dans la déchéance avant de retrouver sa gloire perdue.
Ma critique : Autant j'avais trouvé la mise en scène de "Faust" (de Murnau aussi) ringarde, autant j'ai trouvé ce film très bien fait. Evidemment, il fait partie du mouvemment expressioniste allemand des années 20, donc je suis par définition conquis : beaux mouvements de caméras (travelling arrière, vertical,...), belles images (notamment au début du fim, le tourniquet de l'hôtel), scène de rêve filmée en flou et surimpression, et surtout... pas d'intertitres. Ce manque d'intertitres permet de renforcer la puissance de l'image qui fait office de langage. L'histoire n'est pas spécialement originale mais montre qu'à chaque niveau de l'échelle sociale on peut trouver une fierté à sa situation. En revanche la deuxième fin (qui rajoute dix minutes au film) est crétine et n'apporte rien du tout. Cette "happy end" a due être faite pour le public US.
Genre : Fantastique, Drame Réalisateur : N. Burger Acteurs : E. Norton,   P. Giamatti Année de production 2006 Pays : Tchéquie, US Durée : 1h50 Note spectateur : Note presse :
Synopsis (Source Allociné) : Vienne, dans les années 1900. Surgit un jour le charismatique et mystérieux illusionniste Eisenheim, qui ne tarda pas à devenir l'homme le plus célèbre de la ville, l'incarnation vivante d'une magie à laquelle personne n'osait plus croire...
Mais la gloire d'Eisenheim est intolérable au Prince héritier Leopold, dont la popularité décroît à mesure que grandit celle de ce showman consommé. Rationaliste convaincu, avide de pouvoir, le Prince a une raison supplémentaire de jalouser Eisenheim : ce dernier fut le grand amour de jeunesse de sa fiancée, la belle Sophie von Teschen, qui nourrit encore pour lui de très tendres sentiments.
Décidé à écarter ce rival, Leopold charge son homme de confiance, l'inspecteur Uhl, d'enquêter sur l'illusionniste et de dévoiler ses impostures. Une partie serrée s'engage entre les deux hommes...
Ma critique : L'illusionniste, c'est "Shakespeare in love" version Gérard Majax. Il est magicien fils d'ébéniste, elle est duchesse et va se marier avec le prince héritier, ils s'aiment depuis l'enfance, le prince est jaloux, qui va gagner ? Il fallait une fin heureuse même si elle est aux dépens de la moralité. Encore une concept purement ricain : on peut pousser quelqu'un au suicide car il est mauvais même s'il n'est pas responsable des fautes qui lui sont reprochées. A la fin du film, on passe de Majax à "Mission Impossible", crétin ! Encore une dernière remarque pour le réalisteur : le policier retrouve des indices dans la paille de l'écurie plusieurs jours (ou même semaines) après le meurtre. On voit qu'il n'a jamais foutu les pieds dans une écurie ou que le chevaux à Hollywood ne chient jamais, mais il est fort probable que la paille ait été changée plusieurs fois depuis le meurtre et donc qu'il n'y ait plus d'indice.
Bon, j'arrête d'user mon clavier, mais ce film a l'air tellement pâle par rapport à celui que je viens de voir (critique demain !) que je me demande s'il mérite encore une étoile !
Genre : Drame Réalisateur : Y. Ozu Acteurs : C. Ryu,   C. Higashiyama Année de production 1953 Pays : Japon Durée : 2h16 Note spectateur : Note presse : -
Synopsis (Source Allociné) : Un couple de personnes âgées rend visite à leurs enfants à Tokyo. D'abord reçus avec les égards qui leur sont dûs, ils deviennent bientôt dérangeants dans leur vie quotidienne.
Ma critique : Je suis fier d'avoir pu amener avec moi trois amis pour aller voir ce film. Mais, pendant la première heure, j'ai eu un peu peur de me faire pas mal charrier une fois la séance finie. Heureusement (pour moi !), la deuxième heure est superbe. En fait, Ozu, c'est l'anti-Bergman. Il traite comme Bergman de l'incommunicabilité entre les êtres : les rapports entre les enfants et leurs parents sont polluées par les us et coutumes japonais. Il ne parlent pas, ils échangent des politesses. Ce qui le différencie de Bergman, c'est que cela reste sur le même ton tout au long du film. Il n'y a pas d'explosion comme dans "Sonate d'Automne". Mais, en fait, je pense que c'est pire : les parents se font balader par leurs enfants comme des paquets de linge sale sans jamais rien dire et en gardant toujours leur sourire convenu. Ce film aurait pu faire partie du Décalogue de Kieslowksi : "Tu honoreras ton père et ta mère" (il faut que j'aille le voir !), c'est une description cruelle et froide de l'égoïsme et une critique du matérialisme.
Le film est un peu long, c'est vrai (c'est peut-être pour cela que je n'ai mis que trois étoiles) mais si je repense à ma critique de "Mouchette", là finalement, la longueur sert le film et permet au dénouement d'avoir beaucoup plus de force.
Genre : Drame Réalisateur : R. Bresson Acteurs : N. Nortier,   JC. Guilbert Année de production 1967 Pays : FR Durée : 1h22 Note spectateur : Note presse : -
Synopsis (Source Allociné) : Mouchette, au seuil de l'adolescence, vit dans une campagne miserable. Elle est temoin d'une dispuste entre le garde-champetre et un braconnier. Un peu plus tard dans la nuit, le braconnier la viole.
Ma critique : Aïe : il y a marqué chef d'oeuvre sur le dos de la pochette du DVD. Moi, je suis resté sur ma faim. L'aspect minimaliste m'a fait presque penser aux haïku (pour ceux qui ne le savent pas, un haïku est un poème japonais très court mais en même temps très expressif. Un exemple : " Dans le vieil étang / Une grenouille saute
/ Un ploc dans l'eau"). Cela aurait pu me plaire si le film avait été un peu plus long. Là, j'ai trouvé que le film était trop en nuances et ne suscitait pas assez la réflexion. D'autre part, l'aspect réaliste du film n'a pas arrangé les choses. Je privilégie toujours autant l'expressionisme par rapport au réalisme. J'ai encore "Pickpocket" dans ma pile de DVD à regarder. J'espère qu'il me fera aimer un peu plus les films de Bresson.
Genre : Comédie Réalisateur : L. Tuel Acteurs : F. Luchini,   J. Hallyday Année de production 2005 Pays : FR Durée : 1h30 Note spectateur : Note presse :
Synopsis (Source Allociné) : Fabrice, cadre moyen, est un fan absolu de Johnny Hallyday, peut-être même le plus grand... Mais un jour, il se réveille dans une réalité différente, un monde parallèle où Johnny n'existe pas.
Perdu, orphelin, il se met alors à la recherche de Jean-Philippe Smet, pour savoir ce qu'il est devenu dans cette autre dimension, et lorsqu'il le retrouve enfin, c'est pour découvrir un patron de bowling, un type comme les autres qui n'est jamais devenu une star.
Fabrice n'a plus qu'un seul but : ressusciter son idole, réveiller le "Johnny" qui sommeille en Jean-Philippe.
Mais Jean-Philippe peut-il devenir en quelques mois ce que Johnny Hallyday a mis des années à construire ?
Les deux compères ont 40 ans de "Johnny" à rattraper !
A travers l'aventure de ce pari impossible, une amitié extraordinaire va naître entre les deux hommes...
Ma critique : J'avais pris deux bonnes résolutions en ce début d'année. D'abord boycotter le blog de Loïc Le Meur car, je trouve lamentable de profiter d'un blog sur le Web et les nouvelles technologies pour en faire la tribune d'un candidat aux élections présidentielles (en l'occurrence Nicolas Sarkozy. Mais cela aurait été quelqu'un d'autre, cela n'aurait rien changé !). Ensuite, boycotter Johnny Hallyday car je trouve que lorsqu'on est un chanteur français avec un public français, la moindre des choses c'est de payer ses impôts en France !
Je n'ai pas respecté ma deuxième résolution puisque j'ai vu "Jean-Philippe". Et finalement je n'ai pas regretté. Malgré les pitreries de Luchini qui ont tendande à m'énerver (il dérive un peu comme Louis de Funès à la fin de sa vie), quelques contre plongées un peu hasardeuses et surtout à un moment du film des transitions de plans façon Windows Movie Maker (même moi, je n'utilise qu'au maximum le fondu enchaîné), ce film est très attachant. Si on sort un peu dans la comédie facilo-facile, on trouve une belle réflexion sur le destin, le bonheur (finalement, Jean-Philippe n'a pas besoin d'être Johnny Hallyday pour réussir sa vie), la persévérance et l'amitié. Et pour couronner le tout... Johnny Hallyday a quand même toujours une belle voix.
Enfin, j'ai trouvé le clin d'oeil à "Podium" bien approprié évitant ainsi de le prendre pour une de ses pâles copies.
Genre : Comédie Réalisateur : V. Lemercier Acteurs : V. Lermercier,   L. Wilson Année de production 2004 Pays : FR Durée : 1h40 Note spectateur : Note presse :
Synopsis (Source Allociné) : Une orthophoniste toute simple, mais mariée au fils cadet du roi, devient reine malgré elle à la mort du monarque... Et ça rigole pas tous les jours sous les couronnes... Ou alors si.
Ma critique : Nul ! La première fois, j'ai craqué au bout d'une demie-heure. La deuxième, je me suis endormi au beau milieu mais j'ai quand même vu la fin. C'est sensé être un parallèle avec la vie de Diana ? Lambert Wilson est sensé être drôle ? Catherine Deneuve est sensé être crédible ? En prime : navet de bronze !
Genre : Comédie Réalisateur : M. Forster Acteurs : W. Ferrell,   E. Thompson Année de production 2006 Pays : US Durée : 1h46 Note spectateur : Note presse :
Synopsis (Source Allociné) : Un beau matin, Harold Crick, un obscur fonctionnaire du fisc, entend soudain une voix de femme qui se met à commenter tout ce qu'il vit, y compris ses pensées les plus intimes. Pour Harold, c'est un cauchemar qui dérègle sa vie parfaitement agencée, mais cela devient encore plus grave lorsque la voix annonce qu'il va bientôt mourir...
Harold découvre que cette voix est celle d'une romancière, Karen Eiffel, qui s'efforce désespérément d'écrire la fin de ce qui pourrait être son meilleur livre. Il ne lui reste plus qu'à trouver comment tuer son personnage principal : Harold ! Elle ignore que celui-ci existe, qu'il entend ses mots et connaît le sort qu'elle lui réserve...
Pour s'en sortir vivant, Harold doit changer son destin. Sa seule chance est de devenir un personnage de comédie, puisque ceux-ci ne sont jamais tués...
Ma critique : Alors là chapeau ! Comment peut-on être abonné à des merdes du genre "Ma sorcière bien aimée" et faire ce film ? Je veux parler de Will Ferrell. Le film débute avec des surimpressions style "Amélie Poulain" (le nombre de fois que le héros se brosse les dents, le nombre de pas qu'il fait pour rejoindre son bus), ce n'est pas du grand original mais c'est très approprié pour décrire la vie bien minutée du héros.
Mais ce que j'ai surtout adoré dans ce film, c'est toute la partie autour du choix entre la tragédie et la comédie. Ceux qui ont lu mes critiques ont vu que dans les deux cas tout ne tient à pas grand chose pour basculer soit dans la tragédie, soit dans la comédie. Dans ce film, c'est très bien décrit. Et le fait de changer au dernier moment la fin pour finir en comédie peut peut-être aux yeux de Dustin Hoffman être un gâchis, mais, je pense que finalement la fin n'a pas forcément autant d'importance. Ce qui compte c'est le voyage et non le point d'arrivée. Ce thème et d'ailleurs très bien développé dans "Stalker" de Tarkovski (qui arrive à faire d'un roman de science-fiction correct un chef d'oeuvre) : pour atteindre la chambre des désirs, les héros font un chemin semé d'embûches. Finalement, le physicien ne fait pas sauter la chambre des désirs comme il l'avait prévu et renonce aussi à faire exaucer un voeu car, il s'aperçoit que lors de ce voyage et de ses épreuves il a répondu à ses questions et la solution n'est pas forcément dans la destruction.
En fait, on devrait éviter d'avoit son avis sur un film perturbé par la qualité de sa fin et plutôt s'intéresser au cheminement de l'action qui a amené à cette fin...
Genre : Policier, Fantastique Réalisateur : T. Scott Acteurs : D. Washington,   J. Cazaviel Année de production 2005 Pays : US Durée : 2h10 Note spectateur : Note presse :
Synopsis (Source Allociné) : Alors qu'il enquête sur l'explosion d'une bombe sur un ferry à la Nouvelle Orléans, l'agent Doug Carlin se voit enrôlé au sein d'une nouvelle cellule du FBI ayant accès à un appareil gouvernemental top secret permettant d'ouvrir une "fenêtre sur le temps", et ainsi de retrouver les preuves nécessaires à l'arrestation d'importants criminels. Cette fenêtre permet d'observer des évènements dans le passé s'étant déroulés quatre jours, six heures et quelques minutes auparavant... pas une de plus, pas une de moins.
Durant son investigation, Doug va découvrir que ce que la plupart des gens pensent n'être qu'un effet de leur mémoire est en fait un don bien plus précieux, une force qui le mènera vers une course contre la montre pour sauver des centaines d'innocents.
Ma critique : Ceux qui ont lu ma critique sur "Timecop 2" (qui mériterait d'ailleurs un navet d'argent !) ont vu que je n'étais pas un fana des films sur les voyages dans le temps. Cela amène à des réflexions tellement tordues sur les conséquences du changement du passé. En fait, sans le savoir Denzel Washington a peut-être sauvé un futur dictateur qui va envoyer une bombe atomique sur New-York. Fallait peut-être mieux faire péter la bombe ! Ou encore, si Denzel Washington n'avait pas sauvé les passagers du bateau, il n'aurait jamais rencontré sa dulciné avec qui il va enfanter le sauveur du monde ! Ben voyons. On verra peut-être ça dans l'opus 2. Et si on avait tué Hitler en 1930 ou même mieux s'il avait été condamné à mort après le putsch de 1923 ? Ben, je ne suis pas sûr que cela aurait changé grand chose. Le contexte économique (le crise de 1929), politique (l'échec de la république de Weimar et la peur du communisme) et diplomatique (le diktat de Versailles si mal vécu par les allemands) aurait peut-être aussi entraîné l'émergence d'un autre dictateur que la bourgeoise allemande aurait plébiscité autant qu'Hitler par crainte du communisme. Et si Hitler n'avait pas détourné une partie des ses communications, fonctionnaires et soldats en exterminant les juifs et se privant ainsi d'une main d'oeuvre pour les usines d'armements... Peut-être qu'il aurait gagné la guerre.
En supprimant des petites causes, un seul homme,... on croit supprimer les conséquences mais en fait, on crée aussi d'autres conséquences qui peuvent créer d'autres causes etc...
Revenons au film : le fait que l'on puisse voir ce qui s'est passé quatre jours x heures (j'ai oublié) et que finalement on puisse y aller, c'est d'une débilité profonde et archi-utilisé dans le cinéma ("Terminator", "Superman", "Le machine à explorer le temps",...). Je ne sais pas encore pourquoi j'ai mis une étoile à ce film. En fait, j'ai la flemme de rentrer dans ma base de données et de changer la note. Peut-être aussi que l'Oscar de Denzel Washington m'impressionne encore...
Genre : Policier, Thriller Réalisateur : M. Scorsese Acteurs : L. Di Caprio,   M. Damon Année de production 2006 Pays : US Durée : 2h30 Note spectateur : Note presse :
Synopsis (Source Allociné) : A Boston, une lutte sans merci oppose la police à la pègre irlandaise.
Pour mettre fin au règne du parrain Frank Costello, la police infiltre son gang avec "un bleu" issu des bas quartiers, Billy Costigan.
Tandis que Billy s'efforce de gagner la confiance du malfrat vieillissant, Colin Sullivan entre dans la police au sein de l'Unité des Enquêtes Spéciales, chargée d'éliminer Costello. Mais Colin fonctionne en "sous-marin" et informe Costello des opérations qui se trament contre lui.
Risquant à tout moment d'être démasqués, Billy et Colin sont contraints de mener une double vie qui leur fait perdre leurs repères et leur identité.
Traquenards et contre-offensives s'enchaînent jusqu'au jour où chaque camp réalise qu'il héberge une taupe. Une course contre la montre s'engage entre les deux hommes avec un seul objectif : découvrir l'identité de l'autre sous peine d'y laisser sa peau...
Ma critique : C'est bien fait et j'aime bien le déroulement de l'histoire. Le parallèlle entre les deux infiltrés et leur difficulté de jouer toute la journée leur rôle est intéressant et original. En plus, comme tout ceci est servi par de grands acteurs (Jack Nicholson, Matt Damon, Leonardo Di Caprio), ça passe plutôt bien. En revanche, je trouve la fin un peu trop sanglante à mon goût (les balles dans la tête et la traînée de sang...), Scorsese aurait pu éviter sans nuire au film. Rappelez-vous : toujours suggérer et ne pas trop en montrer : cela suscite plus l'imagination du spectateur et en en plus ça copute moins cher en maquillage ou effets spéciaux ! Enfin, je ne finirais pas cette critique sans saluer la star du film : le téléphone portable. On ne voit que lui !
Genre : Fantastique, Action Réalisateur : B. Singer Acteurs : B. Routh,   K. Boswoth Année de production 2005 Pays : AUS, US Durée : 2h34 Note spectateur : Note presse :
Synopsis (Source Allociné) : Alors qu'un ennemi de longue date, Lex Luthor, tente de l'affaiblir en lui dérobant tous ses superpouvoirs, Superman doit faire face à un problème d'un autre genre : Lois Lane, la femme qu'il aime, est partie mener une nouvelle vie loin de lui. Mais l'a-t-elle vraiment oublié ?
Le retour de Superman sera donc ponctué de nombreux défis puisqu'il devra se rapprocher de son amour tout en retrouvant sa place au sein d'une société qui semble ne plus avoir besoin de lui. En tentant de protéger le monde qu'il aime de la destruction totale, Superman se retrouve au centre d'une aventure incroyable qui le mènera des fonds de l'océan à des milliers d'années lumière de notre galaxie.
Ma critique : C'est amusant de revoir Superman après tout ce temps. Ca me rappelle mon adolescence. J'ai eu un petit pincement au coeur quand je l'ai revu voler avec son costume ringard. Mais bon, ça va pas plus loin que ça... Au suivant !
Genre : Aventure, Action Réalisateur : M. Campbell Acteurs : A. Banderas,   C. Zeta-Jones Année de production 2004 Pays : US Durée : 2h10 Note spectateur : Note presse :
Synopsis (Source Allociné) : En 1850, la Californie aspire à devenir le 31e Etat de l'Union, mais les membres de la mystérieuse confrérie médiévale des Chevaliers d'Aragon sont décidés à l'en empêcher par tous les moyens... Les paysans doivent aussi se défendre contre Jacob McGivens, qui s'empare de leurs terres par la force. Seul Zorro pourrait intervenir...
Joaquin, le fils de Don Alejandro de la Vega et de son épouse Elena, a aujourd'hui 10 ans et ignore tout de l'identité secrète de son père. Elena voudrait qu'Alejandro abandonne ses activités de justicier pour se consacrer enfin à sa famille. Lorsque face à l'urgence, il décide néanmoins d'enfiler le légendaire masque de Zorro, Elena se sent trahie et demande le divorce.
Armand, un aristocrate français qui vient de s'installer en Californie, en profite pour faire la cour à la jeune femme... tout en continuant à diriger secrètement les Chevaliers d'Aragon...
Ma critique : Encore une suite ! Et celle là vaut son pesant de cacahouètes : histoire débile (une confrérie de pseudo-chevaliers veut détruire la puissance émergente des Etats-Unis), Antonio Banderas ridicule tellement il en rajoute dans ses attitudes et ses cascades, un film beaucoup trop long. Bref pas grand chose pour ce film qui sent les dollars à plein nez mis à part le beau sourire de Catherine Zeta-Jones.
Genre : Comédie Réalisateur : P. Salvadori Acteurs : A. Tautou,   G. Elmaleh Année de production 2006 Pays : FR Durée : 1h43 Note spectateur : Note presse :
Synopsis (Source Allociné) : Jean, serveur timide d'un grand hôtel, passe pour un milliardaire aux yeux d'Irène, une aventurière intéressée.
Quand elle découvre qui il est réellement, elle le fuit aussitôt. Mais Jean, amoureux, se lance à sa poursuite et la retrouve sur la Côte d'Azur.
Rapidement ruiné, il finit par adopter le mode de vie de celle qu'il aime et s'installe comme homme de compagnie dans un magnifique palace.
Ce nouveau statut le rapproche d'Irène qui accepte enfin sa présence. Elle lui donne alors des conseils et sans s'en rendre compte, s'attache de plus en plus à lui...
Ma critique : Je ne suis pas un fana de Gad Elmaleh mais j'ai voulu être sympa en allant voir ce film. J'ai été très heureusement surpris. C'est une belle comédie bien rythmée avec une fin morale et prévisible. A noter Audrey Tautou, toujours aussi pétillante et superbe dans son rôle de peste.
Genre : Comédie Réalisateur : N. Ephron Acteurs : N. Kidman,   W. Ferrell Année de production 2005 Pays : US Durée : 1h42 Note spectateur : Note presse :
Synopsis (Source Allociné) : Isabel, sublime sorcière déterminée à vivre sans sorcellerie, part à Hollywood afin de trouver l'amour parmi les mortels. Là-bas, elle rencontre Jack, un acteur qui la persuade de jouer à ses côtés dans le remake de la célèbre série Ma sorcière bien aimée. Nos deux héros vont tomber amoureux, et provoquer malgré eux une collision entre leurs deux univers.
Ma critique : J'ai l'impression d'avoir vu cent fois ce type film. C'est sans surprise : on sait que cela va bien finir malgré les péripéties. Je n'ai regardé la fin que d'un oeil tout en surfant sur le net. Nicole Kidman n'arrive même pas à relever le niveau.
Genre : Comédie Réalisateur : J. Huston, K. Hughes, V. Guest Acteurs : P. Sellers,   D. Niven Année de production 1967 Pays : US Durée : 2h10 Note spectateur : Note presse : -
Synopsis (Source Allociné) : Sir James Bond se repose dans son chateau d'Ecosse. C'est alors que les quatre chefs secrets des grandes puissances le supplient d'accomplir une dernière mission. Pour le convaincre, ils font sauter sa demeure. Le grand Bond se décide alors à agir et à démasquer celui qui fait peser une terrible menace sur le monde.
Ma critique : Après la version 2006, j'ai enfin vu la version de 1967. Il s'agit d'une parodie des James Bond fondée sur le même livre de Fleming que la version de 2006. Il y a une débauche d'acteurs connus dans ce film : Peter Sellers, David Niven, Woody Allen, Orson Welles, John Huston et même... Peter O'Toole dans un tout petit rôle. Je trouve que Peter Sellers est le meilleur de tous, il supporte toute le deuxième partie du film alors que David Niven est un peu moins crédible. Il y a des gens comme cela : quoiqu'ils disent, on rigole. Cela tient aussi bien de leur physique, leur posture, le ton de leur voix que de ce qu'ils disent. On retrouve comme dans les James Bond les noms tartes de James Bond Girl : Bouton d'Or, Bellecuisse... Tout un programme !
Enfin, la fin est délirante à souhait.
Genre : Comédie, Romance Réalisateur : E. Lartigau Acteurs : A. Chabat,   C. Gainsbourg Année de production 2005 Pays : FR Durée : 1h30 Note spectateur : Note presse :
Synopsis (Source Allociné) : La vie est facile pour Luis, 43 ans, célibataire heureux, épanoui dans son métier, aimé, choyé, couvé par sa mère et ses cinq soeurs. Cela aurait pu durer toute une vie, mais voilà...
Lassées de le materner, celles-ci décident qu'il est temps pour lui de se marier. Le plus vite possible ! Cerné par sa famille qui ne pense plus qu'à ça, il élabore un plan : trouver la femme parfaite qui va se faire passer pour sa fiancée et qui va lâchement l'abandonner le jour du mariage. Après ça, plus personne n'osera même prononcer le mot mariage devant lui. Mais comment trouver cette perle rare ? Luis ne voit qu'une solution : la louer !
Et justement, Emma, la soeur de son meilleur ami et collègue, vient d'arriver à Paris et cherche du travail. Ça y est, le plan est en route. Au bout, la liberté pour Luis. Les plans, c'est bien sur le papier. Mais dans la vie, ça peut s'emballer...
Ma critique : Je m'attendais à une petite comédie frenchie bien sympa. Et finalement, c'est encore mieux que cela. D'accord, on sait dès le début que cela va bien finir et le réalisateur use des ficelles classiques de la comédie (vers la fin du film, tout va mal puis, finalement tout s'arrange comme par magie). Les dialogues sont bien faits, le sujet est original mais ce sont surtout les acteurs qui sont excellents et notamment Charlotte Gainsbourg qui est formidable. Bref, à voir pour se changer les idées tout en regardant un spectacle de qualité.
Genre : Drame Réalisateur : W. Herzog Acteurs : Bruno S.,   W. Ladengast Année de production 1974 Pays : All Durée : 1h50 Note spectateur : Note presse : -
Synopsis (Source Allociné) : Kaspar enferme depuis l'enfance decouvre le monde sous la conduite bienveillante du professeur Daumer. Il va vite se heurter aux codes et carences de ce nouvel univers qui va jusqu'a broyer son existence et son humanite.
Ma critique : Je n'avais encore jamais vu de films de Werner Herzog. Encore une lacune à ma culture cinématographique. Je commence bien avec ce film ! Il est tout simplement fantastique. Au début, je me suis cru dans un film de Tarkovski avec les préludes et les interludes de paysages à gros grain sous fond de musique classique. On se croirait devant un tableau de Seurat.
Herzog utilise le prétexte de "l'homme sauvage" (joué magnifiquement par Bruno S. qui a vécu une enfance un peu similaire à celle de Kaspar Hauser et qui l'atout majeur du film) pour remettre en cause notre vision de la vie, la religion, le rôle de la femme... et finalement nous faire réfléchir sur l'essence de notre vie. Ce film m'a aussi fait penser par moments à un autre monument du cinéma : "Elephant Man" qui en utilisant le même procédé (un être différent des autres et ayant vécu à l'écart se retrouve en société) aborde le thème du droit à la différence. Je pense d'ailleurs que je vais le revoir assez vite !
Genre : Comédie dramatique Réalisateur : K. Kieslowski Acteurs : I. Jacob,   JL. Trintignant Année de production 1993 Pays : Pologne, FR, Suisse Durée : 1h36 Note spectateur : Note presse : -
Synopsis (Source Allociné) : Dans ce troisième volet qui conclut les trois couleurs, une jeune femme, Valentine, étudiante de l'université de Genève, modèle, écrase un chien. Le chien est juste blessé. Sur une plaque, attachée a son collier, Valentine trouve l'adresse du propritétaire. C'est un juge...
Ma critique : Bon, je devrais créer des demi-étoiles car là j'ai un peu hésité mais même si "Rouge" est un très beau film, il ne vaut pas (selon moi) "Bleu" ou "La double vie de Véronique"). Le jeu d'acteurs est très bon (notamment Jean-Louis Trintignant magnifique en misanthrope voyeur) et la réalisation est toujours bien faite. Ce film est assez complexe et aborde plusieurs thèmes : l'isolement, l'éloignement, les destins croisés, la fraternité (of course !)... Mon seul regret c'est que le film est tellement riche qu'il aurait mérité un peu plus de pellicule (cf. ma critique sur "Munich").
Genre : Policier Réalisateur : X.Beauvois Acteurs : N. Baye,   J. Lespert Année de production 2004 Pays : FR Durée : 1h50 Note spectateur : Note presse :
Synopsis (Source Allociné) : A sa sortie de l'école de police, Antoine monte à Paris pour intégrer la 2ème division de police judiciaire. Caroline Vaudieu, de retour dans le service après avoir vaincu son alcoolisme, choisit le petit lieutenant pour son groupe crim'.
Plein d'enthousiasme, Antoine fait son apprentissage du métier aux côtés de ses hommes. Vaudieu s'attache rapidement à ce jeune homme, de l'âge qu'aurait eu son fils disparu...
Ma critique : C'est filmé comme un documentaire et la première moitié du film fait un peu sujouée, on se demande même pas moments pourquoi les acteurs sourient tout le temps. Cela m'a fait penser à "Ressources Humaines" où Jalil Lespert tient aussi le rôle principal et où on a l'impression qu'il récite sa leçon. Ce genre de jeu (voir aussi Jean-Pierre Léaud dirigé par Truffaut ou même Truffaut jouant dans "Rencontres du Troisième type", c'est peut-être de l'art pour certains; pas vraiment pour moi)est trop artificiel et à force de montrer que le cinéma n'est que du cinéma on en devient chiant.
Du côté de la caméra, à un moment donné ça s'affole un peu (je crois bien que c'est dans la scène où J. Lespert va discuter avec les membres de la brigade des stups) comme si le réalisateur avait envie de se faire un plan séquence histoire de montrer qu'il était un vrai cinéaste.
Fini les critiques négatives ! Pourquoi ai-je mis trois étoiles à ce film ? Parce que la deuxième partie est très bien, tragique à souhait, beaucoup mieux jouée (notamment par Nathalie Baye) et se finit par un très beau dernier plan.
A noter enfin, le sous-thème des alcooliques qui aurait peut-être mérité un peu plus de développement mais bon, il ne faut pas non plus trop se disperser...
Genre : Drame, Historique Réalisateur : S. Spielberg Acteurs : E.Bana,   D. Craig Année de production 2005 Pays : US Durée : 2h40 Note spectateur : Note presse :
Synopsis (Source Allociné) : Dans la nuit du 5 septembre, un commando de l'organisation palestinienne Septembre Noir s'introduit dans le Village Olympique, force l'entrée du pavillon israélien, abat deux de ses occupants et prend en otages les neuf autres. 21 heures plus tard, tous seront morts, et 900 millions de téléspectateurs auront découvert en direct le nouveau visage du terrorisme.
Après avoir refusé tout compromis avec les preneurs d'otages, le gouvernement de Golda Meir monte une opération de représailles sans précédent, baptisée "Colère de Dieu". Avner, un jeune agent du Mossad, prend la tête d'une équipe de quatre hommes, chargée de traquer à travers le monde onze représentants de Septembre Noir désignés comme responsables de l'attentat de Munich. Pour mener à bien cette mission ultrasecrète, les cinq hommes devront vivre en permanence dans l'ombre...
Ma critique : Que c'est long ! Je l'avais déjà vu à sa sortie il y un peu moins d'un an et je ne me souvenais même plus de la dernière heure du film. Je me demande encore pourquoi j'ai voulu le revoir...
Je profite de cette critique pour énoncer mes deux premiers principes du cinéma (c'est comme les principes de la thermodynamique en plus simple et appliqués au cinéma !) :
1. Un film ne devrait pas durer plus de deux heures sauf si c'est un grand film mais comme on ne le sait pas à l'avance, mieux vaut s'abstenir. Ok, les places de cinéma commencent à être chères mais il ne faut pas croire que l'on se contente de la quantité. En plus les films longs ça enmerde tout le monde : les spectateurs qui une fois sur deux s'ennuient, les exploitants qui ne peuvent pas programmer autant de séances qu'ils voudraient et donc rentabilisent moins bien leurs salles, les TV françaises qui ne peuvent les couper qu'une fois lors de leur passage sur petit écran.
2. La loi des grands nombres (ça elle existait déjà !) : plus on fait de films, plus on de chances qu'il y en ait au moins un qui soit bon ou encore reformulé façon Shadok : "Plus on rate, plus on a de chances que cela marche au moins une fois !". Ce principe est évidemment à ne pas suivre. Je préfère un Tarkovski qui a fait sept films (il faut dire qu'il n'a pas eu trop le choix le pauvre) qu'un Spielberg qui en fait deux par an.
Revenons au film : il fait partie selon moi des ratages. D'abord, l'histoire est peu crédible, ça fait un peu trop Mickey et Pluto font du contre-espionnage. Je ne peux pas croire qu'Israël ait recours à des moyens aussi peu professionnels. Ensuite, à force de ne pas vouloir se mouiller, Spielberg renvoie tout le monde dos à dos et ne fait pas trop avancer le schmilblik (ça s'écrit comme ça ?). La seule chose qu'il dit c'est : "Torts partagés". ça on s'en doutait, merci. Et la palme revient à une des dernières scènes où se superposent des images d'Avner faisant l'amour à sa femme et des terroristes abattant les otages : crétin ! Le dernier plan sur les twin towers est lui aussi trop facile. J'ai donc révisé ma note à une étoile (c'est comme à l'école, je paye n'épaisseur de pellicule).
Genre : Comédie dramatique Réalisateur : JM. Vallee Acteurs : M. Cote,   MA. Grondin Année de production 2005 Pays : Canada Durée : 2h09 Note spectateur : Note presse :
Synopsis (Source Allociné) : Un portrait de famille qui dépeint la vie souvent extraordinaire de gens ordinaires à la poursuite de leur bonheur.
De 1960 à 1980, entouré de ses quatre frères, de Pink Floyd, des Rolling Stones et de David Bowie, entre les promenades en moto pour impressionner les filles, les pétards fumés en cachette, les petites et grandes disputes et, surtout, un père qu'il cherche désespérément à
retrouver, Zac nous raconte son histoire...
25 décembre 1960 : Zachary Beaulieu vient au monde entre une mère aimante et un père un peu bourru mais fier de ses garçons.
C'est le début de C.R.A.Z.Y., le récit de la vie d'un petit garçon puis d'un
jeune homme pas comme les autres, qui va jusqu'à renier sa nature profonde pour attirer l'attention de son père.
Ma critique : J'ai eu l'impression de voir un film dans une langue étrangère : l'accent québécois m'a pas mal perturbé et donc j'ai passé plus de temps à n'énerver à comprendre ce que disaient les acteurs plus qu'autre chose. Donc, évidemment, je n'ai pas aimé. Je suis même passé complètement à côté de l'histoire et me suis pas mal ennuyé. Le thème de l'homosexualité est tellement traité en mineur qu'il en devient complètement anodin et n'apporte pas grand chose au film (alors que, je suppose, cela devait être le thème principal de ce film). A oublier ou à revoir avec des sous-titres !
Genre : Comédie dramatique Réalisateur : K. Kieslowski Acteurs : J. Delpy,   J. Binoche Année de production 1993 Pays : Pologne, FR, Suisse Durée : 1h31 Note spectateur : Note presse : -
Synopsis (Source Allociné) : Dans ce deuxième volet de ses "Trois couleurs", Krzysztof Kieslowski conte l'histoire de Karol, polonais et de Dominique, française. Nous faisons leur connaissance au moment de leur divorce et ou en quelque sorte leur histoire commence...
Ma critique : L'histoire est très originale et laisse pas mal de surprises. C'est bien réalisé comme toujours de la part de Kieslowski mais je n'ai pas retrouvé l'esthétisme et la force de l'histoire de la "Double Vie de Véronique" ou de "Trois couleurs - Bleu". En fait, peut-être que Kieslowski n'est pas le meilleur lorsqu'il parle d'amour car j'ai eu le même sentiment en voyant "Brève histoire d'amour" : bien fait, original mais sans plus. Ce film mérite quand même trois étoiles (faut quand même pas éxagérer quand je compare avec la critique que je viens de faire sur Crazy, il y a un monde entre ces deux films).
Genre : Comédie Réalisateur : G. Lellouche Acteurs : G. Canet,   B. Poelvoorde Année de production 2003 Pays : FR Durée : 1h45 Note spectateur : Note presse :
Synopsis (Source Allociné) : Gustave Klopp est narcoleptique. Il s'endort n'importe où, n'importe quand, ses fréquentes crises de sommeil sont aussi brutales qu'inattendues. Si cette maladie constitue un véritable handicap pour sa vie professionnelle, elle lui permet cependant de vivre, dans ses rêves, des aventures inoubliables. À peine endormi, Gustave devient Klopp, un super-héros invincible et vengeur...
Gus partage sa vie entre Pam, sa femme qui tient une boutique de manucure et qui rêve à des jours meilleurs, et Lenny Bar, son meilleur ami, karatéka approximatif, disciple inconditionnel de Jean-Claude Vandamme. Ce petit monde est prédestiné à une vie simple et pépère, dans une petite ville qui sent bon le bonheur et la sérénité. Mais Gus a décidé de "bouger son cul" et entame une thérapie de groupe. Son psy, Samuel Pupkin, découvre alors que Gus transforme ses rêves en incroyables bandes dessinées...
Ma critique : J'ai lu récemment un article dans "Le Monde" sur le marketing du cinéma : l'offre est tellement importante que l'avenir d'un film dépend des tous premiers jours de son exploitation. Il est bien rare qu'un film reste plus de deux semaines à l'écran (sauf par exemple "Casino Royale" qui fait encore le plein après quatre semaines d'exploitation comme je m'en suis aperçu à mes dépens très récemment. Après finalement l'avoir vu, je n'ai toujours pas compris pourquoi).
La conséquence : on passe à côté de pas mal de films que l'on est condamné à voir à la télévision ou en DVD et même avec un grand écran on atteint pas la qualité d'image, de contraste, de couleur d'un écran de cinéma (et surtout pas le même cadrage. Aujourd'hui, sur les combos - écrans de contrôle pour le réalisateur lors de la prise de vue - des lignes délimitent les différents cadrages : pour le cinéma, la télévision, le DVD. J'espère que les réalisateurs choisissent toujours le
cadrage optimal pour le cinéma mais toutes ces contraintes peuvent nuire à la qualité de l'oeuvre....). Pourquoi ce long discours ? Parce que je suis passé à côté de "Narco" et que j'en ai même pas entendu parlé. Vous me direz ; "t'as qu'à aller plus souvent au cinéma" : oui mais je suis plus d'une fois sur deux déçu ! Revenons au film : ce n'est pas du "Bergman" mais tout de même, j'ai beaucoup aimé l'esthétisme du film, la musique, le jeu d'acteurs, et même les voix-off (voir ma critique sur Fight Club". Finalement, je me fais aux voix-off...).
Genre : Fantastique, Action Réalisateur : L. Wiseman Acteurs : K. Beckinsale,   S. Speedman Année de production 2002 Pays : US Durée : 1h55 Note spectateur : Note presse :
Synopsis (Source Allociné) : Selene est une guerrière vampire puissante. Dans la lutte qui oppose depuis des siècles son peuple à celui des Lycans, des loups-garous, elle est reconnue pour être l'une des tueuses les plus efficaces. Jusqu'au jour où elle tombe amoureuse de Michael Corvin, un humain qui se retrouve pris malgré lui dans l'affrontement des deux clans. Mordu par l'un des loups-garous, il devient rapidement l'un d'entre eux. Entre passion et devoir, Selene doit alors choisir son camp...
Ma critique : Je n'aime généralement pas les histoires de vampires mis à part peut-être le "Dracula" de Coppola mais c'est plutôt un film d'amour avec des vampires que le contraire. Avec Underworld, on est gâté : c'est un film de vampires avec des loups-garou et des vampires qui se battent entre eux. C'est vrai que les effets spéciaux sont plutôt bien faits (même si je trouve la transformation en loup-garou un peu ridicule) mais en fait ce n'est qu'un film d'action où ça tire dans tous les sens (avec des balles en argent !) avec une petite histoire d'amour histoire de satisfaire tout le monde. Donc, pas de grand chose et seulement une étoile...
Genre : Aventure, Science-fiction Réalisateur : G. Meliès Acteurs : V. André,   B. Bernon Année de production 1902 Pays : FR Durée : 0h14 Note spectateur : - Note presse : -
Synopsis (Source Allociné) : Le célèbre roman de Jules Verne repris par Meliès, le pionnier des effets spéciaux.
Ma critique : Evidemment le film et les effets spéciaux sont ringards mais je tenais à saluer le créateur des effets spéciaux : Georges Meliès. C'est le premier qui a tenté et exploité les surimpressions comme on le voit dans ce film. L'alunissage aussi est amusant : la fusée arrive sur le visage d'un acteur grimé en Lune grâce à de la crème. Malheureusement pour Meliès, il est arrivé un peu tôt dans l'industrie du cinéma et ses essais même s'ils ont eu un certain succès ne lui ont pas permis de rentabiliser ses investissements : il a dû arrêter faute de capitaux.
Genre : Espionnage, Action Réalisateur : M. Campbell Acteurs : D. Craig,   E. Green Année de production 2006 Pays : US, UK Durée : 2h18 Note spectateur : Note presse :
Synopsis (Source Allociné) : Pour sa première mission, James Bond affronte le tout-puissant banquier privé du terrorisme international, Le Chiffre. Pour achever de le ruiner et démanteler le plus grand réseau criminel qui soit, Bond doit le battre lors d'une partie de poker à haut risque au Casino Royale. La très belle Vesper, attachée au Trésor, l'accompagne afin de veiller à ce que l'agent 007 prenne soin de l'argent du gouvernement britannique qui lui sert de mise, mais rien ne va se passer comme prévu.
Alors que Bond et Vesper s'efforcent d'échapper aux tentatives d'assassinat du Chiffre et de ses hommes, d'autres sentiments surgissent entre eux, ce qui ne fera que les rendre plus vulnérables...
Ma critique : Moins de gadgets et de cascades, plus de sang... La première heure est bien, la deuxième est baclée et crétine. C'est dommage car au début, je m'étais dit qu'enfin on revenait aux James Bond des débuts. A vouloir démysthifier James Bond, le réalisateur en fait un super neu-neu. Ca a la mérite d'essayer de renouveler le genre mais j'avoue que je trouve plus rigolo le James Bond ringard, macho et british...
En plus, on a l'impression de manger de la pub pendant tout le film (S..Y, G...gle, etc...), c'est énervant. Quoique : peut-être qu'après le journaux gratuits, on va en arriver aux films gratuits entièrement financés par la pub (vous allez me dire, ça existe déjà avec les téléfilms sur TF1 !). Une chose est sûre, une Aston Martin ça freine pas bien et en plus ça coûte cher (150.000 Euros) et ça consomme beaucoup d'essence (17,7 litres au 100 km !).
Genre : Comédie dramatique Réalisateur : C; Autant-Lara Acteurs : J. Gabin,   Bourvil Année de production 1956 Pays : FR, ITL Durée : 1h22 Note spectateur : Note presse : -
Synopsis (Source Allociné) : Dans le Paris de l'Occupation, Martin transporte des valises de viande pour le marché noir. Au cours d'une de ses nuits, il rencontre un certain Grangil qui décide de l'accompagner dans ses pérégrinations...
Ma critique : Je ne l'avais jamais vu ! Si on oublie les mimiques de Louis de Funès et le show de Gabin qui en rajoute des tonnes, qu'est-ce qu'on trouve ? Par moments, un documentaire intéressant sur l'occupation et ses conséquences, quelques belles scènes comme par exemple celle de l'arrestation de Gabin et Bourvil par les allemands où l'on ne voit que les ombres des acteurs,... Surtout, le film glisse progressivement vers la comédie dramatique lorsque Gabin avoue qu'il n'a accompagné Bourvil dans son marché noir que par jeu, pour voir jusqu'où on pourrait aller. Malheureusement, Claude Autant-Lara ne va pas lui jusqu'au bout, c'est-à-dire la tragédie (je ne raconterais pas toutes les péripéties de la fin du film mais ceux qui l'ont vus comprendront): après l'écran noir et les bruits d'hommes marchant au pas on s'attend à entendre des coups de feu. Et, malheureusement (pour l'histoire), on tombe sur un plan d'une gare de Paris quelques années après l'action et là, on comprend que l'on finit vers la comédie et que tout est bien qui finit bien. J'aurais préféré la version tragique. Pour ceux qui ont lu Shakespeare, vous verrez que la différence entre ses comédies et ses tragédies est vraiment infine. Vers la fin, seul un petit facteur va faire pencher la balance dans un sens ou dans un autre. Je préfère quand il balance du côté de la tragédie car c'est souvent moins artificiel. D'où ma déception sur la fin de ce film.
Genre : Science-Fiction, Action Réalisateur : R. Emmerich Acteurs : D. Quaid,   J. Gyllenhaal Année de production 2004 Pays : US Durée : 2 h Note spectateur : Note presse :
Synopsis (Source Allociné) : Le climatologue Jack Hall avait prédit l'arrivée d'un autre âge de glace, mais n'avait jamais pensé que cela se produirait de son vivant.
Un changement climatique imprévu et violent à l'échelle mondiale entraîne à travers toute la planète de gigantesques ravages : inondations, grêle, tornades et températures d'une magnitude inédite. Jack a peu de temps pour convaincre le Président des Etats-Unis d'évacuer le pays pour sauver des millions de personnes en danger, dont son fils Sam.
A New York où la température est inférieure à - 20° C, Jack entreprend une périlleuse course contre la montre pour sauver son fils.
Ma critique : J'ai déjà parlé rapidement de ce film dans ma critique du "Choc des tempêtes". Evidemment c'est un blockbuster US bourré d'effets spéciaux comme l'affectionne Roland Emmerich. Evidemment le côté "Monsieur je sais tout avant tout le monde et j'ai raison contre tous" de Dennis Quaid est un peu énervant mais tellement nécessaire au genre film catastrophe. Evidemment ce film parle aussi du sacrifice, des relations Nord-Sud, il y a une histoire d'amour et un petit couplet sur les relations père-fils mais cela est nécessaire pour captiver l'attention du spectateur lambda.
Et à part ça ?
Et bien, cela aborde bien le sujet du réchauffement climatique aves des hypothèses réalistes (l'arrêt du courant Nord Atlantique). Je regrette seulement que les conséquences demeurent peu crédibles : ça va un peu trop vite. Et même, si on en sait rien, je pense que le message aurait eu plus de force en montrant une dégradation un peu plus lente du climat. Mais, cela aurait nui au côté grand spectable du film alors...
Genre : Comédie Réalisateur : F. Quentin Acteurs : G. Emaleh,   G. Depardieu Année de production 2005 Pays : FR Durée : 1h37 Note spectateur : Note presse :
Synopsis (Source Allociné) : Ramon Holgado est le chauffeur d'un grand patron. Il est aussi son confident, son partenaire de golf et l'alibi de ses frasques.
Son épouse, Carmen, rêve de repartir sous le soleil de l'Andalousie avec son Ramon, et d'être la femme la plus chic de Séville grâce à la garde-robe somptueuse que lui offre sa patronne, aussi riche qu'hypocondriaque.
Le jour où un aventurier de la finance fera tourner la tête de François au point de le ruiner, il n'y aura plus personne pour le sauver.
Personne, sauf Ramon...
Ma critique : Je ne suis pas un fana de Depardieu ni de Gad Elmaleh mais bon, je me suis dit qu'il fallait bien se regarder une petite comédie frenchie de temps en temps. Et puis, il faut que je rentabilise mon abonnement Canal+ !
Dans le rubrique "Genre" du film, il y a marqué "Comédie" : ben j'ai pas trop ri, juste un peu souri. Le thème du film n'est pas très original (cf. ma critique sur "Le rôle de sa vie"), le personnage du patron odieux et influençable et de son épouse bonne à rien et hypochondriaque sont amusants mais pas très originaux, le film n'est pas toujours très moral (Gad Elmaleh s'enrichit grâce à un délit d'initié) et le film ne finit pas vraiment. Donc, une étoile car je n'ai pas trop regardé ma montre pendant le film (il faut dire qu'il est court et que je n'arrive pas à lire ma montre dans le noir !)
Genre : Comédie Réalisateur : L. Charles Acteurs : S. Baron Cohen,   K. Davitian Année de production 2005 Pays : US Durée : 1h24 Note spectateur : Note presse :
Synopsis (Source Allociné) : Borat, reporter kazakh, est envoyé aux Etats-Unis par la télévision de son pays pour y tourner un reportage sur le mode de vie de cette nation vénérée comme un modèle. Au cours de son périple, il rencontre de vraies personnes dans des situations authentiques, avec les conséquences les plus incroyables. Son comportement à contre-courant provoque les réactions les plus diverses, et révèle les préjugés et les dessous de la société américaine. Aucun sujet n'échappera à sa soif d'apprendre, même les plus extrêmes. Un vrai choc des cultures...
Ma critique : Normalement je devais aller voir "Casino Royal" mais, visiblement on était un peu trop à avoir la même idée : le cinéma était complet. Donc, je me suis réorienté vers "Borat" (c'était ça où des french-comedy un peu con con). Si ce film avait pour but de faire une satire de l'Amérique, c'est raté. Si ce film avait pour but de faire un Jackass bis, c'est réussi.
C'est vrai que l'on rigole beaucoup aux blagues pipi-caca qui grouillent dans le film mais on en oublie le côté satirique des moeurs américaines. A force de trop en rajouter, le film ne devient plus crédible. Le coup de la cuvette des WC prise pour un lavabo passe dans "Les visiteurs" mais là, devient complètement inapproprié. En fait, l'auteur a cédé à la facilité : en renforçant l'aspect choc des cultures, il sait qu'il va faire rire. Mais ce rire est aux dépens de Borat et non de la société américaine. Donc, oubliés les fous de Jésus, les WASP prout-prout et le racisme anti-musulman, on ne retient que les blagues de potache de Borat. Dommage ... Je vais essayer de me rattraper en regardant la version originale de "Casino Royal" que j'ai en DVD (c'est une satire des James Bond avec Peter Sellers et David Niven. Ca promet. Vou verrez bientôt la critique).
Genre : Thriller, Drame Réalisateur : D. Fincher Acteurs : B. Pitt,   E. Norton Année de production 1999 Pays : US Durée : 2h15 Note spectateur : Note presse :
Synopsis (Source Allociné) : Le narrateur, sans identité précise, vit seul, travaille seul, dort seul, mange seul ses plateaux-repas pour une personne comme beaucoup d'autres personnes seules qui connaissent la misère humaine, morale et sexuelle. C'est pourquoi il va devenir membre du Fight club, un lieu clandestin ou il va pouvoir retrouver sa virilité, l'échange et la communication. Ce club est dirigé par Tyler Durden, une sorte d'anarchiste entre gourou et philosophe qui prêche l'amour de son prochain.
Ma critique : En voyant ce film on prend un grand coup dans la figure : par moments il m'a même fait penser aux réflexions sur le matérialisme de Tarkovski mais il pousse les choses encore plus loin en faisant l'apologie du nihilisme et en prônant le chaos.
J'ai tendance à ne pas aimer les films qui abusent trop des voix-off (par exemple je ne suis jamais rentré dans "Casino". Au bout de deux heures, je me demandais toujours quand est-ce que le film allait commencer) mais là elles servent très bien l'histoire et renforcent le côté schizophrénique du héros (qui arrive un peu comme un cheveu sur la soupe mais finalement permet de redonner du rythme au film un peu avant la fin). La mise en scène est moderne et son côté destroy est bien adapté au scénario, le jeu d'acteur (Brad Pitt et Edward Norton) est excellent et les scènes violentes bien appropriées et non pas artificielles comme dans le cas de beaucoup de films d'action.
Bref, un film étonnant, dérangeant et très bien fait.
Genre : Action, Espionnage Réalisateur : J.J. Abrams Acteurs : T. Cruise,   V. Rhames Année de production 2005 Pays : US Durée : 2h06 Note spectateur : Note presse :
Synopsis (Source Allociné) : Ethan espérait avoir tourné une page en quittant le service actif de la Force Mission Impossible pour un poste de formateur ; pouvoir enfin mener une vie "normale", se consacrer tout entier à sa ravissante épouse, Julia...
Mais lorsque Lindsey, la plus brillante recrue de l'IMF "tombe" à Berlin, Ethan se sent moralement obligé de lui porter secours. Assisté de ses fidèles coéquipiers Luther, Zhen et Declan, il infiltre le repaire du trafiquant Owen Davian et arrache la jeune femme des mains d'une quinzaine de ses sbires. Trop tard : quelques instants plus tard, une mini-capsule de magnésium explose dans la tête de Lindsey, la tuant sur le coup. Davian avait tout prévu...
Pour Ethan, c'est bien plus qu'un ratage - c'est une faillite personnelle dont il lui faut au plus vite se racheter...
Ma critique : Je suis bien content d'avoir vu ce film peu de temps après "Volte Face", cela permet d'illustrer ce qui est selon moi la différence entre un bon et un mauvais film d'action.
Ceux qui suivent un peu mes critiques verront que je reproche souvent aux réalisateurs de ne pas "pousser" les possibilités d'un plan jusqu'au bout et de recourir à la solution de facilité d'un changement de plan. Mais, dans un film d'action, le changement rapide de plan est un moyen de rythmer l'action. Au lieu de cela, le réalisateur (on ne sait même plus qui c'est mais en fait c'est surtout Tom Cruise qui est aux commandes) fait durer ses plans et rythme l'action avec des mouvements rapides de la caméra. C'est parfois sympa et relève de la prouesse technique comme dans "Matrix Reloaded" (la scène de combat de Néo avec tous les clones de l'agent Smith) mais là cela m'a donné mal au coeur.
Deuxièmement, Tom Cruise est loin d'égaler le jeu de Nicholas Cage. Peut-être fait-il plus craquer les filles mais là je ne saurai répondre...
Enfin, l'histoire de la confiance dans le couple du super agent qui ne peut dire à sa femme ce qu'il est, est franchement bien bêta.
En conclusion : mal de mer + acteur peu expressif + histoire un peu naze = une étoile ! Cette étoile n'est due qu'aux belles images de Shanghai et du Vatican.
Genre : Thriller Réalisateur : H. Verneuil Acteurs : Y. Montand,   M. Etcheverry Année de production 1979 Pays : FR Durée : 2 h Note spectateur : Note presse : -
Synopsis (Source Allociné) : A la suite de la mort d'un Président d'un Etat fictif, le procureur Henri Volney qui s'est penché sur ce décès refuse les conclusions de l'enquête. Il parvient à interroger un témoin qui lui dévoile la part d'ombre de cette histoire, mais les auteurs du meurtre ne souhaitent pas qu'il découvre la vérité.
Ma critique : En revoyant ce film, j'étais persuadé qu'il était de Costa Gavras : il se passe dans un pays non nommé et concerne un homme d'état qui n'a pas existé mais tout le film fait référence à Kennedy. Bref, du Costa Gavras tout craché. Bien avant le "JFK" de d'Oliver Stone, Henri Verneuil (puisque c'est lui) analyse finement le complot menant à l'assassinat de Kennedy. Evidemment la mise en scène est peu originale, les décors assez ringards, Yves Montand un peu énervant en "Monsieur je sais tout" et la fin tellement prévisible mais on arrive à l'excuser vu le scénario.
Enfin, un vrai bijou : l'expérience de Milgram sur la soumission à l'autorité (rappelez vous : une personne envoie des décharges électriques à une autre personne si elle ne se souvient pas d'une association de mots). On se demande que fait cette séquence dans le film et je trouve dommage que la conclusion qu'en tire Yves Montand sur la Shoah ne la nomme pas même si c'est une évidence. Elle en devient alors artificielle. En fait, on pourrait complètement isoler cette séquence du reste du film et c'est d'ailleurs pour cela que j'avais envie de le revoir. Je viens d'acheter le livre de Milgram. J'en parlerai peut-être dans un prochain post...
Genre : Drame Réalisateur : L. Visconti Acteurs : M. Girotti,   C. Calamai Année de production 1942 Pays : ITL Durée : 2h22 Note spectateur : Note presse : -
Synopsis (Source Allociné) : Bragana tient un café-garage sur la route qui longe le Po. Gino, chômeur et vagabond, demande du travail à Bragana. D'abord méfiant, celui-ci le prend en amitié quand il découvre ses talents de mécanicien. Gino a d'autres talents et devient l'amant de la femme de Bragana, Giovanna. Très vite ils vont se débarrasser du mari gênant. Mais ce meurtre transformera leur passion en enfer.
Ma critique : Ce film est tiré du roman "Le facteur sonne toujours deux fois". Je n'ai ni lu le livre ni vu les deux autres films tirés du roman (en fait, j'ai essayé il y a longtemps de voir la version avec Jack Nicholson et Jessica Lange mais j'ai craqué au bout de dix minutes) donc je n'ai pas de référence directe. Mais, j'en ai trouvé une indirecte notamment lorsque les amants rejoignent leur maison après le meurtre du mari : cela m'a fait penser à "Thérèse Raquin" de Zola. Malheureusement je n'ai pas retrouvé la force du malaise crée par Zola et j'ai été un peu déçu.
De plus, le traitement de l'histoire annonçant le néo-réalisme italien m'a énervé. Si vous suivez un peu mes critiques, vous verrez que je ne porte pas vraiment Rossellini et Da Sica dans mon coeur, du moins pour leur manière de filmer l'action.
Bon, passons aux choses positives : comme toujours la composition des plans est superbe, les mouvements de caméra sont discrets mais efficaces. Bref, du bon Visconti surtout lorsqu'il évite ses zooms rapides qui m'énervent (Cf. mes critiques sur "Les damnées" et "Mort à Venise". Enfin, toute la première partie du film est ponctuée par des airs d'opéras et même si Verdi me passionne moins qu'avant je suis toujours sensible à ses arias.
Le résultat : une note un peu mitigée reflétant la qualité technique de l'oeuvre mais aussi le manque de créativité dans le traitement de l'histoire.
Genre : Comédie dramatique Réalisateur : K. Kieslowski Acteurs : J. Binoche,   C. Véry Année de production 1993 Pays : Suisse, Pologne, FR Durée : 1h40 Note spectateur : Note presse : -
Synopsis (Source Allociné) : Julie, la femme d'un grand compositeur qui a trouvé la mort avec leur enfant lors d'un accident d'automobile, va tenter de retrouver la liberté contre les pressions et les pièges de son entourage.
Ma critique : Il y a des films pour lesquels les dix premières minutes sont tellement intenses que l'on se dit : "Pourvu que cela dure" sans vraiment trop y croire. Dans le cas de ce film, ça dure ! Après deux mois de vaches maigres sans noter un film quatre étoiles et surtout près de quatre mois sans en découvrir un ! Enfin ! Le responsable : encore et toujours Kieslowski.
Il n'y a que des moments forts dans le film, l'auteur réussit à associer esthétisme et belle histoire (le deuil d'une veuve) et même si j'ai plus tendance à apprécier les verts d'"Amélie Poulain", les bleus de Kieslowksi m'ont ravi. Je ne peux même pas citer de scène préférée car sinon cela va prendre dix pages. De plus, Juliette Binoche est superbe tout au long du film (en fait, je mens un peu : il y a un scène où je trouve qu'elle est moins crédible - lorsqu'elle interroge Olivier sur la maîtresse de son mari - mais là je pinaille vraiment). Je pense que les films de Kieslowski auront été ma découverte de l'année 2006. Un peu tard vous me direz mais les bonnes choses doivent se faire attendre...
Genre : Policier Réalisateur : J. Woo Acteurs : J. Travolta,   N. Cage Année de production 1997 Pays : US Durée : 2 h 19 Note spectateur : Note presse : -
Synopsis (Source Allociné) : Castor Troy, dangereux terroriste, est tombé dans le coma à la suite d'un affrontement avec Sean Archer, agent de la CIA. Grâce à une intervention chirurgicale, Archer prend le visage de Troy pour faire avouer au frère de ce dernier l'emplacement d'une bombe. Mais Troy sort du coma et prend à son tour le visage d'Archer.
Ma critique : La scénario est assez improbable mais est prétexte à un film assez original. Evidemment comme John Woo est aux commandes, les scènes d'action sont maîtrisées et tous les classiques du genre sont utilisés : explosions, ralentis, chutes interminables... avec en plus la patte de John Woo : le vol de colombe au ralenti (voir ma critique sur "L'empire des loups"). Pourquoi trois étoiles ? Parce que dans le genre film d'action, c'est un des meilleurs faits récemment et qu'il faut savoir reconnaître par moments le cinéma américain de divertissement.
Une mention spéciale aux très gros plans sur les yeux des héros avant une des fusillades finales : c'est du Sergio Leone revisité et j'adore !
Genre : Science-Fiction, Action Réalisateur : K. Wimmer Acteurs : M. Jovovich,   C. Bright Année de production 2004 Pays : US Durée : 1h27 Note spectateur : Note presse :
Synopsis (Source Allociné) : A la fin du XXIe siècle, une maladie provoquant une mutation génétique engendre une nouvelle race d'humains. Ils sont plus forts, plus rapides et plus intelligents.
Redoutant leur nombre et leur pouvoir croissant, le gouvernement les fait enfermer, et leur fait subir de terribles tests avant de décider de les éliminer.
Seule une femme, Violet, infectée par la maladie, est déterminée à protéger les siens, et à se venger de ceux qui ont créé ces "nouveaux humains". Son unique espoir repose sur Six, un étrange petit garçon de dix ans...
Ma critique : Celui là, je l'avais gardé pour les longues soirées d'hiver. Rien qu'à l'affiche, on se doute que c'est un beau nanard. Mais, au début j'ai été un peu surpris : le scénario est ultrabasique et crétin au possible mais les couleurs,le grain, les contours des objets et des personnages font ressembler le film un peu à de la BD. C'est approximatif mais pas pas mal fait. Puis, le scénario s'enfonce de plus en plus, le sommeil me gagne et même le plan sur les (jolies) fesses de Mila Jovovich n'arrive pas à me tirer d'un ennui bien profond. Enfin, le film perd au fur et à mesure son côté esthétique du début (il n'y avait plus de sous ?). Résultat : une seule étoile pour le début "surprenant" de ce film. Quand à la fin, je ne m'en souviens même pas mais je pense que les gentils ont gagné !
Genre : Comédie dram. Réalisateur : J. Vigo Acteurs : J. Dasté,   H. Storck Année de production 1933 Pays : FR Durée : 0 h 47 Note spectateur : - Note presse : -
Synopsis (Source Allociné) : Trois internes se rebellent et organisent une revolte dans un college de province. Presente dans le cadre de Cine memoire dans une version renovee, la bande sonore traitee informatiquement permet enfin d'entendre cette oeuvre toujours d'avant-garde du cinema francais.
Ma critique : Jean Vigo n'a pas réalisé beaucoup de films : seulement quatre et uniquement un long métrage.
"Zéro de conduite" est un moyen métrage de 40 minutes longtemps interdit pour son oppositon à l'ordre établi. Je ne suis pas un grand amateur des films d'enfants. Un film comme "Les 400 coups" ne m'impressionne pas du tout malgré les bonnes critiques
En fait, j'aime "Zéro de conduite" pour deux scènes :
- Lorsque le surveillant Huguet imite la démarche de Charlot.
- La scène de la "procession des enfants". L'utilisation du ralenti (pas comme dans les films d'action à deux balles version US ou Besson, la musique, la mise en scène en font une séquence très onirique. Vous en trouverez d'ailleurs un extrait dans la rubrique de mon site : "Le meilleur du ciné"
Genre : Comédie, Romance Réalisateur : W. Allen Acteurs : S. Johansson,   H. Jackman Année de production 2005 Pays : US, UK Durée : 1h36 Note spectateur : Note presse :
Synopsis (Source Allociné) : L'enquête du célèbre journaliste d'investigation Joe Strombel, consacrée au "Tueur au Tarot" de Londres, tourne court quand il meurt de façon aussi soudaine qu'inexplicable. Mais rien, pas même la mort, ne peut arrêter Joe.
A peine arrivé au purgatoire, il décide de transmettre ses toutes dernières informations à la plus charmante des étudiantes en journalisme : Sondra Pransky.
De passage à Londres, Sondra entend le fantôme de Joe s'adresser à elle durant un numéro de magie de l'Américain Splendini, alias Sid Waterman. Bouleversée et folle de joie à l'idée d'avoir déniché le scoop du siècle, l'effervescente créature se lance avec Sid dans une
enquête échevelée, qui les mène droit au fringant aristocrate et politicien Peter Lyman. Une idylle se noue en dépit de troublants indices semblant désigner le beau Peter comme le "Tueur au Tarot".
Le scoop de Sondra lui sera-t-il fatal ?
Ma critique : Scarlett Johansson est toujours aussi belle et Woody Allen a toujours une tête aussi rigolote mais, cela n'a pas suffi. Je n'ai pas aimé ce film. En fait, je ne suis jamais rentré dans l'histoire et je me suis pas mal ennuyé (le film ne dure pourtant qu'une heure et demie). En même temps, je me suis aperçu que je connaissais pas bien l'oeuvre de Woody Allen et que pour l'instant aucun de ses films ne m'a totalement emballé. J'irai faire un tour de ses grands classiques un de ces jours. Peut-être que cela me fera changer d'avis !
Genre : Thriller Réalisateur : L. Delplanque Acteurs : A. Dupontel,   J. Rénier Année de production 2005 Pays : FR Durée : 1h37 Note spectateur : Note presse :
Synopsis (Source Allociné) : Secrets d'Etat, convictions sincères, foules exaltées, train de vie royal, journalistes inquisiteurs, disparitions suspectes : les coulisses du pouvoir ou la vie quotidienne d'un Président. Entre l'amour d'un père pour sa fille et les contradictions d'un chef d'Etat, que reste-il d'essentiel quand on a le pouvoir suprême ?
Ma critique : Cela fait un bout de temps que je n'avais pas rentré de critiques ! Malheureusement pour une reprise, je n'ai eu le droit qu'aux films qui passent dans les avions, donc d'une qualité plutôt inégale. J'avais trouvé sympa l'opportunisme du marketing du film "Président", et puis j'avais zappé et donc n'avais même pas pensé à aller le voir au cinéma. J'ai bien fait ! Le film est assez décousu, le montage saccadé et passe souvent du coq à l'âne. Je ne vous raconte pas l'effet sur un écran de 10 centimètres de diagonale ! L'histoire des 270 enveloppes et du héros qui trouve la solution grâce à Google (ou Yahoo, je ne sais plus !) est vraiment trop peu crédible. A cela vous rajoutez un mentor type Roger-Patrice Pelat et on obtient un film un peu cynique avec une fin en queue de poisson mais qui finalement ne présente que peu d'intérêt.
Genre : Comédie Réalisateur : D.Frankel Acteurs : M. Streep,   A. Hattaway Année de production 2005 Pays : US Durée : 1h50 Note spectateur : Note presse :
Synopsis (Source Allociné) : Fraîchement diplômée, Andrea débarque à New York et décroche le job de rêve. Mais en tant qu'assistante de la tyrannique rédactrice en chef d'un prestigieux magazine de mode, elle va vite découvrir ce que le mot "enfer" veut dire...
Ma critique : Deuxième film vu dans l'avion (le vol était un peu long !). Ce film m'a fait pensé au "Rôle de sa vie" que j'ai vu récemment mais en beaucoup plus ironique. C'est un film pas fatiguant, qui force beaucoup le trait, et finalement qui se laisse regarder. A noter, Meryl Streep amusante dans ce rôle à contre-emploi. Ce n'est pas un chef-d'oeuvre non plus, donc je n'ai mis que deux étoiles. Mes notes sont un peu comme celles de compétitions de plongeons : le réalisateur choisit un sujet plus ou moins difficile qui détermine la note maximale qu'il peut obtenir. Ici, la note maximale était aux alentours de 2-3, donc il s'en sort bien !
Genre : Fantastique Réalisateur : R. Clair Acteurs : G. Philippe,   M. Simon Année de production 1949 Pays : FR, ITL Durée : 1h35 Note spectateur : Note presse : -
Synopsis (Source Allociné) : Le professeur Faust, demuni devant la vieillesse, fait un pacte avec le Diable qui lui rendra sa jeunesse contre son ame.
Ma critique : Et de trois ! Cette fois-ci, j'ai regardé un film sur mon PC. Evidemment, le niveau est nettement plus élevé.
La première scène du film est superbe : on voit Gérard Philippe-Méphisto avec deux mèches en forme de cornes pousser un petit rire en direction de Michel Simon. La mise en scène du film ainsi que le montage sont assez modernes et bien faits. En revanche, le jeu d'acteurs est souvent assez ringard et donne m'impression de venir directement du théâtre antique. Gérard Philippe et Michel Simon montrent tout au long du film leur grand talent et leur jeu du chat et de la souris est excellent. Au final, seulement trois étoiles à cause du jeu d'acteurs un peu raté et surtout car j'aurais aimé qu'un des thèmes du film, "La vie n'est qu'illusion", soit nettement plus développé.
Genre : Guerre, Drame Réalisateur : C. Eastwood Acteurs : R. Philippe,   A. Beach Année de production 2006 Pays : US Durée : 2h12 Note spectateur : Note presse :
Synopsis (Source Allociné) : Au cinquième jour de la sanglante bataille d'Iwo Jima, cinq Marines et un infirmier de la Navy hissent ensemble le drapeau américain au sommet du Mont Suribachi, tout juste repris aux Japonais. L'image de ces hommes unis face à l'adversité devient légendaire en l'espace de quelques jours. Elle captive le peuple américain, las d'une guerre interminable, et lui donne des motifs d'espérer.
Pour mettre à profit cet engouement, les trois "porte-drapeaux" sont livrés à l'admiration des foules. Leur nouvelle mission : servir leur pays en vendant les précieux Bons qui financent l'effort de guerre.
Le laconique John "Doc" Bradley, le timide Amérindien Ira Hayes et le fringant Rene Gagnon se prêtent au jeu avec un dévouement exemplaire. Ils sillonnent sans relâche le pays, serrent des milliers de mains et prononcent des allocutions. Mais, en leur for intérieur, une autre bataille se livre...
Ma critique : Par moments j'en viens à regretter les films de guerre des années 60 où l'on voyait la star Hollywoodienne débarquer sur les plages de Normandie cigare au bec et accompagné de son chien fidèle. Depuis,"Il faut sauver le soldat Ryan", le genre a glissé vers l'hyper-réalisme, renforcé par les possibilités offertes par le Dolby Digital. On s'y croirait vraiment : ça fuse de partour, le sang gicle, les corps explosent, les tripes sont à l'air... bref, ça donne envie de vomir. C'est un peu le but du réalisateur : nous montrer que la guerre propre, ça n'existe pas. Mais entre suggérer et tout montrer, je ne suis pas sûr que le choix de Clint Eastwood soit le meilleur, c'est plutôt un choix commercial : il faut que le spectateur rentabilise ses 10 euros de ticket en effets spéciaux. A un moment, on croit qu'il a tranché en ne montrant pas le cadavre d'Iggy : on se dit alors que s'il ne montre rien c'est que cela doit être terrible. En fait, il montre rien, car le témoin de la scène n'a jamais voulu le raconter.
A côté du film de guerre, le film montre comment fonctionne le marketing de la guerre. L'amérique est à court d'argent, la guerre a trop duré : il faut des héros pour redonner envie au peuple américain. On trouve donc trois types qui ont planté un drapeau sur une colline et on les met en avant. Finalement, ça arrange tout le monde ! Cette partie là est bien mieux faite même si l'alternance entre l'enquête du fils d'un des "héros", les scènes de guerre et la glorification des héros qui aident l'état à faire souscrire à son emprunt de guerre, complique un peu les choses. J'aurais enlevé les scènes sur l'enquête du fils.
Enfin, la fin est très américaine et larmoyante à souhait. Autant, je trouvais la fin de "Million dollar baby" poignante, autant là, elle fait sourire par sa naïveté. Spielberg, producteur du film, doit y être pour quelque chose.
Genre : Thriller Réalisateur : D. Cronenberg Acteurs : V. Mortensen,   M. Bello Année de production 2004 Pays : US Durée : 1h35 Note spectateur : Note presse :
Synopsis (Source Allociné) : Tom Stall, un père de famille à la vie paisiblement tranquille, abat dans un réflexe de légitime défense son agresseur dans un restaurant. Il devient alors un personnage médiatique, dont l'existence est dorénavant connue du grand public...
Ma critique : C'est un film sobre avec un scénario très linéaire. On sent que tout est mesuré, sous contrôle. Pas de mouvements rapides de caméra ni de montage chaotique ce qui pourrait pourtant être le cas dans ce type de film. De plus, la scène finale est très bien faite.
Donc, de la belle ouvrage (j'ai lu dans une critique "Allociné" que ce terme n'était pas positif. Ce ne l'est pas pour moi), qui démontre qu'avec des choses simples on arrive à faire un bon film. Ni besoin d'effet spéciaux, de scénario tordu ou de pseudo-esthétisme...
Genre : Action, Drame Réalisateur : D. Lowry Acteurs : T. Gibson,   N. McKeon Année de production 2004 Pays : US Durée : 2h45 Note spectateur : - Note presse : -
Synopsis (Source Allociné) : Amy Harkin décide d'enquêter sur la longue vague de sécheresse qui sévit sur la ville de Chicago. Cependant, le climat ne cesse d'empirer, la ville se retrouve prise entre trois fronts atmosphériques des plus destructeurs. Une panne d'électricité empêche alors de prévenir la population de Chicago des dangers qui la menace...
Ma critique : A vouloir en faire trop, on manque la cible. C'était intéressant de voir ce film après avoir vu "Une vérité qui dérange". En effet, ce film permet de montrer les conséqences du réchauffement climatique d'une façon moins spectaculaire que "Le jour d'après" mais assez impressionnant tout de même. Mais comme si le cela ne suffisait pas le réalisateur rajoute au thème du réchauffement la poursuite aveugle du profit, l'orgeuil de la presse, le piratage informatique et les conséquences néfastes de la libéralisation de la distribution de l'énergie. On a l'impression que c'est parce que tout ces facteurs sont assemblés que l'on arrive à la catastrophe. Cela minimise leur effet individuel comme si le réalisateur n'osait pas aller trop loin (de peur de fâcher quelques lobbys ?).
En revanche, le film montre relativement bien l'équilibre précaire sur lequel nous sommes assis : quelques jours sans électricité peut nous ramener à l'âge de pierre (cf. ce que disait Einstein : "Si les abeilles disparaissaient, en une semaine il n'y aurait plus de civilisation sur terre").
Le film dérive vite vers le film catastrophe avec ses canons : les petites histoires individuelles dans la grande histoire, le sacrifice... On sent qu'à la fin, il manque un peu de budget car le film se concentre plus sur les personnages que sur la tempête (il y aurait eu matière à plein d'effets spéciaux).
Je ne résiste pas au fait de citer la phrase finale (je l'ai rapidement gribouillée sur mon carnet donc je ne suis pas sûr de refléter exactement la réalité) : "Nous devons travailler et cette fois construire un monde meilleur". A peine aussi tarte que les dialogues de "Capitaine Sky et le monde de demain" !
Genre : Policier, Thriller Réalisateur : C. Nahon Acteurs : J. Reno,   J. Quivrin Année de production 2004 Pays : FR Durée : 2h08 Note spectateur : Note presse :
Synopsis (Source Allociné) : Anna Heymes, la trentaine, est l'épouse d'un des plus hauts fonctionnaires du Ministère de l'Intérieur. Depuis plus d'un mois, elle souffre d'hallucinations terrifiantes et de régulières crises d'amnésie, au point de ne plus reconnaître le visage de son propre mari et même de commencer à douter de l'honnêteté de ce dernier.
Pendant ce temps, dans le Xe arrondissement, Paul Nerteaux, un capitaine de police acharné, se voit confier une enquête concernant la mort de trois femmes d'origine turque qui travaillaient dans des ateliers clandestins et dont les corps ont été retrouvés atrocement mutilés. Pour l'aider à infiltrer la population turque du quartier, Nerteaux n'a d'autre solution que de faire appel à Jean-Louis Schiffer, un de ses anciens collègues connu pour sa réputation de flic implacable.
Ma critique : Un film d'action à la française : depuis Bebel est ses cascades, les réalisateurs qui s'y sont risqués n'ont pas trop brillé. C'est encore le cas de ce film. Au début, on a l'impression que le réalisateur veut se distinguer du cinéma Hollywwodien en montrant qu'il est un vrai esthète ; je fais référence aux scènes de pluie : la discussion entre les deux héros filmée du dehors de la voiture sous la pluie et on en entend quand même leur voix, une scène au début où les gouttes d'eau sur la caméra génèrent un flou artistique (!), et enfin, la scène sous la douche prise de haut. Chris Nahon a voulu peut-être montré qu'il avait lui aussi une marque de fabrique comme par exemple John Woo qui filme toujours des colombes (au ralenti, effet top assuré !!!) dans ses films. Il a peut être voulu aussi jouer à Mizoguchi...
Puis au bout d'un peu moins d'une heure , plus de pluie. Comme si, le réalisateur nous disait : "Voilà, je vous ai montré que mon film est un film esthétique, maintenant revenons à l'histoire" (à moins qu'il y ait une autre signification que je n'ai pas comprise). L'histoire : parlons en ! On y croit jamais tellement elle est improbable. Evidemment, pour montrer que c'est autre chose qu'un film d'action un peu gore sur les bords, il fallait compliquer les choses...
Ce film ne mérite même pas un navet. D'ailleurs ce n'en est pas un : c'est juste un moyen de voir ce que le cinéma peut faire de plus mauvais et rien que pour cela, il vaut le coup d'être vu.
Genre : Documentaire Réalisateur : D. Guggenheim Acteurs : A. Gore,   Année de production 2006 Pays : US Durée : 1h38 Note spectateur : Note presse :
Synopsis (Source Allociné) : L'humanité est assise sur une bombe à retardement. Les savants du monde entier s'accordent pour dire qu'il nous reste à peine dix ans pour éviter une catastrophe planétaire - un dérèglement majeur du système climatique qui entraînerait des perturbations météorologiques extrêmes, des inondations, de longues périodes de sécheresse, des vagues
de chaleur meurtrières.
Cette catastrophe d'une ampleur sans précédent, nous en serions les premiers responsables ; nous seuls pouvons encore l'éviter.
Plutôt que de sonner le tocsin de l'apocalypse ou de céder à la délectation morose, Une vérité qui dérange a choisi d'illustrer et de relayer l'action et le combat passionné d'un homme, l'ancien Vice-président Al Gore, qui depuis cinq ans sillonne les États-Unis pour persuader ses concitoyens de l'urgente nécessité de réagir à cette crise.
Ma critique : Encore une fois, je ressors d'une salle de cinéma avec une vision un peu partagée :
- vision verre à moitié plein : c'est une belle démonstration du danger du réchauffement planétaire avec moult exemples à l'appui. Le fait que cela soit Al Gore qui parle renforce la crédibilité du film. Cela n'aurait pas été la même chose si cela avait été Michael Moore ou Nicolas Hulot. Enfin, le film ne se contente pas d'avertir et de faire stérilement peur, Al Gore conclut sur le fait que l'on peut encore changer les choses. C'est bien dommage d'ailleurs qu'il ne passe plus de temps là-dessus.
- vision verre à moitié vide : ce n'est pas du cinéma mais une nouvelle façon de faire de la propagande. On paye 10 Euros pour voir Al Gore régler ses comptes avec Bush. Par moment, on se demande si Gore n'est pas en train de préparer sa candidature pour les prochaines élections présidentielles. Entre deux scènes de démonstration, on voit Al Gore taper sur sur Mac, conduire lui-même sa voiture, parler de ses racines paysannes, porter lui-même sa valise et passer par les portiques de sécurité d'un aéroport (pas de passe-droit). Bref, un américain moyen mais... visionnaire. On a l'impression à la fin du film que seuls les Etats-Unis sont responsables de l'effet de serre et par voie de conséquence... Bush, l'homme qui préfère dépenser de l'argent à faire la guerre à l'Irak plutôt que de signer le protocole de Kyoto. Enfin, il y a une chose qui ne m'a pas plu, c'est la façon de présenter les graphiques : il n'y a pas toujours d'échelle des ordonnées ou par moments elle ne commence pas à zéro afin de renforcer par exemple l'effet visuel de hausse de la concentration de CO2 dans l'atmosphère. Cela me rappelle mon premier cours d'économie où le professeur nous a expliqué pendant deux heures comment trafiquer des résultats rien qu'en jouant notamment sur l'échelle d'un graphique.
Et finalement, pourquoi trois étoiles ? Parce que même si Gore fait sa propagande à deux balles pour ricain décérébré, même si cela n'a rien à voir avec du cinéma, ce film a le mérite de faire parler de l'effet de serre et de faire prendre conscience aux gens des risques à venir. Ici, je ne note pas le film, je note le sujet. Donc merci, Monsieur Gore et tant mieux pour vous si vous êtes élu président des Etats-Unis !
Genre : Comédie dramatique Réalisateur : A. Minghella Acteurs : R. Fiennes,   J. Binoche Année de production 1993 Pays : US Durée : 2h40 Note spectateur : Note presse : -
Synopsis (Source Allociné) : En 1945, quatre personnes dechirées par la guerre se réfugient dans un monastère abandonné de Toscane pour se guérir de leurs maux. Peu à peu le passé va resurgir et la présence d'un homme mystérieux et méconnaissable, le patient anglais, va bouleverser le destin de ceux qui croisent son chemin.
Ma critique : Un mois sans avoir vu un film 4 étoiles, je pensais que grâce au "Patient anglais", j'allais mettre fin à une longue série de films plus ou moins moyens (même quelques bon nanards). Ce ne sera pas pour cette fois. "Le patient anglais" est un beau film, bien joué avec de très belles images (notamment les images de l'avion survolant le désert au début et à la fin du film). Je n'ai pas réussi à rentrer dans l'histoire et je l'ai trouvé, tout du moins au début, assez banale : un misantrope tombe amoureux d'une belle anglaise, et l'amour devient passion. En fait, ce film vaut par sa longueur : la fin de cette histoire est touchante. Mais, je trouve encore plus touchante la deuxième histoire en marge de l'action principale (entre Juliette Binoche et l'officier indien).
Enfin pour terminer sur une note positive et qui justifie entre autres la bonne note que j'attribue à ce film, je trouve que la scène où Juliette Binoche est suspendue en l'air et admire les fresques d'une église est un vrai petit miracle. Ceux qui ont vu le film comprendront.
Genre : Thriller, Action Réalisateur : C. Johnson Acteurs : M. Douglas,   K. Sutherland Année de production 2005 Pays : US Durée : 1h48 Note spectateur : Note presse :
Synopsis (Source Allociné) : Il y a vingt ans, Pete Garrison, agent des services secrets américains, a sauvé la vie d'un Président. Aimé et respecté de ses collègues, il est à présent chargé de la protection rapprochée de la Première Dame. Sa vie bascule lorsqu'un collègue et ami est assassiné avant d'avoir pu lui transmettre des informations de la plus haute importance...
L'affaire est confiée au meilleur enquêteur du Service, David Breckinridge, ancien protégé de Garrison. Là où Garrison fait confiance à son instinct, Breckinridge ne se fie qu'aux preuves. Avec l'aide d'une jeune recrue, Jill Marin, les deux hommes vont bientôt découvrir l'existence d'un complot interne, visant à assassiner le Président. Mais très vite, les indices semblent désigner Garrison...
Ma critique : Et bien voilà : c'est ma centième critique ! Ca fait pas mal de films vus en un peu moins de neuf mois. Et je ne compte pas le nombre de films que j'ai arrêté en cours de route. Je devrais peut-être faire une rubrique là-dessus !!!
Que retenir de ces neuf mois :
- le cinéma américain est omniprésent (ok, je sais, pas besoin de moi pour s'en rendre compte) mais il sait produire par moments de belles choses. Bon, c'est vrai, c'était il y a longtemps.
- ce que j'aime tout particulièrement dans le cinéma, c'est la possibilité de voir des oeuvres d'art et d'autres films qui ne constituent qu'un divertissement (et qui n'ont pas d'ailleurs d'autre ambition).
- Les six réalisateurs qui figurent en bannière de ce site restent mes cinéastes préférés (Chaplin, Lang, Tarkovski, Eisenstein, Godard et Bergman). Tiens, il n'y a que des européens... (Chaplin et Lang ont tourné aux US mais n'ont pas la nationalité US) Etonnant, non ?
Bon, revenons en au film d'aujourd'hui. Je suis assez étonné des critiques très négatives de la presse (en moyenne une étoile). Ce film est le genre de thriller classique que sait très bien produire le cinéma Hollywoodien. Il y a un peu de suspense mais finalement, c'est le scénario le plus évident qui se réalise. Il ne fallait pas s'attendre à plus. Les américains rafolent de mettre en scène leur président. Un truc marrant, c'est impressionnant le nombre de films fait sur ce sujet. A croire que la maison blanche contribue au financement de ces films.
Enfin, une chose qui m'a terriblement énervé : c'est le nombre incalculable de fois où les héros du film retirent leurs lunettes de soleil. Ca en devient tarte au bout d'un moment. C'était peut-être pour faire croire qu'il fait aussi beau à Washington qu'en Californie ?
Genre : Drame Réalisateur : L. Scherfig Acteurs : J. Sives,   A. Rawlins Année de production 2003 Pays : US Durée : 1h45 Note spectateur : Note presse :
Synopsis (Source Allociné) : Harbour et Wilbur, son frère aux pulsions suicidaires, héritent de la librairie de leur père à Glasgow. Ils reçoivent bientôt la visite d'Alice et de sa fille Mary. Celle-ci va redonner à Wilbur le goût à la vie. Mais Harbour porte en lui un lourd secret qu'il ne pourra cacher indéfiniment.
Ma critique : Je ne sais pas quoi trop penser de ce film, je lui ai mis deux étoiles mais c'est plutôt un non choix et une moyenne entre 0 et 4 étoiles.
D'un côté, on peut voir un film maniant l'humour noir, plein de mauvais et de bons sentiments. Mauvais sentiments pour Wilbur qui pique le femme de son frère Harbour. Bons sentiments pour la fin un peu nian-nian sur la maladie d'Harbour. Mais, si vous allez lu ma critique des "Bouchers verts", vous verrez que j'ai du mal à apprécier l'humour noir.
De plus, on a du mal à comprendre le revirement de Wilbur qui abandonne sa tendance suicidaire subitement (ah, l'amour !). Bon, ça c'est le côté 0 étoiles.
D'un autre côté, quand on réfléchit un peu plus, on peut voir ce film comme un vrai film existentialiste (bon, je sais, je lis un peu trop de Sartre actuellement, ça doit me déformer) qui montre comment le héros construit progressivement son être et abandonne ses tendances nihilistes. Mais, là je pense que je vais un peu trop loin, c'est qu'il doit être un peu tard.
Tout ceci, pour aboutir à un non choix (mais en fait un non choix est aussi un choix cf. encore Sartre) : deux étoiles ! Un film assez sympa mais qui manque de beaucoup de choses...
Genre : Thriller, Fantastique Réalisateur : S. Urban Acteurs : J. D'Arcy,   N. Wightman Année de production 2001 Pays : UK Durée : 1h51 Note spectateur : Note presse : -
Synopsis (Source Allociné) : Depuis des milliers d'années, les forces de l'ombre et de la lumière se livrent un combat sans merci pour s'emparer d'une mystérieuse relique. Magnus Martel, un homme richissime, conscient du pouvoir de celle-ci, charge son fils Jake et Mira, une étudiante en alchimie, de la détruire pour éviter qu'elle ne tombe entre les mains du Grand Maître, une sentinelle démoniaque qui était présente lors de la crucifixion du Christ.
Ma critique : Au fur et à mesure que l'on s'enfonce (s'enfoncer est bien le bon mot) dans ce film, on a de plus en plus l'impression de retrouver "Da Vinci Code" même s'il a été tourné auparavant. Mais là, on fait encore plus fort : c'est le descendant de Jésus qui couche avec la descendante de Marie-Madeleine pour donner naissance au bébé qui devra combattre l'AntéChrist (fait à partir de restes du Christ sur les clous de la croix qui sont le sujet de la quête des deux héros). Je passe sur les épisodes alchimistes, les suppots de l'AntéChrist qui ressemblent à des spectres, les scènes gore,...
Vous avez compris : ce film est un vrai désastre. Il n'est jamais sorti en France ni dans beaucoup d'autres pays d'ailleurs. Il paraît que le réalisateur a été le plus jeune réalisateur à présenter un film à Cannes (c'était un court métrage : il avait 13 ans). Trente après, je lui décerne le navet d'Argent.
Genre : Comédie dramatique Réalisateur : C. Hanson Acteurs : M. Douglas,   T. Maguire Année de production 2000 Pays : US Durée : 1h50 Note spectateur : Note presse :
Synopsis (Source Allociné) : Grady Tripp (Michael Douglas ; The Game) a eu la chance et l'infortune d'écrire durant sa jeunesse un roman culte salué par une critique unanime et vendu à des centaines de milliers d'exemplaires. Mais depuis sept ans, ce wonder boy dont on espérait tant n'a rien publié, se contentant d'un modeste poste d'enseignant.
Ecrasé par son précoce succès, Grady peaufine tel un maniaque un roman autobiographique qu'il refuse obstinément de livrer à son directeur littéraire, Terry Crabtree (Robert Downey Jr. ; Tueurs nés). Venu relancer son poulain à l'occasion du Festival du Livre de Pittsburgh, Crabtree retrouve Grady en pleine crise existentielle.
Sa femme Emily (Elisabeth Granli ; L.A. Confidential) l'a quitté du jour au lendemain et sa maîtresse Sara Gaskell (Frances McDormand ; Fargo), lasse de ses tergiversations, menace de rompre alors qu'elle attend un enfant de lui. Parallèlement, la jeune et charmante étudiante Hannah Green (Katie Holmes ; Mrs. Tingle) multiplie les avances de manière insistante.
Plus grave encore, le protégé de Grady, James Leer (Tobey Maguire ; Blessures secrètes), romancier en herbe surdoué, fragile et mythomane, paraît au bord du goufre ou prêt à lui ravir sa couronne.
Sommé de boucler en l'espace d'un week-end son interminable opus, Grady va devoir se battre sur tous les fronts tout en s'efforçant de devenir plus mature. Un cap singulièrement périlleux pour qui a su l'éviter jusqu'aux abords de la cinquantaine.
Wonder Boys de Curtis Hanson (L.A. Confidential) est l'adaptation cinématographique du roman homonyme de Michael Chabon.
Ma critique : Ce que j'aime dans le cinéma, c'est de pouvoir voir un film sans savoir du tout à quoi m'attendre. C'était le cas de "Wonder Boys". Ca commence par de la musique country, puis "Michael Dougas" et "Tobey Maguire" au générique. Bon, ça va être un film Hollywwodien commercial... En fait non ! Le film glisse progressivement dans un délire (petit, faut quand même pas exagérer !!) avec des scènes sympas comme le noir qui saute sur le capot de la voiture du héros ou la mort du chien aveugle qui déteste Michael Douglas car il couche avec sa maîtresse. Puis... malheureusement, le film devient un peu trop propre sur lui avec un fin plein d'espoir comme sait si bien le faire le cinéma US. Quel dommage ! Un peu plus de trash aurait fait du bien...
Genre : Comédie Réalisateur : F. Favrat Acteurs : A. Jaoui,   K. Viard Année de production 2003 Pays : FR Durée : 1h42 Note spectateur : Note presse :
Synopsis (Source Allociné) : Pigiste dans un journal de mode, Claire Rocher rencontre Elisabeth Becker, une star de cinéma. Tout les sépare, leurs caractères, leurs rapports aux hommes, et bien sûr l'argent, la notoriété. Claire est engagée comme assistante personnelle d'Elisabeth, et sa vie s'en trouve bouleversée. Peu à peu, les deux femmes se lient d'amitié, du moins Claire le croit-elle...
Ma critique : Je manque d'inspiration donc ma critique va être courte : c'est un film peu original sur le relation maître-esclave entre une actrice capricieuse qui joue à la diva et une pigiste en manque de reconnaissance. C'est bien joué, d'accord, mais alors...
Sur le même thème, je trouve que "Eve" de Mankiewicz est à cent coudées au dessus.
Genre : Drame Réalisateur : F. Rosi Acteurs : J. Turturo,   R. Serbedzija Année de production 1997 Pays : FR, CH, ITL Durée : 1 h 54 Note spectateur : - Note presse : -
Synopsis (Source Allociné) : L'histoire pleine de rebondissements d'un groupe de déportés animés par un rêve de liberté qui avait presque disparu. Des Italiens, des Polonais, des Allemands, des Tchèques, des Français, des Grecs, juifs ou non, libéres par l'armée russe, entament une longue marche de retour vers leurs pays d'origine. Parmi eux, Primo Levi, jeune chimiste italien...
Ma critique : Je viens de finir de lire "Les naufragés et les rescapés" (dernier livre de Primo Lévi écrit juste avant son suicide), je voulais donc revoir "La Trêve". Je ne peux même pas dire que j'ai été déçu, j'avais le souvenir d'un film un peu long et pas forcément très intéressant. Je ne sais pas s'il est le reflet du livre car je ne l'ai jamais lu. En fait, la lecture de "Si c'est un homme" (mondialement connu) du même auteur (of course) ne m'avait pas non plus satisfaite. Ce livre ne valait que par la date de sa sortie, très peu de temps après la libération des camps. Depuis, il y a tellement de choses qui ont été écrites que l'horreur des camps d'extermination décrite par Lévi est devenue presque "banale".
En revanche, dans "Les naufragés et les rescapés", j'ai lu ce que je n'avais jamais lu. C'est comme si quarante après être sorti d'Auschwitz, Primo Lévi, avait compris qu'il était déjà mort dans les camps. On avait tué son âme, pas son corps. Ce livre est très noir, surtout la première partie et m'a fortement touché et fait réfléchir. On comprend mieux le suicide de Primo Lévi peu de temps après.
Mais, revenons au film, c'est une sorte de road-movie où le héros apprend progressivement la liberté (voir par exemple la début du film où il continue dans une relation maître-esclave avec le grec). Il n'y a malheureusement que quelques éclairs d'analyse par ci par là (faillait peut être pas faire fuir le public ricain !). Je finirai par cette phrase de Primo Lévi qui n'a jamais cru à la Providence et est toujours resté athée : "Dieu ne peut pas exister si Auschwitz existe"
Genre : Drame, Fantastique Réalisateur : E. Bress Acteurs : A. Kutcher,   A. Smart Année de production 2003 Pays : US Durée : 1h53 Note spectateur : Note presse : -
Synopsis (Source Allociné) : Une théorie prétend que si l'on pouvait retourner dans le passé et changer quelques détails de notre vie, tout ce qui en découle serait modifié. On appelle cela "l'effet papillon". Evan Treborn a cette faculté. Fasciné, il va d'abord mettre ce don au service de ceux dont les vies ont été brisées dans leur enfance. Il peut enfin repartir dans le passé et sauver la seule jeune fille qu'il ait jamais aimée.
Mais Evan va découvrir que ce pouvoir est aussi puissant qu'incontrôlable. Il va s'apercevoir que s'il change la moindre chose, il change tout. En intervenant sur le passé, il modifie le présent et se voit de plus en plus souvent obligé de réparer les effets indésirables de ses corrections...
Ma critique : Le début du film est assez ennuyeux : on se demande vraiment où le réalisateur veut nous mener. Et puis... on part dans le fantastique. La deuxième partie du film a du rythme, fait réfléchir sur nos actes... leurs effets (petits actes, grandes conséquences = l'effet papillon). C'est bien fait pas trop tordu pour une fois (Cf. mes critiques précédentes sur les scénaristes américains). On sent que vers la fin du film, le réalisteur hésite : cela aurait pu être bien de finir sur une fin plus rationnelle et un peu plus dramatique. Mais, vue la nationalité du film, il fallait un happy end... et qui plus est, une fin morale (le héros sauve ses amis en renonçant à son égoïsme).
Genre : Aventure Réalisateur : G. Verbinski Acteurs : J. Depp,   O. Bloom Année de production 2005 Pays : US Durée : 2h30 Note spectateur : Note presse :
Synopsis (Source Allociné) : Dans ce nouvel opus de l'aventure Pirates des Caraïbes, le toujours aussi excentrique pirate Jack Sparrow est confronté subitement à son passé. Treize ans auparavant, Jack signait un pacte avec Davey Jones, le maître des sept mers, dont l'esprit maléfique n'a d'égal que son apparence tentaculaire. En échange de son âme, ce dernier lui promettait le commandement du mythique Black Pearl...
Aujourd'hui, Jones vient donc récupérer sa dette. Mais donner son âme à Jones est sans issue, il n'y a pas de rédemption possible, c'est devenir comme tous les membres de son équipage maudit, un fantôme au physique aussi repoussant que terrifiant. Pour éviter ce sort funeste auquel Jack ne tient pas vraiment, il n'a qu'une solution : retrouver le coffre maudit de Jones où sont cachés les âmes emprisonnées...
Ma critique : Un seul mot pour résumer le film : chiant ! Je me suis assoupi plusieurs fois et je n'ai pas vraiment suivi l'histoire. Il n'y en avait pas vraiment besoin d'aileurs ! Pour revenir à ma marotte sur les films US et sur le fait que les scénaristes trouvent un malin plaisir à embrouiller les scénarios; on se croirait dans les jeux vidéos modernes qui ont une facheuse tendance à être hyper-tordus sinon les ados les finiraient en quelques heures. C'est la même chose pour "Pirates des Caraïbes", le réalisateur croit nous en donner pour notre argent (et notre temps, bien long !) en essayant de solliciter nos neurones. Il y a des façons bien plus intéressantes de faire travailler ses cellules grises ! ça m'énerve quand je vois du cinéma de divertissement essayer de faire autre chose que cela.
Je passe sur l'aspect ridicule du capitaine machin-chose avec sa serpillère sur la tête et la pieuvre géante.
Une seule certitude : Johnny Depp est un grand acteur même quand il en fait des tonnes. L'unique étoile que j'attribue à ce film ne provient que de son talent.
Genre : Drame, Thriller Réalisateur : T. Tykwer Acteurs : B. Whiwhaw,   D. Hoffman Année de production 2005 Pays : FR, ESP, All Durée : 2h27 Note spectateur : Note presse :
Synopsis (Source Allociné) : Jean-Baptiste Grenouille naît en 1744. Enfant solitaire, malade, il devient un jeune homme à part grâce à un don unique : son odorat.
Grenouille n'a pas d'autre passion que celle des odeurs, et chaque seconde de sa vie est guidée par ce sens surdéveloppé. Survivant misérablement, il parvient à se faire embaucher comme apprenti chez les maîtres parfumeurs de la capitale. Il découvre alors les techniques
et les secrets de la fabrication des parfums. Son don lui permet de composer quelques chefs-d'oeuvre olfactifs, mais son but ultime devient rapidement la mise au point de la fragrance idéale, celle qui lui permettrait de séduire instantanément tous ceux qui croiseraient son sillage.
Dans sa recherche d'ingrédients, Grenouille est irrésistiblement attiré par le parfum naturel des jeunes filles. Il va aller jusqu'à en tuer beaucoup pour leur voler leur odeur...
Ma critique : Le film est assez fidèle au livre, du moins ce dont je m'en souviens puisque je l'ai lu il y a près de vingt ans.
Les décors sont bien faits notamment les reconstitutions de Grasse et de Paris. Cela m'a rappelé les tableaux de Paris au 18ème siècle que j'ai revus récemment au musée Carnavalet.
Il n'est pas facile de faire un film sur les odeurs mais le réalisateur s'en sort plutôt bien. En revanche, le film comporte quelques longueurs (qui ont déclenché un magnifique baillement d'un des spectateurs qui a fait rire toute la salle à un moment où on s'embêtait un peu...). Je trouve que la scène d'orgie à la fin du film aurait pu être mieux faite et l'utilisation du ralenti m'a énervé (crétin !).
Genre : Comédie Réalisateur : E. Lartigau Acteurs : Kad,   O. Barroux Année de production 2005 Pays : FR Durée : 1h30 Note spectateur : Note presse :
Synopsis (Source Allociné) : Face à l'incompréhension de la population française quant au montant des crédits alloués à la recherche spatiale, le gouvernement lance une vaste opération de communication. En partenariat avec le Centre spatial français, un grand jeu est organisé.
"Le ticket pour l'espace", un jeu à gratter, va permettre à deux civils de séjourner dans la station orbitale européenne, en compagnie d'un équipage professionnel. L'opération est un immense succès. Tout se passe bien, jusqu'à ce que l'un des deux gagnants prenne la station en otage...
Ma critique : Le film commence plutôt pas mal. Mais l'arrivée d'un dindon géant (plutôt vers la fin) gâche un peu tout. Je ne sais pas pourquoi mais quand ce type de gag arrive dans un film des Monty Python, cela me fait plier de rire, là je trouve cela pitoyable.
L'intérêt de ce type de film : il faut descendre bas pour remonter très haut !
Genre : Fantastique, Aventure Réalisateur : T. Gilliam Acteurs : M. Damon,   H. Ledger Année de production 2005 Pays : UK Durée : 1h59 Note spectateur : Note presse :
Synopsis (Source Allociné) : A l'aube du XIXe siècle, les frères Grimm étaient connus dans toutes les campagnes pour être les seuls capables de vaincre les esprits maléfiques et les créatures en tous genres qui épouvantaient les villages. Leur lucrative entreprise cachait cependant un petit secret : Jacob et Will se contentaient de combattre les monstres diaboliques que leurs complices animaient grâce à d'ingénieux trucages et d'impressionnantes mises en scène...
Lorsque les autorités les obligent à se rendre à Marbaden, l'enjeu est tout autre. Le hameau vit dans la terreur absolue depuis que ses petites filles sont enlevées les unes après les autres. Cette fois, les frères Grimm n'ont pas affaire à une illusion. Avec la très belle Angelika, ils vont découvrir que la forêt lugubre renferme un terrible secret, un monde de magie et de sortilèges peuplé des plus incroyables créatures...
Ma critique : Tout au long du film, je me suis cru dans un film de Tim Burton (notamment "Sleepy Hollow). Ce n'est pas une critique négative mais ce que j'aime chez Terry Gilliam c'est son côté délirant et son goût de l'absurde. Ici, on retrouve un film fantastique bien fait, un peu enfantin mais sans plus. Allez, fais nous rêver un peu plus Terry...
Genre : Drame Réalisateur : P. Greengrass Acteurs : L. Alsamari,   K. Abdalla Année de production 2005 Pays : US Durée : 1h45 Note spectateur : Note presse :
Synopsis (Source Allociné) : 11 septembre 2001. 4 avions sont détournés par des terroristes dans le but d'être crashés à New York et à Washington. 3 atteindrons leur cible, pas le vol 93.
En temps réel, les 90 minutes qui se sont écoulées entre le moment où l'appareil a été détourné et celui où il s'est écrasé après que ses passagers, mis au courant par téléphone portable des attaques contre le World Trade Center à New York, eurent décidé de se sacrifier pour éviter que l'appareil atteigne Washington.
Ma critique : Comment peut-on parler de mémoire cinq ans après un événement ? Je trouve que ce film arrive beaucoup trop tôt, les images sont encore dans nos têtes et on a pas besoin de voir un film pour se les remémorer. "Nuit et Brouillard" est sorti dix ans après la fin dans le deuxième guerre mondiale mais dans un contexte d'oubli de la Shoah. Actuellement, on entend parler tous les mois du 11 septembre. En fait, ce film n'est dû qu'à des impératifs commerciaux comme tout le cinéma Hollywoodien. L'art et le devoir de mémoire sont mis de côté. On arrive à nous faire payer les images des avions s'encastrant dans les tours alors qu'on en avait été gavé (gratuitement) cinq ans auparavant.
A part une (timide) critique de l'absence de réaction et de moyens de l'armée, on apprend pas grand chose et finalement, le seul sentiment qu'inspire "Vol 93", c'est le malaise .
Du point de vue de la réalisation, pas grand chose à dire (cela ne veut pas dire que je l'ai trouvée bien) : c'est filmé comme un documentaire, caméra à l'épaule, mouvements et zooms rapides afin de donner l'illusion de la réalité. Evidemment, au début du film, il y a un pano horizontal de buildings vus de haut car c'est une figure imposée du cinéma américain (Cf. ma critique sur "Slevin")
Genre : Guerre, Historique Réalisateur : R. Bouchareb Acteurs : J. Debbouze,   S. Naceri Année de production 2005 Pays : FR Durée : 2h08 Note spectateur : Note presse :
Synopsis (Source Allociné) : En 1943, alors que la France tente de se libérer de la domination nazie, le parcours de quatre "indigènes", soldats oubliés de la première armée française recrutée en Afrique.
Abdelkader, Saïd, Messaoud et Yassin, réputés pour leur courage, sont envoyés en première ligne. Argent, amour pour la France ou pour l'armée française, foi en la liberté et l'égalité, leurs motivations divergent pour un même combat, libérer la France, les armes à la main.
Ma critique : Dans ma précédente critique sur "Vol 93", je parlais de devoir de mémoire. Là, effectivement le sujet s'y prête. On a souvent tendance à croire que seuls les américains ont sauvé le monde en 1945. C'est sans oublier l'immense effort des soviétiques qui ont payé par des millions de morts le maintien d'un front à l'Est et , pour ce qui concerne le sujet de ce film, le fait que la France n'a pas été libérée que par les seuls américains. Le débarquement en Provence était quasi-exclusivement composé de troupes françaises qui venaient de la campagne d'Italie et auparavant d'Afrique.
On a dit que le film était trop manichéen et attaquait durement l'armée française. Je ne trouve pas tant que cela. Le film m'a fait aussi penser à des images de propagande de l'armée allemande montrant des prisonniers maghrébins de l'armée française afin de montrer la supériorité de la race aryenne. On connaît la suite...
Pas trop de remarques sur la réalisation. Le seul truc qui m'a énervé, ce sont les plans en noir et blanc après chaque changement de lieu qui virent à la couleur. Au bout de trois fois, j'ai trouvé ça un peu tarte. Le film sait manier l'humour (voir notamment la scène ubuesque du ballet présenté aux soldats) afin de respirer un peu et de contraster avec les images assez dures des combats. En revanche, j'ai eu du mal à prendre au sérieux Jamel Debbouze. C'est souvent difficile pour un célèbre acteur comique de changer de genre et d'être crédible. Je trouve que Sami Nacéri s'en sort beaucoup mieux.
J'ai finalement mis trois étoiles au film, surtout à cause de son travail de mémoire et en réaction à "Vol 93"
Genre : Thriller Réalisateur : R. Howard Acteurs : T. Hanks,   A. Tautou Année de production 2005 Pays : US Durée : 2h32 Note spectateur : Note presse :
Synopsis (Source Allociné) : Une nuit, le professeur Robert Langdon, éminent spécialiste de l'étude des symboles, est appelé d'urgence au Louvre : le conservateur du musée a été assassiné, mais avant de mourir, il a laissé de mystérieux symboles... Avec l'aide de la cryptologue Sophie Neveu, Langdon va mener l'enquête et découvrir des signes dissimulés dans les oeuvres de Léonard de Vinci. Tous les indices convergent vers une organisation religieuse aussi mystérieuse que puissante, prête à tout pour protéger un secret capable de détruire un dogme deux fois millénaire...
De Paris à Londres, puis en Ecosse, Langdon et Sophie vont tout tenter pour déchiffrer le code et approcher les secrets qui remettent en cause les fondements mêmes de l'humanité...
Ma critique : Je n'ai pas voulu lire le livre : pas envie de lire les inepties de l'auteur sur la religion, l'Eglise... Donc je ne peux pas comparer avec le film. Quand on occulte le côté polémique crée par le livre, le film n'est qu'une chasse au trésor un peu longuette mais pas trop mal faite. Je suis donc beaucoup moins catégoriques que les critiques faites par la presse.
Genre : Drame Réalisateur : L. Visconti Acteurs : D. Bogarde,   S. Mangano Année de production 1971 Pays : ITL Durée : 2 h 11 Note spectateur : Note presse : -
Synopsis (Source Allociné) : Un compositeur vieillissant vient chercher à Venise une atmosphère propice à l'épanouissement de son art. N'y trouvant aucune inspiration, sa passion se réveille à la vue d'un jeune adolescent.
Ma critique : La première fois que j'ai voulu voir ce film, j'ai craqué au bout d'un quart d'heure : trop chiant !!! Puis, au deuxième essai, je me suis un peu forcé au début et j'ai trouvé le film magnifique. Puis, j'ai lu le livre de Thomas Mann et, je suis allé la semaine dernière à Venise. Donc, j'attendais avec impatience ce deuxième visionnage.
Ce qui m'a (beaucoup) énervé : les zooms arrière-avant incessants de Visconti ; ça donne le mal de mer !!! Et c'est surtout trop souvent inapproprié et trop rapide (cf. aussi ma critique sur "Les damnés"). C'est vrai que j'aime bien les plans séquence (cf. ma critique sur "Le Sacrifice" et sur "La femme d'à côté) mais où je trouvais que le changement de plan était un constat d'échec, un renoncement, je trouve que les non-changements de plan de Visconti sont inesthétiques et révèlent plutôt sa flemardise...
Bon j'arrête là le côté négatif car quand on oublie que Visconti fait trop joujou avec son zoom, on trouve un film génial, où les mouvements assez rapides de la caméra contrastent avec la lenteur de l'action. Le jeu de Dirk Bogarde est excellent (voir par exemple la scène de son retour en bateau de son départ manqué par le train). En fait, le film est un grand film grâce à lui. Je cite deux images /plans qui me restent en tête :
- l'attente dans le hall de l'hôtel avant le dîner et le premier dîner d'Aschenbach. Pendant, un moment, je me suis cru à Balbec et je m'attendais à voir entrer la marquise de Villeparisis (pour ceux qui ne connaissent pas Proust, Balbec est un des lieux de villégiature de Marcel en Normandie dans "La Recherche du temps perdu").
- un des derniers plans de Tadzio en contre-jour face à la mer. Généralement, le contre-jour n'est pas recommandé. Là, il permet de renforcer le côté mystérieux et inaccessible de Tadzio.
Après tout ça, je ne pouvais que laisser les quatre étoiles que j'avais initialement données à ce film.
Genre : Drame Réalisateur : F. Truffaut Acteurs : G. Depardieu,   F. Ardant Année de production 1981 Pays : FR Durée : 1 h 46 Note spectateur : Note presse : -
Synopsis (Source Allociné) : Ayant autrefois vecu des amours ombrageuses, Bernard et Mathilde, par le plus pur des hasards, se trouvent etre voisins. Meme s'ils sont maries tous deux, leur destin se croisent a nouveau.
Ma critique : Je n'aime pas vraiment Fanny Ardant ni Gérard Depardieu, je ne suis pas un grand connaisseur des films de Truffaut. Pourtant, je trouve ce film excellent. C'est la transposition moderne d'une tragédie grecque. On se demande pourquoi les deux personnages principaux en arrivent là. L'explication : la passion et le destin. Ils jouent au chat et à la souris pendant tout le film et la seule issue du jeu, c'est la mort (désolé pour ceux qui n'ont pas vu le film, je raconte la fin mais au début Madame Jouve laisse bien entendre la fin).
Il y a plusieurs belles scènes dans le film, j'en commenterai deux (le choix est difficile) :
- le plan séquence du facteur qui amène un télégramme à Madame Jouve. Ceux qui lisent un peu mes critiques vont croire que je suis obsédé par les plans séquence. C'est un peu vrai ! Le changement de plan est souvent pour moi un renoncement, une facilité plutôt qu'un aboutissement (je mets de côté les films d'Eisenstein qui utilise le montage comme un langage et les films d'action qui s'en servent pour rythmer l'action). Le réalisateur change de plan car il n'arrive plus à rien dire avec le plan actuel. Il est intéressant pour cela de lire "Leçons de mise en scène" d'Eisenstein qui donne comme exercice à ses élèves de filmer la scène du meurtre dans "Crime et Châtiment" (si je me souviens bien !) avec un seul plan et sans mouvement de caméra (là c'est un plan fixe). J'aime la fluidité dans le mouvement de la caméra qui s'adapte au jeux des acteurs ou vice-versa (voir évidemment pour cela le magnifique plan séquence du "Sacrifice" de Tarkovski). Le plan séquence pris de haut montrant l'ambulance allant chercher les corps des deux amants est aussi très bien fait. Zut, je suis déjà à deux scènes commentées ! J'en rajoute une troisième :
- lorsque les deux amants font l'amour dans la voiture et sont filmés à travers les vitres, on ne sait pas si les petites lumières bleues qui se baladent sur les vitres sont des bouts de ciel bleu reflétés ou des lumières rajoutées pour les besoins du film.
Une belle tragédie, un sens esthétique très développé : tout pour faire un chef d'oeuvre !
Genre : Comédie dram. Réalisateur : J. Cassavetes Acteurs : B. Gazzara,   A. Johari Année de production 1976 Pays : US Durée : 1 h 48 Note spectateur : Note presse : -
Synopsis (Source Allociné) : Cosmo Vitelli, proprietaire endette d'un cabaret de Los Angeles, perd une fortune considerable au jeu. La pegre veut bien le sortir de ce mauvais pas s'il accepte de tuer un vieux bookmaker chinois. Travailler pour le milieu est une entreprise bien perilleuse.
Ma critique : Au début, ça commence comme un documentaire sur un patron de boîte de nuit (joué par Ben Gazzara) : la caméra le suit un peu partout. Son air content de lui et son assurance nous font croire qu'il est influent. Finalement, on s'aperçoit que ce n'est qu'un petit poisson qui va se faire manger par les gros de la mafia. Mais, le petit poisson a sa dignité et va se révolter. Belle ambiance dans ce film aux images un peu sales et joué en partie caméra sur l'épaule. Ca change du cinéma commercial américain...
Genre : Fantastique, Drame Réalisateur : I. Bergman Acteurs : M. von Sydow,   G. Björnstrand Année de production 1956 Pays : Suède Durée : 1 h 32 Note spectateur : Note presse : -
Synopsis (Source Allociné) : De retour des croisades, le chevalier Antonius Blok rencontre la Mort sur son chemin. Il lui demande un delai et propose une partie d'echecs. Dans le meme temps, il rencontre le bateleur Jof et sa famille. Jof a vu la vierge Marie. Un des films qui fit decouvrir le cinema suedois et qui contribua a la grande notoriete de Bergman.
Ma critique : C'est le premier film de Bergman que j'ai vu il y a quelques années. Depuis, j'en ai vu quelques autres (voir notamment la critique sur "Sonate d'automne"). A l'époque, j'avais mis quatre étoiles au "Septième sceau" et en le revoyant, j'ai trouvé qu'il n'était pas aussi accompli que d'autres films de Bergman (notamment "Cris et Chuchotements" qui est superbe).
C'est un film sur un chevalier du Moyen-Age qui au seuil de la mort cherche le sens de (la) sa vie. Il le trouvera finalement en sauvant un couple de saltimbanques. Certaines scènes comme la procession sont magnifiques, le noir et blanc est très bien utilisé (voir notamment les ombres et lumières dans une des dernières scènes dans le château du chevalier) mais Bergman se disperse un peu et se concentrant plus sur les personnages secondaires que sur son héros. Conclusion : il ne va pas assez loin dans la réflexion (ou, il faut tout deviner par soi-même, je dois être trop bêta pour ça !).
Allez, c'est quand même un super film !
Genre : Thriller, Action Réalisateur : DR. Ellis Acteurs : SL. Jackson,   J. Marguiles Année de production 2005 Pays : US Durée : 1h41 Note spectateur : Note presse :
Synopsis (Source Allociné) : La mission de l'agent spécial Neville Flynn est simple : il doit escorter un témoin essentiel sur un avion de lignede Hawaï à Los Angeles. L'homme va permettre de faire tomber l'un des piliers de la mafia, après qui Flynn court depuis longtemps. Toutes les précautions ont été prises, mais ce n'est pas assez...
Décidé à ce que le témoin n'arrive jamais au tribunal, le criminel met au point un lâcher de serpents venimeux à bord de l'avion. Ils sont partout, silencieux et mortels. Entre un équipage et des passagers paniqués et un témoin qu'il faut protéger à tout prix, Flynn va devoir se battre pour que l'avion ait une chance d'arriver...
Ma critique : Je n'ai pas choisi d'aller voir ce film et je n'aurai jamais pensé à aller le voir. Mais... pourtant j'ai bien rigolé (Merci Fred C. !).
Ca commence un peu comme les films catastrophes des années 70 (genre assez oublié aujourd'hui) : présentation des différents protagnistes du film : couple en lune de miel, rappeur mégalo, deux frères voyageant sans parents etc.
Puis, ça dérape avec l'arrivée des serpents : là on tombe dans le gore, le ridicule, bref... un truc à regarder au second degré. Ce qui était encore mieux c'était l'ambiance de la salle : deux nanas qui criaient dès qu'il y avait un serpent (et il y en a eu beaucoup), des gens qui applaudissaient quand les héros arrivaient à se débarasser des serpents. Enfin, le top, c'est Samuel L. Jackson qui en rajoute à mort (vers la fin, il y a une tirade dit-on inspirée d'internautes qui vaut le coup).
Finalement, je me suis bien amusé, le spectable était autant sur l'écran que dans la salle. C'est un bon divertissement !
Genre : Drame Réalisateur : A. Tarkovski Acteurs : E. Josephson,   S. Fleetwood Année de production 1986 Pays : UK, Suède, FR Durée : 2 h 30 Note spectateur : Note presse : -
Synopsis (Source Allociné) : En Suede, un soir, M. Aleksander, professeur un peu pompeux, fete son anniversaire. Soudain, a la television, le Premier ministre annonce une guerre nucleaire mondiale, la fin de tout.
Ma critique : L'inconvénient des films de Tarkovski, c'est que je les connais tous (il faut dire qu'il n'a eu le temps d'en réaliser que sept) donc je n'ai plus le plaisir de la première découverte. Mais, comme ses films sont plutôt complexes et très "ouverts", à chaque fois on en retire de nouvelles choses.
C'était la deuxième fois que je voyais "Le sacrifice". Ben oui, deuxième fois seulement alors que j'ai bien dû voir dix fois "La grande vadrouille" (comme beaucoup de français). Mais un Tarkovski, ça se mérite : il faut être prêt à beaucoup réfléchir et n'être pas pressé. Sinon, le film peut se résumer à : "C'est l'histoire d'un mec un peu prout-prout qui se la joue ; il couche avec sa bonne pour éviter la troisième guerre mondiale, brûle sa maison et se fait interner dans un hôpital psychiatrique". Ca fait pas lourd pour deux heures et demie !!!
Alors que si l'on prêt, "Le Sacrifice" c'est d'abord :
Des images superbes. Le film commence par un long plan séquence de plus de cinq minutes où Alexander (celui qui couche avec le bonne pour ceux qui n'auraient pas suivi) est accompagné de son enfant et discute avec le facteur (de Nietzsche !). La caméra suit lentement le facteur tournant en vélo autour du père et de son enfant. Puis le père se trouve seul avec son fils au pied d'un arbre et devise jusqu'à ce qu'il fasse un rêve éveillé (on passe alors en noir et blanc, normal c'est un rêve) où le réalisateur filme en pano vertical une rue jonchée d'ordures (on retrouvera le même plan par la suite mais cette fois ci avec des acteurs qui courent dans tous les sens. C'est la panique suite au bombardement atomique)... Bon j'arrête, je ne vais pas vous détailler toutes les scènes du film. Surtout que cela ne doit pas être très compréhensible. Juste une allusion à l'avant dernier plan qui est aussi un plan séquence (très connu, vous retrouvez d'ailleurs le plan en intégralité sur mon site. Cliquer ici ) et est magnifique.
C'est ensuite une réflexion sur le sens de la vie, le matérialisme, la peur de la guerre nucléaire. La lenteur du film est alors un avantage car elle permet de réfléchir et essayer de comprendre les symboles inclus dans le film.
Genre : Comédie dram. Réalisateur : Y. Boisset Acteurs : J. Carmet,   P. Tornade Année de production 1975 Pays : FR Durée : 1 h 41 Note spectateur : Note presse : -
Synopsis (Source Allociné) : Un cafetier parisien passe ses vacances dans un camping du Midi, à proximité d'un chantier ou travaillent des immigrés. Violente dénonciation du racisme.
Ma critique : Critique aiguisée comme un rasoir du racisme ordinaire. Le film commence par la description amusante d'un couple de beaufs rejoingant leurs amis d'été dans un camping. Les traits de chacun des personnages sont peut être éxagérés mais ils révèlent les travers du français moyen. Il y a Victor Lanoux le facho, Pierre Tornade le grivois, l'huissier (j'ai oublié le nom de l'acteur, sorry !) un peu prétentieux et coincé, l'animateur TV fier de lui et de son look : Jean-Pierre Marielle et... le roi des beaufs : Jean Carmet !
Tout ce beau monde (ou presque) va se trouver mêler à une ratonade parce qu'il faut bien trouver un coupable.
C'est filmé sobrement. A deux moments, on sent que le réalisateur se lâche un peu en passant caméra sur l'épaule (notamment lorsque les campeurs partent sur le chantier pour aller bastonner les ouvriers arabes) puis il redevient classique et raisonnable. Il fallait continuer !!!
Aujourd'hui certaines remarques/attitudes pourraient nous paraître anodines (même si elles sont choquantes) mais il ne faut pas oublier que ce film a été tourné à la fin de Trente Glorieuses (en 1975) ce qui le rend assez novateur.
Genre : Thriller, Science-fiction Réalisateur : K. Conran Acteurs : J. Law,   G. Paltrow Année de production 2003 Pays : UK Durée : 1h46 Note spectateur : Note presse :
Synopsis (Source Allociné) : New York dans les années 30. Alors que des scientifiques renommés commencent à disparaître et que Manhattan est attaqué par des machines volantes et de gigantesques robots, le reporter Polly Perkins décide d'enquêter. Elle est aidée par l'héroïque pilote capitaine Sky.
Ils découvrent que la personne qui est derrière ce complot est le Dr. Totenkopf. Son but est la destruction du monde...
Ma critique : Alors là : chapeau bas, Monsieur Koran (le réalisateur) ! Je ne sais pas quels mots employer pour qualifier ce film : nul, tarte, pitoyable, navrant, débile...
Bon, c'est vrai, je ne l'ai pas vu dans de bonnes conditions : je l'ai enregistré en DVD sur Canal+ puis je l'ai revu par petits bouts car en même temps j'étais en train de faire passer un certain nombre de mes vidéos en streaming.
Ce film est quasiment entièrement réalisé les acteurs jouant derrière un écran vert. Il est bourrée d'effets spéciaux pseudo-esthétiques. Cf. une de mes critiques précédentes : l'esthétique ne suffit pas. Il faut aussi une histoire, de (vrais) acteurs... Bon, j'arrête là, je sens que je radote.
Ce qui m'a achevé c'est l'apparition d'Angelina Jolie en guerrière borgne avec un bandeau à la Moshe Dayan (mais toujours les lèvres au botox)... J'ai eu du mal à éclater de rire. Je passe sur les dialogues du genre, Gwyneth Paltrow qui dit à Jude Law en parlant d'Angelina Jolie "C'est une chic fille".
Enfin, l'allusion,je suppose volontaire vue la date où est supposée se passer l'action - 1939, à l'unité SS Totenkopf (tête de mort) est bien bêta et limite, limite...
Allez, pout terminer je vous cite quelques critiques de la presse glanées sur Allocine :
"Et l'on est à deux doigts d'approuver ce critique américain qui dit que " ne pas aimer Capitaine Sky, c'est ne pas aimer le cinéma ". Il aurait dû rajouter, c'est ne pas aimer les pop-corn movie américains. Mais, heureusement le cinéma ne se limite pas à ça.
" un voyage enchanteur vers un cinéma dont on n'avait pas eu d'échos depuis Les Aventuriers de l'Arche perdue. " No comment...
Bien évidemment, je décerne le navet d'or à ce film. Il n'est pas prêt d'être détroné.
Genre : Comédie Réalisateur : T. Gilliam, T. Jones Acteurs : G. Chapman,   T. Gilliam Année de production 1975 Pays : UK Durée : 1 h 30 Note spectateur : Note presse :
Synopsis (Source Allociné) : Le roi Arthur et les Chevaliers de la Table Ronde se lancent à la conquête du Graal, chevauchant de fantômatiques montures dans un bruitage de noix de coco cognées. La petite troupe va devoir passer mille épreuves, dont un chevalier à trois têtes, des jouvencelles en chaleur, voire même un terrible lapin tueur.
Ma critique : Il y a des gens qui connaissent par coeur les dialogues des "Tontons flingueurs", je n'en suis pas encore là avec "Sacré Graal" mais presque ! J'adore l'humour des Monty Python : c'est pitoyable par moments, décalé, anachronique, tarte... mais ça me fait tellement rire. Alors pour les chevaliers qui font "Ni", le lapin tueur... je mets quatre étoiles.
Genre : Comédie dramatique Réalisateur : H. Richards Acteurs : J. Biel,   N. Andrews Année de production 2005 Pays : US Durée : 1h40 Note spectateur : Note presse : -
Synopsis (Source Allociné) : Impossible pour Syd de se remettre de sa rupture amoureuse avec la belle London. Le jeune homme va tout mettre en oeuvre pour la reconquérir... Leurs retrouvailles dans une petite fiesta promettent d'être mémorables.
Ma critique : Un huis clos dans une salle de bain où l'on sniffe de la coke : ça promet ! Pendant une heure et demie, c'est un peu le délire même s'il y a un peu trop de flash-backs à mon goût (qui parfois sont trompeurs car on ne voit pas le changement de période, notamment au début du film. Encore la scro-sainte règle ricaine du scénario : plus on paume le spectateur mieux le film sera bon !!!). La fin un peu trop gentille gâche le film...
Genre : Drame Réalisateur : M. Ophüls Acteurs : M. Carol,   P. Ustinov Année de production 1955 Pays : FR Durée : 1 h 50 Note spectateur : Note presse : -
Synopsis (Source Allociné) : Anoblie par le roi de Bavière, Lola Montès était l'une des courtisanes les plus en vue de son époque. Dans ce cirque de New Orleans, sa déchéance ne lui permet d'être qu'une artiste de second plan.
Ma critique : Trois ans avant le coup d'envoi de la nouvelle vague, ce film marque la fin d'une époque. Après cela, le cinéma français ne va plus copier le cinéma Hollywoodien (il faudra attendre Luc Besson pour cela !). Je suis plutôt deçu par ce film : je l'ai vu de façon un peu distante (en plus je n'étais pas aidé par la bande son de ma version qui est mauvaise) et je n'ai jamais réussi à rentrer dans l'intrigue et à plaindre la pauvre Lola Montès...
Genre : Comédie, Science-fiction Réalisateur : H. Ramis Acteurs : B. Murray,   A. MacDowell Année de production 1993 Pays : US Durée : 1 h 43 Note spectateur : Note presse : -
Synopsis (Source Allociné) : Phil Connors, journaliste à la télévision et responsable de la météo part faire son reportage annuel dans la bourgade de Punxsutawney où l'on fête le "Groundhog Day" : "Jour de la marmotte". Dans l'impossibilité de rentrer chez lui ensuite à Pittsburgh pour cause d'intempéries il se voit forcé de passer une nuit de plus dans cette ville perdue. Réveillé très tôt le lendemain il constate que tout se produit exactement comme la veille et réalise qu'il est condamné à revivre indéfiniment la même journée, celle du 2 février...
Ma critique : Le sujet est au départ intéressant : un homme vit tous les jours la même journée. Il apprend progressivement à en profiter. Malheureusement, là où le réalisateur aurait pu faire un truc assez délirant (ce qui est quand même le cas par moments), il en arrive à une comédie sentimentale bien mièvre. Je pense qu'il y avait d'autres façons de finir ce film...
Genre : Drame Réalisateur : P. Haggis Acteurs : S. Bullock,   D. Cheadle Année de production 2004 Pays : US Durée : 1 h 47 Note spectateur : Note presse :
Synopsis (Source Allociné) : Deux voleurs de voitures. Un serrurier mexicain. Deux inspecteurs de police qui sont aussi amants. Une femme au foyer et son mari, district attorney. Tous vivent à Los Angeles. Eux et beaucoup d'autres ne se connaissent pas, leurs vies n'auraient jamais dû se croiser.
Pourtant, dans les prochaines 36 heures, leurs destins vont se rencontrer, révélant ce que chacun voulait cacher ou ne pas voir...
Ma critique : Ca commence bien : film choral avec pas mal de rythme qui montre les tensions entre les différentes communautés ethniques de Los Angeles. Même si ça n'est pas très original, c'est bien fait. Et puis après, le réalisateur en rajoute un peu trop : on a l'impression que l'on se fait trucider à chaque coin de rue à LA et que les noirs et blancs se détestent à un point ! C'est vrai que je ne connais pas Los Angeles mais je n'aimerai pas vivre là-bas si c'est comme ça.
Le film finit (à peu près) bien ce qui est normal vue sa nationalité. J'aurais peut-être aimé une fin plus tonique. Quoique...
une fin calme c'est pas mal aussi !
Genre : Drame Réalisateur : A. Parker Acteurs : K. Spacey,   K. Winslet Année de production 2002 Pays : US, UK Durée : 2 h 12 Note spectateur : Note presse :
Synopsis (Source Allociné) : Militant contre la peine capitale au Texas, le docteur David Gale, un professeur d'université, se retrouve à tort condamné à mort pour le viol et le meurtre de l'activiste Constance Harraway. Dans sa cellule, il reçoit Elizabeth Bloom, une journaliste qui mettra tout en oeuvre pour prouver son innocence. Mais y parviendra-t-elle ?
Ma critique : Jusqu'où peut-on aller pour faire passer ses idées ? Très loin... comme le montre ce film sur la peine de mort. C'est aussi un film sur le fanatisme : fanatisme religieux de Bush au Texas et fanatisme des abolitionnistes qui iront jusqu'au suicide pour aboutir à leur fin.
Le film est bien fait même si l'on se doute assez vite de la fin. Kate Winslet montre qu'elle sait jouer autre chose que "Titanic".
Genre : Drame Réalisateur : DW. Griffith Acteurs : R. Harron,   M. Marsh Année de production 1916 Pays : US Durée : 2 h 45 Note spectateur : - Note presse : -
Synopsis (Source Allociné) : A travers l'image d'une femme bercant un enfant, quatre episodes de l'intolerance sont racontes dans une fresque monumentale. Un episode moderne sur un greviste condamne a la pendaison. Un episode biblique lors d'une noce a Cana. Un episode des guerres de religion au temps de Charles IX. Un episode chaldeen. Dans tous l'intolerance l'emporte sur l'amour.
Ma critique : L'intolérance est traitée à partir de quatre histoires : la chute de Babylone, la vie et la mort de Jésus, la Saint-Barthélémy et l'histoire d'un couple de prolétaires au début du 20ème siècle. Ce qui fait l'originalité du film, c'est l'enchevêtrement continuel de ces quatre histoires permettant ainsi de réaliser un parallèle entre elles. Cet enchevêtrement a tendance à s'accélérer lors de la deuxième partie créant l'intensité dramatique. Griffith fonde avec ce film les grandes épopées Hollywoodiennes avec ses décors grandioses et ses myriades de figurants. Il commence timidement à tester des mouvements de caméra comme le travelling. On peut le voir donc comme un film fondateur du cinéma moderne (le film a été réalisé en 1916) mais il ne faut pas occulter la qualité de la réalisation et l'esthétique de l'utilisation de colorisations différentes en fonction de la scène et du contexte. Le film est peut-être un peu trop long (près de 3 heures) pour le spectateur moderne. Si vous avez peur de passer tant de temps devant un film muet, regardez le second acte du film : il dure une heure et est bien meilleur que le premier.
Genre : Thriller Réalisateur : Costa-Gavras Acteurs : J. Garcia,   K. Viard Année de production 2004 Pays : FR Durée : 2 h 02 Note spectateur : Note presse :
Synopsis (Source Allociné) : Bruno Davert est un cadre très supérieur dans une usine de papier. S'étant fait licencier avec quelques centaines de ses collègues pour cause de délocalisation, il est prêt à tout pour retrouver un poste à son niveau, même à tuer ses concurrents.
Ma critique : Le sujet est intéressant et original : un chômeur assassine les candidats potentiels au poste qu'il veut briguer. Comme c'est un Costa-Gavras, évidemment il rajoute une touche d'anti-mondialisation. Mais, le film devient ennuyeux, le dénouement est amoral et on se demande ce que fait la police ! Et, cerise sur le gâteau, la fin est bien bêta et tellement conventionnelle... (Cf. "Eve" de Mankiewicz pour ceux qui connaissent. Désolé, c'est le premier exemple qui me vient en tête mais il doit y en avoir d'autres).
Genre : Comédie, Romance Réalisateur : J. Zwick Acteurs : N. Vardalos,   J. Corbett Année de production 2002 Pays : US Durée : 1 h 35 Note spectateur : Note presse :
Synopsis (Source Allociné) : Dans la famille Portokalos, tout le monde s'inquiète pour Toula. A trente ans, celle-ci n'est toujours pas mariée et n'a même pas de petit ami. Il est temps pour cette jeune femme, tiraillée entre ses doutes et une famille étouffante, de tracer sa propre voie.
Toula travaille à l'agence de voyages de sa tante. C'est là qu'elle fait la rencontre du séduisant Ian Miller, qui a toutes les qualités, sauf celle d'être d'ascendance grecque. Entre les deux jeunes gens, c'est bientôt le grand amour. Toula, qui n'a jamais été aussi heureuse, va devoir faire accepter auprès de sa famille son futur époux, et ceci malgré les différences culturelles et les préjugés.
Ma critique : Comédie à grand succès pas bien fatiguante. C'est frais et facile : on s'attendrait à un peu plus de complication dans l'intrigue du genre tout se passe mal et tout s'arrange au dernier moment. Mais ce n'est même pas le cas. Une scène qui m'a fait bien rire : la baptême du futur marié en maillot de bain dans une piscine gonflable dans une église orthodoxe grecque.
Genre : Comédie, Fantastique Réalisateur : T. Burton Acteurs : J. Depp,   F. Highmore Année de production 2004 Pays : US Durée : 1 h 56 Note spectateur : Note presse :
Synopsis (Source Allociné) : Charlie est un enfant issu d'une famille pauvre. Travaillant pour subvenir aux besoins des siens, il doit économiser chaque penny, et ne peut s'offrir les friandises dont raffolent les enfants de son âge. Pour obtenir son comptant de sucreries, il participe à un concours organisé par l'inquiétant Willy Wonka, le propriétaire de la fabrique de chocolat de la ville. Celui qui découvrira l'un des cinq tickets d'or que Wonka a caché dans les barres de chocolat de sa fabrication gagnera une vie de sucreries.
Ma critique : Je n'ai pas lu le livre donc je ne pourrai entrer dans le débat : le film est-il fidèle ou pas au livre ? J'attendais beaucoup de poésie de la part de Tim Burotn comme il sait bien le faire mais il a visiblement pris le parti de faire un film uniquement pour les enfants (les chansons sont notamment énervantes...). Donc je ne suis pas vraiment dans le cible.
Jai beaucoup rigolé lors de la scène de la parodie de "2001 : l'odyssée de l'espace".
Genre : Drame, Romance Réalisateur : R. Wargnier Acteurs : S. Bonnaire,   O. Menchikov Année de production 1999 Pays : Fr, Esp Durée : 2 h Note spectateur : Note presse :
Synopsis (Source Allociné) : Quand, en juin 1946, Staline offre l'amnistie aux Russes emigres a l'ouest et la possibilite de reconstruire le pays, Alexei Golovine, emigre en France, repond avec beaucoup d'autres a cet appel et decide de rejoindre avec sa jeune epouse francaise, Marie, et son fils Serioja sa terre natale. Des leur arrivee a Odessa, il font face a une terrible realite. Beaucoup de leurs compagnons sont executes ou deportes. Alexei et sa famille ont leur vie sauve parce que les autorites ont compris le parti qu'elles pouvaient tirer de ce jeune medecin.
Ma critique : Film qui n'a d'intérêt que par son aspect historique (les atrocités et les non-sens du stalinisme). Je trouve la dernière partie trop rapide en comparaison de la première et un peu baclée.
Genre : Drame Réalisateur : S. Lumet Acteurs : M. Balsam,   J. Fiedler Année de production 1957 Pays : US Durée : 1 h 35 Note spectateur : Note presse : -
Synopsis (Source Allociné) : Lors d'un proces, un jure emet l'hypothese que l'homme qu'il doit juger n'est peut-etre pas coupable. Il va tenter de convaincre les onze autres jures.
Ma critique : Huis clos magnifique de Sydney Lumet. Dans ce film, le temps du film équivaut au temps réel de l'action. On peut critiquer et dire que c'est l'histoire d'une manipulation un peu facile de la part de l'acteur principal (Henry Fonda). Pourtant, tout est bien fait : l'opposition des caractères, les mouvements de la caméra, l'utilisation du noir et blanc, la rapidité du film (92 minutes) évitant ainsi l'ennui...
Genre : Comédie Réalisateur : AT. Jensen Acteurs : NL. Kaas,   M. Mikkelsen Année de production 2004 Pays : Danemark Durée : 1 h 35 Note spectateur : Note presse :
Synopsis (Source Allociné) : Deux amis, l'ambitieux Svend et Bjarne le rêveur, décident de monter leur propre boucherie afin d'échapper à un patron étouffant. La clientèle se fait rare jusqu'à ce que leur ancien employeur les mette à l'épreuve en leur offrant d'organiser le dîner du Rotary Club.
La chance tourne à la suite d'un malencontreux accident qui permettra à Svend d'offrir, une recette "sauce maison", une viande à la saveur très originale mais à l'approvisionnement plus que délicat...
Ma critique : Les films danois s'exportent peu (à part ceux de Lars von Trier), donc quand un des leurs arrivent jusqu'en France, cela vaut le coup d'y jeter un coup d'oeil. Pendant tout le long du film, j'ai oscillé entre comédie et drame. En fait, en regardant sur Allociné, j'ai vu qu'il était indiqué dans genre : "Comédie". Alors là, j'avoue que je ne suis pas du tout sensible à l'humour danois : c'est mou, un peu macabre. Pourtant j'arrive à rire d'autre chose que des pitreries de Louis de Funès...
Il y a deux ou trois beaux plans notamment à la fin du film.
Genre : Comédie dram. Réalisateur : RW. Fassbinder Acteurs : A. Schygulla,   G. Giannini Année de production 1981 Pays : All Durée : 2 h Note spectateur : Note presse : -
Synopsis (Source Allociné) : L'amour impossible entre l'interprète de la chanson "Lili Marleen", instrument de la propagande allemande, et un jeune musicien d'origine juive.
Ma critique : Ben voilà, j'ai détesté. Le film est inintéressant et d'une lourdeur sans nom. Même la musique est en contrepoint. Je ne parle pas de la chanson "Lili Marleen" qui devient plus qu'obsédante... énervante ! C'était le premier film de Fassbinder que je voyais. Je me suis endormi au bout d'une demie-heure (pourtant, il n'était pas bien tard) et je n'ai réussi à le voir le lendemain qu'en me forçant pas mal. Cela ne m'empêchera pas de faire un deuxième essai. Mais avec beaucoup d'appréhension celui-là...
Genre : Comédie dram. Réalisateur : G. Tillman Jr. Acteurs : R. De Niro,   C. Gooding Jr. Année de production 2000 Pays : US Durée : 2 h 08 Note spectateur : Note presse :
Synopsis (Source Allociné) : L'histoire vraie de Carl Brashear, premier Afro-Américain à avoir intégré la Navy en tant que scaphandrier. Au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, et bien que la marine américaine ait officiellement mis fin à la ségrégation raciale en son sein, sa couleur de peau le fait se heurter à des réticences qu'il combat sans relâche.
Ma critique : Encore une biographie d'un "héros" de l'amérique post deuxième mondiale sous fonds de ségrégation. Cette partie du film est intéressante. Malheureusement l'autre thème du film : l'opposition entre le tenant de la vieille école (Robert De Niro) et le technocrate de la marine est assez classique. Devinez qui va gagner ? Facile, c'est un film américain...
Genre : Policier Réalisateur : A. Lau Acteurs : TL. Chiu Wai,   A. Lau Année de production 2003 Pays : HK Durée : 1 h 37 Note spectateur : Note presse :
Synopsis (Source Allociné) : Ming est une taupe dans la police de Hong Kong, implantée là par les bons soins du patron de la triade. Yan est un policier infiltré dans la triade depuis dix ans. Son casier judiciaire bien alourdi par les années est là pour témoigner de sa réussite.
Parfaite symétrie des situations et des hommes : Ming et Yan sont également fatigués des rôles que leur font jouer, dans l'ombre, leurs patrons respectifs. Ming rêve de devenir un vrai policier. Yan est las de tuer au nom de la justice et voudrait pouvoir se retirer enfin.
Ma critique : Un film policier hong-kongais sans karaté et scènes de combat au ralenti : ça change. Il est vrai que je ne connais pas grand chose à ce cinéma. C'est un bon polar avec une intrigue intéressante.
Genre : Drame Réalisateur : FW. Murnau Acteurs : E. Jannings,   W. Dieterle Année de production 1926 Pays : All Durée : 1 h 55 Note spectateur : Note presse : -
Synopsis (Source Allociné) : Mephisto rend la jeunesse au vieux docteur Faust en echange de son amie. Le montage original de Murnau a ete reconstitue par Luciano Berriatua.
Ma critique : La composition des plans est superbe. On sent que chaque détail a été prévu. Méphisto apporte une touche d'humour au film. En revanche, je ne peux m'empêcher de trouver la mise en scène ringarde au possible. Je sais
le film date de 1926 et moi je le juge avec des yeux de 2006... L'esthétique ne suffit pas, il faut autre chose pour fair un grand film.
Genre : Drame Réalisateur : J. Frankenheimer Acteurs : B. Lancaster,   K. Malden Année de production 1962 Pays : US Durée : 2 h 27 Note spectateur : - Note presse : -
Synopsis (Source Allociné) : Robert Stroud, un prisonnier condamné à perpétuité, recueille un oiseau blessé et se passionne pour l'ornithologie.
Ma critique : Ayant lu le synopsis, je m'attendais à voir un film un peu lent décrivant le retour à l'humanité d'un forçat grâce à son contact avec un oiseau. J'y ai cru pendant une demi-heure et après j'ai compris que c'était une biographie d'un prisonnier qui était devenu célèbre grâce à ses études sur les maladies des oiseaux. Une sorte de Super-Doctor façon Marvel. Non, là d'accord, j'exagère un peu mais je suis resté sur ma fin car je trouve que le film aurait pu approfondir beaucoup plus les aspects psychologiques plutôt que de s'enfermer dans le romanesque. Par exemple, l'opposition entre le forçat et le directeur de la prison aurait pu être nettement plus développée (quitte à s'éloigner le la réalité). Enfin, on est étonné de l'apathie du héros lors de son transfert à Alcatraz alors qu'on l'oblige à abandonner sa passion. Son renoncement est traité de façon rapide et on a l'impression que le réalisateur veut vite finir son film et éviter qu'il ne dépasse deux heures et demie.
Genre : Thriller, Fantastique Réalisateur : O. Bronedal Acteurs : N. Nolte,   P. Arquette Année de production 1998 Pays : US Durée : 1 h 41 Note spectateur : Note presse : -
Synopsis (Source Allociné) : Alors qu'un tueur en série terrorise la ville, Martin accepte un travail comme veilleur de nuit à la morgue. Pris dans un piège qui le dépasse, seul dans cet endroit sinistre, il devient bientôt le suspect numéro 1 aux yeux de l'inspecteur Cray…
Ma critique : Polar intéressant avec un peu de suspense et un minimum d'épouvante...
Genre : Fantastique Réalisateur : W. Hill Acteurs : J. Spader,   A. Bassett Année de production 2000 Pays : US Durée : 1 h 30 Note spectateur : Note presse :
Synopsis (Source Allociné) : Au XXIIe siècle, le vaisseau "Nightingale 229" traverse le cosmos. A son bord, le capitaine AJ Marley, le copilote Nick Vanzant, le docteur Kaela Evers et l'informaticien Benji Sotomejor. Ayant reçu un signal de détresse, ils changent de trajectoire et se retrouvent au milieu d'un orage magnétique provoque par une étoile sur le point d'exploser. La survie s'organise rapidement, car le vaisseau doit repartir avant que l'étoile ne se transforme en supernova.
Ma critique : Bon, je ne suis pas très gâté actuellement ou je deviens vraiment trop difficile mais j'avoue avoir du mal à penser grand chose de ce film de science-fiction de série B. L'histoire est très moyenne et très prévisible et les effets spéciaux sont dignes de Meliès. Deux trucs très rigolos : les membres de l'équipage du vaisseau sont obligés de se déshabiller complètement pour s'installer en cellule de survie avant de passer en vitesse lumière. Ca c'est histoire de montrer quelques nichons dans un film ricain. Bien vu les scénaristes. Il faudrait faire la même chose pour Star Trek : "vitesse hyperbolique 2, Monsieur Sulu", et hop Spock et O'Hara à poil sur la passerelle !!! Le deuxième truc rigolo, c'est qu'à la fin du film, l'ordinateur dit que la Supernova va atteindre la terre dans 51 ans et la détruire ou créer des mutations génétiques fortes. Pas possible ! Ca veut dire qu'il va y avoir un suite ? Dans moins de 51 ans, j'espère ! L'avantage avec les films de science-fiction à petit budget c'est qu'ils ne durent pas trop longtemps. En 1 heure 20 tout est emballé.
Au passage, je décerne le navet d'argent au film. En attendant, "Supernova, mission Terre".
Genre : Comédie musicale, Comédie Réalisateur : R. Marshall Acteurs : R. Zellweger,   C. Zeta-Jones Année de production 2002 Pays : US Durée : 1 h 55 Note spectateur : Note presse :
Synopsis (Source Allociné) : A Chicago, dans les années vingt, Roxie Hart, une jeune femme qui rêve de monter sur la scène de l'Onyx Club, est accusée du meurtre de son amant indélicat et envoyée en prison. Derrière les barreaux, elle retrouve celle qu'elle admire, Velma Kelly, une chanteuse de jazz condamnée pour avoir tué son mari et sa soeur, pris en flagrant délit d'adultère.
Le très populaire avocat Billy Flynn va brillamment plaider leur cause et attirer l'attention des médias sur ces deux jeunes femmes à la superbe voix. Roxie, dont Billy a fait l'emblème de la naïveté abusée, devient en quelque temps une véritable star à Chicago...
Ma critique : C'est assez étonnant de voir Richard Gere ou Catherine Zeta-Jones chanter (je suppose qu'ils sont doublés). On est plus tellement habitués à voir des comédies musicales (en tout cas moi !). Plutôt sympa et rigolo et très cynique...
Genre : Comédie Réalisateur : JP. Sinapi Acteurs : R. Zem,   R. Ben Mebarek Année de production 2004 Pays : FR Durée : 1 h 32 Note spectateur : Note presse :
Synopsis (Source Allociné) : Six jeunes en difficulté de la banlieue parisienne débarquent au fin fond de la campagne française, escortés par leur éducateur. Ils doivent montrer leur bonne volonté en effectuant des travaux d'intérêts généraux décidés par la pétillante juge d'application des peines, qui veut ainsi leur donner une dernière chance. Entre le portable vissé à l'oreille de l'un, le pit-bull de l'autre ou encore les prières musulmanes du troisième, ces adolescents vont bouleverser la vie paisible du petit village.
Ma critique : La cité qui débarque dans la campagne bourguignonne : c'est d'la balle. Je kiffe à mort. Ben, non pas vraiment, ça vaut juste un navet de bronze...
Genre : Drame Réalisateur : V. Poudovkine Acteurs : N. Balatov,   V. Baranovskaia Année de production 1926 Pays : Russie Durée : 1 h 12 Note spectateur : - Note presse : -
Synopsis (Source Allociné) : Une mere parvient a faire evader son fils arrete par la police tsariste pour ses activites subversives.
Ma critique : Au début du générique, le film est présenté comme un des meilleurs films soviétiques et mondial ! ça plante le décor... Evidemment, comme c'est un film soviétique de la grande époque (i.e. les années 20), c'est un film social : l'opposition entre les ouvriers/prolétaires et l'armée-justice/noble. A grand renfort de Marseillaise et d'hymne russe (je ne me souviens plus de son petit nom), la mère relève l'étendard (rouge, je suppose mais le film est naturellement en noir et blanc) de la liberté. La deuxième partie du film est bien meilleure (en tout cas pour moi) car l'aspect propagande y et bien plus présent et c'est ce qui est intéressant dans les films soviétiques. Poudovkine incarne aussi le cinéma soviétique des années vingt à la recherche de nouvelles formes d'expressions cinématographiques en opposition avec le cinéma hollywoodien. Mais, il ne pousse pas autant l'expérience qu'Eisenstein (avec le montage intellectuel) ou Vertov (voir par exemple "L'homme à la caméra").
Genre : Drame, Historique Réalisateur : C. Berri Acteurs : C. Bouquet,   D. Auteuil Année de production 1996 Pays : FR Durée : 1 h 55 Note spectateur : Note presse : -
Synopsis (Source Allociné) : Le 21 juin 1943, à la suite d'une dénonciation, Raymond Aubrac est arrêté avec Jean Moulin par la Gestapo. Lucie, la femme d'Aubrac, ne reculera devant rien pour libérer son mari des griffes de la police allemande.
Ma critique : Le film a deux thèmes : la résistance en France pendant la deuxième mondiale et jusqu'où l'amour d'une femme peut aller (en l'occurrence aller sauver son mari des geôles de l'occupant). Pour le premier thème ma préférence va à un film comme "l'armée des ombres" et pour le deuxième à "Breaking the waves". Le cocktail des deux réalisé par Claude Berri n'a pas la force de ces deux films. Reste un film historique intéressant doté d'un gros budget (pour un film français !).
Genre : Drame Réalisateur : P. Leconte Acteurs : J. Binoche,   D. Auteuil Année de production 1999 Pays : FR Durée : 1 h 52 Note spectateur : Note presse :
Synopsis (Source Allociné) : La tranquillité de Saint-Pierre, une petite île française au large du Canada, est troublée par un assassinat sauvage. Le coupable, Neel Auguste, est très vite arrêté et condamné à mort. Mais à Saint-Pierre, point de guillotine ni de bourreau. Le gouvernement français promet d'y remédier. En attendant, Auguste est placé sous la surveillance du capitaine. La femme de celui-ci s'intéresse de près au sort de Neel, en qui elle voit bonté et simplicité. Elle décide de se battre pour obtenir sa réhabilitation.
Ma critique : Le sujet est intéressant : un homme devenu assassin sous l'emprise de l'alcool est condamné à être guillotiné. Mais, nous sommes en 1850 à Saint-Pierre et Miquelon où il n'y a ni guillotine ni bourreau. En attendant la "veuve" (surnom de la guillotine) le condamné se rachète auprès des habitants de l'île. Le problème, c'est que ce film n'est pas crédible. On ne comprend pas ce revirement très soudain. Il manque peut-être les quelques scènes qui permettent la transition ou une heure de plus. C'est joli mais sans plus.
Genre : Drame Réalisateur : E. Crialese Acteurs : V. Golino,   V. Amato Année de production 2003 Pays : FR, ITL Durée : 1 h 30 Note spectateur : Note presse :
Synopsis (Source Allociné) : Lampedusa est une île perdue au sud de la Sicile, belle et aride, avec sa mer d'un bleu parfait, sa communauté de pêcheurs, ses bandes d'enfants bagarreurs, ses familles solidaires mais jalouses. La vie y est immuable : aussi rassurante qu'étouffante, aussi charmante que cruelle.
Grazia est la jeune mère de deux adolescents et d'un jeune garçon. Fantasque, affectueuse et éprise de liberté, sa personnalité s'accommode mal des conventions villageoises...
Ma critique : On est dans une île près de la Sicile : ça parle fort avec les mains, les gamins de 10 ans commandent à leur soeur aînée et leur mère. Bref... l'Italie profonde. Les images sont belles, notamment les images sous-marines (surtout la fin qui vaut vraiment le coup mais ça ne dure que deux minutes). A part ça,... 1h30 qui se passe. C'est une belle publicité pour l'office de tourisme sicilien.
Genre : Drame, Guerre Réalisateur : C. Chabrol Acteurs : J. Seberg,   M. Ronet Année de production 1966 Pays : FR Durée : 1 h 30 Note spectateur : Note presse : -
Synopsis (Source Allociné) : Durant l'occupation, dans un village du Jura à la limite de la zone libre, la résistance s'organise, obligeant les habitants à prendre position et à se dévoiler.
Ma critique : Ce film a le mérite de montrer la vie d'une petite ville de province sous l'occupation : ses notables, ses résistants, ses collabos... Bien fait avec une réalisation assez classique.
Genre : Comédie dram. Réalisateur : J. Sverak Acteurs : Z. Sverak,   A. Chalimon Année de production 1997 Pays : Thécoslovaquie Durée : 1 h 52 Note spectateur : Note presse : -
Synopsis (Source Allociné) : Frantisek Louka, ancien violoncelliste de l'Orchestre philharmonique de Prague, privé de son travail par la bureaucratie communiste, en est reduit à jouer pour les enterrements au crématorium de la ville. Criblé de dettes, il accepte de faire un mariage blanc avec une Russe qui a besoin de papiers tchèques. Au lendemain des noces, sa jeune épouse émigre en Allemagne en laissant derrière elle son fils, Kolya.
Ma critique : Ce film reprend un thème classique : un quinqua célibataire endurci se retrouve avec un enfant de cinq ans sur les bras. Finalement l'ours va se révéler un être au grand coeur. Assez prévisible ! Film facile et correctement exécuté. La scène dans le métro est très belle (jeu de la caméra au niveau des yeux de l'enfant et coupé par des plans du méto dans le tunnel renforçant le sentiment d'enfermement). La scène suivante aussi est pas mal. Puis... comme si pendant dix minutes on avait changé de réalisteur, on revient à la mise en scène classique du début du film. Dommage !
Genre : Western, Fantastique Réalisateur : J. Kounen Acteurs : V. Cassel,   M. Madsen Année de production 2002 Pays : FR Durée : 2 h 04 Note spectateur : Note presse :
Synopsis (Source Allociné) : Mike Blueberry est marshall d'une petite ville tranquille à la frontière des terres indiennes. Tout bascule le jour où un mystérieux tueur, Wally Blount, transforme la bourgade en brasier. Il est à la recherche d'un trésor indien situé dans les montagnes sacrées. Blueberry part à sa poursuite, aidé par Runi, un chamane indien avec qui il a grandi. Les deux hommes doivent empêcher le tueur de pénétrer dans le sanctuaire. Mais là-bas, au coeur des montagnes sacrées, c'est aussi ses démons intérieurs que Blueberry devra combattre.
Ma critique : Je m'attendais à un film d'action frenchie, c'est-à-dire un pop-corn movie au rabais essayant désespérement de copier les ricains. En plus, il y a Vincent Cassel au générique, ça partait mal !
Et bien, je me suis trompé : toutes mes excuses pour mes mauvaises pensées. Peut-être que les lecteurs de la BD éponyme ont été deçus, moi je ne connais pas la BD. J'ai été conquis par le côté esthétique et onirique du film. La première demi-heure est bien (l'éducation de Blueberry chez les indiens). On se dit alors : ça ne va pas continuer mais c'est toujours ça de pris maintenant il reste à s'enfiler 1 h 30 de western à deux balles. Et bien non, ça continue et ça finit dans un délire psychédélique assez étonnant (et un peu trop délirant par moment). En conclusion : un (très) beau film où les images prennent le dessus sur le scénario (assez simple mais heureusement qu'ils ne se sont pas amusés à le compliquer)...
Genre : Drame Réalisateur : M. Carné Acteurs : Arletty,   JL. Barrault Année de production 1943 Pays : FR Durée : 3 h 25 Note spectateur : Note presse : -
Synopsis (Source Allociné) : 1840, boulevard du crime. Les amours contrariés de Garance et du célèbre mime Deburau, tous deux séparés par d'autres amours : Lacenaire, Frédérick Lemaître et un richissime comte pour Garance, la fidèle, aimante et malheureuse Nathalie pour Baptiste.
Ma critique : Un film magnifique, des acteurs merveilleux (mention très spéciale à Jean-Louis Barrault qui porte ce film), des dialogues poétiques (de Jacques Prévert), des décors superbes. Quand en plus on connaît le contexte du film (tourné dans la semi-clandestinité pendant la deuxième guerre mondiale)... Bon, j'arrête là les superlatifs, j'ai tout aimé dans ce film. 4 étoiles, of course !!!
Genre : Drame Réalisateur : L. Visconti Acteurs : F. Granger,   A. Valli Année de production 1954 Pays : ITL Durée : 2 h 05 Note spectateur : Note presse : -
Synopsis (Source Allociné) : En 1866, la Vénétie est sous le joug de l'occupant autrichien. La comtesse Livia Serpieri est de ceux qui s'opposent avec vigueur à cette mainmise étrangère. Jusqu'au jour où elle s'éprend violemment d'un jeune lieutenant autrichien…
Ma critique : Ouf ! Le film finit mal. La première heure et demie est assez classique : un amour entre une comtesse vénitienne et une jeune officier de l'armée autrichienne occupante. Un Roméo et Juliette version 19ème siècle ? Un roman à l'eau de rose ?
Puis, pouf... la batterie de mon PC portable a rendu l'âme (j'étais dans l'avion). J'ai attendu le lendemain pour voir la suite car je n'espérais pas grand chose. Et bien non ! Le monstre se révèle enfin et le film prend un tout autre virage. Je ne vous en dit pas plus. Cette deuxième partie du film est toutefois selon moi un peu courte et aurait mérité plus d'intensité dramatique.
Genre : Comédie dramatique Réalisateur : K. Kieslowski Acteurs : G. Szapolowska,   O. Lubaszenko Année de production 1988 Pays : Pologne Durée : 1 h 27 Note spectateur : - Note presse : -
Synopsis (Source Allociné) : Tomek, dix-neuf ans, espionne de la fenetre de son appartement une jeune femme de trente ans, Magda, qui habite l'immeuble d'en face. Amoureux, il finit par l'aborder et lui avoue qu'il l'observe depuis plusieurs mois. Magda commence par le rejeter puis l'invite chez elle pour lui faire decouvrir l'amour d'une facon cynique et desanchantee. Choque, Tomek tente de se suicider. Magda cherche alors a le revoir.
Ma critique : Deuxième opus du Décalogue à être transposé au cinéma, "Brève histoire d'amour" est un film intéressant et original. Toutefois, je n'ai pas retrouvé la même force du scénario que dans "Tu ne tueras point". Il faut dire que je n'ai pas vu ce film dans de bonnes conditions (coincé dans un avion entre New-York et San Francisco). Désolé pour cette critique...
Genre : Drame Réalisateur : S. Coppola Acteurs : K. Dunst,   J. Woods Année de production 1999 Pays : US Durée : 1 h 36 Note spectateur : Note presse :
Synopsis (Source Allociné) : Dans une ville américaine tranquille et puritaine des années soixante-dix, Cecilia Lisbon, treize ans, tente de se suicider. Elle a quatre soeurs, toutes jolies adolescentes. Cet incident éclaire d'un jour nouveau le mode de vie de toute la famille. L'histoire, relatée d'après la vision des garçons du voisinage, obsédé par ces soeurs mystérieuses, dépeint avec cynisme la vie adolescente. Petit a petit, la famille se referme et les filles reçoivent rapidement l'interdiction de sortir. Alors que la situation s'enlise, les garçons envisagent de secourir les filles.
Ma critique : Ca change des films d'ados américains comme "American Graffiti" ou "La fureur de vivre" : l'Amérique puritaine en prend un coup. Du côté des acteurs, Kristen Dunst est toujours aussi craquante. Pourtant, je trouve que ce film n'a pas la puissance des deux films suivants de Sofia Coppola. Il manque ce grain d'orginalité et de jamais vu que l'on trouve dans "Lost in Translation" et "Marie-Antoinette".
J'ai particulièrement aimé la dernière scène du film avec ses tons verts.
Genre : Drame Réalisateur : I. Bergman Acteurs : L. Ullmann,   I. Bergman Année de production 1977 Pays : Suède Durée : 1 h 35 Note spectateur : Note presse : -
Synopsis (Source Allociné) : Une mere et sa fille rompent le silence qui les separait depuis de longues annees.
Ma critique : Encore un film de Bergman sur l'incommunibabilité entre les êtres humain ! Et celui là est fantastique. On sent monter progressivement la pression entre la mère et sa fille. Puis, tout explose lors d'un scène violente et très prenante. Pourtant, ce vidage de sac n'a que peu d'effets puisque la mère retourne dans son égoïsme quotidien.
Comme toujours Bergman utilise de façon merveilleuse les couleurs notamment le vert et le rouge (robes de la mère et de la fille).
Genre : Policier Réalisateur : P. McGuigan Acteurs : J. Hartnett,   B. Willis Année de production 2005 Pays : US Durée : 1h48 Note spectateur : Note presse :
Synopsis (Source Allociné) : La vie n'est pas tendre avec Slevin. En quelques jours, ce jeune homme a perdu son appartement, découvert que sa petite amie le trompait, et s'est fait voler ses papiers. Décidé à souffler un peu, Slevin s'envole vers New York, où il va habiter quelque temps l'appartement d'un copain, Nick Fisher. La poisse ne va pas le lâcher pour autant, bien au contraire...
Le milieu new-yorkais est en ébullition. Deux de ses plus grands parrains, le Rabbin et le Boss, se livrent une guerre sans pitié. Autrefois complices, ils sont devenus les pires ennemis. Pour venger l'assassinat de son fils, le Boss est décidé à faire tuer celui du Rabbin. Il a chargé Goodkat de l'affaire. Celui-ci a un plan très simple : trouver quelqu'un qui doit énormément d'argent au Boss et l'obliger à exécuter la besogne en échange d'une annulation de dette. Le candidat idéal est... Nick Fisher...
Ma critique : Je n'ai pas trop vu de films ces derniers temps... Coupe du Monde de Football oblige. Pour une reprise, j'ai fait fort : un film avec Bruce Willis !!! Deux (ou trois, je ne sais plus) morts dans les cinq premières minutes, le décor est planté : ce n'est pas un film intello !!! Le scénario est compliqué à souhait car sinon le film n'aurait aucun intérêt (un mec qui se venge de la mort de ses parents) et il faut attendre les quinze dernières minutes pour que les fils se démêlent (pour ceux qui n'avaient pas compris avant). Bref, je commence à en avoir marre des ces films américains où la pauvreté du scénario et l'obligation de faire un happy end forcent le scénariste à rendre peu compréhensible le début du film.
En prime, j'attribue la palme d'or du plan le plus éculé du cinéma à ce film : pano vu d'en haut des grattes-ciel de New-York.
Genre : Drame, Espionnage Réalisateur : S. Gaghan Acteurs : G. Clooney,   M. Damon Année de production 2004 Pays : US Durée : 2 h 08 Note spectateur : Note presse :
Synopsis (Source Allociné) : L'héritier du trône d'un émirat arabe, le Prince Nasir, réformiste et progressiste, décide d'accorder les droits de forage de gaz naturel à une compagnie chinoise, au détriment du géant texan Connex Oil.
Connex rachète alors la petite compagnie Killen, une fusion qui attire l'attention du Ministère de la Justice à Washington. Benett Holiday, ambitieux avocat du cabinet Sloan Whiting, veille au bon déroulement de cette opération douteuse.
Bob Barnes, vétéran de la CIA qui se préparait à "pantoufler", se voit proposer une dernière mission : éliminer le prince Nasir.
Bryan Woodman, expert en ressources énergétiques, se rend à un gala organisé par le Prince Nasir. Son jeune fils meurt accidentellement lors de cette soirée.
Ces événements auront une incidence directe sur la vie d'un jeune ouvrier pakistanais de la Connex.
Ma critique : Le sujet est intéressant : la corruption et les enjeux financiers du business du pétrole, la montée du terrorisme. Tout le film est construit sur le paralèlle entre quatre personnages principaux : l'agent secret qui cherche à défendre les intérêts US au Moyen-Orient, le courtier en dérivés sur matières premières qui prend fait et cause pour le fils réformateur de l'émir roi du pétrole, l'avocat étudiant la fusion entre deux compagnies pétrolières américaines et l'ouvrier d'un champ pétrolifère du golfe que se reconvertit dans le terrorisme. Malheureusement, on passe trop vite d'un personnage à l'autre et on a tendance à se perdre un peu... Ce n'est pas parce qu'un sujet est compliqué qu'il faut avoir une mise en scène compliquée. Le film aurait (selon moi !) nettement gagné en clarté en optant pour un déroulement de l'action plus linéaire.
Genre : Epouvante-Horreur Réalisateur : JS. Robertson Acteurs : J. Barrymore,   M. Mansfield Année de production 1920 Pays : US Durée : 1 h 07 Note spectateur : - Note presse : -
Synopsis (Source Allociné) : Lorsque le Dr. Henry Jekyll effectue des expériences sur sa propre personne, il devient Mr. Hyde, un monstre au visage déformé.
Ma critique : Le roman de Stevenson a été adapté au cinéma de nombreuses fois. Celle-ci est une des toutes premières (réalisée en 1920). Il ne faut pas croire que j'aime uniquement les vieux films muets en noir et blanc. Celui-là ne présente pas beaucoup d'intérêt : il y a énormément d'inter-titres et la mise en scène est assez kitsch. Ce que j'aime dans le cinéma muet, c'est la manière dont certains réalisateurs réussissent à compenser l'absence de dialogue par d'autres modes d'expression comme le montage pour Eisenstein ou la pantomine pour Chaplin. Ce n'est pas le cas de ce film !
Genre : Comédie Réalisateur : J. Tati Acteurs : J. Tati,   JP. Zola Année de production 1958 Pays : FR Durée : 1 h 50 Note spectateur : Note presse :
Synopsis (Source Allociné) : Dans un quartier moderne où tout est très (trop) bien agencé habitent M. Arpel, son épouse et leur fils Gérard, que cette vie sans saveur ennuie.
L'intrusion dans la famille de M. Hulot, le frère de Madame, personnage rêveur et plein de fantaisie, sème le trouble dans cet univers aseptisé, d'autant plus qu'il devient rapidement le meilleur ami de Gérard...
Ma critique : "Mon Oncle" c'est "Les Temps Modernes" revisités par Jacques Tati. M. Hulot lui aussi ne parle quasiment pas tout au long du film et ne s'exprime uniquement que par sa gestuelle. L'opposition entre l'usine/maison moderne et le quartier où vit Hulot souligne bien la transformation de la société française au moment des Trente Glorieuses. C'est aussi un film sur les rapports pères-enfant même s'il est traité en mineur et apparaît surtout à la fin du film. Enfin, j'aime toujours autant le fil rouge du balayeur qui se rapproche de son tas de feuilles à balayer puis s'y éloigne tout le temps pour discuter avec les passants et éviter de travailler.
Genre : Drame, Historique Réalisateur : M. Rothemund Acteurs : J. Jentsch,   F. Hinrichs Année de production 2005 Pays : All Durée : 1h54 Note spectateur : Note presse :
Synopsis (Source Allociné) : Munich, 1943. Tandis que Hitler mène une guerre dévastatrice à travers l'Europe, un groupe d'étudiants forme un mouvement de résistance, La Rose Blanche, appelant à la chute du IIIème Reich. D'obédience pacifique, ces membres propagent des tracts antinazis, couvrant les murs de la ville de slogans, et invitent la jeunesse du pays à se mobiliser.
Le 18 février, Hans Scholl et sa soeur Sophie - qui font partie du noyau dur du mouvement - sont aperçus par le concierge de l'université de Munich en train de jeter des centaines de tracts du haut du deuxième étage donnant sur le hall. Ils sont immédiatement appréhendés par la Gestapo et emprisonnés à Stadelheim.
Durant les jours suivants, l'interrogatoire de Sophie Scholl est mené par l'agent de la Gestapo Robert Mohr, un véritable duel psychologique s'engage...
Ma critique : Le sujet est intéressant et peu connu : l'opposition allemande au régime nazi pendant le deuxième guerre mondiale. En revanche le traitement est assez lourd : le réalisateur n'arrive pas à rendre l'atmosphère du huis clos aussi prenante que dans un film comme "Garde à vue" et le procès est une caricature (notamment les aboiements du juge).
Genre : Comédie dram. Réalisateur : C. Chaplin Acteurs : C. Chaplin,   V. Cherrill Année de production 1931 Pays : US Durée : 1 h 30 Note spectateur : Note presse : -
Synopsis (Source Allociné) : Charlot vagabond vient en aide à une jeune fleuriste aveugle et se fait passer pour un homme riche. A force de travail il réunit assez d'argent pour que la jeune fille recouvre la vue.
Ma critique : Bon, c'est vrai que Chaplin est le plus grand. On peut trouver la fin un peu tarte (c'est un film US, donc il faut un "happy end") mais Chaplin sait faire passer les émotions d'une main de maître. Et je préfère encore un film rempli de bons sentiments (comme aussi par exemple les films de Capra) qu'un mélo pleurnichard pseudo-intello. Toutes les scènes sont superbes, j'en citerai deux :
- lorsque Charlot croise pour la première fois la fleuriste aveugle : une limousine s'arrête devant Charlot au moment où il rencontre la fleuriste, la porte de la voiture claque, l'aveugle l'entend et croit que Charlot est riche. D'où tous les malentendus qui vont suivre dans le film. Cette scène montre toute la maîtrise du muet par Chaplin. - la dernière : c'est la scène entre Charlot et la fleuriste ayant retrouvé la vue. Ils sont séparés par la fenêtre du magasin. On ne voit pas la fenêtre mais on comprend qu'ils ne peuvent se parler que par signes. Là encore, Chaplin montre qu'il n'est pas la peine de parler pour se comprendre.
Genre : Documentaire Réalisateur : K. Zéro Acteurs : ,   Année de production 2005 Pays : FR Durée : 1h30 Note spectateur : Note presse :
Synopsis (Source Allociné) : Autobiographie non autorisée. Docu-marrant. Un hommage à notre plus grand acteur français. De 1967 à nos jours, Jacques Chirac est apparu tous les jours à la télévision : des millions d'heures de gestes d'automate, de diction saccadée, de cavalcades fiévreuses. Et si à l'heure du bilan, Jacques Chirac décidait de dire tout, de rétablir sa vérité ?
C'est le pari de Dans la peau de Jacques Chirac : Karl Zéro et Michel Royer revisitent les meilleurs moments de ces quarante années d'archives de la "geste chiraquienne". C'est le Président lui-même qui justifie le sens de cette quête éperdue du pouvoir... quand la réalité dépasse la fiction !
Ma critique : Il est toujours facile en sélectionnant des images parmi des années archives de mettre en exergue les travers d'un personnage public. On trouvera toujours des postures ridicules, des contradictions... Michael Moore a utilisé ce procédé dans "Fahrenheit 9/11" pour déverser son venin anti-Bush. A force, cela en devient tellement exagéré qu'il n'est plus crédible. Karl Zéro a choisi la voie comique : le film est sensé être les mémoires de Chirac. Didier Gustin commente en voix off les images en imitant la voix de Chirac. L'effet comique est réussi : on rit beaucoup pendant le film qui rend le personnage finalement attachant...
Genre : Biographie, Historique Réalisateur : S. Coppola Acteurs : K. Dunst,   J. Schwartzman Année de production 2005 Pays : US Durée : 2h03 Note spectateur : Note presse :
Synopsis (Source Allociné) : Evocation de la vie de la reine d'origine autrichienne, épouse mal-aimée de Louis XVI, guillotinée en 1793.
Au sortir de l'adolescence, une jeune fille découvre un monde hostile et codifié, un univers frivole où chacun observe et juge l'autre sans aménité.
Mariée à un homme maladroit qui la délaisse, elle est rapidement lassée par les devoirs de représentation qu'on lui impose.
Elle s'évade dans l'ivresse de la fête et les plaisirs des sens pour réinventer un monde à elle.
Y a-t-il un prix à payer à chercher le bonheur que certains vous refusent ?
Ma critique : Voilà plus de 15 jours que je n'ai pas mis de critique en ligne. Mais c'est uniquement parce que je n'ai vu aucun film depuis le 8 mai. Après "l'orgie" de cinéma pendant mes vacances, je me suis un peu soigné à la lecture. Je n'ai vu que des brides de film ou plutôt, j'ai vu tellement peu de choses qui me plaisaient que j'ai arrêté en plein milieu. Je cite dans le désordre : "Le promeneur du champ de mars", "Le couperet"... J'ai oublié les autres !!! Pour ma reprise, quoi de mieux que le dernier Sofia Coppola. J'avais adoré "Lost in Translation" : je n'ai pas été déçu par "Marie-Antoinette". Dès le générique le décor est planté : sur fond de musique Rock, Kristen Dunst déguste allongée des gâteaux à la fraise et esquisse un petit sourire narquois. Ce n'est pas un uniquement un film de reconstitution en décors et costumes d'origine de la vie de "Marie-Antoinette", c'est un film sur l'ennui d'une adolescente délaissée par son mari. Le thème de l'ennui était déjà traité dans "Lost in Translation". Marie-Antoinette est elle aussi en terre étrangère dont elle ignore les us et coutumes et les accepte difficilement. Les anachronismes (le bal à Paris, les Converse) ne sont là que pour donner du rythme au film et éviter l'ennui du spectateur. Le film s'arrête au moment où le couple royal abandonne Versailles pour s'installer à Paris sous la pression de la foule. Il n'est pas nécessaire d'aller plus loin. Le film traitait de l'ennui à la cour de Versailles, pas de la vie de Marie-Antoinette. La seule chose que j'ai moins aimé, ce sont les plans larges du château et du Parc de Versailles : j'ai trouvé l'image un peu sale (peut-être étais-je trop près de l'écran). Les couleurs des intérieurs sont aussi assez surprenantes et pas forcément très agréables mais c'est peut-être plus dus aux décors eux-mêmes (ça fait longtemps que je ne suis pas rentré dans le château de Versailles) qu'à la lumière.
Genre : Fantastique Réalisateur : M. Newell Acteurs : D. Radcliffe,   E. Watson Année de production 2005 Pays : US Durée : 2 h 35 Note spectateur : Note presse :
Synopsis (Source Allociné) : Harry Potter et la Coupe de Feu est le quatrième film adapté de la saga littéraire de J.K. Rowling. Le film succède à Harry Potter à l'école des sorciers (2001), Harry Potter et la chambre des secret [...]
Ma critique : Comme toujours le réalisateur reste très fidèle au livre. La réussite de ce film tient donc surtout à J.K. Rowling, à son inventivité et à son humour. Le reste n'est qu'effets spéciaux.
Genre : Fantastique, Aventure Réalisateur : P. Jackson Acteurs : N. Watts,   J. Black Année de production 2005 Pays : NZL, US Durée : 3 h Note spectateur : Note presse :
Synopsis (Source Allociné) : New York, 1933. Ann Darrow est une artiste de music-hall dont la carrière a été brisée net par la Dépression. Se retrouvant sans emploi ni ressources, la jeune femme rencontre l'audacieux explorateur-réalisateur Carl Denham et se laisse entraîner par lui dans la plus périlleuse des aventures...
Ce dernier a dérobé à ses producteurs le négatif de son film inachevé. Il n'a que quelques heures pour trouver une nouvelle star et l'embarquer pour Singapour avec son scénariste, Jack Driscoll, et une équipe réduite. Objectif avoué : achever sous ces cieux lointains son génial film d'action.
Mais Denham nourrit en secret une autre ambition, bien plus folle : être le premier homme à explorer la mystérieuse Skull Island et à en ramener des images. Sur cette île de légende, Denham sait que "quelque chose" l'attend, qui changera à jamais le cours de sa vie...
Ma critique : Le film est assez fidèle à la première version de 1933 mais les effets spéciaux gomment un peu le côté poétique du la version de 1976. On se croirait par moments dans Jurassic Park. Je trouve le film aussi un peu trop long. Il y a moins de matière que dans "Le Seigneur des Anneaux" et la durée n'a jamais été un gage de qualité pour un film même si l'on glisse progressivement des traditionnelles 90-100 minutes au 120 minutes (vu le prix des places de cinéma, les gens veulent en avoir pour leur argent). Attendre une heure avant de voir King Kong, c'est un peu long. Dans les "Dents de la Mer", on attend aussi près d'une heure pour voir (ou apercevoir) le requin mais ce qui était d'abord une raison budgétaire est devenu est un super effet de suspense. Ce n'est pas le cas de ce "King Kong".
Genre : Policier Réalisateur : M. Mann Acteurs : T. Cruise,   J. Foxx Année de production 2004 Pays : US Durée : 2 h Note spectateur : Note presse :
Synopsis (Source Allociné) : Max est taxi de nuit à Los Angeles. Un soir, il se lie d'amitié avec une dénommée Annie Farrell, une belle femme procureur montée à l'arrière de son véhicule. Quelques minutes plus tard, c'est au tour d'un homme prénommé Vincent de monter dans le taxi. Un businessman, selon toute apparence, avec un emploi du temps chargé : pas moins de cinq rendez-vous à tenir dans la nuit. Max accepte de lui louer ses services jusqu'au petit matin, en échange de 600 dollars.
Premier arrêt. Vincent entre dans un immeuble. Un coup de feu éclate aussitôt, un corps plonge dans le vide, s'écrasant sur le toit du taxi. Vincent redescend et, sous la menace de son arme, oblige Max à dissimuler le cadavre dans le coffre et à reprendre son mortel périple.
Un chauffeur de taxi, un tueur implacable, cinq "cibles" à éliminer, des agents des stups et une équipe du FBI... Leurs destins se joueront cette nuit...
Ma critique : Tom Cruise dans un rôle de méchant : ça vaut le détour ! Rien à voir avec les niaiseries version avions ("Top Gun") ou voitures ("Jour de Tonnerre"). Il faut dire qu'il y a Michael Mann derrière la caméra. "Collateral" est un bon film d'action avec cinq minutes de philosophie métaphysique pas très originale ("Nous ne sommes qu'un point dans l'univers !" Tout un programme !). Même si la fin est prévisible, le rythme, le huis clos (dans le taxi) entre les deux acteurs principaux font de ce film une belle réussite.
Genre : Science-Fiction Réalisateur : A. Sekula Acteurs : GW. Davies,   K. Matchett Année de production 2002 Pays : CA Durée : 1 h 35 Note spectateur : Note presse :
Synopsis (Source Allociné) : Lorsqu'elles se réveillent, huit personnes qui ne se connaissent pas se découvrent prisonnières d'un labyrinthe de salles cubiques : l'hypercube. Dans cette étrange structure, les lois connues du temps et de l'espace ne s'appliquent plus. Aucun des captifs ne sait comment ni pourquoi il a atterri là. La survie de chacun dépend de la capacité du groupe à percer les secrets du cauchemar géométrique avant qu'il ne se désintègre, entraînant la mort de ceux qui y sont retenus...
Hallucination collective, réalité simulée, conspiration démoniaque ou dimension parallèle, ils doivent comprendre. Le général Maguire, Jerry, un ingénieur électricien, Simon, un consultant en management, Kate, une psychothérapeute, Max, un concepteur de jeux, Sasha, une étudiante aveugle, Julia, une avocate, et Mme Paley, une mathématicienne à la retraite, vont devoir décrypter ce lieu qui défie l'esprit...
Ma critique : J'écris la critique 4 jours après avoir vu ce film et j'avoue qu'il ne m'a pas laissé un souvenir impérissable. Même décor et même début que le premier opus, il fallait se renouveler. Comment faire ? C'est simple : faire une histoire encore plus tordue...
Genre : Aventure, Action Réalisateur : T. Kitano Acteurs : T. Kitano,   T. Asano Année de production 2003 Pays : Japon Durée : 1 h 56 Note spectateur : Note presse :
Synopsis (Source Allociné) : Au Japon, au XIXe siècle, Zatoichi est un voyageur aveugle gagnant sa vie comme joueur professionnel et masseur. Mais derrière son humble apparence, il est un redoutable combattant, rapide comme l'éclair et dont les coups s'avèrent d'une stupéfiante précision.
Alors qu'il traverse la montagne, il découvre une petite ville entièrement sous la coupe d'un gang. Son chef, Ginzo, se débarasse de tous ceux qui osent se dresser sur son chemin, d'autant plus efficacement qu'il a engagé un redoutable samouraï ronin, Hattori.
Dans un tripot, Zatoichi rencontre deux geishas, aussi dangereuses que belles. Okinu et sa soeur Osei vont de ville en ville à la recherche du meurtrier de leurs parents. Elles possèdent pour seul indice un nom mystérieux : Kuchinawa.
Dès que les hommes de main de Ginzo croisent Zatoichi, l'affrontement est inévitable et sa légendaire canne-épée rentre en action.
Ma critique : On peut voir ce film de deux manières différentes : comme un Daredevil version japonaise au scénario un peu décousu et aux combats un peu trop sanglants à mon goût (quittes à être sanglants, je préfère les combats de Kill Bill vol. 1, c'est tellement exagéré que cela devient ridicule et provoque le rire)
... ou on peut aussi voir le raffinement, la simplicité et la poésie du Japon et surtout certaines scènes magnifiques comme le combat de Zatoichi sous la pluie qui rappelle un peu les films de Kurosawa, la scène de la construction de la maison agrémenté d'une musique électronique qui me fait complètement penser à la "Ligne Générale" d'Eisenstein ou bien encore les scènes des enfants dans les champs ou de l'apprenti Samouraï qui n'apportent rien à l'histoire mais uniquement un peu de poésie et d'humour.
C'est ce deuxième aspect du film qui m'a conquis. Je laisse le mot de la fin au héros aveugle du film (pas vraiment en fait ! Désolé pour ceux qui n'ont pas vu le film !) : "Avec les yeux fermés, on voit mieux les gens"
Genre : Science-Fiction, Action Réalisateur : T. Yamazaki Acteurs : T. Kaneshiro,   A. Suzuki Année de production 2003 Pays : Japon Durée : 1 h 58 Note spectateur : Note presse : -
Synopsis (Source Allociné) : En 2084, la race humaine mène une lutte acharnée contre une espèce extraterrestre qui menace notre civilisation. Une jeune femme, nommé Milly, remonte le temps et atterrit dans le Japon d'aujourd'hui pour changer le cours des événements. Elle rencontre alors Miyamoto, un tueur au grand coeur lancé dans une lutte impitoyable contre le parrain local, Mizoguchi. Milly doit convaincre Miyamoto de son histoire. Mais le temps presse...
Ma critique : Vous prenez un bout d'"E.T." pour le look du gentil extra-terrestre, "MI 2" pour la poursuite en moto, "Matrix" pour les scènes d'actions au ralenti avec trajectoire des balles, "Transformer" pour le Boeing qui se transforme en vaisseau de l'espace et "Terminator" pour l'histoire du guerrier du futur qui revient dans le passé pour éviter une guerre et vous obtenez "Returner". Donc, pas trop d'originalité dans ce film de science-fiction japonais.
Genre : Comédie, Policier Réalisateur : H. Deutch Acteurs : B. Willis,   M. Perry Année de production 2003 Pays : US Durée : 1 h 38 Note spectateur : Note presse :
Synopsis (Source Allociné) : Grâce à son ex-voisin, Nicholas " Oz " Oseransky, qui lui a fourni un dossier dentaire bidouillé, Jimmy " La Tulipe " Tudeski, tueur à gages rangé des voitures, passe désormais ses journées à jouer les fées du logis et les parfaits cordons bleus en compagnie de son épouse Jill, qui se figure être une meurtrière professionnelle sans avoir jamais fait mouche. Et voilà qu'une vieille connaissance ressurgit inopportunément sur leur pas de porte : il s'agit de Oz, qui les supplie de l'aider à arracher sa femme Cynthia à des gangsters hongrois. Ensemble, il leur faudra surmonter mille obstacles afin de défaire ces malfaisants mafieux.
Ma critique : Crétin ! On sourit à peine aux pitreries de Bruce Willis.
Genre : Drame Réalisateur : W. Allen Acteurs : J. Rhys-Meyers,   S. Johansson Année de production 2004 Pays : US, UK Durée : 2 h 03 Note spectateur : Note presse :
Synopsis (Source Allociné) : Jeune prof de tennis issu d'un milieu modeste, Chris Wilton se fait embaucher dans un club huppé des beaux quartiers de Londres. Il ne tarde pas à sympathiser avec Tom Hewett, un jeune homme de la haute société avec qui il partage sa passion pour l'opéra.
Très vite, Chris fréquente régulièrement les Hewett et séduit Chloe, la soeur de Tom. Alors qu'il s'apprête à l'épouser et qu'il voit sa situation sociale se métamorphoser, il fait la connaissance de la ravissante fiancée de Tom, Nola Rice, une jeune Américaine venue tenter sa chance comme comédienne en Angleterre...
Ma critique : Un Woody Allen pas comme les autres : pas de psychanalyse, pas de mère juive, pas de New-York, pas de Woody devant la caméra ! L'histoire est amorale donc amusante, Scarlett Johansson est craquante, les airs d'opéras sont beaux. Ce qui est dommage, c'est qu'il se passe un peu trop de temps entre le début et la fin du film (clin d'oeil au début du film, je n'en dit pas plus. Allez le voir). Bref, le film est un petit peu long. C'était la deuxième fois que je le voyais et j'avoue que la première fois j'avais un peu piqué du nez.
Genre : Science-Fiction, Action Réalisateur : S. Boyum Acteurs : TI. Griffith,   S. Van Wormer Année de production 2002 Pays : US Durée : 1 h 21 Note spectateur : Note presse : -
Synopsis (Source Allociné) : En 2040, un membre de la Society for Historical Accuracy décide de modifier le cours de l'histoire, ce qui n'est pas sans conséquence sur les policiers de la Time Enforcement Commission.
Ma critique : Film d'action super bas de gamme agrémenté de la super-mega-classique réflexion sur le voyage dans le temps : si je change le passé, je change l'avenir et je peux même me tuer moi-même etc. Ouf, cela ne dure que 75 minutes ! Il était bien l'opus 1 ?
Genre : Drame Réalisateur : E. Chouraqui Acteurs : A. MacDowell,   D. Strathairn Année de production 2000 Pays : FR Durée : 2 h 10 Note spectateur : Note presse :
Synopsis (Source Allociné) : Octobre 1991, Harrison Lloyd, (David Strathairn ; L.A. Confidential), reporter-photographe célèbre pour Newsweek, est envoyé en Yougoslavie pour "couvrir les débuts d'un conflit mineur". Personne, à cette époque, ne comprend encore cette guerre. Sarah (Andie MacDowell ; Quatre mariages et un enterrement), sa femme, mère de deux enfants, lui fait promettre de revenir pour l'anniversaire de son fils.
Il promet, part, tarde à rentrer et est porté disparu aux environs de Osijiek, non loin de Vukovar, dans le nord de la Croatie. Quelques jours plus tard, l'Associated Press annonce sa mort.
Pour Sarah, le monde s'écroule, mais elle refuse de croire au décès de son époux. Elle part alors à sa recherche, flanquée de trois photographes, dont Kyle (Adrien Brody ; La ligne rouge), le seul qui soit un tantinet lucide dans l'expédition, et Stevenson (Brendan Gleeson ; The General), un soldat usé, instable, mais humain.
Harrison's Flowers constitue avant tout un devoir de mémoire. Pour cette histoire d'amour sur fond de guerre en Croatie, le réalisateur Elie Chouraqui (Paroles et musique) est épaulé par une pléiade de talents internationaux : Andie MacDowell, Adrien Brody, Elias Koteas (Un élève doué), Brendan Gleeson, David Strathairn (L.A. Confidential).
La journaliste et photographe Isabel Ellsen, une des rares pendant le conflit à avoir pénétré l'enceinte bombardée de Vukovar, a raconté son expérience dans Le diable a l'avantage et en a aussi nourri le scénario écrit par Elie Chouraqui et Didier Le Pêcheur.
Harrison's Flowers a été présenté en avant-première mondiale au Prix Bayeux des Correspondants de guerre.
Ma critique : Film sur la guerre en Yougaslavie qui montre l'atrocité et l'abusrdité de cette guerre (pléonasme) dont je ne m'étais pas assez rendu compte à l'époque. C'était pourtant il n'y a pas très longtemps mais j'ai tellement été submergé d'images et d'informations, contre-informations... qu'il était difficile de se faire une idée de ce conflit. En revanche j'ai moins aimé le côté docu-fiction (avec les pseudo-interviews des rescapés) : rien qu'avec cela et en lisant le titre on connaît déjà la fin du film. Dommage de ne pas avoir joué un peu plus sur le suspense.
Genre : Thriller, Fantastique Réalisateur : M. Kassovitz Acteurs : H. Berry,   R. Downey Jr. Année de production 2003 Pays : US Durée : 1 h 40 Note spectateur : Note presse :
Synopsis (Source Allociné) : Le docteur Miranda Grey, psychologue pour criminels de renom, travaille au sein du pénitencier psychiatrique pour femmes que dirige son mari. Elle sait mieux que personne ce qui est rationnel... Jusqu'au jour où elle se réveille dans l'une des cellules de l'institution, accusée du meurtre de son mari. Un crime dont elle n'a aucun souvenir. Dans sa quête pour retrouver la mémoire, elle devra faire face à un esprit vengeur...
Ma critique : Le titre du film, le réalisateur (Mathieu Kassovitz) : je m'attendais à voir un film gore et naze style les "Rivières Pourpres" (du premier au xième opus que je n'ai pas regardé). Evidemment, il y a une partie gore, sinon cela ne serait pas drôle mais il y aussi un vrai suspense qui rend ce film prenant.
Genre : Comédie dram. Réalisateur : S. Dladry Acteurs : J. Bell,   G. Lewis Année de production 1999 Pays : UK Durée : 1 h 50 Note spectateur : Note presse :
Synopsis (Source Allociné) : Dans un petit village minier du Nord-Est de l'Angleterre, Billy, onze ans, découvre avec stupeur qu'un cours de danse partage désormais les mêmes locaux que son club de boxe. D'abord effaré, il devient peu à peu fasciné par la magie de la gestuelle du ballet, activité pourtant trop peu virile au regard de son père et de son frère Tony, mineurs en grève.
Billy abandonne les gants de cuir pour assister discrètement aux leçons de danse professées par Mme Wilkinson. Repérant immédiatement un talent potentiel, elle retrouve une nouvelle énergie devant les espoirs que constitue Billy.
Les frustrations larvées explosent au grand jour quand son père et son frère découvrent que Billy a dépensé l'argent consacré au cours de boxe pour des cours de danse.
Partagé entre une famille en situation de crise et un professeur de ballet têtu, le jeune garçon embarque alors dans un voyage à la découverte de lui-même.
Ma critique : Billy vit dans un milieu bien macho des mineurs du Nord de l'Angleterre. Il devrait faire comme tous les autres garçons de son âge et jouer au football ou faire de la boxe mais il découvre la danse classique. Ne vous inquiétez pas : tout se finit bien (zut, j'aurais pas dû le dire). Au milieu de tout ça, on a le droit à toute une partie du film sur la grève des mineurs. On a l'impression de revoir cent fois le même type de film sur le chômage, les villes industrielles anglaises,... A croire que le cinéma anglais n'est capable de produire que ce type de film, tué qu'il est par son grand frère US !
Quelques belles images et moments attachants dans ce film.
Genre : Drame Réalisateur : V. Da Sica Acteurs : F. Interlenghi,   R. Smordoni Année de production 1946 Pays : ITL Durée : 1 h 33 Note spectateur : Note presse : -
Synopsis (Source Allociné) : Deux enfants, cireurs de chaussures, qui vivent de trafics, sont arrêtés et mis en prison.
Ma critique : Film néoraliste italien tourné juste après la deuxième guerre mondiale. Il me fait penser à un autre film néoraliste italien : "Rome, ville ouverte" de Rossellini. A l'opposé des studios américains, le film utilise des décors extérieurs, ressemble par moment à un documentaire. Il ne manque plus que l'utilisation du son direct. Je ne suis pas fanatique du néoréalisme italien mais j'ai apprécié le côté tragique du film : les deux héros s'entre-déchirent sur un malentendu et l'un finit par tuer l'autre. C'est un film qui gagne en intensité au cours de son déroulement : on passe progressivement du documentaire à la tragédie.
Genre : Drame Réalisateur : R. Brooks Acteurs : B. Lancaster,   J. Simmons Année de production 1960 Pays : US Durée : 2 h 26 Note spectateur : Note presse : -
Synopsis (Source Allociné) : Représentant de commerce au début des années 20, Elmer Gantry est tout sauf honnête. Parcourant les Etats-Unis sans relâche dans le but de faire fortune, il rencontre une troupe de bateleurs religieux. Rapidement, il tombe amoureux de la soeur Sharon Falconer. Converti par amour pour la jeune femme, il met ses qualités de vendeur au service de la religion. Bientôt, une prostituée et un journaliste croisent le chemin de la troupe...
Ma critique : Film Hollywoodien typique, on se croirait au début chez Capra mais en nettement moins bien. Le film est même très tarte par moments : les rires betas de Burt Lancaster en deviennnent très énervants. Puis on glisse vers le drame : le problème c'est qu'entre temps je me suis un peu assoupi donc je n'ai pas tout suivi. C'est vrai que ce film est un peu long (2 heures 20), traite d'un sujet pas forcément très intéressant pour les européens (l'itinéraire d'un prédicateur) et a pas mal vieilli...
Genre : Biographie, Thriller Réalisateur : G. Clooney Acteurs : S. Rockwell,   G. Clooney Année de production 2002 Pays : US Durée : 1 h 53 Note spectateur : Note presse :
Synopsis (Source Allociné) : Parallèlement à sa carrière d'animateur du Gong Show, un jeu télévisé américain qui dura quatre ans, de 1976 à 1980, Chuck Barris aurait mené une carrière de tueur professionnel. Il aurait officié pour le compte de la CIA sous le nom de Sunny Sixkiller. Confessions d'un homme dangereux se penche sur ce destin peu ordinaire.
Ma critique : Histoire étonnante et bien rythmée avec George Clooney devant et derrière la caméra. On reconnaît le style Soderbergh (producteur du film) dans la réalisation ce qui n'est pas déplaisant.
Genre : Animation Réalisateur : C. Saldanha Acteurs : R. Romano,   J. Leguizamo Année de production 2005 Pays : US Durée : 1h26 Note spectateur : Note presse :
Synopsis (Source Allociné) : Pour Manny le mammouth, Sid le paresseux et Diego le tigre à dents de sabre, la vie est beaucoup plus douce depuis que les glaces fondent et que la température remonte. Mais les problèmes ne sont pas terminés pour autant !
Manny rêve de fonder une famille, mais la toute dernière femelle de son espèce, Ellie, se prend pour un opossum... Plus grave encore, un immense barrage de glace qui retient l'océan est sur le point de se rompre sous l'effet du réchauffement et menace d'engloutir leur petit coin de paradis. Leur seule chance de survie se trouve à l'autre bout de la vallée...
Voilà nos trois héros, accompagnés d'Ellie et de ses deux insupportables frères, Crash et Eddie - de vrais opossums, eux ! - lancés dans un périlleux voyage vers la vie...
Ma critique : Encore mieux que le premier : on rigole tout au long du film ponctué par le fil rouge de l'écureuil à la poursuite de sa noisette. Bref, un film pas compliqué, frais et qui permet de s'évader et de passer un bon moment ce qui est aussi une fonction du cinéma.
Genre : Drame Réalisateur : C. Lelouch Acteurs : J. Caan,   G. Chaplin Année de production 1980 Pays : FR Durée : 3 h 05 Note spectateur : Note presse : -
Synopsis (Source Allociné) : De 1936 à nos jours, quatre familles, de nationalités différentes mais partageant une même passion pour la musique, voient leurs destins marqués par la Seconde Guerre mondiale.
Ma critique : C'est vrai qu'on a toujours l'impression que Claude Lelouch a fait dix fois le même film : on voit les personnages évoluer séparemment, se croiser, s'éloigner et finalement se retrouver à la fin du film. Mais, j'aime particulièrement "Les uns et les autres" : d'abord parce que le début du film se passe pendant le début de la deuxième guerre mondiale, ensuite parce que le film est servi par une belle brochette d'acteurs (James Caan, Geraldine Chaplin, Francis Huster, Jacques Villeret, Richard Borhinger...), enfin pour la musique et le ballet. C'est dommage que Claude Lelouch ait cédé à la "mode" des génériques parlés (Cf. critique sur "Le Mépris"), ça fait un peu réchauffé et catalogue. Après, c'est vite oublié et on apprécie l'économie des plans de Lelouch.
Genre : Comédie Réalisateur : J. Huth Acteurs : J. Dujardin,   B. Salomone Année de production 2004 Pays : FR Durée : 1h38 Note spectateur : Note presse :
Synopsis (Source Allociné) : Eternel ado de presque trente ans, délaissé par son père affairiste et une mère absente, Brice s'est réfugié dans une posture, un "style" avec lesquels il exprime son être essentiel, son véritable vécu intrinsèque. Il est devenu un surfeur, winner, ascendant snowboarder.
Comme Bodhi, le personnage de Patrick Swayze dans Point break, Brice attend la vague, SA vague... à Nice !
Personne pourtant ne se risque à se moquer de Brice : redoutable bretteur du langage, Brice s'est fait une spécialité de "casser" tout et tout le monde par le truchement de ses réparties verbales. Car Brice de Nice le surfeur est également un grand casseur.
Il fallait bien qu'un jour Brice soit rattrapé par la réalité...
Ma critique : Aujourd'hui : une seule et même critique pour trois navets. 1. Brice de Nice : je dois être trop vieux pour apprécier ce type de film pour ados. 2. Abîmes : film de fantômes hantant un sous-marin pendant la seconde guerre mondiale. Tarte ! 3. Aeon flux : ne vaut que pour la plastique de Charlize Theron.
C'est la loi des séries. Il faut toujours descendre un peu bas pour apprécier les films de qualité. Espérons que les prochains seront meilleurs (cela ne va pas être difficile !).
Genre : Science-Fiction, Action Réalisateur : K. Kusama Acteurs : C. Theron,   F. McDormand Année de production 2004 Pays : US Durée : 1 h 33 Note spectateur : Note presse :
Synopsis (Source Allociné) : Dans un XXVème siècle apocalyptique, une maladie a rayé la quasi-totalité de la population mondiale, à l'exception d'une ville fortifiée, Bregna, dirigée par une assemblée de scientifiques. Un groupe de rebelle vivant sous terre, les Monican, emmené par The Handler envoie leur meilleur élément, Aeon Flux pour assassiner l'un des plus hauts dirigeants du pouvoir en place.
Ma critique : Aujourd'hui : une seule et même critique pour trois navets. 1. Brice de Nice : je doit être trop vieux pour apprécier ce type de film pour ados. 2. Abîmes : film de fantômes hantant un sous-marin pendant la seconde guerre mondiale. Tarte ! 3. Aeon flux : ne vaut que pour la plastique de Charlize Theron.
C'est la loi des séries. Il faut toujours descendre un peu bas pour apprécier les films de qualité. Espérons que les prochains seront meilleurs (cela ne va pas être difficile !).
Genre : Action, Fantastique Réalisateur : D. Twohy Acteurs : B. Greenwood,   M. Davis Année de production 2001 Pays : US Durée : 1 h 44 Note spectateur : Note presse :
Synopsis (Source Allociné) : Durant le Deuxième conflit mondial, l'équipage de l'USS Tiger Shark, un sous-marin américain, doit se porter au secours de trois naufragés d'un navire britannique. Cette simple mission de routine va rapidement tourner en cauchemar, lorsque le submersible se retrouve dans la ligne de mire de plusieurs u-boats allemands. Au fond de l'Océan Atlantique, l'équipage du sous-marin devra par ailleurs faire face à une autre menace bien plus terrifiante...
Ma critique : Aujourd'hui : une seule et même critique pour trois navets. 1. Brice de Nice : je doit être trop vieux pour apprécier ce type de film pour ados. 2. Abîmes : film de fantômes hantant un sous-marin pendant la seconde guerre mondiale. Tarte ! 3. Aeon flux : ne vaut que pour la plastique de Charlize Theron.
C'est la loi des séries. Il faut toujours descendre un peu bas pour apprécier les films de qualité. Espérons que les prochains seront meilleurs (cela ne va pas être difficile !).
Genre : Drame Réalisateur : K. Kieslowski Acteurs : M. Baka,   J. Tesarz Année de production 1987 Pays : Pologne Durée : 1 h 25 Note spectateur : - Note presse : -
Synopsis (Source Allociné) : Un jeune homme dans une ville hele un taxi et indique au chauffeur une adresse dans les faubourg. La, au bord d'une riviere il l'assassine. Arrete et juge, il est condamne a mort. Il raconte au jeune avocat qui le defend que quelques annees plus tot, sa jeune soeur fut ecrasee par un tracteur dont le chauffeur etait ivre... Violent requisitoire contre la violence et la peine de mort, ce film fut salue a Cannes par une presse unanime. Prix du jury Festival de Cannes 1988, prix de la critique internationale.
Ma critique : C'est le deuxième film de Kieslowski que je vois (Cf. critique sur "La double vie de Véronique") et une fois encore je suis conquis. Dès le début du film, on sait ce qui va se passer : le jeune errant un peu paumé (Jacek) va tuer le chauffeur de taxi et va être défendu par l'avocat tout juste diplômé. Jacek commet un acte gratuit (ou peut être est-ce uniquement pour trimballer sa petite amie dans la voiture qu'il a volé au taxi ?) par méchanceté, bêtise, envie de faire quelque chose. Le meurtre est prémédité pas le choix de la victime. Ils se trouvent tous les deux. Le chauffeur de taxi refuse plusieurs clients de suite mais accepte de prendre Jacek. Le réalisateur passe sur la partie enquête policière et procès et nous amène directement à la fin du procès juste après la sentence. On évite les séances de tribunal à l'américaine ("objection, votre honneur" etc...) qui font un peu cliché pour se concentrer sur l'exécution qui ressemble à une mascarade et est un réquisitoire contre la peine de mort. La mise en scène est simple, les images sont belles. Il y a quelques jolis plans comme par exemple celui à travers la portière de la voiture où l'on voit Jacek transporter le corps du chauffeur de taxi. La porte se referme et on passe à 180 degrès sur un plan rapproché de l'action.
Genre : Drame, Thriller Réalisateur : A. Niccol Acteurs : N. Cage,   E. Hawke Année de production 2005 Pays : US Durée : 2h02 Note spectateur : Note presse :
Synopsis (Source Allociné) : Né en Ukraine avant l'effondrement du bloc soviétique, Yuri arrive aux Etats-Unis avec ses parents. Il se fait passer pour un émigrant juif...
Audacieux et fin négociateur, il se fait une place dans le trafic d'armes. Les énormes sommes d'argent qu'il gagne lui permettent aussi de conquérir celle qui l'a toujours fasciné, la belle Ava.
Parallèlement à cette vie de mari et de père idéal, Yuri devient l'un des plus gros vendeurs d'armes clandestins du monde. Utilisant ses relations à l'Est, il multiplie les coups toujours plus risqués, mais parvient chaque fois à échapper à Jack Valentine, l'agent d'Interpol qui le pourchasse.
Des luxueux immeubles new-yorkais aux palais des dictateurs africains, Yuri joue de plus en plus gros. Convaincu de sa chance, il poursuit sa double vie explosive, jusqu'à ce que le destin et sa conscience le rattrapent...
Ma critique : Ce film m'a fait penser à Casino de Scorsese : ça débute par la voix-off de l'acteur principal qui raconte sa vie; on s'attend à ce qu'à un moment le flash-back s'arrête et que l'action reprenne son cours normal. Et bien non ! Tout le film est construit comme cela ! Le résultat : on a l'impression qu'il n'y a pas de scénario et on ne rentre jamais dans le film. Ce film laisse donc une image d'un documentaire ponctué de saynètes et de discours philosophique (un seul, c'est quand même un film US) sur la vente d'armes. A consommer puis à oublier !
Genre : Documentaire Réalisateur : C. Lanzmann Acteurs : Y. Lerner,   - Année de production 2001 Pays : FR Durée : 1 h 35 Note spectateur : Note presse :
Synopsis (Source Allociné) : Sobibor, 14 octobre 1943, 16 heures : lieu, heure, jour, mois et année de la seule révolte réussie d'un camp d'extermination nazie en Pologne. 365 prisonniers parvinrent à s'évader, mais seuls 47 d'entre eux survécurent aux atrocités de la guerre.
Claude Lanzmann a rencontré Yehuda Lerner pendant le tournage de Shoah, à Jérusalem en 1979. Dans ce documentaire, ce dernier s'est confié au réalisateur.
Ma critique : Il n’est pas politiquement correct de ne pas aimer Shoah. De Télérama à Studio, il obtient toujours la note maximale. Pourtant, je n’ai pas aimé ce film. C’est effectivement un monument historique : les témoignages sont uniques et le parti pris de Claude Lanzmann (ne rien montrer et n’utiliser que des témoignages de témoins directs de la Shoah) est intéressant. Mais le film est fouillis, on ne sait plus où on en est, les questions sont parfois inintéressantes (même si je comprends que parfois des détails peuvent éclairer l’histoire). C’est grave pour un film de 9 h 15. A contrario, j’ai beaucoup aimé « Sobibor ». C’est la même matière : le témoignage d’un témoin direct de la révolte du camp en 1943. Il n’y a pas d’images d’archives mais seulement de longs plans séquence sur les différentes régions où se déroule l’action (Varsovie, Minsk, Sobibor). L’histoire est traitée de manière linéaire (il faut dire que c’est plus facile dans ce cas-là). On aurait envie aussi de poser des milliers de question au narrateur. Le générique de fin où Lanzmann égrène jour par jour la composition des convois qui sont arrivés à Sobibor est glaçante (250.000 juifs exterminés)…
Genre : Fantastique, Action Réalisateur : G. Del Toro Acteurs : R. Perlman,   J. Hurt Année de production 2003 Pays : US Durée : 2 h 02 Note spectateur : Note presse :
Synopsis (Source Allociné) : Né dans les flammes de l'enfer, le démon Hellboy est transporté sur Terre lors d'une sombre cérémonie célébrée par les nazis, désireux d'utiliser les forces infernales à des fins de conquête. Sauvé par le docteur Broom, Hellboy est alors élevé pour combattre les forces du Mal. Armé, possédant un bras droit en pierre, il fait équipe avec le télépathe Abe Sapien et Liz Sherman, capable de contrôler le feu...
Ma critique : Un seul mot pour qualifier ce film : pitoyable ! L’histoire est débile (un démon est élevé par un professeur afin de combattre les forces du mal), les dialogues incroyablement bétas (notamment pendant les combats), les monstres ennemis d’Hellboy sont tous droit sortis d’une série Z japonaise d’après-guerre. Les effets spéciaux ne suffiront jamais à relever le niveau d’un nanard.
Genre : Romance, Comédie Réalisateur : G. Muccino Acteurs : S. Accorsi,   G. Mezzogiorno Année de production 2001 Pays : ITL Durée : 1 h 55 Note spectateur : Note presse :
Synopsis (Source Allociné) : Carlo a trente ans. Sa compagne, la belle Giulia, est enceinte. Un sentiment étrange s'empare de lui. Entouré d'amis qui le mettent en garde contre les dangers d'une vie installée, il doute.
Pour la mère de Giulia, cette grossesse déclenche également une remise en cause. Son couple est vieillissant et le temps est aux regrets.
Dans la foulée, le jeune Adriano abandonne sa femme et son enfant, Alberto accumule les maîtresses et Paolo convainc tout le monde de fuir à l'autre bout de la Terre en camping-car. C'est alors que Carlo fait la rencontre de Francesca, une étudiante de 18 ans belle à perdre la tête...
Ma critique : Film peu original sur la crise de couples ayant du mal à passer de la passion des premiers temps à l’amour au quotidien. Même si le parallèle entre les destins des différents couples est intéressant, ce film manque un peu de folie. Heureusement, ça se finit bien !
Genre : Comédie dram. Réalisateur : A. Arcady Acteurs : R. Hanin,   JL. Trintignant Année de production 1981 Pays : FR Durée : 2 h 10 Note spectateur : Note presse : -
Synopsis (Source Allociné) : Arme de ses jumelles, le commissaire Duche surveille de sa voiture la reception donnee a la villa de Raymond Bettoun. Ce dernier dirige le clan des juifs pieds-noirs, qui regne en maitre dans le milieu du racket. Duche n'a jamais reussi a confondre la famille Bettoun. Mais dans l'ombre, Pascal Villars a jure la perte des Bettoun. Il va reussir a dresser le clan des Arabes contre celui des Juifs.
Ma critique : « Le Grand Pardon » c’est Vito Corleone chez les pieds noirs. Le film commence exactement comme « Le Parrain » de Coppola : une réception familiale chez le patriarche qui reçoit ses ouailles dans son bureau. . La réalisation est classique sans trop d’originalité.On retrouve les protagonisques habituels des films d’Arcady : Darmon, Jean Benguigui et Roger Hanin, royal dans son rôle de parrain qui nous fait aimer cette version bien de chez nous !
Genre : Comédie, Policier Réalisateur : S. Soderbergh Acteurs : G. Clooney,   B. Pitt Année de production 2004 Pays : US Durée : 2 h 05 Note spectateur : Note presse :
Synopsis (Source Allociné) : Trois ans ont passé depuis le braquage historique du casino Bellagio de Las Vegas. Depuis, Danny Ocean et ses associés se sont dispersés dans la nature avec l'intention de mener une existence honnête.
Remarié à Tess, ce dernier joue "profil bas" jusqu'au jour où l'un de ses anciens complices la balance à Terry Benedict. Le propriétaire du Bellagio n'y va pas par quatre chemins : la bande doit, sous peine de mort, lui restituer le magot.
Et ce n'est qu'un début, car quelqu'un d'autre s'intéresse de très près aux agissements passé et présents de la bande des onze...
Ma critique : L'histoire n'est pas bien intéressante et plutôt tordue. En revanche, j'ai adoré la réalisation : la succession de plans saccadés, ralentis, noir et blanc et couleur, les mouvements rapides de caméra (mis à part les zooms rapides. Je ne dois vraiment pas aimer ça. Cf. ma critique sur "Les Damnés"). C'est un mélange de Traffic et d'Ocean's Eleven. Seule erreur au tableau : Vincent Cassel. Je comprends qu'il fallait trouver un acteur français... mais là quand même...
Genre : Drame Réalisateur : JL. Godard Acteurs : B. Bardot,   M. Piccoli Année de production 1963 Pays : ITL, FR Durée : 1 h 45 Note spectateur : Note presse : -
Synopsis (Source Allociné) : Paul Javal, scénariste, et sa jeune femme semblent former un couple uni. Un incident apparemment anodin avec un producteur va conduire la jeune femme à mépriser profondément son mari.
Ma critique : C'est toujours un plaisir de revoir ce film et de le faire découvrir à d'autres. Tout y est : l'économie de plans (149 contre 500 à 600 pour un film "normal"), la lumière, le corps de Brigitte Bardot (pas la voix !!!), Fritz Lang. Rien que le générique du début (lu par Jean-Luc Godard, il n'y a rien d'écrit à l'écran) et le citation d'André Bazin mettent directement dans l'ambiance. La première scène est mythique puis le film déroule lentement sa trame. Il n'y a pas vraiment d'action, d'événements (à part la fin) mais on ne s'embête pas tout au long du film. Voir aussi mon commentaire sur l'extrait de la première scène
Genre : Drame, Biographie Réalisateur : B. Miller Acteurs : PS. Hoffman,   C. Keener Année de production 2005 Pays : US Durée : 1h50 Note spectateur : Note presse :
Synopsis (Source Allociné) : En novembre 1959, Truman Capote, auteur de Breakfast at Tiffany's et personnalité très en vue, apprend dans le New York Times le meurtre de quatre membres d'une famille de fermiers du Kansas. Ce genre de fait divers n'est pas rare, mais celui-ci l'intrigue. En précurseur, il pense qu'une histoire vraie peut être aussi passionnante qu'une fiction si elle est bien racontée. Il voit là l'occasion de vérifier sa théorie et persuade le magazine The New Yorker de l'envoyer au Kansas. Il part avec une amie d'enfance, Harper Lee.
A son arrivée, son apparence et ses manières provoquent d'abord l'hostilité de ces gens modestes qui se considèrent encore comme une part du Vieil Ouest, mais il gagne rapidement leur confiance, et notamment celle d'Alvin Dewey, l'agent du Bureau d'Investigation qui dirige l'enquête...
Ma critique : Il est énervant, agaçant, attachant par moments (de plus en plus rares sur la fin), odieux, ambitieux. Il a une petite voix fluette qui surprend puis devient crispante... C'est Truman Capote ! C'est l'histoire d'un homme qui est prêt à tout pour écrire le roman de sa vie. Il en perdra la sienne (relent tardif de conscience ?). Bref, sujet intéressant et bien traité malgré quelques longueurs. La réalisation est discrète et bien faite. J'ai bien aimé la succession de plans fixes en début de film que l'on retrouve de temps en temps par la suite.
Genre : Drame Réalisateur : J. Audiard Acteurs : R. Duris,   N. Arestrup Année de production 2004 Pays : FR Durée : 1 h 47 Note spectateur : Note presse :
Synopsis (Source Allociné) : A 28 ans, Tom semble marcher sur les traces de son père dans l'immobilier véreux. Mais une rencontre fortuite le pousse à croire qu'il pourrait être le pianiste concertiste de talent qu'il rêvait de devenir, à l'image de sa mère.
Sans cesser ses activités, il tente de préparer une audition.
Ma critique : Je trouve l'histoire un peu trop décousue : on ne comprend pas vraiment pourquoi le héros se remet tout d'un coup à rejouer du piano. C'est un film sans surprise. J'ai pourtant espéré jusqu'au bout sans trop y croire. Je n'aime pas la façon qu'a Audiard de couper ses scènes en plein milieu et de trimbaler sa caméra à la Lars von Trier (pourtant j'adore von Trier). Romain Duris m'a amusé dans "L'Auberge Espagnole", nanardisé (i.e. il a joué dans un beau nanard) dans "Arsène Lupin" et m'a endormi dans "Les Poupées russes". Et là encore, je ne suis pas fanatique de sa prestation.
Genre : Drame Réalisateur : A. Amenabar Acteurs : J. Bardem,   B. Rueda Année de production 2003 Pays : ESP Durée : 2 h 05 Note spectateur : Note presse :
Synopsis (Source Allociné) : A la suite d'un accident dont il a été victime dans sa jeunesse, Ramón ne peut plus bouger que la tête. "Enfermé dans son corps", il vit depuis presque trente ans prostré dans un lit. Sa seule ouverture sur le monde est la fenêtre de sa chambre à travers laquelle il "voyage" jusqu'à la mer toute proche ; cette mer qui lui a tant donné et tout repris.
Pourtant très entouré par sa famille, Ramón n'a plus qu'un seul désir : pouvoir décider de sa propre mort et terminer sa vie dans la dignité...
Ma critique : "Mourir pour vivre", c'est le thème de ce film. Tiré de faits réels, il montre le combat d'un homme pour avoir le droit de mourir. Au début, je pensais revoir encore un film sur l'euthanasie comme "Les Invasions Barbares". Puis, au bout d'une demi-heure, la magie d'Amenabar se met en route avec la première séquence du rêve éveillé de Ramon. Malheureusement, la magie est de courte durée et l'on retombe dans le mélo ennuyeux et peu crédible. Dommage...
Genre : Drame Réalisateur : L. Visconti Acteurs : D. Bogarde,   I. Thulin Année de production 1969 Pays : US, ITL Durée : 2 h 30 Note spectateur : Note presse : -
Synopsis (Source Allociné) : Les réactions et comportements des membres d'une puissante famille, marchands de canons de la Ruhr, face à l'avenement du nazisme.
Ma critique : Ma culture Visconti est limitée : je n'ai vu que "Mort à Venise" (je ne l'ai apprécié que la deuxième fois et après avoir lu le livre de Thomas Mann) et "Le Guépard" (bof...je n'ai toujours pas compris l'intérêt de ce film). C'était la deuxième fois que je le voyais. C'est un film superbe. Au début, on se croirait dans la série "Dallas" : une famille se déchire pour diriger l'entreprise familiale. Ce n'est pas la pétrole mais l'industrie de l'armement. Mais surtout, le film se passe en Allemagne pendant les premiers mois après la prise de pouvoir d'Hitler en 1933. Je vois à ce film plusieurs intérêts :
- Un intérêt historique montrant la collusion entre la grande bourgeoisie industrielle et le nazisme - La naissance d'un monstre : le côté fin de race de Martin, l'héritier de la famille fait un peu rire au début du film. Il en devient attachant. Puis, au cours du film, on découvre les dessous du personnage : pédophile, pratiquant l'inceste, matricide... Les deux derniers plans du film sont significatifs : d'abord un gros plan sur Martin en uniforme SS puis un plan des fonderies familiales. Un monstre est né.
Il y a quelques très belles scènes. Ma préférée : le plan séquence sur les membres de la famille lorsque Gunther joue du violoncelle au début du film. La caméra navigue entre les différentes visages et capte ou plutôt vole leur émotion, leurs pensées. La scène de "l'orgie" le soir de la nuit des longs couteaux est aussi très belle. Constantin ivre chantant Wagner illustre bien ce "Crépuscule des Dieux" (deuxième titre du film). En revanche, j'ai détesté la façon de zoomer rapidement en gros plan sur des visages que l'on retrouve quatre ou cinq fois dans le film. C'est très laid ! La musique de Maurice Jarre est aussi un peu décevante. On dirait un remix de "Docteur Jivago" avec "La nuit des Généraux" (deux films pour lesquels Jarre a aussi composé la musique).
Genre : Comédie dramatique Réalisateur : K. Kieslowski Acteurs : I. Jacob,   A. Bardini Année de production 1991 Pays : Pologne, FR Durée : 1 h 38 Note spectateur : Note presse :
Synopsis (Source Allociné) : Il y a 20 ans dans deux villes différentes (en France et en Pologne) naquirent deux petites filles pareilles. Elles n'ont rien en commun, ni père, ni mère, ni grands parents, et leurs familles ne se sont jamais connues.
Pourtant elles sont identiques : toutes deux gauchères, aiment marcher les pieds nus, et le contact d'un anneau d'or sur leurs paupières. Et surtout, toutes deux ont une voix magnifique, sublime, un sens musical absolu, et la même malformation cardiaque difficilement détectable. L'une profitera des expériences et de la sagesse de l'autre sans le savoir. Comme si chaque fois que la première se blessait avec un objet la seconde évitait le contact de ce même objet.
C'est une histoire d'amour, simple et émouvante. L'histoire d'une vie qui continue, quittant un être pour se perpétuer dans le corps et l'âme d'un autre être.
Ma critique : Waouh ! Quel film ! Les couleurs sont superbes (notamment l'association du vert et du rouge dans certaines scènes), la lumière est très belle, la musique est envôutante et Irène Jacob craquante. J'adore ce type de films où le scénario est très "ouvert" : c'est à chacun d'interprétrer le film comme il le ressent et le souhaite. Il n'y a pas de message à décoder, juste faire fonctionner ses émotions... C'était la première fois que je voyais un film de Kieslowski (je sais, ça craint). J'en deux autres qui m'attendent dans ma pile de DVD. Je suis impatient de les voir.
Genre : Science-fiction Réalisateur : A. Proyas Acteurs : W. Smith,   A. Tudyk Année de production 2003 Pays : US Durée : 2 h Note spectateur : Note presse :
Synopsis (Source Allociné) : En 2035, les robots sont devenus de parfaits assistants pour les êtres humains. Le détective Del Spooner enquête sur le meurtre du docteur Alfred Lanning, un chercheur en robotique. Le principal suspect semble être un androïde nommé Sonny. Or, si l'on s'en réfère aux lois de la robotique, les robots ne sont pas dotés de la faculté de tuer...
Ma critique : Will Smith est grand et beau, il met des Converse et roule en Audi (ça c'est pour boucler le budget au cas où le film fasse un bide !) et il voit des complots partout. Les responsables : les méchants robots qui ont causé la mort d'une petite fille il y a longtemps... Evidemment, contre tous, Super Will Smith a raison et il va démasquer l'auteur du complot. Je ne vous dirais même pas qui c'est car cela n'a aucune importance. Vous avez compris : le scénario est faiblard, les effets spéciaux bien faits. Donc un film pas fatigant idéal pour un lundi soir...
Genre : Drame, Romance Réalisateur : R. Marshall Acteurs : Z. Ziyi,   G. Li Année de production 2004 Pays : US Durée : 2 h 20 Note spectateur : Note presse :
Synopsis (Source Allociné) : Quelques années avant la Seconde Guerre mondiale, Chiyo, une petite fille japonaise, est arrachée à sa famille pauvre pour aller travailler comme servante dans une maison de geishas.
En grandissant, elle se plie avec docilité à l'initiation difficile qui fera d'elle une vraie geisha. Elle triomphe des pièges que lui tend sa rivale, la fourbe Hatsumomo et devient, après des années de travail, la légendaire geisha Sayuri.
Très belle, épanouie dans son art, Sayuri fascine les hommes les plus puissants. Mais celle qui n'a plus le droit d'aimer reste hantée par l'amour qu'elle porte, en secret, au seul homme qu'elle ne peut atteindre...
Ma critique : Bon, j'étais un peu crevé lorsque j'ai vu le film et je me suis un peu assoupi au début. Pourtant, malgré sa longueur (2h 20), on ne s'embête pas tout au long du film qui sait alterner scènes lentes et plus rapides. J'ai beaucoup apprécié l'esthétisme de ce film (lié aussi à la culture japonaise, aux cerisiers en fleurs, ...). La musique (solo de violon) porte bien le film. La fin est un peu convenue (film américain oblige) et gâche un peu l'ensemble. Heureusement, elle est vite oubliée (c'est quoi la fin déjà ?). Bref, un beau film où il faut regarder les images et moins faire attention au scénario.